analgésie ft. Galahad
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Charlie Duncan
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MessageSujet: analgésie ft. Galahad   Sam 13 Jan - 0:04

Calvaire incessant. Triste contre-coup de ta transformation, déjà douloureuse, cette sensation que ta chair se déchire encore et encore, sans que tu puisses faire quoique ce soit. Plaies sanguinolente parcourant ta chair ici et là te rappelant sans cesse le flot d'émotions t'ayant parcouru ces derniers jours ne t'aident en rien, elles ne font qu'accompagner cette douleurs qui t'harcele sans répit. Allant jusqu'à t'empêcher de trouver le sommeil et l'inspiration, cette tourmente n'allait pas tarder à avoir raison de ta lucidité. Tu n'en peux plus, tu restes recroquevillé dans ton lit, incapable de penser clairement, les poings serrés et ramener contre ton ventre. Tu te maudis, comme souvent lorsque l'insomnie t'accompagne, lorsque ton souffle t'échappe, t'empêchant de composer. Tu maudis ce monde, cette vie, cette nature qui t'a offert ce cadeau empoisonné. Tu ne désires que la mort... Ou du moins, que cette douleur cesse un peu. Juste une nuit, pour t'accorder le repos tant souhaité, une nuit de paix, à croire que c'est trop demandé à cette carcasse absurde qui se tord de douleur. Réfléchir était devenu impossible, tu te retrouves dans une impasse, la raison s’embrumant peu à peu, ne cherchant même plus une manière pour cesser cette douleur. Jusqu'à ce qu'un éclat de lucidité surgisse sous tes yeux. Idiote que tu es, les lieux dans lesquels tu vis on bien une infirmerie après tout. Instant de lucidité absurde qui apparaît pourtant comme une rédemption à cet instant. Mais le plus ardu s'annonçait, encore fallait il savoir se lever, encore fallait il atteindre ce lieu béni.

Les premiers pas sont les plus durs, muscle endolorit par l'inactivité de ces dernières quarante huit heures d'inactivité complète, comme ces reptiles qui végètent sous un soleil de plomb. Tes jambes tremblent, terriblement douloureuse. Tu sens une délicate chaleur roulé le long de ta cuisse, du sang. Quelques écailles qui finissent par s'évaporer, les dernières, laissant une légère plaie ouverte saignante. Un des pires aspect de ta transformation, celui qui cause se désarroi, le corps subissant une métamorphose physique à grande échelle s'en retrouve marqué. Il faut toujours un long moment à son organisme de se remettre d'une métamorphose complète... Alors plusieurs sur un court terme était d'autant plus douloureux. Trois, c'est le nombre qui a suffit pour te mettre dans cet état, en tentant d'apaiser ton cœur étrangement troublé, à trois reprises tu as tenté de refouler cette nature étrange qui t'habite, à tes risques et périls.

Peu à peu, les muscles se remettent en route, te permettent d'avancer. Pas à grande foulée, mais c'était mieux que rien. Le temps semble défilé en accélérer sous tes yeux encore reptilien. Tu mets longtemps à atteindre l'endroit que tu cherchais, tellement longtemps. C'est les cheveux en pétard, vêtue d'un simple débardeur et d'un jeans déboutonné que tu frappes à l'entrée avant d'ouvrir la porte. Tu trébuches alors sur ton seul pieds dévêtu de toute chaussure pour t'écraser au sol sans la moindre grâce, de tout ton poids, le visage à peine protéger par un bras qui agit plus par réflexe de survie qu'autre chose. A bout de force, tu cries du peu de force qu'il te reste. « J'ai maaaaal ! Je veux un truc, n'importe quoi pour calmer la douleur ! A l'aide. » Toujours ce même manque de tact qui te caractérise si bien, mais tu n'as pas la force de réfléchir à autre chose à dire, qu'importe si tu déranges ou quoique ce soit, tu t'en fiche bien. Tout ce que tu voulais s'était apaisé ce tourment sans fin, trouvé un truc assez fort qui te permettra de dormir, ne serais-ce qu'une nuit, ou deux, le temps que ton corps se rétablisse, histoire que ton esprit n'y laisse pas la peau avant. Tu n'as même pas le courage de bouger à cet instant, tu restes figé dans cette position pitoyable, étalée sur le sol.
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Anatomie adulée et répugnée, médecine opérée lorsque nécessaire bien que l'épiderme demeure problématique, brillant avenir dérobé. Parfois projectionniste pour le plaisir des regards avides de curiosités.
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MessageSujet: Re: analgésie ft. Galahad   Dim 14 Jan - 1:13

analgésie
Charlie & Galahad

« Apporte-moi mes cachets. Serre bien ma camisole, accélère encore le son de ta voix. Ma techno délire psychédélique. Apocalyptico-dramatique. »
Déclin hivernal et brise nordique. Crépuscule tombant sous la grisaille givrée de janvier. La maigre fenêtre fut prise d'assaut, tâchant d'en esquisser les nuances bleutées alors que la poudreuse n'a pas encore fondue, son teint de velours entravé par les semelles de visiteurs rebroussant chemin dans les allées, disparaissant dans l'inconnu, réalité vaste. Quelques uns sont suivis des mirettes, tâchant d'esquisser l'ébauche d'existences et de foyers imaginaires, oubliant les détails de la modernité, esprit définitivement resté coincé quelques décennies plus tôt, peinant à assimiler le tout. Il suffisait de voir l'allure de l'excentrique  qu'on put sans aucun doute qualifier de "rétro" sous le voile d'une blouse servant d'uniforme précaire, d'avantage utile pour couvrir les parcelles d'un épiderme pernicieux. L'engouement pour la poudreuse hivernale qui changeait d'un printemps éternel fut toujours présent, bien que muet, ravalé au possible en un élan de professionnalisme qui fut d'un ridicule sans nom, échine solitaire au beau milieu d'une pièce aux vagues odeurs d'alcool et autres désinfectants.

Les phalanges démangent entre les vagabonderies, se glissent dans l'ombre d'une poche pour en effleurer le zippo d'argent qui y trône, gravé au doux nom de son propriétaire. Pause clope en perspective, fulminant intérieurement d'être interdit de ce vice dans les lieux publiques modernes, avant de pénétrer à nouveau dans les méandres de la boucle, peu mécontent de retrouver les repères qui furent à peu près connus malgré la différence géographique. Au moins il n'y eut plus les grondements incessant des obus éventrant les bâtisses londoniennes.

Visite tardive anéantissant l'espoir de s'éclipser quelques minutes plus tôt, voyant débouler ce qui ressemblait d'avantage à un zombie ou tout autre mort vivant qu'un patient éventuel. La brune s'effondre en un fracas qui aurait des airs de mauvaise comédie. Les réflexes sont brefs et rapides, paluches glissant dans une paire de gants préventive en même temps qu'un soupir s'échappe des lippes, agacé d'avance d'avoir à faire à la langue fourchue de la lézarde et son manque d'éducation flagrant. « Va falloir que tu me laisses faire. » Même si l'envie de m’émasculer te démange. Syllabes pensées très fort, bien que ne préférant pas les clamer sous peine d'envenimer les choses. Au moins elle fut prévenue, qu'elle ne gigote pas dans tous les sens en créant un contact accidentel.

Une couverture est saisie, mesure nécessaire pour esquiver au mieux les contacts accidentels, la portant sur un lit au drapé immaculé et à l'armature médicalisée. Une plaie fut repérée, notant mentalement ce qu'il y eut à prendre dans les tiroirs. Aiguille affutée d'une seringue qui fut pointée en sa direction, se plantant dans un bras, sachant qu'il fallut quelque chose de relativement costaud pour apaiser ses maux. Elle fut récompensée par l'éclat d'une lampe chaleureuse pointant en sa direction, n'ayant guère d'explication quant à la présence de cette dernière en ces lieux. De quoi la distraire le temps de soigner la plaie de sa jambe, prenant place sur un tabouret voisin pour mieux s'y pencher. « Tu aurais du venir plus tôt. » Souffle suave, tâchant au mieux que la remarque ne fut pas prise comme un quelconque reproche sous peine de déclencher un incendie dévastateur. A croire qu'ils eurent tous un problème d'orgueil et d'égo lorsque ce ne fut pas la crainte d'être confronté à l'instabilité du maître des lieux.
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MessageSujet: Re: analgésie ft. Galahad   Lun 15 Jan - 7:59

Frisson écœurant te traversant l'échine, unique réaction de ta part, le corps bien trop anesthésié par l'effort et ces maudites plaies encore ardente. Fébrile, c'est ton état à l'heure actuel, épuisement moral et physique, tu as bien trop forcé, ne supportant plus cette tourmente infernal, maudissant ta propre carcasse d'être aussi fragile, aussi malléable. Tu fermes les yeux un instant, sentant le contact du tissu sur tes bras dénudés. Trop de peu de réaction face au froid extérieur, ce sang glacial qui circule dans tes veines t'a rendu bien trop insensible aux prémices de cet hiver persistant, météo fragile entre deux mondes. Tu rouvres lentement les yeux en sentant l'aiguille traverser ta chair sans la moindre pitié, tu étouffes un juron, incapable d'articuler quelques mots tellement la douleur te paralyse, tellement ta chair te brûle. Tu restes silencieuse tandis que la délicate chaleur de cette lampe traditionnelle te réchauffe la peau, t'emmenant presque au cœur d'un paradis ensoleillé. Nature reptilienne qui reprend le dessus, loin du danger, tu te laisses emporter l'espace d'un instant dans la somnolence, sensation dont le manque se fait vif. Plaisir intime que de se laissé porter par des brides solaires dans un sommeil réparateurs, celui dont ta maigre carcasse à le plus besoin. Sans parler de cet esprit ébranlé qui est le tiens, loin de toute menace, il peut se baigner dans le bonheur.

Jusqu'à humé ce parfum masculin, cette odeur menaçante qui te sort aussi brutalement de ta somnolence que tu bondis presque hors du lit de l'infirmerie. Par réflexe, tu détournes la lumière de toi en posant avec horreur ton regard sur ce qui semble être la seconde présence en ces lieux. Un homme. Infirmier ? Sans doute, mais cela ne te mettait pas pour autant en confiance, pas suffisamment pour que tu ne craches pas ton venin. « T'es qui pour juger, toi ? » ça sonne comme une reproche, s'en est une, tu n'attends aucune réponse de sa part, tu n'en as pas besoin. Tu te méfie, simplement, réaction naturelle à tes yeux. Tu avais appris avec le temps qu'une chose caractérisait tout les hommes, leurs hormones, leurs désirs, chose que tu avais fini par rejeter de tout ton être, tout ce qui te dégoûtait chez eux. « Fais gaffe où tu me touches. J'aime pas trop quand un type me tourne trop autour, c'est écœurant. Tu ne voudrais pas perdre ton précieux après tout. » Paroles acides tandis que tu instaures une distance de sécurité, se préparant au cas où il s'approchait trop de lui écraser ce qu'il possédait entre les jambes. La douleur devenant peu à peu secondaire, tu reprenais peu à peu du poil de la bête, prête à mordre au cas où.

« J'ai pas trop besoin que tu me tripotes, doc'. J'ai l'habitude que ça arrive, juste que là, ça a simplement mal tourné. J'avais juste besoin de calmer la douleur pour pouvoir voir clair et m'occuper de ce que c'est foutu écailles laissent derrière elle tranquillement. » Toujours cette même franchise qui te caractérise si bien, toujours cette fierté qui fait partie de toi. Mais aussi la peur, cette même peur envers les hommes depuis des décennies. Tu n'as plus avancé depuis, tu as renoncé de les accepter un jour. Toujours en partie sur la défensive, toujours cette distance de sécurité, même avec ceux qui te font sourire, même avec ceux qui partagent ton quotidien. Depuis tant d'années, tu n'as pas avancer ne serais-ce d'un pouce. Éternelle craintive, même bienveillant ils devenaient une menace à tes yeux. Leurs paroles, tu n'y accorde plus aucun crédit. Face à eux, tu n'es que bête sauvage alors qu'au fond, tu es une gamine terrifiée. Violence comme seule défense solide, ça te vas s'ils te perçoivent simplement ainsi, cela ne fait que confirmer ce que tu penses d'eux. Cela te rassure, tu t'assures qu'ils sont aussi stupide que tu le souhaites.
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MessageSujet: Re: analgésie ft. Galahad   Lun 15 Jan - 23:29

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« Apporte-moi mes cachets. Serre bien ma camisole, accélère encore le son de ta voix. Ma techno délire psychédélique. Apocalyptico-dramatique. »
Dossier glané et emplit habillement, comme toujours. Quelques notes trônèrent fièrement sous les lattes d'un plancher qui fut gardien de mille secrets gravés dans les fibres de papiers qui ne fut pourtant pas jaunis malgré les affres du temps qui semblait s'être écoulés uniquement dans les mémoires de Syndrigastis. Charlie Duncan, chanteuse à ses heures, reptile humanoïde, ne peut supporter la présence de tout individu arborant le sexe opposé. Le genre de bête qui fut esquivée au mieux, malgré la patience qui fut pourtant solide, ne supportant guère les dénigrements infondés envers une globalité d'individus. Elle fut pourtant patiente égarée, ne portant sur elle et son air débraillé qu'un regard strictement professionnel et peut-être un brin trop bienveillant pour ce qu'elle semblait mériter avec son féminisme véritablement extrémiste.  

Furie qui bondit, s'arrache des phalanges habiles ayant à peine eu le temps d'effleurer le derme entravé. Accusation qui frisèrent le ridicule, partagé entre l'envie d'en rire ou de l'assoupir avec le premier anesthésiant venu. « Je suis médecin. » La profession s'échappe, comme si elle put être une quelconque excuse salvatrice, faciès grave appuyant le sérieux de la chose. Occupation sans aucun doute contestée par quelques murmures apeurés, imprévisibilité et autres effets secondaires de malédiction qui n'allèrent pas en la faveur de l'excentrique. « Ce fut un plaisir ! Oh, mais de rien, y a pas de quoi. » Syllabe au timbre changeant, passant d'un aigu qui en devint imitation parodique à une gravité banale, dialogue à l'acteur unique qui fut incontestablement teinté d'ironie à la seconde même où elle eut fini son discourt.

Les bras se croisent une seconde, roc, haussant un sourcil somme toute désapprobateur. Inspiration profonde qui laisse place au soupir, ne voyant qu'une issue pour qu'elle cesse son cinéma et se laisse approcher un tant soi peu. Une paume fut dégantée, se glissant dans la poche arrière du pantalon pour en extraire un mouchoir en tissus replié avec soin. Il fut manié avec précaution comme si ce fut une arme bactériologique, dénichant un cheveux d'or qui fut dissimulé dans ses plis. Il fut effleuré par un index pourtant peu désireux de recourir à la méthode, déclenchant le caprice de l'échine qui voulut reproduire le code en un frisson, réorganisant les courbes et ondulations jusque dans les moindres détails.

Faciès d'une infirmière londonienne, dérobé bien des mois plus tôt, emporté au même titre que d'autres cheveux égarés en cas de besoin. Elle fut de temps à autre utilisée lorsque les mioches eurent besoin d'un regard nettement plus maternel, femme élégante aux grands yeux clairs, influence d'un caractère moindre, régit par une conscience professionnelle qui fut collective. Bien qu'elle eut ce terrible toc de se mordre l'intérieur des gencives jusqu'au saignement sous l'agacement. Mouchoir détenant l'arme du délit replié avec soin et retrouvant son lieu d'origine avant de procéder à quelques ajustements pratiques et nécessaires, cravate ôtée pour relever les mèches blondes en une queue de cheval, servant de ruban, geste enregistré au fil des apparences féminines, supportant peu les crinières tombantes sur les épaules. Les pieds glissent hors des chaussures qui eurent désormais quelques pointures de trop, dévoilant deux chaussettes à la couleur et aux motifs dépareillés, avant de resserrer la ceinture d'un pantalon qui menaçait de tomber à tout instant.

Les bras se croisent à nouveau, retrouvant une posture en tout point identique à la précédente, si ce n'est ne changement radical de physionomie. « Maintenant qu'on a réglé le problème du sexe, est-ce que je peux continuer à soigner cette plaie tranquillement avant qu'elle ne s'infecte ? » La phrase sonnait comme celle d'une mère agacée d'avoir à faire au caprice d'un enfant grognon campant sur ses positions, attendant un quelconque effort de sa part, après avoir fait un premier pas.
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Dernière édition par Galahad L. Ednyfed le Mer 17 Jan - 23:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: analgésie ft. Galahad   Mar 16 Jan - 1:27

Méfiance qui se transforme en surprise face au spectacle qui se déroule sous tes yeux. Visage lointain, souvent aperçu au détour d'un couloir ou deux, jamais approché, aucun échange jusqu'à présent. Tu ignorais même qu'il était infirmier ici... Ou médecin comme il le prétend. Curriculum vitae qui ne t'intéresse guère. Hostilité persistante dans tes yeux, férocité qui cache une peur enfantine, presque absurde, une phobie ahurissante qui avait tant d'emprise sur ton esprit, sur ton cœur, sur tes mots. C'est alors que sous tes yeux, il les défia en un instant, il ébranla cette terreur dévorante, laissant déferler la surprise en toi. Jamais auparavant tu n'avais vu cela, jamais auparavant tu n'aurais cru cela possible, ces personnes qui changeaient de visage à volonté n'était que légende à tes yeux... Même si votre existence même défiait l'ordre de la nature, jamais tu ne perçu ce que cela signifiait vraiment, jamais tu n'avais vu les choses sous ce regard. Jamais tu n'avais vu un homme devenir femme sous tes yeux. C'était... Étrange, troublant et à la fois fascinant, obsédant. Tu étais ébahit, tu ne savais pas comment réagir, tu restes simplement muette, tu cherches à savoir qui il est, tu ne distingue plus aucun de ses traits passé, pas même un fragment. Une métamorphose étrangement parfaite, cela ne pouvait pas être une quelconque hallucination, tu ne connaissais pas la nouvelle silhouette qui se dresse sous tes yeux. Tu n'avais jamais imaginer, même dans tes fantasmes, ce visage, ces formes, cela ne pouvait donc pas être un produit de ton imagination. Menace dissipé, même cet odeur masculine s'était évaporé, comme si elle n'avait jamais existé. Instinct animal qui s'apaise, qui s'éteint, le reptile s'endort, ne laissant plus qu'une femme troublée devant lui, ou elle ? Tu ne sais plus du tout.

« Euh... » Tu cherches les mots, tu ne les trouves, sans surprise, on ne peut pas dire que tu sois un bon dictionnaire, ton vocabulaire était assez limité, tu n'avais pas l'habitude de t'extasier devant ce genre de phénomène. « T'es un gars, ou une nana ? » Aucun tact, te demander d'en avoir était impossible, tu avais craché sur tes enseignements passé, tu avais prit la décision d'être celle que tu souhaitais. Finalement, tu t'étais enchaînée dans une carapace crue, sauvage. Pourtant, tout n'était pas si noire, tu étais aussi lucide. « Mais, tout, tout a changé, même en dessous ? » Franchise absurde, innocence bafouée. « C'est génial ! T'es une espèce d'hermaphrodite quoi, c'est drôle. T'es pas psys aussi ? Il paraît que j'en ai grandement besoin d'après le groupe. Bien plus que d'un médecin en tout cas. » Tu reconnais tes propres maux, toujours dans l'humour, tu te joues de toi-même, tu n'hésites pas à plonger dans l'absurde. Au fond, étais-ce le genre de personne que tu désirais rencontré ? Au fond, tu voudrais retrouver cet éclat perdu. Cette innocence qu'on t'a voler. Tu en avais besoin, tu en as conscience, tu aimerais revoir cette lumière qui s'est éteinte, cette flamme qui t'a poussé dans ces bras. A lui, ce monstre du passé. Sans pour autant répéter les mêmes erreurs, tu en as simplement assez de te tourmenté, d'être cette gosse fragile.

« Ah, les blessures oui. Y'en a aussi quelques unes dans le dos, celles-là, j'aurais un peu de mal à m'en occuper seule par contre. » Chair meurtrie par les transformation à répétition, triste contre coup de ta particularité. « Par contre, je sais pas s'il y a encore des écailles, donc flippe pas s'te plaît, j'ai déjà bien assez honte de venir. » Nouvel éclat de franchise déconcertante, tu es presque en confiance, bien que cet être te trouble encore. Énième mystère qui habite cette boucle, tu ne les comptes même plus tellement ils sont nombreux, ces monstres, parfois aussi terrifiant que toi. « Au faite, c'est quoi ton petit nom ? » Tu aimerais les comprendre, tu aimerais t'en faire des amis, c'est pour cela que tu dois abattre tes peurs, c'est pour cela que tu essai de saisir la moindre opportunité. Que tu cherches secrètement ces personnes comme elle... Ou lui?
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MessageSujet: Re: analgésie ft. Galahad   Jeu 18 Jan - 21:58

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« Apporte-moi mes cachets. Serre bien ma camisole, accélère encore le son de ta voix. Ma techno délire psychédélique. Apocalyptico-dramatique. »
Elle s’immisce. Quenottes affutées qui cherchent l'intérieur d'une gencive de manière imperceptible. Mordillent une chaire dont les cicatrices à l'intérieure des bajoues furent invisibles à l’œil nu, empruntées au même titre que l'odieuse manie. Hésitation, démangeaison, les maigres doigts se contiennent de ne pas glaner une cigarette, peinant toujours à croire que cette époque somme toute aussi chaotique, proscrivait la chose. Décalage de décennies. La douce addiction permettant de rassembler un tant soi peu les fils d'un être dissipé fut parfaitement délétère.  

Satisfaction infime alors que la lézarde en reste pantoise, ne s'attendant certainement pas au coup de bluff qui vint de s'esquisser sous ses mirettes. L'échine se redresse, fière de son coup, se délectant du désarrois occasionné par l'emprunt. Il n'y a que dans ce genre de cas qu'elle fut à peu près aimé, malédiction devenant alliée pour les jeux de duperies. Haussement de sourcil en attendant que l'effet de surprise passe. « En quoi est-ce vraiment pertinent ? » Réponses multiples en une seule, une pierre, deux coups. Infime pointe de rancune envers la patiente qui demeure, d'autant plus vu l'engouement qu'elle semblait soudainement avoir maintenant qu'elle eut une paire de seins sous les yeux. Elle eut des airs de mâles en chaleur, hébétée face au premier décolleté, peinant à véritablement discerner l'effet de surprise de la duperie dans laquelle elle semblait se laisser prendre.

Soupir. Une main l'invite à reprendre place et s'installer, avant de dénicher ce qui fut abandonner pour jeter un œil dans son dos comme elle venait d'indiquer. « Sympa les écailles, j'aime bien. » Remarque emprunte de sincérité, qu'elle le crut ou non. Particularités multiples qui provoquèrent bien souvent la fascination, curiosité appâtée à la moindre étrangeté, excentrique désireux de comprendre, décortiquer, schématiser le fonctionnement. Parfois, ce fut la jalousie qui s'en mêlait, tue, non-assumée, évaluant souvent le taux de problématiques qui en découlaient, amertume secrète de savoirs que certains s'en tiraient mieux que d'autres. Les iris se perdent, pensées lointaines qui s'égarent dans le dos de la reptile, doigts gantés et toujours féminins s'affairant avec précaution, ôtant délicatement quelques écailles qui cherchèrent à s'extraire pour tomber. Elle eut aussi son lot de revers, plaies béantes et écorchures de la chaire, coutumière aux caprices visiblement douloureux.

« C'est plus compliqué que ça. » Syllabes qui s'extirpent, suaves, interrompent un silence qui venait de prendre place. Ébauche d'une confidence, peut-être un semblant de compassion qui s'en mêle malgré son attitude on ne put plus déplaisante. Patience sans limite. « Qu'hermaphrodite. » Peut-être valait-il mieux préciser, interrogations de la brune qui dataient déjà de quelques instants. « Galahad. » Peut-être pas vraiment le moment opportun pour glisser les présentations, alors que l'alcool fut posé sur l'écorchure à vif, prenant tout de même le geste comme une bien piètre vengeance personnelle avant de tenter de lui pardonner au possible. « Et donc ? Quel est le problème ? » Tentative d'intrusion, alors qu'elle eut évoquée le besoin d'une oreille. Excentrique passant de peau à peau comme de chemise, souvent bien placé pour comprendre, assimiler, au delà d'avoir quelques nouvelles informations à enfermer soigneusement dans l'encre et le papier.
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