ad astra per aspera // POLARIS
 ::  :: Vallée :: chennell park

Valko Vladix
homme mécanique

avatar
☾☾ Miroir :

☾☾ Particularité :
Anatomie mécanique, les parties de son corps sont des rouages de machinerie sertie de secrets. Coffre aux trésors, fondu dans les boulons qui se fanent sous sa peau tatoué.
☾☾ Occupation :
Inventeur, créateur de petites machines dans son atelier et musicien maudit.
☾☾ Missives :
58
☾☾ Trogne & crédit :
Ville Valo ( DΛNDELION )


MessageSujet: ad astra per aspera // POLARIS    Mer 17 Jan - 18:39

Ad astra per aspera

ad augusta per angusta

Secret interstellaire, les poussières entre les étoiles devaient être observées même pendant cette nuit éternelle du 22 mars 1941. C’était plutôt une chance que cette page pointillée soit figée ainsi, ils pouvaient apprendre les détails de marques par cœur. Une carte lactée, les confidences étaient au bout de leurs doigts. L’homme mécanique s’était installé en compagnie de ses différents outils qu’il avait amenés à l’aide d’une boîte que son petit robot l’avait aidé à traîner. L’occulte les attendait. Valko avait invité Polaris, un jeune centaure dont les sabots étaient bien excités à l’idée d’observer les cieux avec des fournitures appropriées. En effet, l’étalon était venu à son atelier par une curiosité enfantine, les iris de ce trotteur s’étaient entichés de plusieurs objets. Un télescope, une ancienne carte du ciel et d’un dessin des points nocturne du 22 mars 1941 que le savant réalisé en loisir. Le jeune voulut alors participer à la création de cette carte et lui avait exprimé son désir par des hennissements humains de sympathie. Le technicien n’avait pas pu refuser face à la bonne humeur et aux petites qu’avait fait apparaître le sujet dans les yeux de son interlocuteur. « Oui, vient ce soir à cet emplacement » il lui avait fourni une liste d’indications pour trouver son endroit d’observation à sa sauce. Il s’était un peu amusé à réaliser cette liste à vrai dire, « arrive devant l’arbre encore touffu et dirige-toi au nord, à vingt-quatre sabots tourne à ta droite et passe sous le petit pont. » Ce genre de charabia, mais quelque part, les détails transpiraient d’une simplicité enfantine. L’étalon pouvait ainsi en quelque sorte se distraire avec une balade avant de le rejoindre.Le particulier avait mis à l’épreuve sa mémoire pour réaliser ce parcours. Il avait fait avec les détails qui s’était entiché de sa tête. Polaris allait voir ainsi avec son regard ou chercher les détails qui avaient apparu au creux des siens. Son petit robot avait bien tenu la route, le mécanicien prit soit de vérifier sa machine en toute tranquillité. Polaris n’était pas encore arrivée et pour cause, Valko était arrivé bien en avance ce soir. 

L’état de la mécanique de l’homme était patraque, soumit à la pureté cristalline des larmes coupantes de son cœur qui vrombissait de poignantes teintes de tristesse. L’incompréhension était incrustée dans ses yeux, les coupures cisaillaient son armature. Il était fragile, l’émotion bien trop reine pour faire semblant. L’homme s’était assis sur l’herbe de mars, pupille figée sur une photographie. Sa cage thoracique était serrée dans l’étau de ses sentiments, impossible à libérer. Diaphane, il ne faisait que déambuler de jour en jour. Psalmodiant parfois les cantiques célestes afin de laisser échapper son amour dans l’air. Brisé, découpé il survivait tant bien que mal dans la dureté de ce monde. Rien n’était doux, il n’y avait que le ciel qui l’était. Les êtres lui faisaient peur, l’effrayaient. Chaque graine d’un échange était une tempête pour cet être. Polaris, comme lui avait une particularité qui changeait son apparence. Il était à la fois le cavalier et la monture. Valko était parfois rouillé, la compagnie de ce curieux lui faisait du bien. Les cheveux longs, le teint du soleil marqué sur sa peau, il aurait pu facilement être son neveu, le fils de son frère. Ohanzee lui manquait. Lui, l’excentrique, l’homme aimant. Il arrivait à déflorer les rires sur le visage de n’importe qui. Ohanzee était un pirate, un conquérant. Il brillait et avait des qualités que lui ne possédait pas. Pourtant, dans les différences entre le soleil et la lune, ils avaient certaines ressemblances floues. Le caractère bien différent de Polaris était une merveille, il ne le connaissait pas encore vraiment, mais le fait qu’il soit totalement différent avec ce manteau de soleil lui plaisait. L’homme pâle était un peu envieux et admiratif. Dans le cerveau amoché de Valko venait une réflexion absurde, qu’aurait faite son frère avec de tels sentiments douloureux ? Il aurait bu du rhum jusqu’à se perdre sans doute. 

Au fond, il rêvait d’être triomphant sur les boursouflures de la vie. Abattre les cartes et gagner enfin un peu de bonheur. Faire disparaître toutes les crasses qu’on avait essuyées sur sa peau et être propre. Il avait les cheveux au vent, Polaris, à son arrivée. Il voyait presque débouler au ralenti tellement le vent accompagnait ces mouvements. La chevelure pouvait paraître un élément physique anodin, quelque chose de juste existant sur le crâne, mais pas pour Valko, c’était un détail précieux. Lui il aimait que sa sorcière bien-aimée glisse ces phalanges dans es cheveux, c’était un élément d’amour. Comme une enfant, l’homme était rassuré et se sentait aimé. Le mécanicien avait des souvenirs précieux de phalanges qui s’évanouissaient dans sa masse capillaire pourtant pas très jolie. Touffu parfois frisé avec une longueur moyenne, rien avoir avec la beauté du crin du centaure Polaris. Valko envieux ? Un peu, mais surtout en admiration comme il l’aurait été secrètement devant son frère ! Les brumes de sa mère se dessinaient de façon bien trop abstraite. Bien qu’il ne l’est pas réellement connu, il avait secrètement écouté des musiques aux allures amérindiennes pour parfois s’en sentir plus proche. Gamin esseulé, il aurait qu’elle la tienne dans ses bras comme tout petit garçon. C’est sans doute pour cette raison de sa malle en ferraille, le vocaliste maudit avait pris des objets en masse pour la curiosité du centaure de toute sorte aussi bien mécanique que traditionnel. Le centaure allait fouillé, il se doutait bien. D’après ce que Valko avait saisi, il était resté loin du monde. Enfant du désert, issu des plaines arides. Nourrisson du soleil, c’était plaisant qu’il ne soit pas habitant des villes, qu’il soit vierge de toute la violence que les hommes on fabriqués au fond sa particulière bien qu’elle devait être pesante parfois le protégeait de l’immondice humaine. Valko, enfant lui de la lune était impatient que le centaure arrive ainsi ils pourraient explorer les astres. Le pauvre avait placé ses engins avec une grande attention et il s’était mis à tripoter les réglages. L’autre, le solaire vint à sa hauteur. «  Bonsoir Polaris » d’habitude très silencieux, il avait décroché une salutation sincère.


panique mécanique
Je me dis que c'est pas la première fois, je sens le silence qui m'entoure et mon poule qui ne faiblit pas. "Je viens en ami" dit le Silence, ne regarde pas lui loin que selon le jour qui t'appelle et t'invite dans son jardin chargé d'air et de lumière. Ne me touchez pas pourquoi le ciel est bleu et noir? Je m'en vais déjà écrasé sur moi   
Revenir en haut Aller en bas
Polaris Ahardane
Poulain dans les étoiles

avatar
☾☾ Miroir :

☾☾ Particularité :
Difformité Animale - D'humain il n'a bien que le visage et le haut du corps, le reste esquissant la silhouette équine d'un animal qu'il n'est pas.
☾☾ Bizarrerie :
Amoureux des constellations et des astres célestes. Adorateur du manteau étoilé de la nuit et de l'astronomie.
☾☾ Années :
26 ans, jeune âme encore toute neuve qui doit apprendre à arpenter le monde.
☾☾ Occupation :
Couturier & jeune insouciant.
☾☾ Myocarde :
Prêt à être capturé par celui ou celle qui acceptera qu'il n'est pas simple de l'aimer et encore moins de l'étreindre.
☾☾ Missives :
61
☾☾ Trogne & crédit :
Willy Cartier - 2981 12289 0


MessageSujet: Re: ad astra per aspera // POLARIS    Sam 20 Jan - 17:54

Ad Astra Per Aspera
Valko & Polaris
I want to drive you through the night, down the hills. I'm gonna tell you something you don't want to hear. I'm gonna show you where it's dark, but have no fear

Délicatement, je glisse à nouveau une mèche de mes cheveux derrière mon oreille, tentant en un geste qui est autant un automatisme qu'une envie d'empêcher celle-ci de se prendre dans mes cils, de lire avec plus d'attention que les fois précédents cette étrange carte qui est la mienne et qui fut un peu plus tôt dans la journée un cadeau donné par un homme que je ne sais encore apprécier à sa juste valeur, et qui pour l'instant doit surtout supporter mon insatiable curiosité et mon corps si peu pratique de centaure. Les prunelles donc rivées sur ce morceau de papier que j'ai malheureusement froissé dans le creux de ma paume à défaut d'avoir la moindre poche pour le ranger, je tente de suivre les instructions laissés par Valko, les soupirant de temps à autres quand je ne lève pas le museau vers l'horizon, en recherche de sa silhouette qui m'indiquerait que mon périple est bientôt terminé. Et si dans le désert, j'étais incapable de me perdre entre les dunes qui semblaient toutes similaires aux regards des étrangers et des habitués des villes que ma famille fuyait, j'avoue être ici un enfant qui ne comprend pas le langage des arbres et qui ne voit pas les chemins que l'on trace dans l'herbe tendre. Ici, je suis l'étranger que je trouvais idiot dans mon pays, je suis cet inconscient qui se jette dans les bras de l'inconnu et qui laisse aux soins de la nature son destin. Au sein de cette boucle, je suis aiqtalae, le déraciné, celui qui comme un arbre a été arraché à la terre qui a bu ses premières larmes et qui a quitté la sécurité de son pays pour venir s'enfermer ici, dans ce monde froid et humide, qui bien souvent me fait regretter la chaleur et la rigueur de ce désert qui fut un jour mon univers. Un soupir m'échappe, les crins de ma queue fouaille l'air et chasse un frisson qui s'installait sur la pointe de mon échine alors que dans la terre humide de cette pluie qui ne cesse de tomber à heure fixe, s'enfonce mes sabots. Pour n'importe qui, il doit être aisé de se repérer mais pour l'étranger que je suis, les indications nébuleuses de mon ami du soir sont autant de confusions que je peine à décrypter qui ainsi retardent mon arrivée à ses côtés. Une certaine envie de simplement galoper vers l'est se fait sentir mais je l'étouffe bien vite, préférant à la place me perdre au jeu de ce voyage que je considère être presque comme initiatique, suivant ainsi comme je peux sa piste, espérant à chaque pas que je fais être sur la bonne voie et non sur le chemin d'un égarement qui risque de me coûter le droit de pouvoir admirer au plus près les étoiles qui déjà, veillent et observent mon parcours, appréciant ou non dans un silence parfait les efforts que je fais pour simplement avoir le droit de poser sur leur corps céleste mes pupilles candides et curieuses. Ainsi, durant de longues minutes que je ne cherche pas à quantifier, je me fais ce voyageur nocturne qui oublie un instant la lune et les astres qui éclairent pourtant son chemin, me laissant guider par la parole écrite d'un ami, devenant ainsi un marcheur attentif, un vagabond des mots qui trouve son chemin dans le tracé délicat de l'encre. Dans ce dédale végétal je finis par trouver Valko, dont la silhouette crée en mon coeur une joie innocente et juvénile qui fait monter à mes lèvres un sourire enfantin qui illumine un peu plus mon visage déjà pourtant déjà sublimé par un teint doré qui n'est que le résultat de nombreuses années passées sous les rayons bienveillants d'un soleil que rien ne pouvait obscurcir. Sans attendre, je froisse entre mes doigts ma carte de fortune et trotte sans peine jusqu'à Valko, me souciant à peine des mottes de terre que je soulève de par mes sabots, le regard et l'esprit de toute façon bien trop intrigués par la multitude d'engins et de machines qui n'auraient jamais pu survivre au contact du sable que j'avais l'habitude de sentir sous mes paumes. Ainsi, sans un regard pour celui qui me salue, je laisse passer une seconde alors que je tourne autour de lui, piaffant autant d'excitation que d'impatience avant de parvenir à exprimer quelques banalités qui ne font que renforcer mon envie de l'inonder sous de trop nombreuses questions.

"Bonsoir à toi Valko."

Je devrais m'étonner des quelques mots dont il vient me gratifier, mais par envie surement de ne point briser l'élan affectueux qui l'a poussé à ainsi accepter ma présence et la verbaliser à mes côtés, comme si c'était la seule manière de la légitimer et de lui accorder la moindre importance. A nouveau, je laisse mes doigts se perdre dans la cascade soyeuse que forme ma crinière avant d'oser enfin donner vie aux questions qui me brûlent déjà les lèvres.

"Tu m'apprendras à me servir de tout ça ?"

Je penche la tête sur le côté, permettant ainsi à quelques mèches trop longues de s'échapper du reste de ma chevelure et de voguer à leur guise sur la courbe de mes épaules découvertes. J'aimerais qu'il m'apprenne à me servir de ses machines qu'il crée et dont lui seul détient tout les secrets. Avec lui, sous le couvert de l'intimité de cette nuit et de l'amitié étrange que nous partageons, j'aimerais qu'il me fasse découvrir les merveilles d'un monde auquel je n'ai jamais imaginé, moi, jeune âme qui à une époque pensait que la limite de l'horizon et de l'univers se résumait au désert et à ses frontières. Pendant longtemps, je pensais que rien n'existait à part le sable et la chaleur écrasante du soleil. Je pensais que les étoiles n'appartenaient qu'à nous, les nomades des plaines brûlées et des dunes changeantes. Mais désormais, conscient que les étoiles se font le manteau nocturne de bien des continents, je ne demande qu'à apprendre, qu'à devenir familier de ce monde au sein duquel je dois désormais vivre et qui sera sûrement ma demeure jusqu'à la fin des temps, et si l'idée semble angoisser certains des résidents de cette boucle, j'avoue pour ma part étrangement apprécier cette temporalité qui ne s'écoule plus et qui permet d'admirer à jamais des étoiles qui jamais ne disparaitrons. Vers mon compagnon de cette nuit fraîche, je me penche, une main posée sur l'un de mes antérieur tandis que de l'autre, j'apprécie la morsure froide du métal qui face au climat humide de ce pays se fait aussi glacial que la pluie. Un frisson fait tressailler mon flanc avant que je ne reprenne, emporté par le flots des pensées qui se font mots.

"Que pourra-t-on observer cette nuit ? Je n'ai jamais su si il y a des phénomènes particuliers qu'il est possible d'admirer. C'est pour ça qu'un jour, j'aimerais bien sortir de la boucle pour essayer de chasser des étoiles filantes... Cela fait bien trop longtemps que je n'en ai pas vu."


Made by Neon Demon
Revenir en haut Aller en bas
Valko Vladix
homme mécanique

avatar
☾☾ Miroir :

☾☾ Particularité :
Anatomie mécanique, les parties de son corps sont des rouages de machinerie sertie de secrets. Coffre aux trésors, fondu dans les boulons qui se fanent sous sa peau tatoué.
☾☾ Occupation :
Inventeur, créateur de petites machines dans son atelier et musicien maudit.
☾☾ Missives :
58
☾☾ Trogne & crédit :
Ville Valo ( DΛNDELION )


MessageSujet: Re: ad astra per aspera // POLARIS    Sam 27 Jan - 15:38

Ad astra per aspera

ad augusta per angusta

L’étendue de l’univers infini, les cieux et eux des poussières fracturer sur la terre les hommes naissent, respire, parle et produisent bien d’autres mouvements qu’ils jugent parfois trop grandement comme des acquis, et cela, d’une façon arrogante. La ville, il en avait parcouru. De sa jeunesse, il s’était enfoncé dans les champs, sur les chemins de bétons, sans boussole ni carte. Marchant vers le rien, il avait abandonné la société pour brûler ses pas sur les monticules de terre. Durant des années, il s’était fait vagabond pour une vie qu’il aurait préféré s’arracher. Ce fut sa quête pour ne pas dégueuler dans les brumes de ses troubles, gardant ainsi ses malédictions inutiles, les laissant pourrir dans l’inconnu. Fuir l’humain, fuir la ville, fuir l’isolation et n’avoir qu’en tableau les paysages des saisons changeantes. Mère Nature à chauffer son corps, elle a enlacé sa peau quand personne ne connaissait son existence, ni même la souhaitait. Les arbres le connaissaient mieux que la plus par des humains, les arbres l’avaient nourri et abrité durant les ouragans, alors cette connexion entre la nature et lui-même, ne pouvait être que celle d’un être admiratif face aux splendeurs qu’elle produisait. Il n’avait été qu’un spectre dépouillé et il l’était encore aujourd’hui. Les années s’étaient simplement greffées sur sa trogne pâle. Polaris était l’innocence, Polaris lui était l’absent de ce monde, le gamin que le soleil avait gardé dans son désert pour le protéger de la vie. Pourtant sa mère semblait lui avoir laisser du leste pour qu’il découvre le monde, car c’est en allant au-delà de ses limites qu’on peut évoluer, se trouver et se chercher.

La brise se levait et dans son crane les pensées s’acheminaient même s’il essayait de les faire taire, il ne pouvait s’empêcher subir une réalité assommante, découpante. Fondu en lui c’était installé l’idée que sa maison avait pris le feu, le seul logis qu’il n’avait jamais eu c’était fait prendre par les flammes. Blessée et perdu, ses yeux vagabondaient lugubrement vêtus. L’homme mécanique était surpris d’être encore vivant. Pouvait-il devenir ami avec Polaris ? Des amis hommes, il n’en avait jamais réellement eu sauf dans les voiles de son crané. Pourtant, lui, il imaginait l’amitié de façon magique, idée idéalisée sans aucun doute, il aurait été un chien fidèle. Aimant, adorateur des caresses bien portantes, seulement, on ne l’avait jamais donné de caresse alors il n’était que méfiance. Les coups de dent, morsures précaires dans son cœur, ça, ils les connaissaient. Était-il atteint d’un symptôme qui l’isolé du monde ? Polaris devait le comprendre, ayant été le secret du sable. Valko n’essayait pas de se faire d’idée et laisser les évènements se dérouler, mais sa présence, il l’aimait bien.


Les Perles du Cosmos étaient déjà sous leurs yeux, elle, elle avait des bijoux et le soir elles les dévoilaient au monde. S’habillant de nuance sombre pour qu’on observe plus encore les fragments de sa beauté dans un hiatus à la vie. Ciel, connexion entre les terres, Océan infini, immensité magnifique. Tout cela se dévoilé à leurs yeux à la nuit venue, l’homme ne prenait plus conscience de se cadeau. Dans son époque, ils étaient tous aspirés par les écrans pour ne plus contempler la beauté qu’ils avaient à leur fenêtre. Valko en faisait partie et sa présence ici lui fit prendre conscience qu’il était important de revenir à ce qui est organique, viscéral qui se tend à lui avec simplicité déconcertante sans bataille ni mesure. Contemplation mécanique, les phalanges de Valko se perdent sur un appareillage. Polaris se demande avec toute innocence si l’homme allait lui apprendre à se servir de ses bricoles. «  Oui bien entendu si tu le désires » lui avait répondu salement l’homme nébuleux. Polaris, elle, avait dû bien connaître les nuits à observer les étoiles, prendre conscience de cet espace et de la lune. Aujourd’hui, Valko n’allait pas lui montrer des miracles, mais simplement lui montrer qu’il était possible de les admirer de plus près. Il espérait qu’il puisse voir la lune d’une autre façon. La proximité de sa mécanique pouvait lui permettre d’admirer les bosses de la lune, étoile de façon plus proche. Ici, le froid était envahissant et Valko espérait que le manteau animal de Polaris le gardait au chaud. Le soleil n’était pas très présent ici. L’homme mécanique, pourtant, adorait ce temps gris, le soleil ne lui prenait pas les yeux de façon ostentatoire, la luminosité n’était pas arrachante et la pluie, ô la pluie sa bien-aimée.

Lorsqu’il avait mis ses affaires dans sa valise, il avait emporté avec lui des objets venus d’autres terres. Il sortit de sa besace, une flûte de pan qu’il donna a Polaris pour qu’il découvre. Valko ne se souvenait plus ce qu’il avait enfoncé, ça serait ainsi un trésor à chaque fois qu’il plongerait sa main. Un découvert, une exploration, des souvenirs en pagaille qui voyagerait dans son crâne. Au-delà, de ses collections énormes et paradoxalement, Valko n’était pas du tout un homme matérialiste, attaché à la possession, il savait que tout périrait, tout s’envolerait et rien ne serait gardé. Il ne fallait pas s’attacher à la sentimentalité, c’était une jeune femme qui lui avait appris et pourtant, précieusement jamais il ne se séparait de ses bagues dont une était scellée a toute sa mécanique, tellement elle était importante pour lui. Sans arrêt, il avait peur de la perdre. C’était plus la bague qui le possédait que l’inverse. L’homme n’était qu’un automate rouillé.

«  Nous allons pouvoir admirer le dragon et l’hydre dans sa totalité » il tapa délicatement avec sa machine « Le serpent n’est pas encore levé et bien des astres ne le sont pas encore » il l’invita à prendre place «  pour régler tu roules comme ceci » Valko lui montra la marche a suivre pour qu’il reproduise et puisse avoir de la netteté. «  Ainsi que celle-ci » pour zoomer une autre. «  Je ne sais pas si nous allons voir des étoiles filantes, je l’espère également » il n’était pas impossible que tous les deux les yeux accrochent au ciel puisse voir une trajectoire que seul, il n’avait pas vu, car après tout le ciel était l’immensité, l’infini, et même s’il était dans cette boucle figée, répété pendant des années, le ciel avait fait sa vie durant cette nuit. Valko, ne sassait de se demandait ce qui se passait à l’autre bout de l’univers et si sur ce plan le fait que tout soit bloqué était en accord avec les lois de la vie.


panique mécanique
Je me dis que c'est pas la première fois, je sens le silence qui m'entoure et mon poule qui ne faiblit pas. "Je viens en ami" dit le Silence, ne regarde pas lui loin que selon le jour qui t'appelle et t'invite dans son jardin chargé d'air et de lumière. Ne me touchez pas pourquoi le ciel est bleu et noir? Je m'en vais déjà écrasé sur moi   
Revenir en haut Aller en bas
Polaris Ahardane
Poulain dans les étoiles

avatar
☾☾ Miroir :

☾☾ Particularité :
Difformité Animale - D'humain il n'a bien que le visage et le haut du corps, le reste esquissant la silhouette équine d'un animal qu'il n'est pas.
☾☾ Bizarrerie :
Amoureux des constellations et des astres célestes. Adorateur du manteau étoilé de la nuit et de l'astronomie.
☾☾ Années :
26 ans, jeune âme encore toute neuve qui doit apprendre à arpenter le monde.
☾☾ Occupation :
Couturier & jeune insouciant.
☾☾ Myocarde :
Prêt à être capturé par celui ou celle qui acceptera qu'il n'est pas simple de l'aimer et encore moins de l'étreindre.
☾☾ Missives :
61
☾☾ Trogne & crédit :
Willy Cartier - 2981 12289 0


MessageSujet: Re: ad astra per aspera // POLARIS    Lun 29 Jan - 15:49

Ad Astra Per Aspera
Valko & Polaris
I want to drive you through the night, down the hills. I'm gonna tell you something you don't want to hear. I'm gonna show you where it's dark, but have no fear

Un étrange frisson dévale mon échine et court sur mon corps équin quand Valko se décide enfin à desserrer les lèvres et à m'indiquer qu'en effet, ce soir je serais plus qu'un spectateur curieux qui pourra de loin l'admirer lui et ses machines, mais un scientifique, un passionné des astres qui avec lui et comme lui pourra un peu plus observer la carte du ciel et les mystères que celle-ci refuse de souffler aux humains. En réponse à cette autorisation, je laboure malheureusement la pelouse de mon sabot droit, arrachant une motte de terre sans trop de peine tandis que je m'approche un peu plus, me penchant pour mieux être à la hauteur de mon compagnon et ainsi capturer avec plus de précision le savoir et les mots qui glissent d'entre ses lèvres qui trop peu souvent s'ouvrent. Je hoche de la tête et tente à nouveau de discipliner mes cheveux qui ne sont bons pour l'instant qu'à dévaler le long de mes épaules et à cascader sur mon torse avant de m'approcher de son invention et de délicatement, du bout des doigts, jouer avec les mécanismes de celle-ci, faisant rouler sous la pulpe de ma chair, les roulettes et autres molettes qui me permettent de mieux faire le point sur les constellations que nous sommes normalement capables d'observer en cette nuit encore jeune. Sur mes lèvres, un sourire se dessine tandis que dans le ciel, je repère cette étoile dont j'ai volé le nom à mon arrivée sur ce continent, quand j'ai réalisé que le prénom que m'avait offert mon père n'était que trop durement écorché par les autochtones incapable d'en saisir la mélodie des syllabes. Puis, porté par une impatience juvénile, par une excitation enfantine, une impatience puérile, je me mets à la recherche de la constellation du dragon, qui sous l'étoile du nord, vole au milieu des autres. Naviguant du regard depuis Polaris, je descends le long de la Petite Ours, jusqu'à trouver non loin d'elle le losange si particulier qui forme la tête de ce monstre mythique qu'il est difficile d'observer à cause de son envie ne point trop briller.

"Je le vois. Il est magnifique ce soir..."


Il doit l'être toutes les nuits, mais ce soir, alors que j'ai le plaisir de l'observer de plus près, je lui trouve une beauté et une prestance que j'avais trop longtemps ignorés, à cause peut-être de la difficulté que l'on peut éprouver à correctement le contempler. Car en effet, étant éparse et peu visible, il n'est pas rare d'oublier de prendre un instant pour laisser ses prunelles caresser l'échine tortueuse et sinueuse du cracheur de feu qui aurait tué dans des temps immémoriaux avant d'être épinglé à la voûte céleste comme un papillon. Je me recule brièvemment, juste pour le plaisir de croiser le regard de Valko et de lui sourire, malgré mes doigts qui restent sur l'instrument.

"J'ai d'ailleurs lu à son sujet qu'à une époque, la Petite Ours formait l'aile du dragon."
Je marque une légère pause. "Mais tu devais déjà le savoir... Tout comme tu dois pouvoir m'expliquer pourquoi le dragon a perdu son aile."

Je baisse légèrement la tête, me demandant subitement si mes questions ne l'importunent pas et que par politesse ou besoin de ne pas se retrouver seul, il se contente de les supporter et d'y répondre au plus vite afin que je cesse mes bavardages. D'un battement de cils, je chasse cette idée et en retourne à la recherche de cette autre constellation, qui encore plus discrète que la précédente, est une collection d'étoiles éparses, dont les yeux sont simples à trouver contrairement au reste du corps que l'on ne peut admirer que par morceaux si l'on a la patience de les chercher pour les rencontrer. Ce monstre-ci, bien qu'imposant et terrassé à une époque par un homme capable de réaliser des merveilles, est une ombre presque parmi les étoiles, une silhouette qui s'esquisse difficilement et qui refuse de révéler aux impatients et au néophytes, se dissimulant sans peine entre le Centaure et la Vierge, jouant à cache-cache avec les espérances des passionnés comme nous, qui sans relâche, viennent le soir pour s'abreuver des histoires silencieuses que pourrait conter le ciel. Du regard, je cherche alors dans le ciel d'encre celle qui va me mener jusqu'à ce monstre aux têtes innombrables  Spica, qui dans le prolongement de la Grande Ourse se trouve et m'indique ainsi où se trouve une partie de la constellation de la Vierge, voisine de l'Hydre timide. Sur les courbes de la jeune femme, je laisse mon regard se perdre, et finalement, sous cette étoile brillante, je trouve le timide corps céleste qui est le premier composant le serpent aux têtes multiples.

"Je la tiens."


Un sourire victorieux illumine mon regard et heureux comme un enfant peut l'être, je laisse ma queue fouailler l'air et manquer peut-être d'atteindre Valko, mais trop peu conscient de ce qui m'entoure et le coeur trop gorgé d'une joie futile, je me réjouis simplement de pouvoir tracer de mon oeil la constellation qui a dû à peine se lever, vu que le serpent, lui, se cache encore dans la semi-obscurité d'une nuit qui n'est pas encore décidée à dévoiler tout ses secrets. Durant de longues minutes, j'observe ainsi la chaîne d'étoiles avant de me reculer, toujours souriant pour à nouveau me tourner vers Valko.

"Je suis impressionné, je n'avais jamais pu réellement les observer à l'oeil nu... Me contentant de savoir qu'elles devaient bien être là... C'est fascinant."


Emporté par des joies enfantines, je me penche un peu plus vers lui, parlant avec les mains quand mes doigts ne passent pas sans cesse dans ma longue chevelure.

"C'est tellement grisant. Je veux dire... J'ai vécu des années à les observer, à me guider grâce à elle, mais... Jamais je n'avais pu aussi bien les voir..." J'inspire et ris légèrement. "Il faut que nous sortions de la boucle et que nous partions les chasser sous d'autres horizons ! Ici elles sauront condamnés à toujours se ressembler mais... Ne rêverais-tu pas de descendre plus au Sud et observer cette fameuse Croix qui s'y trouve ? De retrouver l'été qui est la promesse de pluies entières d'étoiles filantes ?"

Made by Neon Demon
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: ad astra per aspera // POLARIS    

Revenir en haut Aller en bas
 
ad astra per aspera // POLARIS
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Ad Astra, Per Aspera
» Haruto 春人 ♤ Per aspera ad astra
» garbage in honey sack (Allen)
» Ad Astra
» Liste et prix des équipements communs et rares.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
IMAGINARIAE CURIOSITATES ::  :: Vallée :: chennell park-