BLIND // SALOME
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Valko Vladix
homme mécanique

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☾☾ Miroir :

☾☾ Particularité :
Anatomie mécanique, les parties de son corps sont des rouages de machinerie sertie de secrets. Coffre aux trésors, fondu dans les boulons qui se fanent sous sa peau tatoué.
☾☾ Occupation :
Inventeur, créateur de petites machines dans son atelier et musicien maudit.
☾☾ Missives :
58
☾☾ Trogne & crédit :
Ville Valo ( DΛNDELION )


MessageSujet: BLIND // SALOME    Jeu 18 Jan - 17:11

If I could tear you from the ceiling

 & guarantee a source divine   

Il y a mainte et mainte année dans un royaume d’arctique vivait une enfant dans le corps d’une femme, cette reine de pureté demeurée dans prisonnier de la glace enfermé dans l’eau des larmes des orphelins. Chacune des larmes versées par une pupille se transformait en tombeau pour elle. Jamais, elle ne pouvait grandir. Elle était faite prisonnière de la dame douleur, mais un jour le roi Amorem en eut assez et lui offrit la possibilité de se libérer à chaque cri de joie des enfants orphelins, sa glace fondera qu’il soit de la lune ou du soleil, il fera fleurir cette fonte qui la libérera. C’est l’histoire innocente et fantasque qui venait parfois bousculer les rêves d’un homme mécanique. Il habitait son atelier, jour et nuit il fabriquait, huilés les machines afin que la vie prenne dans ses créations fantasques. Des plans, des essais, des matières, ils les associaient dans le sombre dessein d’une nuit, éclairé par la lune et des bougies. Son instant présent se résumait à trouver le bon rouage, à assembler les bonnes pièces. Il oeuvrait dans le silence de son coeur pour faire taire les battements qui étaient parfois douloureux. Condamnation des particuliers, il ne faisait pas exception à la règle, mais il tachait de faire de son mieux pour donner un sens à sa différence. Ce servir d’elle et non qu’elle se serve éternellement de lui. Retourner une perception problématique afin d’en extraire des petites solutions qui perlaient son énergie de charbonneuses d’une plus jolie poussière. L’anglais n’était pas amer, il n’était pas acide, il était et c’était déjà beaucoup. Parfois, il est vrai qu’il était envahi par la projection de la tristesse, mais il la laissait exister, sans l’accuser, sans la plaindre. Il la laissait pousser en lui, car elle avait le droit d’exister, sans résignation. C’était sans doute manifestation de son ego qui venait lui griffer les joues. Valko n’était pas en guerre contre lui-même pour autant. Il était commun de souffrir, ici et là. Tout ce qu’il voulait au creux de sa tête c’est rendre le maintenant meilleur.

C’est avec simplicité ce qu’il essayait de faire, il laissa l’encre couler sur le papier. Des mots venant du coeur, né d’un myocarde timide, mais qui s’affranchissait dans la conjugaison des lettres. Il avoua sur le papier la vulnérabilité de son coeur frêle à la lueur de l’éclosion de sa présence. C’est ainsi qu’il clôtura les quelques mots déposés sur le papier. Il mit un peu de cire au dos de l’enveloppe ainsi que le sceau d’un V. C’est ainsi qu’il déposa juste avant les rayons de lumière, la lettre sur le rebord d’une fenêtre, l’abandonnant de cette façon à être lu ou à être ignoré. Pas qu’il ne le lui prêtait pas assez d’attention pour la remettre en main propre, mais qu’il était bien trop craintif des jurons qu’elle pouvait provoquait la vision de celle-ci. Il aurait été mauvais de faire un face à face. Pour son coeur, mais également pour le venin. À la tombée de la nuit, il récidiva. De sa plume, il coucha à nouvelle fois l’encre. Cette fois, il s’affranchit de tout sentiment, mais en étant plus précis «  Ou tu sais, Londres 41. Ce soir, 21H. V ». Le savant débloquait, il déposa avant l’aube, cette lettre de la même façon et il disparaissait avant que le soleil ne vienne effleurer sa peau. Avait-il le l’imprudence qui venait toquer dans sa mécanique ? Il était incertain, apeuré et ensuite il se dit bien que si elle ne venait pas, c’est qu’elle ne le souhaitait pas ou qu’elle n’avait pas eu son invitation. Peut-être, peut-être qui sonnait dans son crane, mais après tout il n’y pouvait plus grand-chose. C’est alors qu’il décida de laisser mourir les questions avant de s’assoupir pour quelques heures. En glissant ainsi vers le sommeil, le silence et le rêve venaient réparer ses doux cauchemars.  

De sa veste noire la plus belle, il s’était vêtu. Elle avait l’air d’avoir appartenu à un passé victorien, peut-être au fond qu’elle l’était. Valko ne savait pas tellement il l’avait eu en la troquant à un particulier comme lui qui devait être plus ancien que lui, tout était possible après tout. De cette façon, il avait la sensation de s’être préparer, apprêter correctement pour rencontrer a nouveau la tatoueuse qui lui avait déjà planté ses dents à l’intérieur de son échine. Il prit de cette façon à pied la route vers la gare, une gare en état laborieux pour prendre le train. Valko et les transports n’étaient pas amis, mais l’avion et le train étaient des amis. La voiture, il la détestait par défaut. Déjà dans son monde, il était particulier, alors être plongé dans un environnement différent était pour lui plus rassurant que la normalité qui planait dans la réalité linaire. Restant dans la boucle du 22 mars 1941, il ne se sentait pas décollé. Avant il avait un vieux téléphone alors s’en séparer n’avait pas été une épreuve en soi. La route vers Londres de l’année 1941 était une curiosité, Londres en ruine, lui qui au final était né ici. Son berceau détruit. Les avions passaient. Pourtant, il n’avait pas su ou bien d’autres ils pouvaient se rejoindre. La Tamise fit son apparition dans la vitre du train, il était arrivé. Les ruines, le temple des romantiques. La contemplation le renvoyer a ses Origines. Instant pendant le corps la fertilité de ses peurs se taisait.

Et puis il s’était mis a marché, un pas devant l’autre, nerveusement face à l’inconnu. Ce Londres, il ne le connaissait pas. Marche mécanique, mais affirmée, il était enfin arrivé à cet endroit, l’endroit exact où ils avaient vécu; ici il n’y avait pas encore mis les pieds. Le quartier n’était pas en bon état. Les yeux de Valko cherchaient l’endroit, l’emplacement  ou plus tard, la maison où ils avaient vécu serait construite. Il en conclut par la géométrie de la rue, qu’il s’agissait d’une bâtisse en qui était  fracturé. Valko s’installa sur ses marches et installa alors son petit robot chien. Il s’appelait le java, il suffisait de le remonter la queue pour qu’il chante une chanson et s’ouvre pour qu’elle puisse sortir le petit parchemin, lui indiquant de regarder le bâtiment en face.


L’histoire avec Salomé était à la fois longue, compliquée, arrangée et étouffée. Les versions valsées, mais ça n’avait pas d’importance réellement. La réalité était le plus importante, il espérait secrètement qu’elle vienne, pour ça il récitait son prénom en prière celle d’une princesse des tempêtes. Salomé, c’était le vent qui arrachait ses racines. La douceur de ses nuits et la candeur d’une foule de sentiment. Il n’avait pas besoin de l’avoir pour qu’elle existe. Elle n’était pas l’idéale, mais c’était elle qui sonnait et réveiller les pupilles de l’homme c'était bien mieux. Petite clé usée, affligée en vain pour la colère. Le sensible était anxieux, il avait peur de se faire découper par les regards de la Salomé. Lui, n’était qu’une machine imprimée simplement, naïvement à la blancheur de la neige et les pigments de ses sourires lui manquaient. C’est ainsi qu’il s’enfuit dans le bâtiment en face lui aussi abandonné, Valko passa le reste de son temps à mettre la peinture et attacher un objet. Et puis il semblait attendre à la fenêtre doucement accompagnée de sa longue vue pour observer si une présence allait illuminer le silence de la rue.


panique mécanique
Je me dis que c'est pas la première fois, je sens le silence qui m'entoure et mon poule qui ne faiblit pas. "Je viens en ami" dit le Silence, ne regarde pas lui loin que selon le jour qui t'appelle et t'invite dans son jardin chargé d'air et de lumière. Ne me touchez pas pourquoi le ciel est bleu et noir? Je m'en vais déjà écrasé sur moi   
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Salome Von Diesbach
Image venimeuse

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☾☾ Miroir :

☾☾ Particularité :
Tatouages en armure empoisonnée lors des sombres colères, des folies furieuses. Intouchable venimeuse, elle devient. Esclave du grand organe de la chair, il la condamne à la solitude infâme.
☾☾ Bizarrerie :
Peau aussi destructrice que fragile, elle subit d'intenses douleurs écorchées à mesure que le poison s'insinue dans le corps de la victime qu'elle a infecté. | Collectionneuse de photographies sépulcrales, vestiges morbides de l'époque victorienne. Cueilleuse de membres arrachés aux poupées abandonnées. | Fascination inquiétante pour le dragon, son idole écailleuse. | Ermite agressive, elle éloigne les naïfs du poison qui gangrène sa chair.
☾☾ Années :
Vingt-trois ans dans la boucle. Jeunesse cristallisée. | Vingt-quatre ans, dans les méandres dépravés des hommes.
☾☾ Occupation :
Parfois artiste, souvent tatoueuse. Elle dessine et esquisse, grave à même la chair des contours inventés. Fait couler le sang vermeil, sublime le corps de provocations. Dans une époque qui transpire la fadeur, comme une pieuvre, elle expulse l'encre de sa noirceur.
☾☾ Myocarde :
Calciné.
☾☾ Missives :
157
☾☾ Trogne & crédit :
Hannah Snowdon | DΛNDELION


MessageSujet: Re: BLIND // SALOME    Sam 20 Jan - 16:51

Blind

Valko & Salome

Londres était meurtrière. Assassine habillée de pluie acide. Cette ville, pour Salome, n'était qu'une charogne de chimère, portant en son sein les cataclysmes barbares de ses nombreux cauchemars. L'Angleterre était un territoire semblable à une lame de rasoir. De sa mémoire suintaient les sévices douloureux d'une enfance crucifiée, d'un début de vie incendié qu'elle avait été forcée d'avaler dans les quartiers de cette horrible anglaise aux charmes illusoires. Elle n'avait eu aucun doux rivage sur lequel accoster, aucune porte de sortie brodée d'opportunités. Son cœur perpétuellement blessé à l'idée de vagabonder dans les méandres ruinés de cette capitale à la beauté infernale. Ses infimes joies, ici, étaient toujours obscurcies par les atrocités endurées. Elle ne pouvait échapper aux relents pestilentiels de ces actes passés, qui toujours, lui donnaient la nausée. Le fil continuel de ses péripéties catastrophiques ne faisait qu'agrandir un peu plus les plaies anciennes qui s'étaient ouvertes sous l'implacable rigidité du Big Ben. En lisant les mots d'un homme, ces mots qui ne se concrétisaient jamais dans les courbes lascives de la réalité, Salome avait l'impression de sentir son cœur battre dans sa gorge nouée. Ses furies s'alliant monstrueusement à la tristesse profonde que l'auteur de ces quelques phrases embrouillées lui infligeait. Elle aurait voulu être plus forte que ça. Moins moelleuse face aux souvenirs que leurs deux âmes partageaient en secret. Plus rien de ce qu'ils avaient pu vivre n'avait d'importance dans cette boucle. La soit-disant innocence qu'il proclamait comme étant sienne n'était qu'une immense supercherie en laquelle la femme noircie ne pouvait croire. Dans cette réalité qui n'était plus la leur, elle ne pouvait se souvenir que de l'abandon perpétuel de cet homme en qui elle avait mis les cailloux insignifiants de sa confiance. Mais comme tous, il était parti pour se perdre dans des ailleurs où elle n'était pas. La fracture fut donc immédiate et sans appel. Si implacable qu'elle ne pouvait à présent qu'en ressentir une rancœur impossible à détruire. Elle n'aurait certainement pas dû s'installer dans le confort d'une vie plus jolie que celle qu'elle avait toujours connu. Elle n'aurait pas du s'éteindre dans d'autres bras que ceux du néant qui régissait ses souffles depuis le décès de ses parents. Il fallait réapprendre à vivre avec son ombre, oublier les fausses lumières qui se jouaient trop souvent de son âme d'enfant. Le bon sens aurait dû lui faire déchirer ces lettres, pour toujours cristallisées dans l'absence d'actes et de vérités. Sally aurait simplement dû continuer à respirer avec cette ignorance fulgurante dans laquelle elle s'était nichée volontairement.

Mais les choses ne pouvaient pas se passer ainsi, n'est-ce pas ? Elle n'était pas en droit de fuir cette prison dorée dont elle avait fini par se lasser. La poussière de ses maux devenait poison, alimentant un peu plus le venin qui était devenu son sang. Cette boucle intemporelle lui permettait de vivre avec la liberté de ceux qui n'ont plus rien. La matrice stigmatisée dans cet univers ne valait pas grand chose. Elle n'était plus mère. Elle n'était plus femme. Simple carcasse de chair déambulant parmi les monstres dont la société ne voulait pas. Salome était ivre d'une liberté affreuse, façonnée par un vide que l'homme mécanique n'avait jamais su comprendre. Elle était là pour endurer, pour se renforcer et savoir passer au-dessus de ces faiblesses dans lesquelles elle s'était fondue par erreur. S'il désirait la voir, le questionnement cisaillait son esprit, plantant ses épines dans les convictions fragiles qu'elle aimait se donner. Cela aurait été un mensonge de dire qu'elle se sentait bien. Ce n'était pas le cas. Tout était faux. De ces sourires jusqu'à ces mots qu'elle dégueulait à l'attention de ces autres auxquels elle n'était pas attachée. La farce ne l'amusait pas et la fausseté de tout ce qui l'entourait intensifiait l'insanité qu'elle pensait pourtant avoir vaincu. Tout était revenu. À l'instant où le craquement malade de son cœur a retenti en elle, faisant exploser le compteur de larmes, la confrontant à nouveau aux incubes voraces qui siégeaient en son esprit malade. Salome était redevenue cette personne affreuse, elle était à nouveau l'ombre d'elle-même, l'infâme reflet dans le miroir et elle ne savait plus exactement si tout cela allait un jour disparaître. Si cette souffrance violente finirait par avoir raison d'elle. La facilité était d'en vouloir au monde entier et elle avait décidé d'embrasser cette vérité. Non, elle n'avait plus de raison de se battre et ce n'est pas la couleur d'illusions modestes qui pourrait lui faire changer d'avis. Elle s'était emparée de cette main tendue que la fatalité lui proposait et ensemble, elles marchaient vers d'obscurs horizons. Comme auparavant, comme dans ce qu'elle a pu être par le passé, Salome vagabondait dans les bas fonds de l'Humanité. Là, elle était en territoire connu. Plus de mauvaises surprises. Plus de déceptions coupantes. L'unique vérité d'un monde dans lequel tout individu était seul.

L'amour ne changeait rien à ce constat brutal et elle l'avait appris à ses dépends. Avant de quitter son cocon, les entrailles tordues d'appréhension, elle s'était vêtue de ces vêtements qu'il connaissait et qu'elle avait délaissé dans l'idylle mensongère qu'ils avaient pu vivre avec naïveté. Des vêtements usés dans lesquels elle n'était ni belle ni attirante. Des vêtements dans lesquels elle se cachait par peur qu'on ne la salisse, encore. Ceux qui normalement devraient être portés par un homme et non, une femme. Enrobés de noir, amples et vagues, ne soulignant aucune forme, ne dévoilant rien d'autre que la fermeture la plus totale. Elle mit sa capuche puis cette veste, au cuir abîmé car trop de fois portée. Des bottes à moitié lassées et des mitaines trouées. C'était ainsi qu'il l'avait connue après tout. C'était cette monstruosité qui, stupidement, l'avait charmé. Si son visage ne lui inspirait qu'un mirage, il pourrait au moins comprendre sa peine face à l'allure sordide qu'elle avait. Il la reconnaîtrait. Jusqu'à la gare elle avait marché. D'un pas rapide et paranoïaque, écouteurs aux oreilles par refus d'entendre les croassements terribles des banalités soufflées. Le noir avait rapidement envahi le ciel et elle s'en réjouissait car les éclaircies n'étaient pas ses amies. Elle était enragée de devoir fouler ces rues qu'elle haïssait, ses idées étaient brouillées par le passé. Elle n'était pas sereine et désirait ensevelir la morbidité de ses larmes au plus profond de son être. Calée dans un coin reclus de ce foutu train, son regard ingurgitait ces horizons trop connus, trop vus, qui surplombaient son âme de nostalgie mais d'horreurs aussi. Lorsque finalement la machine s'est arrêtée, elle est descendue sur le quai avant d'unir sa démarche indifférente à ce béton qu'elle connaissait bien trop. Les rues étaient habillées par la guerre, différentes et pourtant si semblables à celles qu'elle avait quitté. Elle avait erré jusqu'à atteindre leur rue, leur illusion profanée. Lorsqu'elle est arrivée des sons métalliques s'accaparèrent de son attention, un chien de fer chantait, lui tendant un parchemin de sa poitrine ouverte. Les doigts fins de l'anglaise s'en saisirent avant de le déplier avec délicatesse. C'était un plan qui lui indiquait d'envahir le bâtiment face à celui devant lequel elle se trouvait. Prise de curiosités, la tatouée s'est enfoncée dans les décombres de ce qui, plus tard, aurait dû devenir sa maison. Les marches grinçantes qui menaçaient de s'effondrer ne lui donnaient pourtant pas envie de faire demi-tour. Lorsque finalement la silhouette de l'homme s'incrustait dans le charbon de ses prunelles, son souffle se coupa un bref instant, le corps s'immobilisant de ne pas savoir quoi faire ni quoi dire.

« Je suis venue, tu vois. » dit-elle après quelques longues minutes teintées d'un silence embarrassant. Elle éteignit ensuite son iPod, vestige du présent meurtri qu'elle désirait oublier puis retira ses écouteurs, les fourrant dans la poche profonde de sa veste éraflée.  



YOUR JOY IS MY LOW
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Valko Vladix
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Anatomie mécanique, les parties de son corps sont des rouages de machinerie sertie de secrets. Coffre aux trésors, fondu dans les boulons qui se fanent sous sa peau tatoué.
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MessageSujet: Re: BLIND // SALOME    Ven 26 Jan - 22:38

If I could tear you from the ceiling

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Ô Ruines londonienne, douce pièce du monde atrophié en lambeau sous les bombes des hommes, comme bien d’autres morceaux du puzzle du cosmos : elle souffre. Sous ses pieds, sous ses bâtiments en friches, Gaia suait sous l’hostilité de ses enfants ingrats. Ils ne se révoltaient pas contre la mère, mais entre eux. Innoncente, elle était la témoin silencieuse de ses batailles qui tuaient. Les vestiges étaient nombreux et pourtant Valko s’était enfoncé dans ce logement sur le point de s’effondrer. Il patientait dans la poussière. Imparfaitement, cet endroit lui ressemblait bien plus qu’il n’était possible de le formuler. Un temple d’une existence en miette, le présent était passé. Le passé était présent. Les confusions tremblaient sans doute dans les cerveaux les plus fragiles, mais Valko lui n’arrivait pas a poser son attention sur ses questions, car il était bien trop perdu, mais Gaia était là, silencieuse sous ses pieds, toujours. Lamentablement, il aurait aimé la serrer dans ses bras tout entiers comme un fils qui aurait souhaité consoler sa mère. Être son accalmie, sous les explosions, car elle n’était que mutisme dans cette guerre.


Sous le regard de ça tendre matrone morcelée sa progéniture, lui était passivité, il patientait dans les décombres, la tétanie montait dans ses nerfs. Vulnérable à souhait a cet instant précis. Son idée avait été plus une pulsion, la réalité, c’était qu’il ne s’attendait pas à ce qu’elle se trouve en bas même si en soi, il l’avait invité. Bien entendu, elle avait trouvé le chien et il entendait son ombre se déplacer dans la sépulture de cette bâtisse. Elle, elle, elle s’était Salome. L’État nébuleux trônait dans l’esprit de ce Valko, envahissant et tapissant les parois de son être. L’homme était enseveli par les images qui naissaient et mourraient au creux de ses yeux, il n’arrivait pas à identifier réellement si elles étaient vraies ou non, mais tous étaient des parcelles de vie doucement déposée sur ses pensées. La mécanique de l’homme était en suspens, silencieux à souhait, arrêtée dans une pause qui semblait une éternité. L’enfant avait à la fois peur de rentrer en collision avec sa présence réelle et à la fois rencontrer l’absence aride. Elle, oui, elle, cette demoiselle au cœur dissimulé, c’était Salome. Le stupide était troublé, l’envie de fuir lâchement était présente, il avait peur de ne pas savoir faire sous les yeux de Salome. Secrètement, l’homme en quelque secondes se racontait des cauchemars. Les mausolées des sentiments de Valko n’avaient qu’en définitive qu’un seul nom, parfois décliné, mais jamais esseulé celui de Salomé. Lui, il aurait pu aisément enfoncer les lettres de son prénom en épitaphe sur tout son corps, sur tous les murs du monde pour lui rendre hommage de façon maladive et parfois malsaine. Il ne niait pas que sa nomination s’était froissée parfois dans son myocarde mécanique par les corbillards d’épreuves frigides qu’ils avaient pu vivre, mais elle vivait en lui en toute beauté silencieuse. C’était une fleur qui vivait sous la neige sans arrêt, fragilement et sans prétention.

Le délinéament de son enveloppe apparaissait peu à peu, elle était différents dans son habitacle, mais les vêtements amples, il les connaissait. Lui savait pourquoi elle portait ses vêtements spacieux qui laissaient oublier sa féminité. Salome a de nombreuses périodes de son existence ne faisaient que s’adapter à l’autre pour l’autre, se cacher était pour ne pas sucité les regards sibyllins, en s’oubliant totalement. Lui, il connaissait les autels de sa magnificence. Elle arrivait face à lui, non loin de lui. Rangeant son appareil avant que ne perlent de ses lèvres des mots. Oui, il voyait qu’elle était là, en face de lui, à nouveau présente et partageant le même air que lui. Ils étaient malais l’un comme l’autre de cette rencontre étrange, d’être distants, différents. D’être l’un face à l’autre. Il hocha la tête timidement. Il avait de la peinture plein les mains, car il avait essayé avant sa venue de repeindre un objet qu’il avait dissimulé avant son arrivée dans sa poche avant d’être paralysé par le présent. Moment flottant de cette existence, Valko dévalisa Salomé des yeux. Contemplant pour savoir si c’était bien elle qui était venu ou si c’était une illusion qui se portait à ses yeux. Était-elle dans ce corps ? L’enfant qu’il chérissait était-elle là ? où l’avait-elle tué pour se débarrasser de sa pureté? « Oui, c’est bien toi ? » Maladroitement esquissé entre ses lippes. « Veux-tu t’asseoir à côté de moi ? » Lui, il l’invitait encore sur le planchait saccadé et poussiéreux, car oui, la place qu’il désignait n’était pas un beau siège en velours ou autres confortable siège, mais le sol sur lequel il s’était posé. Étant donné que tout était en ruine dans cette maison, le sol était ce qui restait avec ses murs. Les pupilles du gamin s’étaient arrondies dans sa demande, étant à la fois navré de ne pouvoir lui offrir mieux et à la fois désireuse de l’avoir auprès de lui dans une simplicité en autel.


Le vent traversait les murs, il ne faisait pas chaud ici dans cet espace de Londres, mais, eux, le froid, il l’avait bien connu que ça soi dans leurs enfances ou dans les contrèes du Nord du globe. Ici était pour eux un berceau, une terre étrange. Valko n’avait jamais été patriote et n’avait jamais ressenti le besoin d’avoir une identité nationale pour se sentir lui-même. Pourtant parfois il lui arrivait de se définir comme Finlandais, car il aimait en eux cette présence solitaire et intelligemment respectueuse ainsi que la langue qui ressemblait à celle des elfes, mais se définir comme un anglais dans sa bouche sonnait comme un pléonasme. Le désir de fierté communautariste pour se sentir culturellement existant était un phénomène dont ils étaient spectateurs sans jamais trop s’intégrer, avant tout, ils n’étaient tous que des enfants de Gaia peu importe la région où ils naissaient. Salome et lui s’étaient trouvés là-bas dans ce pays nordique des joyaux d’intérêts qui posait dans leurs os et aujourd’hui, il avait l’impression que l’endroit n’avait pas la moindre importance. Lorsqu’elle était avec lui, c’était un peu partout la Finlande.

Étrangement, elle était venue de sa volonté propre, le libre-arbitre l’avait amené à lui. Paranoïaque et incertain qu’il était, il s’était mis à toucher du bout de ses phalanges sa veste en cuire pour savoir s’il n’était pas dans un débris hallucinatoire profond, un rêve lucide ou ce genre de chose qui aurait pu éventuellement arriver. Salome, sans aucun doute, allait remarquer ce frôlement fragile, mais il savait aussi qu’elle ne se moquerait pas de lui, car il avait bien subi beaucoup de ricanement intempestif, mais jamais de la part de Salome. L’être humain avait la facilité d’observer chez l’autre les différences et de s’en moquer de façon malveillante pour se rassurer lui-même, se complaire dans une normalité ou alors détourner ses tourments. De cette façon, bien, souvent, il se moque pour dissimuler ses blessures. Salome, Valko et bien d’autres êtres dissimulé dans cette boucle avait subi ses morsures injustes, mais avec Salome, il n’avait pas peur bien au contraire, il aimait décrocher de sa bouche les précieux rires enfantins qu’elle émettait en s’accrochant à son corps comme un koala. « C’est un peu étrange comme lieu de rendez-vous, mais je t’avoue que je ne savais bien ou te dire » des milliers de lieux était possible, trop, ici, c’était sans doute inattendu et évident à la fois, mélange paradoxal de ses yeux accroches aux siens. Les malentendus avaient dû fleurir parfois dans encéphale de Salome, même s’il n’était pas à l’intérieur il pouvait parfois le deviner dans la déconstruction de sa féminité aujourd’hui. Il n’aimait pas qu’elle se sente obligée s’associer valeureusement à l’austérité. Salome n’était ainsi dans son intérieur profond. C’était un être humain rempli d’une gentillesse touchante et très sensible qui lui plaisait énormément. « Tu veux partager un bout de gâteau ? » Il l’avait fabriqué lui-même et c’était dans sa poche que le mouchoir où était enveloppé le gâteau l’attendait. Valko le prit et lui tint une part. Bien que son estomac ne criait pas famine parce qu’il venait d’être renversé par la tétanie la plus complétée, il se disait que le remplir de miette chocolatée éveillerait une sympathique communion, de plus le bout n’était un immense gâteau, c’était des bouts.

Sans doute qu’elle, ne se demanderait pas pourquoi il l’avait invité, mais, lui, lui dévoila avec une simplicité qui ne cherchait pas à faire de grands mystères. « J’avais envie de te voir » pouvait-il faire abstraction du monde en guerre et des colères pour me rencontrer à nouveau sous les ruines de cette demeure ? Passer un instant éternellement présent encré. « Passer un moment en ta compagnie, car tu me manquais. » L’enfant avouait tout avec un amour dérobé dans l’intonation de ses syllabes.


Salome, l’enfant abandonné, la femme bafouée, la mère négligée, jamais il ne l'abandonne. Toujours, il est resté, présent parfois dans les ombres les plus douteuses pour la regarder, l’observé parfois métamorphosé en, un rien, galeux invisible à ses yeux. Damné, pour ses airs tumultueux il l’avait été plus d’une fois alors voudrait-elle de lui pour un instant arraché à l’éternité de cette boucle figée.



panique mécanique
Je me dis que c'est pas la première fois, je sens le silence qui m'entoure et mon poule qui ne faiblit pas. "Je viens en ami" dit le Silence, ne regarde pas lui loin que selon le jour qui t'appelle et t'invite dans son jardin chargé d'air et de lumière. Ne me touchez pas pourquoi le ciel est bleu et noir? Je m'en vais déjà écrasé sur moi   
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Salome Von Diesbach
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Tatouages en armure empoisonnée lors des sombres colères, des folies furieuses. Intouchable venimeuse, elle devient. Esclave du grand organe de la chair, il la condamne à la solitude infâme.
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Peau aussi destructrice que fragile, elle subit d'intenses douleurs écorchées à mesure que le poison s'insinue dans le corps de la victime qu'elle a infecté. | Collectionneuse de photographies sépulcrales, vestiges morbides de l'époque victorienne. Cueilleuse de membres arrachés aux poupées abandonnées. | Fascination inquiétante pour le dragon, son idole écailleuse. | Ermite agressive, elle éloigne les naïfs du poison qui gangrène sa chair.
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Vingt-trois ans dans la boucle. Jeunesse cristallisée. | Vingt-quatre ans, dans les méandres dépravés des hommes.
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Parfois artiste, souvent tatoueuse. Elle dessine et esquisse, grave à même la chair des contours inventés. Fait couler le sang vermeil, sublime le corps de provocations. Dans une époque qui transpire la fadeur, comme une pieuvre, elle expulse l'encre de sa noirceur.
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Calciné.
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MessageSujet: Re: BLIND // SALOME    Dim 11 Fév - 20:41

Blind

Valko & Salome

Elle n'était pas bien, là. Entourée de cadavres invisibles, de souvenirs en lambeaux qu'elle refusait de réanimer ici. Ce n'était pas chez eux. Salome ne reconnaissait rien, pas même l'homme qui lui faisait face. Elle-même était devenue quelqu'un d'autre. Tout s'était obscurcit, tout avait sombré dans les tréfonds d'un monde fabriqué. Leurs beautés s'étaient diluées dans la laideur de la surface. La pureté battait de l'aile, frémissant face à cette mort certaine qui l'attendait. La petite femme n'arrivait pas à accepter les raisons, méprisant les détours avec fureur. Peut-être qu'elle allait s'échapper. La réalité ne semblait plus si horrible que cela lorsqu'on avait compris que même dans les méandres d'un univers programmé, personne n'était vraiment soigné. Ils souffraient tous. Á leur manière. Supercherie déguisée en solution miracle. Il fallait qu'elle la rejette avant qu'il ne soit trop tard. Pourtant si elle était venue, si elle était encore là, c'était pour se prouver de manière totalement masochiste qu'elle pouvait faire face à ce qui la blessait. Elle se convainquait que c'était possible, qu'elle pouvait franchir les visions sordides des vautours en quête de tout ce qu'elle détestait. Peu importe si ces comportements frivoles la blessait. Peu importe si elle refusait de comprendre les échos déformés d'intérêts déguisés en intentions. L'habitude finirait par lui faire oublier, la détacher de ce qu'elle pensait pur mais qui, au final, ne l'était pas tellement. Salome n'allait pas s'efforcer de mentir. Elle allait simplement faire face et encaisser avec dignité. Peut-être qu'elle trouverait quelques lueurs sur son chemin. Peut-être que son cœur trouverait une dose analgésique pour l'engourdir mais pour le moment, la noirceur était sienne à nouveau et lui devra se contenter de composer avec cette dernière. Que cela lui plaise ou non. La dureté de son attitude ne démontrait que la profondeur de sa douleur. C'était peut-être égoïste mais mettre de côté cette peine, la dissimuler pour satisfaire aurait été comme une trahison, une foule de mensonges enrobés d'une douceur banale et sans aucune profondeur. Salome n'était pas ainsi. Elle préférait mourir que de prétendre, disparaître six pieds sous terre plutôt que de faire preuve de flagornerie. Ces discours mielleux l'écœuraient. Pour confondre gentillesse avec stupidité, il ne fallait pas être doté d'une profonde réflexion. Elle lui en voulait profondément de lui faire traverser tout cela, d'empoisonner un peu plus ce cœur siégeant dans sa poitrine alors qu'il était déjà bien trop vicié. Il ne la reconnaissait pas et pourtant, il était celui qui lui avait redonné le goût à la morbidité.

« Qui veux-tu que ce soit ? » Sa voix était aussi froide que la ville. Dans l'air voltigeait l'odeur de la discorde. Rien n'était tendre, même ce lieu qui serait plus tard leur maison craquelait de destruction. Salome avait du mal à percevoir le bon ici. Elle ne faisait qu'errer, attendant la fin d'un cirque qui n'en finissait pas de se rire d'elle. Valko l'invitait à s'asseoir sur la plancher décharné qu'était devenu le sol en bois. Sans un mot, elle prit place, déposant ses bras sur ses genoux, observant une profondeur qui n'existait pas. Le décor monstrueux ne la choquait pourtant pas. Londres était imprégnée par des rivières de sang, elle était connue pour déchirer ses enfants. Sa gorge se nouait presque de cette constatation car c'est pourtant elle qui avait été sa patrie. Londres était la seule ville que Salome connaissait sur le bout des doigts. Comme un triste refrain avec lequel elle s'étranglait inlassablement. La nordique aurait donné cher pour rentrer à la maison, oublier la mélancolie épineuse que lui inspirait cet endroit. Elle aurait donné cher pour que plus rien de tout cela n'existe en son esprit. La colère était un pêché bien lourd à porter. Il ravageait tout, important avec lui l'horreur d'une douleur silencieuse que la fierté empêchait de crier. Salome ne saurait pas expliquer les détours ombrageux de ce qui lui poignardait le cœur. Elle était simplement impuissante et cette faiblesse ne lui inspirait que des cauchemars vomitifs. Comment pourrait-elle se calmer alors que tout la ramenait à l'échec ? Il disait que c'était un lieu étrange mais pourtant, elle n'était surprise de rien. Elle ne s'émerveillait de rien. « L'endroit n'aurait pas changé l'ambiance. Il ne m'aurait pas fait oublier non plus. » Alors quelle importance tout cela avait réellement ? « Tout ce que je sais, c'est que ça ne ressemble pas à la maison. » La maison, ce dernier mot avait eu du mal à sortir. Elle était devenue presque interdite tant les réminiscences de ce qu'elle avait laissé la peinait. Salome n'était pas réellement ainsi. Elle n'était pas ce monstre de furie que l'on craignait d'approcher. Elle préférait simplement l'être car sa confiance grésillait, incapable de se laisser attraper pour ces ombres qui dansaient autour d'elle. Elle ne souhaitait être des leurs. Elle ne souhaitait qu'ils soulèvent le voile de son intimité car tout cela était précieux et l'exposer à la vue du monde la terrifiait à un point tel que son souffle s'évaporait.

« Je n'ai pas vraiment faim, malheureusement. » Elle aurait certainement tout remis. Le haut de son corps était bien trop tétanisé pour penser à manger. Son esprit n'était pas tourné vers les besoins fonctionnels de son être. « Et puis quoi ? On se voit et la suite ? » Son visage s'était tourné vers le sien, cherchant une réponse en sachant pertinemment qu'elle ne la trouverait pas. « Être en ma compagnie n'a pas grand chose d'agréable et j'ai plus de poison ici que je n'en ai jamais eu ailleurs. » L'ironie du sort lorsqu'on savait que cette boucle était censée leur faire accepter ce qu'ils appelaient particularité. Celle de Salome ne pouvait être tourné du bon côté. Elle suintait le vice. L'essence pur du Diable s'écoulant dans ses veines. Cette particularité n'était qu'une damnation supplémentaire et elle était là pour une raison certaine. « Mais j'imagine que tu as de quoi être heureux ici. » Et c'était sans doute mieux pour eux. Cela semblait être le conclusion logique du drame qu'était, en ces lieux, leur histoire.



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