Double-je | Galahad
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Salome Von Diesbach
Image venimeuse

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☾☾ Miroir :

☾☾ Particularité :
Tatouages en armure empoisonnée lors des sombres colères, des folies furieuses. Intouchable venimeuse, elle devient. Esclave du grand organe de la chair, il la condamne à la solitude infâme.
☾☾ Bizarrerie :
Peau aussi destructrice que fragile, elle subit d'intenses douleurs écorchées à mesure que le poison s'insinue dans le corps de la victime qu'elle a infecté. | Collectionneuse de photographies sépulcrales, vestiges morbides de l'époque victorienne. Cueilleuse de membres arrachés aux poupées abandonnées. | Fascination inquiétante pour le dragon, son idole écailleuse. | Ermite agressive, elle éloigne les naïfs du poison qui gangrène sa chair.
☾☾ Années :
Vingt-trois ans dans la boucle. Jeunesse cristallisée. | Vingt-quatre ans, dans les méandres dépravés des hommes.
☾☾ Occupation :
Parfois artiste, souvent tatoueuse. Elle dessine et esquisse, grave à même la chair des contours inventés. Fait couler le sang vermeil, sublime le corps de provocations. Dans une époque qui transpire la fadeur, comme une pieuvre, elle expulse l'encre de sa noirceur.
☾☾ Myocarde :
Calciné.
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MessageSujet: Double-je | Galahad   Jeu 18 Jan - 19:18

Double-je

Galahad & Salome

Calfeutrée dans un des recoins de sa boutique, Salome écoutait le chant lancinant du silence et de ses vides. Le cœur étourdi par les affres de son esprit concerné. De loin, son regard envenimé observait les gestes nauséabonds d'une image qu'elle méprisait. Au creux de son ventre, la liqueur noire s'épanchait jusqu'à en envahir son flux sanguin. Prolongation de ces maux qu'on l'obligeait à censurer. Vertiges d'une colère qu'on lui interdisait de crier. Les êtres de lumière, à son contact, frémissaient, bien incapables de par leurs espoirs vulgaires à comprendre les méandres charbonnés de l'âme ébouriffée régnant en elle comme un fantôme du passé. À défaut d'expulser son venin, d'annihiler les fragilités stupides de ceux qui se pensaient miraculeux, elle crucifiait les grains du papier sur lequel elle s'acharnait, cherchant l'absolution de sa propre douleur dans la naissance des esquisses approximatives qui bourgeonnaient sur la virginité immaculée de cette simple feuille de papier. Ensevelie sous l'habitude de rarement accueillir de nouveaux clients, l'orpheline dispersait les éclats de son énergie à inventer de nouvelles formes, traçant avec liberté les contours d'ombres soufflées, créatures d'irréelles voluptés. Elle appréciait le coton tendre de ces moments solitaires, uniquement focalisés sur l'évacuation de toutes les pensées amères. Malgré la voûte de nuit qui ne la quittait jamais, Salome s'était faite à la vie au sein de la bulle intemporelle. Le 22 mars 1941 était devenu son évasion, destructeur du néant qui menaçait le présent bancal de sa réalité linéaire. Elle se souvient d'avoir tout vu voler en éclats ; du sanctuaire intime dans lequel elle aimait se blottir jusqu'aux détails les plus futiles qui pourtant calmaient le crépitement virulent qui vivait en ses failles. Ici, tout était différent mais elle était suffisamment éloignée de ce cocon qu'ils avaient incendié par pur égoïsme pour se relever et oublier. Son désir d'effacer n'avait sans doute jamais été aussi grand, c'était la raison même qui l'avait poussé à s'égarer dans les couloirs infinis de cette boucle temporelle brûlée sous les bombardements.

Elle ne savait pas ce qu'elle dessinait, patientant simplement que l'encre noirâtre lui conte une nouvelle histoire. C'était toujours ainsi lorsque le brouillard lui filait le cafard, sa rage se faisait presque douce de tant saigner le papier. Jeux d'ombres qui dansaient entre ces coups de fusain, mattifiant cette encre humide et devenue épaisse de ses trop nombreuses effusions de sang. La migraine chuchotait ses lassitudes au creux de son oreille acérée. L'anglaise détectait les bruits des passants qui galvanisaient sans raison leurs existences qui pourtant ne faisaient que s'essouffler de constamment être remontées. Malgré tout les effluves d'un présent répétitif lui offrait l'illusion de pouvoir composer avec les brises de ce mauvais temps récalcitrant. Dans le confort de son salon de tatouages, elle pouvait exorciser à volonté les tourments qui pouvaient la persécuter. C'était son antre personnel, l'aboutissement d'une passion à laquelle elle s'était vouée lorsque plus rien autour d'elle ne pouvait la relever. La femme aux cheveux d'ébène s'amusait de la réaction de certains curieux. Provocation subtile, imposée, marquant le tournant d'une vie que la société de 41 n'osait pas encore effleurer. Tenterden n'était pas prête à comprendre l'incrustation d'un symbole ancré à même la peau. D'entendre certaines voix s'offusquer la ravissait bien plus que cela n'était autorisé.

Mais parfois pourtant s'égaraient les poussières d'une âme particulière et de par leur audace, elles osaient faire teinter la clochette suspendue à proximité de cette porte qui, d'une main inconnue, n'était presque jamais ouverte. Aujourd'hui allait être un de ces jours spécifiques où la confrontation d'un autre regard allait s'immiscer en ces lieux évités. De l'encens brûlait, propageant en fumée délicate les senteurs boisées et forestières du santal. À présent plus tranquille, le calme de Sally annonçait des couleurs plus libérées. Prêtes à communiquer, à ignorer les rancœurs qui la poussaient habituellement à maudire ces gens de passage qui n'avaient pas grand chose à lui dire. Comme toujours les fraîcheurs de l'étonnement se sont insinuées en elle lorsque la porte s'est ouverte, laissant une silhouette dépasser le seuil de l'entrée. Les prunelles rivées sur le corps étranger, Salome en découvrait les différentes nuances, effleurant de curiosité la personne qui ne semblait point dégoûtée par l'Art obscur qu'elle pratiquait dans les rues de cette bourgade isolée. « Bonjour. » Salutations frisquettes, peu habiles face à l'inconnu. « Recherchez-vous quelque chose ? » L'erreur suggérée comme si le choix de la porte avait été mauvais, comme si d'autres horizons l'attendaient.



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☾☾ Particularité :
Échine capricieuse qui prend le code soufflé, carcasse qui imite en tout point l'être effleuré. Jumeau factice qui se perd dans l'illusion.
☾☾ Bizarrerie :
Versatilité constante et imprévisibilité. L'imitation s'infiltre, se glisse, caractères et manies gobés à la manière d'une éponge. Excentricités d'un égaré qui finit par ignorer ce qu'est d'être lui-même.
☾☾ Années :
Frustration éternelle, carcasse figée quelques jours avant la trentaine qui ne sera jamais atteinte, traits mensongers, censés afficher nonante-cinq automnes.
☾☾ Occupation :
Anatomie adulée et répugnée, médecine opérée lorsque nécessaire bien que l'épiderme demeure problématique, brillant avenir dérobé. Parfois projectionniste pour le plaisir des regards avides de curiosités.
☾☾ Myocarde :
Palpitant esseulé et répugné par les chairs. Interrogation demeurant, de qui voudrait d'un être devenant soi-même. Odieuse fatalité.
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MessageSujet: Re: Double-je | Galahad   Ven 26 Jan - 13:39

double je
Salome & Galahad

« And I go, To change the conversation, I know, A deeper contemplation. Is all I need to make believe. Everyone would love me if I could fool the world »
Curiosité malsaine. Goût sucré de la traque qui remonte, s'encre à nouveau dans le derme, appâté par les échines qui s'étaient multipliées ces derniers temps. Individus troubles qui ne furent encore qu'abstraction lointaine, quidams aux particularités multiples et aux secrets amèrement inconnus. Ils brisèrent les repères, ces illustres inconnus arpentant ruelles et couloirs de la boucle cotonneuse, d'avantage que le lieu qui eut changé. Londres devenue étouffante paradoxalement manquée. Pourtant Tenterden et son calme fut de plus en plus apprécié, d'avantage pour son quasi silence nocturne, là où le déferlement de sinistres obus éventraient les mêmes immeubles de jour en jour sans qu'ils n'eurent rien quémandés.

Ultime bouffée délétère, nuage de fumée blafarde s'élevant entre les airs, libérée par des lippes précautionneuses avant que la cigarette ne s'écrase dans la centre grisâtre d'un cendrier trop rempli. Énième jour d'investigation, Excentrique voyant grossir ses dossiers et autres murmures en tout genre dissimulés dans les affres du grenier qu'il se fut approprié. Proie du jour à l'esprit, il n'y eut plus qu'à dénicher le costume, ébaucher un plan pour mieux délier les langues. Malédiction alliée, elle ne fut appréciée que lorsque le derme capricieux fut utile, aidant à aborder un faciès qui permettait d'instaurer une quelconque confiance. Dans le cas échéant, celui d'un quelconque client anonyme, simple but de dissimuler les traits originaires renommés pour le voyeurisme au delà de leur versatilité effrayante pour la plupart.

Le malheureux dérobé fut un humain piégé dans les affres de la boucle, condamné à revivre continuellement le même périple, effleuré d'un index au détour d'une ruelle quelconque. Échine anguleuse et dont la musculature nettement plus développée donna du fil à retordre aux couches de vêtements arborés, devenant trop étroits au point d'être contraint d'ouvrir les boutons sous tension d'un col de chemise. Il eut des airs de mauvais garçon, parfaitement le genre à faire pénétrer l'encre dans le derme si ce ne fut pas déjà le cas. Pratiques peu courante dans cette décennies, réservé à quelques corps de profession et mauvaises graines apparentes. Drôle de songer que la mode et l'engouement fut grand de l'autre côté, dans un monde linéaire qui fut tout bonnement incompris et abstrait. Il fit peur ce monde, excentrique censé être mort ou presque, pensée sinistre effleurant l'esprit à chaque fois que les allées de cette fête foraine un tant soi peu absurde furent arpentées avec prudence, se contentant du maigre trajet entre l'entrée de boucle et l'infirmerie d’appoint, rien de plus.  

Porte fatidique repérée, franchie avec une assurance apparente. Duperies et autre jeux de carnes innés, prédisposition aux planches à force de se plier sous les rôles endossés trop naturellement. « B'jour » Brève salutation envers la propriétaire des lieux, feintant le désintérêt cuisant malgré les mirettes discrètes qui se posèrent sur les esquisses et autres croquis exposés. Vendeuse énigmatique aux trop pauvres murmures, si ce n'est qu'elle fut venimeuse. Prudence donc de ne pas la contrarier. « J'voudrais un truc de cet acabit. » Paperasse pliée qui s'extirpe d'une poche, tendue en direction de la brune à l'aide de doigts soigneusement dissimulés sous un cuir corbeau, précaution afin de ne pas foutre l'approche en l'air au moindre effleurement cutané. Maigre talent caché, loin d'être aussi extraordinaire que celui de la professionnelle, servant essentiellement à créer quelques planches anatomiques ou retranscrire quelques visages lorsque les objectifs d'une caméra ou d'un appareil photo furent absents. Paperasse ornée d'un crâne et quelques ossements, n'ayant rien trouvé de mieux qu'un cliché pour l'expérience, ne comptant pas réellement laisser la moindre aiguille chatouiller l'épiderme. Bien que la question demeurait : est-ce que l'encre persisterait sous les faciès ? « Dites-moi pourquoi avoir ouvert ce genre de lieu dans une boucle où les amateurs se font rares ? » Ébauche de conversation en douceur, question au ton presque aussi désintéressé que le reste, régit par les fils d'une copie qui s'ancrait de plus en plus, détestable contre-partie.
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Peau aussi destructrice que fragile, elle subit d'intenses douleurs écorchées à mesure que le poison s'insinue dans le corps de la victime qu'elle a infecté. | Collectionneuse de photographies sépulcrales, vestiges morbides de l'époque victorienne. Cueilleuse de membres arrachés aux poupées abandonnées. | Fascination inquiétante pour le dragon, son idole écailleuse. | Ermite agressive, elle éloigne les naïfs du poison qui gangrène sa chair.
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Parfois artiste, souvent tatoueuse. Elle dessine et esquisse, grave à même la chair des contours inventés. Fait couler le sang vermeil, sublime le corps de provocations. Dans une époque qui transpire la fadeur, comme une pieuvre, elle expulse l'encre de sa noirceur.
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MessageSujet: Re: Double-je | Galahad   Dim 11 Fév - 20:33

Double-je

Galahad & Salome

Allures muettes et distantes inspirant automatiquement la froideur et le manque de sociabilité. Salome ne parvient pas à s'égarer dans les échanges banales d'une conversation non désirée. Pourtant, son regard critique ronge l'inconnu qui ne craint pas de s'égarer dans sa boutique. Elle scrute les détails, enregistre le faciès, traçant des repères invisibles sur toute la hauteur de l'intrus froissant perceptiblement le silence des lieux. Durant quelques brèves minutes, l'autre observe d'un regard inquisiteur les quelques croquis à disposition. Il est d'un mauvais genre, de celui qui a souvent tort et en cela, Salome trouve un certain réconfort. Cela dit, méfiante et peu commode, son sort dépendra principalement de sa manière d'user des mots. Des expressions, de la profondeur. Car la surface n'était jamais qu'un leurre. Elle était pourtant loin de se douter de l'imposteur, prise dans les flammes joueuses d'un jeu d'acteur sacrément à la hauteur. L'homme revient, lui dévoilait un morceau papier replié sur lui-même. Elle découvre, après quelques secondes, les ossements anatomiques, le crâne mis en valeur. Dessin sommaire mais pourtant parsemés de détails experts. La noirceur envoûtante de ses gants l'interpelle quelques secondes mais disparaît rapidement de son attention lorsque la voix résonne dans la pièce confinée de la petite boutique. Papier déplié, s'étalant sur le comptoir, ses prunelles se heurtent une énième fois aux formes osseuses esquissées par les coups de fusain plus ou moins précis. « C'est de vous ? » demanda-t-elle, par simple curiosité, comblant des vides et des blancs auxquels elle était pourtant habituée. « Si c'est le cas, félicitations pour les détails. Peu de gens parviennent à reproduire un crâne humain avec autant d'exactitude. » Les passions morbides ne courraient pas les rues. Parfois tabous, elles restaient en suspens, explorées dans l'obscurité de la vie privée.

Elle contemple religieusement, laissant sa mémoire s'accaparer de l'œuvre pourtant dérisoire de celui qui a osé venir la voir. « Où aimeriez-vous le placer, ce tatouage ? Désirez-vous une grandeur particulière ou doit-il rester discret ? » Interrogations qui s'enchaînent, des questions souvent répétées à la chaîne, terriblement communes à chaque être qui était passé par sa porte d'entrée. Ombres déliquescentes qui ne faisaient que s'égarer. Salome ne s'attardait pratiquement pas sur ceux qui venaient la visiter. Ingrate foncièrement désintéressée. Antisociale réputée. Elle n'était pas de ceux avec qui on aimait prendre le thé et dire que cela ne l'arrangeait pas aurait été un euphémisme. Elle se complaisait dans la décomposition de son identité. De ses douceurs et de ses sourires, il ne restait que des cendres calcinées par le vide. Dans la boucle, elle était devenue monstre et avait décidé d'en embrasser toute sa laideur. La suavité de sa passion pour le dessin restait pourtant authentique et salvatrice. C'est ici qu'elle oubliait les amertumes naïves et les brûlures de son propre venin. Exposant de manière subtile et personnelle, les aléas des sentiments qui l'habitaient. Elle n'avait pas l'occasion d'ancrer à même l'échine bien souvent mais les rares instants où elle était autorisait à le faire étaient savourés avec respect et amour. Le genre d'amour qui ne déçoit pas, qui ne fait miroiter que la sérénité temporaire de l'Âme. Salome sillonnait les contrées de son imagination afin d'exorciser ce tempérament colérique qu'elle peinait à maîtriser à l'extérieur de ces murs bariolés d'étrangetés ensorcelées.

Les absences de ces êtres trompeurs qui avaient mortifié son cœur n'étaient plus à éponger. Elle aimait prétendre s'oublier dans la nuit de son encre tâchée d'échappée belle. La question de l'inconnu s'était glissée à son oreille de manière un peu saugrenu. Aucune logique n'était à démontrer et la réponse était presque vulgaire. Pas de grands projets ni de révolution derrière les esquisses échouées sur le papier. Pas de résolutions assidûment menées lors des blessures infligées sur le corps des quelques égarées qui, par curiosité, avaient céder à la tentation masochiste de souffrir pour s'identifier, se démarquer de la foule aussi bruyante que grandissante. Salome n'avait cherché si ce n'est que l'expression par un corps marqué. Sa trace indélébile sur les membres d'une silhouette qu'elle oubliera bien vite. C'était égoïste, salutaire. Passion comme une autre. Oubli de soi et délice de meurtrir les autres sous l'excuse de l'Art prétentieux à la signification immatérielle. « Pour moi. » Les mots étaient nets, presque acérés tant la vérité en transpirait. « C'est ainsi que je me détends, en dessinant. J'aime l'idée d'infliger des cicatrices et qu'elles soient pourtant trimbalées fièrement. » Le regard levé vers l'homme, elle le détaille un peu plus, cherche dans le fond de ses prunelles des poussières d'intérêts. « Qu'est-ce qui vous rend amateur de cet Art ? » demanda-t-elle à son tour, prise dans les filets d'un comédien hors pair.



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MessageSujet: Re: Double-je | Galahad   Dim 18 Fév - 13:25

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« And I go, To change the conversation, I know, A deeper contemplation. Is all I need to make believe. Everyone would love me if I could fool the world »
Silence. Antre paisible en dépit des tortures qui y furent opérées. Maitresse des lieux qui eut un instant d'avantage des airs de meuble encastré entre ses esquisses, elle-même support à l'obsidienne liquide qui imprègne les chairs. Le genre à esquiver les bagatelles futiles et ébauches de conversations dignes de vieillards qui se soucient de la pluie et du beau temps. Jeu qui n'en serait pas simple, coincé dans un faciès qui n'eut rien d'aimable et de quoi engager un tumulte de confessions, quidam trop froid, sentant ses ramures internes envahir la carne, gaillard détestable.

Le propre reprend cependant un le dessus pour un instant seulement, retenant un rictus lors d'un acquiescement du chef, égo flatté par un compliment qu'elle eut laissé échappé. Bride d'intérêt qui semble percer chez la proie aux mirettes apposées sur la paperasse. « Un p'tit attrait pour les études anatomiques. » Chercher l’appât dans les fascinations morbides des carnes, celles qui furent dérobées, ornées de particularités, paradoxalement répugnantes au point d'en tressaillir, peaux trop nombreuses qui furent enfilées. Milieu dans lequel il fut jeté môme l'excentrique, museau plongé dans les pages d'ouvrages qu'un père eut laissé sur un bureau qui fut investit en douce, destiné à reprendre une suite avant que la frappe pernicieuse d'une guerre sans nom ne pointe, annihilant les espoirs et rêveries d'un môme trop optimiste, ne prenant guère en compte le facteur particularité infernale s'immisçant à l'esprit jusqu'à le dévorer. Le nom de muscles furent connus et maitrisés, se plaisant à les désigner lorsque la nervosité fut de mise, manie secrète, enfouie.

Peu importe, carcasse qui s'extirperait avant même que l'aiguille n'effleure, plan d'origine maintenu. Improvisation sans nom, la manche devenue légèrement trop courte d'une chemise remonte, dévoile l'épiderme désireux d'ingurgiter tout code humanoïde et organique qui aurait le malheur de s'y apposer. Concentration maintenue au fond de la gorge, au cas où elle poserait les doigts sur l'avant-bras tendu qui fit office de réponse en terme d'emplacement. Maitrise complexe, pourtant quelques progrès furent présents, excentrique parvenant à laisser des phalanges se glisser plusieurs dizaines de secondes sans que le drame ne se produise, bien qu'épuisant. Fourbe malédiction. « C'est à l'échelle. » Ton presque trop peu aimable, emprunt mordant, empiétant d'avantage que prévu. Acteur impuissant envahit par le rôle, oubliant la mission d'origine.

Lippes qui laissent échapper un ricanement, il s'est perdu Galahad, se laisse duper. Le faux adhère, esquisse un rictus en réponse aux confessions quelque peu morbides de l'autre qui se plait à scarifier. Sourcil qui se hausse, la réponse peine pourtant, prend quelques fractions de secondes pour être tournée, s'imposer. « L'idée de faire de la peau une toile, en faire une œuvre d'art unique. » Discourt qu'il eut entendu, répété machinalement. Pourtant la conviction y fut désormais, persuadé qu'entraver le derme comme s'il fut marqué au fer fut beau. Trouble vaporeux entre ce qui fut besogne d'origine et couverture, inversion des plans, voilà qu'il en crève d'envie, de connaître la sensation détestable de l'aiguille, de savoir si le derme retiendrait la coloration une fois le faciès changé. Il fut dangereux l'excentrique, une fois perdu dans les méandres de sa particularité, à vouloir plonger dans le jeu du mauvais garçon, alors que les morales purent êtres oubliées par mégarde.
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