« flagrant délit » ❉ Irinna
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Galahad L. Ednyfed
Imitateur excentrique

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☾☾ Miroir :

☾☾ Particularité :
Échine capricieuse qui prend le code soufflé, carcasse qui imite en tout point l'être effleuré. Jumeau factice qui se perd dans l'illusion.
☾☾ Bizarrerie :
Versatilité constante et imprévisibilité. L'imitation s'infiltre, se glisse, caractères et manies gobés à la manière d'une éponge. Excentricités d'un égaré qui finit par ignorer ce qu'est d'être lui-même.
☾☾ Années :
Frustration éternelle, carcasse figée quelques jours avant la trentaine qui ne sera jamais atteinte, traits mensongers, censés afficher nonante-cinq automnes.
☾☾ Occupation :
Anatomie adulée et répugnée, médecine opérée lorsque nécessaire bien que l'épiderme demeure problématique, brillant avenir dérobé. Parfois projectionniste pour le plaisir des regards avides de curiosités.
☾☾ Myocarde :
Palpitant esseulé et répugné par les chairs. Interrogation demeurant, de qui voudrait d'un être devenant soi-même. Odieuse fatalité.
☾☾ Missives :
1272
☾☾ Trogne & crédit :
Brendon Urie ☾ Afanen (ava)


MessageSujet: « flagrant délit » ❉ Irinna   Dim 21 Jan - 17:15

flagrant délit
Irinna & Galahad

« They wanna get my Gold on the ceiling. I ain’t blind. Just a matter of time before you steal it. »
Propriété privé. Concept vaguement familier, uniquement ingurgité et respecté lorsque la chose arrange. Vile manie ancrée dans la carne, fouineur compulsif. Ô que c'est devenu si simple de faire sauter une serrure sans la moindre trace, briser les frontières imposées par quelques doigts qui eurent quelques secrets à dissimuler. Ils ne sont guère aimés, les murmures, ceux qu'on chuchote à peine, qu'on conserve dans des boites qui se perdent sous les lattes d'un plancher. C'est plus fort que lui, Galahad, chercher à glaner ce qui est tu, grossir les notes et autres photographies qui gisent dans les planques de ses combles qu'il se fut attribué le premier jour de ce déménagement, écho d'un grenier de Londres qui fut au final tant aimé malgré la répétition infernale qui y demeurait, sans parler des odieux grondements provocateur de terreurs nocturnes, ravivant les maux d'un temps où les tranchées furent demeure détestable.

Mégot abandonné dans le premier cendrier venu, boucle cotonneuse où l'addiction délétère n'y fut pas prohibée, figée en un temps où la chose fut coutumière, vantée même. Ultime bouffée qui s'échappent des lippes, phalanges récupérant le passe partout fatidique au fin fond d'une poche qui fut emplie de breloques en tout genre, trônant au côté du zippo d'argent. Œillade dans les couloirs pour la plupart déserts à cette heure, une majorité de Syndrigastis ayant franchi la porte de sortie de la boucle pour disparaître dans une temporalité qui demeure étrangère, incomprise, peinant définitivement à emmagasiner la modernité, trop loin des repères connus.

Porte visée en vue, la mission autoproclamée démarre avec prudence. Ô qu'il passerait un sale quart-d'heure si on le prenait en flagrant délit l'excentrique, à lorgner dans les appartements d'Ymbrynes qui furent étrangères, à peine croisées dans les couloirs. Besoin viscéral de savoir si elles n'eurent rien de honteux à dissimuler derrière leur façade. Voilà que le cygne fut la cible du jour, aux airs gelés qui n'inspirèrent guère confiance. La serrure cède, cliquetis, la poignée s'ouvre, donnant accès à l'antre. Soupir tandis que la fouille serait solitaire, là où l'aide de Clarence aurait été précieuse, duo d'investigation à la rivalité sans nom qui eut pourtant une fin, emportant avec lui l'attrait enfantin pour ce type de tâche. L'échine se glisse, pénètre, phalanges passées expertes pour chercher sans émettre le moindre son, autant que pour ne pas laisser une quelconque trace. Quelques ouvrages et paperasse, rien de bien intéressant, banalité ennuyeuse. Déception presque lisible avant d'ouvrir un tiroir où quelques objets masculins furent entassés. Les sourcils se froncent, la carcasse se plie en tailleur, se penche sur la curiosité à découvert.

Il est perçut trop tard, le vile cheveux aux allures insignifiantes, maigre fil pris dans des mailles où une paluche s'appose par mégarde. Mirettes qui s'écarquillent, relâchant instantanément le drapé du vêtement comme si l'arrêt pur et simple de contact put stopper l'odieux processus. « Merde ! » Juron qui s'échappe, murmuré, timbre entravé par le code qui fut soufflé en une réorganisation complète des traits et autres courbes. Douleur vive et inhabituelle dans le dos, s'ajoutant au frisson, retenant un râle qui fut contenu au possible en une crispation de mâchoire. Excroissances non-identifiées qui percent, font éclater la chemise qui devint étouffante. Carcasse qui peine à créer l'illusion, à trouver la matière organique à imiter, inconvénient des particularités physiques qui furent empruntées, réplique visuelle, mais guère fonctionnelle. Ébauche d'ailes bancales au plumage las, étendues et tombante au sol comme si elles furent brisées. Lourdeur peu supportable, demeurant douloureuse. Excentrique se maudissant, épiderme fourbe exposé à nu, dos cherchant à soulever le plumage en une grimace. Oh Galahad pourquoi diable n'as-tu pas mis tes gants.  
(c) DΛNDELION



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Irinna K. Olof
cygne pointilleux

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☾☾ Miroir :

☾☾ Particularité :
Ymbryne Confirmée et consciencieuse. Loyale et nostalgique de son époque perdue à jamais...
☾☾ Bizarrerie :
Obsession du temps et de l'espace. Besoin de contrôle qui lui est enlevé et qui laisse place à l'horeur du bruit, lui rappelant la mort.
☾☾ Années :
186 années de service irréprochable, figées dans un début de quarantaine qu'on ne lui soupçonne pas.
☾☾ Occupation :
Ymbryne co-créatrice de la boucle de 1873, relayée au rang de mentor, professeur, protectrice, surveillante,...
☾☾ Myocarde :
Amour unique. Cœur explosé par les bombardements et enterré par une décision à jamais regrettée. Veuve contrariée.
☾☾ Missives :
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☾☾ Trogne & crédit :
Charlize Theron © DΛNDELION


MessageSujet: Re: « flagrant délit » ❉ Irinna   Mar 23 Jan - 18:43

Les affres du temps autrefois maîtrisées et contrôlées, se font de plus en plus lourdes au jour d’aujourd’hui… Même si à jamais figé dans cette boucle, le poids des remords et de l’amertume ne cesse de varier. Tantôt consolée par la fraicheur des nouveaux particuliers qu’elle se plie volontiers à aider, tantôt rageuse aux souvenirs perdus qu’ils lui évoquent… Pouvoir et contrôle hors de portée, elle s’insurge de son rôle qu’elle juge rétrogradé. Fière et orgueilleuse d’avoir été l’une des deux fondatrices d’une des plus anciennes boucles, aujourd’hui et à jamais relayée au rang d’instructrice. Son plus grand regret n’est pas son travail au sein de cette boucle… Son plus grand regret est d’avoir perdu des vies sauvées autrefois, lors de ce changement imposé où nulle discussion n’a été tolérée. Efforts et victoire réduits du rang de fierté, au rang de mépris et de rancœur. Souillée est la sensation qu’on lui a donné depuis… Mais c’est son fardeau intérieur. C’est son fardeau secret qui, de jour en jour augmente, malgré le renouvellement inlassable de cette journée. Elle s’efforce de l’enfermer au plus profond de son cœur. Mais la blessure est tellement ouverte, que la rancœur suinte de temps à autre aux yeux et aux oreilles des plus attentifs… Bombe à retardement qui parfois, se désamorce un tout petit peu, sous la pression d’amis fidèles et sincères.

Besoin de solitude de plus en plus grandissant, le cygne pointilleux regarde souvent ce ciel gris annonciateur de pluie. Aucune consolation n’est trouvée dans sa contemplation. Relativiser. C’est ce qu’elle s’efforce de faire, en regardant ces nuages gorgés qui passent. Alors qu’elle entretien le souvenir de son amant perdu, qui, même dans les pires moments, ne se laissait guère avoir ! Toujours positif, toujours motivé et souriant. Ce sourire fleurissant sur ses lèvres, illuminait son visage et était communicatif envers la belle, qui aspirait toute cette énergie. Ils étaient bien ensemble… Il lui aura surement apporté plus qu’elle n’aurait pu lui rendre sur une centaine d’année… Mais c’est en sauvant cette vie, qu’elle a sauvé la sienne ! Jamais plus, elle le sait, elle ne connaîtra une pareille fusion.

L’arrivée de l’averse indiqua la fin de la première leçon de la journée. Un peu éprouvée par ces ressentiments, l’ymbryne avait pour projet de retourner dans ses appartements. Notion du temps pratiqué à la seconde près, elle savait pertinemment qu’elle n’avait que quelques minutes avant le retour d’une éclaircie et quelques minutes de plus, avant sa prochaine leçon.

Ses pas se firent entendre sur le parquet d’un couloir de la bâtisse… Talons nobles, robe longue, raide et intemporellement conçue, inspiration de son époque aux couleurs de cendre et d’or, faisait écho au style vestimentaire d’origine, tout en soulignant sa grâce actuelle et éternelle. Cheveux tressés autour de son crâne, le cygne est méticuleux sur son apparence. Jamais elle ne reniera ses origines, mais elle s’adapte à l’évolution de son goût, pour la haute couture.

Pas résonnant dans ce couloir silencieux, elle aperçut une tranchée de lumière faiblarde trahissant l’ouverture de sa porte. Souffle coupé, progression figée. Geste automatique, vérifiant la localisation de la clef de la porte de sa chambre autour de son cou. Ce n’était guère un oubli. Jamais elle n’oublie de toute façon…

Porte poussée pour constater et piéger la bête curieuse qui est entrée… Punitions et réprimandes déjà prêtes à se faire entendre ! Si bête curieuse est prise sur le fait, elle allait passer un sale quart d’heure. À règle enfreinte, correction égale ! Mais les répliques spontanées furent annihilées. Vision incroyable. Hors du temps. Constat impossible… Membres figés, tétanisés. Yeux fixés sur le corps de son défunt mari… en vie.

L’effroi de l’inconnu intrus, fait place à une seconde d’espoir qui fait briller les yeux de la doyenne. Espoir avorté rapidement par la réalité. Même dans un monde fantastique, la faucheuse ne rend jamais les âmes qu’elle est venue chercher. Jamais. Réflexion de l’impossible rapide. Douleur de cette fatalité ravivée, un cri de colère, d’effroi, d’incompréhension et d’injustice gronda dans les tripes de la noble, qui resta prisonnier de ses entrailles. Violence spontanée naissante, la maîtresse du temps peine à éviter une transformation inutile en guise de défense par une attaque instinctive. Les yeux rougis et humide, elle se précipite sur ce voleur inconnu aux traits trop familiers, après quelques secondes… De ses ongles acérés et par l’élan pris, elle les planta dans sa chair et plaqua le fourbe au sol, le maintenant fermement pour que l’échappatoire soit inenvisageable. Finalement, son self-control ne fut pas entièrement contenu… Grinçant des dents, montrant presque les crocs, sifflant sur sa proie avec un ton on ne peut plus méprisant, elle lui demanda :

« Comment oses-tu ?! »

* Comment ose-tu prendre l’apparence de l’unique ?! Comment ose-ru prendre l’apparence de cet homme ?! Comment oses-tu prendre l’apparence de mon défunt mari ?! Comment oses-tu fouiller dans ses affaires ?! Comment oses-tu pénétrer ainsi l’antre de ma chambre ?! L’un des seuls endroits où l’interdit est de mise ?! Comment oses-tu … ?! Qui es-tu pour te permettre cela ?! Qui crois-tu être pour prendre ainsi gratuitement l’apparence du seul homme que j’aime ?! Pourquoi veux-tu me faire autant de mal ?! Qu’ai-je fais pour mériter un tel supplice ?! Qui penses-tu être, insignifiant insecte, pour te permettre de me porter atteinte de cette façon ?! Essaye-tu de te faire passer pour l’unique afin d’assouvir de sombres desseins ?!! Comment oses-tu ?!! *

Rage visible à moitié contrôlée, aux larmes prêtes à tomber, attendant des réponses rapides.




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Galahad L. Ednyfed
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Échine capricieuse qui prend le code soufflé, carcasse qui imite en tout point l'être effleuré. Jumeau factice qui se perd dans l'illusion.
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Versatilité constante et imprévisibilité. L'imitation s'infiltre, se glisse, caractères et manies gobés à la manière d'une éponge. Excentricités d'un égaré qui finit par ignorer ce qu'est d'être lui-même.
☾☾ Années :
Frustration éternelle, carcasse figée quelques jours avant la trentaine qui ne sera jamais atteinte, traits mensongers, censés afficher nonante-cinq automnes.
☾☾ Occupation :
Anatomie adulée et répugnée, médecine opérée lorsque nécessaire bien que l'épiderme demeure problématique, brillant avenir dérobé. Parfois projectionniste pour le plaisir des regards avides de curiosités.
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Palpitant esseulé et répugné par les chairs. Interrogation demeurant, de qui voudrait d'un être devenant soi-même. Odieuse fatalité.
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MessageSujet: Re: « flagrant délit » ❉ Irinna   Sam 27 Jan - 18:26

flagrant délit
Irinna & Galahad

« They wanna get my Gold on the ceiling. I ain’t blind. Just a matter of time before you steal it. »
Souffle douloureux, la grimace demeure, plainte ravalée amèrement. Doigts tremblants se glissant dans les articulations bancales pour tenter de replier les rémiges qui furent d'avantage rêches que de véritables plumes, échine retraçant le visuel avec l'organique humanoïde connu, incapable de reproduire une matière étrangère. L'emprunt devrait disparaître rapidement, d'une pénibilité sans nom qui en deviendrait presque fiévreuse. Il y eu des Syndrigastis comme ça, trop hasardeux à dérober, aux physiques chimériques qui furent martyr. Enchainement de jurons qui voguent à l'esprit, tâchant de chasser au mieux l'individu qui s'encre, ne l'entretenant certainement pas. Ironie profonde et sans nom, particularité qui fut pourtant longtemps rêvée, rémiges portant la carne dans les cieux, apportant aisance et liberté, oiseaux jalousés depuis trop longtemps, condamné dans une malédiction qui fut plus fardeau qu'avantage. Détester la lourdeur de ce qui ne furent que des excroissances dépourvues de vie, illusoire. L'épiderme fut haït, une fois de plus, les choses suivant inévitablement le même schéma malgré la quantité d'efforts pour contrôler un tant soi peu la tare.

Le comble de l'horreur fut atteint aux claquements raisonnant sur le plancher, s'approchant trop dangereusement d'une porte qui eut été refermée avec soin. Sueurs froide, flagrant délit. Ô qu'il allait passer un sale quart d'heure l'excentrique, pourtant guère la première fois que les appartements d'Ymbrynes furent fouillés de fond en comble. Amateurisme. Il entre le cygne, déglutissant douloureusement avec ce regard arrondit par la culpabilité désignée. Elle bondit la furie, ne laisse guère le temps à l’échappatoire ou l'explication, plante ses serres dans la carne déjà bien assez endolorie. Incompréhension laissant place à la terreur, peinant à croire qu'une Ymbryne fut capable d'une telle hostilité envers un quelconque Syndrigasti pour une vulgaire intrusion, induisant presque qu'elle eut trop de choses à dissimuler.

Elle fut détestée, à l'instant même où ses ongles se plantèrent, s'encrant dans la chair, créant un contact cutané, provoquant une réaction en chaine qui fut tout aussi atroce que la présence de ces maudites ailes, qui, heureusement disparurent. Échine suivant le code imposé, réorganisant les courbes malgré l'épuisement, musculature s'amoindrissant au profit d'une silhouette d'un sexe qui lui fut opposé. La semi-nudité ne fut que détail abstrait dans l'action, pans d'une chemise déchirée précédemment gisant sur le sol, laissant la poitrine béante, anéantissant l'intimité d'un individu qui fut terriblement pudique malgré les faciès qui purent défiler, semblables à des vêtements en eux-mêmes. Abominable que de reproduire le faciès d'une Ymbryne, d'avantage pour cette sensation de responsabilité qui pesait sur leurs épaules. L'expérience n'avait été vécue qu'une unique fois en divers décennies et ne demeurait certainement pas bon souvenir, matriarches de la boucle coutumières à être les épidermes les plus redoutés, forcées de maintenir une distance de sécurité.

« Je... J'suis désolé. » Balbutiement idiot, excuse bancale qui s'extirpe avec un timbre qui fut écho à celui de l'oiseau. Prière muette qu'elle relâche l'épiderme sous le choc, rompe tout effleurement, qu'elle disparaisse du faciès avant même de s'ancrer dans un mental qui eut trop tendance à suivre le vol malencontreux. Certainement trop tard, tandis que les sourcils se froncent, s'affirment, se laissent emporter par un élan d'orgueil qui fut incontestablement emprunté à la propriétaire du corps. Comment osait-elle infliger une telle chose ? Apposer ses paumes nues ? Toucher ? Imposer son faciès ? Renvoyant la question qu'elle eut-elle même posée de façon muette en un regard jumeau tout aussi accusateur.
(c) DΛNDELION



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