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 (flashback) Sous une pluie de feu

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Ambrose Ackerman

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- La Flèche Hyperactive -
❧ Boucle Temporelle : 1941
❧ Particularité : Célérité ;
❧ Occupations : chaque matin il sillonne les rues d'une ville en ruine, s'assurant de ne perdre aucun des leurs
❧ Missives : 259
❧ Yeux de verre : 20
❧ Crédits : wicked games (ava)


MessageSujet: (flashback) Sous une pluie de feu   Sam 5 Nov - 14:29

Vieille ville
La nuit tombe, peu à peu l'obscurité envahit les rues, au loin on peut déjà entendre le bruit de l'alarme de la ville. Ils se rapprochent, avec leurs engins de mort. Comme tout les soirs depuis une éternité déjà, les échos des explosions résonneront dans son crâne encore une fois ce soir, aussi ironique que ce soit, les bombes n'étaient plus aussi menaçante avec le temps, elles étaient presque devenu une douce berceuse. Annonciatrice de mort, certes, mais leur chant prenait aujourd'hui une ampleur différente aux yeux du Syndrigastis. Cet instant suspendu à travers le temps laissait une sensation étrange dans son cœur, il ne pouvait réellement expliquer le pourquoi, ni le comment, mais les choses tels la vie et la mort perdaient tout leur sens ici. Du moins, à ses yeux, car au final, chaque habitant de la boucle défiait cette loi universelle qu'était celle de la faucheuse, et cela temps qu'aucune menace ne déchire le voile mystérieux de leur boucle temporel.Un sujet à réflexion, leur sécurité était réelle au fond, ou seulement factice ? Au fil des décennies, on fini par oublier, par perdre cette notion de menace, c'est ce que Lloyd apprit ici. On en oubliait tout, même ses plus profondes blessures.

Enfin bref, son esprit vagabondait sur un air de Jerry Lewis, tandis qu'il flânait à travers les vieilles battisses abandonnées qui leur servait de refuge. Le silence s'installait peu à peu, l'excitation de la journée se dissipant peu à peu, envelopper par la douceur de la nuit qui s'immisce dans chaque pièce du quartier en apparence abandonné. Les écouteurs de son vieux walkman dans les oreilles, un bon rock rétro, du moins pour son époque. Il pourrait presque se laisser emporter par le rythme, ainsi que par la coupe « banane » comme on l'appelle, et essayer quelques pas de danses dans l'obscurité, mais une marche le bloque dans son élan. Il se ramasse bruyamment sur le sol qui craqua dans un vacarme du tonnerre. Il soupçonne l'hirondelle de lui avoir refilé sa maladresse et maudit le manque d'ampoule dans certaines bâtiment de ce quartier. Certes, il fallait que ça ai l'air abandonner, mais une bougie ne serait pas de refus. Il soupire longuement, restant allongé quelque instant face contre terre, il y avait des soirs ainsi où il maudissait le passé et ce manque de confort flagrant. Pour couronner le tout, la musique dans ses oreilles ralentit et se coupa net par la suite. Plus de pile, il retient un râle d'agacement. Il savait qu'il avait oublié un truc... Des piles. Une denrée rare, voir presque inexistante en mille neuf cent quarante et un.

Il se relève lentement, partagé entre l'agacement et le désespoir d'avoir utilisé toute les piles qu'il avait en réserve. Il devra un jour envisager de révolutionner son petit monde avec une nouvelle source d'électricité, sauf que les sciences, c'est pas vraiment sa tasse de thé. Il soupire une nouvelle fois longuement tout en rangeant dans une poche son walkman déchargé, il ne lui servira plus à grand chose pour le moment. Il reste encore quelques instant assit dans l'obscurité, laissant une nouvelle fois son esprit vagabonder, dans le silence cette fois. Il pense à elle, la charmante Marie qui berce ses nuits de rêve, il n'aime pas trop y penser, son cœur à tendance à s'emballer dans ce genre d'instant. Il sort de la poche de sa chemise un vieux paquet de cigarette, une mode américaine qui n'allait pas tarder à s'implanter en Europe, s'il oubliait l'espace d'un instant que le temps était figé à cette même date jour après jour. Il l'allume, unique source de lumière dans l'obscurité. Jusqu'à ce que les premières bombes résonnent au loin. L'enfer de certains commencent, mais pour d'autres, ils ne seront que les témoins d'un massacre qui se répète encore et encore. Le sol grince, Lloyd se relève, se dirigeant lentement vers une fenêtre donnant sur le cœur de Londres, une ville blessée, une ville brûlée par la folie des hommes. La folie d'un homme pour être exact, un seul homme pour corrompre toute une nation. Le Syndrigastis soupir longuement, se laissant envahir par de vagues souvenir qu'il croyait oublier depuis plusieurs décennies. Est-ce qu'un jour ce monde cessera de sombrer dans la folie ? On ne peut pas dire qu'il soit très optimiste

Une nouvelle fois son esprit s'égare, jusqu'à ce qu'un battement d'aile suspect dans la pièce d'à côté l'interpelle. Il se retourne vivement, un oiseau ? Non, c'est impossible, pas a cet endroit. Il connaissait bien les greniers de ce quartier. Il soupire longuement, une Ymbryne sans doute, voir peut être une des apprenties qui batifole dans les hauteurs. Il s'approche doucement, l'animal semblant ne pas l'avoir remarqué, il reprend sa forme humaine et la surprise est au rendez-vous.

« Ça explique tout ! » s'exclama t'il en détournant le regard du corps nu du métamorphe. « Finalement, tu n'es pas aussi nudiste que ça... Mais s'il te plaît, enfile vite quelque chose, même un torchon ça irait pour au moins un minimum de bienséance. »
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MessageSujet: Re: (flashback) Sous une pluie de feu   Dim 6 Nov - 23:38

Flagrant Délit

- On repassera pour la discrétion -

Le vent est frais, même si moins que dans l’Édimbourg gelé et tapissé de neige. Peut-être que c'est le décors nocturne, le chaos ambiant qui règne dans la capitale anglaise de ce temps, qui rend les choses glaciales, grises, presque effrayantes. A peine extirpé de l'entrée que le vacarme gronde, lueurs des explosions retentissant derrière, tel un monstre qui dévorerait chaque pierre qui constitue la ville. Il faut faire vite, rejoindre le quartier de la périphérie visée, être en sécurité une bonne fois pour toute, même si les dangers de cette nuit sont assimilés et connus par cœur à force d'aller et retours. Les muscles commencent à tirer, sont tendus par les longues heures de vol, chaque battement d'aile devient douloureux, arrivée dans l'antre des Syndrigastis de cette époque encore plus attendue et précipitée, poussant l'effort tel un athlète qui monterait dans les kilomètres/heure pour atteindre la ligne en premier.

La fenêtre d'un des nombreux greniers visée est ouverte, elle l'est toujours de toute manière, prête à accueillir la quelconque venue d'une Ymbryne. Une entrée que j'ai fini par adopter également au fil des venues, discrètes, presque jamais de visiteurs. Bien entendu il fallait bien que la théorie prouve le contraire à un moment ou un autre. L’atterrissage fut le bienvenue, serres minuscules se posant sur l'appui de fenêtre dans un grand soulagement, regard guettant l'obscurité de l'extérieur entrecoupée de grondement et flash alors que les membres s'étirent douloureusement, plumage laissant place aux bras qui craquent et à la peau dénudée. Quelle idée de vouloir faire ce trajet d'une traite en se posant à peine, il faudrait au moins trois jours pour récupérer. Les pieds quittent le rebord, se posant maladroitement sur le sol, tenant à peine debout.

Vint ensuite le sursaut, le cri de surprise et la glissade, me retrouvant à terre en moins d'une seconde alors que la voix de ce môme, Lloyd, s'élevait. Fichu veilleur, il avait tout vu. La mâchoire se crispe instantanément, envoyant un regard accusateur, presque meurtrier, au blond. Soupir partagé avec l'exaspération, me relevant comme je le pu, devant encore attendre quelques minutes avant que mes jambes ne se ré-habitue à se poids beaucoup plus massif que les vingt pauvres grammes dont je pouvais faire preuve. L'idée même qu'il ait pu tomber sur mon changement de forme me répugnait, incapable de dire en cet instant si j'avais véritablement confiance en cet individu et s'il était capable de se taire, refusant, probablement de façon tout à fait ridicule, que ma particularité fasse le tour de la boucle. Une manie étrange, paranoïaque, mais que j'avais conservé par crainte de cette époque lointaine censée être oubliée depuis longtemps. Un réflexe associé directement à l'image d'une potentielle cage qui me fit instantanément frissonner d'effroi.  

« Fier de toi ? Répète ça à quiconque et je t'apprends à voler en te jetant du haut de cette fenêtre. » Tout en délicatesse, clair, limpide et laissant tomber l'éducation sous la mauvaise humeur. « Parce que tu pensais sérieusement que j'aime me promener vêtu de la sorte ? Tu n'as qu'à détourner les yeux si ça te gêne tant que ça. » Je n'ai aucune envie de m'amuser de ce genre de remarque comme je le fais à l'habitude, riant de ce genre de chose.

Les pas sont peu adroits, mais s'enchainent de mieux en mieux, plus franc, plus assurés, atteignant une vieille commode poussiéreuse afin d'en ouvrir le second tiroir, en sortant quelques vêtements laissé là, parfaitement pliés, lors de la visite précédente. Ils sont rares ici, hors de questions de les abandonner n'importe où. A force de venue, il ne m'était pas bien difficile d'adopter la mode de cette époque, habitué aux quelques contrastes par rapport aux tenues de 1873. La paire de chaussure, quant à elle, avait visiblement été volée entre temps, qu'importe, ma voûte plantaire était habituée à rester nue. « Qu'est-ce que tu fais là ? Tu n'as pas mieux à faire que de surveiller cette fenêtre ? Comme dormir ? » Le ton était glacial, irrité, phrase balancée alors que mes doigts boutonnent encore la chemise.
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Ambrose Ackerman

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MessageSujet: Re: (flashback) Sous une pluie de feu   Mer 9 Nov - 22:11

Vieille ville
Il pourrait rire à cet instant, mais il se retient. Il se contente de rester silencieux, son regard une nouvelle fois attiré par la désolation qui s'imposait dehors, le sifflement des bombes larguer qui déchire le calme de la métropole anglaise. S'il était fier ? Au fond, il s'en fichait bien, cette découverte ne faisait qu'expliquer cette tendance à la nudité qu'avait le Syndrigastis. Ce n'est pas comme s'il allait le vendre au premier humain intéressé par des « monstres », surtout qu'il n'appréciait pas cette dénomination pour lui ou ses congénères. Un mot affreux, avec une définition surréaliste, ils étaient peut être en dehors de la norme pour le reste du monde, mais cela ne faisait pas d'eux des créatures difformes, hideuses qu'on peut catégoriser de monstre. Non, les vrais monstres étaient à cet instant dehors, les bourreaux ailés qui lâchaient leur bombe sur Londres jour après jour, condamner à répéter le même acte meurtrier encore et encore, sans jamais se lasser, sans doute parce qu'ils n'ont aucune conscience que ce jour insensé n'a de cesse de se répéter. Un soupir muet s'échappe de ses lèvres, comme de nombreux soirs, il a le cœur lourd a cet instant, cette image de désolation et tout aussi fascinante qu'obscur.

C'est alors que le métamorphe attire l'attention du surveillant. Lloyd sourit, amusé par la visible mauvaise humeur du métamorphe, on dirait qu'il n'avait pas réellement envie d'être associer aux Ymbrynes, avec un pouvoir aussi similaire. Cela lui déplaisait vraiment d'être démasqué, c'était un drôle de jeu auquel jouait le Syndrigastis, sur le coup, Lloyd ne comprit pas vraiment pourquoi il cachait cette particularité comme on cachait un trésor. Alors il se contenta de répliquer. « Je pourrais te retourner la question, tu en es conscient ? Tu serais sans doute bien plus à l'aise à cette heure dans ta boucle temporel, je me trompe ? Quoique, c'est vrai que c'est l'hiver là-bas, personnellement, je n'en raffole pas vraiment, mais bref. Il m'arrive de profiter des quelques instants sur une journée où tout le monde se rassemble dans la maison de maître pour me balader au calme, comme tout le monde je suppose. Et je vérifie aussi par la même occasion si personne ne manque à l'appel, si aucun casse-cou s'amuse sur les toits, on est jamais assez prudent. » Il sourit légèrement, c'était bien mieux de faire face à un homme habillé. Lloyd avait toujours été quelque peu gêner par la nudité, qu'elle soit masculine ou féminine, il n'avait pas l'expérience qu'il aurait voulu avoir lorsqu'il s'agissait d'un domaine plus « anatomique ».

Son regard se tourna à nouveau vers le spectacle funeste qui se déroulait non loin. Assez rapidement, le vacarme de l'alarme fut surpassé par les explosions des bombes qui faisaient gronder le sol. Lloyd soupir à cet instant là. Achevant lentement sa cigarette avant de l'écraser sur le rebord de la fenêtre, il était incapable de complètement décroché son regard de ce qui se passait dehors, c'est alors l'air distrait qu'il reprit. « Tu ne vas quand même pas me dire que tu t'es fait piéger ici à cause de l'approche des bombardier... 'fin, j't'dis ça car tu devrais mieux le savoir que moi à quel heure sortir devient dangereux. Après tout, si je ne me trompe pas, tu venais ici avant que j'arrive. C'est bien ça ? » Drôle de curiosité, c'était difficile à croire que celle-ci faisait partie de lui, il posait rarement des questions ainsi. Il avait une certaine tendance à contrôler ses élans de curiosité en public, comme une gêne, comme si le petit éclat qui brillait à ses yeux a cet instant le ramenait en enfance. Lui qui veut tant être un modèle, lui qui aspire à être l'homme qu'il n'est pas.


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MessageSujet: Re: (flashback) Sous une pluie de feu   Jeu 10 Nov - 1:18

Flagrant Délit

- On repassera pour la discrétion -

L'estomac gronde, réclamant un besoin d'énergie rapide et de quoi tenir debout correctement, songeant à peine au dernier repas avalé à la hâte, certes suffisant pour une hirondelle de vingt grammes, mais pour ce qui est d'un être humain de plus d'une soixantaine de kilos, c'est autre chose. Il y aurait bien quelque chose à aller dévorer dans les placards, une fois que l'option marche à pieds se serait remise à fonctionner correctement sans manquer de me faire chuter tous les deux mètres. Il fallait toujours un certain temps d'adaptation, passer d'un type de motricité à l'autre, bien que mes jambes ne fonctionnaient jamais parfaitement comme elles le devraient. Quelque chose qui semblait pourtant si naturel aux Ymbrynes, beaucoup plus gracieuses et délicates même sous leur forme humaines. Visiblement je n'ai pas hérité de ce gène là non plus.

Long étirement du dos, laissant échapper un craquement qui provenait des omoplates, m’appuyant ensuite contre une poutre apparente, considérant à nouveau la présence du Syndrigasti qui venait de me prendre en flagrant délit, source d'une irritabilité certaine, alimentée entre autre par la faim. « En quoi mes allées et venues te concernent, je n'ai pas de compte à te rendre. Tu aurais préféré que je sonne nu comme un ver plutôt que d'interrompre ta promenade nocturne ? Et bien désolé d'interrompre ce calme. » Le ton est sarcastique, sourcil rehaussé, doigts remettant en place quelques mèches de cheveux qui s'étaient ébouriffées en route. D'ailleurs c'était fou comme les mèches bouclées de Lloyd pouvaient paraître... étrange. La texture devait être agréable, telle une mousse de savon ou encore un pelage de mouton. Non pas que j'avais l'habitude de caresser ces derniers d'ailleurs.

Sur toutes les question qu'il aurait pu sortir, il avait opté pour celle de l'heure, ce qui dessina un sourire amusé automatique sur mes lèvres. Étrange quand il s'y mettait celui-là. Justement, l'heure parlons-en. La montre était toujours dans la poche de mon pantalon, telle que je l'avais laissée avant mon départ, m'assurant qu'elle fonctionnait toujours et soit à l'heure exacte, comptant le nombre de détonations provenant de l'extérieur que j'avais appris à connaître par cœur afin de savoir si c'était le cas. Réflexe idiot, emprunt des Ymbrynes alors que, concrètement, elle ne servirait jamais à créer une quelconque boucle. Jamais une seconde ne doit manquer à l'appel, une règle d'or avec laquelle j'avais grandit.

« Simplement parce que c'est plus calme en pleine nuit, le ciel est moins encombré. Et sache que mon timing était parfait et irréprochable, pile à l'heure. Certes j'ai un peu trainé sur la fin en planant peut-être un peu trop, la fatigue, mais j'ai poussé sur les derniers kilomètres pour rattraper le tout. Tout ça m'a donné faim d'ailleurs, tu n'aurais pas quelque chose à manger sur toi, ou potentiellement aller me chercher quelque chose le temps que je cligne des yeux ? Je ne me sens pas encore de descendre les escaliers sans m'emmêler les pieds et probablement me tuer sur le coup. Puis tu me dois bien ça non ? Par contre, je me suis toujours demandé, comment fais-tu pour avoir des cheveux pareil et aussi bien rebondis ? »

Certes, j'aurai pu y aller à vol d'oiseau, beaucoup plus rapide et moins dangereux, mais une hirondelle se promenant dans les couloirs n'était pas vraiment discret, sans parler que mes bras étaient sacrément engourdis pour battre à nouveau des ailes. Le ton était déjà plus calme et détendu, attention plus portée sur l'estomac qui venait de gronder, en oubliant presque l'irritation due à la prise en flagrant délit de Lloyd.
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MessageSujet: Re: (flashback) Sous une pluie de feu   Ven 11 Nov - 23:20

Vieille ville
Aussi vif que le vent, aussi rapide que la pensée il court dans la cuisine, raflant au passage une pomme de terre et deux pommes. Le métamorphe n'avait pas eu besoin de dire un mot de plus que le surveillant s'était mit en route pour la cuisine. Il ne lui faudrait pas plus d'une seconde pour récupérer de quoi grignoter, au fond, lui aussi mangerait bien un fruit, faute du manque de présence d'autres aliments sucrés dans la cuisine. Et il n'avait pas vraiment le temps de chercher dans tout les placards, cela le mettrait sans doute en retard d'une seconde, c'était suffisant pour qu'il loupe un mot et se perdre dans une conversation. Même si celle-ci se résumait à quelques questions, il savait d'expérience qu'un mot pouvait changer le sens de la moindre phrase, ou même un instant de distraction suffisait. Donc, toujours aussi rapidement, il regagna sa place initiale, à quelques approximation près, il n'était pas le Syndrygastis le plus précis de la création après tout, loin d'être aussi minutieux et organisé qu'une Ymbryne. Il aurait bien put se placer dans son dos avant de rétablir une vitesse parfaitement humaine, c'était plutôt assez drôle comme farce de bas étage. Mais au vu du récent agacement du métamorphe, Lloyd se retint.

Puis il rétablit une vitesse normale à son organisme et le « cours du temps » put reprendre son rythme normal autour de lui. Un tel retour à la normal était toujours assez drôle pour le Syndrigastis, c'est comme s'il était maître du temps. Mais il savait que sa particularité était très dangereuse sur le long terme, il savait que son organisme avait ses limites. Il ne pouvait pas maintenir cet état de grande vitesse très longtemps sans risquer de grande répercussion sur son organisme. Enfin bref, très rapidement, autant que lui, son attention se reporta sur Aloysius, le visiteur du passé. Et sa dernière question lui parut soudainement absurde, il était vrai que Lloyd avait eu le temps de se détacher quelque peu de la conversation en descendant, mais quand même pas à ce point ? La question sonnait comme faux avec le reste des paroles du Syndrygastis. Mais peut importe, Lloyd attrapa la perche au vol pour répondre.

« L'Oréal, parce que je le vaux bien. » Tout en faisant un mouvement de tête pour secouer cette masse blonde dont il est plutôt fier. Mais face au visage d'incompréhension du piaf, la fierté prit un sacré coup, il soupira tout en lui lançant la patate et la pomme qu'il avait récupérer plus tôt et mit dans la poche. « Laisse tomber, voilà pour te rassasier, ils n'ont pas dut trop subir la vitesse du voyage, c'est pas comme les œufs, même sur une si courte distance ils explosent. Dis moi, tu ne vas pas me dire que vous ne connaissez pas le shampoing en mille huit cent et quelque, je me souviens jamais de la date exacte de ta boucle. Vous avez quand même des baignoires et du savon ? Car si c'est une époque de porc, je n'y mettrais jamais les pieds. L'hygiène, ça à son importance, tu n'es pas d'accord ? »

Il croqua dans la seconde pomme qu'il avait prit pour lui tout en s'installant confortablement sur un vieux coffre de bois face à la fenêtre. Il sorti une seconde cigarette qu'il saisi avec deux doigts pour la porter jusqu'à ses lèvres tout en tenant le fruit de l'autre main. Il est vrai que sa question pouvait être absurde, mais ses cours d'histoires dataient et jamais il ne s'était réellement intéresser à cet aspect du passé. Du moins lorsque ces années semblaient inaccessibles. Aujourd'hui, ce n'était plus la même chose et une envie de voyage le hantait peu à peu, devenant de plus en plus envahissant avec le temps


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MessageSujet: Re: (flashback) Sous une pluie de feu   Dim 13 Nov - 14:29

Flagrant Délit

- On repassera pour la discrétion -

Il avait bougé non ? Une dizaine de centimètres de l'endroit où il se trouvait une seconde plus tôt, les cheveux un peu plus ébouriffés. Les sourcils se froncent instinctivement, mettant une bonne seconde avant que la particularité de Lloyd ne me revienne à l'esprit. Avec un peu plus de précision, ça en deviendrait magique, de quoi épater les plus jeunes dans un spectacle d'illusionniste qui faisait apparaître des choses. La pomme fut la bienvenue, la pomme de terre, moins, mais c'était l'intention qui compte non ? Même s'il aurait pu au moins en prendre une cuite. « Tu as déjà pensé à faire des spectacles de magie ? » Question lancée en l'air alors que la pomme commence à être dévorée avec appétit, mots à moitié mâchés par la bouchée.

Parfois le décalage de temporalité se faisait ressentir, ne pouvant retenir mon rire plus longtemps face à la question plus que ridicule et idiote. Essayer de paraître indigné par l'idée même qu'il imagine un dix-neuvième crasseux est presque impossible. « Qu'est-ce que tu imagines ? Que je viens d'une boucle datant de la pré-histoire ? Certes je ne suis pas très frais pour l'instant, mais j'aimerai t'y voir après presque deux jours de voyage, même si techniquement, tu ne mettrais pas bien longtemps. C'est pratique ta rapidité, j'aimerai savoir aller un peu plus vite, même si là tu es dans les extrêmes, tu n'as pas vraiment le temps de profiter du voyage et c'est important le voyage. »

Je m'approchais de la fenêtres, pas encore maladroits s'enchainant pour rejoindre le blond, les doigts attirés vers sa masse bouclée comme une pie serait attirée par un objet brillant, effleurant à peine une mèche, mitigé, avant de croiser les bras. « Pas terrible tout compte fait. Tu sais y cacher des choses là dedans ? Pourquoi tu ne viendrais pas une fois en 1873 ? Ça t'éviterai de poser des questions idiotes comme ça. Qu'est-ce qui te retiens de toute façon ? La boucle ne va pas s'effondrer et puis ce n'est pas comme s'il te fallait des jours pour faire le chemin. » Puis c'était plus calme, moins exposé à l'idiotie humaine comme cette boucle où chaque soir marquait cette étrange cérémonie de bombardements. Ridicule, de la pure auto-destruction suicidaire. De toute manière il y a bien longtemps que la mentalité et la logique humaine m'échappait.

Un amas sombre attira mon attention dehors, me penchant un peu plus sur le rebord de la fenêtre pour tenter de mieux discerner cette anomalie, usant de ma vue d'hirondelle beaucoup plus affutée et précise, yeux s'assombrissant l'espace d'un instant. « On dirait que quelques imprudents tentent de prendre la poudre d'escampette. » Pas le temps d'en dire plus que le tissus des vêtements à peine revêtus tombe sur le sol. Ce serait plus rapide que de descendre et faire le tour de la demeure à pied, surtout que la précipitation et les escaliers ne rimaient pas vraiment ensemble. De toute manière Lloyd serait en bas bien avant, servant d'interlocuteur audible et compréhensible et surtout risquant d'attendre de longues minutes avant de rattraper les quelques têtes qui voulaient faire une petite promenade nocturne si je m'y mettais à pieds, autant donc se servir de sa découverte à notre avantage.

S'en suivit donc d'un piqué par la fenêtre dans un bruissement d'ailes, regagnant en agilité malgré la fatigue des muscles, enchainant quelques battements en directions des jeunes adolescents, n'hésitant pas à voler dans leurs cheveux dans des sifflements aigus mécontents alors que le blond se trouvait déjà là, presque désespérant même, au moins son épaule servit de perchoir, serres se resserrant sur le tissus en attendant d'avoir les explications de ces inconscients capables de se tuer sous une bombe alors qu'ils ne voulaient que s'amuser.
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MessageSujet: Re: (flashback) Sous une pluie de feu   Sam 19 Nov - 23:38

Vieille ville
Il est prit par surprise, pour être franc, il n'aime pas trop qu'on touche à ses cheveux. Il n'est pas un grand amateur de ce genre de geste, qu'il soit animé par de la curiosité ou de la tendresse, enfaîte, tout contact pouvant provoquer le rapprochement de deux corps dans l'espace, il évitait en général. Surtout lorsque celui-ci était un métamorphe qui avait une certaine tendance de se balader nu. Il fini par soupirer longuement... Les question de cet Aloysius était encore plus absurde que les siennes, il n'avait aucune raison de se plaindre, surtout qu'il connaissait mieux les changement du temps que le surveillant. Après tout, il ne connaissait rien d'autre que son époque et celle-ci, même s'il a mit plus d'une fois les pieds hors de sa boucle, au cœur de cette époque moderne qu'est 2016. Mais malgré tout, il restait quelque peu inculte. Et même si ce sont ses parents qui ont forgé toute son éducation, les quelques bouquins reçu issu de l'histoire américaine n'étaient guère au niveau d'une véritable éducation européenne. L'américain moyen avait cette tendance à se prendre pour le centre du monde, déjà à son époque. Il paraît qu'aujourd'hui c'est bien pire... Une raison de plus pour ne jamais retourné dans sa nation d'adoption. Après tout, il ne s'était jamais senti chez lui là-bas, il n'y a qu'ici qu'il est réellement trouver un refuge, même si celui-ci n'est qu'une journée suspendu dans le temps. Mais c'était suffisant, une journée d'innocence avant que les bombes s'abattent sans la moindre pitié sur la capitale anglaise une fois la nuit tomber. Des bombes qui étaient devenu son éternel berceuse.

Alors qu'il allait répondre au brun, Lloyd fut couper dans son élan par la découverte du métamorphe... Évidemment, presque comme tout les soirs, des imprudents rêvent de voir les bombes de plus près, bande d'imbécile. Il soupire tandis qu'une hirondelle remplace son interlocuteur en un instant, il soupire à nouveau tout en ramassant les vêtements et quelques peu las, articule ces quelques mots dans le vide. « C'est bien pour ça que je m'interdis toute visite ailleurs... » Puis le décor semble quelque peu s'assombrir autour de lui, le bruit des bombes s'espace de plus en plus et leur sifflement mortel s'allonge encore et encore. Pas par pas, il avance, mais ne semble pas suivre, comme s'il le temps était ralentit... En réalité, c'était le Syndrigastis qui usa une nouvelle fois de sa capacité. Tout autour de lui était calme, le voyage lui sembla long jusque dehors, mais même pas trois secondes s'étaient écouler lorsqu'il se retrouva face aux enfants semblant stagner dans l'air.

Puis, c'est le retour à la normale, le plus avancé des fuyards se heurta face au surveillant, le regard sévère et les bras croisé, ainsi que les vêtements du métamorphe entre ses mains. L'hirondelle reprit normalement son vol et son agression préventive sur les jeunes rebelles avant de se poser sur l'épaule de Lloyd, celui-ci se crispa un peu. « Aouch... Tes serres, tu les aiguises ou quoi ? » puis son attention se reporta sur les plus jeunes, mais ils étaient dans cet état depuis une éternité déjà, chacun avait vu le jour bien avant lui, cela n'empêcha pas le Syndrigastis de les renvoyer au refuge. « Toujours les mêmes, vous savez pourtant bien à quel point ces dangereux de sortir alors que ces crétins de nazis bombardent la ville. Vous rentrez tout de suite. » Le ton était ferme et malgré tout, un des vagabonds tenta de se défendre en disant qu'un des autres pensionnaires de la boucle était parti un peu plus tout avec des affaires, volé à un camarade, et qu'ils voulaient le retrouver... Une justification bien troublante, malgré tout, le surveillant ne montra aucun signe de faiblesse face à de tels diablotins, il connaissait les tempérament de certains et les renvoya au refuge.

Une fois seule, Lloyd soupira longuement en s'allumant une cigarette avant de tendre les vêtements à l'hirondelle. « Ce n'est peut être qu'une excuse leur histoire de fuyard, mais par prudence, j'aimerais aller vérifier. Il ne doit plus avoir personne dans les rues. Pas que je doute de tes aptitudes à voler, mais pourrais-tu éviter une pluie de bombe ? J'en doute, donc si tu pouvais surveiller l'entré, pour être certains qu'ils ne tentent pas une autre escarmouche tandis que je vais voir, ça ne devrait pas mettre trop longtemps, même si Londres est immense. » Il sourit, même s'il doutait grandement du fait qu'il pourrait fouiller la ville complète en une fois, sa particularité pouvait être impressionnante, certes, mais elle avait aussi des limites particulièrement contraignante.


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MessageSujet: Re: (flashback) Sous une pluie de feu   Mar 22 Nov - 11:59

Flagrant Délit

- On repassera pour la discrétion -

La remarque aurait pu me faire soupirer, dé-serrant l'emprise des griffes sur le tissus visiblement bien maigre. Lloyd serait-il du genre douillet ? Heureusement que je suis loin de me changer en vautour dans ce cas. Bref trissement d'excuse donc, même si le regard accusateur ne se détachait pas du groupe d'adolescents inconscients, enregistrant leurs excuses ridicules tout en appuyant les mots de la flèche blonde, bien que ne cautionnant pas l'un ou l'autre terme employé, probablement le contraste de génération, d'autant plus que Lloyd était issus d'un temps beaucoup plus avancé, marquant également le contraste par les vêtements qui le recouvrent.

Nouveau regard accusateur, en direction du Syndrigasti qui tendit la pile de vêtements, yeux sombres d'oiseau se levant au ciel face à ses dires. J'avais fini par connaître les impactes par cœur, les endroits à éviter, à privilégier, à fuir au fil des vols nocturnes. C'était ridicule, jouer avec l'adrénaline, avec le feu, mais terriblement plaisant et excitant. De toute manière soyons logique, si un individu se trouvait dehors, seul, sous la menace, il était hors de question de rentrer au refuge et se croiser les bras à attendre, cela irait contre tout l'enseignement inculqué et ses valeurs. La protection de tout être particulier était une priorité, qu'importe si je n'avais pas hérité de ce merveilleux don de manipuler le temps pour le refermer en une boucle imperméable et rassurante. Hors de question donc de laisser Lloyd partir seul, tenter de sonder Londres d'en bas alors qu'un coup d’œil d'en haut serait certainement plus adapté, surtout avec une vue beaucoup plus affutée, qu'importe si les muscles s'engourdissaient un peu plus, il y avait des priorités. Ah si Lavinia entendait cette réflexion, elle m'arracherait probablement les plumes, parfois prenant ma tâche trop à cœur.

A peine le blond ait fini ses instructions, que les battements d'ailes reprirent, s'élevant dans les airs dans la direction totalement opposée à ce qu'il avait convenu. En un sens il aurait pu s'en douter, espérant qu'il ait tout de même la présence d'esprit pour ne pas égarer mes vêtements dans un coin, j'en aurai probablement besoin surtout si un mioche effrayé s'était perdu. Éviter les bombes, suivant les éclairs et les sifflements, bien que l'ouïe était nettement plus inférieure sous cette forme contrairement à la vue. Le vol était bas, rapide, frôlant la centaine de kilomètre-heure pour ne pas trainer. Certes, ce n'était rien comparé au blond qui devait sillonner les ruelles et les décombres comme l'éclair, incapable de le discerner tellement sa course était vive. De toute manière, il ne pourrait pas non plus abuser de sa particularité bien longtemps, ne voulant pas prendre le risque qu'il se blesse lui aussi dans cette recherche qui pouvait très bien être une mauvaise excuse.

Vint ensuite cette petite chose recroquevillée dans un coin non loin d'un impact d'obus qui venait de frapper, dissimulé derrière quelques décombres. Cri d'alerte, une alarme comparée à celle qui indiquait la menace d'un rapace ou un quelconque prédateur, espérant qu'il soit assez fort pour que Lloyd puisse l'entendre. S'en suivit d'un plongé en piqué, reconnaissant l'un des enfants de cette boucle, me posant sur lui dans un trissement qui se voulait rassurant, cherchant du regard un quelconque tissus qui pourrait faire l'affaire. Peu importe la couverture, le fait de dissimuler ma particularité, il y avait urgence et ce n'était pas avec un corps si chétif que je parviendrai à faire quoi que ce soit. Un vieux rideau laissé là, à l'abandonné avec quelques meubles, filant par la vitre brisée pour prendre mon autre forme, tissus sale et poussiéreux sur les épaules avant de redescendre près du jeune Syndrigasti, appelant Lloyd de vive voix cette fois, espérant ne pas interférer sur les rares humains présent par ce cri. « Lloyd ?! Je l'ai trouvé ! » La grimace est de mise, pieds nus se heurtant aux débris en tout genre sur mon chemin, portant le jeune garçon qui tenait précieusement son butin en reniflant, les affaires visiblement dérobées. « Tout va bien, on va te ramener au refuge. Quelle idée de vouloir sortir à cette heure, c'est imprudent. » Le ton était suave, préférant ne pas le brusquer plus qu'il ne l'était, qu'importe l'importance de sa bêtise.
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Ambrose Ackerman

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- La Flèche Hyperactive -
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MessageSujet: Re: (flashback) Sous une pluie de feu   Sam 3 Déc - 16:18

Vieille ville
Il soupire... Évidemment, on ne l'écoute jamais. Mais qu'importe, c'était à ses risques et périls de voler sous une pluie de flamme. Les nazis n'y allait pas avec minutie, bien au contraire, les explosions se multiplièrent plus la nuit avançait, ils étaient bien décider à raser l'Angleterre de la carte, c'était un immense coup de chance que le refuge ne soit guère toucher cette nuit-là. Bref, il prend le temps de réfléchir quelques instants tandis que les gosses disparaissent dans les bâtiments du quartier des portes. Une bonne chose de faîte, il n'espérait qu'il n'est pas la mauvaise idée de se relancer dans une expédition nocturne. Mais il n'avait pas le temps pour s'assurer de cela, car s'il y avait un Syndrigastis dehors, sa vie était en danger, cela ne faisait aucun doute. Malgré les années passé à revivre cette même nuit, il était difficile de trouver un abri sur dans le cœur de la capitale Anglaise, il le savait bien, très peu de passages étaient sur sur terre comme dans les airs. Il soupire une nouvelle fois alors que le temps entre les explosions s'espace encore et encore, jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'un long sifflement dans l'air. Un léger sourire se dessine sur ses lèvres à cet instant avant de s'élancer.

Sa vitesse hors du commun, cette capacité folle qu'il avait était plus qu'un atout dans ce genre de situation. Ses capacités de survie pouvaient être applaudit lorsqu'il usait de cette particularité qu'il avait apprit à pousser jusqu'à son extrême. Au passage, il saisi une sacoche de cuir poussiéreuse traînant dans les débris d'un bâtiment en ruine. Il rangea la tenue de fortune du métamorphe dedans tout en regardant bien dans chaque recoin de la cité londonienne. Il savait que le fuyard ne serait pas simple à retrouver avec toute cette poussières, ces explosions qui s'écrasèrent malgré tout, il ne possédait pas la capacité de suspendre le temps, même si sa perception au stade actuel lui permettait d'avoir un coup d'avance sur les bombes venus du ciel. Mais rapidement, la fatigue commença à s'emparer de lui, la douleur lui tord les tripes tandis qu'une voix familière lui parvint aux oreilles, quelque peu étouffé par une explosions non loin de lui. Sans réfléchir plus, il couru dans la direction inverse des flammes de l'enfer pour finalement tomber sur le fuyard et l'hirondelle, sous la forme d'un homme. Par réflexe, il lui lança la sacoche avant de s'écrouler à genoux, pour reprendre son souffle.

« Rhabille toi. » Il enchaîna avec une forte quinte de toux, l'usage de sa particularité dans un milieu aussi chaotique n'était pas si aisé en apparence, la poussières, la poudre enflammé et la fumée obscur le touchait énormément, sans parler de sa consommation de tabac. « Bon sang, l'air est un vrai poison ici... Le petit va bien ? Il vaudrait mieux vite partir, je ne suis même pas certain de pouvoir ramener le petit jusqu'au refuge avec ma particularité, je n'arrive pas a convenablement respirer et il y a trop de gravas sur le chemin. Mais y a les égouts au pire, j'ai vu plusieurs entrée possible. C'est plus sur que ce champ de mine et ça ne peut que nous rapprocher du refuge. » Ou éloigner, mais le mieux était de rester optimiste dans cette situation, il savait que la panique n'était pas un bon guide et les égouts les amènerait sans doute plus rapidement au refuge que de continuer à la surface. Même si l'un pouvait s'échapper en volant, il ne pouvait sûrement pas ramener le jeune fuyard avec lui par le ciel, vu la taille du volatile. Tandis que Lloyd savait qu'il aurait aussi du mal à ramener l'enfant sans le blesser. Il devrait baisser sa vitesse, les rendant particulièrement vulnérable. Tout en s'allumant une cigarette, il ajouta. « Les choses ne sont pas si simple, je doute que tu es la force de le ramener sur ton dos et je ne peux pas dépasser les soixante kilomètre à l'heure avec un passager, sans le blesser, au milieu des débris, ça nous rendrait particulièrement vulnérable. Alors je penses qu'on a pas le choix »


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MessageSujet: Re: (flashback) Sous une pluie de feu   Dim 18 Déc - 17:23

Flagrant Délit

- On repassera pour la discrétion -

Une main s'était glissée dans la tignasse brune du jeune garçon qui n'avait pas lâché son butin, grosses larmes dissimulées dans mon épaule. Il serait probablement grondé plus tard, une fois en sûreté, rassuré par la sécurité qu'offrait l'assemblage de demeures. Les Ymbrynes s'en chargeraient, ne voulant pas prendre ce rôle dans cette boucle qui ne m'appartenait guère et refusant de le traumatiser d'avantage. Lloyd est accueillit avec un demi-sourire, déposant un instant le môme sur le sol, geste accompagné de mots rassurants, le temps que je puisse enfiler autre chose que ce tissus fleuri qui n'avait rien de pratique.

« Tout va bien ? » L'état du blond me semble inquiétant, trouvant l'air de très mauvaise qualité, certes, mais sa quinte de toux n'est en rien rassurante. Trop de poussière et peut-être même du gaz. Les vêtements s'enfilent derrière un mur à moitié effondré, méditant à comment rebrousser chemin sans prendre de risque surtout que les deux autres Syndrigastis n'avaient pas d'ailes pour les maintenir à distance et assez haute du sol. Mes doigts vinrent se glisser une nouvelle fois dans les cheveux du plus jeune, écoutant Lloyd tout en frissonnant d'effroi.

Les égouts. Non pas que l'odeur et la crasse serait le pire des problèmes, nous parlions bien d'un endroit clos, humide et tout terre. Sans parler des sons de l'eau, les rats qui devaient grouiller, l'obscurité totale. L'idée même provoque un vertige, regard de supplication s'affichant malgré-moi, à cheval entre le "tu es devenus fou" et le "même pas en rêve". « Je ne suis pas certain de pouvoir... » La phrase ne se termine pas, partagé entre les divers regards qui se posent sur moi alors que l'idée même de devoir affronter ce monstre qu'était ma claustrophobie me répugnait. Peu importe les années qui se sont écoulées, les mois et les jours, l'enfermement continuait de marquer la plaie, bien qu'aucun mot ne s'élèverait sur le sujet. Nous n'avions pas le choix. Je ne me voyais pas m'envoler tout en les laissant à la débrouille, prendre le risque qu'ils se perdent sous terre alors qu'ils auraient besoin de mon sens inné de l'orientation, qu'ils se blessent. Je déglutis, regard se baissant sur mes pieds nus qui allaient encore en voir de toutes les couleurs eux aussi. Dans quoi est-ce que je me suis embarqué ?

« Tu as au moins un zippo ? Qu'on y voit quelque chose. » Même avec mes autres yeux, il me faudrait une source de lumière, même infime pour y voir correctement. Profonde inspiration avant de faire grimper le fuyard sur mon dos, lui indiquant de bien s'accrocher à mes épaules. Nous n'aurions qu'à le porter à tour de rôle, le trajet ne serait pas bien long. En théorie. Je l'espère. Si la crise d'angoisse ne vient pas. Hors de question de rester des heures là en dessous. La responsabilité du mioche me force à garder la tête froide, me concentrant uniquement là dessus alors que je fais la moue devant la plaque dégouts ouverte. Au secours.

« Certain qu'il n'y a pas d'autres solutions ? Pas de masques à gaz dans les parages ? Il n'y a pas beaucoup de bombardements dans cette zone. On peut aussi passer la nuit ici ? Je suis sûr qu'il y a moyen de dégoter de l'eau dans les parages. » Tous les moyens étaient bons pour éviter de descendre dans cette véritable cage à échelle humaine et peu ragoutante, prêt à me retrouver avec la plante des pieds écorchée par les débris rocailleux plutôt que de subir ça. L'air serait encore plus insupportable qu'ici, étouffant, peinant à rentrer dans mes poumons en panique de toute manière. Fais le pour le mioche Alo...
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MessageSujet: Re: (flashback) Sous une pluie de feu   

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