(Salem) - Adventure awaits
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Polaris Ahardane
Poulain dans les étoiles

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☾☾ Miroir :

☾☾ Particularité :
Difformité Animale - D'humain il n'a bien que le visage et le haut du corps, le reste esquissant la silhouette équine d'un animal qu'il n'est pas.
☾☾ Bizarrerie :
Amoureux des constellations et des astres célestes. Adorateur du manteau étoilé de la nuit et de l'astronomie.
☾☾ Années :
26 ans, jeune âme encore toute neuve qui doit apprendre à arpenter le monde.
☾☾ Occupation :
Couturier & jeune insouciant.
☾☾ Myocarde :
Prêt à être capturé par celui ou celle qui acceptera qu'il n'est pas simple de l'aimer et encore moins de l'étreindre.
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MessageSujet: (Salem) - Adventure awaits   Sam 27 Jan - 16:58

Adventure awaits
Salem & Polaris
Sometimes the cord likes to break. Sometimes the light tries to bend away. Sometimes we're thrust against the wall. Sometimes the world wants to see you crawl

Je prends une grande inspiration tandis que les doigts perdus dans l'immensité de cette crinière d'encre que je tente de nouer en un chignon, je contemple d'un regard plein d'une détermination presque juvénile les premières marches de l'escalier du manoir, cette volée même de bois qu'il m'est interdit de grimper et que je vais pourtant escalader en cette matinée grisâtre qui était aussi monotone que celle d'hier. Face à cette montagne que je n'ai pourtant pas le droit de gravir, je piaffe légèrement, hésitant, impatient aussi, permettant de ce fait à mes sabots de doucement maltraiter le plancher de la bâtisse, tandis que mes cheveux désormais noués, je rajuste simplement une dernière fois le baluchon de fortune que j'ai noué et que je porte sur l'une de mes épaules, dans le simple but de pouvoir transporter au coeur de cette étole fine et aux couleurs vives, quelques fruits, morceaux de pain et autres denrées sèches qu'il est possible de voler sans qu'elles ne manquent à personne. J'expire, lève l'antérieur droit et pose enfin mon sabot sur la première marche. Longuement, j'ai observé les particuliers descendre et monter sans peine, tentant de comprendre dans la valse de leurs deux membres, la mécanique même de cette démarche, de cet acte que je ne peux tout à fait reproduire à cause de ce corps équin, qui si il a ses avantages, n'est malheureusement pas fait pour l'architecture humaine qui jamais ne pense à ceux qui pourraient être différents du commun de la normalité, et aujourd'hui, malgré les interdictions des Ymbrynes qui disaient ne plus vouloir avoir à réparer la rampe que j'ai plusieurs fois brisée d'un coup de sabot angoissé, voilà que je me retrouve à tenter mon ascension vers le deuxième étage, posant sabot après sabot sur les différentes marches de l'escalier, murmurant pour moi une règle élémentaire tandis que le regard vissé au sol, je surveille presque le bois, craignant sans raison que celui-ci se fasse aussi traître que le sable peut l'être.

"D'abord un antérieur... Puis un postérieur." En rythme je m'applique, montant lentement au son délicat de la corne de mes sabots sur le bois déjà usé par des années de passage. "Jamais deux sabots sur la même marche..." Je soupire délicatement et replace derrière mon oreille une mèche rebelle, qui comme une caresse délicate préfère se perdre sur la courbe de ma mâchoire au lieu de rester avec ses semblables. "Et... Voilà."

Un sourire délicat illumine mes traits, quand enfin, après de longues minutes à maladroitement chanceler dans la courbe de l'escalier, je me retrouve à son sommet, les quatre fers sur le plancher solide et plat de ce couloir aux nombreuses portes, ce vestibule étroit au sein duquel se trouve la raison même qui m'a poussé à braver les interdits. Ma queue fouaille dans l'air, se faisant ce témoin joyeux de ma réussite, ce petit bond que je me retiens d'esquisser, de crainte peut-être de passer au travers du plancher qui grince sous mon poids. Alors, afin de ne pas trop tenter ma chance et de ne pas plus perdre de temps, j'entreprends ma quête, celle de trouver dans le dédale des chambres, le chat qui aujourd'hui viendra avec moi partir à l'aventure et trouver ce dragon dont nous parlons parfois quand nous nous emballons à propos de ce que le monde pourrait avoir à offrir. Une première porte je tente d'ouvrir mais celle-ci me résiste. Je soupire et n'insiste pas, avançant au sein du couloir un peu étroit avec précaution, toquant aux portes quand elles sont verrouillées, ouvrant les autres en grand pour voir si mon chaton s'y trouve, provoquant ainsi la surprise ou la colère, de celui ou celle que je dérange dans ses habitudes matinales. Plusieurs fois je m'excuse et bredouille, le regard bas mais le coeur toujours gonflé de cette enthousiasme que l'on trouve d'habitude chez les enfants. Je m'esquive et disparais rapidement jusqu'à trouver enfin, au détour d'une porte, la chambre de Salem.

Immédiatement, je m'engouffre au sein de celle-ci et en oublie de refermer la porte derrière-moi, me jetant plutôt dans l'étroite de cette pièce, qui sans se faire prier, me rappelle ô combien ma place n'est pas parmi les meubles et les murs, mais plutôt au coeur même d'une nature aux obstacles que mon corps est capable de franchir. De par ma stature, voilà que je renverse dans ma course sans peine table de chevet et autres bibelots qui tombent au sol et m'arrachent des excuses qui glissent d'entre mes lèvres à un rythme régulier et au tempo de la chute du mobilier.

"Pardon... Pardon... Désolé..."

Ce n'est que du matériel et pourtant je m'en veux d'ainsi créer un chaos dans la chambre de mon ami. Je sais que tout ceci ne craint rien, et qu'une fois parti, Salem pourra prendre le temps ou non de faire du rangement, mais par besoin surement de prouver que je ne cherche pas volontairement à tout fracasser par besoin de rappeler que je hais cette particularité qu'en réalité j'accepte sans mal, mais qu'au contraire, je fais des efforts pour m'intégrer et pour cesser d'être une catastrophe ambulante qu'on laisse dehors, une excentricité encombrante qu'on apprécie de loin ou uniquement à la tombée de la nuit, quand les étoiles se font souveraines de ce ciel que l'on n'observe pas assez. Le chemin vers le lit de Salem est semé d'embûches que j'esquive avec plus ou moins de grâce, et quand enfin j'arrive à sa hauteur, je souris, l'observant un instant avant de venir glisser une main dans ses cheveux tandis que je me penche, laissant ainsi ma crinière de nouveau libre caresser sa bouille de gamin endormi.

"Debout mon chaton... On part à l'aventure aujourd'hui et il nous faut nous mettre en route avant l'arrivée de la pluie..."

Mes doigts glissent jusqu'à son visage, puis son cou avant que je ne penche pour mieux l'extraire de son cocon duveteux, retirant sans peine la couette de sa personne.

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Salem B. Sweeney
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☾☾ Particularité :
Tu miaule, tu ronronnes, tu griffes, tu te prélasses, tu fais preuve de souplesse. Tu es une combinaison presque parfaite d’un homme et d’un chat.
☾☾ Bizarrerie :
Tu aimes le poisson cru, mais pas cuit. Tout sorte de poisson + Tu as la paranoïa des chiens, tu les trouves puants et vulgaires + Tu es narcoleptique, tu dors beaucoup et quand tu ne dors pas, tu somnoles. + L’herbe à chat est ton absinthe, ça te rend un peu zinzin sur les bords + Tu collectionnes les tickets de spectacles et les boites de pop-corn. + Tu n'as pas le vertige, mais tu es allergique à la poussière. + Ton petit péché mignon est le travestissement, tu adores porter des robes. + Tu es aichmophobique et athazagoraphobique. En clair, t’es plus grandes peurs se résument à la peur des aiguilles (en majeur partie) et à être mis de côté et/ou d’être ignoré.
☾☾ Années :
On dit que tu as quarante année lorsque l'on te croise dans la rue. Mais en ce penchant un peu sur ton cas, tu es bien plus vieux que ça.
☾☾ Occupation :
Les airs sont tes alliées et tu joues avec le vertige. Tu es acrobates pour la foire aux monstres Imaginariae Curiositates.
☾☾ Myocarde :
Amoureux du temps, ton amant file et se défile. Tu essayes de combler son absence, célibataire et unique, attiré pour le même genre que toi.
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MessageSujet: Re: (Salem) - Adventure awaits   Dim 28 Jan - 0:36

adventure awaits

polaris ahardane + salem b. sweeney

Les bras de Morphée étaient si doux, il se complaisait à l’intérieur. Le sommeil lourd, la nuit avait été courte. Une sorte de punition pour avoir tarder dans une promenade nocturne. Le crépuscule avait bien avancée lorsqu’il s’était décidé à aller se coucher et le résultat était là, ici présent. Une masse noire qui s’était vautrée dans sa couette. Les muscles relâchés, roulés en boule, il y avait encore les traces de la veille. Le matou avait tout juste pris le temps de libérer son corps des chaines vestimentaires, gardant le minimum pour cacher l’intimité de sa personne. La plaisance de ses rêves se dessinait sur son visage. Apaisé, songeur, les étoiles s’animaient à l’intérieur de sa tête. Un ballet merveilleux où ses griffes frôlées les luminescences. Il était perché sur l’une d’entre elles, la tête levée toujours plus haut vers le ciel. Ses oreilles félines étaient bien droites sur sa tête, tout comme dans la réalité. Au garde-à-vous, à l’affut du moindre bruit, les galaxies étaient incroyablement silencieuses pour un si vaste univers. De temps-en-temps, elles remuaient. Tic impossible à contenir tant elles réagissaient à sa nervosité. Il n’y avait pas de raisons de l’être, loin de là même. Elle était positive, face à ce spectacle. Une étoile filante venait de passer au-dessus de sa tête et ses yeux verts fendus s’illuminaient face à ce spectacle. Ce n’était que dans son état onirique qu’il pouvait voyager parmi les astres. Beauté intouchable, ils demeuraient sans doute ainsi car personnes ne pouvait venir troubler leurs habitudes. Salem semblait jouer avec elle comme s’il jouait avec un reflet sur le sol. Il ne fallait pas grand-chose pour l’amuser ou pour l’émerveiller. Cependant, il était convaincu que quiconque face à un tel spectacle fondrait autant que lui.

Sa tête s’était légèrement relevée, la danse stellaire était troublée. Elle détectait la présence de quelqu’un dans sa chambre, mais lui ne se réveillait pas. Son sommeil était bien trop lourd pour cela. Depuis quand avait-il plongé ? Quatre heures ? Cinq tout au plus ? C’était bien trop peu par rapport à ses dix-sept heures quotidiennes. C’était à se demander d’ailleurs comme il arrivait à danser avec un trapèze malgré sa narcolepsie. Le jeu sans doute. Le jeu vivifiait son système nerveux, le rendait tout de suite plus attentif. Ça ne tenait pas de sa particularité. Quiconque serait plus à même de suivre grâce au jeu que face à un cours théorique barbant. Il ne fallait pas s’appeler Salem Sweeney pour cela.
Ses étoiles disparaissaient une à une et un arrière-gout de déception l’envahissait. De fin miaulement traversait sa bouche, il les appelait à revenir vers lui. Petit son attendrissant qui était retranscrit dans la réalité. Ne l’abandonnez pas.

Le minou semblait triste de les voir partir une à une, mais une caresse vint effacer son chagrin. Une douceur dans ses cheveux, puis sur sa joue, et il avait fini par ouvrir un œil en ronronnant un peu. Il s’étirait de tout son long, toujours couché sur le côté et blotti dans sa couette. Ses mains dépassaient de cette dernière où ses griffes étaient ressorties sous la contraction de ses muscles. Salem relevait un peu la tête, ses yeux verdoyants s’ouvrant faiblement. Il semblait quémander du regard Polaris qu’il avait reconnu aisément. Son état comateux ne lui permettait pas de réaliser qu’il était dans sa chambre, malgré l’interdiction des Ymbrines. Et encore moins le souque qu’il avait provoqué en pénétrant dans cette dernière avec sa corpulence imposante. Le chat arrivé tout juste à circuler en temps normal malgré sa petite taille, alors un centaure… Ce n’était pas grave selon lui, tout ce qui l’important, c’était cette caresse que lui offrait son ami aventurier. Relevant le menton pour mieux en profiter, restant inerte sur son lit, le félin ne semblait pas être très enthousiaste à l’idée de bouger pour l’instant. Par pitié, sa nuit avait été courte, il voulait retourner jouer avec les étoiles. Ce n’était pas de l’avis de Polaris qui, avec toute la fourberie du monde, lui avait ôté son cocon de chaleur qu’il avait passé cinq heures à réchauffer. Des ronronnements transformés en miaulement stupéfait, son appendice s’était raidis sous la surprise du froid et il tirait une grimace. Il avait bondis de son lit, puis il s’était rallongé, serrant dans ses bras son oreiller pour trouver une source de chaleur à poser sur son ventre. « Mais ! Il est que … Il est que … La journée a bien avancé ou pas ? ». Oreilles tendues, attentif à la moindre réponse, il n’avait aucune idée de l’heure qu’il pouvait être et soudainement, il se rendait compte que Polaris avait peut-être eu raison de le réveiller. Le chaton avait baillé, tout croc dehors, à s’en décrocher la mâchoire avant de s’asseoir sur son lit et de frotter ses yeux avec le dos de sa main.

Des meubles à terre, des bibelots couchés à leurs côtés et des empreintes de sabot jonchaient le sol. Il réalisa alors qu’il avait loupé un chapitre et qu’il comprenait mieux pourquoi ses amies stellaires s’étaient échappées de ses rêveries. « Tu … es monté … dans ma chambre… », il était proche de la syncope en voyant ce raffut autour de lui, ses oreilles baissés de tristesse. Il allait devoir tout ranger. Et qui dit rangement, dit aussi temps de siestes réduits. Il relativisait, son ami équidé ne se serait pas donné la peine de monter juste par plaisir de mettre son lieu de vie sans dessus-dessous. Il venait pour qu’ils partent à l’aventure, à la chasse aux dragons. Rien que cette pensée avait de nouveau éclaircis son visage et il affichait de nouveau son sourire innocent. « Est-ce que j’ai le temps de m’habiller ? ». La moindre des choses.


       
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MessageSujet: Re: (Salem) - Adventure awaits   Mar 30 Jan - 14:43

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Il est si doux et délicat, mon petit chat, quand il s'éveille et qu'il s'extirpe difficilement autant de sa couette que des bras de Morphée. Pour cette petite chose, cette petite créature qui ne voulait peut-être pas que je vienne le tirer de son sommeil pour l'emmener à l'aventure, j'esquisse un léger sourire tandis que dans la jungle de ses cheveux emmêlés je fais courir mes doigts, jusqu'à trouver ses oreilles duveteuses que j'effleure rapidement. En silence, je l'observe tenter de s'éveiller et reste bien docilement à sagement à attendre qu'il quitte le royaume des songes pour me rejoindre, parfaitement conscient que je ne gagnerais rien à le presser mais qu'au contraire, dans la sagesse de l'attente, je trouverais peut-être son pardon quant aux meubles que j'ai renversé et cette chambre que j'ai désordonné de ma carrure équine et peu adaptée aux bâtisses humaines. Je ris doucement le voyant bailler  puis recule un peu quand il se redresse, hochant fièrement de la tête quand il remarque enfin que je suis monté jusqu'ici pour le retrouver.

"Il fallait bien mon chaton... Si je t'avais attendu au pied de ta fenêtre, je crains que j'y aurais passé la journée." Mes doigts quittent enfin sa personne, lui rendant son intimité que j'ai déjà trop dérangé par ma simple présence. "C'est un peu tôt, je suis navré, mais je voulais que nous partions avant la venue de la pluie." J'esquisse un sourire désolé, puis bats des cils avec grâce, reculant légèrement pour mieux m'étirer et me retourner, cherchant du regard les vêtements qu'il dit vouloir enfiler. "Oui, oui bien sûr. Couvre-toi bien. C'est important. J'ai déjà pris de quoi manger, de quoi boire mais rien pour te réchauffer." La chaleur que dégage ma peau pourrait suffire mais honnêtement, je me refuse à penser qu'il puisse passer tout son temps sur mon dos et s'interdise ainsi le plaisir de galoper librement dans la nature simplement parce qu'il est frigorifié. Aujourd'hui, je ne veux pas être une monture ou un destrier, je veux être ce compagnon de jeu et se camarade avec qui il va chasser l'horizon et la liberté. Une âme jeune qui pourchasse dans les ombres de la nature les silhouettes des monstres mythiques et des créatures légendaires que nous avons pu croiser au sein des dédales des phrases d'ouvrages disséminées dans tout le Manoir. Aujourd'hui, je souhaite et désire redevenir un enfant sauvage, un gamin farouche qui galope de toutes ses forces et qui ne s'arrête que lorsque l'air est brûlant dans ses poumons et que ses antérieurs sont tremblants. Je veux m'abandonner de nouveau à ce plaisir de me perdre et me laisser guider par le murmure du vent et de la terre, laissant ainsi mon pelage noir se couvrir d'une fine pellicule de sueur qui donnera à ma robe une teinte bleutée à cause de l'effort. Avec tout ça, je veux renouer et c'est pour cela, qu'égoïstement  je viens lever et déranger dans ses habitudes ce pauvre Salem, qui si certes prétend être impatient à l'idée d'aller gambader dans la forêt et les alentours de la boucle, peine surtout en cet instant à complètement revenir dans le monde des conscients. Voilà pourquoi, pour l'aider un peu, pour lui montrer que je suis autre chose qu'une catastrophe pourvue de sabots, je me tourne vers sa penderie que j'ouvre, tirant de celle bien des vêtements que je passe sur mon épaule et que je viens ensuite déposer sur le lit à côté de lui, récitant au passage des attentions qu'ont plutôt les mères attentionnées que les amis que l'on aime.

"Je peux porter des vêtements en plus si tu crains d'avoir froid pendant notre escapade, mais ne prends rien que tu pourrais avoir peur d'abimer... On ne sait jamais, je peux recoudre bien des accrocs mais je ne suis pas sûr de pouvoir réparer les dommages qu'un dragon pourrait faire à l'une de tes chemises."

Je penche la tête sur le côté et laisse un peu plus mes cheveux cascader le long de la courbe de mon échine tandis qu'en silence, je me demande si ça ne lui ferait pas plaisir que je couds dans l'un de ses vêtements un immense dragon. Dans un coin de mon esprit, je grave cette pensée et me recule ensuite à nouveau, saisissant simplement une dernière fois le visage de Salem entre mes mains pour mieux caresser ses joues et déposer sur son front un rapide baiser.

"Prends ton temps pour t'habiller. Je t'attends dans le couloir, d'accord ?"


Je pourrais rester, insister pour mieux imposer ma présence, mais même si la pudeur et l'envie que certains ressentent à couvrir le moindre carré de la peau qui est pourtant la leur, sont des concepts que je peine à comprendre et que je n'applique que très rarement, quand une Ymbryne me force à enfiler une chemise ou un pull pour couvrir ce torse à la musculature fine et à la peau ambrée, je comprends tout de même que l'on puisse désirer vouloir partager un moment comme celui-ci avec soi-même seulement. Alors après un dernier sourire, je quitte finalement sa chambre, m'arrêtant tout de même sur le pas de sa porte pour me confondre en excuses.

"Je t'aiderais pour la chambre, à notre retour. Je suis désolé d'avoir tout renversé... Je ne fais pas exprès..."

C'est ce que je souffle à chaque fois. Une excuse et un regard penaud. J'aimerais pouvoir me déplacer au milieu de leur environnement sans risquer de détruire ou de briser ce qui pour eux à une certaine valeur. J'aimerais être autre chose qu'un embarras à qui l'on interdit l'accès à l'étage pour le bien commun mais trop conscient que personne ne peut faire autrement et qu'eux ne peuvent vivre comme moi, j'accepte ma différence et la réalité de ma condition, comprenant que je ne peux tout faire comme eux et que je suis réduis à devoir exister un peu en marge du reste du monde, ne pouvant réellement me consoler qu'au sein de la nature j'aurais toujours ma place et qu'entre les dunes de sable ou les arbres d'une forêt européenne, il y aura toujours un refuge pour l'enfant sauvage que je suis.


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MessageSujet: Re: (Salem) - Adventure awaits   Sam 3 Fév - 21:38

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Que c’était cruel de l’extirper ainsi de ses rêveries. Lui qui avait voulu rattraper sa nuit, profiter de son jour de congé, il n’aura rien de tout ceci puisqu’on venait de le tirer hors de son cocon duveteux. Polaris avait pourtant bien entamé son réveil en lui caressant ainsi la tête. Il fallait prendre son temps, le minet ne semblait pas se rendre compte de l’empressement de son ami. Il s’était même mit à ronronner à défaut de pouvoir dormir. Jusqu’à ce que le froid vienne lui donner une gifle et que le réveil se fasse dans un sursaut. Ses yeux étaient arrondis, il n’y avait plus qu’une difficulté à les maintenir ouvert après cette mauvaise blague. Les tremblements n’étaient pas présents, mais la pudeur si, et il n’avait que cet oreiller en guise d’habits. L’équidé avait beau être un ami, il n’en restait pas moins un être vivant avec des sentiments et la possibilité d’imaginer bien des scènes qui le mettraient dans l’embarras. Sans compter son complexe sur son physique, sa difformité et sa timidité naturelle. La surprise s’était très vite dissipée et ce fut la somnolence qui avait repris le dessus. Surtout quand ce petit surnom affectif était parvenu à ses oreilles accompagnait d’une plaisanterie. Il avait oublié. Comment pouvait-on oublié une telle aventure ? Il en avait honte, et il estimait ne plus être en droit de râler à présent. « Je suis désolé » dit-il avec une voix intimidé, baissant la tête face à cette triste réalité. Il n’avait pas étoffé la raison de ses excuses, tout comme il n’avait pas cherché à s’étaler dans une longue tirade pour s’expliquer. Il voulait partir au plus vite maintenant, ne serait-ce que pour faire honneur à Polaris qui avait pris son courage à deux mains pour monter jusqu’ici.
Salem jetait un coup d’œil en relevant la tête, grimaçant un peu face aux dégâts dans sa chambre avant de détourner le regard en direction de ce centaure qui fouillait dans sa penderie pour en extirper quelques tissus qui pourraient lui servir à se réchauffer. Il espérait ne pas y avoir laissé quelques jupes et autres chemisiers qui pourraient susciter l’interrogation chez ce poulain attentionné. « Qu’est-ce que t’as pris à manger ? ». Manger, nourriture, lui qui n’avait rien avalé depuis la veille, voilà une question qui méritait d’être posé. Il n’avait pas spécialement faim, mais le minet n’assurait pas à Polaris la possibilité que son estomac se taise pendant tout le long du voyage. Il regardait les morceaux de tissus que déposaient l’attentionné sur son épaule et il analysait. Ne rien prendre qui craindrait, n’est-ce pas ? Aucuns de ses vêtements craignaient quoi que ce soit, mais il avait opté pour un jean déjà bien usé, un tee-shirt récolté dans la fête foraine et un sweat pour le confort et la chaleur.

« Non, ça devrait aller avec tout ça. Est-ce que … tu peux … ». Baillant une nouvelle fois, il n’osait pas demander au centaure de quitter la pièce le temps qu’il s’habille et se prépare à sortir. Il avait même, pendant le temps de l’inspection de son placard, remit sa couette sur lui tout en restant assis sur son lit. L’homme-chat ne vacillait pas et il fixait du regard cette maman poule qui s’occupait de lui comme d’un enfant. Au fond, cela ne lui déplaisait pas. Berlioz était un grand-enfant, un chaton dans le corps d’un adulte. Sans doute la faute à ses années passées dans la boucle et à perdre le cours du temps. Ou bien d’un père qui ne lui as pas accordé le luxe d’avoir une enfance heureuse. Le réveil piquait encore, mais il demeurait un peu plus réveillé. Ses oreilles pointues bougeaient d’avant en arrière, et sa queue s’était mise à se mouvoir, ressemblant à un serpent faiblard sur ses draps. La petite farce de son ami lui fit étirer un sourire fin et malicieux. Il serait bien trop joyeux de découvrir un dragon pour déplorer l’état lamentable de sa chemise. « Pour rencontrer un dragon, je suis prêt à sacrifier cent chemise s’il le faut ! ». Le noiraud avait miaulé son excitation. Ainsi, il était de nouveau réveillé et lorsqu’il avait prononcé ses mots, son ami équin venait de déposer un nouveau baiser sur son front. Miaulement muter en ronronnement, il était bien trop sensible à ses touches d’attention, aussi amicale soient-elle. Ses émeraudes fendues de noir veillaient à ce que Polaris quitte sa chambre pour ne pas provoquer plus de dégâts qu’il n’en avait fait, un sourire compatissant aux lèvres lorsqu’il avait renouvelé ses excuses. « Ne t’en fais pas pour la chambre, ce n’est pas grave. Je fais vite. » Indiqua-t-il tandis qu’il avait bondi du lit dès que la porte s’était fermée.

Parfois, Salem se demandait comment faisait Polaris pour se promener ainsi, son torse nu et sans aucuns complexes. Une question d’habitude, supposait-il tandis qu’il enfilait son pantalon et son tee-shirt. Mais une habitude qu’il enviait. Ses oreilles avaient poppé une par une par le col tandis qu’il faisait attention à ne pas le déchirer d’avance avec ses griffes à cause d’un mauvais réflex. Oui, il l’enviait, il aimerait être aussi décontracté malgré ses petits plus animaliers. Encore que, il n’avait pas trop à se plaindre, ils étaient discrets à côté d’un corps de cheval. Son sweat zipper, il n’avait rien de spécial à prendre selon lui Aussi, il était sorti à son tour de la chambre, verrouillant cette dernière derrière lui. « Bien ! On peut y aller ! Est-ce que je dois prendre quelque chose ? Ca va aller pour redescendre ? ». Ses doigts avaient rejoint ses lèvres à sa question, légèrement inquiet. Monter était une épreuve, descendre sans tomber en était une autre. Et il s’était posé la question seulement quand il était arrivé à la moitié des marches. Il s’était retourné pour s’assurer que son ami suivait et il l’attendait si besoin. Marche après marche, comme à la montée. Tant qu’il ne glissait pas avec ses sabots, tout allait bien car il ne voyait pas comment il allait pouvoir le rattraper vu la différence de leurs corpulences respectives. Ça serait dommage qu’il se brise une patte avant de partir après tout.


       
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MessageSujet: Re: (Salem) - Adventure awaits   Lun 12 Fév - 13:35

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Salem & Polaris
Sometimes the cord likes to break. Sometimes the light tries to bend away. Sometimes we're thrust against the wall. Sometimes the world wants to see you crawl

La porte se referme sur moi et je frémis légèrement tandis que j'abandonne dans sa chambre désormais en proie à un chaos sans nom, le petit chaton qui avec moi viendra se perdre dans les bras de cette nature inconnue avec laquelle je ne demande qu'à faire un. Le long de mon échine, je sens un frisson s'y glisser et caresser la moindre de mes vertèbres tandis que je me tourne vers la fenêtre qui scelle la fin de ce couloir, pour mieux apercevoir entre les fins rideaux de celle-ci, le paysage morne et pourtant enchanteur de cette campagne anglaise dont je dois encore explorer les confins. D'un battement de cils, je chasse la langueur à laquelle je pourrais m'abandonner par faiblesse, rejetant au loin l'idée de me laisser aller à un mal de pays qu'il serait pourtant légitime que j'éprouve, préférant me dire que si ici il n'y a point d'oasis ombragés sous lesquels je peux trouver refuge ou des dunes au sein desquelles je pourrais galoper pour mieux créer de mes sabots des tempêtes dorées, il y a des forêts dans lesquelles se perdre, des clairières à explorer et des rivières à traverser. Dans l'inconnu de cette terre dont j'ai tout à apprendre, il y a des monts et merveilles que je me dois de trouver, des écrins de verdure au sein desquels je dois m'abandonner et des refuges qui pourront se faire cette maison pour laquelle je ne serais jamais un étranger ou une curiosité encombrante qui dérange sans cesse l'ordre des choses. A cette idée, un léger sourire se glisse sur mes lèvres, tandis qu'à mes côtés, apparait dans l'encadrement de la porte Salem, qui désormais vêtu semble impatient de partir à l'aventure au vu de la vitesse avec laquelle il ferme sa porte pour mieux atteindre les escaliers qu'il commence à descendre avec une aisance que je lui envie en silence. Les cheveux de nouveau noué, je tente de le suivre sans trop d'hésitation, posant un sabot après l'autre, les yeux rivés sur le sol et les deux mains posées sur le mur, comme si j'espérais en cas de chute être capable de me rattraper à la tapisserie qui n'offre pourtant pas une prise et qui ne sera bonne qu'à souffrir les assauts de mes ongles si j'en viens à perdre l'équilibre. Chose qui manque d'arriver quand Salem s'arrête brutalement pour me poser une question à laquelle je réponds en un murmure qui se fraye un chemin à grand peine d'entre mes lèvres.

"Je sauterais les dernières marches, ne t'en fais pas. Et ne m'attend pas, va chercher ce dont tu penses avoir besoin pour partir à l'aventure et retrouve moi..."

Je n'ai pas le temps de terminer ma phrase. Les mots deviennent un hoquet de surprise alors que je me sens tout à coup glisser. Le temps lui-même semble devenir un concept qui n'existe plus, une course qui n'avance plus et un décompte qui ne fait pas. Autour de nous, tout suspend son envol et devient les fragments d'une erreur à rattraper, d'une chance, d'une opportunité de sauver ce qui est précieux et d'empêcher le pire d'arriver. Et si il serait simple pour moi de me faire un pantin de la fatalité, une poupée de chiffon dont le destin fait ce qu'il veut, je prends la décision d'être plus à l'instant même où je sens que tout se dérobe sous mes sabots et je perds pieds dans les escaliers, entamant de ce fait une chute vertigineuse qui sera forcément douloureuse pour l'un d'entre nous. Entre deux battements de coeur, je me décide à être le protecteur et non la victime d'un accident que j'ai causé par mon entêtement à ne pas respecter les règles que les Ymbrynes ont pourtant dictées pour mon bien-être. Ainsi, si comme prédis, j'abime de mes ongles le papier-peint, c'est pour mieux rapidement saisir Salem dans mes bras, l'étreignant avec force pour qu'au lieu de devenir la victime de dommages collatéraux, il ne soit qu'un égaré qui a échappé au pire, un rescapé, un miraculé qui pourra à la nuit tombée remercier l'étoile qui veillait sur lui en journée. Avec la force du désespoir, je le garde tout contre mon coeur, sans me soucier de briser ses côtes de mes bras puissants, bien trop inquiet à l'idée qu'il roule et se retrouve prisonnier de mon corps imposant, sous lequel il pourrait se briser. Pour Salem, je me fais donc un bouclier de chair, un cocon protecteur qui endure la chute et les chocs à sa place, une armure mi-équine mi-humaine qui étouffe tout les gémissements qu'elle devrait pousser alors que le bois s'enfonce dans sa peau et que ses membres se tordent et endurent de rudes coups. Pour lui, j'endure la chute, aussi longue soit-elle. Je l'accepte et ne souhaite que sa fin, qui ne vient pas assez vite mais que j'accueille tout de même d'un soupir de soulagement puis d'un grognement à l'oreille de celui qui est sain et sauf entre mes bras et dont je caresse doucement le dos alors qu'allongé sur le flanc, je déplie mes jambes difficilement. Je laisse un instant flotter avant de rouvrir les yeux et de poser mes prunelles sur le petit chat encore au creux de mes bras, lui souriant difficilement tandis que d'une main, je rassure sa personne d'une caresse tendre.

"Tu n'as rien, mon petit chat ?"

J'oublie ma propre douleur pour me concentrer sur la sienne, ignorant de ce fait les plaintes qu'hurlent mes muscles et cette plaie délicate que je n'ai pas remarqué au niveau de mon antérieur gauche, qui déjà pourtant pleure un peu de sang, qui si se perd au début dans l'obscurité de mon pelage aussi sombre que la nuit, finit par créer au sol quelques pétales d'une rose que l'on aurait malmené. En cet instant, j'oublie les douleurs de ma chair, les tremblement de mes membres et l'irrégularité de mon souffle pour me concentrer sur celui qui ne mérite que la tendresse et la douceur de ceux qui l'entourent.

"Je suis désolé.... Je ne prendrais plus les escaliers, je te le promets..."

Inconsciemment, je commence à le bercer contre moi, laissant mes cheveux lui prodiguer toutes les caresses que mes mains ne peuvent lui offrir.
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