(thaddeus) the moon watching over, you and your dreams
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Salem B. Sweeney
matou adorateur de rideaux

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☾☾ Miroir :

☾☾ Particularité :
Tu miaule, tu ronronnes, tu griffes, tu te prélasses, tu fais preuve de souplesse. Tu es une combinaison presque parfaite d’un homme et d’un chat.
☾☾ Bizarrerie :
Tu aimes le poisson cru, mais pas cuit. Tout sorte de poisson + Tu as la paranoïa des chiens, tu les trouves puants et vulgaires + Tu es narcoleptique, tu dors beaucoup et quand tu ne dors pas, tu somnoles. + L’herbe à chat est ton absinthe, ça te rend un peu zinzin sur les bords + Tu collectionnes les tickets de spectacles et les boites de pop-corn. + Tu n'as pas le vertige, mais tu es allergique à la poussière. + Ton petit péché mignon est le travestissement, tu adores porter des robes. + Tu es aichmophobique et athazagoraphobique. En clair, t’es plus grandes peurs se résument à la peur des aiguilles (en majeur partie) et à être mis de côté et/ou d’être ignoré.
☾☾ Années :
On dit que tu as quarante année lorsque l'on te croise dans la rue. Mais en ce penchant un peu sur ton cas, tu es bien plus vieux que ça.
☾☾ Occupation :
Les airs sont tes alliées et tu joues avec le vertige. Tu es acrobates pour la foire aux monstres Imaginariae Curiositates.
☾☾ Myocarde :
Amoureux du temps, ton amant file et se défile. Tu essayes de combler son absence, célibataire et unique, attiré pour le même genre que toi.
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☾☾ Trogne & crédit :
billie joe armstrong - DΛNDELION.


MessageSujet: (thaddeus) the moon watching over, you and your dreams   Dim 28 Jan - 23:29

the moon watching over, you and your dreams

thaddeus gentilis + salem b. sweeney

Cela était devenu une habitude pour lui. Venir à cet étage, à cette porte précisément. C’était un petit rituel, une sorte de récompense. Ses pas étaient légers tout en étant déterminé. Il avait tourné sa tête sur le côté, sondant ce qui pouvait se passer autour de lui. Sa queue battait la mesure nerveusement derrière lui, ses oreilles bien droites. Elle pivotait vivement pour sonder le moindre bruit, le moindre indice. Parfait, il n’y avait personne. Il allait pouvoir squatter la chambre de l’autour. Plutôt que de se fatiguer à monter les marches, il s’était amusé à bondir sur les murs et la rambarde pour prendre de la hauteur. Ascension entrainante et encouragée par la volonté d’avoir un peu d’attention. La tristesse le rendait sensible, attentionné. Ces bouilles grises ne lui plaisaient pas. Il aimait les voir joyeuses avec des étoiles dans les yeux. C’était un bon moyen pour se rendre malade que de ne pas faire attention à soi. Ses pas avaient foulé le plancher de l’étage, là où demeuraient les chambres réservées aux Ymbrines et leurs apprentis. Il connaissait cet endroit par cœur, aussi il ne s’attardait pas à chercher la bonne porte. Salem préférait faire attention à ne pas être vu, sous peine qu’on lui demande illico de redescendre. Après tout, à cette heure-ci, il n’avait aucune raison majeure de monter dans ces lieux. Cela était déjà arrivé, la première fois qu’il était venu ici. Thaddeus ne lui avait pas ouvert et il avait passé son temps assit devant la porte à miauler jusqu’à ce qu’il se décide à céder. Il n’avait pas flanché et une des oiseaux lui avait demandé de partir. C’était mal connaître le chaton. Il était plutôt du genre têtu et borné quand il est décidé à rencontrer quelqu’un.
Après quelques pas silencieux dans le couloir, il était revenu devant cette porte au bois abimé. La trace de coup de griffes les plus déterminées demeuraient encore. Il était déjà venu, deux heures plus tôt, pour la troisième ou quatrième fois. Heureux élus, ou malheureux, l’autour avait attiré l’intention du chat et maintenant, il allait lui être difficile de s’en défaire. Ses doigts caressaient le bois, sa bouille se rapprochait de l’ouverture close de la porte. « Hey… tu me laisses entrer ? » demanda-t-il à voix basse. Une voix ronronnante, ses oreilles frôlant l’obstacle. Il laissait sa joue glisser sur le matériau, frottant cette dernière sur lui.

Des ronronnements puissants, transformés petit-à-petit en miaulement au fur et à mesure que ses griffes caressaient le bois. Il demeurait debout cette fois-ci, prêt à bondir s’il y avait une personne en approche. « S’il te plait » miaula-t-il plus fort encore alors qu’il grattait la porte pour entrer. Son appendice rythmait son impatience grimpante et il avait cessé le tout quand il avait entendu le parquet grincé. Il s’était précipité derrière un rideau, s’y cachant pour éviter de se retrouver face à l’une de leur protectrice. Femme légèrement aigrie et sévère, elle semblait ronchonner en voyant qu’il n’y avait personne. Pestait-elle contre elle-même, ou contre le matou ? Matou qui avait passé sa tête en dehors du rideau pour vérifier qu’elle était bien partie. Il avait repris place face à la porte, recommençant à la frotter avec ses griffes. Il piétinait, il s’impatientait. Le temps commençait à le presser, son bel amant. Il lui susurrait à l’oreille que les minutes s’écoulaient et qu’il ne pouvait pas attendre plus longtemps. Penchant sa tête sur le côté, Salem voulait encore attendre. Il était persuadé que ce n’était plus qu’une question de seconde avant qu’il cède. Il s’était penché, il soufflait de manière bruyante, les lèvres quasi-collées à la porte. « Je suis toujours là, ouvres-moi ». Son moi miaulait avait encore fait trop de bruit et les talons sonnaient le retour de cette inspectrice. Sans tarder, il s’était mis de nouveau derrière le rideau, beaucoup plus nerveux que la fois précédente. De justesse, mais il n’en tirera pas une leçon. Il fallait qu’il entre avant qu’elle n’arrive une troisième fois.

Un refrain incessant, et une porte qui en pâtissait.

Heureusement, il n’y aura pas eu besoin d’alarmer une troisième fois l’Ymbrine puisque la porte avait fini par s’entrouvrir. Il n’avait pas laissé le temps à l’autour de se revenir sur sa décision, se coulant avec souplesse dans sa chambre pour rejoindre un coin. Salem avait le sourire satisfait, et cela se voyait avec sa queue qui demeurait droite. « Bonjour ! » avait-il miaulé avec enthousiasme, avant de s’attarder sur les traits de son visage. Il avait l’air épuisé, il dormait pratiquement debout. C’est pour cette raison qu’il lui avait tenu compagnie sur le canapé du salon. « Tu dormais ? Je ne trouvais pas sommeil, alors je suis venu te voir, pourquoi tu ne m’ouvrais pas… ». Le matou avait mimé une moue boudeuse, ses oreilles étaient baissées. Il avait l’air légèrement déçu, mais ce n’était que passager.


       
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Thaddeus Gentilis
Autour amnésique

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Métarmophose en Autour des Palombes (Accipiter Gentilis) - Le rapace qui devient le gardien. Le chasseur qui se fait protecteur.
☾☾ Bizarrerie :
Accumule livres anciens et carnets
☾☾ Années :
30 ans, mais en réalité, c'est une énigme pour lui.
☾☾ Occupation :
Perdu dans les méandres de ses pensées, à regarder le monde tourner sans vouloir totalement y prendre part.
☾☾ Myocarde :
Difficile à cerner et à saisir
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MessageSujet: Re: (thaddeus) the moon watching over, you and your dreams   Mar 6 Fév - 15:23

the moon watching over, you and your dreams
Salem & Thaddeus
And it's over, it's over. I'm circling these vultures. Got me praying and it's hunger. Feeling something rotten

L'envie de disparaitre est étouffante et incessante. Elle se fait un refrain que ma chair ne cesse de chanter et que mon esprit reprend en choeur avec une passion qui m'abrutit et me donne le tournis encore plus surement que le tabac ne le fait déjà. Une cigarette au bout des lèvres, le front posé contre la seule fenêtre de ma chambre, c'est les yeux fermés et les sourcils froncés que je tente de lutter contre les faiblesses de mon corps, le souffle court et les larmes aux yeux. C'est perdu dans ma propre chair que je deviens le prisonnier de cette carcasse étrangère, un semblant d'être humain qui navigue dans le néant et qui se laisse porter par son souffle trop court et par les pensées parasites qui rongent sa psyché déjà détruite par les cauchemars et l'amnésie. C'est perdu dans un tourment silencieux que je m'abîme en cette journée que j'espère voir se terminer bien rapidement tandis qu'autour de moi ne se trouve que les livres et autres carnets que j'accumule dans le but d'assouvir une pulsion maladive qui devient de plus en plus dévorante, et qui bientôt me poussera à voler autre chose que des ouvrages, afin de compléter ce tombeau de possessions dont le linceul sera mes draps souillés et trempées de sueur et d'urine. Un soupir m'échappe et dérange la danse gracieuse des volutes de tabac alors que je me redresse légèrement, les yeux toujours clos mais les lèvres désormais entrouvertes afin de libérer la cigarette de l'emprise de ma bouche et d'ainsi lui permettre de terminer entre mes doigts à la peau jaunis par les heures à fumer dans cette pièce qui est désormais ma nouvelle cage, tandis qu'au sol, juste à côté de mes pieds nus, tombe une cendre qui devrait chuter dans la tasse qui me sert de cendrier depuis des jours déjà, créant un chaos de plus qui trahit toute la peine que j'éprouve à simplement rester humain et à la prétendre pour le plaisir des autres habitants de la boucle. Un autre moi se serait désolé d'un tel laissé-aller. Un Thaddeus qui n'existait que pour une femme aurait détesté cette chose mourante que je suis, mais l'affreuse vérité est que j'ai tué ce coeur valeureux qui à une époque portait les costumes qu'aujourd'hui j'enfile non pas par envie d'être élégant ou bien vêtu mais par simple besoin de cacher à ma vue ce corps dont je ne veux plus, cette enveloppe de chair parcourue de nombreuses cicatrices qui appartiennent à quelqu'un d'autre. Ce Thaddeus, cet être respectable, je l'ai étouffé aussi surement que j'ai tué Sigmund, l'hôte originel de ce corps, cet homme qu'une mère a aimé et qui peut-être fut un jour un père. J'arrache au tabac embrasé une autre volute de fumée et un crépitement presque funèbres alors que je réalise toute l'horreur de ma personne, laissant de ce fait courir sur mon échine courbée un frisson de dégout pour moi-même, une caresse malsaine qui accompagne cette vérité que je me susurre du bout des lèvres.

"Je suis un meurtrier. Un vrai rapace."

L'autour chasse pour survivre et je fais de même. Il tue les oiseaux pour se nourrir, broie les os entre ses serres et plonge son bec dans les entrailles chaudes des membres de son espèce. Il n'éprouve ni pitié, ni empathie, il est un prédateur de l'existence, une ombre funeste qui n'apporte que la mort, et avec le temps, je n'ai fait que me fondre un peu plus dans son plumage, devenant au fil des années qui ne s'écoulent plus, un rapace à figure humaine. Certes, je ne blesse pas les autres, mais je tue. Un jour, j'ai privé Sigmund de la vie qui aurait dû être la sienne, et maintenant, j'ai mis fin aux jours de cet homme que certains ont appris à apprécier. Je tue ceux qui veulent vivre en moi, ceux qui existaient avant l'être pathétique que je suis aujourd'hui. Je me nourris des restes de ce qu'ils ont été et me laisse ensuite consumer par les cauchemars qui furent un jour leur vie. Nerveusement, entre mes dents serrées, je recommence à fumer, et alors que j'expire un peu de fumée, voilà que j'entends gratter à ma porte. Un léger juron m'échappe sous la forme d'un murmure alors que je tourne un peu plus le dos à la porte. Je voulais rester seul aujourd'hui, m'enfermer un peu plus et peut-être m'enfuir par la fenêtre, me dissimulant dans la chair du rapace sauvage que j'aimerais être pour mieux aller danser dans les cieux en compagnie des feuilles et des branches qui auraient pu chanter  les louanges de la liberté. Je voulais avoir le droit d'être faible et décevant, de n'exister pour personne et de me faire oublier, mais voilà que sur le pas de ma porte, se tient un effronté, un obstiné de l'existence qui cherche de part ses miaulements et ses grattements à me faire revenir à lui et à entrouvrir cette porte par laquelle il se glisserait pour mieux envahir cet espace que je tente de combler dans l'espoir d'un jour y étouffer.Aujourd'hui je voulais disparaitre, cesser d'exister et ne devenir qu'une silhouette que l'on oublie, un souvenir que l'on chasse d'un battement de cils. Aujourd'hui, je voulais frôler des doigts un concept proche de la mort, mais voilà que Salem, de l'autre côté de la porte, par ses miaulements incessants et ses supplications, m'empêche de totalement m'abandonner à mes pulsions morbides, m'enchaînant de ce fait à une réalité qui depuis trop longtemps se fait un fardeau que je ne peux plus porter. Alors qu'à mes doigts se consume le tabac, je serre les dents et ravale les hurlements que j'ai envie de pousser pour chasser l'indésirable qui se soucie simplement de moi et qui finit par avoir raison de ma patience. Dans ma tasse, j'abandonne mon mégot pour aller lui ouvrir et simplement soupirer quand il se glisse dans mon intimité, venant se réfugier dans un coin de ma chambre, au milieu des ouvrages éparpillés et des carnets sagement empilés. Derrière-lui je ferme la porte et conserve un silence presque glaçant tandis qu'il use de mots dont je tente d'oublier le sens, soulevant des questions que je chasse d'un regard fuyant et d'un vague haussement d'épaules.

"Je suis trop fatigué pour ça, Salem."

Je n'ai pas la force ni l'envie de prétendre. Je voulais être seul, je voulais disparaitre et ne redevenir que poussière. Je voulais m'enfoncer dans la boue et le sang pour mieux revenir à cet état premier duquel mon Ymbryne m'a tiré. Sur mon visage usé par la fatigue, je passe une main avant de reprendre d'une voix éraillée.

"Tu peux faire ta sieste sur mon lit. Les draps sont propres."

Ils sont là depuis deux jours, à attendre que je vienne me glisser dans leur étreinte et que je tente de trouver un sommeil qui ne viendra pas. Ils sont les gardiens patients des cauchemars qui n'attendent que moi et si d'habitude j'accepte de jouer le jeu et de me laisse engloutir une fois de plus par les tourments nocturnes, je préfère depuis quelques jours dormir en tant qu'autour, me perchant en haut d'un meuble ou d'un arbre pour ne profiter que d'un faible repos, un demi-sommeil qui n'en est pas réellement un.

"Si tu veux, je reste jusqu'à ce que tu t'endormes..." Je tente d'esquisser un sourire mais n'y parvient pas, ravalant à la place un hoquet douloureux qui a la saveur d'un sanglot sec. "Je peux même te lire quelque chose... Je dois avoir un recueil de contes quelque part..."

J'essaye de gagner du temps, de grappiller quelques secondes avant cette fuite à venir, espérant pouvoir confier le chaton aux bon soins de Morphée pendant que j'irais m'abaisser à répondre aux instincts du rapace que je suis.

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MessageSujet: Re: (thaddeus) the moon watching over, you and your dreams   Lun 19 Fév - 23:24

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Grand enfant intenable qui ne faisait que réclamer un peu d’attention. Morphée était cruelle, elle ne voulait pas de lui. Elle le mettait à la porte, le laissant voguer entre éveil et sommeil. Ses yeux étaient grands ouverts, ses griffes frottées contre le bois de la porte, certes. Mais sa voix était épuisée, ses gestes lassent et c’est tout juste s’il arrivait à se tenir droit. La narcolepsie n’est pas seulement une maladie digne de la Belle au Bois Dormant, c’était plus compliqué que cela. Une incapacité à se satisfaire dans le sommeil comme un boulimique ne serait pas satisfait de la nourriture. Temps le berçait, rendant les secondes éveillaient moins crus et moins difficile à encaisser. Ses bras pouvaient être aussi confortables qu’il le laissait transparaître, cela ne remplaçait pas une bonne nuit réparatrice. Et qui avait été victime de son manque de sommeil : l’autour. Derrière ses airs niais et son innocence trop pure, Salem était un petit futé. Pourquoi n’aurait-il pas embêté Polaris ou Lazare à cause de son sommeil manquant plutôt que de venir enquiquiner le prédateur ? Parce qu’ils avaient le même souci. Ils étaient liés en quelque sorte et le chat avait pris gout à ses heures de repos en compagnie du bel oiseau. Ses serres pouvaient être immaculées de sang, son regard triste l’emportait dans le cœur du trapéziste. Il voulait effacer ces inquiétudes qui teignaient ses opales. Il voulait lui apportait un peu de plénitude dont il était doté naturellement, est-ce naïf ? Je ne pense pas. Il patientait à la porte, il miaulait et continuera de miauler jusqu’à ce qu’il daigne à lui ouvrir. Parce que Salem était un entêté. Lorsqu’il voulait quelque chose, il insistait jusqu’à ce que la rupture se fasse et que l’on cède à ses caprices. C’était une jérémiade pour une bonne cause, une sorte de service rendu, non ?
Le matou avait esquivé plusieurs fois les passages de la veilleuse Ymbrine en se cachant derrière un rideau. Sa tête dépassait sa longueur pour vérifier qu’elle avait bien quitté le passage et il revenait à l’assaut. Une fois, deux fois, la troisième fût la bonne et il s’était rapidement glissé dans la chambre de Thaddeus. Salem avait frotté son nez avec ses deux éminences thénar, sensible à l’odeur de la cigarette qui lui démangeait le musée. Le noiraud posait des questions innocentes, aveugle aux reproches et d’avantage concentrés sur cette fatigue. Il était imperméable à cette froideur, bien trop candide quelque part pour cela. Le matou s’était accroupit, regardant le moindre détail de la pièce. Une pièce triste, de par sa vision du monde et ce que ses yeux pouvaient retranscrire. Un monde désaturé, gris, morne et triste, aux couleurs timides. L’autour ne pouvait pas lui en vouloir de s’y être habitué et de les imaginer. C’est ainsi depuis qu’il a ouvert les yeux pour la première fois. « T’es toujours fatigué » rétorqua-t-il avec une moue faussement boudeuse, de la franchise, de l’innocence et peut-être une pointe de sous-entendu.

Cela se voyait dans ses émeraudes, cette malignité timide. Le chaton était loin d’être idiot, et Thaddeus n’a fait que confirmer ses doutes avec une telle affirmation. Il était fatigué parce qu’il n’arrive pas à dormir. De là, deux hypothèses : soient il ne prenait pas le temps de se reposer, chose dont il doute fortement vu le temps qu’il passe en solitaire. Soit il refusait de dormir parce que son sommeil était agité. Ce qui serait plus probable et qui expliquerait son comportement ronchon si la raison est des cauchemars à répétition. Il n’en avait pas dit plus, il attendait de voir. Voir si ses paroles avaient une signification particulière, voir s’il comprenait où il voulait en venir. Le minet n’était pas une personne qui savait s’affirmer, cela se serait sinon. Il était plutôt du genre patient, cocotte-minute qui explose lorsqu’un trop plein de pression est fait. L’invitation était trop délectable pour qu’il la refuse, alors Salem n’avait pas trainé à aller s’allonger sur le lit. Petite panthère qui étalait son corps de tout son long, mais qui avait tout de même retiré ses souliers pour ne pas laisser ses empreintes de pas sur les draps. Ses oreilles étaient pliées par le poids de sa tête sur l’oreiller. Installé bizarrement, il avait enterré cette dernière sous l’amas de plumes, préférant se servir de ses bras comme appuie. Il se cachait, sous le carré de coton. Pourtant, ses muscles étaient tendus et sa queue battait la mesure sur la couverture sur lequel il s’était contenté de se coucher plutôt que de s’enfouir à l’intérieur. Il jouait à quelque chose, mais quoi ?

Ses doigts dépourvus de griffes grattaient la couverture pour ouvrir ses bras et sa caboche restait cachée. « Oui, une histoire ! » miaula-t-il avec enthousiasme avant de reprendre plus calmement. « T’es trop loin, je ne vais pas t’entendre, rapproches toi. J’ai pas peur de toi… ». La première parole franche et honnête dans le but de rassurer l’autour. Aussi menaçant soit-il, c’était sa détresse qu’il voyait. Qui aurait peur d’un oiseau effrayé ? Surtout venant d’un chat ? Le chaton avait été clair sous son oreiller, l’autour ne le répugne pas. Il ne l’effraie pas, il lui fait de la peine. La solitude n’a rien de bon, elle conduit les hommes à la folie. Une folie destructrice qui transcende le temps et l’espace. Dit l’amoureux du temps, c’est cocasse, j’en conviens. Mais, il fallait voir une autre vision de la chose. Salem ne peut pas cacher sa particularité, elle est physique et elle saute aux yeux. Railleries, haine, moquerie, derrière ce sourire innocent et sincère, une âme meurtrie. Il voulait seulement comprendre et partager un peu de son apaisement avec Thaddeus. Ne serait-ce que pour ne plus voir ces grands yeux tristes.


       
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MessageSujet: Re: (thaddeus) the moon watching over, you and your dreams   Sam 10 Mar - 14:32

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"Tu es toujours fatigué." Voilà un reproche que je n'arrive pas à encaisser, une vérité que je chasse d'un simple battement de cils et d'un geste mécanique qui fait se porter le filtre de ma cigarette à mes lèvres, me permettant ainsi de faire chantonner la braise et de permettre au silence de revenir s'inviter dans ma chambre et de faire taire Salem le temps que je recompose et ravale mon envie de simplement disparaitre en un soupir pour me glisser sous les plumes du rapace. Plongé dans un mutisme dérangeant, j'esquive ainsi les interactions que je devrais avoir à le jeune homme, préférant à la place le laisser faire la conversation pour nous deux, ne revenant vers lui que lorsqu'il me tire de mes réflexions douteuses d'une remarque qui me fait légèrement sourire. Et pourtant, je soupire légèrement avant de coincer entre mes lèvres ma cigarette et ainsi tirer auprès du lit l'unique fauteuil de cette chambre.

"Tu pourrais avoir peur. J'ai des serres aussi tranchantes que tes griffes. Les mulots et autres petits oiseaux de la boucle se cachent de moi, ils se terrent quand sur eux plane mon ombre."

Au hasard, j'attrape l'un des livres qui trône sur la pile d'ouvrage au niveau de ma table de chevet et commence à le feuilleter, faisant ainsi danser sous mes prunelles ternes les images d'une histoire, d'un conte pour enfant que je garde sous la main si jamais j'ai besoin durant la nuit de faire taire mes démons et mes larmes, entre deux supplications et récitations d'une fable qui retranscrit la vie d'animaux vivant au bord d'une rivière tranquille. De la paume de ma main, j'effleure la couverture, puis la reliure de l'ouvrage avant d'ajouter en un murmure.

"La douleur, la peine, la tristesse et la fatigue des autres peuvent faire peur. Tu pourrais avoir peur de tout ça chez moi et je ne t'en voudrais pas. Les autours sont après tout des rapaces solitaires. Des oiseaux qui ne supportent ni les cages, ni la compagnie des autres..."

En un soupir, j'expire un peu plus de fumée et termine ma cigarette que j'écrase dans un de mes cendriers improvisés, simplement pour ensuite en allumant une autre que je commence à fumer avec l'impatience et la nécessité d'un homme qui ne vit plus qu'au travers du tabac qui se consume et des arabesques qui dansent devant son regard perdu. Comme un être qui ne se définit que par l'écran de fumée qui le dissimule, par une mauvaise habitude qui est la seule chose qu'il sait venir de son passé, une manie qui est un vestige de l'homme qu'il a été.  Un héritage qui se fait ma seule ancre dans son monde, ma seule particularité qui m'empêche que l'on oublie mon existence. Le seul trait qui permet d'esquisser la silhouette de Thaddeus. A nouveau, j'expire puis inspire avant de montrer à Salem le livre négligemment posé sur mes genoux, murmurant avec une douceur qui donne l'impression que je cherche à bercer le silence de ma voix, à lui faire comprendre que je n'essaye pas de le chasser mais au contraire de le cajoler.

"Tu connais ? Au fil de l'eau ? C'est pour les enfants parait-il... On ne me l'a jamais lu quand j'ai dû être petit, mais par contre... Mon Ymbryne, elle me le lisait quand j'étais en convalescence... Encore et encore... Elle ne faisait que ça certains jours."

A ce souvenir, j'esquisse un léger sourire alors qu'il me revient les souvenirs d'un temps où je n'étais qu'un rapace, qu'un oiseau tiré de la boue et du sang qui se lovait dans les bras d'une femme qui chantonnait presque des histoires qui n'avaient pour moi que peu de sens. Sur ma rétine, il se peint à nouveau les traits délicats de son visage, la courbe gracieuse de ses lèvres et cet éclat si particulier qu'elle avait dans la prunelle quand elle me contemplait. Dans mon esprit, tout se dessine à nouveau, se fait une aquarelle aux couleurs abimées par le passage du temps et par les larmes que j'ai versé, une image, un paysage d'une époque qui n'est plus, d'une femme qui fut capable de trouver dans mes blessures une beauté qu'elle fut la seule à jamais apercevoir. Une réminiscence silencieuse qui me fait frissonner et regretter de ne pas avoir été capable d'oublier ça à mon départ, de ne pas avoir été pris dans les filets d'une autre catastrophe qui aurait tenté de m'écarteler et qui au final m'aurait recraché dans la terre humide d'une autre contrée. En réalité, je désespère d'être incapable d'oublier à nouveau, de ne pas avoir le droit d'effacer pour de bon tout ce qui a été pour n'être rien de plus qu'un amas de chair qui existe mais qui ne vit pas, qui mange mais ne rêve pas. Un être qui navigue sans savoir où il va et dont les autres n'attendent rien. Un rapace qui se perche sur une branche et qui attend. Le regard dans le lointain, je reviens finalement à moi, murmurant doucement alors que dans le cendrier s'accumule le cadavre de cette braise qui rougeoie au bout de mes doigts.

"Tu devrais aimer je pense..."

En réalité, je ne l'espère même pas. J'accepte l'idée qu'il s'endorme alors que le récit s'échappe d'entre mes lèvres, m'offrant ainsi la possibilité de m'enfuir, de me glisser hors de la chambre par la fenêtre entrouverte pour simplement m'échapper et ne devenir que le rapace qui dans la nuit s'envole et taquine de ses ailes le ciel étoilé. Ainsi, je commence à lire pour mon invité le récit d'une petite taupe qui fatiguée de peindre sa maison, décide de quitter son terrier et d'aller se promener au bord de l'eau, rencontrant alors de l'autre côté de la rive un rat d'eau, sans cesser de fumer et sans chercher à donner autre chose que de la douceur à cette voix qui est la mienne, à celle que l'on dit appartenir à Thaddeus.

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Tu aimes le poisson cru, mais pas cuit. Tout sorte de poisson + Tu as la paranoïa des chiens, tu les trouves puants et vulgaires + Tu es narcoleptique, tu dors beaucoup et quand tu ne dors pas, tu somnoles. + L’herbe à chat est ton absinthe, ça te rend un peu zinzin sur les bords + Tu collectionnes les tickets de spectacles et les boites de pop-corn. + Tu n'as pas le vertige, mais tu es allergique à la poussière. + Ton petit péché mignon est le travestissement, tu adores porter des robes. + Tu es aichmophobique et athazagoraphobique. En clair, t’es plus grandes peurs se résument à la peur des aiguilles (en majeur partie) et à être mis de côté et/ou d’être ignoré.
☾☾ Années :
On dit que tu as quarante année lorsque l'on te croise dans la rue. Mais en ce penchant un peu sur ton cas, tu es bien plus vieux que ça.
☾☾ Occupation :
Les airs sont tes alliées et tu joues avec le vertige. Tu es acrobates pour la foire aux monstres Imaginariae Curiositates.
☾☾ Myocarde :
Amoureux du temps, ton amant file et se défile. Tu essayes de combler son absence, célibataire et unique, attiré pour le même genre que toi.
☾☾ Missives :
399
☾☾ Trogne & crédit :
billie joe armstrong - DΛNDELION.


MessageSujet: Re: (thaddeus) the moon watching over, you and your dreams   Sam 31 Mar - 23:25

the moon watching over, you and your dreams

thaddeus gentilis + salem b. sweeney

Ce n’était pas un reproche, mais un constat. Salem ne faisait que dire ce qu’il pensait. Il n’était pas fervent partisan des mensonges et des masques. Mais il était trop timide pour avoir la franchise pendue au bout de sa langue. Alors, il pouvait seulement avouer à demi-mot ce qu’il pensait très fort tout bas. Il s’était installé sur ce lit qui n’était pas le sien, prenant ses aises sans trop paraître profiteur. Il était à l’abri, dans cette chambre qui n’était pas la sienne, il en était persuadé. L’autour pouvait dire tout ce qu’il voulait pour l’en dissuader, il restait fixé dans son idée. Un interlocuteur qui ne cessait de lui dire qu’il pourrait très bien avoir peur de lui. Ses exemples faisaient sourire Salem. Si l’on s’attardait sur la nature de chacun, les lois naturelles penchaient plus en faveur du minet. Ne serait-ce que pour sa sale manie de chasser souries et oiseaux. Points qui les unifiaient une fois encore sans que cela soit volontaire. Le chat chasse les oiseaux, en quoi devait-il être effrayé ? Thaddeus comparait ses serres à ses griffes, et ça ne faisait que nourrir l’admiration de Salem et alimenter leur point commun. A la différence près, c’est que le matou ne voyait pas ceci comme une malédiction, mais un jeu. Un jeu morbide où les poupées étaient des rongeurs morts, des oisillons tombés du nid, des cadavres déplumés. Il n’était pas choqué. Car il avait appris à accepter ce que la nature décide. Bien sûr, certain était moins gâté que d’autres, mais c’était ainsi. Ils ne pouvaient rien faire de leur niveau, alors autant relativiser. « Je chasse aussi les souries et les oisillons, ça serait illogique si j’avais peur de ça ? Je ne suis pas une sourie, ni un rat ». Un petit gloussement innocent avait franchi ses lèvres. Ses propos étaient remplis de candeur que cela en était attendrissant. Salem ne comprenait sûrement pas où Thaddeus voulait en venir. A moins qu’il n’ait pas envie de comprendre ? Qui sait, ce chat en dit si peu sur lui qu’il en devient difficile à cerner.
Plus le rapace se justifiait, et plus le chaton se détendait, étendant ses bras pour les rendre ballants. Leur appui ne dépendait que de leurs supports et ses doigts se perdaient dans le vide sans chercher à se débattre. Il était reposé et attentif, sa moue apaisée traduisait très bien l’état de ses songes puisque rien ne s’y affichait hormis un léger sourire. Il n’haussait même pas les épaules pour signifier qu’il avait bien compris ce que voulait dire Thaddeus. Parce que même si cela pouvait être malpoli, il s’en fichait. Il y avait du bon en lui, la preuve avec le fait qu’il l’accueillait dans sa chambre et qu’il n’avait pas cherché à le laisser à la porte ou bien à lui aboyer dessus pour le faire déguerpir. Berlioz avait repris à voix-basse, volume surtout encouragé par son état somnolent. « Non, ça ne me fait pas peur. Ça m’évoque plutôt de la sympathie envers toi… Tu serais méchant, oui, j’aurais peur. Mais ce n’est pas le cas. Enfin, jusqu’à preuve du contraire ».

Si le chat témoignait à vive-voix de son ressenti, peut-être que cela apaiserait l’autour. Dans le cas contraire, alors il préférait se murer dans le silence et écouter pour ne pas paraître trop sûr de lui. Il ne bougeait plus, ne cherchait plus une position confortable car il l’avait trouvé. Il avait même fini par faire abstraction de l’odeur de nicotine. Elle était reléguée à l’ensemble de la pièce dans lequel il s’était acclimaté, et il avait même développé une petite fascination pour ses arabesques fumeuses dans lequel il arrivait à dessiner des formes et des scènes par le biais de son imagination. Ses fentes noirâtres étaient dirigées pleinement vers son hôte qui avait daigné à se rapprocher et à ouvrir un livre. Au fil de l’eau, hum ? Cela ne lui disait rien du tout. Il n’était pas aussi féru de lecture comme le pouvait être son triste ami. Il préférait la musique et flâner dans ses rêveries. Pas besoin de lire des scénarios très plus ou moins poussés, puisqu’il créait les siens. Avec ses propres personnages, ses propres héros et leurs antagonistes. Bien que, venant de Salem, il ne fallait pas s’attendre à des histoires violentes ou sordides. Plutôt la vision du monde du point de vue d’un optimiste. Il hochait légèrement la tête de gauche à droite comme il le pouvait, et il en profitait pour frotter sa tête contre les oreilles confortables. Il avait ramené une de ses mains près de son visage pour la glisser contre sa joue afin de trouver un point d’appui. « Nyon, je ne connais pas » disait-il en plissant un peu son regard pour ajuster sa vue. Cela n’allait pas l’aider à y voir plus clair, mais c’était un tic comme un autre qu’il s’était donné.

Cela dit, il n’en disait pas plus. Il préférait laisser l’autour dans ses songes, lui qui avait retrouvé le sourire. Il trouverait ça dommage de lui casser ses rêveries alors qu’un sourire apparaissait enfin sur son visage. Qu’est-ce qui était à l’origine de ce songe pour qu’un semblant d’apaisement apparaisse ? Le chat était curieux, mais il n’osait pas poser la question. Il ne voulait pas risquer de tout brisé sous seul prétexte d’assouvir son intérêt. Salem attendait. Un signe, un regard, un geste, tout ce qui était susceptible de lui indiquer l’autour était de retour avec lui. Et lorsque ce fut chose faites, il avait entamé son récit. Salem était assagit, attentif à la moindre parole du bel oiseau. Il lui faisait entièrement confiance quant à son potentiel amour pour le récit. Au fur et à mesure, cela se confirmait d’ailleurs et il ne présentait aucuns signes de fatigues. Bien au contraire, son cerveau tournait à cent à l’heure de questions et de pensée. « Qu’est-ce qu’ils deviennent la taupe et le rat d’eau ? Est-ce qu’ils finissent par rentrer tous les deux chacun de leurs côtés où ils se revoient ? ». Ce n’était que le début, l’amorce. Un bâillement s’était échappé de sa bouche, accompagné d’un léger miaulement. Son cerveau réhydraté en oxygène, ses yeux frétillaient de nouveau et il avait fini par se mettre sur le côté. « Une autre ! » demanda Salem, bien que cela ressemble d’avantage à un ordre. Sa queue remuait de droite à gauche, signe d’une joie grimpante.


       
    No colors any more
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