Music and paws ☾ ft. Salem
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Nate S. Allen
Souffle à deux temps

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☾☾ Miroir :

☾☾ Particularité :
Souffle tempéré ☾ Expirer, profondément. Se brûler la langue en même temps. Souffler dans le creux d'une oreille, frisson qui parcours l'échine.
☾☾ Bizarrerie :
Fascination fantastique ☾ Collectionner ces objets, incompréhension mêlée à un désir d'admirer. Magie élémentale, magie naturelle, phénomènes inexpliqués qui piquent la curiosité. Poupée vaudou sans nom conservée précieusement. Autres objets occultes faisant office de décoration.
☾☾ Années :
103 ans ☾ 27 ans
☾☾ Occupation :
Écrivain ☾ La plume danse sur la feuille lorsque l'esprit se perd. // Chanteur ☾ Spectacle intime un jour, performance publique l'autre jour. Divertissement public et chanteur de salon.
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☾☾ Trogne & crédit :
Devon Portielje // DΛNDELION


MessageSujet: Music and paws ☾ ft. Salem   Mar 30 Jan - 2:37

Music and Paws

Tout le monde veut dev'nir un cat

J'adore ces instants. Lorsque seuls comptent les sons, les rythmes, les voix. Chanter. Vibrer. Et rien d'autre. J'en ai besoin pour me sentir vivant. Du moins, de temps en temps. Laisser mes yeux glisser, sur la foule, devant moi. Scruter les quelques visages que j'aperçois. Les dernières notes d’une chanson glissent de ma gorge, caressent ma langue et résonnent dans les airs. Mes yeux se posent sur les membres du groupe, que j’observe un à un, alors que mes lèvres esquissent un sourire. C’est un autre spectacle qui se termine, comme des heures volées, flottant dans une bulle hors de la boucle. Pas que je n’apprécie pas la boucle; loin de là. Mais ne pouvant en sortir très longtemps, je profite des moments que je passe, dehors. Je m’incline, légèrement. Ne pas prendre trop de temps, sentant l’adrénaline se dissiper. Mais, comme à mon habitude, je lève les yeux. Et je le vois. Perché, là-haut. Je ne sais pas pourquoi. Pourquoi assister si souvent aux spectacles? Pourquoi se percher si haut? Je suis de nature curieuse, et généralement peu patient. J’ai longtemps attendu de voir, de savoir, de comprendre. Comprendre le retrait du spectateur fidèle, mais jamais au premier rang, près du groupe. Je quitte la scène. Non pour retourner dans la boucle. Je dois savoir. Je sais que de laisser libre court à ma curiosité n'est peut-être pas la meilleure chose. Mais j'ai beaucoup trop attendu. Été beaucoup trop patient. Il m'intrigue.

M'approchant de lui, ne sachant trop comment m'y prendre, je me contente d'une maladresse. « Hé! » Je souris, conscient que ce n'est pas la meilleure approche. Mais tant pis. « Tu fais quoi, là-haut!? » Ma foi, que d'originalité dans ma technique! C'est sûrement mieux que de lui jeter quelque chose à la figure, dans le but de le faire descendre. Mais encore. Ce pourrait être une idée. Je regarde autour de moi. Trouver un objet. De léger, mais pas trop. Juste assez pour ne pas blesser. Physiquement. Blesser l'orgueil, c'est autre chose. Malheureusement, j'en fais souvent fi. Pas que ce soit intentionnel. Mais les intentions ne reflètent pas toujours l'action, et vice-versa. Ne trouvant rien, j'arrête mon choix sur mon soulier. Je le lance, mais ne vise pas l'inconnu. Seulement pour attirer son attention. Le surprendre, peut-être. Assez pour qu'il perde l'équilibre? S'il tombe, je l'attraperai. Puis je m'excuse, tout de même. Mon but n'est pas de brusquer, seulement de savoir. L'intérêt ne s'arrête pas seulement au motif, mais s'étend à l'individu tout entier. « Désolé! Je... j'ai seulement remarqué que t'es toujours là! » Je me surprends à hésiter. Paroles prononcées à demi-voix. Craignant de déranger. D'être allé trop loin. Réfléchir après avoir agi, c'est tout moi. Ma main se porte à ma nuque, par réflexe. Tic d'enfant timide. J'ose lever les yeux, incertain. Réalisant finalement ma maladresse. Réfléchissant, enfin, mais trop tard. Comme toujours. « J'imagine que t'aimes la musique. Mais à part ça, pourquoi être là-bas? Et pas plus proche de la scène? » Bravo, Nathan. Comment avoir l'air intelligent 101. Je me retiens de lever les yeux au ciel. Après tout, ce serait signe que j'admets ma stupidité. J'ai trop d'orgueil pour être désolé. Je le suis. Mais je ne peux m'empêcher d'en ajouter. De continuer. À parler. Sans réfléchir.
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Salem B. Sweeney
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Tu miaule, tu ronronnes, tu griffes, tu te prélasses, tu fais preuve de souplesse. Tu es une combinaison presque parfaite d’un homme et d’un chat.
☾☾ Bizarrerie :
Tu aimes le poisson cru, mais pas cuit. Tout sorte de poisson + Tu as la paranoïa des chiens, tu les trouves puants et vulgaires + Tu es narcoleptique, tu dors beaucoup et quand tu ne dors pas, tu somnoles. + L’herbe à chat est ton absinthe, ça te rend un peu zinzin sur les bords + Tu collectionnes les tickets de spectacles et les boites de pop-corn. + Tu n'as pas le vertige, mais tu es allergique à la poussière. + Ton petit péché mignon est le travestissement, tu adores porter des robes. + Tu es aichmophobique et athazagoraphobique. En clair, t’es plus grandes peurs se résument à la peur des aiguilles (en majeur partie) et à être mis de côté et/ou d’être ignoré.
☾☾ Années :
On dit que tu as quarante année lorsque l'on te croise dans la rue. Mais en ce penchant un peu sur ton cas, tu es bien plus vieux que ça.
☾☾ Occupation :
Les airs sont tes alliées et tu joues avec le vertige. Tu es acrobates pour la foire aux monstres Imaginariae Curiositates.
☾☾ Myocarde :
Amoureux du temps, ton amant file et se défile. Tu essayes de combler son absence, célibataire et unique, attiré pour le même genre que toi.
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MessageSujet: Re: Music and paws ☾ ft. Salem   Sam 3 Fév - 21:35

music and paws

nate s. allen + salem b. sweeney

Les notes de musique venaient apporter une note douce à ses oreilles. Elles étaient bien tendues, attentives à la moindre mélodie tandis que son corps était au repos sur la rambarde qui servait à soutenir l’arène autour de la scène. C’était devenue une plaisante habitude, de venir ici à chaque représentation. Il ne demandait rien d’autre que de ne pas être mêlé à la foule en bas. Un troupeau qui ne prendrait pas garde à lui, où son corps difforme serait exposé et où les coups, aussi amicaux soient-ils, pleuvraient. Il avait juste envie de profiter, et quoi de mieux pour cela que de prendre de la hauteur. Ses muscles étaient au repos, ses mains ballotaient dans le vide et son souffle était ralentit. Salem profitait de la musique en ayant les yeux clos. Des tableaux colorés dans ses songes, accompagnant la sonorité. La voix du chanteur était si chaleureuse que cette dernière aurait presque pu lui déclencher un frisson rien qu’à l’entendre. Il n’entendait que lui, que son groupe et l’instrumentation qui l’accompagnait. Il n’entendait pas les cris du public, les acclamations, les reprises en cœur sur certaine chanson. Quelque part, il y avait une touche de jalousie inexpliquée. Son spectacle à lui, lorsqu’il se promenait au-dessus du vide, était silencieux. Il n’y avait pas un bruit son peine de le déconcentrer et de provoquer une chute qui pourrait lui être fatale. Il fallait attendre qu’il termine ses saltos pour entre les mains s’entrechoquaient dans une effervescence non-expliquée à ses yeux.
Puis tout ce tût.

Il y avait un arrière-gout de déception, premier signe qu’il devait remettre les pieds sur terre. Il n’avait pas envie. Miaulant silencieusement sur sa poutre en ferraille attitré, il ouvrait un œil, puis le deuxième. Il regardait les spectateurs quitter le théâtre et les musiciens remballer leurs matériels. Salem ne bougeait pas d’un pouce, il avait ce qu’il voulait depuis le début. Ce petit bout de temporalité, de son bel amant. Son ticket qui rejoindrait ses congénères dans sa boite dont l’emplacement était tenu secret. Il ne faisait pas attention à l’interpellation qui lui était destiné, beaucoup trop comateux pour cela. Parce qu’il pensait. Il songeait à sa contemplation face à son butin, à son puzzle géant dont une pièce y serait ajoutée. Un puzzle, cela était le mot juste. Un tableau immense dont il s’amusait à retracer les jours, les mois, les années pour garder une trace du temps dans la boucle sans qu’il n’ait d’impact sur sa personne. On pouvait le prendre pour un fou, un feignant, cela l’importait peu. Il se fichait de l’argent –bien que cela lui fasse toujours plaisir de pouvoir se payer une gâterie dans les nombreux stands de la fête foraine, mais ce n’était pas ce qui le motivait le plus.
Un jour, il perdra de vu son cher et tendre Temps. Un jour qui n’est pas encore venu et dont il n’est pas pressé de voir. On lui décrivait ce dernier comme son pire ennemi. Le monstre à éviter, le tueur dont il fallait se méfier. Mais ce que les gens oublient la plus part du temps, c’est que c’est une personne généreuse. Elle donne sans rien demander. Ses journées, ses minutes, ses secondes étaient précieuses. Chaque instant devait être savouré, et c’est ce qu’il faisait en cet instant. Il savourait l’horloge en somnolant, et le chanteur l’appelait encore à se lever et à se manifester.

Une chaussure était venue à la rencontre de la ferraille, la faisant résonner dans ses oreilles. Un geste qui lui avait valu un sursaut et si tôt fait, il s’était redressé. Ses yeux traduisaient un peu de terreur, de la surprise et de l’indignation. Allons bon, qu’est-ce qu’il avait fait pour mériter un tel traitement, il devait sortir ? Les oreilles de Salem étaient bien dressées, son appendice derrière remuant nerveusement face à cet excès de stress inutile. Si l’autre voulait son attention, elle était toute trouvée. Voyant qu’il était désolé de son geste, le matou avait jeté un œil sur la godasse qui était retombée sur le sol et il s’était recouché. Narcoleptique, mais pas paresseux, il monopolisait son attention sur lui dorénavant vu que c’est ce qu’il souhaitait. Sa respiration était plus rapide, plus intense. Elle prouvait que son geste n’était pas non plus bien vu par l’homme-chat. Que pouvait-il lui répondre ? La vérité, bien sûr. Aussi blessante soit-elle, l’honnêteté était une vertu. « Je n’aime pas la foule » avait-il répondu après de longues minutes de silence sans que l’envie de descendre se présente. « Je n’aime pas être proche d’elle, un spectacle est toujours mieux en hauteur. Pourquoi tu m’as jeté ta chaussure, il faut que je parte ? » Sa question était tombée avait un naturel si déconcertant que cela masquait autre chose que de l’innocence. Du vécu, des jets de pierre, des insultes parce qu’il était différent. Aussi cruel soit-il, c’était un vieux quotidien qui, normalement, n’avait plus lieu d’être mais dont les séquelles restaient gravées dans son esprit. Il avait mis ses mains sous sa tête, posant son manteau sur leurs dos. Il fixait de ses yeux verts particuliers son interlocuteur en bas. Sa voix était douce, sans aucun signe d’agressivité dans cette dernière. Il pardonnait son geste, il s’en fichait après tout. Cela l’avait surpris, c’est tout.


       
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MessageSujet: Re: Music and paws ☾ ft. Salem   Mar 13 Fév - 16:01

Music and Paws

Tout le monde veut dev'nir un cat

Je peux comprendre qu'il n'aime pas les foules. Je ne sais pas tellement pourquoi. Je ne le connais pas assez pour me mettre à sa place. Mais je peux comprendre. Je sais qu'il m'arrive de ne pas supporter cela. De préférer le calme. La solitude. Rester chez soi, chanter, vivre. Seul. Mais ce n'est pas toujours le cas. Alors que lui... Il est toujours perché là-haut. Observe. Mais de loin. Je n'ai jamais assisté à un spectacle de si loin. J'ai besoin d'être près de la scène pour vibrer. Sentir la musique résonner, dans ma cage thoracique, m'emplir. J'incline doucement la tête, voulant comprendre. S'il ne souhaite pas descendre, alors soit. Je ne peux l'y forcer. Mais je peux toujours parler. Je fais un pas de plus. Me rapprocher, mais pas trop. Juste un peu. Montrer de l'intérêt, mais sans perdre ma peur d'effaroucher.

« Non! Je.. tu peux rester.  » La main dans les cheveux, grattant ma nuque quelques instants. Peu confiant, mais curieux. « Je me demandais seulement pourquoi. » Lever les yeux, croiser ceux de l'inconnu, puis les détourner, gêné. Je regarde souvent les gens, ne crains pas le contact visuel. Mais d'habitude, les gens sont devant moi. Pas en haut. Puis, normalement, mon intérêt n'est pas à ce point poussé. Pour une raison que j'ignore, la curiosité ne me laisse pas tranquille, me ronge lentement depuis plusieurs spectacles. « J'aimerais seulement parler, si tu veux. » À quelque part, son ton m'a accroché. Je parle, sans l'aborder. Mais au fond, j'ai senti quelque chose. De la tristesse? De la peur? De l'innocence? Je ne peux mettre le doigt dessus. Peut-être est-ce quelque chose de brisé, craqué, un peu cassé... J'ai senti un petit pincement, comme mon cœur se serrant, à sa question toute simple. Peut-être est-ce pour cela que mon « Non » s'est transformé en exclamation. Peut-être est-ce pour cela que j'ai continuer à parler, comme pour me justifier. Peut-être par peur de brusquer. Parce que s'il s'en va, qu'est-ce que je fais? Est-ce que s'il s'en va, il reviendra?

« J'suis désolé si j'te dérange. » Mes yeux se reportent sur les siens. Puis se détournent tout de suite. J'ai souvent peur de déranger. Mais je veux tellement aller vers les autres. Aider. Parler. Créer des liens. Parce que d'être seul, toute la vie... On m'a déjà dit que, parfois, la solution se trouvent chez les autres. Je l'ai compris en observant plusieurs Syndrigastis. Je vis toujours cette étrange contradiction. Solitude ou présence des autres. Extraverti ou introverti. Déranger ou ignorer. Je prend place sur le sol, jambes croisées, tête levée. Pour la première fois, je prends le temps de réellement le détailler. Je ne me souviens pas de l'avoir croisé dans la boucle. « Moi c'est Nate, sinon. » Encore une fois, le regard qui dérive. Qui hésite. La voix semble sûre, mais les yeux disent tout. J'aurais peut-être dû me taire. Mais j'ai envie d'aller vers cet être. Je suis une personne de feeling. J'ai besoin de créer des liens. Même si je ne m'y prend pas toujours adéquatement. Et puis... Un homme-chat qui assiste à tous les spectacles, perché loin de la foule... La curiosité est un vilain défaut, et, malheureusement, l'un de ceux que j'ai le plus de difficulté à contrôler.
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Salem B. Sweeney
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MessageSujet: Re: Music and paws ☾ ft. Salem   Mar 6 Mar - 23:53

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Trop bruyant en contre bas, Salem ne pourrait pas profiter pleinement de la musique avec des cris aigue trop prêt de ses oreilles et les bousculades à répétition. D’où son amour absent pour la foule qui aurait, peut-être, était plus subtil que d’exprimer directement son mécontentement en présence d’autres personnes. Il avait trouvé la bonne parade pour profiter d’un concert : se mettre dans un coin improbable et ne plus y bouger. Ce qui lui permettait de justifier accessoirement sa paresse. Tenir debout pendant des heures, c’était plus épuisant que rester allongé sur le ventre. Le jet de chaussure l’avait fait bondir. Un sursaut bruyant qui avait fait cliqueter son piédestal dans une sonorité métallique à cause de la matière de son lit de fortune. Un bref sursaut dont il ne tenait plus compte étant donné cette personne en contrebas qui s’intéressait à la raison pour laquelle il se tenait à l’écart. Le Non dit trop fort l’avait fait bondir de nouveau, mais de façon moindre. Une petite stupeur surtout causé par la fermeté de cette négation. Le matou s’était de nouveau détendu, venant se recoucher pour réduire l’écart même s’il était bien creuser avec la différence de hauteur. « Si tu veux » fit-il tout simplement pour répondre à sa proposition. Il n’avait rien contre à parler, bien au contraire. Il n’était pas le plus bavard des particuliers, mais il savait faire un minimum la conversation. Ainsi, Salem pourrait se faire pardonner de son impolitesse. Et puis, si ça pouvait permettre à son interlocuteur de se sentir moins coupable également, ça serait bénéfique pour tous les deux.
Il mettait de côté la méfiance sans oublier sa présence, se concentrant plutôt sur cette personne qui avait une drôle de façon d’interpeler quelqu’un. Le regard vert du chat avait glissé sur les environs. D’abord la chaussure qui l’avait réveillé, puis la salle qui se vidait petit-à-petit et qui l’encourageait presque à descendre. « Je voulais le ticket d’entrée. Et aussi parce que j’aime bien ce que tu fais avec ton groupe. Mais si je vais en bas, je vais me faire bousculer et je n’aime pas ça. En plus, ils n’arrêtent pas de crier, je ne pourrais pas en profiter pleinement ». Enfin, Salem se mit à parler clairement. A formuler des phrases, à donner des raisons claires et précises quant à sa présence en hauteur. Un clignement de paupière, un bâillement qui lui fit dévoiler ses crocs et une bouffée d’oxygène emmagasinée pour se préparer à suivre la conversation.

Salem analysait, calculait les risques et la faisabilité, puis il s’était baissé à tel point que ses jambes étaient l’unique soutien tandis que sa tête étant en bas, plus prêt de celui qui lui parlait.
Plus prêt pour le détailler du regard et desceller des tics et des manies qui pourraient lui donner un indice quant à son état d’esprit actuel. De toutes évidences, maintenant qu’il l’avait en face de lui –bien qu’à l’envers-, il voyait bien qu’il n’avait aucune crainte à avoir. Cela l’encourageait à le rejoindre sur le même plancher que lui, mais pour l’instant il préférait sa position. Et inconsciemment faire une démonstration de sa souplesse assez extraordinaire bien que sa carcasse ne soit pas mise à rude épreuve. Il avait eu à faire bien pire que de maintenir son ancrage en hauteur avec ses jambes. « Salem » répondait-il après un moment de silence pour lui rendre la politesse. Presque, car il n’avait pas rebondit sur les présentations. Il s’était contenté de donner son nom de la même manière qu’il avait donné le sien. Un jeu de mime pour les mettre à égal bien que la posture ne l’était pas. « Tu ne me déranges pas » affirmait-il pour rebondir sur ses précédentes paroles qui criaient l’embarras. Si on oublie le soulier jeté, il n’avait rien fait qui mériterait d’être qualifié comme dérangeant. Le matou perché avait plissé légèrement son nez en sentant le souffle de l’autre. Un tic comme un autre, sans aucune signification majeure. De quoi pourrait-il discuter ? « Et moi, est-ce que je te dérange en me mettant ici ? », Salem avait laissé la première question innocente traverser ses lèvres pour la poser haut et fort. Il ne voyait pas pourquoi il dérangeait, d’où son assurance dans son timbre de voix. Mais il n’excluait pas non plus cette possibilité, ce qui expliquerait sa voix timide et cet air faussement sûr de lui.


       
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MessageSujet: Re: Music and paws ☾ ft. Salem   Jeu 15 Mar - 14:39

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Il se recouche, m'explique. Phrases plus longues, plus complètes. J'en apprends un peu plus, curiosité à demi satisfaite. J'aime bien les collections. Trésor chéri, parfois sans valeur aux yeux des autres. Souvent insolite. J'aime l'idée de collectionner les tickets de spectacle. Je ne sais pas s'il les collectionne. Mais peu de gens assistent à un spectacle à la fois pour en profiter et pour obtenir le ticket. Mais s'il les collectionne... C'est un peu comme collectionner des souvenirs. Garder une trace d'une manière d'occuper le temps. Une pensée traverse mon esprit, éphémère. Comment conserve-t-il les tickets? Dans une boîte? Collés dans un carnet? Interrogation qui s'évapore rapidement. Demi-sourire qui étire mes lèvres. Je ne sais jamais quoi répondre lorsque l'on me dit apprécier les spectacles. Je me contente d'un « Merci » murmuré du bout des lèvres, alors qu'il continue sur sa lancée. Il est vrai que la foule n'est pas toujours civilisée. J'ai envie de lui poser des questions, mais je n'ose pas. Il baille, observe, puis bouge. Se descend, jusqu'à me surprendre. Pendu par les jambes, tête en bas. Ses yeux posés sur moi. Yeux plutôt hypnotisant, à vrai dire. Je n'ai pas l'habitude de fixer les gens, encore moins les particuliers. Loin d'une impolitesse, seulement de l'intérêt. Je détourne le regard, par crainte de l'offusquer. Toujours assis sur le sol, jambes à demi croisées, posture détendue. Légèrement penché vers l'avant, trahissant mon intérêt.

Il se présente. Salem. Prénom qui résonne. J'aime bien. C'est un nom que je n'ai pas réellement entendu auparavant. Suivant le prénom, une affirmation rassurante. Je ne le dérange pas. Calmer une crainte toujours présente, souvent insidieuse, mais trop bien connue. Mes yeux qui accrochent, un instant, sur un mouvement. Nez plissé, peut-être sans raison particulière. Puis, écho d'une crainte. Peut-être partagée, peut-être mimée. « Tu ne me déranges pas du tout. » Sourire doux, peut-être timide, qui s'invite sur mon visage. « En fait, je suis plutôt content de te rencontrer. J'aime rencontrer des gens. Puis à vrai, dire, ça fait longtemps que je te vois perché ici, mais je n'ai jamais osé t'aborder. Je crois que j'avais peur de t'importuner... Et d'avoir l'air bizarre. » Silence. Mais qu'est-ce que je raconte? Je suis doué pour m'enfoncer. Doué pour être de trop. J'ai l'air complètement idiot. Il est plus aisé d'aborder les particuliers dans la boucle. Contexte peut-être plus propice. Mots qui s'échappent de ma bouche, sans que je ne puisse les contrôler. « Tu collectionnes les tickets? » Question banale. Caractéristique des gens qui ne savent pas comment entretenir la conversation, mais qui souhaitent la continuer.

« C'est peut-être un peu stupide, comme question. C'est que j'aime bien les collections, en fait. » Main qui, encore, se porte à mes cheveux. Habitude qui trahit un mélange de curiosité, d'enthousiasme et de manque de confiance en soi. Coup d’œil jeté à la scène.« Il n'y a plus personne... Je peux jouer un morceau, si tu veux. Demande spéciale? » Craquement de jointures, vieux tic dont je n'arrive pas à me défaire.
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MessageSujet: Re: Music and paws ☾ ft. Salem   Lun 9 Avr - 2:03

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nate s. allen + salem b. sweeney

Une nouvelle connaissance à portée de patte, Salem s’intéressait au chanteur. Un homme plaisant, malgré son lancer de chaussure, mais le chat l’avait déjà oublié. Il appartenait au passé, aux événements qu’il ne considérait pas comme majeurs et donc, inutile de s’attarder dessus. Il était descendu. Il s’était mit à hauteur, à parler et à s'intéresser à ce jeune homme tout en se demandant quelle particularité il était doté hormis avoir une voix douce. Qu’il avait l’air innocent, Salem, à ne pas paraître aussi brusqué ou bien offensé de cette approche. Bien qu’il conservant sa méfiance, mais elle était naturelle. C’était ainsi depuis son plus jeune âge. Depuis que les autres enfants lui jetaient des pierres parce qu’il était monstrueux, avec ses yeux verdoyants fendues, ses oreilles et sa queue soyeuses cachées par ses cheveux ou ses vêtements. Il gardait ces traces dans un coin, la plus marquante étant le comportement de son patriarche à son égard. Cette figure paternelle que les autres enfants décrivaient comme idyllique. Lui, c’était son cauchemars. La plus grand frayeur. Il n’avait aucune idée de comment on pouvait nommer cette phobie : celle d’avoir peur de son propre père, mais il nourrissait une paranoïa certaine. Il devait être surement mort depuis le temps, mais qu’est-ce que le temps ? C’est un coquin, un fripon. Il nous sème et nous perds dans ses vastes filets. Le sentiment de culpabilité bien s’ajouter et nourrir cette bulle de terreur, comme si son fantôme planait au-dessus de sa tête et attendait le moindre écart de conduite pour le sermonner.
Alors, Berlioz n’avait rien trouvé de mieux pour se rassurer que de courir après les petits morceaux de temps. Les tickets de concerts, de spectacle et de cinéma. Ces bouts de papier chiffonnés où étaient marqués une date, une année, une heure. C’était les pièces de son immense puzzle. Son petit loisir caché au fond d’une boîte, à l’abri des regards. Ceux qui portait la date du 13 Décembre étaient plus importants. Des pièces de choix, coûtant une fortune à ses yeux car elles lui permettaient de connaître son âge. Le vrai, le seul, l’unique. Il ne se souvenait plus de la dernière fois qu’il avait soufflé sur un gâteau d’anniversaire pour fêter une nouvelle année dans ce monde. Il avait cessé de le fêter en même temps que sa mère avait cessé de vivre sans doute. Après tout, c’était elle qui tenait à organiser ce genre de festivité. Mais, il digresse, il s’égare dans ses pensées alors que la question la plus simple et la plus bizarre d’entre toutes tombait : est-ce qu’il dérangeait ?

Cela pouvait paraître stupide comme question (et il en était désolé si c’était le cas), mais c’est la seule sincère qui lui avait traversé l’esprit. Il attendait la réponse et son regard s’était illuminé quand Nate le rassura. Lui disant même qu’il était content de le rencontrer. S’il n’avait pas la tête en bas, Salem aurait sûrement rétracté son cou pour espérer s’enfouir dans ses vêtements, impressionné et timide. Mais là, il n’avait eu qu’une légère moue, retroussant ses lèvres à l’intérieur de sa bouche brièvement tout en détournant le regard sur le côté pour chercher une potentielle sortie. Il n’était pas bizarre, pas plus que lui en tout cas, mais il n’osait pas lui dire. Il ne voulait pas le couper dans son élan, ou bien le contredire tout simplement. Puis quand il lui a demandé s’il collectionnait les tickets, Berlioz avait enfin replanté son regard vert sur lui, hochant la tête de bas en haut (ou du moins de haut en bas dans son cas) nerveusement avec un petit sourire. Que l’on s’intéresse à sa passion sans le prendre pour un fou, cela lui faisait le plus grand bien et le mettait dans une confiance presque absolue. Le matou avait trop tardé à répondre, et voilà que le chanteur se justifiait de nouveau. L’éclat sur son visage ne s’était pas estompé et il avait profité d’un bref instant de pause à la fin pour reprendre la parole. “Oui, je … J’aime le temps, mais je ne le vois pas dans la boucle. Il est souvent de passage dans le monde des non-particuliers, je le récolte avec les tickets pour avoir son attention. Et aussi ne pas être totalement décalé avec l’extérieur...” Le matou aussi se mit à se justifier tandis que ses griffes étaient apparues brièvement au bout de ses doigts à cause de sa nervosité montante.

Il n’expliquait pas souvent la raison qui le poussait à récolter ses billets à usages uniques et inutiles à la vue des autres. “Je collectionne aussi les boîtes de pop-corn, mais c’est parce que ça sent bon”. Salem se mit à rire, conscient de l’inutilité de ce genre de cartons. Il avouait à demi-mots que seule leurs odeurs l’intéressait et que ce n’était pas pour un usage spécifique qui les conservait. Juste pour une petite lubie passagère. Ses yeux avaient suivi le coup d’oeil vers la scène et il écoutait. Salem avait de nouveau hoché la tête, totalement emballé à l’idée d’avoir le droit à une requête. Il se mit à réfléchir sur ce qu’il pourrait lui demander. “Hm, est-ce que tu pourrais chanter ta chanson qui parle des étoiles ?”. Ses doigts s’entrecroisaient nerveusement entre eux, se touchaient pour mieux se séparer et se pliait dans une cohue désynchronisée. “Je l’aime beaucoup” fit-il à voix plus basse, rougissant. Il détournait la tête dans l’espoir qu’elles soient cachées. On lui demandait ce qu’il voulait, c’était si étrange et si gentil à ses yeux que ça le mettait dans l’embarras.


       
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Music and paws ☾ ft. Salem
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