Heaven (Saphir)
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Lazare Delauney
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MessageSujet: Heaven (Saphir)   Dim 11 Fév - 1:29

Heaven

Salve, Regina, in hac lacrimarum valle


Lazare reliait les différents points du ciel. Il contemplait, allongé dans les herbes hautes des landes désertes, les milliards de perles poudrées de la voûte, à l'infini, au dessus de lui. Il lui semblait qu'en d'autres temps, on avait lancé au firmament une poudre de diamants ; qu'ils étaient accrochés depuis lors, fidèles acolytes des nuits mélancoliques. Le garçon connaissait les étoiles mieux que personne, puisque lui seul les percevait si belles et si tristes, lointaines, immuables ; puisque Lazare ne voyait que cette version du ciel, que seule la Lune se montrait à ses prunelles ; puisque personne ne vivait sur son fuseau horaire nocturne, et que la compagnie des astres lui semblait la seule possible ; puisque, ce soir, Lazare était triste.

Il étendit les mains dans l'herbe mouillée afin d'en sentir couler les brins entre ses doigts. Les cheveux lui collaient au visage, et ses vêtements se gorgeaient de toute la rosée de la nuit – tandis qu'à l'Est se révélaient les premières lueurs rosées de l'aurore, et voilà que les étoiles se retiraient du ciel pâlissant. Déjà la Lune s'effaçait, en grande dame du soir s'inclinant devant le jour ; et la vision de Lazare, bien sûr, de s'estomper peu à peu, avec les étoiles.
Avant que sa propre nuit ne l'atteigne, Lazare murmura à la Lune, doucement, comme il murmurait à son cœur, qu'on se reverrait plus tard ; que le jour les aurait, sûr, mais que la nuit, ils en reviendraient, plus forts, plus beaux, plus grandis ; et que dans un élan d'amour, tous deux finiraient bien par s'enlacer au firmament, puisque, sur terre, ils étaient deux satellites en perdition dont les jours ne voulaient pas.
Et, dans l'aube dorée, déjà, des couleurs de la vie, Lazare se retira.

Il arrangea ses vêtements, secoua ses cheveux qui perlèrent de grosses gouttes argentées, ôta la boue de ses chaussures, de ses ongles, de son visage, s'emmitoufla dans une couverture ramenée dans son sac. Et il courut pour atteindre le manoir, pressé par le temps du jour nouveau, et rageur de ce qu'il perdait une fois de plus la vue devant le Soleil que jamais, jamais il ne pourrait distinguer ; rageur d'abandonner la vue pour la vie, rageur de compter les secondes qui le séparaient de la cécité ; rageur de s'abandonner ainsi à la campagne, sans personne pour lui prêter attention, sans que l'on daigne comprendre son mal, parce que, pour ainsi dire, il n'était que partiel – et dans sa course, Lazare de tomber, de cracher, et soudain – de s'apaiser.

La porte de Saphir se dressait devant lui, haute et importante, toujours. Et devant cet obstacle qu'il se refusait à franchir, encore rouge d'avoir couru, Lazare se regarda. De quoi avait-il donc l'air, sale de ses escapades, cerné de la fatigue de n'avoir point dormi, détrempé de l'herbe dans laquelle il s'était vautré ? Comment oser se présenter ainsi à Saphir ?
Elle était belle. Elle était intelligente. Elle lui imposait, de par sa nature, de se mettre convenablement tous les matins ; et Lazare se soignait avec plaisir quand il s'agissait d'aller la voir, cueillie au réveil. Mais dans quel état était-il maintenant ? Lazare en pleura presque – Saphir était si belle, et si précieuse, et mieux que lui, tellement mieux – elle, la dame des villes, belle et fière dans ses blessures, grande, d'une merveilleuse envergure – lui, gamin des campagnes, stupide à n'en plus finir, et étourdi, maladroit, aveugle même, une véritable chique dont on n'avait que faire.

Il resta devant la porte, cinq minutes encore, perdant peu à peu l'usage de la vue – mais il n'osait point franchir le cap, toquer, se présenter ainsi, et il se prit la tête dans les mains avant d'arranger ce qu'il put arranger ; les cheveux, les vêtements ; il se donna l'air dispos, assuré sans doute, bien loin de ses sombres états d'âme. Le garçon respira, sourit à la porte, timidement, tristement, et frappa le battant avant d'entrer.
- Bonjour Saphir.
On sentait une vague torpeur dans la chambrée, encore sombre, ensommeillée et mystique. En son sein, cachée, encore, se trouvait la plus belle créature que Lazare n'ait jamais vue. Et sa voix en frémissait d'une émotion qui l'étreignait toujours, en dépit des ans. Ses mains en tremblaient, et dans son cœur caché battaient les roulements de l'amour. Il se serait fondu dans les meubles, aurait cessé d'exister, sur simple demande de Saphir ; et, ah ! que n'aurait-il fait pour cette divine et le cristal de ses yeux ! si bien qu'il en oublia son malheur, devant la joie pleine de déférence de se trouver à ses côtés.
- Je suis désolé que je suis bien mal mis aujourd'hui.
Il fit quelques pas, timorés, dans la chambre. Malgré les décennies qu'il fréquentait Saphir, celle-ci disposait d'un ascendant sur Lazare qu'il ne cherchait point à contester ; elle l'intimidait, de ce qu'elle était unique et grandiose – mais, oh ! si magnifique ! que si ses pierres échouaient quelque part, c'était au cœur de Lazare.


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Saphir
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MessageSujet: Re: Heaven (Saphir)   Lun 12 Fév - 23:46


Heaven

We shall find Peace. We shall hear Angels,
We shall see the Sky sparkling with Diamonds. Anton Chekhov.



Ce moment. Ce moment précis. Quand la nuit passe au jour. Que les oiseaux s’éveillent dans les bois. Que le manoir est traversé par les pas de Lazare. Ce moment si particulier, où elle ouvre les yeux, et qu’elle attend, attend, que ne lui revienne son messager nocturne. Ces secondes sont toujours sensibles, mystiques. Il y a toujours une petite voix qui lui dit qu’un jour il ne lui reviendra pas. Qu’il n’a aucune raison de venir passer les dernières minutes de sa nuitée avec elle. Que c’est impossible de croire que ce genre d’habitude puisse traverser les âges. Qu’il faut qu’elle se prépare, un jour, à ce qu’il ne vienne plus.

Et les oiseaux chantent dehors. Il en est même un qui vient tout près si près de sa fenêtre, qu’elle l’entend à travers le volet. Et les insectes dégourdissent leurs pattes, les abeilles déplient leurs ailes, la nature reprends son envol. Et la petite voix lui dit. Et s’il ne revient pas. Dois-tu toujours l’attendre ? Dois-tu rester dans ton lit ou te réveiller comme si rien n’était ? Ne rien dire, ne surtout pas frémir. Commencer la journée comme si rien ne s’était passé. Et la journée serait en tout point pareille, Lazare n’appartient pas au soleil, Saphir ne le croiserait même pas. Ce serait leur secret, ou cela ne le serait plus. Il n’y aurait plus de secret, plus de rencontre à la croisée du jour et de la nuit. La journée serait tout à fait normale, éphémère et banale, elle se perdrait dans l’éternité. Peut-être reviendrait-il le jour d’après, comme l’éclaircie après la pluie. Mais s’il ne revenait pas ? Que ferait-elle ? Si un jour il se lassait d’elle et cessait de venir. Qui viendrait compter ses pierres ? Qui viendrait conter l’éphémère ? Serait-il pareil à ceux qui furent les siens et qui l’abandonnèrent ? Sera-t-elle orpheline encore ?

A Paris, Saphir ne se posait jamais la question. A Paris, c’était plus simple, toutes ses heures étaient ordonnées, la petite pierre connaissait tous les particuliers et il y avait bien moins de monde. Mais ici, ici c’est différent. Il pourrait rencontrer quelqu’un de plus intéressant, ou juste s’éloigner comme s’éloignent ces amis dont on n’entend plus jamais parler. Elle a tant craint la première matinée de 1941, celle qui, fatale, aurait pu signer la fin de leur pacte silencieux. Lazare aurait pu l’oublier, l’effacer de sa nuitée et elle de sa journée comme un rituel dépassé. Il aurait pu l’oublier, comme on laisse un caillou sur le bord d’un chemin. Un caillou que l’on a gardé dans sa poche, un caillou que l’on a aimé, choyé, caressé des heures durant, mais qui soudain est lourd, si lourd. Qui tire sur le tissu, comme rattrapé par la gravité, qui a perdu tout son intérêt et ses couleurs chatoyantes sous l’éclat du soleil. Un caillou que l’on délaisse pour un autre ou que l’on perd, quand lui-même a perdu de son précieux. Mais Lazare est revenu, le premier jour de cette éternelle journée de 1941. Et la crainte aurait dû disparaitre, mais le doute est resté, inclusion dans ses pensées. Si bien que chaque fois qu’elle se réveille, la petite voix parle encore. Et cette fois elle lui murmure. Tu vois, il n’ose même pas entrer. Il est là, cela ne peut être que lui, derrière la porte. Et il attend. Qu’attend-il ? Peut-être va-t-il faire demi-tour, peut-être en a-t-il assez compté de pierres, et qu’elles ne sont plus si séduisantes. Il s’est lassé des rêves verts, des fractures minérales et de ce que la nuit laisse au jour, un collier de lumières, désillusions pour l’homme aux yeux de chat.

Saphir ne fait pas un bruit. Elle est silencieuse, soucieuse. Elle ne se souvient même plus de comment cela a commencé, l’a-t-elle invité, un jour, à venir de bon matin ? Ou est-ce que jamais rien ne fut dit ? Eclos comme une fleur au milieu d’un jardin, dont ne sait de quelle graine, de quel vent elle fut le fruit. Une habitude plus tenace que les ronces, plus douce aussi. Sans les épines venimeuses. Il frappe, enfin. Et le jour peut commencer. Saphir avait déjà les yeux ouverts, mais les voilà qui brillent dans la nuit. Et c’est comme si tout était oublié, les doutes disparaissent alors qu’il entre chez elle. Au fond d’elle, elle se dit, quelle idiotie que de tout craindre. Mais ses angoisses reviennent comme la marée et jamais ne disparaissent.

Dans l’écrin de ses draps de soie, c’est que sa peau sensible les aime délicats, la jeune femme s’étire. Ouvrant son cœur à cette matinée qui s’annonce. Elle se redresse et se relève comme un chat. Malgré les fines entrées de lumières qui éclairent sa chambre, au travers des volets un peu anciens, et peut-être, parce que le soleil ne caresse pas sa peau minérale, ou que tout simplement elle est dans le coton de son chez elle, la jeune femme est plus légère, détendue et tranquille. Peut-être parce qu’elle ne voit pas bien, elle a toujours l’impression qu’on ne la voit pas, ou si peu, qu’elle n’a rien besoin de dissimuler. Ni sa chevelure un peu sauvage, qui aurait besoin d’un bon coup de peigne. Ni ses pieds nus alors qu’elle marche sur le parquet. Son allure parfois martiale sous les rayons des astres, est dans le confort de sa demeure, féline et presque enfantine. De ses lèvres souriantes, naissent quelques mots, sa voix est encore un peu endormie, mais déjà chantante.

Bonjour Lazare.

Saphir porte une de ces longues robes de nuit de 1940, blanches, si confortable et légère qu’elle flotte autour de ses jambes alors qu’elle se dirige vers la bouilloire, ce petit bijou de technologie. Elle verse l’eau d’une bouteille dans le récipient et appuie sur le bouton pour la chauffer. S’il fait nuit et qu’elle ne peut lire sur les traits de Lazare sa tristesse, elle l’a senti dans sa voix. Pour ne pas le brusquer, ou peut-être pour qu’il n’ait pas peur de la déranger, Saphir lui glisse une confidence, invitation à une veillée, si le cœur lui en dit.

Je n’ai pas envie de me lever aujourd’hui. J’aimerais ne pas quitter le lit.

Et alors que l’eau chauffe, elle se rassoit sur son lit, contre le mur, croisant ses jambes sous sa robe. Par automatisme peut-être, Saphir commence à pousser toutes les petites pierres qui ont éclos de ses rêves dans un coin de son lit. Ses yeux s’habituent à l’obscurité, elle le voit de mieux en mieux. Ce n’était pas qu’une impression, il a l’air triste. Elle l’invite alors d’un geste à venir s’assoir à ses côtés.

Viens, raconte-moi, comment vas-tu ? Comment s’est passée ta nuit ?

Saphir passe sa main dans ses cheveux encore rebelles, qui pourtant continuent d’onduler au gré de leur envies autour de son visage. Contre le mur frais, son corps encore tiède n’a la froideur du jour. C’est comme si elle n’avait pas quitté ses draps de soie. Qu’elle avait encore les yeux clos et que son esprit vagabondait sur d’autres rivages étincelants. Comme si ce moment d’éternité, celui de tous les jours quand vient le jour, était entre le rêve et la réalité. Léger et doux, comme un poème soufflé au creux de l’oreille, ou la promesse silencieuse qu’ils ne seront jamais seuls. Et pourtant ses yeux clairs, bleus comme ses pierres, sont grands ouvert. Leurs rencontres sont bien réelles.
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Lazare Delauney
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MessageSujet: Re: Heaven (Saphir)   Hier à 23:42

Heaven

Ris en plorant, combien que seul je soye.


L'intimité de la pièce, et celle de la jeune femme, causaient toujours cet émoi délicieux au cœur de Lazare. La pénombre, et le naturel de Saphir, si beau et si singulier dans sa délicatesse matinale, imposaient au jeune un silence obséquieux, soucieux de ne point déranger toute la beauté du lieu. On n'entendait plus même l'écho de ses pas, en cette antre sacrée, et Lazare se fondait alors dans le noir comme s'il en fut une partie intégrante ; comme s'il devenait le silence et les ténèbres rassurantes de la pièce – il retenait jusqu'à son souffle afin de laisser intacte cette doucereuse atmosphère.

Lazare, sans un mot, contempla une Saphir désireuse de rester au lit. Il acquiesça vivement de la tête : lui aussi aurait aimé s'étendre sur ce lit, fermer les yeux et dormir, dormir, si longtemps que le temps lui aurait glissé dessus, sur eux, dormir tout du jour jusqu'au lever de la Lune. Dormir avec Saphir, oui, dans cette chambre étrange et nouvelle, peuplée des trésors... Se laisser bercer dans les bras de Saphir, dans ses draps de soie et sa peau de satin, Saphir, dont les cristaux coulent entre les doigts... Saphir dans sa robe blanche, comme une apparition spectrale et sacrale...

Alors que Lazare songeait à quel point lui était douce, délectable, et tout à la fois impossible, l'idée de s'effondrer sur ce lit olympien, son âme s'étouffa dans sa gorge quand Saphir le lui proposa – presque. Son cerveau se comprima une seconde, le temps pour lui de se rendre compte que, dans un tel état de négligence, il ne pouvait se contenter, tout au plus, que d'une maigre place sur le tapis.
Saphir le rassura, pourtant, de tendres mots et d'invitations ; ce qui eût pour simple effet de peiner Lazare davantage. Sans doute avait-elle percé à jour ses états d'âmes, et sans doute le garçon lui inspirait la pitié. Mais jamais ! Jamais il ne se serait résolu à susciter de tels sentiments chez Saphir. Tout de même...
- Je - je... bredouilla-t-il, faute de savoir quoi faire ou quoi dire.
Soucieux de ne franchir la limite du lit, par trop inviolable à ses yeux, Lazare s'empara d'une chaise à proximité et s'assit à côté de Saphir. Une fois installé, il fixa un instant Saphir – elle constituait un spectacle toujours inouï – puis, hésitant sur s'il devait se déverser sur elle oui ou non, ses mots s'échappèrent plus vite que ses pensées :
- Bien, bien... Je veux dire...
Une fois seul et isolé dans la nuit, les pensées de Lazare tournaient au spleen quand l'ennui le rattrapait – rapidement.
- J'ai dû délivrer une lettre, et j'ai... J'ai exploré un peu les alentours, et... tenta-t-il, sans finir sa phrase, les mots coincés dans l'âme. Il se rendait compte du pathétique de sa condition ; de ce que ses nuits étaient creuses de solitude et de ce qu'il était désespéré d'ennui.
- Je suis fatigué. Je veux rentrer à la maison, lâcha-t-il d'un coup, dans un soupir, presque en un sanglot. Et par maison, Lazare entendait Paris. Sa nuit avait fait office d'électrochoc – la conscience qu'il ne pourrait plus jamais rentrer lui avait soudain pesé sur le cœur. Jusque là, il aurait pu s'agir de simples vacances – et devant le manque, le manque viscéral de Paris, de 1914, sa condition avait trouvé toute sa réalité.
Ses problèmes se mélangeaient en une soupe noirâtre dans ses pensées à peine illuminées par les traits de Saphir. Il ne sut dire pourquoi il se confiait ainsi à la jeune fille – sûrement que Paris devait laisser un vide chez elle aussi, et qu'elle seule pourrait l'entendre.

Le sifflement de la bouilloire l'arracha à ses peines. Il se leva d'un bond afin d'éviter le déplacement à sa chère Saphir.
- Qu'est-ce que je te sers ?
Il sourit, serviable et soulagé d'avoir laisser s'enfuir quelques uns des maux qui lui pesaient sur l'esprit – mais aux coins de ses yeux perlèrent les prémices de larmes contenues, ravalées dignement par un garçon fort et stoïque. Il en oubliait même sa mission première, et les pierres de Saphir...


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