Hello my dear, you want to play ? ~ Thaddeus
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Alinor N. Onyme
Souffle prémonitoire

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☾☾ Miroir :

☾☾ Particularité :
Une Brume Divinatrice. Lorsque le carmin de ses douces lèvres s'entrouvre pour laisser le passage à cette brume voluptueuse et duveteuse qui fait le tout de sa particularité, on ne sait jamais ce qui va se produire. Elle vous englobe et vous submerge, elle vous envahie et vous transperce afin de vous montrer dans des jeux d'ombre et de lumière ce qui est, ce qui fut et ce qui sera.
☾☾ Bizarrerie :
En parfaite fille qui se respecte elle prend des bains tous les jours, avec plein mousse, et parfois même plusieurs fois par jour. Malheur à celui qui l'en empêchera. Sinon elle collectionne les bougies particulières. les simples bougies banales ne l'intéressent pas, il faut qu'elles aient une forme ou une odeur étrange pour avoir l'honneur d'intégrer sa vitrine à bougies. Elle les a toutes allumées au moins une fois, comme ça elles paraissent moins parfaites, un peu comme elle.
☾☾ Années :
Elle est restée bloquée à ses 28 ans la douce, peau de porcelaine et lèvres pulpeuses, elle aura toujours l'air d'une adulte en devenir. En réalité elle a vu le jour il y a maintenant 116 ans, ce qui lui fait quand même quelques araignées bien accrochées au plafond
☾☾ Occupation :
Guide au Musée des Horreurs Passées, elle y apporte également une touche d'originalité et sa pâte artistique pour que les éventuels visiteurs ressortent avec l'envie de revenir
☾☾ Myocarde :
Il bat et bat encore, caché au fond de cette poitrine, ensevelie sous cette carapace de chair et d'os, il se cache pour mieux vivre parce qu'il a peur
☾☾ Missives :
67
☾☾ Trogne & crédit :
Emily Browning by (c) dreazy


MessageSujet: Hello my dear, you want to play ? ~ Thaddeus   Ven 23 Fév - 21:08

Hello my dear, you want to play ?
Thaddeus
Arrête de bouder comme ça, tu vas te faire de mauvaises rides et ça va pas être beau !

Je suis bien trop déprimée quand mes journées sont plates et inintéressantes, ce qui arrive assez souvent je dois dire. C'est pourquoi lorsque je le peux, je fais tout pour pimenter un peu ce quotidien si morne comparé à celui qui était le mien lorsque j'étais dans mon ancienne boucle. Avec mes amis de New York, on fait notre possible pour retrouver le faste de notre vie passée ici, en 1941, même si c'est quelque peu ardu par moment. Je me suis fait quelques amis depuis mon arrivée, je suis comme ça, je suis plutôt sociable, mais je peux compter sur les doigts de la main les gens sur lesquels je sais que je pourrais compter quoi qu'il arrive et ceux qui m'intéressent réellement. Ici il y a pas mal de personnes assez déprimées, renfermées sur elles-même et ça m'a choqué dès mon arrivée. Certes dans notre boucle nous on ne se connaissait pas plus les uns les autres, mais au moins on faisait tout pour s'amuser et garder le sourire, ici ils se laissent gagner par leurs tourments et leur dépression. Et moi avec ma curiosité et mon tempérament, je ne peux juste pas laisser faire sans rien dire alors je les taquine et je leur sors les vers du nez, du moins pour ceux que j'arrive à approcher sans craindre d'être détestée.

Parmi mes nouveaux amis préférés il y a Thaddeus, un homme très mystérieux qui sort rarement de sa bulle, charmant et très intéressant, je m'amuse beaucoup à aller le déranger dans sa solitude. Plus je le connais et moins j'aime le voir se renfermer ainsi, je suis sure que c'est quelqu'un qui aurait tellement à apporter au monde et à notre communauté de particuliers. Je vois bien qu'il essaye de faire des efforts le pauvre, il essaye de se sociabiliser, il me fait du thé et des câlins d'oiseau quand il a pas la force d'être sous forme humaine et de parler simplement. Je vois bien que cela lui demande une certaine concentration et de l'énergie et je suis touchée qu'il fasse ça pour moi, oui je le prends comme si c'était pour moi même si je sais qu'il le fait avant tout pour lui. Comme souvent, j'ai passé ma journée à tourner en rond, j'ai encore rendu Clarence complètement chèvre au musée, je me suis bien amusée, cette vieille tête de mule ne sait pas reconnaître le talent quand il l'a juste sous les yeux, son vieux musée avec vraiment besoin de moi.

La routine m'ennuie, le champagne me manque terriblement et le livre que je lis tranquillement sur le canapé du salon commence à me sortir par les yeux. C'est un manuel très technique sur certains des appareils que l'on a dans la maison, je ne sais même pas pourquoi j'ai commencé à le feuilleter, sûrement pour changer des histoires de syndrigasti et des romans d'amour que les filles entassent dans la bibliothèque. Je veux bien que la vie soit pas facile ici en 1941 avec la guerre et tout et tout, mais quand même, pas au point de s'enfermer dans un univers à l'eau de rose qui sonne terriblement impossible. Je rêve d'un bon policier avec des meurtres des enquêtes, des énigmes, je pense que je demanderais à un jeune d'aller m'en chercher un la prochaine fois qu'une expédition sera menée en ville.

L'envie de me faire couler un bain me prit tout d'un coup, ce ne serait que le second de la journée après tout, ça reste raisonnable non ? Toute revigorée par mon envie, je remonte dans les étages en direction de la salle de bain. Sur mon chemin je suis passée devant la chambre de ce cher Thaddeus et l'envie de lui rendre une petite visite m'a prise alors. Comme personne ne répondait quand j'ai frappée, j'ai entrouvert la porte pour trouver au sol des habits froissés devant la fenêtre ouverte. J'ai très vite compris que mon petit oiseau solitaire était partit se faire une balade au dessus de la maison. Oubliant totalement mon bain, je me suis assise sur son lit avec la ferme intention de l'attendre pour l'enquiquiner, je suis sure que ma présence le déstabilisera un peu et cela ne sera pas pour me déplaire. Ben quoi, si il veut redevenir sociable il faut qu'il s'attende à être déranger à tout moment avec le monde qu'il y a dans cette maison. Sauf que j'ai mal calculé mon coup en fait parce que j'ai tellement attendu que j'ai fini par m'écraser comme une limace sur le lit et que je me suis endormie.
Made by Neon Demon


“J'ai tendu des cordes de clocher à clocher ; des guirlandes de fenêtre à fenêtre ; des chaînes d'or d'étoile à étoile, et je danse.” (Arthur Rimbaud)
by wiise
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Thaddeus Gentilis
Autour amnésique

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☾☾ Miroir :

☾☾ Particularité :
Métarmophose en Autour des Palombes (Accipiter Gentilis) - Le rapace qui devient le gardien. Le chasseur qui se fait protecteur.
☾☾ Bizarrerie :
Accumule livres anciens et carnets
☾☾ Années :
30 ans, mais en réalité, c'est une énigme pour lui.
☾☾ Occupation :
Perdu dans les méandres de ses pensées, à regarder le monde tourner sans vouloir totalement y prendre part.
☾☾ Myocarde :
Difficile à cerner et à saisir
☾☾ Missives :
470
☾☾ Trogne & crédit :
Sebastian Stan (DANDELION)


MessageSujet: Re: Hello my dear, you want to play ? ~ Thaddeus   Lun 12 Mar - 14:08

hello my dear, you want to play?
Alinor & Thaddeus
I'm in disguise right now as your only friend. I'm in disguise right now as an animal

Tout est dans l'art de s'oublier, de s'effacer et de cesser de penser. La sérénité, le calme, la paix de l'esprit, tout ça ne réside que une capacité à s'ignorer, à faire abstraction de ce qu'on a été pour ne se concentrer que sur ce qui existe et qui ne sera plus. Tout ne vient qu'à ceux qui acceptent de cesser d'être et en cet instant, alors que je plonge une dernière fois mon bec dans les entrailles de ma proie, je suis l'un d'entre eux. Alors que je réchauffe mon être de la chair encore tiède d'un pauvre mulot qui comme tout les jours galope dans les herbes un peu haute des jardins du domaine, je suis l'un de ces êtres qui ne cherchent pas à trouver des réponses à des questions qui ne sont posées que par les angoissées et les lâches qui craignent la venue de la fin, me fondant ainsi parfaitement dans  le corps de l'autour que j'aurais dû toujours resté, m'enveloppant dans ses plumes et ses instincts avec un plaisir que personne ne pourra jamais prétendre comprendre, trouvant en ceux-ci un confort et une sécurité que tout les bras ou regards de cette boucle ne pourraient m'offrir. Dans la chair de l'animal je semble presque me retrouver et oublier les tourments qui m'empêchent d'exister et qui me font chaque jours un peu plus rejeté cette identité que l'on m'a offerte autrefois et qui porte ce nom qui n'est rien de plus qu'un mensonge, qu'un écran de fumée qui recouvre l'homme que j'ai été. Et si en cet instant, je pourrais m'en désoler comme je le fais à mon habitude, je préfère à la place faire craquer un dernier os entre mes serres avant d'abandonner là le cadavre de mes méfaits pour m'envoler et laisser derrière-moi les restes d'une petite chose qui demain reviendra et subira à nouveau le supplice que je lui offre depuis bien trop longtemps déjà. D'un battement de d'ailes silencieux, je m'élève et abandonne la terre pour rejoindre sans peine la fenêtre de ma chambre et m'y engouffrer avec l'impatience du prédateur qui ne demande qu'à se terrer jusqu'à ce que la faim revienne le tirailler. Ainsi, comme à mon habitude, je redeviens humain à l'instant où mes serres devraient rencontrer le plancher de ma chambre chaotique, sentant ainsi le bois sous la plante de mes pieds alors que mon échine frissonnante se déroule et retrouve sa cambrure humaine tandis que les plumes laissent place à la peau mutilée du Thaddeus qui ne sait rien des cicatrices qui se font pourtant son histoire. Sans penser être dérangé dans ma routine, je m'étire donc, les yeux clos, le souffle profond et l'esprit clair, débarrassé des pensées parasites qui se font d'ordinaire le poison qui ronge mon être, ne remarquant que bien trop tard la belle endormie sur mon lit. Là, alors que mes prunelles se pose sur celle qui délicatement rêve, entourée de mes draps souillés par les larmes et la sueur de la veille, je me fige et perds le souffle, déchiré par l'envie de fuir ou d'au contraire rester pour profiter d'une présence que j'ai appris à apprécier avec le temps. Ainsi, je reste de longues minutes à écouter mon coeur battre dans ma poitrine et murmurer qu'il me faut partir avant de me décider et de simplement m'habiller, couvrant de ce fait la laideur d'un corps qui ne devrait jamais s'exposer aux regards des autres qui ne verraient qu'en lui la monstruosité d'un temps qui n'est plus et d'un être qui a surement dû mériter de souffrir comme la bête qu'il devait être. En silence, je termine donc te boutonner ma chemise, et une fois à l'abri de l'air frais qui caressait jusque-là mon dos et créait bien des frissons sur mon échine, j'attrape la serviette qui sur l'unique fauteuil de ma chambre attend pour essuyer mes lèvres couvertes de sang tandis que mes prunelles ne lâchent pas celle qui dort encore et attend surement mon retour. Un soupir m'échappe alors que je fais ma toilette. Ici, elle ne devrait pas se trouver et encore moins rester. Dans le repaire de l'autour, elle n'a rien à faire et rien à trouver à part l'être malmené par la peur que je suis. Dans ce chaos ambiant de livres, de mégots de cigarette et de la douleur que je distille et sème derrière-moi comme si il s'agissait d'une fragrance virile qui collerait à ma peau, elle ne peut rien extraire de bon qui puisse lui donner ce qu'elle mérite. Ici elle ne trouvera rien de plus que ma personne et pour une raison qui m'échappe encore, cela ne m'arrache qu'un soupir alors qu'au sol j'abandonne la serviette désormais souillée de sang.

Sans faire un bruit, les pieds toujours nus pour mieux ressentir la moindre aspérité du plancher, je vais chercher mes cigarettes et en glisse une à mes lèvres, l'allumant sans peine avant de tirer dessus et d'expirer une gracieuse volute qui dans l'air danse une seconde avant de disparaitre, ne laissant derrière elle que l'odeur âcre d'un tabac au goût prononcé. Du coin de l'oeil, j'observe une seconde encore Alinor et soupire une fois de plus avant de tirer simplement mon fauteuil à ses côtés pour m'y installer, croisant élégamment les jambes tandis que je continue de fumée, observant désormais le mur et la fenêtre qui nous fait face. Dans la pièce, le silence s'installe et prend place à mes côtés, murmurant à mon oreille des doutes que j'ai déjà eu, des interrogations qui furent les miennes par le passé et qu'aujourd'hui j'exprime du bout des lèvres, en un chuchotement discret qui j'espère va se perdre dans le néant et devenir ainsi rien de plus qu'un petit écart que je me serais permis, une folie qui se fera engloutir par une autre amnésie.

"J'ai l'impression d'avoir déjà vécu ça." Une autre volute de tabac glisse d'entre mes lèvres et se fait l'indolente muse qui pour moi seul, roule des hanches et me tente à abimer un peu plus mes poumons. "Il y a une expression pour ça, tu sais... Déjà-vu, je crois." La braise chantonne pour moi, répond à la place de mon invitée qui de toute façon n'entendra rien de tout ça. "J'ai lu ça dans un livre, un jour. Un homme disait que les choses se répétaient, que l'on revoyait peut-être des personnes ou des situations que l'on avait pu croiser dans des vies antérieures." Je tire à nouveau sur ma cigarette, rejetant la tête en arrière pour permettre à mon crâne de trouver le dossier du fauteuil dans lequel je passe la plupart de mon temps. "Non pas que je pense que la réincarnation soit une réalité mais... Peut-être que Sigmund a vécu ça... D'être au chevet de quelqu'un... De fumer, de craindre..." Quelques cendres tombent au sol mais je n'y prête guère attention, fermant à la place les yeux dans l'espoir de disparaitre au prochain saut de l'aiguille de ma montre. "Peut-être celui de sa mère, d'une soeur malade ou d'une épouse enceinte... Je n'en sais rien et il ne veut pas me le dire... Personne ne veut. Personne ne peut."

Le silence finit par emporter mes murmures et heureux de constater qu'Alinor ne s'éveille pas, je m'autorise le droit d'à mon tour dériver au loin, n'ouvrant les yeux que pour observer le lointain et réfléchir à cette vie qui pourrait être la mienne si je décidais de ne plus jamais reprendre apparence humaine.


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