(Galahad) - Sweet Medicine
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Thaddeus Gentilis
Autour amnésique

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☾☾ Miroir :

☾☾ Particularité :
Métarmophose en Autour des Palombes (Accipiter Gentilis) - Le rapace qui devient le gardien. Le chasseur qui se fait protecteur.
☾☾ Bizarrerie :
Accumule livres anciens et carnets
☾☾ Années :
30 ans, mais en réalité, c'est une énigme pour lui.
☾☾ Occupation :
Perdu dans les méandres de ses pensées, à regarder le monde tourner sans vouloir totalement y prendre part.
☾☾ Myocarde :
Difficile à cerner et à saisir
☾☾ Missives :
470
☾☾ Trogne & crédit :
Sebastian Stan (DANDELION)


MessageSujet: (Galahad) - Sweet Medicine   Dim 18 Mar - 15:23

Sweet Medicine
Galahad & Thaddeus
Je ne joue plus au bandit, au cador qu'adore les filles. Je vends toutes mes billes. Je m'habille plus en homme heureux. J'aime tes yeux ma jolie, quand on s'y plonge on y vit. Mieux vaut mourir de rire que mourir d'adieu

Une dernière expiration m'échappe alors que je termine de boutonner ma chemise, les yeux perdus dans les monts et creux des draps défaits de mon lit, qui au lieu de se faire la promesse d'un linceul accueillant est la parfaite représentation de la douleur qui fut la mienne il y a quelques minutes à peine, le parfait vestige d'un combat qui se déroulait au sein même de ma chair et qui a eu raison de moi, me poussant de ce fait à déposer les armes et à accepter que ce soir, une fois de plus, je sois condamné à errer dans le manoir, à tenter de m'occuper l'esprit pour ne pas sombrer dans les souvenirs de la vie tumultueuse de cet autre qui sous ma peau gît. Et une fois presque correctement habillé, si l'on évite de se demander pourquoi je reste pieds nus, j'attrape mon oreiller et le glisse sous mon bras tandis que j'abandonne sur ma table de chevet une tasse de porcelaine vide dans le fond de laquelle sèche le peu de thé que j'ai ingurgité aujourd'hui et mon paquet de cigarettes désespérément vide. Derrière-moi, je délaisse ainsi mon nid pour reprendre mon errance nocturne, l'esprit dépourvu d'un tabac qui est devenu une drogue presque nécessaire dont j'ai besoin pour chasser les démons de ma chair et les fantômes de mon passé qui dans le parcours de mes veines et de mes nerfs serpentent en attendant la disparition du soleil pour frapper et ainsi inoculer leur poison dans ma carcasse déjà rongée par des travers qui sont les miens et par cette incapacité presque maladive que j'ai à toujours vouloir vivre dans un passé qui ne fait que m'échapper et qui ne pourra de toute façon n'être qu'un immense regret, qu'une source de chagrin dont je devrais faire le deuil au lieu de m'acharner à le raviver. D'entre les cendres, jamais rien n'a émergé et c'est avec cette idée en tête que j'entame mon voyage, les lèvres pincées et l'échine frissonnante à cause de la tenue légère qui est la mienne, qui au lieu de me donner l'élégance naturelle qui fut la mienne, est au contraire la preuve formelle que je me laisse aller et cesse d'être un homme civilisé pour n'être rien de plus qu'une bête qui survit au jour le jour, un rapace à forme humaine qui s'enferme dans une cage qu'il a lui-même érigé. Les cheveux en bataille, les yeux cernés et la peau encore puante de la sueur et des larmes que j'ai versé, j'avance avec la détermination d'un homme qui sait que l'heure est venu pour lui de ramper et d'admettre des torts qui furent les siens et dont il a presque honte. D'un soupir, je me désole de l'être que je suis devenu alors que vers l'antre de Galahad je grimpe, m'élevant jusqu'au grenier qui est le sien pour me figer devant la porte de celui-ci, le coeur subitement faible face à la réalisation soudaine que j'ai. Face à ce doute, à cette réalité qui va se concrétiser, j'hésite à toquer, conscient de l'animosité que me porte le médecin improvisé de cette boucle, qui depuis une aventure qui me semble dater d'un siècle au moins, m'évite autant que je l'esquive et ne glisse bien que des regards qui si ils étaient des lames, perforaient déjà l'heure qu'il est mon dos. Et si un jour, je me plaisais à lui rendre la pareille, aujourd'hui j'admets me trouver presque ridicule d'avoir été aussi odieux avec lui, le temps ayant lavé les affronts que je voyais comme des offenses qui jamais ne pourraient être oubliés. En réalité, je me sens comme un enfant qui aurait piqué une crise pour rien, un animal qui aurait montré les dents sans raison et qui aujourd'hui paye le prix de son comportement. A nouveau un long soupir m'échappe et enfin, je trouve la force de toquer à sa porte et de troubler le silence nocturne qui enveloppait jusque-là la demeure endormie. De mes phalanges, je crée un chaos sonore dans l'harmonie silencieuse de la nuit tandis que d'un murmure je tente de rassurer celui qui sera bien mécontent de me trouver sur le pas de sa porte.

"Galahad ? C'est Thaddeus..."


Ma voix vacille et tremblote comme si de froid j'étais transi et que mon corps tout entier était sur le point de lâcher, ou tout du moins de se fragmenter un millier d'éclats comme le ferait un verre qui au sol serait jeté. Contre le bois de sa porte, je pose mon front, le temps de prendre une grande inspiration et de trouver le courage de continuer à tenter de justifier ma présence en ce lieu.

"Je suis désolé, je sais qu'il est tard mais... J'ai besoin de..."

De quoi ? Lui ou de ce qu'il pourrait me donner pour assommer définitivement mon esprit ? Voilà une question que je n'ai pas envie de me poser. Je ne sais pas encore si je viens chercher de la compagnie ou son savoir et en cet instant, je me garde bien de tenter de comprendre les raisons qui m'animent, préférant à la place garder mes forces pour me préparer au combat à venir.

"... Je ne trouve pas le sommeil, pourrais-tu m'aider ?"

J'aimerais en être sûr, ne pas avoir à douter de ça mais en réalité je ne peux que songer au fait que je mérite ce qui va arriver, quand il m'aura envoyé au diable, en persiflant certainement que je ne mérite pas l'aide de ceux que j'ai blessé et dont j'ai refusé la main qu'ils ont pu me tendre autrefois. Je sais que tout est le châtiment que je mérite, la punition d'un comportement qui a depuis trop longtemps agacé ceux qui ont cherché à me supporter. L'isolement dont Clarence me parlait et qui au lieu d'être une attaque de celui-ci était peut-être en fait, une réalité que je me refusais à voir, une évidence pourtant criante que je masquais de la fumée des cigarettes que je fumais à longueur de journées. Derrière mon voile de tabac consumé, derrière les piles d'ouvrages et de carnets vierges, j'étais un prince du déni et de la solitude qui était un royaume sur lequel je régnais. Mais voilà, tout les empires chutent un jour et en cette nuit, je ne pleure pas sur les ruines de mes certitudes, préférant à la place aller de l'avant et réparer des erreurs qui n'auraient pas dû en être.
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Galahad L. Ednyfed
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Miroir. Échine capricieuse qui prend le code soufflé, carcasse qui imite en tout point l'être effleuré. Jumeau factice qui se perd dans l'illusion. L'imitation s'infiltre, se glisse, caractères et manies gobés à la manière d'une éponge. Excentricités d'un égaré qui finit par ignorer ce qu'est d'être lui-même.
☾☾ Bizarrerie :
Versatilité constante, imprévisibilité. Fascination des objectifs et pellicules. Voyeur inconditionnel qui fouine et récolte, collectionne les dossiers sur autrui, curiosité maladive qui ronge les tripes.
☾☾ Années :
Frustration éternelle, carcasse figée quelques jours avant la trentaine qui ne sera jamais atteinte, traits mensongers, censés afficher nonante-six automnes.
☾☾ Occupation :
Anatomie adulée et répugnée, médecine opérée lorsque nécessaire bien que l'épiderme demeure problématique, brillant avenir dérobé. Parfois projectionniste pour le plaisir des regards avides de curiosités.
☾☾ Myocarde :
Palpitant esseulé et répugné par les chairs. Interrogation demeurant, de qui voudrait d'un être devenant soi-même. Odieuse fatalité.
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MessageSujet: Re: (Galahad) - Sweet Medicine   Lun 19 Mar - 19:43

sweet medicine
thaddeus & galahad

« Sweet dreams are made of this. Who am I to disagree? Some of them want to use you. Some of them want to get used by you. Some of them want to abuse you. Some of them want to be abused. »
Nocturne pernicieuse. Noir détestable à la lueur d’astres extérieurs qui projetèrent quelques ombres vicieuses sur les murs, déformant la silhouette d’objets qui furent rassurants hors de la pénombre fourbe. Drapé demeurant inconfortable, tantôt trop chaleureux, tantôt trop froid, peinant à en supporter l’étreinte. Insomnie. Pourtant elle fut lointaine l’apocalypse perpétuelle de Londres, voyant dégueuler l’enfer des cieux à chaque fois que le soleil daignait se coucher, ravivant des images catastrophiques qui ne furent que trop éludées et tue. Il fut mioche à qui on eut jeté une arme dans les doigts Galahad, tombé dans la boue dégueulasse et la poussière. Elles eurent déclenché l’hideur, les tranchées, persuadé que la malédiction ne se serait jamais déclenché en un revers de karma si jamais il n’eut touché au canon mortifère en légitime défense, peinant à supporter l’idée d’avoir fait tombé des échines, gamin tétanisé qui n’eut fait qu’opérer les ordre qu’on lui eut soufflé. Revers de la médaille.

Agacement. Carcasse qui allume une ampoule tout en se redressant dans un soupir, n’osant guère regarder l’heure, enfilant le premier pull de laine venu. Les ombres reprennent une apparence rassurantes, voyant s’esquisser les méandres d’un grenier où trop de choses eurent tendance à s’accumuler, partagé entre pellicules en tout genre ornant quelques appareil photos argentiques, prêts à capturer les lueurs sur le bromure d’argent, entre les drapés de toutes tailles et genres qui envahirent jusqu’aux touches immaculées d’un piano, de trop nombreuses esquisses et carnets en tout genre, des ouvrages par dizaines qui allèrent jusqu’à s’empiler au pied d’une étagère trop pleine et bien entendu un amoncèlement de fioles et flacons remplis de comprimés et autres substances médicinales. Il fut érudit Galahad, continuellement poussé par une curiosité sans fond et le désir de toujours tout vouloir décortiquer, passant d’une lubie à l’autre comme il put changer de faciès.

L’amertume reste palpable dans les gestes, plantes de pieds nus longeant le parquet jusqu’à la bibliothèque, tendance nette et assumée pour l’anatomie et les romans d’aventures. Choix de paperasse opéré, retrouvant le lit pour y prendre place en tailleur, une pipe aux babines, vice remplaçant les cigarettes adulées, opéré uniquement en solitaire une fois la nuit tombée, et le museau, orné d’une paire de lunettes de lecture aux verres ronds, s’égarant dans les aventures rocambolesques d’un héros tempétueux en quête de cité disparue.

Sursaut, quidam osant déranger la tranquillité et le havre qui fut battit dans l’obsidienne nocturne, entravant le hululement d’une chouette probablement perchée sur un arbre voisin. Soupir à l’annonce et aux syllabes qui furent étouffées par le bois de la porte, ne sachant que penser de l’individu qui s’y dissimulait. Amertume risible, écho d’aventures douteuses où l’hostilité fut le ton donné à l’image de mioches qui ne purent opérer efficacement dans une situation de parfaite urgence où les vies furent en jeu.

Effort surhumain pour s’extraire du lit, ne prenant guère la peine d’enfiler un pantalon, doutant que l’autre voulut tester les joies de l’imitation délibérée et affronter un double trop réaliste. Échine ridicule, guiboles à l’air et au sous-vêtement tapis sous un pull ocre trop long, la pipe encore fumante aux lippes, il fut dans toute sa splendeur Galahad, ouvrant la porte sur le brun qui parut sans aucun doute beaucoup plus pathétique. Il fut affublé d’un regard quelque peu méfiant, sur les gardes, peinant à le faire pénétrer dans ce qui fut qualifié d’antre où peu osèrent s’aventurer. « Entre. » Le mot s’extirpe pourtant, aussi neutre qu’il fut permis, affichant la face d’un toubib qui dut s’occuper d’une brebis égarée sans apposer de jugement. Acteur inné capable de ravaler ses animosités, apposant un faciès au masque démuni de toute émotion. Espérons qu’il ne fut pas là pour relancer les hostilités sinon quoi il se verrait affublé d’un comprimé à usage tout autre que trouver le sommeil. « Dis moi. » Fumet à l’odeur marquée de tabac s’extirpant en même temps que les mots, attendant qu’il appose les symptômes pour éviter de lui lancer un quelconque comprimé au beau milieu du faciès sans en entendre d’avantage.
(c) DΛNDELION



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