AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  




Partagez | 
 

 The runaways + Elvire

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité

Invité


MessageSujet: The runaways + Elvire   Mar 8 Nov - 8:40

The Runaways
Elvire & Magda
After all, it's one thing to run away when someone's chasing you. It's entirely another to be running all alone.

Une bouffée grise se diffusa dans l’air éternellement humide de cet après-midi sans fin. Magda baissa les yeux vers la montre à son poignet, le bracelet de cuir usé par les années se renouvelant chaque nuit, figé dans une usure que le temps ne pouvait continuer. C’était une montre d’homme : trop grande, trop large, trop foncée pour son fin poignet de femme, et pourtant elle ne s’en détachait jamais ; un jour elle avait orné le poignet de son père, et elle était depuis l’objet qui rythmait ses journées.

13h18. Le quart d’heure de grâce entre le repas des habitants de cette bulle et l’heure de la sieste des plus jeunes d’entre eux. Le quart d’heure de silence, un des rares qu’elle s’autorisait dans une vie dévouée au bien-être de ces enfants qui ne grandiraient jamais. Elle porta la cigarette à ses lèvres, tirant une autre inspiration toxique qui lui détendit les nerfs. Qu’importe. Le temps n’avait plus réellement d’emprise sur elle, pour l’instant en tous cas, et ce pour aussi longtemps que cette boucle perdurerait. Elle leva les yeux vers le ciel. Déjà s’amassaient les nuages qui annonçaient la pluie à venir, celle de 14h27. Elle avait encore le temps.

Elle s’arracha à l’appui qu’elle avait pris sur le mur, quelque part dans un coin tranquille du quartier des portes. Elle avait appris à éviter les enfants, à choisir le meilleur moment. Elle éteignit sa cigarette consumée presque jusqu’au bout – une autre de ces habitudes de guerre qu’elle n’avait jamais réussi à perdre. Elle roula le mégot éteint dans un bout de papier journal, et retourna à l’intérieur où elle le jeta à la poubelle avec l’automatisme d’un geste maintes fois répété. Qu’importe, il n’y serait plus demain. Mais elle ne pouvait s'en empêcher; était méticuleuse, maniaque même. Chaque chose avait sa place, chaque objet son utilité, et son destin une fois cette utilité passée ; même le plus insignifiant d’entre eux.

Elle quitta le restaurant, qui avait retrouvé cet aspect hors du temps, cet apparent abandon qui glaçait vaguement ses visiteurs, une fois que tous les enfants – et les autres – avaient vidé les lieux. Elle passa de couloir en couloir, ses chaussures à talons courts marquant ses pas de ce léger bruit mat si caractéristique. On pouvait entendre des conversations çà et là, les bruits étouffés de cette gigantesque maisonnée dont le temps, chaque matin, s’enroulait sur lui-même, et qui portant ne connaissait jamais une journée pareille aux précédentes. Elle baissa de nouveau les yeux sur sa montre. 13h29. Elle était en avance. Comme toujours. Elle avait été en avance toute sa vie. Pour le meilleur et pour le pire.

Elle passa sans y penser devant l’une des entrées qui menaient au sous-sol, et à l’improbable bergerie qu’il abritait. Elle s’arrêta un instant, observant sans vraiment voir, soudain prise par la pensée qu’elle n’avait plus vu Elvire depuis longtemps. Un instant elle fut tentée de descendre, d’aller vérifier que tout allait bien. Le gong de la grande pendule qui annonçait la demi-heure lui fit brusquement relever la tête. Elle hésita de nouveau, puis dans un soupir passa son chemin. Elle n’avait pas le temps, pas tout de suite, pas maintenant, aussi agaçant que soit ce fait. Elle avait toujours eu une affection particulière pour Elvire, et s’inquiétait facilement quand leur rythme quotidien, établi depuis si longtemps, s’interrompait brusquement. Elle s’inquiétait trop, sans doute ; Elvire était à présent plus mûre, plus sûre d’elle, sans doute. Mais Magda savait. Elle savait ce qu’il en était de devoir respecter le temps, de devoir donner un rythme à cette infinité continue de minutes, d’heures, de jours, pour ne pas la laisser vous engloutir.

Il était rare qu’elle se perde dans les méandres de son esprit au point d’oublier complètement le monde extérieur. Elle poursuivit son chemin, oublieuse de la réalité, passa un coin... et heurta brutalement quelque chose… quelqu’un ! La surprise lui arracha un bref cri, et la ramena sur terre, le cœur battant et les yeux légèrement écarquillés. La main sur son cœur qui battait à s’en rompre les côtes, elle mit deux secondes à détailler et reconnaître sur qui elle avait rebondi. « … Elvire ?! » Elle baissa instinctivement les yeux vers sa montre. 13h39. Anormal. La question fusa, automatique, calme, assurée. « Que se passe-t-il ? »
Made by Neon Demon
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité


MessageSujet: Re: The runaways + Elvire   Mer 9 Nov - 10:24


the runaways


« Garry ? » Un bêêêêh s'élève dans la pièce sombre et mal éclairée. « Larry ? » Un second bêêêêh perce dans le fond de la salle. Yeux plissés et pieds sur leurs pointes, Elvire fait l'appel pour s'assurer que tout le monde est là. Comme d'habitude depuis soixante-quinze ans, elle a prévu une sortie à 13H30, juste après la sieste des biquettes. C'est le créneau parfait pour faire un pique-nique : il y a peu de pensionnaires dehors et ils ont juste assez de temps pour manger avant que l'averse de 14H27 ne tombe. Tout est prêt : l'herbe fraîchement coupée, les carottes, l'eau de source, les sandwiches au beurre de cacahuète taillés en forme de cœur... Elvire ne laisse rien au hasard.

Sauf qu'au moment où elle appelle Derry, personne ne répond. Elle l'appelle une nouvelle fois, puis une autre. Les chèvres regardent à droite, à gauche, à droite et encore à gauche. Rien à faire. Derry est introuvable. Peut-être qu'elle est cachée dans un coin lugubre. Bizarre. Elle n'est pas malade, d'habitude. Pas à cette heure-ci, en tous les cas. « Derry ? C'est pas la peine de faire semblant d'être malade pour avoir plus de carottes... Tu sais bien que tu digères mal la couleur orange ! La dernière fois, tu as passé ta soirée à vomir des petits morceaux biscornus... Bon ok, d'accord, ils étaient pas tous biscornus, y en avait même un qui ressemblait à un pingouin, mais c'est pas une raison pour te bousiller l'estomac. Et je sais que tu t'en souviens pas, parce que la boucle, et tout ça, mais je te le dis avant que tu n'abuses de ces pauvres carottes exprès. Alors maintenant, arrête ton char et viens. Si tu traînes trop, on aura plus le temps de jouer. » Toujours pas de réponse. Cette fois, Elvire fait le tour de la pièce. Pas l'ombre d'une trace de Derry. Il est vrai qu'elle n'empêche pas les chèvres de sortir, la porte est grande ouverte même. Seulement, jusqu'à présent, aucune n'était jamais partie seule sans prévenir personne. « Je vais aller la chercher, elle n'a pas pu aller bien loin... Perry, tu gardes les choses sous contrôle ok ? »

Elvire sort en hâte du sous-sol et prend des tournants assez abruptes, si bien qu'elle finit par percuter quelqu'un. Ses yeux se posent sur Miss Aegithalos. Elle est contente de la voir, ça fait longtemps qu'elles ne se sont pas croisées en dehors des repas. Vraiment longtemps. Et elle l'aurait bien serrée dans ses bras pour l'occasion, mais l'inquiétude fait qu'elle n'a pas la tête à ça. « C'est Derry... Elle a disparue. » Elvire commence à paniquer. Elle n'aime pas ça, les imprévus. Et ça, ça, c'est un très gros imprévu. « Les chèvres faisaient tranquillement la sieste et quand je suis arrivée tout à l'heure pour faire le pointage, Derry n'était plus là. Pouf, disparue ! Je sais qu'on m'a dit de fermer la porte du sous-sol... Mais tu vois, j'ai confiance en elles. Mes chèvres, je parle. Et puis, il n'y a pas de fenêtres en bas, c'est exigu, sombre et humide. Perry m'a même dit que ses poils frisottaient avec la moiteur ambiante. Et ok, c'est super pour la fermentation du lait et des croûtes de fromage, mais franchement... Une chèvre frisée ? » C'est ce que fait Elvire quand elle panique : elle parle. Trop. Trop vite. « Quoi ? Mince ! Je m'égare... » La rousse inspire un bon coup pour tenter de reprendre ses esprits. « Je suis désolée. Je voulais pas te rentrer dedans. Je jure que j'ai fait pas exprès. Promis, je t'apporterai une super brique de beurre pour me faire pardonner. En plus je l'ai fait différemment aujourd'hui. Erin m'a prêté un livre sur les produits laitiers, il vient d'arriver à la bibliothèque ! Il donne plein d'astuces super intéressantes. J'ai même réussi à faire de la crème glacée. Sauf que j'ai dû la manger, parce qu'elle commençait à fondre. On a pas de congélateur dans le restaurant, si ? » Elvire vient de s'essouffler toute seule. La voila limite transpirante devant l'ymbryne. Et toujours aucune piste concernant Derry. C'est malin. Elle se tapote la tête avec les poignets et ferme ses yeux fort fort fort. On dirait qu'elle porte tout le poids de la culpabilité du monde sur ses frêles épaules... Et c'est un peu le cas, de son humble point de vue.




codes par sapphire
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité


MessageSujet: Re: The runaways + Elvire   Dim 13 Nov - 7:11

The Runaways
Elvire & Magda
After all, it's one thing to run away when someone's chasing you. It's entirely another to be running all alone.

A peine Elvire avait-elle ouvert la bouche qu’un flot de paroles suivit, incontrôlable et impossible à arrêter. En septante-cinq années à côtoyer la jeune femme, à la voir se rétablir, progresser, s’ouvrir aux autres, Magda avait appris qu’elle avait sa façon bien à elle de faire redescendre la pression. Alors l’Ymbryne laissa passer. Elle écouta, sans broncher, notant mentalement les informations qui avaient de l’importance dans ce chaos oral. Elle ne put retenir une brève expression de surprise lorsqu’Elvire lui avoua ce qui la paniquait à ce point – Derry avait disparu ?! S’ensuivit une longue explication aux détails plus ou moins nécessaire ou hors sujet.

Magda jeta un bref coup d’œil à sa montre. Bon, elles avaient encore le temps. Son attention se reporta brusquement sur Elvire lorsque soudain le silence les enveloppa de nouveau – comme souvent, c’étaient les poumons de la jeune Syndigrasti qui avaient levé le drapeau blanc, la laissant visiblement essoufflée. « Un congélateur ? Il y bien une glaciè– » Magda hocha brièvement la tête. Elvire état la seule à parvenir à la perdre ainsi, parfois, sous cette avalanche de paroles ; et surtout, la disparition d’une des chèvres l’inquiétait davantage qu’elle ne voulait bien le reconnaître.

Elle entoura les poignets de la jeune femme de ses longs doigts, et la força gentiment à baisser les mains et à arrêter de les heurter répétitivement, avant de se pencher légèrement pour être à hauteur de son regard. « Elvire. Regarde-moi. » Le ton était doux mais ferme, et ses mots étaient encore finement teinté de cet accent allemand qu’elle ne faisait pas toujours l’effort de corriger auprès de ceux dont elle était proche. « Priorités, Elvire, priorités. » Ce qu’elle lui avait toujours répété, des années durant. « Le plus important dans l’immédiat est de retrouver Derry. As-tu la moindre idée de la raison pour laquelle elle aurait pu s’enfuir ? » Elle réfléchit quelques instants. Etant donné ses propres déplacements récemment, il était impossible que la chèvre fugueuse se soit déplacée dans le quartier des portes sans lui être passée sous le nez. Il ne restait donc qu’une possibilité, la pire – Derry était quelque part dans Londres.

Magda fixa de nouveau la jeune femme face à elle. « Elle ne peut pas être loin. Nous avons tout le temps de la retrouver. » Elle se redressa. Cela n’était que partialement vrai. Elles étaient dans le Londres de 1941 ; la population avait faim, et à l’exception de ceux qui étaient revenus récemment de la campagne, personne n’avait plus vu un animal en bonne santé depuis un bon moment – pour ne pas dire un animal tout court. Alors une chèvre en parfaite santé en liberté dans les rues de Londres n’allait forcément pas passer inaperçue… ni en sortir indemne. Sans parler qu’elle pourrait revenir ici par instinct… Magda inspira profondément. Du calme. Elle serra les épaules d’Elvire de ses deux mains. « D'abord, va fermer la porte du sous-sol, pour éviter que l’aventure de Derry ne donne des idées aux autres. Je vais chercher des manteaux, et nous allons partir à sa recherche. » C’était dangereux, mais c’était la seule solution logique. Dans n’importe quel autre cas, elle aurait demandé l’aide de ses consœurs ymbrynes… mais Dieu seul savait où elles étaient, et le temps pressait.

Quelques minutes après, elle enfilait sur les épaules d’Elvire un manteau léger, en bon état malgré son tissu relativement élimé. Peu importe l’âge de ceux sous sa charge, Magda ne pouvait jamais réfréner ce côté qui lui faisait s’assurer que tout le monde était nourri, en bonne santé, et surtout présentable. « Prête ? » Elle enfila elle-même une veste de toile par-dessus sa robe marine.

Et elles étaient en route, s’éloignant du quartier des portes dans l’air humide de cette éternelle journée de mars, s’enfonçant dans la ville dans des états de ruine divers. Leur avantage étaient qu’elles connaissaient la ville par cœur, sans mentionner le fait que Magda avait fini par connaître la majorité des actions des humains autour d’eux qui se répétaient sans cesse depuis septante-cinq ans… Une répétition qu’elles s’apprêtaient à bouleverser aujourd’hui.
Made by Neon Demon
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité


MessageSujet: Re: The runaways + Elvire   Mar 15 Nov - 9:11


the runaways


Le regard d'Elvire remonte et s'incruste dans les yeux émeraudes de Miss Aegithalos. Priorités, Elvire, priorités. La bergère se répète ces quelques mots en boucle tandis que Magda essaye de relier les quelques morceaux pertinents de son discours. « Euh... Non. Enfin, j'ai bien quelques idées du pourquoi, mais ce sont juste des théories. C'est vrai que ce matin, elle était un peu boudeuse quand j'ai amené Perry avec moi pour faire la distribution des fromages. Mais c'est ce que je fais depuis près de soixante-dix ans, je ne vois pas pourquoi aujourd'hui serait différent. Peut-être qu'elles se sont disputées ?... C'est plausible, Perry n'est pas affectée par la boucle, elle peut changer des trucs. » D'ailleurs, Elvire se demande toujours comment. Mais passons, ce n'est pas la question. Son inquiétude est palpable. Elle ne sait pas ce qu'elle ferait s'il arrivait un truc à Derry.

Miss Aegithalos tente de la rassurer et l'envoie fermer le sous-sol pour qu'elles puissent partir à la recherche de la fugueuse l'esprit tranquille. Elvire s'exécute sans attendre, sans même rétorquer quoi que ce soit. Elle n'aime pas enfermer ses bêtes, mais à situation extraordinaire, moyens extraordinaires. Elle pourra toujours les sortir dans la soirée. Et avec Derry !

Quelques minutes plus tard, les deux rousses sont dehors, manteaux enfilés et yeux affûtés. Le souffle d'Elvire commence à se faire court. Une panique raisonnable la gagne au fur et à mesure de leur enfoncement dans les artères de Londres. Ce n'est pas la fatigue ou la peur d'avoir perdu Derry, non. Les souvenirs de sa période d'errance sont entrain de lui remonter en pleine figure. Des séquelles indélébiles. Ça arrive souvent quand elle traîne dans les rues anglaises. Elvire tente de refréner ses sueurs froides. Ce n'est pas le moment de paniquer. Cette période est passée. Du calme. Respire. Il n'est plus question d'elle, mais de Derry. Penser à Derry, rien qu'à Derry.

Elvire est tellement concentrée qu'elle finit par rentrer dans un soldat. Son regard se tourne à droite et à gauche, elle voit Magda au loin, entrain de discuter avec des passants. Bon... Elle va devoir se débrouiller seule on dirait. Inspirer. Garder son calme. Expirer. Son attention se reporte sur l’homme en uniforme. Elle force un sourire et ça se voit carrément. « Oops... Pardon. Je suis désolée, je ne voulais pas te... Euh... Vous bousculer. » Il la dévisage d'un air mauvais. Okey. C'est le moment de paniquer maintenant. Les mains d'Elvire se mettent à trembler, comme si elle avait quelque chose à se reprocher. Elle semble d'ailleurs attirer la suspicion du soldat, qui ne dit pourtant toujours rien. Son silence devient pesant. Au secours. « Je m'excuse, vraiment. Je suis désolée. J'étais perdue dans mes pensées. Vous savez ce que c'est... Enfin, non, qu'est-ce que je raconte ? Je ne veux pas insinuer que vous êtes incompétent ou quoi que ce soit d'autre hein. C'est plutôt moi, la ville en ruines, les soldats, ça me rappelle la France vous voyez ? J'arrête pas d'y penser. Voyez-vous, j'ai une maison dans le Nord, enfin, mes parents en ont une... Tous les journaux disent que cette partie du pays est occupée par les allemands... » Elle raconte sa vie sans complexe. Un peu trop vite à cause du stress, certes, mais sans complexe aucun. Le soldat n'a pas l'air très convaincu. Il hausse un sourcil. Elvire panique de plus belle. « Je suis innocente ! J'ai rien fait, rien du tout ! Je jure que c'est pas moi qui ai volé la bouteille de whisky de Miss Guira ! Je l'aurais jamais fait de ma vie. J'ai bien trop peur de me faire taper sur les doigts. Il paraît qu'elle a une arbalète dans son placard. Et dieu seul sait quoi d'autre... » Elvire continue de débiter à une vitesse hallucinante. Elle voit la confusion dans les yeux du soldat... Puis la méfiance à nouveau. Une méfiance plus grande, plus acculée. Peut-être que le mot arbalète l'a fait tiquer. Elle parle définitivement trop.



codes par sapphire
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: The runaways + Elvire   

Revenir en haut Aller en bas
 
The runaways + Elvire
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Elvira Von Kilmt, élémentaliste de Glace
» Elvire arrive au Mistral et demande une chambre (Pv: Mirta)
» Bousculade pas très professionnelle{Elvire

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Song of the Gears ::  :: Les Archives-