Work hard again and again ☾ Salem
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Jürgen Rosenklaus
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MessageSujet: Work hard again and again ☾ Salem   Mar 10 Avr - 1:16

Work hard again and again

Salem & Jürgen

Jürgen entre sous le chapiteau pile à l'heure, comme toujours et se dirige vers un des sièges du premier rang, le même que d'habitude. Avant de s'installer il remonte précautionneusement son pantalon sur ses genoux et c'est bien droit qu'il s'assoit en face de l'entrée des artistes. Il est là tous les jours, sans exception, à la même heure, on est pas loin de la seconde près. Il surveille les échauffements, les entrainements, les répétitions, rien n'échappe à son regard aiguisé. Bien sûr, il sait que ses artistes connaissent leur métier à la perfection, il ne les aurait pas choisit sinon mais lui aussi connait le sien et on ne rigole pas avec les mises en scène de l'allemand. Et puis ils essayent toujours de modifier quelque chose quand il regarde ailleurs alors aux grands maux les grands remèdes, il ne les lâche pas une seule seconde du regard, prêt à leur grogner dessus au moindre écart. Il tapote des doigts sur sa joue en observant les premières chorégraphies qu'il connait par cœur. Il se dit qu'il pourrait profiter de ce temps pour faire autre chose de plus constructif mais non, impossible, il n'aurait pas l'esprit tranquille à l'idée de les laisser seul. Il opine du chef pour approuver ce qu'il vient de voir et d'un mouvement de la main fait comprendre que c'est au tour des suivants de venir se soumettre à son jugement. Pour une fois il n'a rien à redire alors tout le monde s'éclipse en vitesse avant qu'il ne change d'avis. Il jette un coup d'œil rapide à son téléphone en attendant pour vérifier dans son calendrier qu'il n'oublie rien de particulier pour la journée mais non, tout va bien, la machinerie, bien huilée, tourne à merveille. C'est sans compter sur un absent, toujours le même, il a arrêté de compter le nombre de fois où le matou qui lui sert d'acrobate s'est endormi dans un coin, oubliant que c'était à son tour de venir s'exercer sur les trapèzes. Trois minutes s'écoulent sans que personne ne fasse son entrée. Le chronopathe souffle bruyamment en se levant de son siège et traverse le cercle de terre battue à grandes enjambées, résigné à devoir aller le chercher une fois de plus.

Il fouille les petites loges une par une à la recherche du félin disparu, quand il le trouvera ça va barder pour lui. « Berlioz ! » Il l'appelle de temps à autre histoire de le réveiller s'il est à porté de voix mais rien n'y fait, personne ne lui répond. Il demande à tous ceux qu'il croise si à tout hasard ils ne l'ont pas vu mais la réponse est systématiquement négative.  « Berlioz ! » Toujours rien. Il est prêt à renoncer quand il aperçoit un bout de queue. Dieu merci le voilà enfin. Il s'approche et le découvre, roulé en boule dans un tas de linge et là, tout de suite, il donne l'impression d'être bien plus chat qu'humain. Il  le regarde dormir quelques secondes avant de s'accroupir pour venir lui gratouiller la tête. Il a de la chance d'être adorable sans quoi il l'aurait réveillé en criant et l'aurait trainé par la peau du cou jusqu'à la place où il était censé être. « Berlioz... Tu es en retard... Encore une fois... » Son ton est doux bien que plein de reproches. Mis à part eux, il n'y a personne dans la pièce, ce qui est une chance supplémentaire pour Salem car jamais il ne ferait preuve d'autant de délicatesse en présence de quelqu'un d'autre. «Allez lève-toi avant que je ne m'énerve ! » Il se redresse en croisant les bras le regard fixé sur l'homme-chat, tout de même, sa patience a des limites.


Le cirque, c'est un rond de paradis dans un monde dur et dément. {Annie Fratellini}
     
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Salem B. Sweeney
matou adorateur de rideaux

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☾☾ Particularité :
Tu miaule, tu ronronnes, tu griffes, tu te prélasses, tu fais preuve de souplesse. Tu es une combinaison presque parfaite d’un homme et d’un chat.
☾☾ Bizarrerie :
Tu aimes le poisson cru, mais pas cuit. Tout sorte de poisson + Tu as la paranoïa des chiens, tu les trouves puants et vulgaires + Tu es narcoleptique, tu dors beaucoup et quand tu ne dors pas, tu somnoles. + L’herbe à chat est ton absinthe, ça te rend un peu zinzin sur les bords + Tu collectionnes les tickets de spectacles et les boites de pop-corn. + Tu n'as pas le vertige, mais tu es allergique à la poussière. + Ton petit péché mignon est le travestissement, tu adores porter des robes. + Tu es aichmophobique et athazagoraphobique. En clair, t’es plus grandes peurs se résument à la peur des aiguilles (en majeur partie) et à être mis de côté et/ou d’être ignoré.
☾☾ Années :
On dit que tu as quarante année lorsque l'on te croise dans la rue. Mais en ce penchant un peu sur ton cas, tu es bien plus vieux que ça.
☾☾ Occupation :
Les airs sont tes alliées et tu joues avec le vertige. Tu es acrobates pour la foire aux monstres Imaginariae Curiositates.
☾☾ Myocarde :
Amoureux du temps, ton amant file et se défile. Tu essayes de combler son absence, célibataire et unique, attiré pour le même genre que toi.
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MessageSujet: Re: Work hard again and again ☾ Salem   Mar 10 Avr - 14:55

work hard, again and again

jürgen rosenklaus + salem b. sweeney

Cinq minutes. Il avait fallu seulement cinq petites minutes à Salem pour s’endormir. En soit, ce n’était pas sa faute. Sa narcolepsie le rendait aussi réactif que la Belle au Bois Dormant, c’est entendu. Mais tout de même. De là à s’enterrer sous une pile de linge pour y trouver le repos, c’était très fort. Voir de la mauvaise volonté. Tout avait débuté il y a une heure de cela. Quand les entraînements avaient commencé, que les artistes s’étaient attelés pour préparer les dernières manœuvres de leurs tours respectifs. Jusque là, tout allait bien. Le matou était arrivé à l’heure, au plus grand damne de sa fatigue qui avait tout fait pour le retenir dans les draps de son lit. Le souci était surtout qu’il ne passait pas en premier. La devise veut que l’on garde le meilleur pour la fin, et c’est aussi valable pour le cours d’un spectacle. Il avait du temps à tuer, et il crevait d’ennuie. Il avait tourné en rond sur les structures en métal du chapiteau. Il avait rôdé dans les loges, essayant de trouver un ami avec qui discuter en attendant. C’est là qu’un deuxième problème intervient : il était le chouchou aux yeux de tous et la jalousie est un défaut propre aux êtres vivants. La danseuse étoile avait bavassé avec lui, elle était douce et gentille après tout cette rouquine, mais ils se sont fait couper par le dresseur de lion. Un homme rustre, brutal et macho au possible qu’il lui rappelait Gaston de la Belle et la Bête. Si méprisable que Salem n’arrivait pas à retenir son nom. C’est comme si dès qu’il le prononçait, sa mémoire l'effaçait aussitôt pour ne rien garder de cet odieux dresseur. Il dresse des lions, alors un chat, autant dire que cela ne risque pas de l’effrayer. Aussi humain soit-il. Le troisième et dernier souci, c’est la naïveté et l’innocence maladives de Salem. Tu as l’air fatigué, et si tu allais te reposer ? Tu as le temps après tout, tu ne passes que dans vingt minutes lui avait-il dit avec un sourire charmeur, ce qui n’avait pas laissé indifférent Salem. Quel … Il n’y avait pas de mot pour le décrire en faites. Il usait de la timidité et de ses faiblesses pour l’adoucir et le manipuler.
Tout était de la faute de ce Narcisse qui voulait avoir la part du lion sur le spectacle et prendre la place de son numéro pour une autre représentation. Il lui avait suggéré de se cacher dans la buanderie de fortune, sous une pile de costume. Ainsi, le coton atténuera les bruits environnants et il sera tranquille. Salem avait quitté la loge de la gentille danseuse sans qu’elle n’est le temps de le corriger. Ce n’était pas dans vingt minutes, mais dans dix. Et elle savait qu’il s’endormait très vite. C’est ainsi qu’on le retrouve là. Roulé en boule, son appendice duveteuse dépassant tout juste de la montagne de linge. Avec un temps observation, on peut remarquer qu’elle monte et qu’elle descend. Elle suit la respiration apaisée de la créature qui se cache en dessous. Le fameux Berlioz dormait à poing fermé, roulé en boule. Il semblait heureux là-haut, avec de toute autre étoile que celles qui ornent le plafond du chapiteau.

Dans son monde onirique, ses fesses étaient posées sur un astre de coton. Les étoiles filées au-dessus de sa tête et le temps avait arrêté de courir. Il ne l’ignorait pas, mais au fond Salem semblait déçu. Ce n’était qu’une ombre, une vague silhouette. Elle n’avait ni visage, ni tenue. Elle n’avait qu’un semblant d’une paire d’yeux brillante comme des étoiles. Le matou remuait ses oreilles en pointes, autant dans ses rêves que dans notre réalité, intrigué. Puis quand cette ombre avait tendu sa main pour l’inviter à le suivre, il se sentait brouillé. Une main se glissait dans sa tignasse ébène, mais ce n’était pas la sienne. Et l’ombre n’avait plus d’importance à ses yeux. C’était cette main qui l’intéressait maintenant et qui lui faisait extirper une mélodie de tendresse de sa gorge. Des ronronnements doux, et Berlioz avait enfin répondu à l’appel en se réveillant. Adieu monde de coton et d’étoile, re-bonjour le chapiteau et ses artistes. Enfin, pas que. Encore dans le jus, plongé de façon permanente dans un manque d’affection, Salem se mit à bouger pour frotter sa tête à cette main tout en continuant de ronronner. En retard ? Comment ça en retard ? ll s’est assoupi cinq minutes. Le matou se mit à bâiller tout croc dehors dès que cette main s’était dérobée de son crâne et il avait enfin ouvert les yeux. Oups, c’est sans doute la première pensée qui lui avait traversé l’esprit. Ses yeux s’étaient arrondis en voyant que c’était nul autre que le patron de ce chapiteau qui était venu le chercher. Et pour que ça lui, c’est qu’il devait vraiment être en retard. Sous la surprise, Salem s’était extirpé de la pile de linge en quatrième vitesse, et il sentait qu’il allait passer un mauvais quart d’heure. Si bien qu’il n’avait rien trouvé de mieux que de se justifier avec quelques miaulements en guise de ponctuations. “C-c’est … Désolé, on m’avait dit que j’avais le temps. Je suis arrivé à l’heure ce matin, mais je m’ennuyais. C-c’est Natha-noël qui m’a dis d’aller dormir en attendant…” Sa queue battait nerveusement de droite à gauche et il trifouillait on ne sait quoi avec ses doigts. Il parlait beaucoup, mais il ne bougeait pas. Pourquoi ? Parce le coup de fouet dû à la peur avait passé niveau effet, et qu’il était de nouveau en train de somnoler. “J’suis pas en retard, j’étais à l’heure. J’ai même pu discuter avec la … dame qui danse….avec les étoiles….” Des bâillements entrecoupaient ses paroles, et ses jambes fléchissaient. Le revoilà assit, à se rendormir.


       
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MessageSujet: Re: Work hard again and again ☾ Salem   Mar 10 Avr - 19:30

Work hard again and again

Salem & Jürgen

Il le cherche partout, tous les endroits où il est susceptible de se trouver sont retournés. Il demande même aux personnes qu'il rencontre, après s'être assuré qu'ils ne savent pas où il se cache, de lui passer un coup de fil s'ils le trouvent. Évidemment il ne croise ni la danseuse étoile ni le dompteur, sans quoi il aurait gagné de précieuses minutes et se serait évité de parcourir toute la superficie du lieu en appelant dans le vide.  En partant à sa recherche il ne s'attendait pas à le trouver dans une pile de linge dans un recoin de la petite buanderie. L'acrobate avait déniché une cachette encore plus étrange que d'habitude. En général il a plutôt tendance à s'affaler dans un fauteuil pour patienter et finir par s'y assoupir involontairement. Encore, s'il s'était seulement endormi dessus, c'était plus ou moins acceptable mais carrément dedans, caché au milieu des vêtements, c'était... Inédit et ça traduisait selon lui une réelle volonté de dormir tranquillement alors qu'il est censé être au travail et c'est loin de plaire à Jürgen. La main qu'il plonge dans ses cheveux le fait ronronner et contribue à l'attendrir. La vitesse avec laquelle il sort de son couchage improvisé après qu'il l'est enjoint à le faire est plutôt impressionnante, ce doit être l'effet de la surprise qui le pousse à agir avec autant de rapidité. Les bras croisés il attend des explications qui ne tardent pas à arriver bien qu'entrecoupées de miaulements ce qui lui fait hausser un sourcil. Au moins Berlioz avait l'air réellement confus, c'était une bonne chose, il semblait comprendre que son patron n'était vraiment pas content de ce retard supplémentaire. Le dresseur de lions, bien sûr, il lève les yeux au ciel, il a cru comprendre qu'il est jaloux du succès de l'acrobate, qu'il estime que les tours qu'il fait faire à ses gros félins sont bien plus impressionnants qu'un chaton qui voltige dans les airs. Ledit chaton reprend en baillant cette fois et il se laisse même retomber sur le tas de linge en clignant des paupières se rendormant déjà à moitié. Un soupire agacé franchit ses lèvres alors qu'il décroise les bras pour pouvoir frapper dans ses mains histoire de le maintenir éveiller. « Berlioz ! J'ai dit debout ! » Il recule d'un pas et inspire, prêt à se lancer dans un de ses incontournables et interminables laïus. « Peu importe la raison, je t'ai attendu et tu ne t'es pas présenté, tu sais parfaitement que je ne tolère pas ça. Je t'ai déjà raconté que chez moi on dit "Pünktlichkeit ist die Höflichkeit der Könige" ce qui se traduit par "La ponctualité est la politesse des rois" ce qui signifie qu'être à l'heure est une marque de respect à laquelle tout le monde est tenu, même les personnes les plus importantes ! » Il tape le sol du bout du pied et ajuste les manches de sa chemise sans le lâcher de son regard réprobateur. « Quand tu t'ennuis, je ne sais pas moi, aide quelqu'un, fais tes étirements, ta toilette ou emmène un livre pour t'occuper, quelque chose qui te tienne éveiller ! Parce que quand je suis obligé de te chercher, comme aujourd'hui, on perd du temps et je n'aime pas perdre du temps.» Enfin il se tait pour jeter un coup d'œil à la montre qu'il sort de sa poche, avec tout ça le retard s'accumule lentement mais sûrement ce qui pourrait presque lui déclencher de l'urticaire tant il ne supporte pas l'idée de ne pas maitriser les événements qui se déroulent sous son chapiteau. C'est son palais à lui, l'endroit où il règne en maitre incontesté, où quiconque ose remettre en cause son autorité s'y reprendra à deux fois avant de recommencer. Tout le monde obéit à la baguette sauf Salem, il a bien conscience qu'il est trop laxiste avec lui mais sa naïveté et son innocence le rendent un peu trop vulnérable, peut-être est-ce parce que ça lui rappelle de vieux souvenirs qu'il tente d'enfouir le plus profondément possible. Quoi qu'il en soit, avec lui, il laisse passer beaucoup plus de choses qu'avec ses collègues.


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MessageSujet: Re: Work hard again and again ☾ Salem   Mer 11 Avr - 0:09

work hard, again and again

jürgen rosenklaus + salem b. sweeney

Morphée avait été si douce avec lui qu’il en remercierait presque ce dompteur narcissique de lui avoir donné cette “brillante” idée. Salem était si bien sous sa couverture construite d’enchevêtrement de tissus, de loques à laver et de paillettes pour certaine d’entre elles. Mais il était loin de se douter qu’il avait été manipulé dans l’unique but de se faire rouspéter pour la énième fois. La faute à sa naïveté, cet incontournable défaut qui faisait toute la personnalité du chaton. Il ne pouvait pas être foncièrement mauvais, ou bien garder sa confiance envieusement. Non, il croyait le premier venu qui croisait son chemin comme un enfant qui continuait de faire son éducation. Il le savait pourtant ! Il savait très bien qu’il n’avait pas le temps pour dormir. Et l’idée même de se cacher sous un pile de linge pour échapper à la surveillance et au bruit, il ne le traduisait pas de la mauvaise manière. A ses yeux, il n’avait rien fait de mal. Il a juste voulu se reposer cinq minutes. Mais non, c’était bien plus que cela. La preuve en était que c’était son patron qui était venu le chercher et le voilà démuni. Salem ne savait pas où se mettre, et la surprise avait eu l’effet d’un coup de fouet. Si bien qu’il avait tout expliquer. Le pourquoi du comment il s’était retrouvé là sans négliger sa part de responsabilité. Est-ce que toutes les excuses du monde suffiraient ? Il n’en avait aucune idée, alors il se contentait de les formuler maladroitement dans ses moustaches. L’effet de surprise se dissipait, et voilà que le matou somnolait de nouveau jusqu’à se vautrer dans le linge. Il étirait ses bras, il se frottait le ventre et sa queue s’était remise au repos. Encore cinq minutes, la nuit avait été courte pour lui après tout. Il était rentré tard dans la nuit, Polaris l’avait encore embarqué à l’aventure et ils s’étaient arrêtés en chemin pour regarder les constellations.
Non ! Pas le temps de léser ! Le claquement des mains s’entrechoquant l’avaient fait lever d’un bond et le revoilà de nouveau sur ses deux jambes, les oreilles en pointes tellement baissées vers l’arrière qu’on ne les voyait plus dans sa tignasse. Le chat se rétractait sur lui-même au fur et à mesure que le sermon s’écoulait de la bouche de Your-Gaine et il ne tirait pas une mine fier. Honteux, rabougri, sa queue duveteuse coincée entre ses jambes, il levait le doigt pour essayer d’en placer une, mais c’était peine perdue. Alors il les ramenait à sa bouche pour se ronger les ongles, il suivait du regard le meneur de cette foire avec ses yeux verts fendus et qui avait du mal à rester ouverts. “Personne ne veut de mon aide ici, et j’ai déjà fais mes étirements tout à l’heure durant le premier numéro sur les poutres ….” Tentait-il de se défendre. Il avait beau essayé de glisser un mot sur son malaise parmi les autres artistes, il avait quand même réussi à le couvrir avec l’aide d’un autre argument bien bancal contrairement aux premiers.

Salem avait fait un premier pas en direction de la sortie, puis un second. Son appendice avait cessé de s’enrouler sur sa jambe droite pour lui laisser plein contrôle de cette dernière. “Je vais aller me préparer …” Oui parce que du coup, il n’avait pas eu le temps d’enfiler sa tenue ou de se mettre à l’aise pour jouer avec le trapèze avec cette petite sieste inopportune. Ce qui voulait dire qu’il allait mettre encore minimum cinq minutes avant d’enfin aller sur scène. Le chaton avait fini par sortir de la buanderie à pas de velours, avant de trottiner en direction de sa loge pour y chercher son costume. Il avait fermé la porte derrière lui, le temps de retirer sa veste en tissu et sa chemise pour enfiler le débardeur. De même que pour son pantalon et ses chaussures, qu’il avait remplacé par quelque chose de plus moulants avec une ouverture pour sa queue afin de ne pas être gêné. Par contre, un chose qu’il ne supportait pas, c’était bien les chaussons. Alors une fois de plus, il ne les avait pas mit. Il avait préféré se bander les pieds pour protéger un minimum ses plantaires et le revoilà dehors. Il fallait vraiment qu’il demande à la costumière quelque chose de plus ample parce qu’il n’était pas du tout à son aise. La seule chose qu’il n’avait pas enlevée, c’était cette chaîne en argent massif autour de son cou. C’est comme si elle ne faisait qu’un avec lui maintenant, et attention au malheureux qui aurait l’audace de vouloir lui enlever de force car il sortirait les griffes. Il s’était dépêché de rejoindre la grande scène du chapiteau pour monter et se mettre à l’ouvrage. Les escaliers ne lui faisaient pas peur, tout comme le vide ou une potentielle chute. Alors il grimpait rapidement, et quand il trouvait que ça n’allait pas assez vite, il bondissait trois échelons par trois pour monter plus vite. Salem avait perdu suffisamment de temps comme ça, alors il estimait légitime de prendre quelques risques pour accélérer l'ascension.

Une fois arrivée là-haut, à plus de cinquante mètre au-dessus du sol, il s’était assit sur la petite plateforme et il attendait que son patron s’installe. Et là, vous me direz mais le trapèze, il n’est pas à sa portée. Il est à mi-chemin entre et la plateforme d’en face. C’est exact, mais c’est aussi son entrée favorite. Ce serait terriblement ennuyant si on lui mettait directement son outil entre les pattes. Cette scène était un arbre à chat géant pour lui et la corde qui lui servait à rejoindre son jouet avait été envoyée par la régie. Il la suivait de la tête aller de droite à gauche, et le revoilà en train de bailler. Bon, ce n’était pas l’effet escompté pour du coup, mais ça faisait rire le dompteur qui regardait depuis en bas, adossé sur la porte menant aux coulisses du chapiteau.


       
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MessageSujet: Re: Work hard again and again ☾ Salem   Mer 11 Avr - 21:01

Work hard again and again

Salem & Jürgen

Il frappe dans ses mains pour le brusquer un peu et le faire se relever, chose qui marche à merveille. Quoi qu'il y soit peut-être allé un peu fort à en croire les oreilles duveteuses qui se couchent tellement en arrière qu'elles en disparaissent. Puis sa bouche s'ouvre pour laisser la place à un flot de paroles ininterrompu, réprimande qui ne s'arrête pas malgré la silhouette qui se tasse petit à petit en face de lui et l'index qui se dresse timidement pour tenter d'intervenir.  Quand il achève pour vérifier l'heure, l'acrobate peu enfin lui répondre.  Jürgen opine légèrement du chef, les lèvres pincées en lui désignant la porte d'un geste du bras carrément théâtrale. « Bien, si tu n'as pas assez d'occupations, je te trouverai une mission, il y a toujours des choses à faire tu verras. » Son ton est revenu à la normale, enfin le normal spécial Salem, plus doux et attentionné que pour les autres. Il le regarde se diriger vers la sortie alors qu'il ajoute qu'il va se préparer. Un "Parce qu'en plus il faut que tu te changes ?!" un peu hystérique lui brûle les lèvres mais il lève les mains devant lui en signe de reddition et grommelle. « Trois minutes et je te veux en haut de ton perchoir ! » Avant de s'affaisser un peu quand le matou quitte finalement la pièce et qu'il n'y a plus aucun témoins. Il sent des cheveux blancs lui pousser à la vitesse de la lumière, à ce rythme là, quelques mois supplémentaires et il finira dans la tombe il en est certain. Il se passe une main sur le visage en soupirant avant de reprendre sa posture de fier chef d'armée pour traverser les couloirs d'un pas décidé. Il croise la petite danseuse qui s'efface presque en tentant de ne faire qu'un avec le mur pour lui laisser le passage. « La prochaine fois que l'autre grand malin donne des idées aussi intelligentes à Salem en votre présence vous êtes priez d'intervenir. » Il ne lui adresse pas un regard et continue son chemin de son pas assuré, sans quoi il aurait vu la jeune femme hocher la tête avec vigueur en s'enfuyant presque.

Il attend debout au centre de la piste que le jeune homme reparaisse changé et enfin prêt à se lancer. Il le suit des yeux alors qu'il grimpe les échelons pour rejoindre la plateforme comme s'il était capable de le faire accélérer par la seule force de son regard puis rejoint sa place initiale, celle qu'il n'aurait pas du quitter. Il croise les jambes, et se reconcentre sur l'acrobate, décidé à ne pas laisser passer la moindre erreur. Il patiente une minute  de plus, conscient qu'il a besoin de prendre son élan et tout ce genre de chose mais il le voit, assis, immobile alors que tout l'équipement est en place et n'attend plus que lui. Résigné il dégaine son arme ultime, un petit pointeur laser qu'il allume d'abord sur sa main pour vérifier que les piles fonctionnent toujours et dieu merci elles sont toujours en vie, il ne manquerait plus que ça. Il le pointe ensuite en direction du chat et agite la petite lumière rouge sur la barre du trapèze histoire de l'y attirer. Non mais franchement qu'est-ce qu'il ne faut pas faire. « Chatooooon, regarde ! » Il prend une voix suraigüe, de celle qu'on réserve aux animaux pour les exciter et les pousser à jouer. Il est hors de question qu'il monte à cinquante mètres pour le pousser dans le vide alors il a développé des techniques à force. Il agite la loupiote dans tous les sens pour la rendre plus intéressante priant une quelconque divinité pour que ce soit efficace cette fois encore.



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Dernière édition par Jürgen Rosenklaus le Jeu 12 Avr - 18:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Work hard again and again ☾ Salem   Jeu 12 Avr - 0:48

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Ce ton si doux contribue à le dérider un peu et à apaiser ses craintes. Salem ne voit rien. Aucune spécificité, aucun traitement de faveur. Comment le pourrait-il ? A ses yeux, il ne se faisait pas moins gronder que les autres -si ce n’est davantage à cause de sa tendance à s’endormir rapidement. Il ne comprenait pas cette jalousie autour de lui, c’est tout juste s’il la voyait. Alors il se contentait de hocher la tête et de presser le pas pour ne pas le contrarier encore plus. D’autant plus qu’il avait un timer cette fois-ci, trois minutes pour se changer et rejoindre la piste. Sinon quoi ? Il n’en savait rien, mais il n’avait pas envie de le savoir. Il était désolé pour la danseuse qu’il n’avait pas écouté alors qu’elle avait voulu le retenir. Même pour cet idiot de dompteur s’il ne réussit pas à s’échapper alors qu’il était la cause de tout. Mais au lieu d’aller les trouver, il s’était changé. Salem avait mis sa tenue de spectacle, aussi inconfortable soit-elle, pour monter sur les sommets de la scène et aller jouer avec les étoiles. Tout ceci n’était qu’un jeu pour lui, un simple jeu. Après tout, son dernier travail en dehors de la fête foraine avait été dans une usine de sardine où il avait emboîté à la chaîne jusqu’à l’épuisement sans pouvoir toucher aux poissons qu’il manipulait. Il se confesse, ça lui est arrivé d’en piquer de temps en temps pour le ramener chez-lui. Il les préférait nature, et non pas badigeonner de graisses comme ils le font en conserve. La zone industriel du port de Dublin avait été beaucoup moins clémente à son égard que ce cirque. C’est pour cela aussi qu’il obéissait au doigt et à l’oeil de Your-Gaine sans broncher parce qu’il y avait la reconnaissance qui s’en mêlait. Parce qu’il l’avait extirpé de cette boîte de contorsionniste pour lui faire goûter à la liberté des cabrioles à cinquante mètre de hauteur.
En hauteur, c’est là où il se retrouvait à présent. Sur sa plateforme, à attendre qu’on lui donne l’outil nécessaire pour rejoindre sa barre de trapèze. Mais le voilà à somnoler de nouveau. Salem était un incorrigible paresseux, il n’y avait plus rien pour le défendre. Dommage, dire qu’il avait eu un coup de fouet avec l’intervention de George. Oui, ce n’était plus Your-Gaine, c’était George. Celui pour lequel il devait se surpasser afin de voir la satisfaction dans son regard. Encore faudrait-il qu’il bouge son popotin de chat. D’autant plus que la musique avait été mise en route. Exogenesis Symphony de Muse, divisée en trois partie qui permettait également de rythmer le numéro. La première avait été lancée, mais toujours rien. La régie faisait de son mieux pour lui faire signe, aucune réaction de la part de Salem. Il était bien trop hypnotisé par cette corde qui se balançait devant lui.

Puis la voix mielleuse lui était parvenue aux oreilles. Ses petits triangles duveteux s’étaient aussitôt redressés et son regard demeurait fixe. Sa queue battait de droite à gauche. Regardes, regarder quoi ? Les yeux du félin rodaient de bas en haut, de gauche à droite jusqu’à tomber sur ce petit point rouge qui l’attendait sur sa barre de trapèze. Ni une, ni deux, il s’était remis debout sur la plateforme d’un bond, sans quitter cette luminescence du regard. Il avait fait quelque pas de recul pour prendre son élan, attendait le bon moment et une fois qu’il avait jugé que c’était suffisant, il s’était élancé pour rattraper la corde. Sous l’influence de ses réflexes, ses griffes étaient sorties. Heureusement que c’était une corde solide et épaisse, puisqu’il la rognait un peu plus chaque fois. Le chaton se laissait balancer, glisser sur la corde avant d’attraper la barre avec un nouveau bond et de l’agripper fermement avec ses mains. Il s’était hissé sans effort dessus pour s’y asseoir et rien. Plus de petit point rouge. Les yeux de Salem avait glissé vers l’unique spectateur et une petite moue de déception était apparue sur son visage. Une moue très vit effacée par la présence d’une esquisse malicieuse. C’était bas, très bas d’user de ce genre de chose, mais cela avait le mérite de l’exciter et de le réveiller une bonne fois pour toute. Le matou avait une drôle de façon de réclamer son petit point rouge. Il s’était mit à se balancer en douceur aux rythmes de la musique, dévoilant ainsi ce qui plaisait aux spectateurs. Il allait voir, il allait lui rendre son jouet et son lit.

Cette posture féline, cette douceur dans ses gestes audacieux. Il se balance, il se glisse, il se remet en place avec une équilibre presque parfait alors que rien n’assure une sécurité. Il est loque au-dessus du vide sur sa barre de trapèze, se laissant bercer sans pour autant perdre sa vigilance. Puis sans aide cette fois-ci, les notes s’accélèrent, dégagent une puissance certaine et le voilà plus audacieux, plus téméraire et plus insensé. Pour un être humain normal, peut-être. Mais pour lui, non. Ses mains empoignant fermement la barre, il use de ses jambes pour prendre de l’élan et faire une pirouette, puis une deuxième avec un tour complet cette fois-ci. Durant la troisième, le trapèze fait de plus grand aller-retour dans le vide, et le chat s’arrête. Il fait le poirier, il enroule ses jambes autour des deux cordes, et il lâche prise avec sa main. Il se laisse glisser, il offre un moment de frayeur, mais il avait tout prévu pour ne pas tomber. Ses bras s’écartent à la place de ses jambes, il bombe le torse, il prend une pose victorieuse la tête à l’envers. La musique s’apaise de nouveau, et le revoilà qui ferme les yeux. Cette fois-ci il ne s’endort pas, il est dans la représentation. Il donne vie à ses rêveries, à sa poésie naturelle avec son corps qui se plie, se déplie, s'adapte. Il se replie de nouveau, ses mains venant reprendre la barre pour se remettre à l’endroit. Il se pose sur le ventre, il ressemble à Cheshire. Il se tourne, il se cambre, il se laisse glisser et il rattrape les cordes à la dernière minute. Il n’est pas fatigué. Du moins, il n’est plus fatigué. Le chanteur appelle les étoiles, et le chat chorégraphie sa volonté. Il va jusqu’à se mettre debout sur la barre et il use des cordes cette fois-ci pour faire ses cabrioles. Plus rien ne touche le bois, ni ses pieds, ni ses mains et le moindre faux mouvement pourrait lui coûter une vilaine chute. Cela s’adoucit de nouveau, il se laisse glisser pour que ses fesses s'assoient de nouveau sur le trapèze. Il sourit, il garde le meilleur pour la fin. Il suit la musique, il monte en crescendo, il se laisse glisser pour que seul ses mains assurent la prise avec le trapèze. Puis il se balance, encore, encore et encore. Il prend de la vitesse, il réduit les distances. Et une fois fait, il lâche tout et il bondit pour récupérer la corde. Il utilise la force de son élan pour la balancer, et la seule chose sur lequel s’appuyait à savoir l'échafaud de la plateforme pour retourner sur son trapèze à toute vitesse. Il l’avait repris, d’une seule main. Deux nouvelles pirouettes, deux tours complets avec l’élan, puis il avait cessé en douceur. Voilà, il avait fini et il n’avait plus qu’à redescendre en retournant sur sa corde et en se laissant glisser jusque en bas pour rejoindre le plancher des vaches. Plus de musique, plus de baillement, Salem était pleinement réveiller. Il finit par ouvrir enfin la bouche depuis tout ce temps, demandant timidement "Est-ce que ça allait ou je dois recommencer ?". Les oreilles de nouveau baisser, il ne lâche pas le cordage, il s'agrippe même fermement dessus. A tel point que ses griffes se sont coincées dedans.


       
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Jürgen Rosenklaus
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MessageSujet: Re: Work hard again and again ☾ Salem   Jeu 12 Avr - 20:47

Work hard again and again

Salem & Jürgen

La musique est lancée, le premier acte se joue sans que l'homme-chat ne saute de sa plateforme pour rejoindre la suivante. Jürgen patiente encore un peu mais rien ne se passe alors il sort son atout, l'appât à chat, encore une bien belle invention que celle-ci pour faire bouger le jeune homme somnolant. Il lui dit de regarder le petit point rouge qu'il fait danser sous ses yeux. Un air satisfait apparait sur son visage alors que la queue s'agite dans le vide et que le trapéziste se remet sur ses pieds, prend un peu de recule avant de s'élancer dans les airs. À chaque fois le cœur du metteur en scène s'accélère et manque un battement, pourtant il l'a vu des dizaines de fois se jeter ainsi dans le vide alors il comprend tout à fait les souffles qui se retiennent dans l'assemblée ou les petites exclamations de surprise quand le public le regarde faire. Heureusement, comme toujours, il parvient jusqu'à la corde et s'y accroche fermement calmant par la même le palpitant de l'allemand pour une courte durée. Une poignée de seconde et un nouveau bond le propulse jusqu'à son trapèze. Tandis qu'il est occupé à s'installer dessus, le pointeur est rangé dans la poche de sa veste et un sourire amusé bien que discret se glisse au coin de ses lèvres. Le chat est facilement manipulable, son instinct de chasseur se réveillant immanquablement quand on remue quelque chose sous ses yeux et Jürgen ne se prive pas d'user de ce genre de stratagèmes fourbe pour faire obtempérer son petit protégé.

Puis avec les premières pirouettes, son sourire s'efface, son souffle s'amenuise, tout son esprit est tendu vers lui dans l'espoir que cela lui accorde plus encore d'équilibre et de dextérité. Il ne lui est jamais rien arrivé mais à cette hauteur et sans filet la moindre erreur pourrait être fatale, on dit que les chats ont neuf vies mais il préfèrerait ne pas tenter l'expérience. D'autres de ses artistes font des numéros dangereux, le dompteur par exemple, confronté à ses fauves, enfermés entre les grilles qui protègent l'assistance, peut potentiellement se faire croquer à tout moment. Faudrait-il encore qu'il soit agréable et moins prétentieux pour que l'on ait envie de s'inquiéter pour lui, les seules choses qui le contrarieraient s'il lui arrivait quoi que ce soit serait la mauvaise pub qui irait avec les enfants traumatisés et la perte d'un bon élément, sa personne en elle-même ne serait pas regrettée. Mais s'il arrivait quelque chose à Berlioz il s'en voudrait à tout jamais, se considèrerait entièrement responsable, après tout, c'est lui qui lui a mit le trapèze entre les mains. En parlant de lui, il est maintenant la tête en bas seulement retenu par ses jambes enroulées dans les cordes et il s'en faut de peu pour qu'un petit rictus stressé ne viennent brouillé l'apparence si sereine de ses traits. Il penche la tête en l'observant couché sur la barre, semblant parfaitement à l'aise sur un si mince perchoir. Il se laisse encore glisser, regrimpe, ne se tient plus qu'aux cordes et des frissons gelés lui parcourent l'échine.

De nouveau la musique se calme et l'acrobate en fait autant pour quelques secondes à peine. Il se balance de plus en plus loin et son patron inspire profondément. Quand il se propulse en direction de la corde, c'est trop dur, ses yeux se ferment et il est en apnée. Il rouvre un œil, frileux, pour constater qu'il est à nouveau pendu par une seule main et qu'il achève son numéro avec deux pirouettes. La musique se termine et il le laisse rejoindre le sol en retirant des peluches imaginaires de son pantalon pour se redonner une contenance. "Est-ce que ça allait ou je dois recommencer ?" Il relève la tête, ayant eu le temps de se recomposé son éternel visage de marbre et opine légèrement. Du coin de l'œil il remarque que le dresseur n'a toujours pas quitté son point d'observation, adossé à la porte, il se lève donc et l'interpelle « Je vois que vous êtes un grand admirateur et c'est tout à fait compréhensible mais n'avez-vous pas mieux à faire, des animaux à nourrir ? Je suis ravi en revanche de constater que vous appliquez les bons conseils que vous prodiguez et qu'ils ne sont pas que de vilains tours pour mettre vos collègues dans l'embarras. Il lui indique du doigt la sortie contre laquelle il se tient avec un air entendu. Nous ne sommes pas ici pour bailler aux corneilles, me suis-je bien fait comprendre ? » Il le suit des yeux jusqu'à ce qu'il ne soit plus visible et reporte son attention sur Salem. « Veux-tu bien me refaire ton entrée ? C'était relativement bon, tu aurais pu te réceptionner un peu mieux au début et surtout te lancer dans les temps. » Il ne lui dira pas qu'il est fier de lui même si, avec un peu d'attention, on peut le lire dans ses yeux. « Si c'est correct... Peut-être que je peux retrouver la drôle de lumière...» Ajoute-t-il avec un sourire taquin.


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Tu aimes le poisson cru, mais pas cuit. Tout sorte de poisson + Tu as la paranoïa des chiens, tu les trouves puants et vulgaires + Tu es narcoleptique, tu dors beaucoup et quand tu ne dors pas, tu somnoles. + L’herbe à chat est ton absinthe, ça te rend un peu zinzin sur les bords + Tu collectionnes les tickets de spectacles et les boites de pop-corn. + Tu n'as pas le vertige, mais tu es allergique à la poussière. + Ton petit péché mignon est le travestissement, tu adores porter des robes. + Tu es aichmophobique et athazagoraphobique. En clair, t’es plus grandes peurs se résument à la peur des aiguilles (en majeur partie) et à être mis de côté et/ou d’être ignoré.
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On dit que tu as quarante année lorsque l'on te croise dans la rue. Mais en ce penchant un peu sur ton cas, tu es bien plus vieux que ça.
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Les airs sont tes alliées et tu joues avec le vertige. Tu es acrobates pour la foire aux monstres Imaginariae Curiositates.
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MessageSujet: Re: Work hard again and again ☾ Salem   Ven 13 Avr - 0:34

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Il n’y a que dans les airs que Salem se sent réellement lui-même. Cela se voit dans la grâce qu’il dégage, c’est comme s’il avait soudainement rajeunis, soudainement oublié ses soucis, ses hantises. Il se balance et il se complait dans ce rythme à la fois doux et dangereux. Le danger, mais qu’est-ce donc ? Il n’avait pas conscience des risques qu’il encourait parce que dans sa tête, le matou sera toujours capable de se rattraper. Il n’y a rien à craindre, il maîtrise parfaitement son corps et l’équilibre nécessaire à ce numéro périlleux. Il se plie et se détend, le secret de sa réussite. La souplesse est une question de relâchement, de contorsion tendre qui permet de maîtriser ses repères et de savoir où prendre ses points d’appuies. Il ne ressent pas la peur de George en bas, il ne fait attention qu’à ses regards remplis d’encouragement qui lui donnent encore plus de baume au coeur et l’envie de bien faire. Pour lui prouver qu’il a raison de lui faire confiance malgré ses retards. Pour lui prouver que dans ce domaine, c’était lui le meilleur. Des courbettes avec pour seul point d’appui la barre du trapèze, des figures peu risquées à cause de la faible vitesse de ce dernier, il est funambule et maître des airs en cet instant. Il le prouve, encore et encore, gagnant en puissance en même temps que la musique jusqu’à exécuter cet énième voltige nécessitant tout ce qui se trouvait autour de lui et un calcul impeccable. Car la moindre erreur pourrait lui coûter très cher, surtout à la vitesse à laquelle il était lancée.
Cela n’allait pas être parfait, Salem n’avait pas fait son entrée comme il faut. Il avait fait au plus vite pour rattraper les minutes perdues et il le savait pertinemment quand il s’était laissé glisser contre la corde pour redescendre sur la piste. Il allait devoir recommencer, c’était une évidence, George était bien trop pointilleux pour lui accorder ses bonnes grâces dès la première fois. Berlioz pose la question timidement malgré tout, sait-on jamais, et au moment où il souhaite se détacher de la corde, il se rend compte qu’elle suit ses mains et que ses griffes sont prises dans les fils. Il se débat avec cette dernière en toute discrétion, il retient son souffle quand il le voit se lever. Contre toute attente, ce n’était pas à lui que ses premières paroles étaient adressées. Salem se retourne pour voir le concerné qui n’était autre que le dompteur de lion. C’est pour dire à quel point il compte à ses yeux, puisque Salem venait à peine de remarquer sa présence. L’idée même d’avoir été observé par cet homme aussi lui donnait la sensation d’être écrasé par un jugement divin. Si ça ne tenait qu’à lui, Salem serait déjà allé se terrer dans le dos de Your-Gaine avec juste sa tête qui dépasserait pour continuer d’observer la scène. Mais non, ce n’est pas ce qu’il avait fait.

Cette corde le retenait. Et plutôt que de se satisfaire de cette réprimande qui ne lui était pas destinée, il avait préférait usé de sa deuxième mains pour démêler ses ergots. Il écoutait d’une oreille plus ou moins attentive, il tournait le dos au deux hommes et il faisait mine de ne pas les écouter. Mais que nenni, c’était très loin d’être le cas. Salem déglutissait discrètement, parce qu’il n’était pas bête. Il savait que cette remontrance en direction du dompteur allait finir par tôt ou tard lui retomber sur le coin du museau. Il n’avait plus qu’à espérer que cela soit le plus tard possible, car il n’était pas pressé de découvrir quel était le prochain vilain tour que lui préparer le dompteur. Et si c’était pour l’enfermer dans l’une de ses cages avec un autre lion sous prétexte qu’ils devraient s’entendre à merveille entre félin, ce n’était même pas la peine d’y penser. Une cage… Une cage… Rien que cette pensée le fit frissonner de peur à l’idée d’être enfermé. Cela dit, il y a un autre sentiment qui vient contrebalancer ce sentiment de terreur naissant : l’affection, et la reconnaissance encore une fois. Salem ne saurait l’expliquer, mais le fait que Your-Gaine le défende d’une certaine manière face à cette brute épaisse ne l’avait pas rendu indifférent. Le chaton avait enfin réussi à démêler ses griffes et sitôt fait, elles s’était rétractée pour laisser place à des ongles normaux. Ainsi, il n’y avait aucun risque qu’il se blesse en portant sa main à ses lèvres. Un tic tendre, un témoin d’une autre forme de sa timidité : la gêne. Il était gêné, mais dans le bon sens du terme.

Berlioz fait de nouveau volt-face pour cette fois-ci regarder les deux hommes et veiller également à ce que le dompteur s’en aille. Sitôt fait, et dès que George avait repris la parole, son attention était toute portée sur lui. C’est bien ce qu’il redoutait, il n’avait pas été parfait. La déception avait légèrement fait baisser ses oreilles pointues et il n’arrivait pas à la masquer sur son visage. Relativement bon ce n’était pas assez lorsque l’on a un patron comme Your-Gaine. Mais Salem était aussi conscient qu’il n’avait pas tout donné sur cette première fois. Que c’était bancale au début et que s’il voulait retourner se reposer, il devait recommencer au moins une fois. “D’accord…” Miaula-t-il faiblement tout en haussant les épaules. Il avait relevé ses yeux verts et leurs fentes noires s’étaient plantés dans le regard de George. Oh, il avait perdu sa moue déçue pour une un peu plus enjouée et ravie. Il ne lui avait pas dit, mais le chaton avait su lire dans ses yeux à lui. C’est … Une faculté que l’on finit par obtenir à force d’observer les autres envieusement. Salem enviait les personnes particulières comme Jürgen qui pouvait masquer leurs dons. Que leurs physiques ne les trahissaient pas, comme lui. Il suffisait de regarder Salem, cela sautait comme le nez au milieu de la figure. C’était un monstre, son père lui avait dit trop souvent, et il ne pouvait pas le cacher. “C’est vrai ?!” Son intérêt avait été piqué et voilà que l’éclat sur son visage reprend forme. Il trépigne, il sautille sur place deux temps avant de regrimper à l’échelle pour retourner sur la plateforme. A mi-chemin, sa tête dépasse et un grand sourire décore son visage à tel point que ses crocs sont visibles. “Si je réussi l'entrée, je pourrais retourner chasser la lumière bizarre ?” Salem est comme un enfant, il lui faut une carotte pour avancer. Ou comme un âne, à voir à quel degrés de comparaison on se place. Il se fiche éperdument de la réponse en faites, il est persuadé d’avoir raison alors il continue son ascension jusqu’à revenir sur la plateforme. Cette fois-ci, il ne s’est pas assit, il se concentre et même la corde semble attendre que lui. Les notes de la musique résonnent de nouveau et cette fois-ci, pas d’absence. Il souffle, il attend une seconde ou deux, puis il finit par s’élancer en attrapant la corde. Il prend un peu plus son temps cette fois pour accumuler plus d’élan et il retourne sur son trapèze. Sauf que ses mains lui font mal et il regrette de ne pas les avoir talquées ou bandées. Il grimace légèrement, mais il veut sa récompense alors il se hisse de nouveau sur la barre, mais avec lenteur cette fois-ci et plus de fermeté. A la seule force de ses épaules, il se hisse, se met à hauteur et se retourne pour faire le poirier de nouveau. Il fait un grand écart, il souffle et souffre. Il maintient la position pendant quelques secondes avant de se plier et de s’asseoir sur la barre. Ses mains relâchent leurs emprises maintenant que c’est son fessier qui assure son équilibre et il hésite à souffler dessus. Au lieu de ça, il regarde en bas et il interpelle. “Comme ça, c’est bon ?” Demanda-t-il en espérant pouvoir redescendre définitivement cette fois-ci. Car il ne se sent pas capable de refaire une nouvelle fois l’ensemble avec ses mains qui brûlent.


       
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MessageSujet: Re: Work hard again and again ☾ Salem   Sam 14 Avr - 1:17

Work hard again and again

Salem & Jürgen

Il se sent obligé de faire part de ses remarques au dompteur quant à son comportement, il n'a pas été correcte, il mérite qu'on le reprenne à ce propos, qu'il comprenne qu'il n'a en aucun cas le droit de manipuler ses collègues dans le dos de son supérieur. Il ne se rend compte qu'un peu plus tard qu'il a probablement mis le chaton dans une position plus délicate encore en faisant ça. Normalement il fait toujours attention à ce qu'il exprime mais bien sûr, son attachement pour lui le fait agir de façon un peu trop spontané. Il s'agace à être ainsi influencé par ses sentiments, ce n'est pas son genre et c'est déroutant. Il faut croire que la spontanéité de l'acrobate lui déteint dessus. Il va falloir qu'il fasse plus attention à tout ça et qu'il surveille de plus près cette histoire, que ça ne dégénère pas. Il se rajoute lui-même encore plus de choses à contrôler, félicitations monsieur Rosenklaus. Il se souciera de ça plus tard, pour l'instant il a du retard sur son planning et il faut que Salem reprenne le début, ça ne peut pas aller en l'état, il lui passe beaucoup de choses certes mais il ne faut pas exagérer non plus. Il lui demande de refaire son entrée, en rythme et sans courir pour rattraper le temps qui a déjà filé sans lui. Ses traits qui s'affaissent sous l'effet de la déception lorsqu'il lui dit que certaines choses ne vont pas lui donne envie de lui caresser la tête pour lui assurer que ce n'est rien de grave mais il n'en fait rien, il en a assez fait pour aujourd'hui. Néanmoins, son visage s'éclaire un peu alors qu'il redresse la tête et pose ses yeux verts dans les siens, comme s'il y avait décelé la fierté qui s'y cache. Il semble que l'allemand se laisse trop aller, qu'il se ramollisse, il faut qu'il se reprenne et qu'il arrête sa sensiblerie.  Il n'empêche que de le voir redevenir un peu plus joyeux lui fait plaisir plus que de raison. Il lui promet en plus qu'il ressortira le laser s'il réexécute correctement le début de son numéro, alors qu'il réclamerait bien plus à quelqu'un d'autre sans aucune contrepartie si ce n'est celle de lui foutre la paix jusqu'à la prochaine fois. L'homme-chat rayonne tellement en entendant cela qu'il lui arrache un sourire un peu plus prononcé. Le voilà qui retourne déjà en galopant jusqu'à sa plateforme, ça a le mérite d'être efficace au moins.  “Si je réussi l'entrée, je pourrais retourner chasser la lumière bizarre ?” Il opine en reposant ses fesses dans son siège. « Absolument, mais il faut que tu me la fasses parfaitement ! » Il arrive en haut, sans même avoir entendu la réponse à sa question mais semblant être déterminé à récupéré son jouet.  

Il recommence son entrée, dans les temps cette fois, et le palpitant de Jürgen saute encore de travers, non vraiment il ne s'y fera jamais. Quand il ne se hâte pas c'est bien plus joli à voir, il n'y a pas photo et la douleur qu'il ressent ne transparait même pas de là ou il regarde. Le grand écart lui fait hocher la tête pour lui même, approbation muette de son tour de force, il se doute que ce doit être plus compliqué en ayant déjà accompli une première fois son numéro en entier. “Comme ça, c’est bon ?” Une main se glisse dans sa poche alors qu'il fait mine de réfléchir seulement pour l'embêter. « Hmm... Je ne suis pas certain...» Il allume le pointeur sans le sortir de sa cachette. « Peut-être qu'en regardant un peu plus en bas...» Il le brandit et fait courir sa lumière sur le sol, l'agite de droite à gauche pour bien attirer son attention. « C'est bon c'était très bien. » Il n'est pas certain que le chat l'écoute encore, s'il a débusqué le petit point rouge, il doit être accaparé par ce dernier, c'est pour ça qu'il en profite pour lui faire un compliment aussi direct, histoire qu'il ne s'y habitue pas trop. Normalement il a vu tout le monde il peut donc se permettre une pause en faisant jouer le minet pour le récompenser.


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Tu aimes le poisson cru, mais pas cuit. Tout sorte de poisson + Tu as la paranoïa des chiens, tu les trouves puants et vulgaires + Tu es narcoleptique, tu dors beaucoup et quand tu ne dors pas, tu somnoles. + L’herbe à chat est ton absinthe, ça te rend un peu zinzin sur les bords + Tu collectionnes les tickets de spectacles et les boites de pop-corn. + Tu n'as pas le vertige, mais tu es allergique à la poussière. + Ton petit péché mignon est le travestissement, tu adores porter des robes. + Tu es aichmophobique et athazagoraphobique. En clair, t’es plus grandes peurs se résument à la peur des aiguilles (en majeur partie) et à être mis de côté et/ou d’être ignoré.
☾☾ Années :
On dit que tu as quarante année lorsque l'on te croise dans la rue. Mais en ce penchant un peu sur ton cas, tu es bien plus vieux que ça.
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MessageSujet: Re: Work hard again and again ☾ Salem   Sam 14 Avr - 17:10

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La fatigue commence à tirer sur ses membres, ses bras qui étaient le point d’ancrage de ses cabrioles, et plus particulièrement ses mains. Difficile de penser à tout lorsque l’on a que trois minutes pour se préparer, mais Salem fait de son mieux. Il fallait que son entrée soit parfaite s’il voulait retourner jouer ou bien se reposer. La représentation allait commencer ce soir, la journée était consacrée aux répétitions. D’ici vingt heure, il y avait encore de la marge. Ils avaient encore un peu de temps, alors autant en profiter pour corriger son entrée avec grâce et lenteur. Plus jolie à voir, peut-être, mais plus difficile à endurer. Les frictions entre ses paumes et le bois brûlaient puisqu’il n’avait pas pris le temps de les protéger. Aller, c’était bientôt terminé. Du moins, il espère. Ses jambes s’écartent pour former un T et sa queue cesse de battre pour ne pas faire tâche sur cette figure géométriquement parfaite. Ses bras ne tremblent pas, et il coince sa chaîne en argent entre ses dents pour ne pas la perdre à cause de la position tête-en-bas. Il pourra toujours la récupérer en bas me direz-vous, mais pensez à sa concentration. Si elle chute, son attention sera rivée dessus et son équilibre rompu, alors il tombera. Ses phalanges rougissent à cause de la force qu’il emploie pour rester droit et aux bouts d’une dizaine de seconde, il se replie lentement. Il se remet droit comme un I à l’envers, puis il se sert de la position de ses jambes et de l’élan de leurs chutes pour faire un tour complet et ainsi se rasseoir avec style sur la barre en bois. Est-ce que c’est bon cette fois ? Il halète discrètement, il est épuisé. Un coup de bar. Iil demande à ce qu’on mette un terme à son entraînement silencieusement pour qu’il puisse récupérer ses forces pour ce soir.
La question tombe et la réflexion lui donne des craintes. Pas encore une fois, c’est tout ce qu’il demande. Le chaton était même prêt à promettre qu’il fera attention ce soir, qu’il réussira à combiner tout ce qu’il venait de faire pour un numéro parfait. “J’ai tout enregistré, promis, je ferais tout ça bien comme il faut ce soir…” Miaula-t-il faiblement, les oreilles en pointe baissées encore, mais pas totalement invisible. En regardant un peu plus bas, c’est-à-dire ? Berlioz recule un peu la tête, perplexe et il suit la direction que George venait de lui indiquer. Heureusement qu’il n’a pas le vertige, et qu’il arrive à voir à peu près bien à cinquante mètre. Les yeux du félin s'agrandissent en voyant la petite lumière rouge revenir sous ses pieds. Toute sa fatigue s’était envolé et d’un bond, il s’était mit accroupi sur la barre de trapèze sans peur de tomber. Sa queue battait nerveusement de droite à gauche, sa tête suivait la loupiote avec la même cadence. Puis d’un coup, il avait sauté sur la corde pour descendre, bien plus rapidement que la première fois. Salem n’avait même pas attendu que ses pieds touchent le sol, il l’avait déjà lâché à quatre ou cinq mètre de la fin pour attraper cette lumière. Un chat, ça retombe toujours sur leurs pattes, et c’est valable aussi pour lui. A quatre pattes au milieu de la piste, elle se dérobe d’entre ses doigts, elle s’en va un peu plus loin et il la suit instinctivement.

Ses yeux sont bien plus fendus qu’en temps normal, de vraies petites aiguilles noires qui pârent ses deux émeraudes. Il remue le sable de la piste et il tourne vivement la tête lorsque sa “proie” se dérobe pour aller dans les gradins. Salem la suit, il plonge la tête entre les bancs pour l’attraper, il sort même ses griffes en espérant la toucher du bout de ces dernières. Un peu plus, et il allait réussir à se glisser sous la structure des gradins et ne pas réussir à en ressortir. Il tire sur ses bras, son appendice noirâtre est le seul indice qu’il se trouve ici et le voilà qui relève la tête, tout sourire. Salem s'assoit, attend que cette petite loupiotte arrête de bouger pour lui sauter dessus de nouveau. Si elle rôde trop près de ses mains, il la chasse. Elle finit par se stabiliser et il s’apprête à lui sauter dessus. Ses épaules se tordent, se déforme, à droite, à gauche et ce pendant un cycle de deux trois tours. Et là, il bondit de nouveau ! Trop loin, trop fort, il bouscule Your-Gaine au passage et il ne s’arrête même pas pour s’excuser, trop obnubilé par sa petite lumière. Un vrai enfant, un chaton sauvage et excité qui s’épuise d’avantage alors que l’exercice avait déjà bien consommé son peu d’énergie. Tellement concentré sur cette petite luminescence qu’il avait oublié l’état de ses mains et qu’elles finissent par s’ouvrir. Des petites plaies, rien de bien grave, mais toujours impressionnante quand elles apparaissent aussi soudainement. Salem ralentit sa course, commence à éviter tout contact avec ses mains. Une volonté qui le pousse à se redresser sur ses deux jambes pour commencer et à lécher ses paumes pour les nettoyer. Il s'assit de nouveau, et sa queue bat la mesure. Elle tape silencieusement contre son piédestal, et il surveille du coin de l’oeil les aller-retours de la petite lumière, recommençant à la chasser si elle s’approche trop près de lui.


       
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Jürgen Rosenklaus
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MessageSujet: Re: Work hard again and again ☾ Salem   Dim 15 Avr - 1:42

Work hard again and again

Salem & Jürgen

Il est impressionné par tous ses artistes parce qu'il serait incapable de faire ne serait-ce que le huitième de ce qu'il leur demande mais quand il regarde faire Salem il l'est un peu plus. Lui qui semble parfois fragile avec ses airs de chaton penaud, la queue entre les pattes et les oreilles aplaties, comme plus tôt, donne une toute impression lorsqu'il est sur son trapèze. Il en impose, tout en grâce et en muscle, acrobate sans peur, trompant la gravité et donnant le vertige à quiconque le regardant faire ses cabrioles dans les airs. Alors oui, il est admiratif et fier de lui, même quand il ne réussit pas parfaitement. L'entrée qu'il vient d'effectuer mérite tout à fait la récompense promise et après avoir hésité quelques secondes pour le tirailler un peu il confirme que c'est beaucoup mieux et lui offre ce qu'il attendait, la loupiote et se permet même de le complimenter franchement. La queue qui s'agite lui confirme que le trapéziste a repéré sa proie alors il continue de la faire remuer sur le sable pour faire grimper son excitation. Son regard alterne entre le chat en hauteur et le sol, quand il relève les yeux, il ne le voit plus et est surpris de le retrouver au milieu de la corde, descendant à toute vitesse. Ce n'est pas plus mal, ça lui a éviter le petit pic de stresse lorsqu'il a quitté son perchoir. Il lui laisse le temps d'attraper une première fois la lumière avant de la faire aller plus loin, encore et encore jusque dans les gradins non loin de lui.

Georges ne cesse de sourire devant l'entrain que met Brelioz à chasser son jouet, il s'amuse même autant que lui à le faire crapahuter. Il pouffe presque lorsqu'il se jette entre les sièges et que seul le bout de sa queue qui remue dépasse encore, il en oublie le temps qui file sans eux. Puis de nouveau les deux petites oreilles émergent alors qu'il dirige le laser ailleurs. Il la passe tout près de ses mains à plusieurs reprises puis la pointe à nouveau au centre de la piste, la stop et lui fait reprendre sa course en cercle. Le chat s'élance dans son dos, sans qu'il ne le voit, pour rejoindre le point rouge et lui rentre à moitié dedans au passage, il grimace se frotte l'épaule heurtée de sa main libre mais ne lui en tient pas rigueur, c'est lui qui le fait jouer, il n'avait qu'à faire plus attention.  Il continue ainsi sans se rendre compte du malaise du matou, la fait aller et venir. Ce n'est qu'au bout de quelques minutes qu'il finit par voir qu'il ne lui court plus après, se lèche les mains et qu'il se contente d'essayer de l'attraper lorsqu'elle passe à sa porté. Un froncement de sourcils et il se lève en éteignant le pointeur pour le rejoindre. « Tout va bien Chaton ? » L'emploi du surnom affectueux trahit une pointe d'inquiétude alors qu'il se penche pour regarder ses mains écorchées. Il en attrape une avec délicatesse sans pour autant lui laisser le choix et la scrute sous tous les angles. « Hm... Finit la lumière bizarre, on va aller mettre du produit et des pansements la dessus, je ne veux pas que ça s'empire et que tu ne puisses pas faire ton numéro ce soir. » Il l'entraine en le tenant par le poignet direction la petite trousse à pharmacie qui se situe dans les coulisses, trousse de premier secours tout à fait inutile en cas de chute d'un trapèze ou de membre croqué par un fauve soit dit en passant. Il le fait asseoir sur une chaise et imbibe un coton de désinfectant qu'il passe sur ses paumes abimées. « Attention ça va peut-être un peu piquer... » Il fait même les infirmières pour Salem.


Le cirque, c'est un rond de paradis dans un monde dur et dément. {Annie Fratellini}
     
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Tu miaule, tu ronronnes, tu griffes, tu te prélasses, tu fais preuve de souplesse. Tu es une combinaison presque parfaite d’un homme et d’un chat.
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Tu aimes le poisson cru, mais pas cuit. Tout sorte de poisson + Tu as la paranoïa des chiens, tu les trouves puants et vulgaires + Tu es narcoleptique, tu dors beaucoup et quand tu ne dors pas, tu somnoles. + L’herbe à chat est ton absinthe, ça te rend un peu zinzin sur les bords + Tu collectionnes les tickets de spectacles et les boites de pop-corn. + Tu n'as pas le vertige, mais tu es allergique à la poussière. + Ton petit péché mignon est le travestissement, tu adores porter des robes. + Tu es aichmophobique et athazagoraphobique. En clair, t’es plus grandes peurs se résument à la peur des aiguilles (en majeur partie) et à être mis de côté et/ou d’être ignoré.
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On dit que tu as quarante année lorsque l'on te croise dans la rue. Mais en ce penchant un peu sur ton cas, tu es bien plus vieux que ça.
☾☾ Occupation :
Les airs sont tes alliées et tu joues avec le vertige. Tu es acrobates pour la foire aux monstres Imaginariae Curiositates.
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MessageSujet: Re: Work hard again and again ☾ Salem   Dim 15 Avr - 19:28

work hard, again and again

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Le trapèze est loin au-dessus de sa tête à présent, puisqu’il est davantage préoccupé par cette petite lampe qui tourne et s’agite sous ses mains. Quand Salem ne bouge pas, il remue vivement la tête pour la suivre du regard et ne pas la perdre de vue. La voici, sa récompense, et le chaton était tout joyeux à l’idée de lui courir après. Cela lui permettait de se défouler, et de s’étirer en même temps pour aller la chercher dans les recoins les plus improbables. Après tout, il a passé quelques mois à se contorsionner pour entrer dans une boite plus petite que lui, ce n’est pas la sinuosité des gradins qui allait lui faire peur. Il se tord, il se plie pour une tout autre raison cette fois-ci et quand il ne le fait pas, c’est pour bouger et pourchasser une luminescence. Difficile de dire qu’il y avait un être humain dans son esprit actuel malgré les apparences. Ce comportement lui a toujours porté préjudice d’ailleurs, et c’est pour cela que le mélange des deux êtres sur le plan psychologique était toujours perturbant. Car il pouvait être les deux à la fois, tout dépend quelle partie est émoustillée chez-lui. Si c’est l’homme, ou l’animal. Salem pourrait faire un effort, mais il en faisait déjà suffisamment à son goût. Un peu de douceur, un peu de candeur, ça ne pouvait pas faire de mal. Le voilà qui bouscule Your-Gaine et il n’y prete pas attention. Quand il y fera référence, il sera sans doute de nouveau recroquevillé de malaise, mais sa concentration était ailleurs pour le moment.  Une concentration qui se déplace, des mouvements de la lumière jusqu’à ses mains qui se sont ouvertes. De légères plaies, aussi discrète que gênante et qui l’avait poussé à s’arrêter. Berlioz ne grimaçait pas pour autant, il se contentait de calmer le jeu pour panser ses plaies à sa manière. Pas la plus propre sanitairement parlant, mais la plus efficace selon lui.
Il s'assoit, il se pose et il se met à lécher ses mains en alternant leur tour. D’abord la droite, puis la gauche,  il échange leurs places dès qu’il estime que c’est trop ou que l’autre à besoin d’un nouveau coup de langue. Silencieusement, le matou peste contre lui-même et contre son imprudence. C’est fou comme la douleur peut amener l’homme à la raison et le pousser à se comporter comme tel. Il n’oublie pas la présence de la loupiote et de son comportement aguicheur, mais il y prête moins attention. Puis il voit qu’elle disparaît de son champ de vision et que George l’appelle par son petit nom affectif. Il baisse automatiquement les oreilles, rougit discrètement en essayant de les cacher un maximum et il se retourne, honteux. Salem se dit qu’il aurait pu lui demander un peu de temps avant d’y retourner pour aller talquer ou bander ses mains afin de les protéger. Mais connaissant le pointillisme de son patron, il lui aurait refusé. Parce qu’il avait perdu suffisamment de temps comme ça. “O-oui, c’est juste que …” Qu’il n’osait pas lui dire. Il y a moins de vingt minutes, le matou lui avait promis un spectacle sans faute et parfait. Mais voilà qu’il se blesse à cause de son imprudence et qu’il craignait ne pas aussi bien assurer ce soir. Et de décevoir son patron à coup sûr par la même occasion.

Salem présente qu’une faible réticence, parce qu’il ne veut pas qu’il voit ça. Cela dit, la délicatesse avec laquelle George saisit ses mains le pousse à céder et à le laisser regarder. Le brun ne dit rien, il se tait et il écoute. La déception pointe le bout de son nez. Il ne veut pas arrêter de jouer avec la lumière, mais il n’a pas d’autre alternative. Berlioz n’avait pas envie de faire un caprice qui pourrait lui coûter la colère de son supérieur face à un caprice de sa part. Alors il le suit docilement, sachant pertinemment où il voulait l’emmener. L’idée même d’avoir ce désinfectant sur ses plaies lui déplaisait fortement. D’où la raison pour laquelle ses pas voulaient aller dans l’autre sens, et qu’il se laisser traîner plutôt que de suivre la marche. Plus il s’approchait, et plus il se mettait à miauler légèrement au point de s’agiter derrière le grand manitou. “Ça ira pour ce soir, ce n’est pas si grave. E-et….” Il ne finit pas sa phrase puisque le contact du désinfectant avec sa peau lui coupe la chique et qu’il est davantage occupé à grimacer pour illustrer sa douleur plutôt que de retrouver ses mots. Dans l’élan de ses réflexes, ses griffes étaient sorties et il se mettait à s’agiter péniblement sur sa chaise. “C’est peut-être suffisant, non ? Ça pique, j’ai l’impression que ça me ronge la peau, c’est une horreur”. Dans ce débat bien faiblard, il n’y avait que des teintes de caprices. Parce que sa concentration allait plutôt sur la bonté du geste.

Le chaton avait compris de lui-même qu’il pouvait être pénible à miauler pour si peu, alors il se tût. Ses yeux se baissaient sur les mains de George qui s’improvisait infirmier, et son petit sourire embarrassé de tout à l’heure était revenu sur son visage. Le regard de Salem s’est attendri, il retrouvait ses traits, ses expressions belles et bien humaines cette fois-ci. Avec tout ça, il n’avait même pas pris le temps de le remercier pour … tout. Tout depuis son arrivée ce matin en faites. “Merci. Pour mes mains et pour … Euh, rien à faire, je ne retiendrais jamais son nom. Le dompteur de lion. Et pour ta patience avec moi …” A la dernière phrase, le chaton avait détourné le regard, gêné. Il avait l’impression d’abuser de la situation, et inconsciemment de ce favoritisme que les autres artistes ne se lassaient pas de dénoncer. “Je penserais à mettre des gants ce soir. Quitte à ressembler à Catwoman, ça sera plus jolie et ça cachera la misère.” Un fin rictus, ses oreilles demeuraient cependant baissées. Salem prenait rarement le temps de parler avec George normalement, comme il le faisait avec la danseuse et les autres. Alors, autant saisir l’occasion. Ce qui le rend méfiant, c’est qu’il n’était pas sûr que son patron -car il reste tel quel sous ce chapiteau- partage le même avis. Peut-être qu’il a envie qu’il soit juste un employé, juste un acrobate à diriger. Qu’ils n’avaient pas besoin de parler comme de bons amis pour travailler et qu’il devait s’en tenir à ça. Sa queue battait faiblement derrière lui. Salem n’était plus vraiment concentré sur le désinfectant, mais sur la conversation. Ce qui lui permettait de penser à autre chose pendant ce temps.


       
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MessageSujet: Re: Work hard again and again ☾ Salem   Lun 16 Avr - 20:03

Work hard again and again

Salem & Jürgen

Jürgen traine Salem derrière lui, implacable, il se rend bien compte qu'il n'est pas trop d'accord mais il n'en fait pas grand cas, quand il a décidé quelque chose c'est impossible de le faire changer d'avis. Il a beau miauler et gigoter de plus en plus à mesure qu'ils avancent il fait mine de ne rien entendre et l'assoit d'autorité sur la chaise. Alors qu'il prépare son coton, le blessé tente désespérément d'avoir gain de cause et d'échapper à la torture qui ne saurait tarder à venir, il lui assure que tout va bien, que ce n'est rien, que ça va passer mais le désinfectant est appliqué sans pitié et l'interrompt au milieu de sa plaidoirie. Accroupi, le nez plissé, l'allemand est concentré sur la mission qu'il s'est donné et sourcille à peine à l'apparition des griffes, se convainquant intérieurement que, tout de même, il n'oserait pas l'attaquer pour l'obliger à arrêter. Il s'occupe de la seconde main tandis que son patient essaye une nouvelle fois d'abréger ses souffrances en parlementant et qui d'ailleurs en rajoute un peu selon lui : que ça pique bien sûr, mais de là à dire qu'il a l'impression que sa peau est rongée par le produit, il n'a pas utilisé de l'alcool mais un simple désinfectant. Ce n'est donc pas encore maintenant qu'il obtiendra la clémence de son bourreau.

Il repasse un coup sur chaque main avec un nouveau carré propre pour être certain d'avoir éliminé le moindre grain de sable tandis que le chaton semble s'être résigné à le laisser terminer. Il pose à ses pieds ce qui est destiné à la poubelle et fouille à nouveau dans la trousse à la recherche de pansements, ce n'est peut-être pas nécessaire mais il ne tient pas à ce ses blessures s'infectent ou s'ouvrent plus durant la journée, il préfère être trop prudent que pas assez. Les remerciements soudains lui font relever la tête, le paquet d'une couverture de survie à la main, non, il ne compte pas s'en servir, il était simplement en train de regarder en dessous. Il opine légèrement du chef, pris au dépourvu comme s'il lui faisait prendre conscience qu'en effet il prend un peu trop soin de lui comparé aux autres. Il se remet à chercher alors que l'homme-chat reprend la parole en lui assurant qu'il protègera bien ses mains pour sa représentation du jour. La comparaison le fait sourire et il profite qu'il soit concentré sur ce qu'il lui dit pour asperger chaque paume d'un ultime coup de spray de produit puis il place un pansement sur les entailles qui ont l'air d'être les plus profondes. Il se redresse un peu avec un air satisfait et range tout ce qu'il a éparpillé, se décidant enfin à lui répondre. «Ce n'est rien, c'est normal, je ne vais pas laisser tes mains s'abimer ce serait handicapant, oui lui aussi en rajoute un peu ce n'est vraiment pas grand chose, et pour tout à l'heure c'est aussi normal, il s'est joué de toi et ce ne sont pas des choses que les gens bien élevés font et je tiens à travailler avec des gens courtois.» Il a hésité quelques secondes à s'excuser pour se passage gênant mais n'en fait rien, il n'est pas du genre à s'excuser. «N'est-ce pas mon rôle de tous vous guider vers la réussite, peu importe le temps que cela peut bien me prendre ?» Ce qu'il dit là n'est que pure mauvaise foi, tout le monde sait qu'il est à l'opposé de la patience, il exige d'avoir tout, tout de suite et parfaitement. Mais il faut bien qu'il se trouve une excuses crédible, il ne va décemment pas lui dire qu'il le trouve tellement adorable qu'il lui passe bien des choses ou encore qu'il éprouve de l'affection pour lui alors même qu'il refuse de se l'avouer à lui-même. Il continue sur un ton un plus léger avec un sourire. «On pourrait presque te trouver un justaucorps noir, un masque et l'illusion serait parfaite, je suis persuadé que ça ferait son petit effet.» Il replace la trousse à sa place et s'assoit sur la chaise libérée à ses côté en se tâtant un peu avant de poser la question qui lui trotte dans la tête. «Il y a d'autres gens qui t'embêtent...? Tu sais il ne faut pas hésiter à venir m'en parler, je suis là pour ça aussi, j'estime qu'il est important que chacun se sente à sa place sous mon chapiteau.» Il tourne la tête vers lui, moins à l'aise que d'habitude, se soucier de quelqu'un d'autre que lui n'est pas dans ses habitudes et ça lui fait bizarre, il trouve que ça ne fait pas très sincère venant de lui alors qu'il s'inquiète réellement pour lui.


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MessageSujet: Re: Work hard again and again ☾ Salem   Mar 17 Avr - 0:17

work hard, again and again

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La lumière rouge se fait de plus en plus regretter à l’approche de la trousse de pharmacie, et même si Salem était friand de toutes les odeurs qui faisaient référence à la propreté, cela restera une épreuve peu agréable à passer pour … Pas grand chose finalement. Ce n’était que des entailles selon lui, cela ne l’empêchera pas de voltiger dans les airs ce soir. Mais même s’il montre de la réticence dans ses gestes, Your-Gaine s’en fiche. Puisque son supérieur le traîne et l’entraîne, jusqu’à l’asseoir de force sur une chaise. Le chaton se tortille, se courbature pour échapper à cette emprise. Plus le spray s’approchait, plus il s’agitait au point de sortir les griffes par réflexe. Ce n’est -presque- pas de sa faute, elles se contentent d’obéir à ses nerfs qui se tendent, et elles ne demandent pas son avis. Cela a toujours été ainsi. Et c’est parfois un handicap. C’est à cause d’elle qu’il a pris la mauvaise habitude de couler ses mains dans ses poches. Quand il travaillait encore à l’usine, quand il ne connaissait pas encore les boucles temporelles et qu’il se débrouillait comme un chat de gouttière dans la triste ville d’Edimbourg, elles sortaient parfois. Le stress en excès dû au rythme effréné qu’on lui imposait, ou tout simplement la peur des autres gars beaucoup plus baraqués que lui les réveillait et perçait ses gants de fortunes. Si bien qu’il avait dû les transformer en mitaine à force de les voir dépouiller un peu plus à chaque fois. Quelque part, cette peur du plus grand que soit demeure encore et c’est ce qui le mue dans le silence.
Il laisse tomber, il laisse faire, l’envie de rechigner lui était passé. Après tout, difficile de ne pas succomber lorsque quelqu’un vous porte son attention. C’était une des plus grandes faiblesses de Salem, ce besoin intarissable d’avoir quelqu’un qui l’écoute et qui prend soin de lui. C’est aussi ce qui avait la fâcheuse tendance à le faire flancher. Le chaton continuait de grimacer en sentant le désinfectant sur ses plaies bien sûr, qui ne le ferait pas, surtout quand cette sensation se répète. Mais c’est aussi précisément à ce moment-là qu’il avait vu une occasion de faire ce qu’il avait oublié : le remercier. Ce n’était pas tout à fait un animal, il y avait un homme bien éduqué derrière cette frimousse d’ange et ce regard de félin. Alors il se rattrapait. De manière assez bancale, c’est accordé, mais il n’aimait pas suffisamment le dompteur de lion pour se souvenir au moins de son nom. Ses oreilles duveteuses sont droites comme des i, témoins de son attention pleinement portée sur son supérieur qui expliquait que tout ceci était normal.

En soit, il connaissait sa position. Et de fil en aiguille, il comprend aussi ses responsabilités. C’est pour cela qu’il gobait ses paroles comme s’il s’agissait de l’absolue vérité. Lorsqu’il fait référence au temps, et à une certaine patience, Salem ne peut s’empêcher de rire légèrement. “Pünktlichkeit ist die Höflichkeit der Könige, ce n’est pas ce que tu me répètes tout le temps ? Enfin, je ne peux que te croire, bien que je sais aussi que tu n’aimes pas perdre ton temps”. Comme quoi, le félin avait retenu sa leçon. Et il avait même réussi à prononcer la phrase fétiche de George sans la déchirer avec sa prononciation bancale. Gardant le silence en jouant de ses doigts, il remarquait de lui-même que les soins prodigués par son supérieur lui faisait du bien. Sans doute à cause des résidus de poussières qui n’étaient plus en train de grattouiller sa chair à vif. “Oh, je ne dirais pas non ! Moi j’aimerais bien avoir ça pour le spectacle ! En plus, ça tombe bien, je voulais demander à la costumière qu’elle arrange ma tenue de scène. Le débardeur, ça me gêne. Et en plus, il me gratte au niveau du col.” Salem avait eu pendant un bref instant des étoiles dans les yeux en s’imaginant dans cette tenue sans réaliser que c’était un genre destiné plutôt à une femme. Sans le vouloir, il avait laissé son petit péché mignon honteux parler avant lui. Il s’en était rendu compte trop tard, et il ne savait pas trop comment faire. Salem n’avait pas envie de réajuster le tir, parce que ce genre de costume lui convenait tout à fait. Mais il ne voulait pas non plus avoir à faire à des questions plutôt embarrassantes.

Alors il se tût, et il se mit à écouter les dires de Jürgen.

Il mourrait d’envie de lui en parler, de partager ses impressions. Mais en même temps, il ne voulait pas l’embarrasser de ses problèmes, ou même de créer une discorde au sein du cirque. Du bout de ses crocs supérieurs, il pinçait sa lèvre. Son regard coupable cherchait un point d’ancrage pour qu’il puisse intérieurement rassembler son courage. Salem ne pouvait pas cacher ceci indéfiniment. Surtout si cela le pousse à quitter le cirque parce qu’il n’en pourrait plus. Ses yeux se jettent brièvement dans ceux de George, mais ils se dérobent rapidement pour scruter le sol plus tôt. Il récupère ses mains, croisant ses bras sur ses jambes pour prendre appuie dessus. “Je ne peux pas.” Il s’arrête, il cherche ses mots et à ce moment précis, c’était une toute personne. Le poid des craintes croulait sur lui, mais aussi un traumatisme passé, une marque dans son esprit, lui donnant cet aspect sage et humain. “Si je t’en parle, ça ne fera qu’envenimer les choses. Il y a le dompteur, bien sûr. Mais il y a tous les autres. Le charmeur de serpent, le jongleur, le magicien, toute sa petite bande de copain en faites. Ils disent que c’est parce que tu … Enfin, disons que… Je dois ma place juste parce que j’ai tes bonnes faveurs, mais je ne vaux rien parce que je me contente de faire le beau sur un bâton suspendu. La danseuse étoile n’arrête pas de dire qu’il ne faut pas que je les écoute, mais c’est difficile quand je n’entends que ça. Ou alors, je viens avec des bouchons d’oreilles, mais le silence m’endort. Sauf que je préfère garder ça pour moi. Parce que ça va être pire après, et je ne veux pas qu’ils m’enferment comme les autres animaux.” Ses propos étaient remplis de bonne volonté, fidèle à son innocence, mais surtout beaucoup de courage et de bon sens. Berlioz avait repris une bonne respiration pour aérer ses esprits et retrouver son aspect enfantin habituel. “Mais je sais que ce n’est pas vrai alors, y a pas de raisons de s’en préoccuper, pas vrai ?” La phrase qui permet de balayer d’un grand coup de bras la vérité afin de repartir sur une base illusoire et de bonnes convenances.


       
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Jürgen Rosenklaus
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MessageSujet: Re: Work hard again and again ☾ Salem   Mer 18 Avr - 20:08

Work hard again and again

Salem & Jürgen

Il a finit de s'occuper de ses mains abimées et c'est après avoir remis tout exactement à sa place qu'il s'installe sur la chaise voisine de la sienne pour continuer la discussion. Il lui assure que tout ce qu'il a fait est tout à fait normal, qu'il n'a fait que remplir le rôle qui lui est attitré en ces lieux. Le chaton lui répond en prononçant son dicton sans trop l'écorcher ce qui signifie qu'il a du le lui répéter tellement de fois qu'il arrive a en maitriser les sons sans problème, une question lui vient alors : pourquoi s'acharne-t-il a l'appeler Your-gaine plutôt que Jürgen, il l'a reprit un nombre incalculable de fois avant d'abandonner, s'il arrive à répéter une phrase aussi longue et complexe, son prénom devrait n'être qu'une formalité. Il hausse les épaules pour lui même, renonçant à comprendre, il s'y est fait à force et ce serait finalement plus étrange qu'autre chose d'entendre les syllabes correctes sortir de sa bouche. « Bien sûr que je n'aime pas perdre mon temps, le temps est précieux ! Mais vous faire atteindre le sommet de votre art n'est pas une perte de temps, c'est... Il réfléchit un instant. Un investissement ! » L'idée du costume complet qu'il évoque semble beaucoup lui plaire, ça s'entend au ton de sa voix bien qu'il se reprenne assez vite. Un léger haussement de sourcils mais il ne relève pas, si ça peut lui faire plaisir après tout, ça n'est pas la plus obscure des requêtes qu'il ait pu entendre et ce serait raccord avec son apparence. Ils en reparleront plus tard mais il n'y voit pas d'inconvénient s'il se sent mieux ainsi. Puis il hésite à lui poser la question qui le taraude, est-ce que son acrobate se fait embêter, malmener par d'autres. La tête un peu tournée vers lui pour déceler ce qu'il pourrait essayer de lui cacher, il n'est pas des plus à l'aise avec sa propre sollicitude.

Les pupilles félines glissent dans les siennes l'espace d'un instant avant de rejoindre le sol et il n'a pas besoin de parler pour que le metteur en scène comprenne qu'en effet il y a d'autres choses. Ses lèvres se pincent alors que l'homme à ses côté, replié sur lui même lui assure qu'il ne peut pas répondre à sa question. Il gigote sur sa chaise pour trouver une assise plus confortable, le malaise qu'il ressent lui donne la bougeotte. Il a besoin de s'occuper pour arrêter de ressentir ce qu'il n'est pas censé ressentir mais il veut aussi prendre le matou dans ses bras, le câliner comme un enfant en lui assurant qu'il s'occupe de tout et qu'il mettra dehors à coups de pieds dans le derrière quiconque ose lui faire du mal. Il ne fait ni l'un ni l'autre, il se contente de plonger une main dans la poche de sa veste pour tripoter ce qui s'y trouve en faisant durer le silence. C'est le trapéziste qui finit par le rompre, se décidant finalement revenir sur ce qu'il a dit précédemment et tout lui avouer. Dès ses premiers mots son cœur se serre, il regrette instantanément sa curiosité, Si je t'en parle, ça ne fera qu'envenimer les choses, ça résonne dans sa tête et lui donne l'impression de recevoir un coup dans le ventre, toujours plus puissant que le précédent à chaque fois qu'il se le répète. Grâce à un effort surhumain il ne laisse rien paraitre et continue de l'écouter, le yeux rivés sur sa nuque tandis que Berlioz énumère la liste de ceux qui font de sa vie sous le chapiteau un enfer. Il enchaine avec ce qu'ils lui reprochent et cette fois ce ne son plus des coups de poings qui s'abattent sur lui mais des coups de couteau. Il réalise que tout est de sa faute, l'évidence lui saute aux yeux maintenant qu'elle est exprimée. Il aurait du s'en rendre compte bien plus tôt, quand les sentiments interviennent c'est toujours une mauvaise chose, il en a déjà fait l'expérience mais visiblement il n'en a tiré aucune leçon. Et ce sont les personnes auxquelles il tient qui en font les frais, aujourd'hui c'est l'homme-chat, hier c'était sa sœur. Imbécile. C'est maintenant ce qu'il se répète.

Il lui parle ensuite de la danseuse étoile, si douce, qu'il a blâmé plus tôt et il s'en veut puisque la pauvre semble être une des rares personnes bienveillantes à travailler pour lui. Sa dernière phrase le plonge maintenant dans une profonde colère, qu'ils osent faire une telle chose et il en fait la promesse solennelle, ils le regretteront amèrement. Sa mâchoire est désormais serrée à lui en faire mal mais le chaton, lui, reprend son ton léger après une inspiration. “Mais je sais que ce n’est pas vrai alors, y a pas de raisons de s’en préoccuper, pas vrai ?” Que peut-il répondre à tout ça, franchement, qu'est-ce qu'il peut dire. Tout ce qu'il essaye de formuler dans sa tête n'est pas convenable. Il se frotte le visage puis la nuque. Est-il possible que tout cela ne soit qu'un cauchemar ? Peut-il se réveiller ? Maintenant... S'il vous plait...
Mais non, la scène est réelle et il a la vive impression d'être enfermé dans la cage qui effraie tant Salem. Il ouvre la bouche et la referme une ou deux fois avant d'enfin se lancer. « Tu es talentueux Berlioz, si ce n'était pas le cas tu ne serais pas ici, sois en sûr ! C'est pour cela que tous aussi... Crétins qu'ils sont ils sont aussi ici. » Il se lève pour marcher de long en large devant lui. « Je... Je... » C'est à son tour de prendre une grande inspiration avant de se jetter dans le vide. « Je m'excuse si tout cela est de ma faute. » Il déglutit péniblement, les mains accrochées dans les dos. « Je voudrais t'aider mais... Si je fais quoi que ce soit... Tu l'as dit toi-même, ça ne ferait qu'aggraver les choses ! » L'agacement se lit clairement dans sa voix, il déteste être démuni, ne pas trouver de solutions. Il grommèle pour lui. « Ils méritent tous d'être flanqués dehors...! » Ce doit être assez terrifiant de le voir perdre les pédales comme ça. Il hausse le ton au bord de la crise d'hystérie. « Il faut s'en préoccuper ! C'est inadmissible ! » Le chat se retrouve une fois de plus dans le rôle de la victime, victime de l'énervement mal placé de Jürgen et cette simple pensée le fait redescendre de plusieurs cran d'un coup, il s'immobilise et s'affaisse un peu. « Je ne sais pas quoi faire Berlioz... Ça n'arrive jamais... Normalement je sais toujours quoi faire... » Ce constat lui échappe dans un murmure, il est maintenant celui qui est replié sur lui-même, le regard cloué au sol.


Le cirque, c'est un rond de paradis dans un monde dur et dément. {Annie Fratellini}
     
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