enquête particulière (ft. Fantine)
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Carter Quincy
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MessageSujet: enquête particulière (ft. Fantine)   Lun 16 Avr - 22:06

Silencieuse comme une ombre, ta silhouette se mêle à l'obscurité reine au sein de la boucle. Vêtue de noir des pieds à la tête, tu ressemblerais presque à ces espions dans ces vieux films rapporter par des syndrigasti des années quatre vingt, aujourd'hui, bien dépasser dans la réalité hors de cette prison temporel. Exemple absurde qui t'a poussé à cette folie, animée par cette curiosité maladive qui occupe tes soirées et tes journées depuis trop longtemps déjà. Et puis il y a elle, cette femme à la peau aux couleurs de la nuit, cette inconnue si proche de ton confident, pointe de jalousie aux creux des lèvres, malgré toute les explications. Tu veux avoir sa version, tu veux savoir qui elle est, qu'elles sont ses intentions, au fond, elle te fascine autant qu'elle est source de cette jalousie nouvelle. Elle qui a surgit de nulle part, elle qui est issu d'une autre prison temporel, d'une autre époque, d'une autre nation. Elle qui est encore énigme aux yeux de nombreux habitants du manoir. Pour les tiens, tous sont encore inconnus, même ceux qui ont croisé ton chemin petit de nombreuses décennies, ton univers a toujours été restreint, tu n'es pas la plus sociable des étrangetés de ce lieux, bien au contraire, tu es encore une enfant très renfermée sur elle-même, un mystère pour ceux qui partagent ton quotidien sans relâche. Deux visages, deux personnes qui n'en sont qu'une, peut le savent, trop peu, étant encore un secret honteux. Même aujourd'hui alors que tu vis entouré de monstres, d'anomalies similaires, ou presque, à la tienne.

Au détour d'un couloir, tu parviens à discerner sa silhouette qui se mêlent parfaitement à l'obscurité omniprésente, quelques étoiles brillante, un morceau de tissu qui se détache des ombres te permets de croire que c'est la personne que tu recherche. Discrètement, démarche presque féline sous ce visage idéal, à tes yeux, les courbes féminin qui se déplace avec légèreté et grâce, ce que tu ne possèdes plus la moitié du temps. Tu restes malgré tout à couvert, derrières meuble et mur, jetant quelques coups d'oeil discret à intervalle régulier, t'assurant qu'elle ne t'échappe pas. Entreprise qui n'a aucun sens au fond, vulgaire pulsion, désir nouveau de vouloir avancer malgré tes manies étranges. Peut être que si elle est si proche de lui, c'est qu'elle peut comprendre, les maux qui peuvent hanter certains habitants de ces lieux. Évidemment, tu ne sais guère comment aborder quelqu'un, tu n'es pas habile pour cela, alors tu l'a suis, sans un mot, silencieusement, la terreur de l'obscurité te faisant délicatement frisonner. Tu n'étais définitivement pas à l'aise dans la situation, malgré les quelques lueurs qui illumine les couloirs les plus obscur et inquiétant de cette vieille bâtisse, malgré tout les efforts de celles qui sont leurs protectrices en ces lieux pour rassurer la masse rassembler ici.

Un peu plus loin, tu l'as perds de vue, dans une pièce laissé fréquemment à l'abandon, une pièce n'ayant pas eu la chance d'être alimenté en courant. Nuit devenue reine dans ce lieu, qui fut rapidement déserté par les jeunes qui avaient fréquemment tendance à se rassembler ici. Avec prudence tu t'engouffre, pauvre petite craintive que tu es, seuls quelques bougies illuminent les lieux, faibles éclats à l'agonie, ce qui accentue l'atmosphère pesante de la pièce, ce qui accentue la peur imposante qui vibre dans ton cœur, qui te tord les tripes. Tout les jours, depuis ce fameux jours, tu attends, tu espères que l'astre de midi ressurgissent et éclaire les plaines anglaises. Chaque nuit, tu espères patiemment de voir l'aube se lever, de voir la boucle s'éveiller normalement, mais chaque nouvelle journée est un espoir qui s'envole, alors tu pars t’abriter dans le parc, sous la délicate chaleur du soleil de la réalité, mais tôt ou tard, tu regagnes les ténèbres un boulet au pieds, tu essai de passer le temps, même si cela semble finalement une mauvaise idée, comme ce soir, la terreur, que tu essai de balayer, reprenant peu à peu le contrôle de ta chair qui frisonne légèrement sentant la brise l'effleurer.
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Fantine Lervannec
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MessageSujet: Re: enquête particulière (ft. Fantine)   Lun 23 Avr - 20:21

enquête particulière

carter & fantine

Tic, tac, tic et tac. Les horloges affichent bientôt neuf heures du matin et la lune gibbeuse qui lui mange une partie du visage éclaire assez les alentours pour qu'elle puisse se déplacer sans avoir besoin d'une lampe. L'obscurité nocturne règne toujours en maîtresse sévère sur le manoir de Tenterden, et elle a beau adorer le manteau noir des nuits printanières de la boucle, elle commence à fatiguer, Fantine. Elle dort mal, et très peu, et les cernes qui s'étirent sous ses yeux se font de plus en plus profonds et de plus en plus foncés. Elle a juste envie de dormir pendant au moins une semaine, mais tant que le soleil n'aura pas pointé le bout de son nez pour faire disparaître les étoiles de sa peau, elle devra supporter. Autant qu'elle peut, du moins. Parfois elle se demande si elle devrait pas tout simplement s'effondrer sous l'épuisement. Au moins ça réglerait une partie du problème.

Pour le moment elle préfère vagabonder dans les couloirs du manoir. C'est une grande bâtisse, mais elle la connaît mal, pas comme la boucle parisienne dont elle connaissait les moindres recoins. La ville lumière lui manque, parfois au point de lui coller une boule dans la gorge et les larmes aux yeux, mais ils n'ont pas vraiment le choix, ni elle ni tous les autres qui ont perdu leur boucle eux aussi. Ils ont juste à faire de leur mieux. Alors elle s'égare dans les couloirs, le nez levé vers le plafond ou tourné vers les cadres accrochés aux murs. La lumière que son corps diffuse est bien assez pour éclairer les alentours, et c'est peut-être pas plus mal — elle est assez maladroite pour arriver à foutre le feu au manoir avec une lampe à huile, et elle n'est pas sûre que les Ymbrynes soient contentes si ça devait arriver. Elle fait un saut à la bibliothèque, laisse son index s'aventurer sur les dos usés d'ouvrages parfois centenaires, d'autres plus récents, d'autres encore qui datent de décennies qu'elle ne verra jamais — Harry Potter est vite devenu une de ses séries préférées, juste après Le Seigneur des Anneaux. Mais elle préfère opter pour une nouvelle de Maupassant, qu'elle a déjà lue et relue quelques centaines de fois. Elle s'en moque un peu.

Elle repart. Ses pieds nus sont silencieux sur le sol usé du manoir, et elle a beau être un peu lente à la détente parfois, elle n'est pas non plus complètement idiote et elle s'est rendue compte qu'on la suit. Elle n'a aucune idée de qui c'est, ou de ce que cette personne veut, mais pour le moment ça lui convient. Elle n'a pas l'impression d'être en danger immédiat, Fantine, donc elle se contente d'errer encore un peu dans les couloirs avant que ses petons ne prennent la direction d'une pièce apparemment abandonnée par les autres Syndrigastis. Elle est vide de toute présence humaine et un peu poussiéreuse, et sans la moindre trace d'électricité, mais il y a toujours des sièges et des tables, et l'endroit semble être un genre de petit salon. Elle s'étale dans un sofa, le bouquin ouvert sur les genoux à la première page, mais elle ne commence pas à lire. Pas tout de suite. Elle aimerait bien avoir quelques réponses avant. « Hé, j'vais pas te manger. » Elle lève le nez, tourne sa bouille lunaire vers la porte restée ouverte, les sourcils un peu froncés, mais elle est pas énervée. Juste curieuse. « J'sais que tu me suis depuis un moment, mais j'vais pas te manger. J'aimerais juste savoir pourquoi. Tu devrais prendre un siège, ils sont confortables. Un peu poussiéreux, mais confortables. »



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MessageSujet: Re: enquête particulière (ft. Fantine)   Jeu 26 Avr - 17:56

Tu sursautes, pauvre idiote qui aurait presque peu du noir. Tu l’entends, ne l’a discerne pas dans les ténèbres, carcasse aux couleurs de la nuit, camouflage infernal dans une pièce sombre. Il te faut quelques instants pour discerner clairement silhouette et visage. Drôle de fantaisie que ce monde arbore, drôle d’idée de créer des êtres ainsi, pourvu d’une particularité presque poétique dans cette prison temporel. Tu restes silencieuse, rien à répondre et surtout troublé, idée absurde que de l’avoir suivi jusqu’ici, sous les lueurs de l’astre de minuit, la pièce se gorge d’un halo pâle qui éclaire ses contours, les quelques détails que tu étais incapable de percevoir quelques instants auparavant. Comme les chandelles depuis trop longtemps abandonné, ou alors les quelques bouquins poussiéreux qui parsèment le sol. Pièce devenant bien moins inquiétante qu’il y a quelques minutes, presque rassurante désormais, sous les yeux bienveillant de la lune. Les épaules qui se relâchent dans un soupir muet, le visage qui se détend quelques peu, mais la tête débordant toujours d’un millier d’interrogation, trop de doute. Après tout, pourquoi être jalouse ? Qui était cette nouvelle habitante, qu’est ce qui a attiré son regard sur elle ? Lui qui n’était pas si confiant, en général. Lui qui était si sauvage sous ses chaleureux sourire, qui était-elle pour avoir sut l’approcher aussi facilement, aussi simplement ?

« Non. » Réponse simple, franche, presque froide en réalité. Tu le réalises, manque d’un certain tact, immédiatement, tu corriges. « ça ira, je suis pas une grande amie de la poussière, pour être sincère. » Détournement d’attention, absurde, ridicule, seuls les enfants se prennent réellement à ce genre de jeu, se font si simplement piéger par une réponse ainsi, pour esquiver les sujets gênant. Joue légèrement rouge, imperceptible sous la pâleur de la lune, tu peux balayer ta gêne sans t’inquiéter ma petite, la nuit, tout les chats sont gris, sous les couleurs de l’astre lunaire, nul n’était jugé. Bien des sentiments étaient voilé sous ses teintes, bien des mots oublié et bien des regard falsifié. « Je m’ennuyais. C’est pas très vivant ici la nuit, qu’elle soit normal ou anormal, la plupart dorment presque tout le temps, depuis que ça a commencé. Ça devient dur de passer le temps. » Mensonge impulsif, manié pourtant avec une langue de maître, reposant sur un constat réaliste. La nuit apporté bien ses vertus, mais aussi ses vices. Plus d’un n’était plus que l’ombre de lui-même.

« Et toi alors ? » Tu lances la question maladroitement, tu n’as pas l’habitude de ces situations pourtant si commune, tu n’aimes pas l’idée d’être désarmé, désemparé, face à une inconnue. « On doit avoir du mal à te voir le soir. Je te conseilles de porter du vert alors. Même si ça pique les yeux fatigués. » Tu essais de combler le silence, décidément, tu n’as aucun talent pour cela, tu ne sais même pas de quoi tu parles. Tu navigue à l’aveugle, comme tu ne l’as jamais fait auparavant. Tu as relancé avec une question sans queue, ni tête, un choix aléatoire dans un répertoire déjà entendu, une remarque sans rapport… A tes yeux en tout cas, peut être qu’elle, elle comprend tes mots tout autrement, peut être qu’elle, elle voit le fil conducteur, une logique qui t’échappe.
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Fantine Lervannec
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MessageSujet: Re: enquête particulière (ft. Fantine)   Ven 11 Mai - 22:07

enquête particulièe

carter & fantine

La poussière lui pique le nez et lui arrache un éternuement. Elle peut comprendre son visiteur inattendu ; les petites particules qui flottent dans l'air presque vicié, à l'odeur désagréable de renfermé et d'usure, sont loin d'être de bons compagnons. « Je t'en veux pas. Je sais que je préfère être assise, personnellement, mais tu fais comme tu veux. C'est dommage que cette pièce soit inutilisée. Elle pourrait être sympathique, si on s'en occupait un peu. » Distractions, encore et encore. Il lui fait un peu perdre le fil, mais Fantine est trop curieuse pour son propre bien, et elle garde quand même ses questions en tête. Il la suivait, et elle veut savoir pourquoi, même s'il n'a pas vraiment l'air de vouloir livrer ses secrets. Elle peut pas vraiment le blâmer pour ça. Chacun a droit à son intimité.

Il évoque l'ennui en guise d'excuse, et ça lui fait faire la moue, à Fantine, parce qu'elle doute vraiment que ce soit la vérité, mais elle suppose qu'elle peut jouer le jeu, pour le moment. « C'est vrai que c'est pas la tasse de thé de tout le monde. Les diurnes... Ca doit être dur pour eux. Vous. Enfin, j'me comprends. » Elle fronce un peu les sourcils. Le manque de sommeil se fait ressentir comme un poids sur ses épaules maigres, mais elle n'ose même pas imaginer combien ça doit être compliqué à gérer, cette nuit éternelle, pour ceux qui ont besoin de la chaleur du soleil. Et c'est vrai qu'il lui manque à elle aussi, ce soleil, cette jolie boule de feu dans un ciel bleu azur.

La question la prend un peu de court, et Fantine cligne des yeux un instant, un air de vague incompréhension sur la figure, mais elle finit par pousser un petit soupir. Son bouquin est abandonné sur ses genoux, en attente d'être relu, mais la conversation est plus intéressante que les lignes de Maupassant. « J'arrive pas à dormir avec de la lumière. J'attends d'être complètement épuisée, je suppose. » La remarque qui suit lui arrache un rire honnêtement amusé, clair comme des clochettes, et elle secoue sa tête blonde avec un grand sourire. « C'est pas faux ! Mais je crois qu'une lune miniature qui se balade au sol se remarque assez facilement. Enfin, c'est vrai que j'essaie de porter des vêtements clairs quand je me balade la nuit. Quand je me rappelle que se balader toute nue c'est pas vraiment bien vu par les Ymbrynes, en tout cas. » Elle se redresse, la gamine, et finit par tendre la main vers lui. « J'm'appelle Fantine, au fait. J'viens de Paris. »



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MessageSujet: Re: enquête particulière (ft. Fantine)   Jeu 28 Juin - 19:35

Étrange. C’est ce qui qualifie parfaitement cette filature louper, ces courbes obscur qui se dessinent sous tes yeux innocent. Particulière, c’est ce qui l’a défini parfaitement, au détour des ombres, elle s’y mêlent à merveille, décor d’étoile se dressant face à toi. Tu ne comprends pas bien cet être si brumeux qui se tient devant toi, expression étouffer par les teintes mystique de sa carne. Tu l’observes, sans un mot, légèrement gênée par l’insistance de ses yeux, irrémédiablement attiré par la toile dessiner sur sa carcasse, un millier de questions, muettes, aux creux de tes fines lèvres. Deux femmes, toute aussi étrange l’une que l’autre, qui se font face, deux énigmes particulières et pourtant radicalement différente. Elle, possède cette énergie qui t’échappe malgré les couleurs qui parsèment sa carcasse, comme un soleil au cœur de la nuit, se teintant à merveille avec le décor, tandis que malgré l’ivoire de ta chair, ta posture semble brumeuse, bancale, tel un arbre au vent, on croirait presque qu’une brise t’emporterait. Sous le calme que tu arbores, le cœur s’est pourtant emballé quelques instants plus tôt, toujours sous une certaine tension, l’esprit toujours troublé par cette jalousie malsaine. Femme possessive, c’est ce que tu étais sous la glace du rôle que tu joues, au-delà de cette frontière que tu as mis en place avec le reste du monde. Ceux-qui l’a franchissent sous inconscient du risque des liens, de l’intensité du feu qui bouillonne en toi. Lune factice, tu n’es pas aussi lointaine que peut être l’atmosphère nocturne, tu brûles, tu t’embrase sans rien exprimer. Soleil sous la glace, sous la roche qui te sert de carapace.

Pensée vagabondes, esprit brouillon, juste quelques phrases qui te choquent, tel la nudité, acte fou que tu ne pourrais jamais te permettre, interdiction sacré à tes yeux. Évidemment, tu pourrais comprendre le décalage de culture, après tout, ce monde étrange que vous partagez en déborde. La vie, issu de différentes époques, différentes nations, s’entremêle ici, dans un cocktail des plus « particuliers », comme le nom qu’on pourrait vous donnez, à chacun. Soupir qui reste muet, tu réponds simplement. « Carter, je ne connais pas Paris, à part de nom. » Tout comme le reste du monde, de simples noms qui s’entremêlent dans ta mémoire, des morceaux d’histoire, mais jamais tu n’as mit pied au-delà de cette île qu’on appelle les Royaumes-Unis. Sans doute inculte sur bien des domaines, en plus de la géographie, tu ne sais rien des Français et Française en dehors de l’image de leur cuisine et des quelques récits que tu as entendu au fil du temps. Comme de nombreuses jeunes filles, tu as sans doute envier ce pays qui fut tristement déchirer par la guerre à certaine époque, comme beaucoup, tu as entendu dire que Paris était une ville de lumière, sans cesse éclairer par mille et une couleur. Mais tout ceci reste anecdotique au final

« Les plus jeunes s’en servent… De cette pièce. Quand il fait jour, ce qui est pas arrivé depuis quelque temps. Les autres, ils ne font que passer, souvent. » Trop souvent, à croire que ce manoir n’était qu’un dédale de couloir, énormément de passage, mais trop peu restent ici, trop peu s’arrêtent réellement, loin du temps, on ne prend plus le temps. Le temps de s’arrêter, d’admirer ce paysage qui se répète jour après jour. Même hors du flux temporel, la vie semble toujours être une course contre la montre, sauf que tu l’as déjà gagner. Immortalité finalement devenue superflue. Tu restes sceptique face à cette inconnue, cette Fantine. « Et tu te balades nue… T’a pas peur que… Certains te cours après, parce qu’ils se font des idées ? » Question stupide...
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Fantine Lervannec
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MessageSujet: Re: enquête particulière (ft. Fantine)   Jeu 5 Juil - 20:31

enquête particulière

carter & fantine

Elle a l'habitude d'être observée, dévisagée avec toute la curiosité du monde. L'être humain a toujours été fasciné par le céleste, et quoi de plus fascinant que la fille qui porte le céleste à même sa peau ? La curiosité en elle-même n'a rien de bien étonnant. Non, la nouveauté vient de l'intensité avec laquelle l'autre l'examine, comme si elle était un puzzle particulièrement compliqué mais important à déchiffrer, et elle s'en trouverait presque mal à l'aise, Fantine. Elle se tortille sur son siège juste un instant, mais ça ne l'empêche pas de lui renvoyer un regard qui défierait presque d'oser faire le moindre commentaire mesquin. Têtue, la gamine. Elle n'aime pas la confrontation, avec sa blondeur et ses airs d'ange, préfère jouer les médiatrices pour que tout le monde rentre heureux dans ses pénates, mais quelque chose la pousse à se montrer presque agressive dans son attitude, menton redressé fièrement, sourcils froncés.

Ca ne dure pas longtemps. Le sourire qui s'étale sur sa figure dissipe l'air effronté qu'elle exhibe et rivalise presque de brillance avec la lune qui s'est installée sur sa peau — juste le potentiel d'une nouvelle amitié est assez pour la mettre de bonne humeur, et elle se redresse sur son sofa poussiéreux, droite comme un I, toute animée à l'idée de causer de la seule ville qu'elle a connue pendant cent vingt années d'une existence figée. « C'est la plus belle ville de tous les temps, Paris ! C'est dommage que tu l'aies pas connue. Ca allait encore, en 1914. On sentait pas trop la guerre au moment de la boucle. On voyait les soldats, mais ça paraissait tellement loin, même si c'était le tout début de la bataille de la Marne. En tout cas, on pouvait sortir sans avoir peur de se prendre une bombe sur le bout du nez. » Sa voix s'éteint, d'un seul coup, et le sourire radieux laisse place à quelque chose d'un peu plus mélancolique. Ménilmontant restera la tombe de sa mère. Il ne restait pas assez d'un corps pour remplir quatre planches de bois, et c'est un cercueil vide qu'elle a enterré, Fantine. Le deuxième de sa courte vie.

Elle cligne des yeux après un moment, tirée de ses pensées belliqueuses par la voix de Carter. Une jolie voix, douce comme de l'eau sur une peau brûlée par le soleil. Carter. Il faut qu'elle apprenne à s'en servir. C'est pas compliqué à retenir, un prénom court, qu'elle risque de massacrer avec son accent français qui refuse de disparaître, entêté comme il est. Elle espère qu'il n'y verra pas d'inconvénient. Mais c'est un prénom qu'elle range bien confortablement dans le dossier qu'elle commence à créer sur lui, inconsciemment, tout au fond de son cerveau, même si elle tique un peu. « C'est pas plutôt un prénom de garçon ? Enfin, je sais pas. J'ai pas trop l'habitude des prénoms anglais, il faut dire. Pardon si c'est indélicat comme question. » Et elle hoche la tête, les doigts occupés à tracer l'ourler de sa robe aux couleurs de pêche estivale. « J'ai jamais compris pourquoi les Ymbrynes utilisaient pas cette pièce. C'est dommage, elle tombe un peu en ruines. Ca pourrait faire un bon endroit pour organiser des tournois sur je sais pas quel jeu. Ou pour que Galahad y joue les projectionnistes en herbe. Je sais qu'il aime bien ça. » Un silence, ensuite, pas vraiment confortable mais pas vraiment tendu non plus, juste le silence partagé entre deux inconnus qui ne se sont pas encore trouvé de points communs.

Puis la question. Fantine s'autorise un large sourire à ça, suivi d'un haussement d'épaules. « Bah, en général les gens sont plus intéressés par les étoiles et ce qu'ils peuvent apprendre que par ma paire de seins. Je les blâme pas trop. Les humains se sont toujours intéressés à l'astronomie, après tout. Mais si ça devait arriver... » Un nouveau haussement d'épaules. « J'aime pas les engueulades. Ou la violence. Mais on m'a appris à cogner là où ça fait mal et je sais coller mon genou dans des parties intimes, on va dire. » Une nécessité en temps de guerre, sans père pour veiller. Mais ce n'est pas ça qui l'intéresse. Elle observe Carter pendant encore un moment, sans ciller, de ces yeux à la couleur indéfinissable, avant qu'elle laisse échapper un petit soupir. Il est peut-être temps de rentrer dans le vif du sujet. « Tu sais, je te crois pas vraiment quand tu dis que tu me suis juste parce que tu t'ennuies. Il y a une bonne raison. Je me trompe ? » Elle est loin d'être idiote, Fantine, derrière ses airs d'éternelle gamine de pas vingt ans. Elle gigote sur le sofa, finit par se rapprocher un peu plus. « Je te demande pas de me dire pourquoi. En tout cas, pas tout de suite, parce que je me connais, un jour j'vais être trop curieuse et je vais te harceler jusqu'à ce que tu me donnes une réponse. Je veux juste une confirmation. » Ce sera déjà un bon début.



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