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 (flashback (41 - an 67)) blue is the deadliest color (pv Anton)

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MessageSujet: (flashback (41 - an 67)) blue is the deadliest color (pv Anton)   Mer 9 Nov - 8:13


blue is the deadliest color (41 - an 67)


Elvire gambade joyeusement dans les couloirs du quartier des portes en fredonnant un air enthousiaste. Son sourire est si grand, si niais qu'on en vomirait presque des arcs-en-ciel. La raison ? Ce magnifique fromage. Oui, celui-la même qu'elle porte soigneusement emballé dans une nappe à carreaux rouges et blancs. Après soixante sept ans, elle le trouve toujours aussi beau. Encore plus beau que la veille, même ! Ses courbes de bûche parfaitement dessinées, sa petite odeur de thym et de rose, sa moisissure tout bonnement sculpturale... Elle n'a qu'une envie, c'est d'y plonger un couteau pour en découvrir le cœur coulant et moelleux. Un délice ! Elle a hâte de faire voir ce splendide spécimen au reste de la boucle. La voila d'ailleurs sur le chemin du restaurant. Perry, sa fidèle chèvre, la suit de près, l'air complètement blasée par les fredonnements de la rousse. « Elvire ? » La concernée s'arrête pour tourner la tête vers l'animal, qui se serait sans doute facepalmé si il avait des mains. « Chut. » Et là, c'est comme si on lui venait de lui apprendre qu'un milliard de bébés tortues innocentes venaient de mourir mangées par des mouettes enragées en essayant de rejoindre la mer. Son visage se décompose d'un seul coup. Le regret s'insinue dans le corps poilu de la petite chèvre. « Euh... Hum hum ! Je voulais dire, chui ravie d'être avec toi ! Oui, c'est ça ! Vraiment ravie. » Perry bêêêêh d'un air gai.

Elvire sourit avant de prendre un air suspicieux. Son index se pose sur son menton. « tu veux dire, ravie ravie ou ravie comme quand Zophia fait semblant d'aimer le fromage pour me faire plaisir ? Tu sais, un jour, j'ai fait un test. 78% des gens de la boucle préfère le fromage quand la croûte est bleue. Même Zophia l'a mangé et l'a trouvé meilleur, alors que c'était le même qu'avec la croûte beige. Alors je me suis dit... Pourquoi est-ce que je demanderai pas à Ginette de changer la couleur de tous mes fromages avant de les livrer ? Eh bien la réponse est simple... Les pingouins ! A chaque fois que je vois du bleu, je vois des pingouins. C'est fou. Quand je croque dans ce fromage bleu, j'ai l'impression de croquer dans une cuisse de pingouin. Et j'ai pas envie de faire ça. Si on mange les pingouins, qui va s'occuper des bébés pingouins ? » La mâchoire de la chèvre est prête à s'écraser au sol face à un tel raisonnement. Pour être tout à fait honnête, elle a décroché de la deuxième phrase alors... « ... Les pingouins ? » Le visage d'Elvire se contrit. Une grosse ride vient se dessiner sur son front. « Mais non Perry, t'as rien compris... Viens on va poser la question à quelqu'un ! » Elvire regarde autour à la recherche d'une tête familière.

C'est finalement Anton qui entre dans son champ de vision, au loin, très loin. Il a pas l'air hyper jojo, mais tant pis. La rousse s'approche de lui à grandes enjambées en lui faisant des signes de bras. Sourire placardé au visage, elle s'arrête à un bon mètre de lui, prête à mitrailler le blond de ses problématiques cruciales. « Bonjour Anton ! » Son manque de manières habituel, Anton le connaît, et elle ose espérer, ne le choque plus depuis longtemps (quoique non... en fait, elle se pose pas trop la question de savoir si oui ou non, ça choque). « Perry et moi, on se demandait si la couleur bleue des aliments comestibles avait un rapport avec le taux de mortalité des pingouins ? »




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MessageSujet: Re: (flashback (41 - an 67)) blue is the deadliest color (pv Anton)   Dim 13 Nov - 17:18

Anton s’était à nouveau enfermé dans sa chambre, d’une humeur massacrante. Il était dans cette horrible période transitoire, récurrente après chacune de ses disparitions. Il était arrivé au bout de son journal, et il avait toujours un tas de questions. Il n’avait qu’une seule certitude : il gérait très mal la frustration. Il tentait de déclencher de nouveau souvenir par tous les moyens mais sa mémoire avait été totalement effacée. Il ne se souvenait de rien. Il avait passé les derniers jours à réapprendre le nom des autres habitants, les particularités connus et les « habitudes » de chacun. Suzanne l’aidait autant que possible en lui donnant des informations ou des anecdotes plutôt rigolotes pour le dérider. Il lui avait fait confiance instantanément comme si … C’était naturel et complètement logique qu’elle soit à ses côtés. Contrairement à certains, elle ne se permettait pas de commenter ses agissements. Apparemment Anton était plus taciturnes que la dernière fois, ou alors plus piquant… Les conversations de ces derniers jours se terminaient toujours de la même manière : il partait en soupirant, tentant de se contenir pour ne pas exploser. Se doutaient-ils, ne serait-ce qu’un instant, à quel point ca pouvait être énervant de les entendre parler de lui, de fait ou d’attitudes dont il n’avait aucune idée ? Il avait l’impression de se perdre lui-même. Comme à chaque fois s’il en croyait le journal, avec beaucoup trop d’optimisme à son goût. Depuis quand était-il capable de se montrer optimiste dans un cas comme le sien ? Au moins, jusqu’à présent, tout le monde le laissait tranquille. Il n’était pas à l’écart, il pouvait rentrer dans le groupe à n’importe quel moment, mais personne ne trouvait ca insultant ou dérangeant.

Il se décida finalement à quitter sa chambre alors qu’un mal de tête s’était déclaré. Il avait besoin de s’éloigner de ses quatre murs sous peine de devenir fou ou râleur selon Suzanne. Il se promenait donc dans le quartier des portes, les mains dans les poches, observant chaque détail. Le seul côté positif qu’il avait trouvé jusqu’à présent de sa condition était qu’il ne se lassait jamais d’un endroit. Malgré les plans et les descriptions, il recommençait à chaque fois à zéro, découvrant de nouveaux lieux… Ou peut être qu’ils avaient simplement été oubliés. Il regardait autour de lui, cherchant une fenêtre, un mur, quelque chose à escalader lorsqu’on l’interpella. Une jeune femme rousse lui fit de grands signes. Il prit une grande inspiration, faisant le tri dans ses pensées. Son prénom… Il lui fallait son prénom. El quelque chose… Il ne s’en souvenait plus vraiment. Par contre la description de la jeune femme l’avait intriguée. Elle n’était pas très élogieuse, il la trouvait particulière… euphémisme pour ne pas dire bizarre. Il lui fit un sourire, légèrement forcé mais assez compatissant. « Bonjour. » Et en une fraction de seconde, il comprend les annotations concernant la jeune femme. Les pingouins ? Il plissa les yeux, n’étant pas certain d’avoir réellement bien entendu. « Pardon ? Je… Quoi ? » Anton comprit que la chèvre était Perry. La pauvre bête semblait aussi dépitée que lui. Il croisa les bras et haussa les épaules. « As-tu déjà rencontré un vrai pingouin ? Ca me semble être un bon point de départ pour répondre à ta question. » Son air était légèrement condescendant. « Ensuite… Je ne connais que peu d’aliments bleus. A quoi penses-tu ?” Puis il se rendit compte qu’il était en train d’essayer de trouver une explication à une question complètement idiote. Ne voulant pas se montrer méchant, il lui demanda : « Et pourquoi est-ce que ca t’intéresse ? »
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MessageSujet: Re: (flashback (41 - an 67)) blue is the deadliest color (pv Anton)   Mar 15 Nov - 9:56


blue is the deadliest color (41 - an 67)


Elvire observe Anton l'air incrédule. Ses questions sont très pertinentes. A vrai dire, elle n'y avait jamais pensé. Quel homme, quel penseur ce Anton ! Il a tout à fait raison. Les aliments bleus ne courent pas les rues. Et les pingouins encore moins. Raison de plus pour se poser la question, non ? Leurs nombres doivent être liés. La rousse hoche de la tête sans vraiment carrer l'attitude un poil condescendante du blond. « Non, je n'ai jamais rencontré de pingouin. J'aimerais bien ! Et je prévois de le faire. J'ai même préparé un questionnaire pour le moment fatidique... C'est pas faute d'avoir essayé tu sais. Mais tu connais Miss Aegithalos. Elle m'a dit que ce n'était pas raisonnable, ni même envisageable. » Elvire répond de façon tout à fait honnête, comme si la question était on ne peut plus sérieuse. « Un jour, je me suis promise que j'irai voyager dans le Nord. Ça doit être beau, là-bas avec les plaines enneigées et les aurores boréales. J'ai même lu qu'il y avait des caribous et une race bien spécifique de chèvres élevée par des inuits. C'est super excitant, non ? » Ses yeux brillent. Comme tout enfant, Elvire rêve de beaucoup de choses. C'est presque attendrissant de constater qu'elle garde encore cette candide innocence, même après avoir vécu les pires horreurs.

Son large sourire fend ses lèvres jusqu'à ses oreilles. Et la voila repartie de plus belle. « Ceci dit, tu as raison. Les aliments bleus ne sont pas très courants. Il y a bien les myrtilles et les groseilles... Zophia m'a même raconté qu'elle avait vu des poivrons bleus un jour ! Mais surtout... » Elle laisse sa phrase un instant en suspens en levant l'indexe, comme si elle s'apprêtait à révéler le nom de la huitième merveille du monde. « Surtout ! Les poissons sont bleus. Enfin, beaucoup paraissent bleus. On les associe peut-être à cette couleur à cause de l'océan, qu'est-ce que tu en penses ? » C'est une question à laquelle elle n'attend pas de réponse. De toutes façons, elle parle trop vite pour qu'Anton puisse l'interrompre. « Bref ! Ce n'est pas le sujet ! Tout ça pour dire que les pingouins mangent des poissons, et que les poissons, eux, sont bleus. D'où ma précédente question sur le rapport entre les aliments bleus et le taux de mortalité chez les pingouins. » Elvire vient de lui expliquer comment alors qu'au final, il se demandait plutôt pourquoi. Elle s'en rend compte après coup. « Ah pardon... Ce n'était pas ta question... Eh bien si tu veux tout savoir, ça m'intéresse parce que j'aimerais écrire un petit recueil sur les pingouins ! Rien de très ambitieux, hein. Juste quelques informations utiles pour sauvegarder leur espèce. » Perry manque de s'étouffer à la mention "écrire un petit recueil". Elvire n'a jamais eu la fibre d'un écrivain. Pire, la dernière fois qu'elle a essayé de faire la même chose avec les chèvres, c'était une belle grosse compilation d'élucubrations et de théories toutes plus saugrenues les unes que les autres, le tout sous le format indigeste d'une encyclopédie en cinq tomes.

En parlant du loup... « Tu te souviens de celui que j'avais fait pour les chèvres, non ? Je te l'ai fait lire il y a trois semaines. Eh bien, c'est le même principe. » Elvire se rend finalement compte que le blond a l'air perdu. Ou peut-être est-ce de la détresse ?... « Anton ? Tu es sûr que tu vas bien ? Tu as l'air un peu plus pâle que d'habitude. Tu sais quoi ? Rien de tel qu'un bon fromage pour reprendre des forces ! Et si on allait pique-niquer ? » Elle lève son baluchon vers Anton, grand sourire pendu aux lèvres.




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MessageSujet: Re: (flashback (41 - an 67)) blue is the deadliest color (pv Anton)   Mar 13 Déc - 17:56

Elvire était à la hauteur de la description qu’en avait faite Anton dans son cher journal. Il avait à peine croisé son chemin qu’il se trouvait enseveli sous une montagne de questions plus improbables les unes que les autres. Il lui fallut quelques secondes pour comprendre qu’elle était apparemment en train de parler avec la chèvre – ce qui avait toujours le don de le surprendre – et qu’elle s’interrogeait sur les pingouins. Comment lui pouvait-il répondre à ces questions ? Il n’en avait jamais croisé. Du moins, il le supposait. Son journal n’en faisait pas mention, mais il supposait que ce serait un évènement assez insolite pour le notifier. Le jeune homme n’était pas d’humeur pour ses prises de tête, mais n’ayant pas de réponses à ses propres questions, il tenta d’aider la jeune femme dans un esprit de compassion. Ca semblait réellement lui tenir à cœur et derrière son air de mauvais bougre, il n’était qu’un râleur souvent de mauvaise humeur. Il ne put toutefois pas s’empêcher un peu de condescendances, reste d’une époque qui avait été la sienne. « Je suppose qu’elle n’a pas tout à fait tord. » répondit-il d’un air détaché. La jeune femme ne sembla pas en prendre conscience et c’est avec les yeux pétillants qu’elle poursuivit son récit, lui parlant de plaines enneigées, de caribous… animal qu’il ne connaissait pas vraiment… « Il fait peut-être un peu trop froid pour moi. Je préfère le sud. » Il n’osa pas poser de questions sur les caribous. Il avait peur de devoir supporter un exposé. Il irait se renseigner… Simplement pas auprès d’elle.

Une fois la question de la présence des pingouins réglée, il restait les aliments bleus. Il hocha la tête, devant avouer qu’il n’avait nullement pensé aux myrtilles et aux groseilles. Il plissa les yeux en entendant l’évocation de poivrons bleus. La fameuse Zophia n’avait-elle pas dit cela dans l’espoir de s’en débarrasser ? La pauvre devait avoir eu à répondre à un tas d’autres questions. Anton soupira en entendant parler des poissons. Mais les poissons n’étaient pas bleus, enfin sauf ceux qui venaient des pays tropicaux. Il sentit un frisson parcourir son échine. Comment est-ce qu’il savait ça ? L’avait-il lu ? Avait-il voyagé ? Perdu dans ses pensées et ses nouvelles questions, il la laissa divaguer, débitant les informations à une vitesse folle : « Elvire ! » la coupa’il, sentant qu’elle s’emballait un peu trop. Oui voilà ! C’était ça son prénom. « Les poissons ne sont pas bleus ! Les poissons réellement bleus vivent dans les eaux chaudes, pas dans les eaux froides du nord. Donc tu n’as pas à t’inquiéter pour les pingouins. » Il lui fit un petit sourire. « Si tu veux écrire un petit recueil, je te conseille d’attendre d’en rencontrer un et de… discuter. Il faut être précis. Le plus précis possible. » Il tenta d’étouffer un rire lorsqu’il vit la chèvre s’étouffer encore et encore. La pauvre Elvire, si elle n’était même pas soutenue par ses amis. Compatissant, il lui fit un petit clin d’œil. « Je le lirai avec plaisir. »

Quelle bêtise n’avait-il pas dit là ! Elvire lui parla d’un livre sur les chèvres dont il n’avait absolument aucun souvenir. Enfin un point positif à cette amnésie post mortem… Ou alors était-ce une autre tragédie… Il n’avait absolument pas l’intention de lire une seule page sur les chèvres. Il ouvrit la bouche ne sachant pas quoi répondre. Oui/non. C’était un peu quitte ou double. S’il mentait, elle finirait par le savoir. Il était bien incapable de répondre à la moindre question. S’il avouait ne plus s’en souvenir, il y aurait certainement droit à nouveau. Il se promettait de mettre une note dans son journal pour parler de ce problème. « Oui je… J’ai mal à la tête. Rien de grave. » merveilleuse pirouette. Il hocha positivement la tête. Un petit pique-nique lui ferait le plus grand bien et même s’il se trouvait en présence d’un véritable moulin à parole : elle n’était pas désagréable. Il n’avait pas le cœur à refuser. Se mettant en marche, il se permit de lui poser une question. « Tu es toujours aussi… Vive ? »
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