errance nocturne ☾ Oisin
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Galahad L. Ednyfed
reflet excentrique

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☾☾ Miroir :

☾☾ Particularité :
Miroir. Échine capricieuse qui prend le code soufflé, carcasse qui imite en tout point l'être effleuré. Doppelgänger. Jumeau factice qui se perd dans l'illusion. L'imitation s'infiltre, se glisse, caractères et manies gobés à la manière d'une éponge. Excentricités d'un égaré qui finit par ignorer ce qu'est d'être lui-même.
☾☾ Bizarrerie :
Versatilité constante, imprévisibilité. Fascination des objectifs et pellicules. Voyeur inconditionnel qui fouine et récolte, collectionne les dossiers sur autrui, curiosité maladive qui ronge les tripes.
☾☾ Années :
Frustration éternelle, carcasse figée quelques jours avant la trentaine qui ne sera jamais atteinte, traits mensongers, censés afficher nonante-six automnes.
☾☾ Occupation :
Anatomie adulée et répugnée, médecine opérée lorsque nécessaire bien que l'épiderme demeure problématique, brillant avenir dérobé. Parfois projectionniste pour le plaisir des regards avides de curiosités.
☾☾ Myocarde :
Palpitant embourbé dans les fils d'un idylle platonique. Carne répugnée par les chairs. Interrogation demeurant, de qui voudrait d'un être devenant soi-même. Odieuse fatalité.
☾☾ Missives :
2264
☾☾ Trogne & crédit :
Brendon Urie ☾ old money. (ava) / DΛNDELION (gifs/sign)


MessageSujet: errance nocturne ☾ Oisin   Sam 28 Avr - 23:18

errance nocturne
oisin & galahad

« Depuis longtemps je suis insomniaque, un mot qui finit comme maniaque, patraque, hypocondriaque, bref un mot qui dit que quelque chose se détraque »
Trouble nocturne. Cliquetis infernal. Chahut pourtant imperceptible qui perdure, inlassablement, nargue du haut d'une pendule qui se plait à apposer son tourment par delà ses aiguilles. Semblable à la géhenne insufflée par le supplice de la goûte d'eau qui tomberait encore et encore jusqu'à provoquer l’aliénation. Fléau coutumier. Amie pernicieuse aux paluches sinistres, piégeant la carne dans une conscience tourmentée. Insomnie. Alors l'esprit s'égare, se perd, sombre dans les faces sombres d'une imagination qui eut tendance à se laisser emporter, voit fleurir quelques tourments qui ne durent guère être dépoussiérer, ravivés. C'est ce qu'il y eut de vicieux aux petites heures, lorsque les ombres de l'obsidienne happent.  

Et il n'en peut plus Galahad, la carne fiévreuse d'agacement qui s'ébouillante sous la couverture, le matelas semblable à un roc dans lequel il fut impossible de trouver le confort, cherchant l'interrupteur d'une lampe qui se voulut quelque peu rassurante, inondant les combles, devenus royaume, d'un piètre faisceau. Nocturne infernal qui n'en finit guère, va même jusqu'à narguer le jour. Il en devient fou l'Excentrique, s'extirpant des draps vides et dépourvus de toute échine rassurante en grommelant, couvrant le murmure des aiguilles. Carcasse couverte à la hâte, ne laissant aucune parcelle d'épiderme, si ce n'est le faciès, à nu, grimaçant au simple geste de glisser les phalanges dans le cuir nocturne. Besoin de prendre l'air. Viscéral. Suffocant entre quatre murs.

Silence. Le calme fut terrifiant, jonchant les couloirs avec prudence, aux heures où le sommeil eut emporté la plupart, ne laissant que les irréductibles et les nocturnes errer sur les lattes du parquet grinçant. Ombre furtive aux cernes violacées, trouvant réconfort dans l'antre d'une verrière aux merveilles botaniques. Curiosité de plantes qui eurent des airs d'herbier vivant, le feuillage emprisonné entre les pages d'une seule et unique journée redondante. Il se souvint Galahad, qu'il fut un temps où il oubliait perpétuellement d'arroser la verdure, d'avantage égaré dans les pages et autres objectifs qu'il eut toujours adulé. Au moins celles-ci ne risquaient guère de mourir de soif.

Une paume se glisse, cherche un bâtonnet immaculé accompagnée d'un zippo d'argent, portant l'objet du délit aux lippes pour en extraire une bouffée douçâtre. Il se fiche bien des dires modernes le voleur de carnes, usant de la mauvaise foi, piégé en un temps où le tabac fut chose répandue et jugée bénéfique, ne parvenant guère à assimiler le fait d'être contraint de fumer à l'extérieur. Vieillard désuet piégé dans ses traits juvéniles au même titre que ses habitudes.

Son étranger. Bruissement de feuilles qui n'eut rien d'une brise au sein d'une bulle de verre géante. Panique. Le myocarde s'emballe, tambourine, le derme voyant presque revenir la sueur de tourments. Les mirettes balayent les ombres, cigarette entre les dents, voyant les bouffées et la vapeur de nicotiane s'élever d'avantage. Silhouette. Un soupir se marque en un soulagement, évinçant les paranoïas nocturnes, reconnaissant les traits familier d'un quidam. « J'ai eu une de ces peurs ! » Le rire s'immisce, paluche se glissant dans le corbeau de mèches en un geste quelque peu gêné, se trouvant définitivement ridicule. « Toujours les mêmes qui finissent par rôder. » Rictus, entamant quelques pas qui séparaient l'échine de Oisin, autre ombre errante ne connaissant que trop bien cette même et triste amie retenant les paupières à la réalité mordante.
(c) DΛNDELION



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