« L'éternité, c'est long, surtout vers la fin. » - Charlotte
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Charlotte McArthur

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MessageSujet: « L'éternité, c'est long, surtout vers la fin. » - Charlotte   Dim 29 Avr - 15:34



Charlotte McArthur

Wanted to fight this war without weaponss


☾☾ passeport

☾☾ Nom : McArthur, des origines écossaises lointaines qui ponctuent son patronyme depuis des générations. ☾☾ Prénom : Charlotte, prénom qui lui vient de sa grand-mère, qui le tient elle-même de la Reine Charlotte de Mecklembourg-Strelitz, reine d'Angleterre et grand-mère de la Reine Victoria d'Angleterre. ☾☾ Surnom(s) : Lottie, surnom affectif que lui donnait sa mère autrefois. ☾☾ Âge : Même si elle reste figée dans l'éternité de ses 29 ans, et en faisant abstraction des boucles, elle aurait en réalité 107 ans. ☾☾ date de naissance : C'est le 27 février 1906 dans la campagne anglaise qu'elle vint au monde. ☾☾ nationalité : Comme ses parents et ses grands-parents avant elle, Charlotte est de nationalité anglaise. ☾☾ origine : Sa boucle, celle du 3 juillet 1928, à New York, elle l'a trouvé en 1935. ☾☾ statut civil : Elle a bien eu quelques aventures autrefois, mais elle est pourtant bel et bien célibataire. ☾☾ orientation : Elle a déjà échangé un baiser avec une femme, mais toutes ses relations sexuelles ont été avec des hommes. Elle se sait hétérosexuelle. ☾☾ occupation : Même si son père, vétérinaire, et sa mère, institutrice, désiraient la voir devenir avocate ou médecin, Charlotte s'est pourtant intéressée au métier de couturière. ☾☾ Affiliation : A l'instar des spécimens naturalisés, Charlotte ne sait pas vers quel côté aller. Elle n'aime pas choisir entre le blanc ou le noir, entre papa et maman. Elle n'aime pas prendre de décision qui auront un impact positif ou négatif sur sa propre vie.


particularité

Charlotte a toujours beaucoup aimé les animaux. Quand elle était gamine, elle ramenait les chats errants et les oiseaux tombés du nid chez elle. Elle accompagnait toujours son père dans les fermes pour pouvoir aller caresser les vaches, les cochons et les chevaux. Elle s'est rendue compte qu'elle parlait aux animaux. Enfin, parler n'est pas vraiment le mot. Si elle leur parle verbalement, ils se contenteront de la regarder, et sa famille se moquera d'elle parce qu'elle parle aux animaux comme s'ils étaient des membres de la famille. Non, elle, elle leur parle en pensée. Il lui suffit juste de plonger son regard dans celui de l'animal voulu pour établir une connexion, et une fois la connexion établie, si elle le ressent à proximité, elle peut "parler" avec lui. On la prend pour une enfant silencieuse, mais le fait est qu'elle est toujours en discussion, dans sa tête, avec les animaux.
bizarrerie

Elle a un herbier, commencé lorsque sa particularité a commencé à se manifester. Les animaux lui indiquaient où trouver telle ou telle plante/feuille, et parfois, elle leur demandait de lui en rapporter. Elle connaît alors quelques plantes qui peuvent soigner, mais elle ne croit pas spécialement en l'homéopathie.

petits secrets

I. Un jour, en apprenant à faire du vélo sans les petites roulettes, elle est tombée dans un fossé pleins d'orties. Elle a bien évidemment eu les petits boutons et les rougeurs typiques des piqûres d'orties, mais elle a aussi fait une réaction allergique qui l'a envoyée à l'hôpital, par précaution. II. Pour amuser ses amis à l'école, elle a demandé à un écureuil d'aller chercher quelque chose dans le cartable de la maîtresse. Ca a failli virer au cauchemar lorsque l'animal s'est glissé sous les jupes de l'institutrice. III. Elle aime se promener quand le temps est froid et humide. Ca lui permet toujours de réfléchir. IV. Malgré son lien étrange avec les animaux, on pourrait penser qu'elle est végétarienne. Mais elle aime la viande et ne pourrait s'en passer. V. Elle a appris à conduire en piquant les clés de la voiture paternelle. Quand elle s'est faite surprendre par ce dernier, elle a demandé à avoir un vélo avec un petit panier devant, histoire de pouvoir aller faire quelques commissions toute seule. VI. Charlotte a appris à coudre peu après son arrivée en Amérique. Ce n'est qu'au début de son adolescence qu'elle a appris le tricot. Elle a commencé par faire des robes à ses poupées avant de faire des petites couvertures pour les animaux et des vêtements pour elle et sa famille. VII. Elle adore apprendre de nouvelles langues. Elle parle l'anglais, a des notions d'écossais (elle le maîtrise plutôt bien), parle le français même si c'est encore un peu compliqué et l'italien. VIII. Depuis le naufrage du Titanic, elle a une phobie de l'eau, et plus spécialement des grandes étendues d'eau. On ne la verra jamais se baigner dans une piscine, dans la mer ou prendre le bateau. IX. Quand les choses la dépassent, elle commence à stresser et préfère tout quitter pour aller se calmer toute seule dans son coin et réfléchir. X. Elle a fait deux fausses couches successives. Elle vient à penser qu'elle est condamnée à ne jamais avoir de famille.
mentalité

la mentalité du personnage sous forme de texte, adjectifs, rumeurs, etc.
identité secrète

☾☾ Pseudo : Alinoé ☾☾ Âge : 26 ans ☾☾ Localisation : Manche ☾☾ Type de perso : inventé ☾☾ Avatar : Emily Kinney ☾☾ Crédits : patsy-avatars (tumblr) ☾☾ Comment as-tu trouvé le forum : Grâce à une pub fb ☾☾ Le mot de la fin : bloup

aventures

Trois petits pas dans la neige


Il y a tout d’abord ce murmure qui se perd dans un silence étouffé. Personne ne l’entend, personne n’y fait vraiment attention. Tous calfeutrés dans leurs maisons, au coin du feu, à échanger quelques amabilités d’usage. Les enfants s’amusent dans un coin du salon, avec des petits soldats de plomb ou de jolies poupées. Par les fenêtres entrouvertes des cuisines, un délicat fumet s’échappe. Tantôt une odeur de viande et d’oignons, tantôt une odeur de caramel qui nappera quelques minutes plus tard un gâteau de semoule. Tout ça mettrait l’eau à la bouche de quiconque oserait s’aventurer dehors. Certains animaux, alléchés par l’odeur, s’aventurent près des fenêtres. Mais le bruit d’une porte qui claque ou de voix qui déchirent le silence extérieur les effraie. De toute façon, les animaux, comme les humains, sont rares à s’aventurer hors de leurs habitats. C’est fou comme l’innocence de la neige fait peur à tout un chacun.
Une porte s’ouvre et la vie contenue entre les murs éclate au dehors. On entend des rires, des verres qui s’entrechoquent, des enfants qui pleurent. On entend un chien aboyer, une femme lui ordonner de revenir aussitôt. Et on aperçoit la frêle silhouette d’une petite fille. Quatre ans tout au plus. Elle laisse son regard émerveillé aller d’un flocon à un autre. Elle laisse tomber sa tête en arrière, ouvre grand la bouche, espérant en gober quelques uns. Mais l’attente est plutôt longue pour une si maigre récompense… Elle sent le froid lui mordre les joues, engourdir ses pieds. Elle laisse la porte ouverte et se dirige vers la grande étendue devant elle.
Au loin, elle voit un toit, celui de l’étable où sont les chevaux et les poneys. Elle sait qu’un peu plus loin, il y a les vaches et quelques moutons. Dans un abri en bois, dissimulé par de la végétation, des poules, probablement serrées les unes contre les autres pour se porter chaud. Traîner autour de ses bâtiments, ça la rassure. La présence des animaux l’apaise. Elle se sent une affinité avec eux, comme si elle les comprenait. Mais on ne peut pas comprendre les animaux, pas vrai ? Elle aime caresser l’encolure des chevaux, comme si cela les apaise. Elle aime tendre sa main, paume ouverte au ciel, devant les naseaux des vaches ou des moutons qui viennent voir s’il n’y a pas un brin de foin qui s’y cache. Elle aime aller chercher les œufs dans le poulailler et donner une poignée supplémentaire de grains aux poules.
Ses parents ne sont pas dupes, de son petit jeu. Le père, heureux et fier comme un paon, imagine déjà qu’elle deviendra vétérinaire, comme lui. Ses grand-parents nourrissent le secret espoir qu’elle reprendra leur ferme. Mais la plupart de leurs souhaits sont déjà anéantis par les mœurs de l’époque. Une fille, à un poste à responsabilité ? Elles sont bonnes pour faire le ménage, la lessive et s’occuper des gamins, pourquoi diable iraient-elles voler le travail d’honnêtes hommes ? La mère hausse toujours un sourcil lorsque ce sujet vient sur la table. Les hommes nourrissent tant d’espoir pour les femmes, mais leur tirent dans les pieds quand elles prennent leur envol. Elle a bien connu ça, elle, qui désirait plus que tout être aviatrice et qui, faute de pouvoir suivre les formations nécessaires du seul fait de son sexe, s’est retrouvée institutrice. Oh, son métier lui plaît, mais elle se voit encore conduire un avion…
Sa mère ne voit pas cette passion pour les animaux comme quelque chose d’heureux, comme un potentiel avenir. Dans sa tête, cela résonne comme un trouble du spectre autistique. Si ça se trouve, sa petite Charlotte, elle est schizophrène (à l’époque, la schizophrénie comprenait notamment la psychose et l’autisme. Il ne faudra attendre que les années 40 pour que l’autisme soit reconnu comme un trouble infantile à part). Que diraient les voisins si leur fille était handicapée ? Le bouche-à-oreilles va tellement vite qu’elles s’attireraient les regards mauvais des autres. Non, sa fille ne peutt pas être handicapée. Cela n’est pas possible. Son mari la délaisserait, le reste de la famille aussi. On ferait pression sur elle pour qu’elle suive le mouvement et… Non, une mère ne peut pas abandonner son enfant sous seul prétexte qu’il est différent. Elle, elle sait qu’elle ne peut pas.
La gamine, donc, est dehors et, bouche grande ouverte, tente d’avaler quelques flocons de neige. Elle a profité de quelques instants d’inattention de la part des adultes pour s’éclipser et brouiller cette grande page blanche qui s’étend devant elle. Elle pourrait très bien aller voir les chevaux à l’écurie, rassurer les mères pleines, jouer un peu avec les quelques poulains. Pourtant, elle reste là, les bras ballants, à profiter de ces joies simples d’enfant. Jusqu’à ce que ce murmure qui se perd dans ce silence étouffant.
Elle l’entend, il est faible. Au début, elle pense que c’est son imagination. Quand il y a beaucoup de neige, parfois, on a l’impression d’entendre des choses. Le vent entre les branches des arbres, le bruit des flocons qui s’écrasent au sol, des voix qui viennent susurrer des choses à l’oreille. Mais elle a l’intuition que ce n’est pas son imagination qui lui joue des tours. Ça reste incrusté dans sa tête, ça ne veut pas sortir. Elle essaie pourtant, elle secoue la tête, espérant que ce murmure s’en aille, elle se chante une chanson pour l’étouffer. Sans succès. Elle l’entend, cet appel à l’aide, si fragile, si ténu. Elle regarde autour d’elle. Il n’y a aucun adulte. Du haut de ses quatre ans, elle fronce les sourcils. Elle s’apprête à rentrer lorsqu’un cri de désespoir vient à se faire entendre dedans sa tête. Cette fois-ci, elle ne peut pas l’ignorer. Ce n’est pas son imagination.
Alors, elle s’enfonce dans la grande étendue blanche, essayant de trouver l’origine de ce désespoir. C’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Elle ne sait pas où aller, ni quoi ou qui chercher. Intérieurement, elle se demande d’où peut bien provenir cette voix. C’est avec surprise qu’une réponse lui parvient. Sous l’arbre aux prunes. L’arbre aux prunes, elle le connaît bien, elle y va souvent l’été, quand elle est chez ses grands-parents pour se remplir l’estomac. Les prunes, c’est son fruit favori. Avec beaucoup de mal, elle avance. C’est pas évident, la neige lui arrive un peu plus haut que les genoux. Elle force et après de longues minutes d’efforts, elle y arrive. Elle scrute de nouveau l’horizon, mais rien ne se profile. Son regard est alors attiré par une tâche sombre sur le sol si blanc. Un petit trou de rien du tout. Vraiment de rien du tout. Et dedans ce trou, un oiseau. A mi-chemin entre son enfance et son âge adulte.
Elle le ramasse entre ses mains gantées, lui souffle dessus pour le réchauffer. Elle le serre doucement contre elle, afin de lui redonner un peu de force. Le pauvre oiseau, il a voulu s’aventurer hors du nid, mais trop faible, il est tombé et s’est brisé une aile. Ne pouvant regagner son nid, il a piaillé, espérant que ses pairs lui viennent en aide. Mais, ils étaient déjà tous partis se réfugier avec les autres animaux. Elle ne peut décemment pas le laisser là. Pauvre animal, lui aussi mérite de vivre ! Occupée avec son petit protégé, elle n’entend pas la voix, véritable cette fois, qui l’appelle depuis le pas de la porte. « Charlotte ! Que diable fais-tu dehors par ce temps désastreux ? Tu vas attraper la mort ! » Une silhouette masculine vient gribouiller sur cette étendue blanche pour rejoindre la petite fille. L’homme s’agenouille devant elle, se moquant éperdument de tremper son pantalon. « Tu vas bien ma chérie ? Tu n’as pas froid ? » Elle écarte les mains de son corps et montre le petit oiseau, niché en leur creux. « J’ai vu ce petit oiseau, papa, et je ne voulais pas qu’il meurt de froid ! Il est tombé de son nid et il ne peut plus voler... » L’homme regarde l’oiseau et note son aile froissée. Charlotte resserre ses mains contre elle tandis que son père la prend dans ses bras. Ils s’en retournent à la maison, où un bon feu de cheminée, une table débordant de victuailles et le bonheur les attendent.

Le murmure des étoiles


Son cœur manque un battement. Très vite, sa respiration devient saccadée, laborieuse. Elle se retourne, froisse les draps, son visage se crispe un instant. Elle pousse un petit gémissement qu’elle étouffe dans l’oreiller. Son corps entier se contracte. Elle serre contre elle un ours en peluche flambant neuf. Il adresse un sourire à la nuit qui s’étend partout. La petite horloge dans la chambre rythme les minutes, et le nounours sourit.
Son cœur manque un deuxième battement. De nouveau, son visage se raidit. Elle fronce les sourcils, sa bouche se tord. Elle laisse échapper un petit reniflement, comme lorsqu’on pleure. Instinctivement, le nounours se retrouve davantage serré contre elle et devient le confident de ses nuits. L’avantage, c’est qu’il sait tout mais qu’il ne dira jamais rien. La petite fille commence à remuer. Les draps se froissent davantage, et tombent un peu du lit, dévoilant une jambe que la chemise de nuit a déserté.
Le troisième battement de cœur loupé lui laisse une fine pellicule de sueur sur l’échine et le visage. Elle a chaud, elle a peur. Elle se réveille soudainement, comme lorsqu’on a l’impression que l’on tombe dans un gouffre sans vide alors qu’on dort. Elle plaque le nounours contre son visage et se met à pleurer. Toujours le même cauchemar, la même rengaine. Cela fait des semaines que ce mauvais songe la hante la plupart du temps. Dès que ses yeux se ferment et qu’elle se retrouve seule, elle revoit tout, dans les moindres détails. Cette nuit, cette fameuse nuit, elle se répète encore et encore. Pourra-t-elle seulement s’en débarrasser un jour ?
Quelques secondes plus tard, la porte s’ouvre, laissant la lumière faiblarde du couloir s’infiltrer dans la chambre. Une silhouette sombre entre et allume la petite lampe posée sur la table de chevet. Une petite lumière se diffuse, dessinant des ombres et des contours. La femme, qui vient d’entrer dans la pièce, s’assoit sur le lit et prend sa fille dans ses bras. Un silence de plomb s’installe. Elle comprend ce que la gamine est en train de vivre. Elle aussi, elle l’a vécu, et elle aussi fait des cauchemars toutes les nuits. Elle a tellement eu peur de perdre sa petite fille… Si Charlotte n’était plus de ce monde, que serait-il advenu du sien ?
Elles restent de longues minutes collées l’une à l’autre, la mère berçant la fille, la fille se réchauffant au creux du sein maternel. Ça lui fait peur, de se rendormir. Elle n’ose plus fermer les yeux quand ce cauchemar la saisit à la nuit tombée. Elle a peur de couler, elle aussi, de se noyer dans cet océan sombre, si sombre, trop sombre… Après une éternité, elles finissent par sombrer dans ce sommeil qu’elles désirent tant fuir.

Elles sont sur le pont, à observer la mer noire qui défile sous leurs yeux. La nuit est tombée depuis quelques heures à peine, mais elles profitent encore de ce voyage pour s’en mettre plein les yeux. Elles n’ont jamais voyagé hors de l’Angleterre, encore moins sur un paquebot. Celui que l’on surnomme l’Insubmersible est un rêve éveillé pour tant de personnes qu’elles ont encore du mal à réaliser la chance qu’elles ont eu d’embarquer dessus. La mère a raclé les fonds de tiroir et vendu tout ce qu’elle a pu vendre afin de pouvoir leur acheter, à sa fille et elle, les billets de seconde classe. La veille du départ, des étoiles avaient brillé dans les yeux de Charlotte.
Quand elles sont montées à bord, quelques jours plus tôt, elles n’en ont pas cru leurs yeux. Tout était si beau, si majestueux, si fastueux. Elles se sentaient petites et ridicules dans ce décor luxueux. La mère en était venue à se demander si elles avaient bien fait d’embarquer à bord. Peut-être auraient-elles dû attendre encore un peu avant de rejoindre leur mari et père aux États-Unis ? Au fur et à mesure qu’elles découvraient l’ampleur du décor, la femme en était certaine : leur place était bien là. Elle avait fait le bon choix.
Elles déambulent un moment sur le paquebot, à s’imprégner de l’atmosphère. Leurs yeux brillent autant que le jour de Noël. La femme attrape sa fille par la main et l’entraîne dans le dédale des couloirs qui s’offre à elles. Elles tentent de rallier leur petit dortoir de seconde classe. Elles se perdent, demandent leur chemin aux membres de l’équipage qu’elles croisent. La gamine laisse son regard se perdre partout. Elle a la bouche ouverte de ceux qui sont ébahis par tout et par rien. Elle aime s’émerveiller des choses les plus simples, reste un instant dubitative devant les plus compliquée avant d’afficher un grand sourire édenté. Elle a perdu sa première dent de lait quelques jours plus tôt, et la petite souris a déposé sous son oreiller une petite pièce que Charlotte garde précieusement dans sa poche.
Elles finissent par arriver au pont D et trouvent leur chambre. Elles la partagent avec un jeune couple et leur bébé. La mère de Charlotte leur adresse un sourire chaleureux et plein de compassion, Charlotte, quant à elle, a encore la tête dans ses rêves éveillés. Même ce petit dortoir de seconde classe l’éblouit.
Au bout de trois jours de voyage, tout cela lui est si familier. Elle a presque l’impression de se sentir à la maison, sauf qu’elle ne peut peut pas se promener où elle le souhaite. Certaines parties du bateau ne sont réservés qu’à la première classe. Elle entraperçoit ces dames en jolies robes, ces messieurs en belles tenues d’apparat. Elle aperçoit les chandeliers dorés pendre des plafonds, la vaisselle fine sur les tables. Elle aimerait s’y glisser en douce, effleurer le velours des fauteuils, frôler ces dentelles, humer les effluves des parfums féminins. Si elle se force, Charlotte arrive à sentir l’odeur des cigares s’échapper des salons. Elle entend les rires qui s’échappent par les portes entrouvertes, surprend quelques conversations quand elle s’attarde trop dans un couloir ou un escalier.
Elle rêve de ce monde doré, de l’intégrer, de le toucher, de le pétrir avec ses petites mains d’enfant. Ce monde lui met des étoiles dans les yeux. Alors, en attendant que cette opportunité s’offre à elle, elle passe son temps à jouer avec les enfants. Principalement des seconde et troisième classes, rarement des première classe. Elle joue avec des poupées que de gentilles irlandaises lui prêtent. Elle leur tresse les cheveux, leur remet de jolies robes en tricot, leur attribue un prénom. Elle et ses nouvelles amies jouent aux petites mamans ; et leurs mères, ravies, observent cette vie si innocente s’étaler sous leurs yeux.
Des vies innocentes qu’un drame terrible continuera d’étrangler jusqu’à la suffocation.
Jusqu’à la noyade.
Ce soir-là, les passagers vont et viennent. Certains vont se coucher de bonne heure, d’autres continuent de fréquenter les ponts. Ces derniers sont rares, la température extérieure est plutôt froide, quasiment glaciale. Les seuls encore debout et prêts à profiter de la nuit jusqu’au bout, ce sont les première classe, qui ont l’honneur d’écouter un orchestre leur jouer de la musique. Charlotte est avec une de ses amies irlandaises, dans son petit dortoir. Le jeune couple au bébé dort déjà profondément, alors, la mère de la petite leur raconte tout bas une histoire. Cendrillon. Charlotte la connaît par cœur, cette histoire, mais elle ne s’en lasse pas, elle ne s’en lassera jamais. Bien des minutes plus tard, l’histoire se termine et la mère trouve les deux fillettes endormies, blotties l’une contre l’autre. Elle esquisse un sourire lorsque quelqu’un frappe  doucement à la porte. Une dame aussi rousse que la petite irlandaise pénètre dans la petite chambre et adresse un sourire à la mère de Charlotte. Sans se parler, elles se comprennent. Elle prend sa petite fille dans ses bras. La gamine grogne un peu, bouge faiblement et laisse sa tête retomber contre l’épaule maternelle.
Il est l’heure de dormir, mes petites.
Et l’heure de vous réveiller.
Car, tandis qu’elles sont toutes les deux plongées dans un sommeil où elles sont des princesses emmenées sur des chevaux blancs par des princes dignes d’Apollon, une hystérie générale commence à s’emparer des membres d’équipage. Ils essaient de masquer leur inquiétude, de contrôler leur peur, mais ils échouent. Ils cognent sans ménagement contre les portes, les ouvrent à la volée, hurlent aux occupants des chambres de prendre un gilet de sauvetage et d’aller sur le pont. Les passagers, aux yeux encore alourdis de sommeil, posent des questions, qui restent sans réponses. Ils se heurtent à un vrai mur. Quand enfin on consent à leur donner une vraie réponse, les objets commencer à rouler au sol. Et là, parmi les corps courant dans tous les sens, ils comprennent que quelque chose ne va pas et qu’ils n’ont pas intérêt à rester là.
Sur le pont, l’hystérie est à son comble. Des enfants pleurent, des hommes hurlent, des femmes se cramponnent à leur mari, ne voulant pas les laisser partir. Mais elles sont obligées de monter dans les canots de sauvetage avec leur progéniture. Elles n’ont pas le choix. Les hommes se sacrifient pour les sauver. Enfin, c’est ce qu’ils essaient de faire comprendre. Car eux aussi meurent d’envie de sauter dans un canot et d’être sauvé. Crever sur un paquebot que l’on disait insubmersible, ce n’est pas la mort qu’ils avaient imaginé. Alors, ils laissent les femmes et les enfants monter à bord des canots. Ils les voient, impuissants, amorcer une lente descente vers l’océan.
Dans sa barque, Charlotte se serre contre sa mère tandis que son amie irlandaise se serre contre la sienne et sa grande sœur. Elles regardent toutes le Titanic s’enfoncer lentement dans l’eau. Il est désormais à moitié submergé et elles voient des personnes, dans un geste de désespoir, sauter par dessus bord, pensant que cela les sauvera. Mais la chute est rude de si haut. Elles sont aussi vivantes que les corps qui jonchent la mer, immobiles, pâles, raides. Soudainement, Charlotte se prend la tête entre les mains et se met à pleurer. Elle entend des cris, tellement de cris, des appels au secours. Elle demande aux voix de se taire, d’arrêter, et les larmes ne cessent pourtant pas de couler. Elle enfouit son visage dans les vêtements glaciaux de sa mère. Et petit à petit, les cris s’arrêtent, un à un. Elle sait que le joli bébé bouvier bernois repose sous ces étoiles. Elle se rend compte aussi avec fracas qu’elle ne verra plus son propriétaire, un vieux monsieur de troisième classe, qui avait toujours le sourire aux lèvres et faisait des tours de magie.
C’est le plus gros drame de sa vie et elle ne s’en remettra jamais.


UC




Dernière édition par Charlotte McArthur le Dim 27 Mai - 21:24, édité 7 fois
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Casper Jones
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Lorsqu'elle touche un fruit, sa peau prend l'apparence et la texture de la pelure de celui-ci. Dure généralement quelques heures, elle n'a pas de contrôle sur la durée.
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Elle pose des questions et interroge, compile les résultats. Elle les affiche dans le manoir chaque semaine.
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MessageSujet: Re: « L'éternité, c'est long, surtout vers la fin. » - Charlotte   Dim 29 Avr - 15:41

Bienvenue par ici! heart Hâte d'en savoir plus sur ton perso want
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35 années à te mouvoir tel un pantin pour émerveiller les curieux. Pourtant, il semblerait que les parois érodées de ton esprit content 112 spectacles désolés.
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MessageSujet: Re: « L'éternité, c'est long, surtout vers la fin. » - Charlotte   Dim 29 Avr - 16:03

Bienvenue sur le forum ! ♥️


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MessageSujet: Re: « L'éternité, c'est long, surtout vers la fin. » - Charlotte   Dim 29 Avr - 16:10

Oh une demoiselle toute en pastels heart

Bienvenue beer
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MessageSujet: Re: « L'éternité, c'est long, surtout vers la fin. » - Charlotte   Dim 29 Avr - 17:18

Merci à vous ♥️


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MessageSujet: Re: « L'éternité, c'est long, surtout vers la fin. » - Charlotte   Dim 29 Avr - 18:46

Cette poupée mygad Et si peu d'informations, quelle cruauté, je proteste. tss
Bienvenue dans les parages, tu cries en cas de pépin hihi



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MessageSujet: Re: « L'éternité, c'est long, surtout vers la fin. » - Charlotte   Dim 29 Avr - 18:47

Je dois absolument faire/finir 14-15 cartes en quilling pour demain (les joies d'un travail fastidieux sous pression), mais dès que je désirerais prendre une pause, je le ferais ici, à continuer Charlotte :D

Merci :D


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MessageSujet: Re: « L'éternité, c'est long, surtout vers la fin. » - Charlotte   Dim 29 Avr - 19:40

Coucou toi~ heart
J'espèreque tu te sentiras bien parmi nous. Ton personnage à l'air toute choupie. Bon courage pour ta fiche et ton boulot !


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Charlotte McArthur

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Parle en pensée aux animaux
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MessageSujet: Re: « L'éternité, c'est long, surtout vers la fin. » - Charlotte   Dim 29 Avr - 21:02

Merci :D


Our prisons... All of our prisons will be time.
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Amos Vaughan
Écran de veille

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Technopathie, pathologie. Le contrôle des appareils électroniques.
☾☾ Bizarrerie :
Insecte de nuit, abreuvé de lumières et de néons.
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32 ans physiquement, indécis sur les années qu'il se donne à vivre.
☾☾ Occupation :
Conteur de vérités et enseignant des moeurs et coutumes du présent à l'intérieur de la boucle. Dernier levé, couché à l'aube, il assure la surveillance du parc une fois tous endormis.
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Le cœur facile pourtant vide de noms. Les désirs vont et viennent, indécis et tout à la fois trop sincères.
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MessageSujet: Re: « L'éternité, c'est long, surtout vers la fin. » - Charlotte   Dim 29 Avr - 22:04

Bienvenue belle Charlotte. (j'aime ce prénom)

Tu vas te faire des amis métamorphes toi. yy

Gal t'as déjà dit où sonner la cloche. pornstache


You were never really elsewhere. If you awaken from this illusion, and you understand that black implies white, self implies other, life implies death.
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Morgan Ednyfed
Miroir aux secrets

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I'm a copycat. Copie l'apparence physique et la voix d'une personne après un contact. Peu copier aussi la personnalité et les manies si nécessaire.
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Porte sur elle un collier avec une mèche de chaque personne composant sa fratrie.
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Trente-deux ans depuis des lustres.
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Trophée d'un homme dans une maison bien trop grande et glacée. Elle s'est prise de passion pour apprendre aux enfants de sa boucle temporaire à lire et écrire.
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Autrefois épouse, la mort emportant son mari sans qu'elle n'en soit au courant. L'annonce ne lui briserait pas le cœur.
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MessageSujet: Re: « L'éternité, c'est long, surtout vers la fin. » - Charlotte   Lun 30 Avr - 9:24

Bienvenue! Et bon courage pour l'écriture de ta fiche :)


i believe i can see
the future
Cause I repeat the same routine
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Nate S. Allen
Souffle à deux temps

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Souffle tempéré ☾ Expirer, profondément. Se brûler la langue en même temps. Souffler dans le creux d'une oreille, frisson qui parcours l'échine.
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Fascination fantastique ☾ Collectionner ces objets, incompréhension mêlée à un désir d'admirer. Magie élémentale, magie naturelle, phénomènes inexpliqués qui piquent la curiosité. Poupée vaudou sans nom conservée précieusement. Autres objets occultes faisant office de décoration.
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Écrivain ☾ La plume danse sur la feuille lorsque l'esprit se perd. // Chanteur ☾ Spectacle intime un jour, performance publique l'autre jour. Divertissement public et chanteur de salon.
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MessageSujet: Re: « L'éternité, c'est long, surtout vers la fin. » - Charlotte   Ven 4 Mai - 22:19

Bienvenue par ici heart
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Lazare Delauney
Messager de nuit

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MessageSujet: Re: « L'éternité, c'est long, surtout vers la fin. » - Charlotte   Sam 5 Mai - 11:40

Bienvenue !

J'approuve Amos, Charlotte, c'est un super prénom. Et puis quelle particularité admirable ! J'adorerais voir ce que ça donne, que d'entendre des mouches causer, par exemple. lol


L'or est au fond du monde et le monde est sens dessus-dessous
Spoiler:
 

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Charlotte McArthur

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MessageSujet: Re: « L'éternité, c'est long, surtout vers la fin. » - Charlotte   Sam 5 Mai - 14:54

Ahah j'imagine le scenario des mouches. Ca peut être pratique en cas de défense dans une zone type déchetterie :'D

Merci :D


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Oisín A. Vasile
monsieur propre

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les bulles de savon n'ont aucun secret pour lui, son corps émet des bulles et il les contrôle drainant l'énergie de ceux qu'il touche en rendant leur corps lisse ou que ses bulles touchent, lorsqu'il les condense elles peuvent lui servir de bouclier. L'eau annule les effets de son pouvoir.
☾☾ Bizarrerie :
amoureux de la verdure, sa chambre rappel une véritable jungle, murs naturels, pots de plantes et fleurs exotiques venant de ses aventures. Jardin botanique qui déborde dans le reste du manoir, au fil du temps, il décore chacune des pièces du manoir par des plantes qui sied à celles-ci ne manquant ni d'ingéniosité ou de soin pour les mettre à leur avantage.
☾☾ Années :
trente-quatre printemps figé dans cette boucle éternelle, si le temps qui court venait à le rattraper, il aurait 68 ans.
☾☾ Occupation :
botaniste, il collectionne, il pouponne et il écrit, le sujet de toutes ses attentions, les plantes, celles qu'il sème dans le manoir, celles dont il prend soin avec ses camarades, passion que la boucle éternelle enrichie sans leur prendre la vie.
☾☾ Myocarde :
organe sensible, amours étouffés par des tocs, par des peurs, par des mœurs, de regrets en amitié, à manier avec délicatesse.
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MessageSujet: Re: « L'éternité, c'est long, surtout vers la fin. » - Charlotte   Dim 6 Mai - 13:59

Ah! Qu'elle est jowlie! Bienvenue sur le forum miss. hey Plein de bonnes ondes pour ce qui reste de ta fiche. heart


green (foamed) thumb.
relax, there are no gardening mistakes, only experiments.


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MessageSujet: Re: « L'éternité, c'est long, surtout vers la fin. » - Charlotte   

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« L'éternité, c'est long, surtout vers la fin. » - Charlotte
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