sans gêne (galahad)
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Siarl Ednyfed
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MessageSujet: sans gêne (galahad)   Lun 7 Mai - 20:42

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siarl & galahad

« Wandering far, disappearing. Feet stuck in place, not moving »
Obscurité reine de cet étrange royaume, les ténèbres éternel qui s’étendent à perte de vue au-delà de la chaleur de l’immense bâtisse qui se dresse depuis fort longtemps déjà. Vestige d’une histoire passé qui abrite un bien étrange secret, un domaine ou règnent les monstres de foire et autres anomalies que ce monde à rejeter. C’est au sein de cet univers de poche que tu vis, jambe engourdit par l’inactivité, esprit fatigué par le temps en éternel suspension. Celui que tu fuis devenu compagnon perdu, il te manque presque, fabuleux défis que de survivre au temps, au fond, les règles ainsi détourné, ce n’est pas ce que tu préfère, sous ce rictus narquois, tu préfère jouer selon les règles. Pourtant, tu refuses de perdre, tu as refusé, il y a longtemps, de vivre l’enfer du commencement sur la fin de ton existence. Alors tu as fuis, tu as même parcouru une mer pour cela, rejoint un continent dont tu as vaguement entendu parler dans quelques journaux, qui a pourtant marquer l’histoire du monde dans une guerre terrible. Mais trop orgueilleux, te croyant le centre du monde, tu n’y as pas porté plus d’intérêt que ça, n’est-ce-pas ? Mais qu’importe, aujourd’hui, tu as retrouvé ta nation, patrie d’adoption durant de longue années, sous de nombreux visages. Désormais, sous les traits d’un quarantenaire, tu as déjà prit tes aises dans ce lieu qui ne t’appartiens pas, abris de fortune dans les combles de ce lieu disproportionné, tu te surprend à penser que tu pourrais t’y plaire.

Pour la peine, tu t’allonge sur ce matelas moelleux, ferme les yeux quelques instants. Des secondes qui deviennent heures, esprit apaisé, tu piques un petit somme. Définitivement sans gêne, tu ne ressens aucune culpabilité à profiter du confort appartenant à d’autres. Ce n’est que le grincement de la porte qui te fait ouvrir les yeux, visage peu familier se matérialisant sous des yeux mi-ouvert, alors c’est à cela que ressemble ta descendance ? Bien que tu sois conscient que ton nom à perdurer après ton départ, que ton fils a été particulièrement fertile, c’était bien le premier petit-fils que tu rencontrais. Après tout, ta route n’avait croisé que celle de Morgan, étrange petite fille. Tu te relèves alors, sans spécialement sortir de ce confortable lit, portant toujours le visage de cet homme, quarantenaire au physique appréciable. Tu attrape la canne que tu avais abandonné au coin du lit, observant de haut en bas le métamorphe quelque peu débrailler.

« Alors c’est toi. Mmh, je vais pas me plaindre, même débrailler, c’est rassurant d’avoir un petit fils malgré tout. Tu sais bien, pour faire perdurer le nom. » Valeur absurde d’un autre temps, valeur cher à ton cœur au final, bien qu’il paraît que celui-ci est minuscule, semblable à un glaçon. Vagabond dans l’âme, sans accroche, souvent perçu comme un monstre cruel, pauvre petit voyageur à qui on jette la pierre. Esprit libre, tu ne peux le nier, sans doute es-tu un ancêtre indigne, sans doute que vos routes n’auraient pas dut se croiser, mais au final, qu’importe, tout tes pas ton ramener jusqu’à ce nom, cette identité que tu as longuement rejeter. Ednyfed, c’est ce que tu es, malgré tout le temps passé ailleurs, tout ces visages dérobé, tu ne peux plus repousser ta véritable nature et cela depuis longtemps déjà. Esprit dans le tourment, monstre débordant de regret. Tu te relèves, t’appuyant sur ta canne, tes jambes fébriles, tremblante sous le poids de cette pauvre carcasse difforme.
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Galahad L. Ednyfed
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Miroir. Échine capricieuse qui prend le code soufflé, carcasse qui imite en tout point l'être effleuré. Doppelgänger. Jumeau factice qui se perd dans l'illusion. L'imitation s'infiltre, se glisse, caractères et manies gobés à la manière d'une éponge. Excentricités d'un égaré qui finit par ignorer ce qu'est d'être lui-même.
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Versatilité constante, imprévisibilité. Fascination des objectifs et pellicules. Voyeur inconditionnel qui fouine et récolte, collectionne les dossiers sur autrui, curiosité maladive qui ronge les tripes.
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Frustration éternelle, carcasse figée quelques jours avant la trentaine qui ne sera jamais atteinte, traits mensongers, censés afficher nonante-six automnes.
☾☾ Occupation :
Anatomie adulée et répugnée, médecine opérée lorsque nécessaire bien que l'épiderme demeure problématique, brillant avenir dérobé. Parfois projectionniste pour le plaisir des regards avides de curiosités.
☾☾ Myocarde :
Palpitant embourbé dans les fils d'un idylle platonique. Carne répugnée par les chairs. Interrogation demeurant, de qui voudrait d'un être devenant soi-même. Odieuse fatalité.
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MessageSujet: Re: sans gêne (galahad)   Mar 8 Mai - 22:32

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siarl & galahad

« Well, I lie and I'm easy. All the time but I am never sure. Why I need you. Pleased to meet you. I got my head down. When I was young. It's not my problem. »
Fouillis incessant. Carnes trop nombreuses qui déambulent, prolifèrent, gangrènent un peu plus à chaque seconde. Jeu d'esquive coutumier, danse habile entre les badauds aux mirettes glanant les merveilles. Temps incompris, insaisissable, laissant l'amère sensation d'être dépassé, désuet, tout droit sorti d'un voyage dans le temps d'une absurdité sans nom. Perdition. Elle eut au moins le mérite d'avoir un astre solaire dominant, la réalité linéaire, voyant le jour y fleurir en une imprévisibilité qui fut longtemps oubliée, coutumier de cieux qui demeuraient identiques depuis trop longtemps. Doux souffle d'un été en approche, les rayons caressant le faciès dans leur chaleur oubliée, qui n'eut connu qu'un printemps maussade et perpétuel. Ce fut bon. Incontestablement.

La clarté eut le mérite d'adoucir l'amoncèlement humanoïde qui se poussait aux portes d'attractions qu'ils crurent illusoires, délaissant l'antre protectrice d'une infirmerie où Creszentia eut pris la relève. Enjambées sèches, voyant l'entrée de boucle comme une salvation, préférant de loin retrouver l'antre de comble qui furent connus et adulés, loin de modernités incomprises, alors qu'ils furent tous avec ces écrans aux paluches. Maladie du vingt-et-unième siècle.

Repos mérité, envié, la fatigue mordante apposant ses marques sous les paupières dont le rythme de sommeil fut troublé, du moins d'avantage qu'à l'accoutumée. Il ne fut cependant pas au bout de ses peines Galahad, alors que la porte s'ouvre et laisse surgir une silhouette intruse dans son refuge autoproclamé. « Oh bon sang ! » Sursaut, le myocarde s'affolant face au quidam sortit de nulle part, instaurant instantanément la méfiance envers le quarantenaire au minois purement et simplement inconnu au bataillon, les iris le détaillant en chien de faïence, décomposant les gestes qu'il eut avant de laisser persifler des syllabes que le voleur de carnes peinait à saisir. « Débraillé. » Murmure à peine audible, machinal, répétant le mot alors que les phalanges ornées de leur cuir nocturne cherchent un col de chemise pour le réajuster au millimètre près avant de glisser dans la crinière corbeau en un toc et besoin d'être méticuleux.

Les sourcils se froncent, cherchent des liens qui ne semblent pourtant guère se faire, chatouillant l'irritation de ne pas comprendre et saisir, sensation détestable rongeant les tripes. « Attendez, on reprend. Je peux savoir qui vous êtes et ce que vous faites dans mon grenier ? » L'échine se redresse, croisant les bras avec fermeté comme un animal qui voulut défendre son territoire, peinant à supporter les fouineurs étrangers, cependant intrigué par les termes employés, cherchant quelques souvenirs lointains de brides d'arbre généalogique troublés sans savoir si les quelques brides qu'il semblait avoir laissé échappé furent véridiques.
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MessageSujet: Re: sans gêne (galahad)   Mar 15 Mai - 22:31

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siarl & galahad

« Wandering far, disappearing. Feet stuck in place, not moving »
Surprise certaine, méfiance dominante, le vieillard que tu étais s’attendait à quoi après tout ? Vous ne vous étiez jamais rencontré auparavant, tu doutes que ton visage apparaisse sur la moindre photo de famille. Vieux sénile, raison qui reprend le dessus sur quelques rêveries, regrets d’un homme passé, esclave de ses peurs et de sa liberté. Ce serait un miracle si ton nom avait été prononcé durant les vingt premières années de sa vie, après tout, tu n’avais que peu élever ton propre fils, tu n’étais qu’un fantôme depuis longtemps trop loin. Monstre d’égoïsme qui souillait corps et cœur de bien des femmes dans tes vagabondages, homme sans valeur qui prétend à une bonne éducation, qui croit possédé une certaine élégance dut à son époque. Alors que tu ne fus que débauche, esprit vivant dans l’illusion parfaite depuis trop longtemps, de nombreux siècles balayer, parcouru, avant de se représenter sous les yeux du fils de ton fils, chair de ta chair. Évidemment, tu n’avais pas l’espoir d’un quelconque accueil, tu te suffisais dans tes actes, parasite qui s’invite avec le plus grand naturel sur une terre qui n’est pas sienne.

Du bout de ta canne, tu pointes quelques valises qui s’empilent, échantillon de quelques affaires en souriant tranquillement. Loin d’être effleurer par l’hostilité de la bête effrayé, loin de te laisser prendre à ce petit jeu si léger, ce rictus étrange, à la fois bienveillant et perdu dans les tumultes du temps, persiste au bord de tes lèvres, expressions indéfinissable alors que tu te présente. « Siarl Ednyfed ! Si ma mémoire est bonne... » Tu marques une pause, toi-même possédant quelques doutes sur cette identité, sans réel certitude sur l’homme que tu as été, l’enfant qui a grandit sous le regard attentif des siens, centre d’un monde rapidement balayer par le temps. « J’espère que tu l’as deviné. Je suis ton grand-père. A moins que t’a sœur te l’a déjà murmurer à l’oreille. » Première Ednyfed à croiser ton chemin depuis de nombreuses décennies. Elle aussi réfugier hors du temps, sur un continent qui n’était pas le leur. Toi, l’homme sans repère avait fini par les récupérer à son contact, redécouvrir ce qu’il était à l’origine. Homme quelconque, aux portes d’une fantaisie le dépassant largement. Tu avais fini par retrouver ce nom auquel tu avais renoncé depuis si longtemps, cette peur qui te poussa à fuir, phobie qui se figea hors des couloirs du temps, au sein de cette prison de cristal.

« Mais évitons les larmes, mon cher. Ce n’est vraiment pas un domaine où j’excelle. Soyons direct. J’envisageais emménager ici…. Mmmh, dirons nous, quelque temps. » Notion absurde, hors de l’influence de ce cruel berger, sa monnaie n’avait plus de valeur. Par réflexe, tu attrapes ta pipe et une poignée de tabac entre trois doigts en achevant ta phrase. Tu enfonce la plante brune dans le morceau de bois avant de craquer une allumette. Fumeur invétéré, une certaine pression sur tes épaules t’avais poussé à la consommation de ce produit. L’instant fatidique approchait, tu le savais bien, tu l’attends, cette réaction, lorsqu’un éclat de vérité s’éclaire dans les ténèbres, lorsqu’une confidence est faîte. Tu attends cet instant avec un certain intérêt, curiosité au fond des yeux, tu l’observes, sans un mot superflu, sans fioriture, juste brut. C’est ainsi que tu es.
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MessageSujet: Re: sans gêne (galahad)   Mar 5 Juin - 0:39

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Calme paisible et tranquillité demeurant utopie lointaine, face à cet autre qui eut atterri au beau milieu de l'antre personnelle à la manière d'un extra-terrestre déposant une bombe quant à leur existence, réorganisant les ramures d'un arbre généalogique déjà bien garni, ayant perdu le fil de générations qui proliféraient encore hors des bulles cotonneuses. Génétique. Il n'eut guère été aussi réel qu'en cet instant le mot. Étrangeté des boucles salvatrices, conservant les carnes pour mieux les préserver, leur accordant une immortalité apparente qui ferait que certains purent se sentir tels des dieux. Ils n'eurent rien de divinités, les voleurs de carnes, affublés d'une fourberie habile qui put mieux leur faire prendre la fuite en disparaissant dans les foules, glanant des faciès inconnus pour mieux se perdre dans les méandres dérobés à d'autres.  

Les bras demeurent croisés, roc inébranlable défendant ses terres à la vue des paquets désignés à l'autre bout de la canne, envahisseur indésirable. Il transpirant l'intrusion par tous les pores. Visiblement de famille, là où il fut parfois incapable de saisir le concept de propriété privé Galahad, passant une bonne partie de son temps à glaner les informations dans les chambres d'autrui. « Galahad. » Probablement idiot, alors qu'il dut déjà connaître le désignant. Le ton demeure méfiant, sur les gardes, ignorant ce dont l'ancêtre fut véritablement capable.

Il demeure penaud Galahad, assimilant, lui qui crut être unique égaré dans ses malédictions, la carne pernicieuses oublié des autres depuis trop longtemps. Voilà qu'ils furent trios de doppelgängers et jumeaux factices. « Cela ne va guère être possible et c'est hors de question. » Sourcils qui se froncent, demeurant impassible, jeu d'acteur inné qui voulut ravaler les émotions premières. « Je ne vis pas seul ici. » Justification somme toute plus douce, alors que l'intimité fut déjà ébranlée par une silhouette qui sut s'y faire une place, rejoignant les drapés une fois les heures nocturnes venues en dépit de la nuit perpétuelle. Il fut fier le voleur de faciès, d'apposer les mots, encore dans l'euphorie douçâtre d'une relation qui eut pourtant pris une suite logique, le myocarde définitivement hébété par l'ombre d'une hermaphrodite.

Écho du geste, de l'aïeul, miroir en décalage de quelques secondes, dénichant l'ombre d'une pipe sur une table de nuit où elle fut abandonnée la veille, la fourrant méticuleusement avant de la porter aux lippes pour en laisser s'évaporer un délicieux fumet de nicotiane. Vice nettement moins pratique à emporter, remplacé par de trop nombreuses cigarettes, bien que son goût fut d'avantage appréciable. « Serait-ce la culpabilité qui vous amène ici ? Des remords soudain ? » Amertume lisible, apposant des syllabes hostiles. Il ne fut guère dupe le cadet de la fratrie, portant son feu géniteur sur un piédestal, lui qui fut abandonné par son propre père qui se trouvait visiblement au beau milieu des poutres apparentes, bel et bien vivant.
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MessageSujet: Re: sans gêne (galahad)   Aujourd'hui à 11:07

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« Wandering far, disappearing. Feet stuck in place, not moving »
Sourcil qui se arque, les mots résonnent dans ton crâne. Pas seul, rapide regard jeter dans le décor, tu peux potentiellement reconnaître une touche féminine, mais l’héritage étrange que vous portez pourrait mené à une certaine confusion. S’il parvint à assumer les courbes d’une femme comme masque, s’il le vit bien. Bien que ce serait mieux s’il vivait avec une femme à la place. Le vieillard soupir brièvement, saisissant avec une certaine lenteur sa canne, se redressant difficilement. Honteux de sa propre apparence, il envierait presque la jeunesse du syndrigasti face à lui. Bien qu’à son âge, tu étais devenu maître de ton propre destin, habile menteur, dérobeur de visage sans vergogne, loin de cet espace hors des aléas du temps, tu avais refusé à t’éloigner du monde, ne désirant vivre qu’en temps qu’homme, pas tel un monstre. Certaine lassitude vibrant dans ton crâne, le manque de vivre, amertume devenue maître de ce cœur lointain, étrange qui s’acharne dans ta poitrine. Ce n’était pas par choix que tu avais quitter l’autre monde, au-delà de ces murs étranges, c’était par nécessité, décision lourde après un long vécu… Choix que tu sembles avoir été seul à réaliser, voyant le visage de tes descendants, tu comprends qu’aucun n’a réellement désirer maîtriser ce don qu’ils possèdent. Ils avaient habilement fuit cette réalité parfois cruel. Fierté blessé d’un côté, mais tu ne pouvais leur en vouloir, simplement comprendre. C’était si simple, après tout.

Jambes tremblante, soutenu par cette misérable canne. Quelques instants de plus silencieux, regard presque pensif, tu ne crois pas en une quelconque culpabilité, tu avais toujours agit de cette manière, sans prendre en compte la rancune d’autrui, au grès de tes envies. Simplement, égoïstement, sans réel attention de vouloir le pardon ou de plaire, tu étais étrange, le temps et les vies vécu ont fais de toi cet étrange personnage, ont forgé cet étrange personnage. « Bof… Je suis bien trop vieux pour cela. Disons simplement, de la curiosité, mon cher. Mais si tu ne vis pas seul, je ne m’imposerais pas. T’a sœur aura sans doute encore un peu de place pour m’accueillir. » Réflexion à haute voix sur cette dernière phrase, distrait, tu n’as pas de doute sur le fait qu’elle te supporterait encore quelques décennies. Elle n’avait déjà pas trop eu le choix la première fois, tu dois l’admettre. Tu t’éloignes lentement vers la sortie, toujours le regard dans le vide, soit dans le passé, soit dans l’oubli, nul ne le sait véritablement, toi-même tu ne décodes pas entièrement le fil de ces pensées brouillons, usés. Puis tu te figes, quelques instants, sans un mot avant d’articuler une question. « Mais dis-moi, je suppose qu’elle échappe à ton contrôle. » Tu marques une pause, juste quelques secondes, évidemment qu’elle lui échappe. « Ta particularité évidemment, pas la personne avec qui tu partages ta vie, quoique, c’est possible, c’est un choix de vie après tout. » Incompréhensible, tu t’égare, la cruauté de l’âge.

Mais tu n’en doutes pas, tu en es persuadés, il n’a pas d’emprise sur sa nature profonde, ce don qu’il possède. Il le consume, il risque à tout instant de le faire basculer, tu le vois, dans ces yeux, trop doux, trop hésitant sous l’amertume de l’instant. A cette paire de gant qui cache la chair trompeuse, l’outil du crime, dérobeur de visage, un seul contact suffirait. Contact qu’il fuit de tout son être, refusant de vivre pour s’épargner se tourment… Tu le vois, tu le comprends, mais tu ne peux l’accepter, tu ne peux le tolérer. « La maîtrise, ça s’acquière. Mais il faut accepter de prendre des risques, pour cela. » Phrase lourde de sens, phrase terrifiante, tu te souviens encore la première que tu l’as entendu, tu te souviens comment avoir trembler face à ce vieillard patibulaire. Oh oui, tu te souviens encore de tout, vieux, mais pas sénile après tout.
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