vagabonderies défaillantes / DEFI VI ☾ Carter
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Galahad L. Ednyfed
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☾☾ Bizarrerie :
Versatilité constante, imprévisibilité. Fascination des objectifs et pellicules. Voyeur inconditionnel qui fouine et récolte, collectionne les dossiers sur autrui, curiosité maladive qui ronge les tripes.
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Frustration éternelle, carcasse figée quelques jours avant la trentaine qui ne sera jamais atteinte, traits mensongers, censés afficher nonante-six printemps.
☾☾ Occupation :
Anatomie adulée et répugnée, médecine opérée lorsque nécessaire bien que l'épiderme demeure problématique, brillant avenir dérobé. Parfois projectionniste pour le plaisir des regards avides de curiosités.
☾☾ Myocarde :
Palpitant embourbé dans les fils d'un idylle platonique. Carne répugnée par les chairs. Interrogation demeurant, de qui voudrait d'un être devenant soi-même. Odieuse fatalité.
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MessageSujet: vagabonderies défaillantes / DEFI VI ☾ Carter   Jeu 10 Mai - 0:08

vagabonderies défaillantes
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« What if the storm ends and I don't see you. As you are now ever again ? The perfect halo of gold hair and lightning. Sets you off against the planet's last dance. »
Aurore. Nuances bigarrées qui parent les cieux, insufflant les premiers murmures de l'aube dans la fraîcheur en éveil. Soleil manqué, profitant des douceurs de fin de printemps, adulant les chaleurs douçâtres d'étés qui furent éteintes depuis trop longtemps, ayant oublié les fournaises horrifiques des canicules. Silence paisible. Avant que les badauds insouciants, loin des réalités surréalistes qu'on n'oserait guère leur murmurer au creux des lobes, ne pénètrent dans les allées détentrices de rêveries en tout genre. Matinaux, ne supportant guère une seconde de plus la sorgue prédominante de quarante-et-un, profitant des derniers instants de liberté avant de finir enfermé dans l'antre d'une infirmerie trop étroite.

Balade sans but si ce n'est que les simples complaisances, voyant les pas s'enchainer en un chemin que les pieds voulurent tracer à l'improviste, l'esprit vagabond qui s'égare dans quelques songeries futiles, faisant écho à l'autre paire de panards qui eurent emboités le pas pour glaner les lueurs qui furent absentes dans la boucle. Rictus prédominant aux lippes, paisible, émerveillé par les teintes d'un ciel qui ne fut en rien maussade ou nocturne.  

Une œillade se perd, s'adresse à l'autre, non sans une emprunte malicieuse. Lubie soudaine. Il voulut explorer Galahad, disparaître définitivement des trop rares regards matinaux de syndrigastis déjà hors de la boucle, endosser un rôle de fouineur qui ne lui allait que trop bien, trop peu connaisseur de cette réalité futuriste dans laquelle il semblait trop désuet, dépassé depuis presque septante ans. Une paume sertie de son cuir coutumier trouve la jumelle pour enlacer les phalanges étrangères, entrainant Carter d'un pas bien plus ferme dans les méfaits. Il en riait presque le voleur de carnes, percevant l'aventure pour les quelques instants restant avant l'ouverture d'attractions fantasmagoriques aux humanoïdes.

La tente au drapé vint à point, soulevant la lourde bâche qui fit office de mur pour mieux faire disparaître leurs échines à l'intérieur, engouffrées dans l'inconnu au péril d'une impulsivité passagère. Il eut à peine le temps de jeter un œil à son complice Galahad, contraint de contenir l'ébauche d'un enlacement en réalisant que quelque chose n'allait guère. Herbe fraîche. Elle s'étire en une plaine à perte de vue, voyant fleurir un étrange village surmonté d'un château fort imposant sa splendeur non loin de là. Monde miniature en cette tente qui semblait définitivement plus grande à l’intérieure. « Toi aussi tu le vois ? » Syllabes qui s'extirpent, peinant à croire et assimiler, voulant être certain que la chose ne fut guère hallucination. Gueule béante face à l'impossible, faisant soudainement volte face pour jeter un oeil en direction des parois de bâches et de la sortie. Envolée. Disparue. Inexistante. Remplacée par un chêne massif au feuillage couvrant de son ombre. « Merde ! » Les paumes s'apposent sur le tronc, cherchent un mécanisme quelconque, se confrontent à un arbre qui semblait trop réaliste. « Qu'est-ce que c'est que ce... » Amertume, détestant ne pas comprendre et saisir les mécanismes, frustration dominante, désarmé et les iris écarquillées, voyant naitre une panique ravalée tant bien que mal. Ça t'apprendra à toujours vouloir fourrer ton nez partout Galahad.
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MessageSujet: Re: vagabonderies défaillantes / DEFI VI ☾ Carter   Jeu 10 Mai - 12:11

Douceur printanière, l’astre flamboyant qui te réchauffe ta pauvre carne. Tu accompagnes l’amant dans ses folies, ses pulsions aventureuses. Herbe fraîche qui caresse délicatement la voûte de tes pieds nue, douceur qui t’emporte loin de ce quotidien qui se répète sans cesse, affreux calvaire, hors du temps, une même journée qui se répète perpétuellement. Ce besoin de changer d’air, de décor qui s’intensifie sans cesse, besoin de voir un nouvel horizon. Désir qui se réalise de manière imprévu alors que sous vos yeux se dessine un décor inhabituel, sortant des vieux livres d’histoires familier. Vaste plaine décoré par cet antique village, dominant en son centre une immense demeure brute, château fortifié d’une époque révolue depuis plusieurs siècles déjà. Tes yeux s’éclairent d’une lueur curieuse lorsque tu perçois cela. Curiosité dévorante, légère inquiétude dans les tripes, à croire qu’il est impossible de vivre une journée normale lorsqu’on joue avec le temps. A croire que finalement, c’est celui-ci qui se joue de vous, qui vous fait voyagé sans cesse, qui suspend une nuit éternelle sous vos têtes ou qui vous offre ce décor étrange. Tu en es certaine, hier, ce château n’était pas là, aucun seigneur ne régnait sur ces terres depuis de nombreux siècles. Pourtant, il se dressait fièrement aujourd’hui, cet étrange bastion.

Il se retourne, l’amant, vers l’entrée que vous veniez d’emprunter, épaisse tente absente. Tu le suis du regard, débordant d’incompréhension face à la situation. Occulte définitivement présent au sein de cette étrange lieu, à croire que le flux du temps jouait dans la même cour que le malin, tu n’as pas les mots. « Euh… On ne se serait pas trompé d’entrée ? » Absurdité, il n’y avait pas cela ici, pas de porte menant à un passé encore plus lointain, pas d’autres boucles s’empilant. Tentant ridiculement de trouver une quelconque explication logique, c’était cause perdue. Et à l’horizon, quelques paysans errants se dessinaient. « Je pense… Qu’on fait un peu tâche dans le décor. » Et puis ce qui ressemblait à un garde s’approcha dangereusement des deux compagnons d’aventure, armure d’acier et de maille sur le dos, allure plus qu’inquiétante. Tu bondis sur le métamorphe, le poussant derrière l’arbre. « Planque toi ! »

Un unique arbre comme cachette de fortune, ce ne serait pas suffisant pour échapper aux regards de ce monde. Vous n’étiez pas a votre époque, vous ne devriez pas être ici, monstre étrange. Ton cœur bat à la chamade tandis que la silhouette d’acier s’élargit à vue d’œil plus elle approche. « Si tu as un talent caché, ne serais-ce que pour manier l’épée, ce serait une occasion parfaite pour le dévoiler, je pense. » Murmure à peine audible en direction du syndrigasti. Après tout, tu n’avais pas trop envie de te faire embrocher, ou emporter au bûché, tu craignais les pires scénario possible, mais c’était sans doute les suites d’évènement les plus probable si vous vous faisiez voir. Vos tenues ne s’accordant pas à l’époque, modernité absente en cet étrange lieu, Dieu seul sait ce qui pourrait se passer si on vous voyez, mais sans doute seriez vous appeler sorcière… Bien qu’aucun de vous deux ne soit une femme, pour le moment. C’était malgré tout un risque que tu ne voulais pas courir. Cœur battant à la chamade, conserver ce visage devient de plus en plus difficile, panique envahissant chaque parcelle de ton corps, jambes fragiles, tremblantes. Tu fermes les yeux un instant, tu luttes pour résister, ce n’était pas le moment de céder. Conserver le silence, guetter l’inconnu, ne pas se faire voir, c’est tout ce qu’il fallait faire. La situation semble parfaitement absurde, mais tu gardes l’espoir que cela ne soit qu’un rêve, brève envie de balayer cette journée d’un pincement, se réveiller à nouveau et apaiser ce stress intense.
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MessageSujet: Re: vagabonderies défaillantes / DEFI VI ☾ Carter   Ven 11 Mai - 12:06

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« What if the storm ends and I don't see you. As you are now ever again ? The perfect halo of gold hair and lightning. Sets you off against the planet's last dance. »
Songeries et espoirs d'aventures. Peut-être prenant une teinte d'avantage réaliste qu'il ne l'aurait souhaité Galahad, là où il ne voulut qu'une escapade coutumière en un lieu qui leur fut inaccessible, peinant trop souvent à saisir la notion de propriété privée et autres interdits lui démangeant les phalanges. Déglutition. Interrogation pendue aux bords des lippes, cherchant à dévoiler la supercherie, l'illusion derrière la mascarade, se souvenant d'une escapade qu'il eut jadis dans la Rome Antique, adulé tel un dieu pour les étrangetés de son épiderme. « Ce n'est pas réel. » Conviction au fin fond des tripes, bien que les sens furent trompés, embourbés dans une voyage trop absurde à la teinte terriblement réaliste. Le doute demeure pourtant, infime.

Anachronisme flagrant. Il eut raison Carter, apposant le doigt sur le fait qu'ils furent avant-gardistes, marqués par ce qui semble être les siècles de décalage. L'échine se tapis, suit le mouvement que l'autre initie, tronc d'arbre comme unique planque de fortune. Les mirettes s'écarquillent, cherchent, réfléchissent, oubliant la mélodie du myocarde qui raisonne face au risque. « Tu m'as vu ? J'ai d'avantage l'air d'une donzelle en détresse. » Murmure tout aussi éteint, mettant le doigt sur une vérité flagrante. De chevalier, il n'en eut que le nom Galahad, loin d'être conforme aux légendes et autres fantasmagories dont le désignant fut tiré, apposé par une matriarche aimante et rêveuse. D'avantage soldat égaré qui ne sut que faire d'un canon si ce n'est qu'opérer des ordres d'une absurdité sans nom, l'instinct de fuite et replis prédominant. Quand bien même il sut manier un fusil, ils n'existèrent pas en ce monde.

Mal lisible sur le faciès de Carter, semblant luter intérieurement pour conserver une concentration judicieuse, là où l'image d'une femme en pareille tenue serait d'avantage suspecte, sans même songer à la condition plus que douteuses qu'elles eurent en ce contexte, démones soumises plus bas que terre, ayant chassé l'homme de son jardin d’Éden. « Hey, tiens bon. » Murmure suave, une paume entravée par le cuir cherchant l'ébauche de sa joue, ravalant les inquiétudes personnelles pour tenter de mieux rassurer, allant jusqu'à adopter l'esquisse d'un rictus.

« J'ai une idée. » Les paumes s'activent, font disparaître bretelles et nœud papillon, les égarant dans des poches déjà bien remplies. Pan de chemise sortant du pantalon, le col ouvert et béant, tâchant de d'avantage approcher d'un costume improvisé régit par la neutralité, effacer au possible les anachronismes tapant trop à l’œil. Jeu d'acteur. Les endossements de rôles furent innés, faculté naturelle qu'il eut le voleur de carnes, à force d'endosser les peaux.

Approche dangereuse du chevalier, l'armure brinquebalante et grinçant à l'image d'une boite de conserve, laissant échapper un cri pour interpeler les deux syndrigastis au geste suspect de se dissimuler. Œillade à l'hermaphrodite, avant de faire quelques pas pour mieux affronter l'individu qui exige réponse sur leurs identités. « Pardonnez notre méfiance et ces gestes quelque peu irréfléchis, c'est que nous venons de loin messire et ne sommes guère coutumier à voir des armures errer hors des villes. Nous sommes en pèlerinage pour nous rendre à Rome, pour être au plus proche de sa sainteté. » Accent gallois à découper au hachoir pour mieux marquer le périple factice vers la cité dite sainte, retrouvant des origines qui eurent fini par s'effacer au fil des ans et décennies, à force d'être baignés par des prononciations anglo-saxonnes classiques. « Mon compagnon et moi-même avons besoin d'un gîte pour cette nuit et de quoi ripailler, auriez-vous l'amabilité de nous indiquer la direction de l'auberge la plus proche ? » Ton assuré, cherchant à convaincre l'individu en lui quémandant de l'aide et le rendant utile.

Réussite : Il se laisse embobiner, l'individu aux allures de boite de conserve, sombrant dans les dires tout en désignant la direction du bourg d'un bras, avant de rebrousser chemin. Il n'y a plus qu'à filer et trouver de quoi se vêtir pour mieux se fondre.
Échec : Méfiance qui perdure, n'aimant guère ces étrangers aux allures troubles qui se sont dissimulés à son approche, désireux de quelques explications supplémentaires. Voleurs et brigands qu'il songe. Courir serait judicieux, probablement trop lent sous cette armure trop lourde, bien que l'alerte et lancée, têtes mises à prix.
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MessageSujet: Re: vagabonderies défaillantes / DEFI VI ☾ Carter   Ven 11 Mai - 12:06

Le membre 'Galahad L. Ednyfed' a effectué l'action suivante : Main du Destin


'Destin' :


compte pnj, merci de ne pas mp
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MessageSujet: Re: vagabonderies défaillantes / DEFI VI ☾ Carter   Sam 12 Mai - 22:57

Idée folle, subtilité mal habile que tu aurais préféré esquiver. Sous son épais casque, tu ne vois pas ses yeux, mais tu le sens, cette électricité palpable, cette poigne forte sur son arme, preuve d’une méfiance certaines. Comment le métamorphe pouvait être aussi certain de lui ? Alors que par le passé, ces terres ont brisé tout lien avec l’église catholique romaine… S’ils étaient toujours en Angleterre, a cet endroit si familier, simplement propulser dans un passé depuis longtemps oublier. Tu étais incapable de t’approcher plus, panique devenu dominatrice, jambes tremblante, carcasse presque tétanisé, tu voyais déjà le pire se dérouler sous tes yeux égaré, le plus atroce des scénarios qui défile. Tu fermes les yeux un instant, essayant de ne pas perdre le contrôle sur cette maudite particularité, tentant inutilement de conserver ces traits masculins si écœurant, tentant vainement de cacher la femme qui sommeille en toi, tu recules d’un pas, tourne le dos à la situation tandis que tu sens la transformation s’effectuer, la transformation devenant de plus en plus perceptible aux regards habiles, pilosité masculine balayer en un instant sur ton délicat visage, traits féminin se faisant de plus en plus marquant. Tu parviens malgré tout à figé la transformation, un instant supplémentaire, faire disparaître la vérité sous le voile du mensonge, revêtir une nouvelle fois le visage de l’homme dans sa globalité.

Respiration bruyante, profonde, lente. Tu tente de reprendre ton calme, attirant l’attention de l’inconnu vers toi pour ton plus grand malheur. Tu restes silencieuse, sous ce masque, simulant un vœux de silence, tête baisser vers le sol, mais toujours cette tenue se détachant de l’époque. Vous ne collez pas au décor, c’est votre défaut, complètement détacher de la tenue de deux pèlerins, deux croyants, trop de crédit vous est accordé, tu le comprends alors que l’inconnu en maille, sans un mot approche dangereusement de ton ami, toujours une poigne ferme sur le pommeau de son arme. Par réflexe, tu bondis sur l’amant en criant. « Cours ! » Une main t’empoigne alors solidement l’épaule, l’acier froid de fait légèrement frisonner tandis que la force de l’homme te broierait presque les os. Alors ce n’est pas une légende, les hommes de l’époque sont réellement plus fort que dans la réalité linéaire. Tu t’agites, tu le bouscule le faisant finalement tomber. Ce qui lui servait de protection chute avec, dévoilant son visage… Jeune, trop jeune presque. Un adolescent, seize, dix-sept ans au mieux. Surprise certaine qui se lit sur ton visage, oubliant presque comment était la vie à cette époque. Léger regard gêné lancer à son égard avant de finalement prendre la fuite.

Course folle qui vous mène à une vieille cahute, cabane de chasseur à l’abandon, à l’orée d’une épaisse forêt, ambiance lugubre qui servirait comme abris de fortune, bien que misérable. Craignant toujours le pire des scénarios, inquiétudes loin d’être balayer, laissant les traits féminin apparaître après une longue expiration. « Bon sang… C’était pas une bonne idée, je pense... Tu savais pas que pendant le moyen-âge, de nombreux seigneurs ou régions selon les périodes ont fait une scission avec l’église romaine ? Si on est toujours en Angleterre… C’est le risque, si on l’est pas… Ils nous comprennent sûrement pas... » Tu t’appuie légèrement sur le bois pourrie qui sert de mur de fortune, reprenant ton souffle, la cigarette étant une bien mauvaise amie dans ces conditions. « J’espère qu’il nous a pas prit pour des barbares… Ou qu’ils traquent pas les vagabonds… On serait dans la merde si c’est le cas... » La situation pouvait être plus mauvaises, bien qu’elle semble déjà désespéré. Nouvelle fantaisie de ce monde qui te dépasse, nouvelle absurdité innommable, si ce n’était pas un cauchemar, tu espérais que vous pourriez retrouver votre chemin dans ces couloirs temporels, cet univers où vous vous êtes égarés...
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MessageSujet: Re: vagabonderies défaillantes / DEFI VI ☾ Carter   Lun 14 Mai - 12:10

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« What if the storm ends and I don't see you. As you are now ever again ? The perfect halo of gold hair and lightning. Sets you off against the planet's last dance. »
Tension. Elle émane de Carter comme une fragrance âcre, sentant le drame venir au vu de ses ravalements à peine perceptible. Mâchoire qui se crispe, détournant au mieux l'attention du quidam pour qu'il ne remarque pas. Échec cuisant, voyant déferler les quelques secondes chaotiques, mis à l'écart, une Paume saisissant le poignet de l'hermaphrodite comme si elle put la dégager de l'emprise du contemporain aux lieux. Horreur. Course effrénée, ayant au moins l'avantage de ne pas être encombré par la maille et le métal, conservant une avance malgré l'épuisement qui vint trop rapidement, l'oxygène se faisant denrée rare au sein de poumon peu coutumier de tant d'efforts.

Havre hasardeux. La carne se replie contre un mur le temps de retrouver les fils d'une respiration banale. « Et comment je peux savoir où et quand nous sommes ? Ça ne coutait rien d'essayer. » Syllabes entre deux halètements, bougonnant dans un coin à l'image d'un mioche qui fut sermonné pour une bêtise dont il ne soupçonnait l'existence. « Carter, regarde toi. » Locution la coupant dans son élan de panique, désignant son échine qui n'eut rien à voir avec celle que le môme eut perçu. Œillade à la pièce, dénichant deux drapés, couvertures de fortunes, pouvant faire office de capes assez longues pour faire disparaître les anachronismes flagrants. « Mets-ça, le temps qu'on trouve de quoi se fondre. Nous avons l'avantage de pouvoir disparaître, bien que je doute  qu'il s'agisse d'un problème avec un seul individu qui aura d'avantage enregistré nos tenues anachroniques que nos faciès. » Fait certain, l'autre ne fut que mioche intrigué par les drapés inconnus.

Prudence, supposant que le poursuivant ne tarderait guère, grommelant face au vide d'une poche arrière, n'ayant pas réellement prévu de jouer de diverses peaux en emportant quelques fils organiques étrangers soigneusement à l'abri dans leur tissus replié. « J'ai laissé mon mouchoir de poche dans ma chambre. Tu permets ? » Guère d'autre solution pour disparaître, ôtant un instant les gants pour libérer le derme pernicieux. Une paume trouve la courbure de sa pommette, hésitant une fraction avant d'en percuter les lippes avec douceur, baiser doucereux, profitant d'un contact nécessaire pour imposer le geste encore trop peu coutumier, pourtant délicieux, laissant le cruor marquer les joues.

Gangrène. L’imitation s'infiltre, la relâchant pour mieux lui offrir un rictus satisfait, emprunté à sa propriétaire. « Des jumelles. » L'évidence souffle tandis que les paumes retrouvent leur cuir, mieux que rien. Guère le temps d'en dire d'avantage et de s'extirper de la cahute, que l'autre, à la maille brinquebalante, arrive, quémandant après les vagabonds étranges. « Dans la forêt ! » Direction factice, éloignant le jeunot au possible, à chasser des fantômes qui ne furent plus, dissimulés derrière leurs jeux de fumées et miroir. Œillade victorieuse en direction de Carter, reprenant la route pour mieux rebrousser chemin, prudents dans leurs capes de fortune.

« Il faut qu'on parvienne a sortir d'ici et regagner quarante-et-un. » Certainement le plus sage. « Bien que... » Et elle se marque la curiosité, voyant naitre un regard qui en dit long, crevant d'envie d'explorer cet autre temps qui eut marqué nombre de récits d'aventure. « Rien ne nous empêche de jeter un coup d’œil. » Moue, il quémande Galahad, se jouant du minois dérobé pour retourner ses propres armes à sa détentrice. « Regarde, du linge ! » Argument supplémentaire, à l'ombre d'une cahute de paysan certainement au champ, voyant pendre quelques chemises, capes et braies sur un fil, bercé par le vent.
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MessageSujet: Re: vagabonderies défaillantes / DEFI VI ☾ Carter   Mar 22 Mai - 0:26

Douceur enivrante, apaisant immédiatement cet organe affolé, les battements cardiaque qui s’apaisent d’un cou. Élan de gourmandise, désir de prolonger la volupté un peu plus longtemps, pulsion contrôlé, envie refoulé. Ce n’était pas le moment, la situation ne permettait pas de prolonger l’instant, vous vous êtes égaré dans un univers échappant pleinement à votre contrôle, loin de la douceur habituelle de la boucle, loin de ses murs invisibles si rassurant. Chaque instants était devenu une menace, chaque branchage qui craque devenait inquiétant, il vous fallait agir et vite. Et sur le coup, ton compagnon de toujours eu une idée de génie, utilisant sa particularité pour faire disparaître ses traits masculins, se faire passé pour des jumelles, sans doute n’aurais-tu jamais put trouver mieux, sans doute qu’ainsi, vous pourrez vous évaporez en un instant, vous mêlés à la masse sous vos capes de fortune, trouver dans ce vieil abri. Et au prix d’un délicat mensonge, il fait disparaître la menace qui vient de surgir non loin, jeune homme furieux, épée à la main près à en découdre, quelques mots, bref, sans plus d’explication, crainte simuler en faisant disparaître les derniers morceaux de tissu anachronique sous ta cape poussiéreuse. Il s’étouffe dans la forêt tandis que vous vagabondez un peu plus loin, tels de simple voyageurs.

Puis vient s’immiscer l’idée pernicieuse, curiosité dangereuse, opportunité unique d’explorer une époque qui vous échappe, de voir de vos propres yeux des récits retranscrit que dans de vieux bouquins d’histoires. Tes armes retournés contre toi, tu ne peux qu’acquiescer, avec dépit. « Ce n’est pas une bonne idée… Mais, que faire ? On ne sait pas comment retourner à notre époque… Tu as raison, il faut se fondre dans la masse. » Vous vous faufilez jusqu’aux quelques habits pendu au grès du vent, à peine sec, avec quelques touches d’humidité encore présente, mais pas le choix. Tu attrapes tout ce que tes bras peuvent saisir, l’adrénaline vibrant dans tes veines, rythme cardiaque hors de contrôle, avant de t’enfuir avec l’amant. Une fois le larcin accomplit, disparaître dans un buisson, ôter rapidement le superflu, enfiler une simple robe misérable, torchon de tissu décoloré. Tristesse au creux du regard, voir de tels conditions, ici, au fond, cela te blesse, tu ne trouves aucun plaisir à tout ça. Tu réajuste ta cape de fortune, abandonne le tissu issu d’un autre temps avant de rejoindre ta copie non loin, le regard se perdant au loin, vers cet horizon inconnu.

« Je me demande réellement où nous sommes… Toujours en Angleterre, tu crois ? Le jeune garde à eu l’air de nous comprendre… Donc je suppose que oui. On est peut être tout proche de la boucle, juste à une autre époque… Je ne sais pas. » Une certaine crainte perceptible dans ta voix tremblante, peur de s’être définitivement égaré loin de chez toi, perdue dans les couloirs du temps, errants à des époques inconnues. Qu’est-ce qui se passait ? Tu l’ignorais, tu ne comprenais guère ce qui semblait perturbé ce refuge surnaturel. D’abord la nuit, maintenant cela… Et puis ces particularités étranges qui ce sont manifesté une nuit. Tant de phénomènes inexplicable, même pour l’anomalie que tu es. Ton regard se tourne vers celui qui porte tes traits. Sourire faible, comme pour le rassurer. « Bon, il va falloir qu’on trouve un moyen de s’échapper d’ici. Il faudrait qu’on trouve… Je ne sais pas, des indices, tu penses que c’est possible ? On devrait sans doute explorer ce domaine… Je sais que ça te démange. » Et pas qu’à lui, toi aussi tu souhaitais découvrir ce lieu, sous ces épaisses couches d’inquiétude, l’enfant avait les yeux rayonnant sous ce décor presque enchanteur. Ce n’était pas tout les jours qu’un château se dressait devant vous après tout.
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Galahad L. Ednyfed
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Miroir. Échine capricieuse réorganisant les courbes et les angles sous la friction d’un code organique soufflé. Doppelgänger. Gémellité factice et derme pernicieux, l'imitation s'infiltre, se glisse, caractères et manies gangrénant pour évincer le propre. Excentricités d'un égaré qui finit par ignorer ce qu'est d'être lui-même.
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Versatilité constante, imprévisibilité. Fascination des objectifs et pellicules. Voyeur inconditionnel qui fouine et récolte, collectionne les dossiers sur autrui, curiosité maladive qui ronge les tripes.
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Frustration éternelle, carcasse figée quelques jours avant la trentaine qui ne sera jamais atteinte, traits mensongers, censés afficher nonante-six printemps.
☾☾ Occupation :
Anatomie adulée et répugnée, médecine opérée lorsque nécessaire bien que l'épiderme demeure problématique, brillant avenir dérobé. Parfois projectionniste pour le plaisir des regards avides de curiosités.
☾☾ Myocarde :
Palpitant embourbé dans les fils d'un idylle platonique. Carne répugnée par les chairs. Interrogation demeurant, de qui voudrait d'un être devenant soi-même. Odieuse fatalité.
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MessageSujet: Re: vagabonderies défaillantes / DEFI VI ☾ Carter   Sam 26 Mai - 10:47

vagabonderies défaillantes
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« What if the storm ends and I don't see you. As you are now ever again ? The perfect halo of gold hair and lightning. Sets you off against the planet's last dance. »
Curiosité maladive. Elle demeure, appâtée par l'attrait de récits en tout genre, d'aventures qu'une matriarche eut imposé, murmurant nombres d'histoires au bord d'un lit, éveillant les étoiles dans les mirettes de la fratrie trop nombreuse aux noms de héros empruntés de ces mêmes fables. Ils furent de toute manière impuissants, les voyageurs futuristes, égarés et incapables de cerner une quelconque boucle, ne connaissant que trop peu de légendes sur les Syndrigastis de ces temps trop lointains. Et il fut en partie persuadé le voleur de carne, qu'il n'y eut sous cette étendue surréaliste qu'une illusion trompeuse.

La scène eut un air de vieux film comique, guettant un pauvre bougre qui put revenir à tout instant, dérobant les drapés étendus en un larcins aussi discret que possible, disparaissant aussitôt pour rejoindre la jumelle factice dans l'antre d'un feuillage protecteur. Contrairement à l'autre, le choix fut d'avantage porté sur des attributs masculins, trop larges pour les frêles épaules du faciès emprunté de Carter, dissimulés sous la lourdeur d'une cape qui eut tendance à effacer les genres. Improvisation d'un semblant de poche, y glissant un zippo, gravé au doux nom de son propriétaire, qui parut bien trop précieux que pour être abandonné contrairement au reste des effets personnels. Seuls les gants demeurent, contrainte nécessaire. « Je ne suis pas certain de tenir encore bien longtemps. » Murmure qui justifient le choix des attributs, sentant la fatigue mordre après une telle course et émotions, les iris s’assombrissant déjà pour chercher à retrouver leur teinte ambrée d'origine. Un capuchon s'enfile, dissimulant au mieux les traits dans l'ombre, précaution.

« Tu sais, j'ai l'amère sensation que tout ceci n'est qu'une vaste blague et que nous n'avons en réalité pas bougé d'un pouce. » Il n'eut guère cette sensation grisante d'avoir voyagé Galahad, quand bien même le mot eut une consonance étrangère et inconnue, parvenant à ressentir d'infime variation en passant entre boucle et réalité linéaire. Ils n'ont fait que pénétrer dans l'ombre d'une tente à l'intérieur métamorphosé après tout.

Cela dit, l'engouement demeure, un rictus s'élargissant d'avantage à la proposition de fureter dans les environs, désignant le bourg qui se dresse au pied de remparts, renfermant quelques merveilles et trésors d'un temps qui fut oublié. Mioche appâté, bondissant presque sur place, regagnant sa propre échine en un geste d'excitation, désormais plus à l'aise dans les drapés et tissus. « Tu viens ? » Il n'attend guère le voleur de carnes, entamant déjà quelques pas en direction de la ville agitée, protégé par les couches rassurantes qui devraient éloigner le moindre contact.

Effervescence dans les ruelles, une fois les portes de la bourgade pénétrées. Les iris observent, s'adonnent, enregistrent les détails qui s'offrent, la façon dont les demeures à colombages semblent vouloir s'effondrer à tout instant tellement elles penchaient dangereusement, brinquebalantes, le cris des artisans appâtant les clients, les quelques artistes de rue qui cherchent à glaner quelques pièces. Le sourire s'impose aux lippes, malgré la foule et les badauds esquivés avec soin en une danse qui fut coutumière, malaise ravalé dans l'euphorie. Un bras fini par se tendre en direction de Carter, lui offrant fièrement la couverture d'un couple marié en voyage. « Soyons attentifs, avec un peu de chance, nous dénicherons un quelconque Syndrigasti ou une anomalie qui pourrait nous ramener. » Murmure à peine audible, prêt à dénicher la faille à l'image d'une aiguille dans une botte de foin.  
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MessageSujet: Re: vagabonderies défaillantes / DEFI VI ☾ Carter   Lun 4 Juin - 5:32

Sensation partagé, comme ton reflet. Toi non plus tu ne crois pas avoir réellement voyager, tu ne crois pas être bien loin de chez toi, ta prison de cristal, mais être simplement l’intru d’un autre temps. Victime des excentricité d’autres, proie aux aléas du temps, certes, mais sûrement dans de l’espace, sans doute humais-tu le même air, regardais le même ciel que des siècles plus tard. Malgré tout, tu restes sans repère, quelque peu craintive, bien plus que le téméraire confident, délicat amant enfantin, ce drôle voleur de visage. Loin d’être une môme, malgré tout une certaine curiosité l’emporte sur le bon sens, désir d’en découvrir plus sur cette époque révolu, ce temps balayé. Sans rechigner, tu emboîtes ses pas, l’estomac noué, allure prudente au cœur même de ce monde inconnu. Stress constant, presque dominant tandis que tu fais tes premiers pas en ces terres mystérieuses, débordante d’énigme et de légende. Le regard qui s’égare sur la vie vibrant en son sein, loin de la froideur historique, une certaine chaleur ce dégage de ce hameau, comme s’il y faisait bon vivre, comme si vous étiez plonger dans un conte de chevalerie, tu t’attendrais presque à voir un noble chevalier demander une pauvre paysanne en mariage. Voir ces histoires que tu as si souvent lu se réaliser sous tes yeux ébahit. Mais ce ne fut guère le cas, sous ton épaisse cape, tu n’entends que les paroles vagabonde de quelques artisans, les chants harmonieux d’un ou deux troubadour. Et plus loin, quelques pleurs d’enfants.

Tu saisis le bras de l’amant, tandis qu’il te le tend. Offrande plus qu’appréciable, peur de te perdre à nouveau dans les couloir du temps, tu l’agrippe avec vigueur, souhaitant ne pas t’éloigner de lui, curiosité toujours hanté par la peur. Murmures qui parvinrent jusqu’à ton oreille, paroles sages, tu acquiesce immédiatement, par automatisme, tu ne peux nier que malgré tout, tu serais plus rassurée avec une porte de sortie, un moyen de revoir ce monde dans lequel tu es né une seconde fois, hors des désastres des flux de l’histoire, de cette temporalité cruelle. « Sans doute... » Mais toujours, tu envisages le pires, prisonnier des récits de cape et d’épée, prise aux pièges dans les cachots d’une quelconque seigneur, ton regard esquive tout ses hommes, à peine armée et la main tremblante sur le pommeau de leur épée. Sans doute étaient ils trop jeunes, poigne bien trop fragile pour défendre leur sérénité, une certaine tristesse éclaire ton cœur. « Ce sont sûrement des gamins… Tout ces hommes patrouillant, sans doute n’ont ils pas l’âge d’ôter une vie. » Tu tente inutilement te rassurer, murmure à peine audible, tu oublierais presque les mœurs de cette époque nouvelle à tes yeux. Ici, le monde était cruel, bien trop cruel.

Un peu plus loin, ton regard s’arrête devant une bâtisse quelque peu étrange, luxueux et magnifique, ainsi que quelque peu familière. Tu reconnais presque les briques d’un rouge flamboyant, tu reconnaîtrais presque Tenterden sous un autre aspect. Chef d’oeuvre architectural, sans doute bien plus récent que tu l’imagines. La vie ne déborde pourtant pas de ce lieu, bien au contraire, un silence de mort semble régner sur les habitants de ce mystérieux manoir. « Il m’est familier… On dirait… Un bâtiment de Tenterden, ou du moins, ce qu’il en reste… Là-bas. » Renforçant un peu plus tes soupçons sur cet étrange voyage. Tu ne penses pas pouvoir trouver le moindre indice ici même, bien que le lieu en lui même semble en être un immense. « Tu en penses quoi ? »[/color] Ce même murmure, voix basse, à peine audible pour son compagnon d’aventure, essayer d’attirer le moins de soupçon possible, pensée majeure à chacun de tes pas. Tu oublis presque de chercher cette fameuse porte de sortie qui vous manque, la preuve visible de cette anomalie temporel, de cette farce du destin.
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Galahad L. Ednyfed
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MessageSujet: Re: vagabonderies défaillantes / DEFI VI ☾ Carter   Dim 10 Juin - 12:24

vagabonderies défaillantes
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« What if the storm ends and I don't see you. As you are now ever again ? The perfect halo of gold hair and lightning. Sets you off against the planet's last dance. »
Fièvre. Effervescence d'une foule trop nombreuses, de badauds déambulant dans les ruelles trop étroites. Étouffement. Il n'est guère à l'aise le voleur de carnes, l'oxygène peinant à venir aux poumons, enregistrant les fragrances âcres d'un caniveau à ciel ouvert où dégueule les insanités. Hygiène douteuse. Grimace. Le bras se cramponne d'avantage à celui de l'hermaphrodite, point de repère et ancrage qu'il ne fallut égaré en ce labyrinthe. Regret mordant, soudainement désireux de retrouver l'antre douçâtre d'un grenier à l'abri des mirettes. Malêtre ravalé, demeurant au travers de la gorge, l'égo désireux de demeurer dans l'optique de l'exploration pour ne pas effrayer l'autre, comparse emportée dans une lubie regrettée.

« Aucun âge n'est le bon pour ôter des vies. » Murmure qui se perd, s'éteint. Il eut été môme Galahad, les paluches agrémentées d'un canon pour exécuter quelques ordres d'une absurdité sans nom. Écho lointain de souvenirs éteints dans les décennies, demeurant fragilisé par les horreurs dégueulées dans les tranchées, persuadé que ses tares et malédictions ne se seraient guère déclenchées sans ces âmes arrachées en guise d'auto-défense, môme maladroit. « Nous sommes vieux pour ce temps. » Conditions de vie douteuses, en un temps où un britannique sur quatre mourait de condition déplorable, peinant à atteindre la quarantaine.  

Froncement de sourcils, elle eut très certainement raison, dénichant une ébauche de murs familiers. « Le château de Bodiam ne doit pas être bien loin. Au moins ça nous donne un repère temporel. » Effervescence florissante à la fin du XIVe siècle, souvenir d'un ouvrage qui eut été ouvert et retraçant l'histoire de la bourgade lorsqu'ils eurent quitté Londres, désireux d'en connaître les recoins pour mieux s'y tapir. « C'est idiot, mais peut-être que si nous parvenons à retrouver l'emplacement exact de l'entrée de boucle de 1941, nous rentrerons. Ça doit être dans les champs, le manoir est bien plus récent. » Idée qui germe, oubliant les passants pour mieux réfléchir à un plan de repli. Ne restait plus qu'à trouver une aiguille dans une botte de foin, maudissant la bâtisse protectrice de dater du XIXe.

Inattention, alors qu'ils furent prostrés à l'entrée d'une ruelle mal-fameuse dans leurs réflexions, coupe-gorge dont s'extrait un vagabond. Il bondit, emportant l'échine du voleur de peaux contre un mur tout en persiflant de lui fournir quelques richesses qui furent inexistantes. Sueur froide, lorsque sa main armée s'approche, craignant d'avantage l'instant fatidique où son épiderme frôlerait que la lame sans aucun doute porteuse de tétanos. Friction. Il effleure le cou de son auriculaire le bandit, juste un instant, celui de trop, déclenchant l'horreur à quelques mètres des foules seulement. Il hurle au démon le bougre, à la manière d'un goret qu'on égorge, en un mouvement de recul horrifié face à son reflet. Horreur. La foule est instantanément attirée par la terreur de l'autre, les passants écarquillant les yeux, se confrontant à l'étrangeté et anomalie. Cauchemar sans nom. Scénario catastrophe démontrant pourquoi il ne dut guère sortir et s'aventurer. « Cours ! » Ordre tombant en direction de Carter, qu'elle puisse au moins s'extraire de là pour mieux esquiver les murmures qu'un diable voleur de peaux fut dans les ruelles. Il les connut par cœur Galahad, les légendes traitant de gémellités factices et autres doubles, des démons et spectres ô combien maléfiques qu'on eut un jour affublé du nom de doppelgänger.

réussite : Course improvisée, profitant de la stupéfaction des badauds et de leur crainte pour mieux se faufiler et fuir, emboitant le pas de Carter tant bien que mal avant la traque. La liberté n'est cependant pas encore gagnée.
échec : Captif. Les poignes affluent en masse, entravant les mouvements, certains effleurent, la carne change au fil des effleurements sous les faciès horrifiés. Cachot en prévision, nul doute que l'inquisition ferait le reste du travail.
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MessageSujet: Re: vagabonderies défaillantes / DEFI VI ☾ Carter   Dim 10 Juin - 12:24

Le membre 'Galahad L. Ednyfed' a effectué l'action suivante : Main du Destin


'Destin' :


compte pnj, merci de ne pas mp
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MessageSujet: Re: vagabonderies défaillantes / DEFI VI ☾ Carter   Dim 1 Juil - 22:53

En un instant, tout bascule. Il n’aura fallu qu’un moment d’égarement, une vague erreur pour l’enfer déferle sur terre, pour que les masques tombent en morceau. Démon, un nom qui vous convient si bien au final, c’est vrai, votre place n’est pas sur cette terre après tout, vous ne pouvez vivre aux yeux du monde. Cela est votre croix, votre malédiction. L’éternité hors du temps, voici votre prison, vous n’êtes pas a votre place ici, les fourches et les lames qui vous poursuivent en sont la preuve. Chassez, cela a toujours été ainsi, une fois votre vrai visage découvert. Panique devenue reine, l’adrénaline qui se déverse à travers toute ta misérable carcasse, tu ne perçois même pas la transformation qui s’opère, femme devenu homme dans un accoutrement absurde. Mais vous n’aviez pas le temps de vous attardez sur ces détails, votre vie était en jeu, menacer par cette cruelle vérité qui vous poursuit. Simple d’esprit, paysan et hommes d’armes, tous étaient à vos trousses, hurlant après les démons que vous êtes, esprit malin, rejeton du diable. Peut être avaient ils raison au fond, plus proche de la réalité que votre existence elle-même. Les larmes roulent sur tes joues claire, cette course folle, elle te semble si familière, incarnation de tes peurs, depuis toujours, murmure d’un lointain passé. Tu as toujours crains de te retrouver dans cette situations, aux portes d’une inquisition morbide, cauchemar d’enfant devenu apparente réalité.

Dans votre fuite, tu sens une force brute agripper un de tes poignets, te coupant net dans ta débandade, tu sens un étrange t’attirer à lui, l’acier glacial qui effleure la chair de ton cou, tu étouffes un sanglot, surpris et terrifier. « Ga… Gal... » Puis tu sens le baiser chaleureux de ce délicat liquide, souffle de toute vie, qui coule délicatement le long de ton col. La peur te paralyse, tu es incapable de bouger, tu tremble de toute part, les visages s’enchaînent, transformation fugace, incomplète qui altère ta carcasse instable. Tu sens déjà la douce caresse de la faucheuse, venue pour t’emporter loin de cette folie, peu à peu, la nostalgie t’envahit, les images s’enchaînent, lentement. Tu revois cette pauvre baraque en bordure de forêt, cette triste demeure de bois et de pierre qui a vu pousser ton premier cri. Tu revois tes premiers pas, tes premières escapades, tes premiers maux. Simple écorchure ou bras cassé, maladresse certaine, l’audace, l’imprudence de la jeunesse, celle qui te fait défaut aujourd’hui. Cette détermination que le temps à balayer. Car dans ce corps jeune survie l’esprit d’une pauvre vieille femme, les regrets et les murmures d’une jeune fille, la rancune d’un délicat gamin, un peu trop tempétueux aux goûts de ses pairs. Puis vint tout ces visages lointain, tout ceux qui ont croisé ta route, ceux qui t’ont aimé, que tu as aimé, ceux que tu méprises, toute ces âmes qui t’on blessé, et celle qui t’a sauvé…

Dans un dernier souffle, au bord de l’obscurité apporté par cette lame qui te meurtri peu à peu la chair, tu articules cet appel. « Gal… Galahad… A l’aide... » Murmure de détresse, le cri du cœur. Devant lui se tient une femme, un homme, au visage déchiré par les larmes. La peur clairement visible dans son regard, celle de la mort, de cette fin tragique qui semble approcher. Tu n’es plus qu’une enfant, dans ce corps adulte, c’est ce que tu as toujours été, une enfant qui souhaite un jour devenir quelqu’un, un être vivant ayant au moins marqué par son existence le cœur d’un autre être vivant. L’amour, c’est tout ce que tu souhaitais vivre, c’est ce que tu as toujours souhaité, au-delà de l’éternité, au-delà d’un havre de paix, tu étais prête à te battre pour l’amour. Tu étais prêt à prendre les armes pour protéger quelqu’un, afin qu’il ne t’oublie pas. C’était peut être un idéal égoïste, un souhait puéril, immature, mais c’était le tien, lentement, tes yeux se ferment, délicatement, tes forces te quittent, ta vie se consume, à petit feu. Pourtant, un éclat persiste dans l'obscurité.
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MessageSujet: Re: vagabonderies défaillantes / DEFI VI ☾ Carter   Mer 4 Juil - 17:39

vagabonderies défaillantes
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« What if the storm ends and I don't see you. As you are now ever again ? The perfect halo of gold hair and lightning. Sets you off against the planet's last dance. »
Déambulation hasardeuse. Le tracé demeure incertain sous les enjambées qui s'enchainent. Réflexe épuisant, une paluche libérée de son cuir cherche les carnes, effleure, provoque quelques réorganisations abstraites visant à semer les foules. Disparition. Il y eu des avantages incontestables, à plonger dans un jeu de fumée et miroirs, larguant les assaillants. Ce ne fut guère le cas de Carter, égarée dans une versatilité ô combien ridicule en cet accoutrement, visiblement gagnée par une adrénaline pernicieuse qui contrôle son échine et le genre arboré. Terreur, lui collant aux talons dans une prière de ne guère l'égarer dans le tumulte et l'élan hostile. Prières muettes.  

Sueur froide. Myocarde qui s'emballe, s'égare, raisonne en travers de la carcasse, tandis que l'autre devient captif, enfermé par la poigne d'un quidam à la lame avisée. Les mirettes s'écarquillent, le sang ne fait qu'un tour, n'osent imaginer le scénario en venir. Angoisse. Il la voit s'approcher Galahad, la lame délétère qui libère le cruor d'un geste sec, sursaute, état de choc mordant. Elles furent pourtant nombreuse les horreurs, ingurgitées amèrement en dépit de la barbarie dominante. Ce fut probablement celle de trop. Impuissance, marquée, désarmé face à l'autre, n'ayant que pour glaive un faciès trompeur qu'on eut oublié, prit pour un badaud. La frappe est pourtant sèche, régie par un tumulte d'émotivité empruntée, le poing atterrissant douloureusement dans le nez de l'assassin, assez fort pour en percevoir un craquement sinistre, qu'il en perde sa lame qui raisonne sur le pavé en un fracas d'outre-tombe.

Enchainement chaotique, fraction de secondes qui semblèrent devenir des heures insoutenables, acouphène assourdissant faisant vriller les tympans, saisissant la carne versatile de Carter pour filer hasardeusement dans la première ruelle venue, l'étalant sur le sol. Réorganisation de carne douloureuse face au carmin qui imbibe les drapés, peinant à supporter l'état d'entre deux emprunté, trop divergent pour être dans une peau un tant soi peu confortable, copie douloureuse, y faisant abstraction. Focalisation sur la victime en un refus pur et simple de la laisser agoniser, n'osant songer à une perte. « Carter tu m'entends ? » Écho de son intonation qu'elle eut précédemment dans son élan de panique, le timbre devenu androgyne. Ravalement difficile, peinant à rationaliser, trouver les gestes pourtant ancrés. Il finit par se ressaisir le voleur de carnes, reconnaissant la teinte vermeille dégueulant de sa gorge. Hémorragie artérielle. « Il faut que je stoppe l'hémorragie, ça va faire mal. » Le cuir s'égare, les phalanges dénudées s'enfonçant dans l'antre de la plaie béante, écarte la chair, mesure d'hygiène reléguées au rang d'utopie. « Reste avec moi. » Mâchoire qui se crispe, les syllabes raisonnant comme un ordre, cherchant à arracher un pan de chemise d'une paume libre et du bout des dents. « Je t'interdis. »

Chaos. La carne saisie par une poigne ferme, arraché à ses soins de fortune et au sauvetage bancal. « Non ! Non ! Non ! » Les membres s'affolent, cherchent à s'en extraire, se débattent. Iris et attention restées sur la carcasse de Carter aux saignement redevenus abondant maintenant que la plaie fut à nouveau exposée. « Lâchez-moi, pitié » Supplice, refusant d'être extrait par deux quidam aux muscles bandés. Ils ricanent, fier de leur prise. Glacial. Langue pernicieuse d'une lame aiguisée, annihilant le souffle tout en transperçant l'abdomen. Géhenne mordante. Fracas à la lourdeur sans nom, percutant le sol de plein fouet, goût ferreux entre les babines. « Je... je suis désolé » Part de responsabilité indiscutable, balbutié en quelques syllabes en un murmure étouffée, l'échine meurtrie retrouvant son timbre et faciès propre. Il le sut Galahad, qu'il fut coupable, déclencheur malgré lui d'une catastrophe sans nom qu'il peinait à se pardonner.

Inspiration régie par une angoisse. Sensation âcre d'immerger d'une mer agitée, annihilant les dernières brides cauchemardesques. Panique. L'échine se redresse vivement, sur les gardes, reconnaissant l'ébauche d'une tente qu'ils eurent à peine le temps de percevoir en y pénétrant, retour à la réalité. Une paume s'égare, trouve un abdomen qui eut été marqué, confrontée au néant, prenant conscience des drapés qui furent personnels, comme si le voyage n'eut jamais eu lieu. Illusion chaotique, vicieuse. « Carter. » Le désignant s'échappe, percevant l'échine intacte encore au sol, dépourvue du cruor qui l'eut marqué. Il fonce dessus Galahad, percutant son torse de plein fouet tout en esquivant les parcelles d'épiderme dans l'étreinte, l'enserrant trop fort, comme pour s'assurer qu'il fut matériel. « Je... J'ai cru que... » Tétanie encore présente dans le timbre, enserrant la gorge, alors qu'ils n'eurent visiblement jamais quitté cette maudite tente.

« Yr wyf i yn dy garu di. » Ils s’échappent d'eux mêmes les mots en un murmure suave, si lourds de sens qu'il en perd son anglais le voleur de carnes, en dépit d'un gallois maternel qui dut ressembler à un baragouin infâme à l'oreille de l'hermaphrodite, incompris de la plupart des syndrigastis. Ils furent neufs, les termes, marquant un attachement incontestable qui ne fut guère connu depuis trop longtemps. Oubli des normes et de la pudeur en un lieu où ils ne furent probablement guère seuls, évinçant les principes de distance de sécurité pour trouver les lippes adverses de plein fouet, ravalant la gangrène autant que possible, rejetée avec dédain, trouvant une ancre en ses épaules d'avantage larges. Exquis, les paupières se baissant pour mieux s'imprégner, enregistrer les nuances, au delà de dissimuler un regard embué, devenu trouble, commençant à prendre la teinte azurée et emprunter les nuances châtain de l'autre.
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Carter Quincy
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Deux visages qui dessinent tes courbes, deux sexes qui luttent dans ta carcasse
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gardienne d'enfant
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MessageSujet: Re: vagabonderies défaillantes / DEFI VI ☾ Carter   Mer 11 Juil - 2:14

Les ténèbres. C’est ce qui t’entoure, te dévore. Seule au cœur même des ombres, sa voix n’étant plus qu’un écho lointain, agonie brute, seul souvenir demeurant dans la mort, la fragilité de cette misérable carcasse y aura mit rapidement fin. Seul « avantage » que tu pourrais envisager dans cette situation, le cœur ayant finalement si aisément céder, t’évitant ainsi la souffrance d’une mort lente. Une opportunité lugubre, celle de mettre fin à tes tourments, finalement délivrer, l’espace de quelques instants, de ta nature monstrueuse, tu t’attendrais presque à bientôt rencontrer le grand régent de l’au-delà, qu’il soit angélique ou cornu, tu attendais l’instant, les lèvres brûlantes d’un tas de question. C’était sans doute la situation de toute les âmes qui passaient par ici, une expérience sans doute unique, un point d’arrivée qui t’avait été ôté voilà bien des décennies. Figée dans le temps jusqu’à présent, jusqu’à cet étrange vagabondage, cette anomalie particulière qui te propulsa à une ère révolue. Cruelle époque que celle où l’enfant tenait fermement une épée ou une fourche, tout ça pour survivre, c’est avec une certaine tristesse dans le cœur que la terreur s’efface, laissant place à l’acceptation de ton sort. Silence devenu havre de paix, celui de la faucheuse qui t’a emporté loin de celui que tu aimes. Sans doute le retrouveras-tu bientôt, pensée morbide qui te rassure, dans les ténèbres de l’après-vie. Sa voix s’efface peu à peu, laissant la fatigue t’envahir, des yeux qui se font de plus en plus lourd, le chant des oiseaux résonnant de plus en plus fort dans ton crâne. Tu t’éteins lentement, au cœur de cette nuit glaciale.

Puis lentement, tu les rouvres sur un monde qui t’aveugle. Astre solaire brutal, qui te fait vivement détourné le regard. Crâne vibrant, tête qui tourne l’espace de quelques instants, affreuse migraine qui te lacère les méninges. Que se passe t’il ? Tu reconnais ce décor, il t’est étrangement familier, toi qui était au cœur même des ténèbres il y a quelques instants. Étais-ce le paradis ? Ou bien l’enfer ? Étrange spectacle se déroulant sous tes yeux ébahit, tu ne comprends plus rien. Tu sens cette délicate chaleur caresser ta chair, accompagner de la tendresse d’un amant, d’un confident. Ton regard se tourne vers lui, tu ne comprends que trop peu de ses paroles à cet instant, encore à moitié plonger dans la cruelle illusion, hallucination étrange dont vous avez été les victimes. « Gal… On est… Où ? On est au paradis ? Ou ailleurs... » Tu n’attends pas de réponse, les sens confus, une main qui effleure cette terre poussiéreuse si familière, ces odeurs connues qui te parviennent finalement, ce délicat chant qui a bercer tes derniers instants là-bas, tu le retrouves finalement, tu comprends peu à peu ton retour à cette étrange réalité, tu prends conscience du cruel spectacle qui fut donné, à vos dépens, sans doute de l’amusement de quelques trouble-fêtes, à vous avoir plonger dans ce scénario monstrueux.

Une larme roule sur ta joue, tu te souviens encore de cette peur, cette douleur qui t’a déchiré, la chaleur de ce sang qui a couler, délicatement, ton doigt effleure se cou anciennement meurtri. « Merde... » Tu ne peux retenir ce juron, tes mains attrape la chemise sali de ton amant, ton confident, tes bras, masculins, l’entourent à cet instant, la rage au creux des entrailles, tu maudis cette faiblesse qui aurait put vous séparez. Au diable le secret et des quelconques convention, instant d’égarement, le sang fulminant contre toi-même, tu réponds malgré tout à son baiser, délicatement, à la saveur d'une amère récompense, triste constat à la clé. « Gal… Je suis désolé… Je suis trop… Trop faible. » Pitoyable, c’est ainsi que tu te percevais, incapable de le protéger, incapable de protéger ta propre vie, tu t’es confronté à ta propre faiblesse dans ce jeu immonde. Tu as accepté ta mort bien trop facilement, tu as préféré fuir, trop simplement. Tu en prends conscience, la lâcheté était ton pêché, tu n’eu de cesse que de fuir ce monde, cette nature profonde qui t’habite. Prise de conscience brutal, tu ne pouvais rester cette marionnette de porcelaine si fragile, bien que l’éternité se dressait devant toi, une ombre étrange sembla s’étendre sur cet avenir figé.
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Galahad L. Ednyfed
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Miroir. Échine capricieuse réorganisant les courbes et les angles sous la friction d’un code organique soufflé. Doppelgänger. Gémellité factice et derme pernicieux, l'imitation s'infiltre, se glisse, caractères et manies gangrénant pour évincer le propre. Excentricités d'un égaré qui finit par ignorer ce qu'est d'être lui-même.
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Versatilité constante, imprévisibilité. Fascination des objectifs et pellicules. Voyeur inconditionnel qui fouine et récolte, collectionne les dossiers sur autrui, curiosité maladive qui ronge les tripes.
☾☾ Années :
Frustration éternelle, carcasse figée quelques jours avant la trentaine qui ne sera jamais atteinte, traits mensongers, censés afficher nonante-six printemps.
☾☾ Occupation :
Anatomie adulée et répugnée, médecine opérée lorsque nécessaire bien que l'épiderme demeure problématique, brillant avenir dérobé. Parfois projectionniste pour le plaisir des regards avides de curiosités.
☾☾ Myocarde :
Palpitant embourbé dans les fils d'un idylle platonique. Carne répugnée par les chairs. Interrogation demeurant, de qui voudrait d'un être devenant soi-même. Odieuse fatalité.
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MessageSujet: Re: vagabonderies défaillantes / DEFI VI ☾ Carter   Ven 13 Juil - 1:33

vagabonderies défaillantes
carter & galahad

« What if the storm ends and I don't see you. As you are now ever again ? The perfect halo of gold hair and lightning. Sets you off against the planet's last dance. »
Gorge nouée. Le cruor monte aux faciès, quelque peu honteux, tandis que l'autre semble à peine émerger, ne saisi en aucun cas les syllabes qui viennent de s'extirper des lippes en un langage trop peu connu et employé au sein de la boucle, les mots brûlant encore les lèvres, ardents. « Tu n'as pas compris. » Maigre ricanement. Peut-être qu'il valut mieux, qu'elles demeurent abstraites les consonances, alors que l'instant fut marqué par d'autres priorités et gravités. Amertume pourtant lisible en une déception qui pointe, ravalée tant bien que mal, relégué au second plan. Pourtant consolé par un échange doucereux qui finit par marquer une gémellité factice et temporaire, les épaules élargies devenant à part égale.

Et il le sent Galahad, la poigne désemparée de l'autre sur une chemise devenue trop étroite, dont il eut dérobé une énième fois l'échine. La carne désormais captive entre ses bras, retenue en otage. Les muscles se relâchent, se laissent bercer dans l'étreinte rassurante en épousant le creux d'un cou qui fut meurtri en un soupir bienfaiteur, ravalant l'humidité dominante qui voulut s'imposer dans les yeux. Image très certainement pathétique qu'ils devaient renvoyer, à pleurer dans les bras l'un de l'autre. « Tu te trompes. » Murmure suave, une paume gantée se glissant sur la pommette humide de l'hermaphrodite pour mieux en récolter les perles salées. « Tu as fais de ton mieux. » Pause, prenant le temps d'enregistrer sa fragrance délicieuse au delà de la douceur de la peau de son cou d'ordinaire interdite, se fichant éperdument d'entretenir d'avantage l’imitation pernicieuse par le biais du contact qui persiste, peu désireux d'instaurer des distances coutumières et insoutenables. « Nous ne pouvions rien contre cette barbarie, ils étaient plus nombreux et mieux armés. » Fait certain, impuissants alors qu'ils furent désarmés, deux contre une multitude, perdus dans une époque qu'ils ne connurent guère, reléguant le fantastique à l'état de démoniaque. Ils furent toujours comme ça les hommes, à vouloir être hostiles avec ce qu'ils ne purent comprendre, embourbés dans des croyances qui eurent finies par être abstraites.

« Puis tout ça ne serait pas arrivé si j'avais pu le retenir un tant soi peu, s'il ne m'avais pas effleuré. » Le timbre s'éteint au fil des mots, l’œil vitreux trouvant le vide, la carne jumelle épousant toujours celle de l'autre, bien que les bras desserrent leur emprise pour retomber lâchement. « Je suis l'unique fautif à blâmer. Je te demande pardon. » Il le sut le voleur de carnes, que rien de ces péripéties macabres ne seraient arrivé s'il n'eut guère été détenteur d'un épiderme hostile, incapable de demeurer propre. Il se maudit Galahad, une fois de plus, la poigne trouvant la manche de l'autre pour mieux s'y ancrer.

Soupir, cherchant à relativiser, trouvant confort en une réalité qu'ils eurent retrouvé en une aube délicieuse. « Ce n'était qu'une illusion vicieuse, il n'y a guère mort d'homme. » Souffle qui s'égare en un rictus quelque peu forcé, les lippes trouvant sa gorge, à l'endroit même où la lame illusoire l'eut entravé, avant de retrouver des distances contraignante, la carcasse se relevant tant bien que mal, toujours empêtrée sous les traits de Carter, tout en tendant une main sertie de son cuir à ce dernier pour qu'il fasse de même.
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