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 (Flashback) Une énième théorie, toujours un mystère - Aloysius

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MessageSujet: (Flashback) Une énième théorie, toujours un mystère - Aloysius   Mer 9 Nov - 22:19

72 jours sans mort Cette phrase ouvrait une nouvelle page de son journal. Anton frôlait le record, à croire que le temps avait fini par l’assagir… Du moins en théorie. Dans la pratique, il avait simplement pour le moment trouvé d’autres occupations, lassé par l’idée de devoir tout réapprendre une énième fois. Il s’était lancé dans sa quête du passé. De son passé disparu. Il avait mené un long interrogatoire après de la plupart des habitants de la boucle qui avaient connu son arrivée. Il avait besoin de chaque détail, le plus infime possible. Il les consignait sagement dans un deuxième journal dont sa meilleure amie connaissait la cachette. Inutile de perdre une fois de plus tout le début de son enquête. Malheureusement pour l’instant, il n’avait que peu d’indices. Anton porta machinalement la main à son cou, sentant la chaine rassurante. Il voulait découvrir qui était la jeune femme sur le portrait, sachant pourtant que les chances que celle-ci soit morte de vieillesse étaient importantes. Le portrait était très ancien… Il ne savait pas combien de temps il avait erré, combien de fois il était mort avant son journal. Une grosse partie de sa vie n’était qu’un immense trou noir. Il allait trouver la solution, il en était convaincu. Il lui manquait une pièce pour que le puzzle se dessine sous ses yeux.

Il avait aussi une autre énigme à découvrir : Quelle était la spécificité de son cher ami Aloysius ! il avait lu plusieurs théories à ce sujet dans son journal. Il s’était apparemment livré à quelques expériences plus ou moins… violentes. Mais ca n’avait servi qu’à réfuter ses théories les plus folles. Sa prochaine idée était de voir s’il y avait un rapport avec le froid… Difficile à tester dans une boucle plongée dans un mois de mars éternel. Il allait trouver. En attendant, Anton ne manquait pas d’idée en tout genre pour découvrir le secret de ce dernier. Pourquoi faire autant de mystères ? S’il y avait bien une personne à qui il pouvait se confier c’était bien lui ! Il suffisait de le tuer ensuite pour qu’il oublie tout… D’ailleurs peut-être l’avait il déjà fait ? Il avait besoin de quelque chose pour enregistrer ses derniers moments ! Il nota cette idée dans son carnet avant de le refermer et de le glisser dans la poche intérieur de sa veste, à côté des graines de jasmin. Au cas où…

Après un déjeuner en compagnie des habitants de la boucle, il se mit en tête de parcourir les alentours, n’ayant de réelles obligations pour le moment. Et il avait surtout entendu parler du retour de monsieur mystère. Il avait envie de le trouver, pour lui tirer les vers du nez bien entendu, mais surtout parce que des tas de choses totalement improbables se produisaient lorsqu’ils étaient ensembles ! De quoi s’occuper en un long après midi de mars! C’est d’ailleurs au détour d’un chemin que le jeune Greydwick tomba sur Aloysius… Presque littéralement. Anton avait fort heureusement développé un esprit de sauvegarde, malgré les apparences. Apparemment il avait tout de même tiré une leçon de ses morts. « Que de retrouvailles fracassantes ! » Un grand sourire s’afficha sur son visage alors qu’il serrait la main du nouvel arrivant. « Comment vas-tu cher ami ? Ravi de te revoir. » Cette après midi, il allait trouvé un moyen de tester ses théories.
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MessageSujet: Re: (Flashback) Une énième théorie, toujours un mystère - Aloysius   Sam 12 Nov - 21:06

énième théorie

- tout ça ne dit rien qui vaille -

Combien de fois il fallait que je me le répète, une phrase que je ferai mieux d'encrer profondément, quitte à la tatouer et qu'importe ce qu'on en penserait dans la boucle de 1873 : ne lis pas en marchant. Il avait suffit d'une seconde, d'une pierre se promenant un peu trop sur le chemin, abandonnée depuis l'éventration d'un bâtiment par un obus et voilà que je me retrouvais sur le sol humide, ouvrage, fort heureusement sauvé, contrairement au pantalon qui venait d'en prendre pour son grade, désormais recouvert d'une boue grise et poussiéreuse. Long soupir, plume aux reflets bleutés se glissant à la page abandonnée, ayant perdu la ligne, décidant d'arrêter là cette lecture et de réduire tout risque de nouvelle chute. L'ouvrage, relativement petit et emprunté dans une demeure humaine désertée, fut glissé avec aisance dans une poche de l'impair. Parfois les humains laissaient des choses intéressantes, c'était triste de les abandonner de la sorte, enfin venant de quelqu'un qui n'emportait jamais rien en voyageant entre les boucle, c'était étrange de penser ça.  

Il valait mieux rentrer, se changer pour être présentable pour le dîner, ne supportant pas l'idée même que les Ymbrynes, si gracieuses sur leurs jambes, constatent une fois de plus l'étendue de ma maladresse. La parenté avec ces êtres était véritablement difficile à imaginer vu sous cet angle. Espérons que ça s'arrête là, que nul objet de valeur ne tombe et ne se brise sous la tornade que mes jambes pouvaient être lorsqu'elles s'y mettaient. Il y avait l'autre solution, laisser le tas de vêtements dans un coin, venir le récupérer plus tard et user de ma forme nettement plus agile.  Bien entendu ce fut sans compter sur l'élément perturbateur, l'autre individu aimant à problème qui ne faisait qu'augmenter les risques d'une explosion ou toute autre chose dangereuse, empêchant toute métamorphose sans qu'il ne la voie. Instinctivement le regard se porte à droite, puis à gauche, s'assurant qu'aucun danger n'approchait. L'impact ne fit que déstabiliser mon équilibre fraîchement retrouvé, manquant de finir une nouvelle fois sur le sol à cause du blond.  

« Non je ne suis pas intangible, si c'était ce que tu voulais tester. » Sourire amusé qui se dessine, accompagné d'un léger rire en lui pointant les dégâts de la chute précédente par la même occasion. « Pas d'agilité féline ou des réflexes sur-humains non plus. » Le problème avec Anton, c'est que je pouvais m'attendre absolument à tout, y compris qu'il me jette du haut d'une falaise, enfin là j'exagère, pour tenter de percer à jour ma particularité. Entre les problèmes irrémédiablement attirés et ses expériences en tout genre, je risquais fort de ne pas être prêt et propre à temps. Qu'avait-il en tête pour aujourd'hui ? Me jeter de l'eau au visage ? Des allumettes ? me mettre un chat entre les mains ? Bien qu'il était certain que la dernière option ne m'enchantait pas.

« Tu te souviens de moi ? » Avec lui, on était jamais vraiment certain après tout. S'il venait de "revenir" d'entre les morts, avait oublié ses expériences, j'étais repartis pour une longue série de choses peu amusantes. Enfin, il semblait bel et bien m'avoir reconnu, une bonne chose je suppose, sauf s'il gardait une photographie de chaque individu fréquenté avec une inscription au dos bien entendu. Dans un sens, ça devenait un véritable jeu cette histoire de tests, me demandant s'il finirait par trouver sans devoir en arriver à me blesser. Il serait probablement déçu le pauvre, après tant d'efforts.
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MessageSujet: Re: (Flashback) Une énième théorie, toujours un mystère - Aloysius   Dim 13 Nov - 18:04

L’humeur d’Anton s’améliorait toujours lorsqu’il se trouvait occupé, et quand il ne mourrait pas, ce qui était la condition essentielle cela va de soi. Il était très inventif pour se trouver de nouveaux défis et chercher à résoudre les petits problèmes de la boucle. Il avait d’ailleurs de nombreux projets en cours, dans sa chambre, malheureusement avortés par un décès un peu trop précoce. Il avait l’habitude de choisir un papier et de se pencher sur la problématique jusqu’à trouver la solution, ou alors qu’un énième accident survienne. Dans cette vie, sa curiosité le poussait à découvrir la nature de la particularité d’un des « voyageurs » qui passaient de temps en temps dans la boucle. Aloysius était un énergumène comme on en croisait rarement, mais le courant passait bien entre Anton et lui. Ils étaient deux aimants à problèmes, capable de créer une catastrophe avec presque rien. Un duo explosif. Le jeune Greydwick était d’ailleurs parti à sa recherche en ce doux après midi, dans l’objectif de mener l’enquête. Il tomba sur lui au détour d’un chemin.

L’intangibilité… L’une de ses premières théories, mais rapidement écarté. Anton avait posé plusieurs fois sa main sur le bras ou dans le dos d’Aloysius pour voir ce qui pouvait se passer : absolument rien. Et puis, il était un peu trop maladroit pour que l’on puisse parler d’agilité féline ou de réflexes sur-humains. Bien que l’hypothèse d’une ouïe ou une vue surdéveloppée n’était pas totalement écartée. Il était bien trop simple de faire comme s’il n’avait rien vu, ni entendu. Anton lui fit un sourire innocent. Il haussa les épaules, ne s’avouant pas vaincu pour autant. « Je refuse de rejeter certaines hypothèses sans preuves irréfutables. Mais tu n’es clairement pas intangible. Dommage. Par contre maladroit très certainement mais ce n’est pas une particularité à mon humble avis. Ton pantalon ne me contredira pas. » Que s’était-il passé cette fois ? Tout était possible.

La question le fit lever les yeux au ciel. Ne l’avait-il pas appelé par son prénom ? Toutefois, Anton ne pouvait pas lui en vouloir. Il n’était pas toujours simple de suivre les aventures de quelqu’un incapable de mourir. « 72 jours sans accident mortel. Il faut croire que je finis par m’assagir. Je n’ai jamais été en si bon chemin pour battre mon record. » Il lui fit un grand sourire, assez fier de lui. « Tu n’as donc pas loupé une énième mort sensationnelle. » Anton ne manquait ni d’imagination, ni de ressources à ce sujet. Tout le monde finissait par en rire. « Je me souviens de toi et de ce que je sais de toi. J’ai d’ailleurs décidé de faire une liste de mes expériences. Inutile d’être redondant. Mais tu peux aussi mettre fin à tes souffrances plus rapidement en avouant. » Mais il aurait été terriblement déçu de ne pas le découvrir par lui-même. Il haussa les épaules, ne lui laissant pas le temps de répondre. « Je pouvais toujours essayer de demander. » Anton se remit en marche, dans la direction que semblait emprunter son ami, avant de reprendre la parole. « Dis moi Aloysius. Connais-tu un moyen de faire de la neige ? J’ai une nouvelle théorie ! »
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MessageSujet: Re: (Flashback) Une énième théorie, toujours un mystère - Aloysius   Mar 15 Nov - 16:35

énième théorie

- tout ça ne dit rien qui vaille -

Anton était terriblement obstiné lorsqu'il s'y mettait, provoquant un nouveau rire au fait qu'il n'excluait toujours pas certaines théories pour le moins... à côté. Et encore, ce n'était plus à côté à ce stade, mais à des années lumière, loin de la vérité qui mènerait inévitablement sur une déception, loin des particularités hors normes et tout à fait fantastique qu'il imagine. En revanche exclure la maladresse sur-développée et inné n'était pas forcément un bon choix, surtout en cet instant. Certes c'était loin d'être un indice, ma seconde forme était loin d'être maladroite et pataude, un contraste tout à fait alien et déconcertant.  

« Si tu cessais de faire des expériences ratées et stupide pour tenter de trouver tes limites et tu pourrait battre ton record sans problème. D'ailleurs, je me suis toujours demandé, comment ça se passe ? Quand tu.. enfin meurs ? Est-ce que ton corps se régénère ? Un double apparaît ? Et si tu finis en plusieurs morceaux ? Ça fonctionne toujours ? Ou faut-il d'abord te rassembler. C'est tout de même peu ragoûtant tout ça. Je m'égare, désolé. » Cette particularité est tout de même fantastique, peu pratique d'un point de vue mémoire, certes, mais au moins elle permet de toujours revenir en arrière en cas d'erreur ou de maladresse. Elle me serait certainement utile, même si mes pieds n'ont pas encore réussit l'exploit de m'achever au bout d'une centaine de chutes dans les escaliers.

« Ce serait choisir la facilité, et nettement moins amusant que de te voir te retourner l'esprit. Même si certaines expériences sont pour le moins... étrange et parfois douloureuses. Je t'ai déjà dis que tu serais probablement déçu de toute façon. » C'était tout à fait honnête, mais tête comme l'était le blond, il prendrait probablement ça pour une nouvelle ruse.

Lorsque vint la question, ce fut le grincement de dents, voyant venir d'ici la nuit enfermé dans une glacière à geler. Le froid, l'hiver, ce n'était pas agréable, loin d'être mon élément, bien que j'avais finis par m'habituer à l'hiver éternel de la boucle de 1873 au fil du temps. « Il te suffirait simplement de changer de boucle. » Le ton était tout de même hésitant, peu rassuré par ce qu'il avait en tête. « Tu ne vas tout de même pas m'enfermer dans une glacière ? Il est hors de question que je reste plus de trois secondes dans ce genre d'endroit tu m'entends ? » L'idée même d'être enfermé dans un endroit sombre et restreint provoquait un frisson d'effroi, claustrophobe montant uniquement sous cette pensée. Peut-être que je devrais tuer le Syndrigasti immortel afin qu'il oublie cette idée si c'était bel et bien le cas. D'un autre côté, j'en étais tout simplement incapable, tout à fait à l'encontre de mes principes.  

Nouveau frisson, regard se portant sur un matou se faufilant entre les décombres, fixant l'animal avec une méfiance absolue. Une attitude ridicule, surtout que je pouvais facilement dompter le félin avec cette taille. Du moins s'il évitait de sortir les griffes. « Quel est donc le programme ? » Filer loin du regard de cette bestiole au plus vite, mettre le plus de distance entre lui et moi, qu'importe le plan stupide et probablement trop dangereux qu'Anton avait pour moi du moment qu'on ne restait pas à moins de dix mètres de l'horrible carnivore. Certes adorable, pelucheux et tout ce qu'on veut, mais certainement pas d'une grande innocence. Un tueur en série qui n'hésiterait pas à exterminer pour sa survie. Pourquoi s'approchait-il ? Non, non non, oust, oust... « Il...il se frotte à ma jambe. Il se frotte à ma jambe ! » Oups, c'était sortit tout seul, malaise se transcrivant oralement. Fichue langue qui ne pouvait contenir toutes mes pensées. Je tente un pas sur le côté, tâchant de me détacher de cette affreuse boule de poils manipulatrice.
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MessageSujet: Re: (Flashback) Une énième théorie, toujours un mystère - Aloysius   Mar 13 Déc - 18:38


Anton n’avait pas l’habitude de baisser les bras et depuis que son attention s’était portée sur Aloysius, il ne cessait d’expérimenter de nouvelles théories dans l’optique de découvrir sa particularité. Chacune de ses morts n’avait fait que freiner ses recherches. Il s’agissait très certainement de l’unique projet qu’il n’avait pas abandonné en cours de route. Il s’y penchait à chaque fois. Il aimait les défis, mais son ami avait une fâcheuse tendance à le frustrer. Ne pouvait-il pas simplement avouer ? En attendant, Anton était condamné à tenir une liste totalement folle et absurde de ses idées, toujours plus imaginatives. Pour le moment l’attention était portée sur sa particularité à lui. Il leva les yeux au ciel. « Je n’en ai aucune idée. Comment voudrais-tu que je le sache ? Je suis le mort. Tu devrais poser la question aux autres. C’est une très bonne question d’ailleurs… Je doute que l’on doit me rassembler. J’en aurai entendu parler. Tout ce que je sais c’est que je me réveille sans le moindre souvenir. » Il se promettait de poser cette question à Suzanne et d’interroger les autres habitants de la boucle. Ils avaient très certainement assisté à l’une de ses morts… Il s’étonnait d’ailleurs de ne pas avoir traumatisé quelqu’un.

Anton haussa les épaules. Bien entendu qu’il serait déçu, peu importe la particularité de son ami. Il avait des théories bien trop farfelues pour qu’il en soit autrement. Mais comme il ne cessait de se le répéter, ce n’était pas la destination l’important, mais bel et bien le voyage. « Certainement. Mais quoi que tu puisses être, ce sera une véritable victoire d’avoir réussi à deviner! » Il soupira, levant les yeux au ciel. « Et je tiens à signaler que mes expériences ne sont pas étranges. Et je crois m’être déjà excusé pour avoir quelque peu dépassé les limites. Mais je suis certain que tu en joues ! Ce n’est pas la mort. » lança-t’il, assez fier de sa petite plaisanterie finale .

Changer de boucle ? Devait-il réellement en arriver là pour découvrir la particularité d’Aloysius ? Il était bien ici. Il commençait tout juste à s’approprier la routine. Un grand sourire naquit sur son visage alors qu’il prenait les révélations comme des aveux cachés. « Je n’avais pas pensé à ça. Très bonne idée. Dois-je comprendre que le froid a un impact sur toi ? En vérité, je pensais plutôt à une bataille de boule de neige. » Il leva les bras, signe qu’il abandonnait l’idée – pour le moment – de l’enfermer dans un endroit froid. « Pour le moment, tu n’as rien à craindre. Promis. Et en signe de bonne volonté, je te préviendrais la prochaine fois. » Il lui fit un petit sourire carnassier, sachant parfaitement qu’il ne tiendrait pas cette promesse.

Le programme… Il n’y avait pas vraiment réfléchi. Il avait simplement envie de prendre l’air, de profiter d’un moment libre et en harmonie avec lui-même. « Je ne sais pas, je suppose que je vais me laissé porter par ma créativité. » Il trouvait toujours quelque chose à faire ! Il allait lui retourner la question, mais il sentit un changement dans le comportement d’Aloysius. « Qu'est-ce qui… Oh bonjour toi. » Un chat. Anton s’accroupit pour saisir l’animal et le prendre dans ses bras avant de le caresser. « Il ne va pas te faire de mal ! » se moqua le jeune Syndrigasti. « C’est une boule de poil à câliner. Il sortit un petit morceau de bœuf séché et le donna au chat. « J’ai l’habitude de le croiser. C’est un amour. Tu veux le prendre ? »

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MessageSujet: Re: (Flashback) Une énième théorie, toujours un mystère - Aloysius   Lun 19 Déc - 20:59

énième théorie

- tout ça ne dit rien qui vaille -

Il faudrait probablement que j'assiste une fois à l'une de ses morts, simple curiosité pour tenter de comprendre la chose, voir ce qu'il se trame en coulisse alors que son organisme éteint reprend vie, magie s'opérant. Oh bien entendu, jamais je n'aurai le cran et l'audace de l'assassiner (bien que la chose n'était pas réellement un assassinat en un sens). La particularité en elle-même était fascinante, corps figé qui peut à nouveau se mouvoir et respirer. Il y avait un côté triste d'ailleurs, ne pas pouvoir faire revenir autrui, aider ses proches, pensées s'en allant brièvement vers le doux visage perdu sous une couche de neige, hirondelle jumelle et semblable au cœur qui ne battrait plus jamais, embrassée par le sommeil éternel. Le regard se baisse un bref instant, oublier la pensée, la ravaler de façon amère, retrouver le fil.

« Dépasser les limites... » Les mots sont répétés machinalement, regard émeraude se levant vers le ciel. Il y avait des fois où les choses allaient assez loin, à deux doigts d'opérer une métamorphose pour mettre fin à la mascarade, bien que le jeu amusant ne serait plus. Espérant juste qu'il ne parvienne pas à me blesser de manière assez conséquente pour que je reste coincé sous mon autre forme. Ce qui lui ferait d'ailleurs tirer une drôle de tête, tout comme cet animal à poils qui se frottaient contre ma jambe en parvenant à m'arracher une grimace digne de ce nom. Diabolique félin avec ses yeux ronds et son ronronnement, manipulateur hors pair qui semblait avoir conquit le Syndrigasti. Répondre à ses interrogations tout en gardant mon calme devient difficile, ne lâchant pas la bête des yeux, hors de question de perdre le contact visuel.

« Je viens d'une boucle piégée au beau milieu de l'hiver, tu ne penses pas que je vois assez de neige comme ça ? Je n'ai aucune résistance au froid et y suis même assez fragile, cela dit je ne serait pas contre l'idée d'une bataille de boules, cela ne se refuse pas. Bien que j'ignore où tu peux trouver de la neige au printemps. Non je ne peux pas en matérialiser, ni faire refroidir la température, dommage. A vrai dire, c'est l'idée d'être enfermé quelque part qui me fait froid dans le dos. Froid, le cas de le dire. »

Rire nerveux qui sort, reculant d'un pas pour instaurer une distance de sécurité, ce qui était ridicule vu ma taille actuelle. « Pas me faire de mal ? Connais-tu seulement ces animaux ? De viles créatures manipulatrices qui tentent de te séduire avec leurs yeux doux. Ne te laisse pas avoir par sa moue, ce n'est qu'une illusion pour mieux t'appâter afin de mieux t'attaquer dans le dos. » Ton on ne pouvait plus sérieux, fronçant les sourcils alors qu'Anton lui tend un morceau de viande tout droit sortit de nulle part. « De la nourriture ? Tu avais réellement l'intention de le nourrir ? Il t'as déjà dans la poche mon pauvre, tu es visiblement perdu, déjà hypnotisé. Et non merci, je ne préfère pas avoir de contact direct entre lui et moi. » Il m'aimerait peut être un peu trop, odeur d'amuse-bouche qui devait déjà bien assez titiller ses papilles. Peut-être que mon comportement était un brin excessif, mais après avoir goûté aux griffes une fois tout en manquant de finir entre les crocs d'un matou lors d'un instant d’inattention, il valait mieux se tenir à distance de ce genre de monstre. « J'en suis allergique de toute manière. » Mensonge, de quoi faire passer la pommade tout en espérant qu'il n'ait pas une nouvelle idée farfelue.
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MessageSujet: Re: (Flashback) Une énième théorie, toujours un mystère - Aloysius   Dim 8 Jan - 11:46

Anton parlait rarement de ce qui lui avait lors de l’une de ses morts. Il faut dire que l’amnésie ne l’aidait pas vraiment à en comprendre le mécanisme, mais surtout ne pas savoir était un moyen de se protéger. Il aurait très bien pu demander à sa meilleure amie, qui l’assistait toujours dans ses envies macabres, mais il ne l’avait jamais fait. La question ne l’avait jamais réellement intéressé jusqu’à maintenant. Sa théorie sur son inaptitude à mourir en dehors d’une longue vie hors d’une boucle temporelle lui suffisait parfaitement pour l’instant. Il avait d’autres choses, d’autres projets en tête pour le moment, comme celui de mettre fin à ce mystère autour d’Aloysius. Mais que pouvait-il bien être ? Il avait l’impression d’avoir fait le tour de la question plusieurs fois, sans trouver une réponse. Il avait d’ailleurs plusieurs fois dépassé les limites du raisonnable sans grands résultats. Cet homme était un mystère comme il les aimait. Dans le fond, il n’était pas certain d’avoir toujours envie de découvrir son secret, que pourrait-il bien faire ensuite ? C’était un jeu des plus amusants.

Anton se perdait dans ses réflexions et soupira, déçu d’apprendre que l’hiver, la neige et le froid n’étaient pas la solution à ce casse-tête. La boucle d’Aloysius était piégée dans un hiver perpétuel. Il plissa les yeux alors qu’il lui donnait un indice : il avait peur de se retrouver enfermé quelques part. Anton prit quelques secondes d’intenses réflexions. « Je doute que la claustrophobie soit réellement une particularité. » réalisa-t’-il à voix haute avant de hausser les épaules . Il était certain de finir par trouver. « J’aimerais revoir l’hiver… Du moins, je suppose. Je n’ai pas réellement de souvenirs à ce sujet, juste ce que les autres racontent ! Ramène-moi un peu de neige la prochaine fois ! Nous testerons. Histoire de pouvoir tirer un trait définitivement sur cette théorie. » dit-il avec un air totalement innocent . Il savait qu’il aimerait l’hiver. Il le sentait au plus profond de lui.

Le chat attira ensuite leurs attentions. Anton aimait la plupart des créatures vivant dans la boucle. Il n’avait rien contre les petites boules de poils affectueuses, telles que celui qui se frottait sur les jambes de son ami. Anton se saisit de l’animal, le serrant dans ses bras, assurant à Aloysius qu’il ne risquait rien. « Je pense que tu es une trop grande bestiole pour qu’il pense un seul instant à te sauter dessus. Dans le cas contraire comment pourrait-il te faire véritablement mal ? Il est plus petit que ton bras. » répondit-il dans un grand sourire avant de nourrir la pauvre bête qui devait être affamée . Anton avait pris l’habitude de garder quelques choses à donner en cas de rencontre de ce type. Il avait un grand cœur et ne pouvait s’en empêcher. « Bien sûr. Ce serait égoïste de ma part de garder ce petit bout de viande pour moi alors qu’il en a clairement plus besoin. Regarde à quel point il est maigre. » Aloysius affirma en être allergique, le blondinet le dévisagea pas vraiment convaincu. « Vraiment… Je n’en crois pas un seul mot. » Il s’abaissa à nouveau et déposa le chat sur le sol qui s’enfuit à toute vitesse, son butin dans la gueule. « Te voilà débarrassé. »

Les deux amis reprirent leur chemin. Anton avait une nouvelle fois une idée derrière la tête, mais cette fois ça ne concernait absolument pas la particularité du syndrigastis. Ce dernier devrait en profiter. « Raconte-moi un peu comment c’est chez toi ! Il ne me semble pas m’être déjà rendu dans cette boucle. Du moins, je n’en ai aucune trace dans mes écrits. C’est toujours l’hiver ? Il fait froid ? Il neige ? À quelle époque êtes-vous ? » Une caractéristique d’Anton était sa capacité à s’intéresser à tous les sujets. À cette heure, il avait une nouvelle obsession : recréer un semblant d’hiver ici même.
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MessageSujet: Re: (Flashback) Une énième théorie, toujours un mystère - Aloysius   Sam 14 Jan - 20:50

énième théorie

- tout ça ne dit rien qui vaille -

Occulter la présence de l'animal par les quelques mots sur le froid. Lui ramener de la neige. Quelle idée. Certes elle devait manquer ici, la magie des flocons qui tombent sur le sol en tourbillonnant était merveilleuse, même après bien des années à les contempler du haut d'une fenêtre. Certes, au fil des renouvellement, ils finissaient par m'agacer, seconde nature reprenant le dessus, me poussant hors de mon cocon hivernal, imposant le besoin primaire de voyager vers la moindre bourrasque printanière, mais revenir dans l'hiver restait un plaisir. « Ça risque d'être compliqué. » Lui apporter de la poudreuse me paraissait peu réalisable, mes ailes bien incapables d'en porter plus de quelques grammes. Sans parler de la différence de température. Quand bien même je déciderait de reprendre forme et de faire une partie du chemin à pied -ennuyeux, terriblement ennuyeux- pour remplir quelques seaux, elle risquerait de ne pas tenir. « Elle fondrait bien trop vite ici. » Autant le justifier avec la seconde option, toute aussi valable.

Long soupir, tâchant de me contenir au mieux, le dos droit au possible. Plus petit que mon bras. Certes, pour l'instant, mais je pouvais devenir minuscule au point de me faire happer par sa gueule et ses griffes, ce dont je n'allais pas me vanter. D'un autre côté, je serait bien capable de le narguer, de le tourmenter en volant sous son museau, d'effleurer une oreille de mes griffes, jouant du fait qu'il soit coincé au sol, jouissant de mon avantage au vol et de ma liberté, hirondelle interne et joueuse ne pouvant pas s'empêcher de pousser le vice, de frôler d'un peu trop près le danger en le voyant comme une partie d'amusement. Je préfère ne pas relever alors qu'Anton ouvre à nouveau les lèvres, ce n'était guère le moment de m'enfoncer pour un vulgaire félin.

Mes doigts se glissent dans mes poches, pas s'enchainant tout en gardant la route empruntée en visuelle, ne préférant pas me retrouver une fois de plus au sol dans la même journée et conserver au mieux ma crédibilité, sans parler de mon égo qui en avait déjà pris un sacré coup. Maigre sourire en coin face aux questions du blond qui semblait avoir opté pour une nouvelle obsession. Le changement de sujet me soulage en partie, plongeant dans le souvenir de mon chez moi, délaissé depuis déjà plusieurs semaines et pour encore quelques temps. Je n'étais pas encore prêt à rentrer, trop tôt pour affronter l'hiver, je voulais continuer à me fondre dans ces températures plus douces, sentir l'herbe fraîche sous mes pieds, le vent plus chaud que celui du nord soulever mes plumes, arpenter le ciel avec d'autres hirondelles qui répètent encore et toujours la même trajectoire, ce qui donnait quelque chose de triste.

« Je ne t'y ai jamais vu en effet, mais tu y es le bienvenue. Elle est au cœur de l'hiver avec des chutes de neiges en soirée, ça a quelque chose de magique malgré le temps qui passe, comme si nous nous sentons obligé de la contempler tomber doucement encore et encore. Je suis certain que tu aimerais. D'ailleurs je trouve cela triste de ne pas se souvenir des paysages enneigés, on dirait un tapis d'ouate glacée. J'imagine que dans ton cas, ce serait quelque chose d'inconnu et de parfaitement nouveau, je n'ose imaginer ton regard emprunt d'émerveillement. Tu devrais probablement venir un jour tu n'as qu'à rejoindre Édimbourg, bien que l'époque est radicalement différente, puisqu'elle se situe en 1873. Qui sait, tu as peut-être connu ce temps. Jusqu'à quelles dates remontent tes carnets ? »

Je finis par céder, peut-être par peine de le voir si éloigné de l'hiver au point de ne pas s'en souvenir de par ses morts, profonde inspiration alors que mes pieds l'entrainent de manière assurée jusqu'à la chambre froide de ce restaurant imbriqué dans le quartier des portes. La différence de température se marque sur ma peau, chaire de poule apparaissant dans un frisson qui remonte le long de mon échine. Il devrait y avoir de la glace, peut-être de quoi recréer une neige artificielle, gagné. « Si tu nous enferme, je peux t'assurer que je vais tester les limites de ta particularité jusqu'au bout. » Le lieu ne me disait clairement rien qui vaille, contenant les premier élans de claustrophobie, me raccrochant à la porte ouverte et à la présence d'Anton plutôt qu'au malaise qui s'installe. Je saisis un couteau de cuisine assez conséquent pour gratter un bloc de glace dans le but de le décomposer en neige comme je le peux, l’effritant, prenant soin de le pas m'entailler un doigts dans la lancée, une maladresse est si vite arrivée après tout. Mes doigts se saisissent de la pseudo neige encore trop épaisse, la laissant tomber dans les mèches blondes du Syndrigasti. « Je crois que je n'arriverai pas à faire mieux, c'est de la neige bien pathétique, désolé. » Je ris, ça devient ridicule, frottant mes mains l'une contre l'autre pour les réchauffer.
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