l'acharnement est le suicide de l'âme (galahad)
 ::  :: Le Manoir :: Jardin

Psyché Gainsborough
apaisante amatrice de pluie

avatar
☾☾ Miroir :

☾☾ Particularité :
Echos psychiques, où la capacité de transmettre n'importe quelle émotion. Je peux donc te faire rire, souffrir ou pleurer. Malheureusement, je suis également affectée par les émotions que je délivre. Il ne s'agit donc pas de faire souffrir la Terre entière à tout bout de champs, j'en mourrai d'épuisement et de douleur.
☾☾ Bizarrerie :
Moi j'aime la pluie, je passe de longues minutes sous l'averse de l'après-midi, j'arrose des plantes qui ne poussent pas, je garde des fioles d'eau du ciel sous mon lit, je perce des gouttière et je préfère la rosée au rosé.
☾☾ Années :
J'ai 128 ans, mais mes traits se sont figés à mes 25 ans.
☾☾ Occupation :
Je lis des plantes et j'arrose des livres (avec de l'eau de pluie toujours).
☾☾ Myocarde :
Coeur brisé il y a fort longtemps par un soldat tombé. Amoureuse de culture et d'eau de pluie.
☾☾ Missives :
177
☾☾ Trogne & crédit :
rosie tupper x DΛNDELION (le pissenlit pour rester dans le thème)


MessageSujet: l'acharnement est le suicide de l'âme (galahad)   Mer 23 Mai - 15:22

l'acharnement est le suicide de l'âme
galahad & psyché

« He was a silent fury who no torment could tame. »
Je faisais les cents pas devant l'entrée de la maison. Cette expression était un euphémisme car j'en avais fait, jusque là, bien plus que cent. A ce rythme là mes ongles ne tiendraient pas bien longtemps avant de disparaître de la surface de mes doigts, dévorés par mes canines anxieuses. En fait, mon état d'esprit était comme détraqué : à la limite entre la colère et la peur, en passant par la mélancolie et la curiosité. Devais-je savoir, ou faire l'autruche, la morale ou être curieuse ? Le dilemme n'avait jamais été aussi intense depuis bien longtemps et mes sens étaient en ébullition. Des Syndrigastis qui passaient par là commençaient à se disputer entre eux. Des jumelles se tiraient les cheveux, un couple pleurait sans raison et un trentenaire se recroquevillait de peur sur la marche la plus basse des petits escaliers. Des habitués se mettaient accroupis, les mains sur les oreilles me sommant de quitter les lieux au plus vite avant de ne causer plus de dégâts. « Pardon ! Pardon ! Je vous quittes. » Je n'employais jamais ce ton pour parler aux gens. Je le réservait à mes sœurs quand l'heure de la dispute avait sonné. D'ailleurs, l'heure, l'heure, il l'était presque. Celui de ma douche en plein air quotidienne, remplaçant à merveilles les larmes qui coulaient de la gouttière à mon front quand j'habitais encore à Paris. Mais est-ce que cette averse pouvait m'apaiser quand il s'agissait d'un sujet si grave. J'en doutais fort. Je serra mes points, et après les supplications de certains de mes colocataires je me mis en marche pour le fond du jardin.

Je distinguais à peine les feuilles des arbres que je m'évertue à arroser tous les jours. Mes yeux étaient troubles. J'étais si fatiguée. En effet, ma particularité ne s'étendait rarement à plus de deux ou trois personnes. Là ils étaient plus d'une quinzaine à souffrir. Mes jambes flageolaient et je n'avais qu'une envie : tomber et dormir là, cachée sous l'épais feuillage des arbres, bientôt arrosés par la pluie quotidienne. Mais je devais y aller, au fond du jardin. Là bas se trouvait la source de mon problème. Ce n'était pas un sentiment amoureux non partagé, une dette impayée ou un vol inopiné. C'était le souvenir d'une cause perdue et d'un proche égaré. Celui qui me hante depuis plus d'un siècle et que je ressasse sans cesse.

Je l'avais en visu, la cause de mes problèmes. Elle était là, au fond du jardin et semblait calme et paisible. Mon problème ressemblait à un homme étrange et dérangeant mais qui ne me dérangeait pas. Elle semblait concentrée, la cause de mes problèmes. Concentrée à m'en causant encore plus. Appelons la tuberculose "tuberculose", Galahad cachait bien son jeu. Soudainement, il jeta l'espèce de panier qui était à côté de lui et se mit à jurer violemment. Il devait se douter qu'une de mes sœurs ou moi se trouvait là. Je sortie alors de ma cachette. « Je ne suis pas souffrante et je n'ai aucunement besoin d'un remède à ma particularité. » Son énervement semblait vraiment superficiel. Comme s'il faisait cela juste pour me faire plaisir. « Pour qui te prends-tu ? Donc pour toi nous ne sommes qu'une bande d'infirmes qui attend ses soins ? » J'étais rarement énervé de la sorte. D'ailleurs, je suis plutôt passive quand il s'agit de conflit et je ne suis que rarement de ceux qui les créaient. « De toutes les façons, ta recherche et vaines et ton âme s'éteindra avant même que tu ne puisse trouver une alternative à ta particularité. » J'étais si catégorique. Et je n'en démordais pas. Tout ce qu'il pouvait me rétorquer n'y changeait rien. J'étais énervée. J'étais si épuisée aussi. Je m'assis alors en tailleur dans une flaque non loin de lui. Ma robe était salies mais qu'importe, la pluie la rincera.

Et le voilà qui pleurait. Parfois ma particularité rattrape mes émotions. Je savais qu'il ne me faudrait pas plus de cinq secondes pour voir des perles couler sur mes joues. Elles aussi seront rincées par la pluie j'en était certaine et le souffle du vent les séchera.

(c) DΛNDELION


❝ will you remember me in ten years ❞ she wanted to be alone, but not lonely. That was very different; that was something that ached and hurt dreadfully right inside one.
Revenir en haut Aller en bas
Galahad L. Ednyfed
reflet excentrique

avatar
☾☾ Miroir :

☾☾ Particularité :
Miroir. Échine capricieuse qui prend le code soufflé, carcasse qui imite en tout point l'être effleuré. Doppelgänger. Jumeau factice qui se perd dans l'illusion. L'imitation s'infiltre, se glisse, caractères et manies gobés à la manière d'une éponge. Excentricités d'un égaré qui finit par ignorer ce qu'est d'être lui-même.
☾☾ Bizarrerie :
Versatilité constante, imprévisibilité. Fascination des objectifs et pellicules. Voyeur inconditionnel qui fouine et récolte, collectionne les dossiers sur autrui, curiosité maladive qui ronge les tripes.
☾☾ Années :
Frustration éternelle, carcasse figée quelques jours avant la trentaine qui ne sera jamais atteinte, traits mensongers, censés afficher nonante-six automnes.
☾☾ Occupation :
Anatomie adulée et répugnée, médecine opérée lorsque nécessaire bien que l'épiderme demeure problématique, brillant avenir dérobé. Parfois projectionniste pour le plaisir des regards avides de curiosités.
☾☾ Myocarde :
Palpitant embourbé dans les fils d'un idylle platonique. Carne répugnée par les chairs. Interrogation demeurant, de qui voudrait d'un être devenant soi-même. Odieuse fatalité.
☾☾ Missives :
2264
☾☾ Trogne & crédit :
Brendon Urie ☾ old money. (ava) / DΛNDELION (gifs/sign)


MessageSujet: Re: l'acharnement est le suicide de l'âme (galahad)   Mar 29 Mai - 11:02

dialogues de sourds
psyché & galahad

« Je pensais être incompris, puis j'ai compris que j'étais en réalité incompréhensible. »
Fragrance printanière. Arômes fleuris délivrés de l'antre de quelques pétales aux nuances bigarrées. Tableau doucereux devenu invisible sous l'obscurité dominante, incessante. La Sorgue eut tendance à rendre la nature grisâtre en ses ombres. Étrangeté qui perdurent cependant, les belles à la gueule emplie de pétales ouvertes comme si elles furent en plein jour et tournées vers un astre qui ne semblait désormais guère exister, répétant leur cycle comme elles eurent toujours fait en leur jour sans fin.

Douce mélancolie évincée. Euphorie douçâtre. Les ombres de l'obsidienne dévorant la boucle ne furent que détail superflu, un rictus béat aux lippes en un idéal cotonneux. Il fut hébété le voleur de carnes, le myocarde embourbé en une ivresse qu'il n'eut que trop peu connue. Délicieuse. Efflorescence glanée au creux d'un bras, ébauchant un bouquet éphémère qui fut destiné à créer une attention délicate, enjolivant l'antre d'un grenier devenu repère commun pour quelques heures sous le rictus de Carter, à laquelle elles furent destinées. Excentrique incontestablement fleur bleue, écho des bleuets à la parure céruléenne. Qu'importe.

L'humeur s'éteint, se perd en un fouillis sans nom, tempétueux. Il fut coutumier Galahad, des caprices insufflés par une quelconque copie pernicieuse, dévorant le propre pour l'évincer, l'annihiler. Perdition. Pourtant, il n'y eut guère de contact depuis la veille, la carne saine et les malédictions entravées par les couches de tissus aux gants nocturnes qui en devinrent insupportables. Colère fourbe venue de nulle part, insaisissable, la poigne peinant à ne pas broyer les tiges. Ignorer la cause n'arrangeait guère les choses, ravalant au possible l'excès. Il n'eut jamais été de ceux au derme violacé par l'excès, les cris dégueulant de lippes et les paluches envoyant valser le moindre objet sur son passage Galahad, pudique au possible de ses émotions lorsqu'il fut lui-même, d'avantage à ravaler les colères sourdes pour mieux laisser sa langue persifler son mécontentement lorsque nécessaire.  

La réponse vint, voyant naître les traits d'une Psyché furibonde, cause incontestable du tourment. Elle persifle, l'autre, créant un conflit qui peinait à être saisit, huile sur le feu d'une émotion qu'elle semblait maintenir entre ses doigts. Propos infondés. Jamais les mots se furent extirpés, imposant un besoin jugé vital à autrui. Bien trop admiratifs des belles particularités que pour vouloir les évincer. Il eut juste un jour oublié Galahad, la douceur d'un contact et d'un effleurement sans subir une réorganisation, sans avoir à se perdre dans les fils d'un autre qu'il eut dérobé, ne supportant plus ses croix et privations.

« En ce cas, tant mieux pour ta petite personne. » Réplique toute aussi sèche que son ton employé, alors qu'elle ventait une chose qui n'eut guère lieu d'être, désireux d'aider ceux dont la carne fut fardeau. « Je ne vois donc guère en quoi cela te concerne. » Tendance à s'enfermer à la manière d'un crustacé, peu désireux d'épiloguer un discours et tirades au vu de l'humeur. Locution qui finit par blesser. Gratuite. Lancée sur un ton qui mis un terme purement et simplement à l'entre-vue, rayant Psyché d'une liste d'individu jugés bienveillants. Voleur de carnes susceptible qui ne fut guère de ceux distribuant la confiance trop aisément sous ses airs bienveillants, dissimulant ses jardins secrets et autres murmures aux autres, là où une oreille se plut à glaner les confidences d'autrui. Complaisance dans une solitude dominante. « Bien. » Amertume qui se glisse, la carne faisant volte-face, ne voyant guère l'intérêt d'en subir d'avantage.

Quelques pas s'enchainent, se perdent, furibonds, le bouquet malmené entre une paume moite à mi-chemin entre agacement et géhenne blessante qu'elle eut insufflé par son venin. Marionnette détestable, sentant son influence mordante dans l'ébauche de quelques larmes incontrôlées. L’œsophage se noue, définitivement entravé par une dernière remarque, les sourcils froncés et emprunts de reproches foudroyant l'autre l'espace d'une seconde.
(c) DΛNDELION



Revenir en haut Aller en bas
En ligne
 
l'acharnement est le suicide de l'âme (galahad)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Un affreux suicide
» Sinon c'est du suicide?
» Grave deterioration dans camps: Desesperes pensent au suicide
» Poto kod pou mare gran manjè, pèp la chwazi suicide olie mouri grangou
» People do not die from suicide, they die from sadness ○ Rahel & Ether

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
IMAGINARIAE CURIOSITATES ::  :: Le Manoir :: Jardin-