structure ton délire ☾ ft. Fantine
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Galahad L. Ednyfed
reflet excentrique

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☾☾ Miroir :

☾☾ Particularité :
Miroir. Échine capricieuse qui prend le code soufflé, carcasse qui imite en tout point l'être effleuré. Doppelgänger. Jumeau factice qui se perd dans l'illusion. L'imitation s'infiltre, se glisse, caractères et manies gobés à la manière d'une éponge. Excentricités d'un égaré qui finit par ignorer ce qu'est d'être lui-même.
☾☾ Bizarrerie :
Versatilité constante, imprévisibilité. Fascination des objectifs et pellicules. Voyeur inconditionnel qui fouine et récolte, collectionne les dossiers sur autrui, curiosité maladive qui ronge les tripes.
☾☾ Années :
Frustration éternelle, carcasse figée quelques jours avant la trentaine qui ne sera jamais atteinte, traits mensongers, censés afficher nonante-six automnes.
☾☾ Occupation :
Anatomie adulée et répugnée, médecine opérée lorsque nécessaire bien que l'épiderme demeure problématique, brillant avenir dérobé. Parfois projectionniste pour le plaisir des regards avides de curiosités.
☾☾ Myocarde :
Palpitant embourbé dans les fils d'un idylle platonique. Carne répugnée par les chairs. Interrogation demeurant, de qui voudrait d'un être devenant soi-même. Odieuse fatalité.
☾☾ Missives :
2264
☾☾ Trogne & crédit :
Brendon Urie ☾ old money. (ava) / DΛNDELION (gifs/sign)


MessageSujet: structure ton délire ☾ ft. Fantine   Jeu 31 Mai - 23:33

structure ton délire
fantine & galahad

« Woke up on the wrong side of reality. And there’s a madness that’s just coursing right through me. Oops I, did it again, I forgot what I was losing my mind about. Oh, I only wrote this down to make you press rewind. And send a message that I was young and a menace »
Paluche pernicieuse. Drame. Môme détestable se complaisant dans les chaos, le rictus aux babines en cherchant à provoquer l'ombre d'une malédiction. Sourde oreille qui ne voulut guère entendre une remontrance, connaissant les fils vicelards, annihilant la sérénité d'une soirée qui s'ébauchait dans l'obsidienne de la sorgue éternelle. Réorganisation de carne, les phalanges retenant tant bien que mal les pans de tissus baillant, couvrant le derme juvénile d'un tout jeune adolescent. Mirettes accusatrices, foudroyant l'autre qui jubilait, se plut visiblement de trouver son parfait reflet. Volte face immédiat, peu désireux d'entrer d'avantage dans ses jeux et plaisirs, retrouvant le tracé menant tout droit en direction de combles auto-appropriés, salvateurs. Antre protectrice.

Et elle court, l'émotivité grandissante, prenant aux tripes, mordantes. Fils détestables. Il ne fut que pantin de ses propres jeux de carnes Galahad, éponge glanant ce qu'il y eut à prendre, comme si la carcasse eut décrété que pour survivre, il fallait mieux emprunter pour se fondre, théorie absurde de l'évolution, d'un foutu gène récessif persistant. Perdition amère, coutumière, peinant à en saisir les relents dans l'immédiat, empêtré dans des humeurs étrangères. Les pieds s'emmêlent, trébuchent entre chaussure et pantalon trop amples, épousant le sol en un fracas épouvantable. Grommèlement. Les babines persiflent, envoient valser les semelles et le tissus à travers la pièce dans un agacement qui ne fut guère naturel, ne conservant que sous-vêtements et chemise trop longue.

Il bougonne le voleur de peaux, cherchant l'ombre d'une pipe qui fut fourrée de tabac d'un geste ferme. Addiction douçâtre, accroche et fil conducteur. Le geste permis souvent de ramener plus aisément les fils d'une personnalité propre, détail insignifiant aux premiers abords. Et il tousse le mioche, peinant à supporter le fumet délétère, les poumons fragiles et certainement trop jeunes que pour en connaître les effluves. Malaise exacerbé, maudissant l'emprunt qui fut incapable de fumer.

Coups qui raisonnent, priant intérieurement qu'il ne s'agisse guère du propriétaire de la carne venu quémander son reste. « Il n'y a personne. » Ton sec, la voix fluette et en pleine mue donnant la réplique. Hésitation, l'espace d'un instant, finissant par capituler. La porte s'ouvre sur Fantine et son ciel de nuit, ne prenant pourtant guère le temps d'en enregistrer une nouvelle fois les nuances en une fascination délicieuse. « Qu'est-ce que tu veux ? » Locution partagée entre hostilité et cri de détresse, éprouvant à la fois ce besoin de lui claquer la porte au nez et de l'enfermer précieusement. Nouvelle bouffée, par réflexe, menant inévitablement à une autre quinte de toux incontrôlable. Le spasme eut au moins l'effet de provoquer une réorganisation des angles, poussée de croissance soudaine pour mieux en revenir au faciès d'origine, les jambes à l'air et uniquement serties de chaussettes dépareillées, spectacle dépourvu de gloire dont elle se serait certainement passée. « Mieux. » Songerie à voix haute, retrouvant immédiatement le bec de pipe en un soupir de soulagement.
(c) DΛNDELION



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Fantine Lervannec
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la peau aux étoiles, la lueur de la lune dans les mains.
☾☾ Bizarrerie :
les cartes du monde et du ciel s'entassent dans ses quartiers, et elle peut vous lister tout ce qui existe dans le ciel nocturne sans sourciller.
☾☾ Années :
dix-neuf ans d'éternité, plus d'un siècle d'existence.
☾☾ Occupation :
les cuisines deviennent son domaine quelques nuits par semaine.
☾☾ Myocarde :
tout chamboulé.
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MessageSujet: Re: structure ton délire ☾ ft. Fantine   Mar 12 Juin - 22:55

structure ton délire

galahad & fantine

Les atlas s'entassent près de son lit et les cartes, fragiles comme du cristal, ont envahi la surface déjà encombrée de son bureau, mais elle préfère s'intéresser à sa dernière acquisition. Elle l'a dégottée tout au fond de la bibliothèque du manoir, sale et usée et presque illisible à certains endroits, mais c'est une jolie carte des îles Shetland. Elle sait que ce sont des îles écossaises. Galahad est Gallois, pas vraiment la même région du pays, mais ça vaut toujours le coup de lui amener la chose. Peut-être que ça pourrait l'intéresser de voir ça. Elle se demande aussi s'il saurait la restaurer— les couleurs sont passées, et certaines lignes, notamment sur les côtes, ont disparu avec l'âge et l'usure. Le papier est sérieusement jauni, aussi, menace de se déchirer par endroits. C'est dommage, parce qu'il y a beaucoup de détails sur cette carte, avec une frise incroyable et une calligraphie d'enfer, et vraiment elle aurait bien aimé la voir quand elle était neuve. Alors c'est décidé, elle enroule la carte avec toutes les précautions du monde, rattache le lien de cuir autour du papier et se glisse hors de ses quartiers, sans oublier d'éteindre toutes les bougies derrière elle. Ce serait dommage de finir avec une chambre cramée à cause de son inattention.

Le grenier n'est pas très loin. Elle n'est pas encore arrivée mais déjà il y a un sourire sur son visage, à Fantine, mais elle aime passer du temps avec Galahad, et ça fait déjà quelques jours qu'ils ne se sont pas vus. Elle espère pouvoir s'incruster pour une tasse de thé et pourquoi pas pour une nuit de discussion sans fin, mais l'accueil qui lui est réservé fait l'effet d'une douche froide aussitôt qu'elle frappe à la porte. Elle peut entendre une voix fluette au travers du panneau de bois, si éloignée de celle de Galahad, qu'elle en est presque à se demander si elle ne s'est pas trompée de porte— mais non, c'est bien le grenier, et il y a bien quelqu'un, derrière, qui clame et dément à la fois une absence totale de vivants. « Si y'a personne, pourquoi ça répond ? » Elle en fait presque une moue boudeuse, la blonde, qui se transforme toutefois en une expression pleine de confusion dès que la porte s'ouvre. Ce n'est pas Galahad qu'elle a en face d'elle, mais un gamin vaguement familier, qu'elle a peut-être déjà croisé dans les couloirs une ou deux fois. Un gamin en chemise trop grande et en caleçon, les jambes maigres à demi couvertes par des chaussettes dépareillées, et la jeunette se retrouve à l'observer avec des yeux ronds, l'air un peu idiote. « Euh, je cherche Gal ? » Elle en oublierait presque qu'avec ce qu'il considère comme une malédiction, ça pourrait très bien être lui sous ces traits juvéniles.

Et c'est bien le cas. La quinte de toux que le tabac lui arrache réarrange os et muscles et épiderme, et il y a quelque chose de fascinant à observer la métamorphose. Elle reste à le dévisager, pendant un moment, même après qu'il ait retrouvé son apparence naturelle— il y a quelque chose de drôle à voir son ami dans une tenue si débraillée, et elle n'a jamais pensé qu'il ait les jambes aussi poilues, maintenant qu'elle y pense. Elle a l'habitude de le voir avec ses noeuds papillons et ses bretelles, incarner toute l'élégance de son époque, vraiment, mais là... Il a l'air fatigué, et elle se retrouve à froncer les sourcils, Fantine. Elle s'inquiète vite pour les personnes auxquelles elle tient. « J'ai trouvé une carte des Shetland. » Elle serre la carte jaunie contre sa poitrine, mais elle préfère se concentrer sur lui. Elle aime pas vraiment l'expression sur son visage. « Gal... Ca va ? T'as pas l'air bien. » Elle hésite, tend une main pour la poser sur un avant-bras couvert de tissu. « Pourquoi tu avais l'apparence d'un môme ? Il s'est passé un truc ? »



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