sonner le glas ☾ ft. Gabriel
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Galahad L. Ednyfed
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☾☾ Particularité :
Miroir. Échine capricieuse réorganisant les courbes et les angles sous la friction d’un code organique soufflé. Doppelgänger. Gémellité factice et derme pernicieux, l'imitation s'infiltre, se glisse, caractères et manies gangrénant pour évincer le propre. Excentricités d'un égaré qui finit par ignorer ce qu'est d'être lui-même.
☾☾ Bizarrerie :
Versatilité constante, imprévisibilité. Fascination des objectifs et pellicules. Voyeur inconditionnel qui fouine et récolte, collectionne les dossiers sur autrui, curiosité maladive qui ronge les tripes.
☾☾ Années :
Frustration éternelle, carcasse figée quelques jours avant la trentaine qui ne sera jamais atteinte, traits mensongers, censés afficher nonante-six printemps.
☾☾ Occupation :
Anatomie adulée et répugnée, médecine opérée lorsque nécessaire bien que l'épiderme demeure problématique, brillant avenir dérobé. Parfois projectionniste pour le plaisir des regards avides de curiosités.
☾☾ Myocarde :
Palpitant embourbé dans les fils d'un idylle platonique. Carne répugnée par les chairs. Interrogation demeurant, de qui voudrait d'un être devenant soi-même. Odieuse fatalité.
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MessageSujet: sonner le glas ☾ ft. Gabriel   Lun 2 Juil - 13:41

sonner le glas
gabriel & galahad

« This is the sin that I will confess to release myself for consequence and everyone can tell. The moral ejections to something so profane. »
Prophylaxie. Tracé méticuleux de phalanges habiles, courant le long d'un épiderme étranger. Entrave coutumière, seconde peau séparant les carnes, enferme les paumes en un caoutchouc détestable. Mirettes attentives sous la carne qui se plie, guettent inflammations et ébauches d'escarres. Inexistants. « Je pense que c'est bon pour aujourd'hui. » Esquisse d'un rictus satisfait aux bords des lippes, semi-sourire emprunt de bienveillance. Aide à le déplacer dans l'antre de son fauteuil. Elle eut fini par régner la confiance, sous le murmure cotonneux de quelques notes en un langage qui fini par être saisit.

Distraction, le faciès lorgnant en direction d'un rayon de lumière externe, crevant d'envie de filer dehors, besoin viscéral. Il court encore un peu, le môme qui eut effleuré par mégarde une bonne heure plus tôt, bien que l'échine eut retrouvé son origine apparente. « Excuse-moi, je suis dans la lune ce matin. » Murmure, retrouvant les fils d'une réalité soudainement jugé ennuyeuse, préférant donner une excuse toute autre que celle d'un énième égarement douteux gangrénant encore dans les tripes.

« Tu n'as guère bonne mine. » Il le remarque le voleur de carnes, la façon dont le métamorphe fut replié dans son mutisme, visiblement tout aussi distrait et égaré dans des pensées abstraites. Soupir. Le souffle d'un môme qui n'en put plus de tourner en rond et d'être enclavé dans une même pièce. Le silicone des paluches est remplacé par le cuir en un geste sec. Seconde peau nocturne qui fini par se perdre sur l'étui d'un violon visiblement entretenu comme s'il fut progéniture, écho étrange d'une 8mm qui trônait fièrement sur un meuble entre les poutres apparentes.

Idée vagabonde. Absurde. Elle file en une impulsion dominée par l'inconscience et le besoin viscéral de frôler les interdits. « Viens, on sort. » Contrainte, ne lui laissant guère le choix, lui fourrant l'étui de son instrument dans les bras avant de prendre possession de son fauteuil. Lubie. Le pas décidé pour mieux arpenter les allées et autres sentiers menant à la bourgade encore paisible sous les lueurs mordorées de l'aube. Et il dévie Galahad, n'en donnant guère plus sur la destination absurde.

Ce fut les abords du clocher de St Mildred qui furent dénichés, s'élevant dans les airs tel un phare en bordure de mer. Elles furent oubliées les croyances, évincées. Famille anglicane, murmurant des prières le soir venu, agenouillés devant les draps. Il fut bien loin ce temps, avant que la foi ne s'évapore au détriment d'une légère amertume face à un être tout puissant qui eut détourné le regard. Théories futiles de croire que ce même Dieu l'eut bien rendu, ce karma, môme sur le front puni des quelques carcasses tombées sous les coups d'un canon, effrayé, affublé de sa malédiction à la carne pernicieuse. Fatalité. La rationalité eut pris le pas sur les fantaisies divinisées, songeries et autres lubies imaginatives relevant de la pure mythologie, rien de plus.
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Gabriel Dantez
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MessageSujet: Re: sonner le glas ☾ ft. Gabriel   Mar 3 Juil - 11:26

Sonner le glas [Galahad]




L'adaptation n'avait pas été simple. Gabriel n'avait pas immédiatement fait confiance à Galahad, lorsque ce dernier lui avait été présenté. Il n'était néanmoins pas sans savoir qu'il avait besoin d'un médecin, et qu'il ne pourrait y échapper. L'excentricité de ce dernier l'avait tout d'abord mit sur ses gardes, et il avait rechigné mentalement à se faire manipuler par ce dernier, il n'était pas en mesure de refuser clairement les choses. S'il n'était pas fermé au changement, il était néanmoins quelqu'un qui avait ses habitudes, et il estimait avoir déjà subit assez de bouleversements sans avoir besoin de surcroît, de changer de docteur. Oh, il s'y était rapidement fait cependant, et maintenant, il attendait presque impatiemment les passages de Galahad. Outre un médecin, il avait trouvé en lui un ami inattendu, qu'il appréciait toujours de voir, et il était déçu lorsque ce dernier ne pouvait pas rester un peu après les soins habituels. Juste le temps d'une tasse de thé, quelque chose qui avait toujours le don de lui remonter le moral. Galahad n'était pas dans le jugement, il le traitait comme son égal dès les habitudes du médecin mises de côté, il le laissait faire sans vouloir toujours l'aider, une bienveillance qui était souvent trop présente chez les autres. Il avait conscience qu'aucun d'eux ne souhaitait le blesser, cependant, cela était parfois étouffant. Non, ne bouge pas, je vais le chercher à ta place. Tu as besoin d'aide pour telle chose ? Aucune de ces personnes ne cherchait à le faire se sentir inférieur, seulement à l'aider, cependant dans son esprit, la différence n'était pas flagrante, et Galahad, lui, semblait l'avoir compris du premier coup d’œil, peut-être par habitude de traiter des malades ? Il ne cherchait pas à comprendre, ni à savoir d'où cela venait. Tout ce qu'il retenait était que le médecin n'avait pas ce genre d'attentions lorsqu'elles n'était pas nécessaires. Lorsque cela arrivait, il ne disait même rien de particulier, se contentant de donner un coup de main naturel. Il l'appréciait donc de plus en plus chaque jour, et se laissait faire par lui sans plus jamais protester.

Lorsque finalement Galahad lui annonça que tout lui semblait bon, le sourire de Gabriel fit écho au sien, et il s'accrocha doucement au médecin pour faciliter son retour dans ce satané fauteuil. Ses mains doucement posées sur les épaules de Galahad avaient soigneusement évité tout contact avec son épiderme.

- Heureux de l'entendre. Dit-il avec un léger rire. Merci, Gal.

Il avait eut un sourire en coin, préférant toujours utiliser des surnoms lorsque le prénom de son vis à vis le lui permettait, cela accentuait leur proximité, chose appréciable. Il avait ensuite gardé le silence, observant Galahad se perdre dans ses pensées. Ses sourcils s'étaient légèrement arqués d'inquiétude, mais il n'avait osé prononcé le moindre mot. Il comprenait ce genre d'attitude, lui-même passait parfois de longues minutes à perdre son regard dans le vide, pensant à d'obscures choses, habitude à laquelle il s'était adonnée juste avant le passage du médecin. Les jours lui semblaient sans fin ces derniers temps, et plus encore depuis qu'ils avaient été séparés. Les couloirs lui semblaient vides d'une vie plus ardente, saisissante, quelques temps auparavant seulement. Il aimait voir l'activité, voir le monde bouger autour de lui, et l'ambiance globale du manoir était pesante. Il lui arrivait de jouer quelque musique légèrement entraînante, essayant tant bien que mal de remonter le moral à sa manière aux personnes autour de lui, mais comment faire ? Son humeur n'était donc pas au beau fixe, et Galahad semblait bien l'avoir remarqué, sans grande surprise.

- Toi non plus si je peux me permettre. Répondit-il à la remarque de Galahad avec un léger sourire qui se voulait encourageant. Qu'est-ce qu'il t'arrive ?

Il ouvrait la conversation, cependant Galahad savait très bien que s'il n'avait pas envie de répondre à sa question, Gabriel ne lui en tiendrait pas rigueur. Il avait simplement laissé Galahad changer ses gants, enfilant par la même occasion les siens, confectionnés par un artisan à Paris. Les siens ne couvraient que ses paumes, et le début des doigts, ils lui permettaient de ne pas blesser la peau de ses mains lorsqu'il se déplaçait, les frottements contre les barres des roues de son fauteuil usaient sa chair, et cela avait été un soulagement que d'avoir ce genre de gants, il en avait d'ailleurs une paire de rechange dans des tiroirs, et se demandait bien comment il ferait, lorsque ces derniers aussi, trop usés, seraient inutilisables. Cela n'était certainement pas pour tout de suite, cependant, il ne fallait pas qu'il s'endorme sur ses lauriers et ne finisse par se retrouver idiot avec plus rien pour protéger ses mains. Il pourrait toujours faire comme au début et couper les extrémités de gants basiques, cependant cela était bien moins joli que la lanière passant sur le dos de sa main, rattachée au niveau de son poignet par un petit bouton. Son regard avait été attiré par le médecin passant ses doigts sur l'étui de son violon, il était là bien une des seules personnes à qui il faisait assez confiance pour ne pas angoisser à la seule idée qu'il puisse soulever le couvercle et abîmer son contenu. Dans ses pensées, il avait été presque surpris de la soudaine envie de Galahad de partir à l'aventure, et en réalité, il n'avait aucune envie de le retenir. Il avait serré son instrument contre son torse et avait relevé la tête pour regarder Galahad le poussant d'un air déterminé vers il ne savait trop où.

- Tu nous emmène où là ? Demanda-t-il alors qu'ils étaient dans les ruelles de la bourgade silencieuse. T'en as des lubies des fois...

Il avait dit cela avec un léger rire, il appréciait cela au final, et il regardait autour de lui avec un léger sourire. Il voyait là des endroits qu'il n'avait pas l'habitude d'arpenter, et il prenait de grandes bouffées d'air libératrices. L'extérieur lui faisait du bien, et déjà son cœur serré semblait plus léger, du moins, jusqu'à leur arrivée devant l'église, où il leva un sourcil, interdit. Allons bons, ce n'était plus une lubie à ce niveau là, qu'est-ce que Galahad lui faisait exactement ? Allaient-ils se mettre à prier en espérant que leur pensées maussades ne s'évaporent ? Gabriel avait oublié Dieu depuis des années maintenant, puisque ce dernier l'avait volontiers abandonné. Il gardait dans le cœur son existence, et croyait sans peine aux idéaux catholiques, cependant, il n'y avait plus sa place, et ne priait jamais pour lui-même. Il avait regardé le violon entre ses mains, alors que Galahad le faisait avancer sur le parvis, heureusement assez plat, il n'y avait qu'une seule marche que le médecin lui avait fait grimper, on aurait dit sans effort. Il ne comprenait pas ce qu'ils faisaient là, ni même pourquoi son ami lui avait mit son violon entre les mains si cela était pour le guider dans une église où le silence était de mise. Tellement silencieux que c'était épuisant en réalité.

- Hey, Gal. Je sais que je t'ai déjà dit que j'étais croyant mais enfin... C'est pas en allant à l'église qu'on va s'amuser, t'avais envie de sortir non ? Lui dit-il avec un léger rire. Je suis pas tenable dans une église en plus, tu sais pas toi...

Il n'y avait aucun doute là dessus, Gabriel avait beau avoir un nom d'ange, il était plus proche du démon selon le curé de son village. Quelles bêtises avait-il pu faire, entre les bancs de la chapelle... Outre le fait de simplement s'endormir, il inventait de nouvelles chansons, se couchait de tout son long sur les bancs, avait même posé ses fesses sur l'autel, à l'époque où ses jambes lui répondaient encore. Petit déjà, il avait été de ces enfants intenables qui courraient dans les allées plutôt que d'écouter le sermon, rien cependant, que ses grands yeux bleus et ses bouclettes ne lui permette de faire oublier, avec une petite moue angélique et quelques larmes à peine écloses à ses paupières. Ce n'était néanmoins pas parce que son handicap ne lui permettait plus ce genre de choses qu'il était devenu calme. Croire était quelque chose, s'enfermer dans la morosité d'un sermon en était une autre. Aussi, lorsqu'ils avaient passé la porte, il avait regardé autour de lui d'un air presque méfiant, les sourcils froncés. Le calme présent l'ennuyait déjà, et il avait fait pianoter ses doigts sur l'écrin de son violon pour entendre l'écho de ces derniers, se retenant de pouffer de rire lorsque Galahad le fit légèrement tourner, les roues de son fauteuil provoquant un bruit strident sur le marbre du sol, son s’amplifiant, cognant contre les murs de la nef, provoquant quelques regards des badauds présents, et un claquement de langue désapprobateur d'une vieille dame probablement trop aigrie par l'âge. Gabriel lui avait répondu en écartant légèrement les mains, l'air de dire « parce que tu crois que je fais exprès vieille pie ? ». Un soupir lui avait échappé, et il avait tordu le cou en arrière pour regarder l'orgue derrière eux, seule chose qu'il avait toujours admirée dans les églises, suivant ainsi le regard de Galahad. Puis ce dernier avait lâché son fauteuil, s'éclipsant jusqu'à l'instrument sous le regard interrogateur de Gabriel. Oh, il voulait jouer ? Fort bien, déjà alors, il se creusait la tête, se disant qu'il devait probablement connaître quelques musiques qui sauraient avoir leur place dans une église, à faire crier par son violon. Il improviserait, dans le pire des cas, il n'était pas si mauvais à ce jeu là, l'habitude certainement. Il avait alors observé le médecin prendre place, alors qu'il ouvrait l'étui de son violon, les attaches claquant dans le silence de l'église.

Gabriel avait alors entrouvert la bouche l'air surpris. Qu'est-ce que... quelle mouche avait piqué Galahad ? Cela n'était en aucun cas un quelconque air saint, bien au contraire. Un large sourire avait alors orné les lèvres de Gabriel, il avait coincé son violon sous son menton, et l'archer avait fait hurler les cordes, quoi de mieux que l'acoustique d'une église pour laisser leur talent provoquer l'ire des fidèles ? Oh, cette idée lui plaisait... beaucoup trop.


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Galahad L. Ednyfed
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Versatilité constante, imprévisibilité. Fascination des objectifs et pellicules. Voyeur inconditionnel qui fouine et récolte, collectionne les dossiers sur autrui, curiosité maladive qui ronge les tripes.
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MessageSujet: Re: sonner le glas ☾ ft. Gabriel   Mer 11 Juil - 16:17

sonner le glas
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« This is the sin that I will confess to release myself for consequence and everyone can tell. The moral ejections to something so profane. »
Bagatelle coutumière. Elles furent nombreuses les lubies passagères. Impulsions absurdes et irréfléchies, régies par une imprévisibilité dominante et gangrénant dans les tripes. Il fut comme ça l'Excentrique, à se laisser berner trop aisément par ce qu'une carne étrangère eut soufflé, persistant de manière imperceptible. Étrangeté qui eut de trop nombreuses fois déclencher les murmures et autres ragots, le mental défectueux qui ne voulut guère être propre et unique. Absurdité, prenant des tracés qui furent d'ordinaire évincés, ayant au moins l'avantage de pousser la carcasse hors d'un grenier et ses couloirs avoisinants. « Que veux-tu, dès que je sombre dans mes vices... » Murmure, avouant à moitié les raisons imperceptible pour la plupart des quidams qui ne comprirent guère les enjeux d'une perdition douteuse.

Mutisme. Il ne dit rien Galahad, aux allures de môme intenable trouvant un lieu aux antipodes d'une nervosité désormais dominante, concentré dans le larcin qu'il voulut commettre pour satisfaire un besoin devenu viscéral. « C'est l'effet escompté. » Rictus en coin, laissant sous-entendre la malices et le plan qui fut parfaitement bancal, songeant d'avantage à la zizanie qu'à la façon dont ils devraient se replier jusqu'au lendemain matin après avoir délogé les figurants de leurs engrenages coutumiers, jusqu'à la remise à zéro d'aiguilles vicieuses. « Remercie ce môme qui a eu la merveilleuse idée d'empoigner mon poignet ce matin, je sais que tu y prendras d'avantage de plaisir au vu de ma culpabilité qui reviendra bien assez tôt. » Respect. Il ne fut guère le genre à souiller les lieux le voleur de carnes, respectant les murmures de fidèles captifs qui voulurent prier chaque jour pour leurs proches partis au front, voyant venir d'ici la culpabilité mordante et les mirettes honteuses.

Œillade commune en direction de la tuyauterie d'un orgue qui parut soudainement gargantuesque, d'avantage que l'image mentale qui s'était imposée précédemment. « Je ne suis juste pas certain de pouvoir dompter cet engin avec autant d'habilité que je le devrai et je regrette ne pas connaître d'avantage de modernité déstabilisante que le rock des années soixante. » Rire léger, étouffé afin de ne guère attirer d'avantage l'attention, désireux de plonger dans un anachronisme flagrant pour mieux insuffler le trouble.

« Roules-leur sur les pieds s'ils tentent de t'enlever. » Boutade lancée, filant habilement jusqu'au balcon tout en évitant quelques sœurs aux drapés monochromes. Le siège devint trône, observant le décors qui s'offrit en contrebas, voyant les murs se parer aux teintes chatoyantes de vitraux bigarés, se mêlant aux flammes de chandelles qui rendirent le lieu un peu moins austère. Bâtisse respectable, et bien qu'il en appréciait l'architecture, il n'eut jamais aimé l'ambiance glaciale des églises Galahad. Une paluche se glisse dans une poche, osant en sortir une cigarette pour mieux la porter aux lippes, l'allumant sans scrupule aucun pour mieux retrouver les brides d'une conscience propre qui trainait à revenir. Les phalanges craquent, hésitent un instant, s'apposent sur le clavier, provoquant une sonorité grave qui fit sursauter. « Merde. » Jurons étouffé par le bâtonnet délétère maintenu entre les dents, levant instantanément les yeux au ciel tout en comprenant le blasphème. « Oups, désolé. » Souffle à peine audible en direction d'une quelconque entité invisible avant de reprendre, cherchant à dompter l'instrument qui semblait quelque peu capricieux. Pourtant elles finirent par sortir les notes, bien que quelque peu hasardeuses, plongeant en un rythme qui eut au moins deux décennies d'avance.

Et il rit Galahad, trouvant un plaisir grisant dans l'interdit, cherchant à capter les brides de cordes qui raisonnaient en contre bas en un duo bancal, provoquant quelques indignations instantanées. Quelques échines outrées filent, vont chercher de l'aide externe, à commencé par le prête qui sort de sa tanière, gravissant les marches quatre à quatre pour mieux intercepter le bougre. Sursaut. La cigarette s'écrase sur le sol sous la surprise après s'être extirpée des babines. Il décampe le voleur de carnes, retrouvant Gabriel à grandes enjambées pour mieux se replier dans une pièce servant très certainement de stock pour les osties, vin de messe et autres cierges, la barricadant d'une chaise égarée. « Je crois qu'il va falloir trouver une autre lubie. » Rire. Mal de ventre qui vient jusqu'à s'infiltrer dans les éclats, les mirettes s’embuant un peu plus à chaque instant.  « Il faut qu'on trouve comment sortir de là discrètement. » Lucidité qui revient peu à peu. Ils eurent un avantage certain les Syndrigastis, à jouer de leurs carnes, plongeant déjà la paume en direction d'un mouchoir de poche qui renfermait quelques fils organiques dérobés.
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Gabriel Dantez
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MessageSujet: Re: sonner le glas ☾ ft. Gabriel   Dim 5 Aoû - 9:35

Sonner le glas [Galahad]



Gabriel avait légèrement fait la moue, se sentant coupable de ce murmure que Galahad avait laissé échapper. Il se devait de se faire plus prudent, il n'avait pas un instant pensé à mal, mais pour quiconque connaissait au moins légèrement le médecin savait ce que cela impliquait. Il s'était alors nerveusement frotté les mains, le regard perdu une seconde seulement sur le sol qui défilait sous ses pieds à mesure que Galahad le poussait vers leur destination.

- J'adore tes lubies. Avait-il finalement dit avec un sourire en penchant la tête en arrière pour le regarder. Et j'aime le vice. Il lui avait fait un clin d’œil.

Gabriel avait redressé la tête pour regarder devant eux. Il n'y avait aucun reproche à faire à Galahad, pour plusieurs raisons : Il n'était concrètement responsable d'aucune saute de ses humeurs, mais plus encore, Gabriel aimait ce qui était imprévisible, et les surprises étaient les choses qu'il affectionnait le plus au monde. En compagnie du médecin, il n'avait jamais ressenti un quelconque malaise, et sa bonne humeur ne le quittait que très rarement dès que le voleur de carne était présent. L'effet escompté... Gabriel se devait d'avouer qu'il avait quelques difficultés à suivre ce que le médecin comptait faire, cependant, il lui faisait totalement confiance, et n'allait pas poser de questions. Ses yeux azur néanmoins s'étaient mit à briller de mille feux lorsque Galahad avait parlé de l'enfant qui avait enserré son poignet. Cela ne lui disait rien qui vaille, et il en était ravi.

- Je n'y manquerai pas. Dit-il avec un léger rire. Mais hey, Gal, la culpabilité c'est surfait. Le rock ne tolère aucun regret !

Il lui avait tiré la langue, amusé, avant de l'écouter, et ses yeux s'étaient mit à briller plus encore. Du rock, dans une église... S'il en avait été capable, il aurait sans doute sauté dans tous les sens d'excitation, déjà alors il remuait un peu trop sur son fauteuil, et sitôt les mains de Galahad ôtées des poignées, il s'était tourné pour se mettre le plus possible au milieu de l'allée, que tous aient une vision imprenable de ce qu'ils s'apprêtaient à faire. Répondant à la boutade de Galahad il avait hoché la tête, forçant sur ses bras pour faire cabrer son fauteuil, il tenait sans mal sur les roues arrières, et il avait avancé et reculé doucement, l'air de dire qu'il n'y manquerait pas.

Le médecin installé devant l'orgue, il avait remit son fauteuil droit, et coincé son violon à l'angle de son épaule et de son cou, l'archer posé sur les cordes, trop silencieux. Il attendait que Galahad joue pour improviser à sa suite, il était profane en rock, son époque ne lui ayant pas fait connaître de tels délices, cependant, il n'avait aucune peine à s'adapter. Il avait retenu un rire amusé à la première note, et à Galahad allumant une cigarette, les regards que lui jetaient les fidèles valaient tout l'or du monde, et ceux portés sur lui, attendant de voir quel blasphème il allait commettre pour suivre son comparse. Le violon avait suivi sans mal, d'un air qui allait contre toutes les convenances, mais fort bien avec ce que le médecin était en train de jouer, et son rire les accompagnait. Il se sentait vivant, vibrant, il avait l'impression de regagner quelques bribes de vie dans l'air diabolique qu'ils jouaient, et les badauds outrés ne venaient perturber sa bonne humeur que par leur course affolée vers l'extérieur. Gabriel avait tourné la tête en entendant une porte claquer, il avait précipitamment rangé son violon en voyant le prêtre monter les marches quatre à quatre pour arrêter Galahad. Il n'avait pu empêcher une moue râleuse de venir orner ses lèvres, ils n'avaient même pas eu la possibilité de leur montrer tout ce dont ils étaient capables que déjà, on venait les interrompre.

Galahad avait esquivé sans mal le curé furibond, et Gabriel avait senti le rire venir faire vibrer ses cordes vocales, alors qu'il rejoignait le plus rapidement possible l'endroit le plus évident pour que le médecin et lui se croisent. Un instant plus tard, ils se retrouvaient tous deux dans le stock de l'église, Gabriel se tenant les côtes tant il riait, une larme avait même coulé sur sa joue tant il avait du mal a respirer, son hilarité ne voulant le laissait tranquille ne serait-ce que le temps de prendre une bouffée d'air. Il n'avait alors été capable que de hocher la tête en essuyant ladite larme. Il était vrai qu'ils étaient coincés, et même cette constatation ne parvenait pas à le calmer. Il riait silencieusement maintenant, mais son torse se secouait de petits soubresauts incontrôlables. Il s'était passé les mains sur le visage, essayant de se calmer pour mieux observer ce que Galahad était en train de faire. Il comprenait sans mal ce qu'il comptait faire et il avait pincé les lèvres.

- Gal, je vais nulle part sans mon violon. Avait-il dit en serrant l'objet contre son torse, l'air stressé. Et je te rappelle que je vais avoir besoin de ça... Il avait tapoté l'accoudoir de son fauteuil. On fait quoi ? On vient le chercher plus tard ?

Il n'était pas ronchon pour un sou, au contraire, son rire s'était transformé en sourire qui faisait tressaillir ses lèvres. S'il se transformait en panda roux, il pourrait sortir sans que personne ne fasse le lien, à condition que Galahad le porte bien sur, et s'il n'abandonnerait pour rien au monde son violon, pour la gloire de leurs idioties, et en guise de punition un peu aussi, il voulait bien concevoir de ne pouvoir se déplacer jusqu'à ce que la boucle se renouvelle. A moins que le médecin n'ait une meilleure idée bien sur...

lumos maxima


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Galahad L. Ednyfed
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Miroir. Échine capricieuse réorganisant les courbes et les angles sous la friction d’un code organique soufflé. Doppelgänger. Gémellité factice et derme pernicieux, l'imitation s'infiltre, se glisse, caractères et manies gangrénant pour évincer le propre. Excentricités d'un égaré qui finit par ignorer ce qu'est d'être lui-même.
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Versatilité constante, imprévisibilité. Fascination des objectifs et pellicules. Voyeur inconditionnel qui fouine et récolte, collectionne les dossiers sur autrui, curiosité maladive qui ronge les tripes.
☾☾ Années :
Frustration éternelle, carcasse figée quelques jours avant la trentaine qui ne sera jamais atteinte, traits mensongers, censés afficher nonante-six printemps.
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Anatomie adulée et répugnée, médecine opérée lorsque nécessaire bien que l'épiderme demeure problématique, brillant avenir dérobé. Parfois projectionniste pour le plaisir des regards avides de curiosités.
☾☾ Myocarde :
Palpitant embourbé dans les fils d'un idylle platonique. Carne répugnée par les chairs. Interrogation demeurant, de qui voudrait d'un être devenant soi-même. Odieuse fatalité.
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MessageSujet: Re: sonner le glas ☾ ft. Gabriel   Ven 10 Aoû - 14:04

sonner le glas
gabriel & galahad

« This is the sin that I will confess to release myself for consequence and everyone can tell. The moral ejections to something so profane. »
Ils eurent des airs de gosses les profanes, le diaphragme malmené par les élans hilares qui s'échappaient des lippes, plié en deux face au méfait interrompu soudainement, couvrant les coups et autres menaces à travers la porte barricadée hasardeusement. Euphorie entravant les réflexions, peinant à apposer un plan quelques peu correct et réfléchis, malgré un réflexe inné de vouloir changer de faciès, disparaître. « Bon sang Gabriel, qu'avons-nous fait...  » Et elle revient, la culpabilité mordante, la raison prédominante, commençant déjà à ronger les tripes maintenant qu'ils furent dans de beaux draps, trop tard pour reculer. Les sourcils se froncent, soucieux, délaissant les rictus précédents. Sagesse coutumière s'indignant presque que Gabriel eut laissé faire, emporté dans un élan versatile.

Panique de l'urgence qui monte, gangrène, les mirettes voyageant entre le métamorphe et la porte. « On va trouver. » Syllabe visant d'avantage à se rassurer plutôt qu’apaiser l'autre et sa requête et exigence compréhensible. Vestiaire de fortune, retournant les drapés et aubes pour finir par dénicher l'habit d'un moine abandonné, l'enfilant par dessus le reste, de toute manière bien trop large. L'idée germe, cherchant dans un mouchoir de poche ce qui put se rapprocher le plus du plan qui s'esquisse.

Derme pernicieux dévoilé, les phalanges nues saisissant un crin grisonnant et court, insufflant le code pour mieux le reproduire en un frisson désagréable, réorganisation des angles pour mieux disparaître. « Un moine bedonnant, tu n'auras qu'à te glisser là dessous et ne plus bouger. » Murmures, se doutant que les murs eurent des oreilles. Un sac de jute trône, contient quelques bouteilles de vin de messe et boites d'osties, y enfonçant l'étui à violon pour le faire disparaître. « N'y vu, ni connu. » Coup d'envoi, attendant que l'autre opère, ramassant les vêtements pour mieux les tapir dans le sac avant de glisser le Panda sous la toge, le maintenant en place à l'aide d'un drap, ventre hasardeux et étrange.

Petit moine brinquebalant, la démarche difficile, accentué par le poids de Gabriel. La porte s'ouvre, affichant un air effaré, jeu d'acteur, plongeant la tête la première en un rôle qui fut donné. « Ils ont filé par la fenêtre ! » Guère de questionnements, les autres filent en direction de l'extérieur, se mettent à chercher des fantômes blasphémateurs. Presque victoire. Détournement d'attention plus que réussi, parvenant à tout de même emporter le fauteuil pour filer à l'extérieur tant bien que mal. « Bon sang, j'aurai mieux fait d'en prendre un qui savait courir, je frôle la crise cardiaque. » Lippes qui balbutient, déjà essoufflée par la carne âgée qui fut endossée, agacé. Image ridicule renvoyée aux badauds qui s'interrogent dans les ruelles, d'autant plus à tenir la discussion avec son bedonnant. Et il n'en peut plus le Voleur de carnes, embrayant dans une ruelle pour mieux souffler, détachant Gabriel pour le poser sur sa chaise avant de faire disparaître l'emprunt, regagnant une échine propre nettement plus confortable en un soupir de soulagement. « Il va falloir trouver un meilleur plan, je sens qu'ils ne vont pas tarder à nous retrouver. »
(c) DΛNDELION


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