Toutes les femmes capitulent sur l’oreiller (Winnie)
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Kelly Cotton
Maître d'illusion

avatar
☾☾ Miroir :

☾☾ Particularité :
l'illusionniste • créer des reflets et des effets, doit puiser dans ses propres ressources – souvenirs ou humeurs – pour générer bon ou mauvais
☾☾ Bizarrerie :
terreurs nocturnes • cauchemars paralysants, cris stridents, corps tremblant.
☾☾ Années :
on frôle le centenaire en vérité, en apparence seulement trente et une années.
☾☾ Occupation :
rouler des mécaniques, avoir les bons tuyaux, rétablir le courant, se prendre des taules et des tuiles, montrer de quel bois il vous chauffe. en somme, larbin, grouillot, factotum.
☾☾ Myocarde :
névrosé du corps, névrotique du cœur • divorcé, célibertaire, frivole. amoureux de l’amour. triste indécis.
☾☾ Missives :
364
☾☾ Trogne & crédit :
marlon fucking brando ☾ excelsior (ava, gif) endlesslove (sign)


MessageSujet: Toutes les femmes capitulent sur l’oreiller (Winnie)   Jeu 5 Juil - 6:00

toutes les femmes capitulent sur l’oreiller
winnifred & kelly

☾ ☾ ☾ Maison calme, nuit tombée. Ce moment où chacun rejoint ses appartements et où tout le monde disparaît. Cet instant où la nuit s’étend et où le silence assourdissant fait son entrée. Les dernières nuances de rose s’écrasent sur la ligne d’horizon tandis que Kelly prend appui sur le rebord de fenêtre, guettant le moment fatidique des adieux tant redoutés. La journée ne fut pas bonne, la nuit serait tourmentée. Le cœur battant, Kelly se laisse peu à peu submerger. L’inquiétude naissante, l’angoisse grimpante, Kelly est déjà dépassé.
Soudain. Bond en arrière, tour sur lui-même. Et les cent pas qui s’amorcent, et les mille pensées qui s’enclenchent. Mains dans les poches, regard vers le sol, Kelly marque le parquet de son pied trainant, fouette l’air de son humeur agitée. Pas de solitude pesante ce soir, pas de tranquillité consentie cette fois-ci. Kelly maudit cette maison, où tous se complaisent dans l’isolement, où aucun ne semble vouloir le rassemblement. Il est bien loin le temps des fêtes new-yorkaises, des nuits excentriques et des souvenirs excessifs. Légèreté facile qui a laissé place à un entrain factice.  

La porte se referme dans un grincement familier, laissant derrière elle, humeur morose et esprit préoccupé. Kelly reprend son souffle, inspire une longue bouffée de cet air qui semble bien plus frais. Le couloir est vide, les portes closes. Pas un bruit ne s’échappe de la vieille carcasse surpeuplée. Les issues défilent, certains familières, d’autres davantage étrangères. Au hasard de sa promenade nocturne, Kelly s’arrête devant une chambre qui aurait pu être la sienne, qui aurait dû être la leur. Il hésite, faussement gêné, réellement prudent. L’oreille collé au bois de l’antre, aucun bruit ne semble s’en dérober. Très bien, il tente !

La pièce est vide. Le lit aussi. Etrange, ça ne ressemble pas à Winnie. Tant pis.
Un nouveau sentiment d’euphorie s’empare de Kelly, balayant au passage angoisses nocturnes et affres du crépuscule. Des mois, peut-être même une année, que cette pièce ne lui a pas été autorisée. Le petit lit est toujours là, inchangé, paré d’une couette bien gonflée, divinement confortable et parfumée. Le regard balaye l’étagère, quelques nouveaux livres sont venus s’y ajouter. Un sourire moqueur s’étire sur le visage du cambrioleur. Sacrée Winnie, tu ne changeras donc jamais, s’autorise-t-il à penser. Un dernier détour par le bureau où le fameux carnet trône, tentant et icône. Toutefois seuls les doigts s’y hasardent, la raison pour une fois triomphale.

Le corps finit par se laisser aller au cœur. Pièce maîtresse, où l’on peut humer l’odeur. Nez enfoui dans les draps, Kelly se blottit dans l’illusion de ses bras. Cocon réconfortant aux doux arômes d’antan, anxiété envolée, définitivement. Noyé entièrement sous le duvet, pas un pied ne dépasse, pas un cheveu dévoilé. Les yeux finalement se ferment, tandis que la porte se rouvre…  

☾ ☾ ☾
CODES © LITTLE WOLF.


tu seras un homme ♒︎ Si tu peux être dur sans jamais être en rage, Si tu peux être brave et jamais imprudent, Si tu sais être bon, si tu sais être sage, Sans être moral ni pédant
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Winnifred Deveraux
venimeuse mal aimée

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☾☾ Particularité :
carcasse amère et absente de filtre. damnation à la source, et fléau au blason. chimère possessive de vos fils de vie. poison au bout de ses ongles, qu'elle destitue en vain; production naturel de poison reptilien et arachnide.
☾☾ Bizarrerie :
livre précieux. obsession absurde, pages jaunies, brûlées et déguisées d'écailles en tout genre; avant tout serpentine pour le plus grand plaisir de ses yeux.
☾☾ Années :
corps et visage angéliques. sourire caméléon du bout des lèvres; jeune fille au reflet de vingt et une années pétrifiées par les cliquetis incessantes de la boucle.
☾☾ Occupation :
telle la pièce maîtresse du chapiteau, numéro prisé par les voyeurs aux grands yeux; charmeuse de serpents à ses heures perdues.
☾☾ Myocarde :
elle n'est plus que l'ombre d'un amour fané, porteuse d'un être issu de celui qui lui décrochait ses plus beaux rictus.
☾☾ Missives :
327
☾☾ Trogne & crédit :
lili reinhart // hoodwink


MessageSujet: Re: Toutes les femmes capitulent sur l’oreiller (Winnie)   Sam 7 Juil - 0:40





avec lui, j'alternais sans cesse entre les mouvements d'euphorie où je voulais l'emmener en weekend sur la lune, et les moments de violences intersidérales où je l'aurais enfoui au cœur de la terre - DF

Reflet d’un miroir assassiné par le temps, qui se languit sur les formes juvéniles de son visage. Blanc de l’œil rougit par l’épuisement, alors que les deux billes topaze tentent bien que mal à cacher les dégâts. Lumière tamisée d’une salle de bain, et écho du robinet; bruit chancelant d’une goutte par goutte, brisant ainsi le silence d’or du manoir. Doigts frêles démêlés, articulations enfin dégourdies. Ils sont paralysés depuis des heures, emmitouflés dans des rubans à changer. Rituel incessant, rythmé par les cliquetis éternels d’une vieille montre. Levée de ses bandages, comme tous les soirs avant de s’abandonner dans les bras de morphée, doux et réconfortants. Rêves pleins la tête, et étoiles pleins les yeux. Revivant ses souvenirs les plus beaux, les plus précieux. Chassant les plus mauvais d’un revers de main, ceux qui n’engendrent qu’un goût amer dans le fond de la gorge. Ceux qu’on tente indéfiniment d’oublier. Ceux qu’on veut oublier. Qui ne donnent pas le choix de s’emballer dans un tourbillon d’émotions. Pensée funeste, intrépide. Puis un sourire forcé du coin des lèvres, d’un rose pâle charnel, se forme. Un soupire faussement arrachée d’entre ses côtes. Las de son handicap, las de son surnom maudit. Désenchantée de ses habitudes, de se retrouver dans un quotidien démuni d’échappatoires. Épuisée de retrouver sa pièce, à l’affut de tout bruit, d’une silhouette courageuse passant devant elle. Mais elle continue de sourire, éperdument. Car c’est ce qui la rend si jolie et, d’un geste léger, d’une intention légère, la pièce se retrouve à nouveau dans le noir jusqu’au petit matin.

Talons qui claquent en douceur contre le sol frais, d’un couloir sans fin aux murs ornés de toutes sortes de formes d’art, de choses étranges. Seuls les soupirs endormis, bienveillants, sifflent au travers des portes des chambres. Atmosphère tendre et somnolente. Presque à s’en frotter les yeux – manie oubliée, depuis. Il n’y a pas un bruit. Qu’un silence exquis, à profiter sans modération. Le temps de plonger dans l’aventure d’un livre, ou les euphories d’un bouquin à l’eau de rose. Plus l’obscurité engouffre ses formes arrondies, plus ses poings se serrent. Une illusion, un sentiment de sécurité pour autrui. Sombrée par la peur de toucher quelqu’un par erreur, d’avoir le réflexe de frôler la peau laiteuse d’un habitant de la maison aux milles particularités. Angoissée des conséquences, des visions cadavériques que lui procure son plus grand défaut, sa plus grande bizarrerie; corps pétrifié au sol, veines de sang apparentes et gorge nouée par l’étouffement indomptable. Venin mortel, sauvage. Concentration fatale, production en abondance jusqu’à n’en plus pouvoir. Belle mais dangereuse, c’est ce qui pourrait la sculpté dans une fine description physique. Mèches de blé romanesque, sourire impitoyable, courbes néfastes. Et pourtant loin d’en jouer. Damnée par son deuxième visage, qui refuse de la laisser être celle qu’elle veut. Poison sans filtre, du bout de son crâne à la pointe de ses pieds. Parfois, rien ne se passe. Parfois, le pire est à prévoir. Véritable roulette russe, et grande possessive des vies au petit fil. Pantins en chiffon que beaucoup sont, et qu’elle profite dans une totale inconscience.

Ses mains se libèrent de sa robe de nuit, semblable à celle qu’elle aimait porter autrefois. Blanches et fines, garnies de quelques dentelles aux extrémités. Vêtement léger, agréable lors des temps chauds. Souvenir d’une époque presque parfaite, où le bonheur ne faisait qu’un. Passé remplit d’opportunités qu’on ne regrette pas, ou plus du moins. Poussière d’images qu’on apprécie encore regarder, imaginer. Moments dorénavant morts et oubliés, et c’est comme si elle n’en n’accordait pas une grande importance. La Deveraux fini par passer le seuil de sa propriété, les mains remontant le long de sa nuque pour en défaire son chignon parfait. Le même depuis des années. Depuis trop longtemps, en réalité. Sa crinière blonde retombe sur ses épaules, et le parfum de son produit fétiche, celui aux roses sauvages, embaume rapidement la chambre. Puis s’apprête à rejoindre son petit lit bancal, étroit et un peu trop mou. Duvet épais, faisant des arabesques de dune pour cacher le corps qui se trouve en-dessous. Elle s’y voit déjà, perdue dans l’inconscience. Le rideau noir sur les yeux, lourd. Le sentiment de bien-être, d’un repos mérité après chaque journée passée. Et puis elle en a besoin, car demain c’est sous les projecteurs du chapiteau qu’elle passera une grande partie de son temps. Sous les yeux ébahis des spectateurs, et domptée par ses reptiles. Alors elle retire une première bretelle. Puis la deuxième, mouvement rapidement interrompue après s’être assise sur ce qu’il semble être une jambe. Le bond. Une main contre sa poitrine, retenant son décolleté pour ne pas qu’il tombe. Une expression d’étonnement. La bouche pincée, le nez retroussé. Elle pourrait le reconnaître entre milles, et le sentir parmi un jardin de fleurs. Elle pourrait parier sur l’identité de l’invité mystère, puisqu’il n’y a que lui qui ose entrer dans son espace privé. Alors, pour en être véritablement sûre, elle tente de dégager le visage de la couverture. Sourire ravalé, et pourtant c’en est presque un plaisir de le contempler.

« Kelly... » aisse-t-elle échappé d’entre ses lèvres, et dans un murmure, son prénom tandis qu’elle remet sa bretelle en place. « J’ai réellement besoin de dormir aussi. » Sa voix est calme, paisible. Quasi agréable à écouter. Elle ne lui en veut pas. Elle ne peut lui en vouloir. Ce n’est qu’un jeu, berné par le sourire arlequin qui rayonne sur son minois. Un peu plus, Winnifred retire le duvet jusqu’aux épaules, assise sur le bord du lit.

(c) SIAL ; icons skatevibe





--- échos de lune ☾
vows are spoken to be broken, feelings are intense, words are trivial, pleasures remain so does the pain
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