And the snakes start to sing [Winnifred]
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Gabriel Dantez
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MessageSujet: And the snakes start to sing [Winnifred]   Sam 7 Juil - 10:47

And the snakes start to sing [Winnifred]


Gabriel reposa son violon dans son étui, un petit sourire au coin des lèvres. Il n'avait pas joué longtemps, cependant cela lui avait permit d'alléger légèrement son cœur, il était des jours ainsi où seule la musique lui permettait de s'évader, lorsque ses pensés se bousculaient dans sa boite crânienne, en tempête, des rêves d'envolées et de liberté, des rêves avortés qui lui étaient refusés, autant par la nature de la boucle que par sa condition. Il n'y avait aujourd'hui cependant nul lieu à se torturer l'esprit, bien au contraire. Il avait alors accroché son violon à son fauteuil, ne quittant guère l'antre de sa chambre sans ce dernier, ne sachant pas quand une envie soudaine de jouer viendrait le piquer. Ce jour donc, il allait se rendre dans la réalité linéaire, sur invitation, le cœur léger et un sourire en poche. Il avait refermé la porte derrière lui et avait quitté le manoir, se rendant à l'entrée de la boucle sur un léger nuage qui le portait. Il appréciait depuis maintenant un long moment Winnifred, et pour l'avoir vu danser quelques fois sur un rythme de violon endiablé, il avait toujours eu cette envie sourde de la voir faire son spectacle, et cette invitation qu'elle lui avait faite l'avait gonflé de joie.

Cependant, cette bonne humeur venait d'être soufflé comme un enfant souffle des bougies : violemment, et avec en supplément quelques particules de salive arrosant la surface du gâteau. Le gâteau était sa bonne humeur, et l'enfant la vie elle-même, matérialisée sous la forme d'une volée d'escaliers. Évidemment. Cela n'aurait pas été drôle si l'entrée de la foire n'avait pas été placée dans un sous sol n'est-ce pas ? Il eut un profond soupir et regarda autour de lui un instant, se demandant s'il n'aurait pas un quelconque moyen de monter autre, une rampe, n'importe quoi qui aurait aidé. Il aurait pu se transformer et monter les escaliers un à un, sur son petit postérieur de panda, toujours plus évident que de s'encombrer de ses jambes qui ne lui répondaient que lorsqu'il n'en avait pas besoin, aussi capricieuses que lui. Cependant, s'il avait fait cela, il aurait eu l'air malin, en haut des marches, sans vêtements et sans fauteuil. Est-ce qu'elle serait déçue de ne pas le voir arriver ? Certainement, si elle avait demandé sa présence. Il n'allait pas se laisser démonter tout de suite et simplement rentrer à la chambre pour écrire une lettre d'excuses, il y aurait bien du passage, à un moment ou un autre n'est-ce pas ? Une âme assez charitable pour l'aider à franchir ces escaliers de malheur... Quelques pas se firent entendre, et il se retourna prêt à quémander un coup de main, mais l'inconnu traça son chemin comme si de rien n'était, jusqu'à ce qu'il ne le hèle d'un air mécontent. Il regarda l'homme alors que ce dernier redescendait les quelques marches. Un gringalet pareil... Ils allaient en avoir pour des heures. Il avait déjà vu ce syndrigasti dans les couloirs du manoir, et il ne se souvenait pas qu'il ait fait quelque démonstration de force, plutôt d'ivresse. Il l'avait vu à Paris aussi, dans des états bien plus graves. 

- Oh man. Expression volée à Lazare. Désolé j'avais même pas fait attention à toi. Besoin d'un coup de main? Demanda Arzhealig qui avait été coupé dans son élan splendide.
- Ce serait pas de refus, les escaliers ne sont pas mes amis. Répondit Gabriel en désignant les marches. Je dois aller voir le spectacle d'une amie... Ça vous dérangerait de m'aider à monter ? Le plus simple serait que je me transforme, vous montez mes vêtements et moi sous forme de panda roux, je suis léger, puis...
- Wow doucement cow boy. Rit Arzhealig. On va rien transformer du tout, j'ai bien mieux. Il avait levé la tête pour regarder les poutres au plafond. Tu vas voir qui ? Je fais des spectacles aussi, j'en connais plein des gens.
- Mieux ? Il avait regardé les poutres à son tour, se demandant où il voulait en venir, ce garçon était bien familier avec lui... Winnifred... 
- La charmeuse de serpents ? Demanda Arzhealig en enlevant ses gants, dévoilant ses mains de bois. Petit chanceux va, c'est un bon morceau !
- Hein ? Mais t'es pas tranquille, parle pas d'elle comme ça. Gabriel avait serré les mains sur les accoudoirs de son fauteuil, ce garçon lui donnait envie de lui mettre des baffes. 
- Oh, fais pas le prude, t'es un mec comme moi, dis moi que t'as pas envie. Il rit et des fils sortirent de ses doigts pour aller se cramponner à une poutre, la plus proche de la fin des escaliers. 
- Je... Il avait un peu serré les dents. On monte comment alors ? Qu'ils en finissent, il ne voulait pas passer plus de temps avec cet individu.
- Ah tu vois, j'ai raison. Attends mais me dit pas que ça marche plus ça non plus ? Il avait désigné son entre-jambes.
- Pourquoi parce que si c'était le cas je serais moins un homme ? Avait grogné Gabriel. Fais moi monter et point barre.
- Quelle susceptibilité. J'ai rien dit de tel. Y a rien de mal à savoir remarquer quand une femme est jolie ma foi. Franchement, c'est quoi le souci ? Tu compenses tes jambes par une attitude de prude et de grand frère poule qui défend les femmes ? Comprends bien, je respecte les femmes, ça m'empêche pas de les regarder. T'as quand même conscience que tant que tu seras le meilleur ami calme et doux, à qui elles viennent se confier quand ça va pas. Il tapa sur l'étui du violon. Qui leur joue un petit air mélancolique pour faire chavirer leurs cœurs féminins... Il rit. Hey, tu sais que tu seras toujours à la traîne si tu fais ça ? T'es un mec, jambes ou pas, t'as des besoins, et elles cherchent à être protégées, servies aussi. Il semblait très convaincu de ce qu'il disait. T'as pas besoin de physique pour les protéger, et en vrai. Elle t'invite, saute lui dessus, hein. Il avait roulé des yeux en accrochant ses fils au fauteuil. C'est solide ton truc ? 
- C'est solide. Avait simplement répondu Gabriel, irrité. Et si tu pouvais te taire ce serait appréciable.
- Quel caractère. Avait-il grogné. Ça va secouer un peu. 

Arzhealig avait tiré sur ses fils et Gabriel avait eut un léger hoquet, ne s'attendant pas à cela, et comme sur une balançoire, il s'était élevé pour aller tranquillement se poser au haut des marches. Arzhealig maîtrisait pleinement ses fils, de toute évidence. Lui s'était attendu à balancer pendant un moment mais rien de tel n'était arrivé, et le syndrigasti désagréable l'avait rapidement rejoint, détachant ses fils au passage et remettant ses gants. Gabriel lui avait alors intimé le silence d'un geste de la main, et l'avait sobrement remercié. Il n'avait nulle envie de l'entendre déblatérer plus encore, notamment car dans toute l'attitude rustre qu'il avait, Arzhealig avait diablement raison sur quelques points, et s'il s'exprimait très mal, cela n'était pas pour autant agréable, que de retourner le couteau dans la plaie à maintes et maintes reprises. Cet autre n'avait pas l'air méchant simplement... Soucieux de ce qui ne le regardait pas, et avait une capacité certaine à vexer en se sachant pas tenir sa langue. Il lui avait même proposé de l'appeler quand il voudrait retourner à la boucle, et Gabriel avait accepté à condition que ce dernier promette de ne pas parler. Cela avait semblé amuser le marionnettiste et il avait fait une petite révérence avant de s'enfuir dans la foule. Content du silence obtenu, Gabriel avait prit la route, et avait rapidement trouvé le spectacle... Qui était sur la fin. Soupirant il avait eu un léger sourire et avait seulement fait un petit geste de la main à Winnifred, il ne voulait pas la déranger outre mesure. Elle était belle, sur ça, l'autre idiot du village avait raison, il ne pouvait démentir...

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Winnifred Deveraux
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livre précieux. obsession absurde, pages jaunies, brûlées et déguisées d'écailles en tout genre; avant tout serpentine pour le plus grand plaisir de ses yeux.
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MessageSujet: Re: And the snakes start to sing [Winnifred]   Sam 18 Aoû - 12:43





elle avait des yeux où il faisait si bon de vivre que je n'ai jamais su où aller depuis - RG

Monture d’os et de chair ébranlée dans tous les sens mais, loin de ce que vous imaginez, d’une manière fluide et mouvante, comme l’eau argentée qui se glisse sur le fond graveleux. Les yeux restent clos une grande partie du spectacle, pris d’une forme nostalgique émanée des lumières et de la musique douce en fond, qui ne fait que bercer les oreilles d’un public à la bouche arrondie, au visage ébahit. Les gestes, qui semblent d’une douceur consumée par l’entrain des murmures que l’on discerne à peine sur les sièges, enroulent de leurs doigts les deux reptiles présents sur la petite estrade présente au cœur du chapiteau, là où se déroule son numéro, la pièce maîtresse. Leurs écailles, et leur corps bondé de muscles assassins, brandillent contre sa peau laiteuse et brillante de sueur, pour cause d’une chaleur qui se dit être insupportable alors, en réalité, lui est presque agréable. L’un des serpents piebald, le plus grand des deux et, probablement, le plus vieux, se met à glisser sur son ventre avant de remonter en direction du menton, passant entre ses deux seins, vêtus d’un simple soutien-gorge noir en dentelles. Un sourire force sa place aux creux de ses lippes, causé par les chatouilles émis du corps de l’animal, mais elle ne peut le dessiner complètement pour ne pas fausser le spectacle. Le second, d’un brun écaillé aux plusieurs motifs léopard, le plus jeune et le plus petit, s’enroule autour de ses deux cuisses, comme pris d’un élan malfaiteur. C’était une mise en scène parmi tant d’autres, bien loin de représenter son image réelle, efforcée de jouer un rôle de séductrice pour donner l’air d’un numéro dangereux et peu convenable aux enfants. Mise en situation d’un objet humain, couchée au centre de l’immense tente, roulant parfois sur le ventre, parfois sur le dos. Et, pourtant, elle ne peut s’empêcher de la produire trois à quatre fois par semaine, aux mêmes heures et aux mêmes jours, pour satisfaire des visiteurs et ne pas leur faire regretter leur billet acheté. Elle ne peut s’empêcher de construire des sourires sur chacune des trognes qui la regardent, là, avec de grands yeux écarquillés et impressionnés. Elle ne peut s’empêcher de vivre de musique, et de lumières tamisées aux multiples couleurs. Une façon pour elle, pour Winnifred, de se libérer, d’oublier le temps figé dans lequel elle vit depuis des années, beaucoup trop d’année, si nombreuses qu’elle ne saurait vous dire la date exacte de sa naissance.  

Il a suffi qu’un dernier souffle s’enfuie de ses poumons, qu’un dernier coup d’œil soit jeté dans les airs pour que les lumières s’éteignent, plongeant le chapiteau dans une obscurité effrayante, tandis que le premier reptile s’installe autour de son cou et le second autour de ses larges hanches. La même façon de marquer la fin du spectacle, comme à chaque fois, comme tout le temps, laissant ensuite écouler une à deux secondes avant que la lumière ne revienne lentement. Elle s’assit, gardant les bêtes sur son corps frêle. Cette fois-ci, c’est un visage illuminé d’un sourire qui se sculpte dans ses traits. C’est un sourire étiré, des joues pourpres et beaucoup remerciements de tête pour chacun des mortels rencontrés qui ne tardent pas à descendre les gradins et regagner la sortie. Ses iris, eux, continuent d’observer la salle qui se vide peu à peu, et terminent par croiser ceux d’une gueule familière au foyer. Gabriel Dantez, musicien à ses heures perdues, inventeur de notes enchantées sur lesquelles elle aime danser en sa compagnie. Son sourire s’agrandit, tel qu’il ferait avec n’importe quelle personne présente à l’immense bâtisse rencontrée sur le pavé d’une ruelle, et lui envoie son salut d’un geste de main. Elle était contente, si heureuse, de le voir et de savoir qu’il a fini par accepter son invitation malgré la chaise ambulante qui le freine tant. Il n’était probablement pas né sous la meilleure étoile, mais ce qui compte le plus, pour elle, c’est de le savoir en bonne santé et de le voir se satisfaire de ce que la vie lui offre. Elle n’a pas que ses inconvénients à donner, il y a aussi, parfois, ses avantages et ils ne prennent qu’un plus grand impact si on les nourrit un peu plus. Winnifred s’empare d’un linge, plié et posé à côté, pour l’enrouler autour de sa taille – après avoir aussi apporté le second serpent à sa nuque, qui ne fait que ressortir la courbe de ses hanches, et se décide de descendre de la petite estrade aux couleurs typiques d’un cirque.

« Je suis si contente de te voir, » lance-t-elle d’une voix au bonheur indescriptible, insaisissable par les mots. « Ça n’a pas été trop peinant à venir ? » Elle se rend vite compte de son manque d’attention, et qu’elle n’a pas pris la peine de faire intervenir une autre connaissance pour l’aider à grimper les marches folles. Tout lui a échappé de l’esprit une fois que l’adrénaline lui montait au cœur, rituel de l’avant spectacle. « Je suis désolée... j’aurais dû venir t’aider ou demander à quelqu’un de le faire à ma place. Je le ferais la prochaine fois, c’est une promesse. » Une moue vint très vite remplacer cette joie sur ses joues pourpres, un peu pailletées aussi, tandis qu’elle s’accroupie légèrement à côté du fauteuil de son ami. « Tu veux aller dans les loges, peut-être ? Je commence à avoir un peu froid... »

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MessageSujet: Re: And the snakes start to sing [Winnifred]   Dim 2 Sep - 11:15

And the snakes start to sing [Winnifred]


Gabriel était déçu. Déçu de lui-même, et de ne pas avoir prit plus d'avance, de ne pas avoir pu voir le spectacle dans sa totalité, de ne pas avoir été présent pour voir plus de ces reptiles onduler contre le corps de Winnifred. C'était une représentation fascinante, et il n'avait loupé aucune miette de la fin de cette dernière, ses yeux azur brillant devant les mouvements, reflétant les jeux de lumière, suivant les évolutions des serpents sur scène. Ces derniers n'avaient jamais été des créatures qu'il avait craint, il comprenait sans mal les frissons que certains pouvaient avoir, ils restaient des êtres dangereux, cependant, il ne saisissait en aucun cas les quelques réflexe effrayés ou dégoûtés que quelques visiteurs semblaient ressentir. Cela était une expérience intéressante, outre le spectacle qui était en lui-même hypnotisant, il laissait parfois son regard courir sur la foule, voyait les humains qui semblaient presque se projeter, s'imaginer à la place de la femme sur scène, il lui semblait presque pouvoir surprendre les frissons parcourant certaines échines. Il avait de nouveau tourné la tête en direction de la scène, pour avoir le temps de contempler le final, et il en avait eu le souffle coupé. Elle était belle. Il avait pincé les lèvres, presque honteux de la regarder de la sorte et avait prit une petite inspiration pour se reprendre.

Il avait, en somme, été presque soulagé par la pénombre qui s'était emparée du chapiteau, et avait volontiers suivi les applaudissements lorsque ces derniers étaient venus faire vibrer la toile de tente, tant de liesse pour la charmeuse de serpents, maintenant souriante au possible, les bêtes semblant soudainement plus amicales. Il avait bougé un peu, pour laisser la place aux badauds de sortir, il était resté dans l'allée, il n'aurait de toute manière pas pu aller dans les gradins, et en réalité, n'en avait pas eu l'envie. Il voyait très bien d'où il était. Il avait plié le billet de spectacle, le mettant dans la poche de sa veste, contre son cœur. Cela avait été presque amusant de l'acheter à l'entrée. Le vendeur avait essayé de le dissuader, lui disant que le spectacle était presque terminé et qu'il ne pouvait entrer maintenant, qu'il n'allait presque rien voir. Gabriel avait secoué la tête, si le spectacle l'intéressait, il venait surtout pour elle. Il aurait été déçu de ne rien en voir, mais il avait dit qu'il viendrait, quelle était l'importance ? Il pouvait bien ne se présenter qu'à la fin, du moment qu'il était là. Il avait dû paraître convainquant, ou peut-être le vendeur avait-il décidé qu'il ne fallait pas essayer de discuter avec un fou... Il n'en avait cure, tout ce qui l'importait était d'être là, et la salle se vidait maintenant assez pour qu'il puisse de nouveau voir la jeune femme, juste le temps de saisir son signe de main qui avait fait naître sur ses lèvres un sourire comme il en avait rarement. Il avait été plus ravi encore, de la voir venir le rejoindre, et il avait presque rougi lorsqu'elle lui avait dit qu'elle était heureuse de le voir.

- Moi aussi... T'étais magnifique sur scène, mais tu sais pas être autrement que belle pas vrai ? Il avait rit doucement, il était joueur dans ses propos comme souvent, il perdait seulement ses moyens lorsqu'un compliment quelconque lui était retourné.

Il avait alors seulement secoué la tête à sa question, et avait écouté, surpris, ses excuses. Il avait alors eut un sourire adorable et avait secoué la main comme si cela n'était rien. Elle ne devait en aucun cas se sentir coupable de quoi que ce soit, et lorsqu'elle s'était accroupie près de lui, il avait doucement posé la main sur la sienne, appuyée sur l'accoudoir de son fauteuil.

- Ne t'en fait pas, ce n'était pas si pénible, quelqu'un m'a aidé... Lui, il était pénible par contre. Dit-il en un rire. J'ai fait un tour de balançoire gratuit, on peut dire que c'était pas mal. Il avait tendu le bras pour replacer une des mèches de la jeune femme derrière son oreille. Ne t'en fait pas pour ça, je me débrouille toujours, t'as pas de souci à te faire. Il avait un sourire doux. Tu peux pas penser à tout, et je n'oserais jamais te demander quelque chose comme ça, le principal c'est que j'ai pu venir pas vrai ? Comment, on s'en fout.

Il préférait en rire, ne pas dire tout ce qu'il s'était passé, et à quel point l'autre avait pu être insupportable. Elle avait l'air d'être peinée de ne pas avoir pensé aux difficultés qu'il avait pu rencontrer, et il ne voulait pas de cela. Il l'avait dit, la seule chose importante était qu'il avait pu venir au final, en retard, certes, mais il était bien là. Lorsqu'elle avait dit qu'elle avait froid, il s'était un peu raidi, honteux de ne pas avoir pensé que habillée de la sorte, elle risquait sans nul doute de ressentir la fraîcheur. Il avait alors prestement retiré sa veste pour la poser sur ses épaules, heureux qu'elle soit accroupie près de lui, au moins, il pouvait la poser lui-même sur elle, au lieu de simplement la lui tendre.

- Pardon, je n'y avais pas pensé ! Il avait eut un petit regard chargé d'excuses. Je te suis, alors ?

Il avait attendu qu'elle se redresse et se mette en route pour la suivre vers les loges. Il n'avait jamais vu de tel endroit, et était plutôt intéressé à cette idée. Il aurait bien aimé pourtant, y avoir accès, faire des représentations comme elle, accompagné de son violon, mais un spectacle aurait été trop statique de sa part n'est-ce pas ? Excepté les férus de violon, il n'aurait pas été capable de conserver trop longtemps l'attention de certains des spectateurs, pas en restant assis, quand bien même aurait-il joué un air endiablé. Il aurait néanmoins volontiers accompagné d'autres sur leurs spectacles, quitte à être dans un petit coin, il aurait juste apprécié donner du sien, cependant, il n'aurait jamais osé demander à qui que ce soit de l'intégrer à un spectacle, alors il se contentait de jouer dans le manoir, toujours heureux de voir quelqu'un venir s'intéresser à ce qu'il faisait... Et plus encore lorsque c'était elle qui venait danser.

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