aube (ft. galahad)
 ::  :: Le Manoir

Carter Quincy
donzelle aux jambes velues

avatar
☾☾ Miroir :

☾☾ Particularité :
Deux visages qui dessinent tes courbes, deux sexes qui luttent dans ta carcasse
☾☾ Années :
trentaine glacée, figée hors du temps
☾☾ Occupation :
gardienne d'enfant
☾☾ Missives :
65
☾☾ Trogne & crédit :
douglas booth & gif (DΛNDELION.)


MessageSujet: aube (ft. galahad)   Dim 5 Aoû - 6:07

Le coup de jus. L’électricité qui te brûle la peau, brièvement, foutue installation pourrie jusqu’à la moelle. Tu étouffes ridiculement un juron, attitude typiquement masculine, presque naturel pour toi, oreilles toujours aux aguets, à la recherche d’un quelconque potin, au détour d’un couloir. Après tout, ils ne te remarquent pas toi, l’homme au doigt de fée, habile bricoleur d’une époque révolue, ce sourire fugace que tu offres au monde, il ne laisse aucune trace. Le visage de cet homme, fragment d’une entité étrange, si commun, un peu passe partout, cet homme que tu es, virilité factice mais utile. Il te permets de capter le moindre de leurs ragot, dans la plus grande innocence qui soit, une oreille indiscrète qui erre dans les couloirs ou dans le parc, entre deux prises électriques, entre deux manèges. Toute occasion était devenue bonne, tout était devenu bon à entendre, le temps et les sentiments ayant forgé de nouveaux passes temps, dévoilant au grand jour de nouvelle façons de « tuer le temps ». Les joies de la vie en société, dans une société tout aussi étrange, les histoires n’en étaient que plus croustillantes, pétillante, pleine de folies. Certaines rumeurs étaient certes tragique, d’autres dévoilaient certains visages, c’était souvent avec des étoiles dans les yeux que tu écoutais ces histoires là, qu’elles soient bonnes ou mauvaises à dire.

Encore cette fois, tu écoutais, les quelques infidélités d’une opportuniste tandis que son « compagnon » se retrouvait coincé à l’extérieur, quelques rencontres innocentes, quelques flatteries qui dépassèrent le stade de simple courtoisie. Quelques paroles qui créa cette affinités tant rechercher par toute âme, cette envie de franchir un cap. Une confidence sur un fond de culpabilité, cela n’enlevait rien à la saveur du ragot, qu’il faudrait sans doute allécher, de quelques tendresses superflue. Tu aimais les murmurer aux creux d’autres oreilles indiscrète à ton tour, mais toujours, tu refusais de répandre l’huile de la discorde, tu refusais d’être l’étincelle d’une quelconque folies. Elles s’éloignent, les âmes vagabonde, le claquement des talons qui s’éloigne dans le couloir et une porte grince.

Tu te relèves, abandonnant un travail que tu réalises avec trop de distraction, imprudent, tu t’es déjà pris une décharge. Quelqu’un est entré, odeur familière qui envahit la pièce, visage connu qui se dessine sous tes yeux, tu reconnais l’amant, le confident, l’ami. « Tu tournes en rond ? » Première question, cette situation étant une première, séparé d’une partie du peuple de ces lieux, le manoir était devenu bien silencieux quand l’obscurité l’envahissait peu à peu. « J’sais que tout le monde est tendu avec ce qu’il se passe, mais y paraît que la demoiselle qui parle aux colibri à un nouveau courtisan, tandis que son roméo se retrouve coincé dans le parc. » Paroles légère, innocente, loin de ce qui se trame ici, cela faisait longtemps que tu ne saisissais plus la logique de cette boucle temporel, semblant débordé d’anomalies toute plus étrange que la précédente. Tant que tu survivais, le reste s’éloignait peu à peu de tes priorité, légère touche d’égoïsme dans cette réalité hors norme. Tout simplement parce que tu as perdu ce repère, cette logique, un lieu intact, hors de l’influence du temps, ou de quiconque, tu ne parvenais plus à y croire.
Revenir en haut Aller en bas
Galahad L. Ednyfed
reflet excentrique

avatar
☾☾ Miroir :

☾☾ Particularité :
Miroir. Échine capricieuse réorganisant les courbes et les angles sous la friction d’un code organique soufflé. Doppelgänger. Gémellité factice et derme pernicieux, l'imitation s'infiltre, se glisse, caractères et manies gangrénant pour évincer le propre. Excentricités d'un égaré qui finit par ignorer ce qu'est d'être lui-même.
☾☾ Bizarrerie :
Versatilité constante, imprévisibilité. Fascination des objectifs et pellicules. Voyeur inconditionnel qui fouine et récolte, collectionne les dossiers sur autrui, curiosité maladive qui ronge les tripes.
☾☾ Années :
Frustration éternelle, carcasse figée quelques jours avant la trentaine qui ne sera jamais atteinte, traits mensongers, censés afficher nonante-six printemps.
☾☾ Occupation :
Anatomie adulée et répugnée, médecine opérée lorsque nécessaire bien que l'épiderme demeure problématique, brillant avenir dérobé. Parfois projectionniste pour le plaisir des regards avides de curiosités.
☾☾ Myocarde :
Palpitant embourbé dans les fils d'un idylle platonique. Carne répugnée par les chairs. Interrogation demeurant, de qui voudrait d'un être devenant soi-même. Odieuse fatalité.
☾☾ Missives :
2723
☾☾ Trogne & crédit :
Brendon Urie ☾ BBqueenshadydamour (ava) / DΛNDELION (gifs/sign)


MessageSujet: Re: aube (ft. galahad)   Mar 7 Aoû - 22:42

Bruits de couloirs
carter & galahad

« So we lay in the dark. We've got nothing to say. Just the beating of hearts like two drums in the gray. »
Panards vagabonds, tournant sur les lattes d'un plancher aux nervures connues jusque sur le bout des ongles. Ennui vicieux, mordant, pris d'agacement envers une situation chaotique qui semblait sombrer dans le chaos de jour en jour. Soupir. Il ne tient plus en place Galahad, la carne trop nerveuse refusant d'affronter la solitude, poussant la porte pour mieux arpenter les couloirs, les mirettes en quête d'un quelconque faciès connu tout en esquivant les quelques échines maladroites croisées. Salvation sous les traits anguleux de Carter, observant un instant l'hermaphrodite dans un mutisme dominant sans oser anéantir sa tâche.

Haussement d'épaules désintéressé à l'interpellation soudaine, à l'image d'un mioche ou piètre menteur. « Il faut croire que tu me manquais. » Semi-rictus, lorgnant une seconde sur la besogne visiblement abandonnée en cours de route, ne saisissant guère grand chose à ce genre de tâches, le museau d'avantage à l'aise dans les pages d'ouvrages et les phalanges habiles avec les carnes estropiées. « Puis je voulais être sûr que tu ne te tues pas, ma pharmacie est vide avec ces fichues pénuries. » Grommellement, apposant la cause de l'agacement et d'une inquiétude mordante. Une paume se glisse dans une poche, cherche la boite métallique renfermant les précieuses aux tabac, devenues rarissimes, seule quatre piètres bâtonnets y trônant encore fièrement. « Pas que la pharmacie d'ailleurs. Regarde-moi ça, je vais finir chèvre si je ne trouve pas rapidement du tabac. » L'une d'elle est enfournée entre les lippes, soupirant d'aise en une première bouffée salvatrice. Impossibles à dénicher, l'unique combine connue à Tenterden annihilée par un petit malin qui devançait le vol de cigarettes à chaque renouvèlement. Agaçant.

Froncement de sourcils, glanant la confidence et les quelques mots. Ragots. Nouvelle passion chez l'autre qui fut terriblement alléchante, partageant désormais le même goût odieux pour le voyeurisme et les bruits de couloir en tout genre. « Il était temps. Depuis le temps qu'ils se tournaient autour, je sentais bien qu'elle n'était pas très nette. » Rictus satisfait qui s'esquisse à pleine dents, croisant les bras tout en trouvant appui sur le chambranle de la porte. « D'ailleurs jai bien cru que j'allais y passer l'autre jour, il faut dire que prendre la tête de son amant potentiel n'était pas la meilleure idée du siècle pour lui tirer les vers du nez, mais sans me vanter, je crois que ça a donné un petit coup de pouce. » Maigre rire, pas peu fier de la chose. Malédiction utile et appréciable, lorsqu'il s'agissait de récolter pour mieux remplir les pages vierges de dossiers. Avantage incontestable.

« Je pense qu'il est temps que je te montre quelque chose, vu ton nouveau passe temps, tu vas adorer. Le genre ultra confidentiel qui en ferait même pâlir les Ymbrynes si ça sortait. » Il ose le Voleur de carnes, dévoiler les amoncèlements d'informations grouillant sous les lattes du plancher de son grenier, classées par dossiers aux nom des divers quidams demeurant dans la boucle. Vice. Amoncèlement depuis des décennies, fouineur compulsif à la curiosité malsaine. « Évidement ne rêve pas, il va falloir le mériter. » Un sourcil de relève, provocateur, quémandant une avance et preuve de bonne foi.
(c) DΛNDELION



Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Carter Quincy
donzelle aux jambes velues

avatar
☾☾ Miroir :

☾☾ Particularité :
Deux visages qui dessinent tes courbes, deux sexes qui luttent dans ta carcasse
☾☾ Années :
trentaine glacée, figée hors du temps
☾☾ Occupation :
gardienne d'enfant
☾☾ Missives :
65
☾☾ Trogne & crédit :
douglas booth & gif (DΛNDELION.)


MessageSujet: Re: aube (ft. galahad)   Dim 12 Aoû - 4:52

Malicieux petit voleur. Dérobeur de visage aux vices bien dissimulés, mais toi, tu les connais, bien qu’incapable de saisir le trésor qu’il a enfui, apparemment entre les lattes de son plancher, tu savais bien à quel point sa curiosité était malsaine. Avide d’informations, il travaillait avec autant d’ardeur qu’un espion d’un quelconque état militaire, une passion étrange qui semblait ne connaître aucune limite. Mais tu ne peux le juger, tout être sur cette terre ayant ses pêchés, son jardin « sacré » et secret, nul ne pouvait le blâmer de cacher ses petits papiers, sous le plancher. Dossiers s’amassant jusqu’à envahir le sol à part entière, sous le plancher. Une mine considérable de ragot et rumeurs, témoignage de nombreuses décennies de malice, de regard indiscret. N’étais-ce pas étrange ? Certes, tu prenais goût à se vicieux pêché, jouant sous deux visages, tu pouvais presque comprendre cette sensation, celle de paraître inconnu, d’être capable de te faufiler au grès de tes envies, vivre dans un monde et puis l’autre. Oui, tu pouvais comprendre ce goût du secret dévoilé, ce désir de percer les mensonges d’autrui, car toi aussi tu voyais ce monde sous un autre regard, tu vivais avec une silhouette qui t’était encore inconnu il y a de nombreuses décennies, un visage que tu as du mal à reconnaître comme étant le tiens. Alors oui, cet amas de paperasse indiscrète te faisait quelque peu envie, convoitise à demi-avouée, tu détournes brièvement le regard, éclat d’envie et de malice dans le regard.

Tu abandonnes ton passe temps, laissant paraître un léger rictus amusé, par cette situation, cette conversation. « Alors, c’est là que tu les planques. Ça fait un p’tit moment que je les cherchais, tes fameux dossiers secrets. Je suis plutôt curieuse et intriguée par ce que tu as put mettre là-dedans, surtout sur moi. Me dit pas que monsieur s’introduit dans les douches des femmes pour faire des croquis, j’espère que non. » A cet instant, la prise électrique crépite, quelques étincelles qui auraient put allumer un quelconque brasier, mais sans grand succès, seule les lueurs de la pièce subissent les conséquences d’un bricolage maladroit. Tu soupires.  « Je m’en doutais, ce qui flambe tout les jours l’ampoule d’en bas, c’est ce circuit… Fichu manoir, il tombe en miette. » Cela brise l’instant d’insouciance, tu te laisses tomber au sol, soupirant une nouvelle fois.

« Et sinon, c’est quoi ton prix pour me laisser y jeter un p’tit coup d’oeil ? » Ta tête tourne vers lui, tes yeux cherchent les siens sous un ciel fort grisâtre, obscurité de fin de journée envahissant peu à peu la pièce, un grenier loin d’être pratique en ce qui concerne la luminosité, représentation idéal de la situation de précarité dans laquelle vous vous trouvez. Sous ce rictus amusée, c’est avec une certaine crainte que tu appréhendes les jours, semaines à venir, avec des réserves qui ne cessent de baisser, malgré le cycle incessant du temps qui se répète encore et encore, apportant des ressources presque éternel à un peuple qui s’est depuis longtemps exilé du monde extérieur. Malgré tout, ces ressources ne suffiront guère à nourrir éternellement toute les âmes demeurant ici. Paradis intemporel devenu cage de verre, cruelle condamnation, tandis que d’autres se retrouvent coincés aux portes du monde actuel, tu les envierais presque à voir un nouveau jour se lever, encore et encore. Tu jalouserais presque ceux qui vivent quotidiennement un jour nouveau, sans avoir conscience de cette chance qu’ils ont.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: aube (ft. galahad)   

Revenir en haut Aller en bas
 
aube (ft. galahad)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Une bataille à l'aube...
» [LIBRE] L'aube d'une grande aventure...
» [Juge]-Brigandage-Aube-(10/01/57) [Retraite]
» Demain, dès l'aube...
» Galahad le retour

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
IMAGINARIAE CURIOSITATES ::  :: Le Manoir-