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 Instant hilare

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Ambrose Ackerman

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- La Flèche Hyperactive -
❧ Boucle Temporelle : 1941
❧ Particularité : Célérité ;
❧ Occupations : chaque matin il sillonne les rues d'une ville en ruine, s'assurant de ne perdre aucun des leurs
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MessageSujet: Instant hilare   Sam 12 Nov - 22:35

Petite coquine ?
Il soupire longuement, une journée paisible, sans doute l'annonce d'une tempête future qui s'annonce. La méfiance faisait parti des moteurs du Syndrygastis, lui qui avait connu une époque aux tensions glacials, aux affrontement secret. Comme à son habitude, il fait sa tournée dans le bâtiment, toujours à la même heure, approximativement en tout cas. Sa marche se voulait lente il n'était pas de ceux qui usait de sa capacité en permanence, il avait apprit à paraître tout à fait normal. Il avait déjà passer de long mois sans usé de sa vitesse extraordinaire par le passé, il pouvait très bien se passer de ce qui faisait de lui un Syndrygastis. Pourtant, cette vitesse surpassant n'importe quel véhicule existant pouvait se montrer particulièrement pratique en certaine occasion. Surtout lorsque le danger se profilait à l'horizon, mais ça, c'était tout un autre sujet. Jusqu'à présent, ils avaient été en sécurité, il ne voyait pas en quoi cela changerait aujourd'hui. Alors il profite de ce calme dominant les couloirs pour s'allumer une cigarette. Délicat poison qu'il dégustait avec tant de plaisir. Est-ce que seulement le vice de cet objet avait une influence sur lui ? Une question qui resterait en suspend pour un petit moment encore.

C'est au détour d'un couloir qu'un corps, en apparence, inconscient. Ce n'était pas qu'une apparence, elle l'était bien. Et il reconnaissait ce visage féminin éteint non loin de quelques douches masculines. Il ricane quelque peu, étais-ce vraiment dans sa nature de faire cela ? Une bonne question, mais celle-ci ne se réglerait pas en plein milieu d'un couloir alors que l'esprit de la Syndrygastis vagabondait quelque part dans le refuge. Il l'attrapa et la transporta ailleurs sur son épaule, elle n'était pas encore trop lourde, un vrai poids plume cette petite. Ce n'est que quelques couloirs plus loin et un étage plus haut qu'il déposa le corps, toujours inconscient dans un canapé poussiéreux. Il s'installa en face, attendant que l'esprit de la Syndrygastis regagne son corps pour ouvrir la conversation. Si elle était vraiment partie espionner quelques jeunes hommes sous leurs douche, c'était quelque peu une entorse au règlement... Ou du moins à la bienséance. Car lui, comme les Ymbrynes, savait qu'il était impossible de contrôler ce que font chaque Syndrygastis à chaque instant, un travail bien trop lourd avec le peu de moyen de l'époque. Après tout, la caméra de surveillance n'existait pas encore.

C'est alors, perdu dans ses pensées et un morceau de rock moderne pour l'époque, qu'il perçu ce qui semblait être du mouvement. Enfin le retour à la matière pour la Syndrygastis, elle s'était perdue pour mettre tant de temps ? Bonne question. Il ôta ses écouteurs et rangea son walkman avant d'ouvrir la conversation. « Bon retour dans notre monde belle au bois dormant. Alors, un corps retrouvé non loin des douches communes des hommes. Jouerais-tu les petites voyeuses ? Ou alors une terrible farce de quelques troubles-fêtes ? Il faut l'admettre, il n'y a rien de mieux que ta particularité pour violer l'intimité de quelqu'un, mais quand même, c'est trop visible comme endroit pour partir en voyage astral. Alors, petite coquine ou dindon de la farce ? » Il ne pouvait s'empêcher d'être léger sur son ton, alors que si c'était réellement du voyeurisme, il savait qu'il serait préférable de lui remonter un bon coup les bretelles. Mais il n'y croyait pas trop, il connaissait bien les farceurs de la boucle, ça pourrait bien être un coup de ces petits malicieux, ils avaient peu de limite temps que ça ne risquait pas de menacer l'intégrité physique de qui que ce soit. Les Ymbrynes avaient finalement bien éduquer les plus récalcitrants des Syndrygastis ici, un bon signe pour l'harmonie de leur boucle temporel. Mais cela ne réglait pas la situation actuelle, ça ne solutionnait aucunement cet entretient, qui conservait une certaine facette comique malgré tout.

Lloyd s'alluma une seconde cigarette tout en observant les réactions de cette fameuse Zophia, l'instant mériterait sans aucun doute quelques photos. Mais évidemment, le Syndrygastis ne se baladait jamais avec ce genre de technologie sur lui. Il préférait profiter de l'instant présent avec un bon rock dans les oreilles au lieu de l'immortaliser par un portrait. Au fil du temps, cela perdrait quelque peu de son charme après tout


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MessageSujet: Re: Instant hilare   Lun 14 Nov - 23:15

« Achevez-moi »

C'était une journée banale en soit, comme toutes les précédentes. Elle n'avait plus de mots, pour expliquer à quel point l'ennui la contrariait. Alors elle séjournait hors du refuge, tout en y demeurant. Elle laissait son esprit virevolter dans le village, voyant les événements se répéter encore et encore. Toujours les mêmes passants ayant les mêmes occupations, les mêmes gestes à la minute prêt, et paradoxalement, elle n'arrivait nullement à s'en lasser. Et puis il fallait dire, qu'il n'y avait pas tant d'occupations que cela dans la boucle, donc feignant de vérifier si tout se passait bien – ce qu'elle faisait bien évidemment, la plupart du temps – elle s'amusait beaucoup à regarder si les autres s'amusaient autant qu'elle. D'ailleurs, en cet instant, elle se trouvait aux côté d'Elvire, qui était en train de débattre sur le monde avec un tournesol, sous son regard amusé. Cette fille avait le mérite d'être complètement cinglée, et c'était cela que la blonde appréciait chez-elle. Et puis même si ses seuls sujets de conversations ne tournaient qu'autour du fromage, il fallait dire qu'elle demeurait excellente dans son domaine (même si Zophia détestait les produits laitiers). Mais trêve d'indiscrétions, il était désormais temps pour elle de rentrer préparer le dîner, en espérant que son corps soit resté à sa place initiale. Effectivement, au refuge résidait une petite bande de farceurs, qui l'avaient malheureusement pris pour cible depuis le début, et disons que la jeune femme le leur rendait bien, en digne joueuse. Zophia avait toujours adoré les enfants, et si elle pouvait leur servir de distraction, c'était avec joie qu'elle acceptait cette mission, tant qu'ils n'allaient pas trop loin. Le rire pansait les blessures, et en ces temps de guerre éternel, elle était ravie qu'ils aient trouvé un semblant de bonheur, dans ce qui demeurait leur prison.

Une fois de retour, la jeune femme se dirigea instinctivement vers sa chambre, là où son corps était censé reposer le temps de son voyage. Mais hélas il n'en fut rien, et prise de panique, Zophia regarda autour d'elle. La blonde savait les dégâts qu'elle causerait chez-elle, si elle ne rejoignait pas son enveloppe rapidement. Parfois, il lui était même arrivée de sombrer dans le coma pendant plusieurs jours. Cette particularité qu'elle avait appris à apprécier, pouvait malheureusement lui être fatale. Zophia sortit de la chambre en trombe, à la recherche de son corps qui ne devait pas être si loin. Ce devait être encore un coup de ces morveux qu'elle affectionnait, mais qu'elle avait pourtant envie de tuer en cet instant. Elle chercha dans toutes les pièces de l'auberge, jusqu'à se retrouver dans l'endroit le plus improbable de la maison. C'était bien leur genre de la mettre dans ce genre de situation, et elle se demandait pourquoi elle n'y avait pas pensé plus tôt. Elle se dirigea vers les douches pour hommes, espérant du plus profond de son cœur de ne pas être soumise à une vision d'horreur Mais fort heureusement, elle n'eut pas à y entrer, étant donné que son corps s'y trouvait à proximité. Zophia ne put s'empêcher de soupirer de soulagement, se voyant déjà retrouver son corps et s'éclipser le plus vite possible de cet endroit. Mais hélas, le destin était des plus joueurs, et semblait en avoir décidé autrement. Ce fut à ce moment précis qu'elle entendit des pas juste derrière elle, et qu'elle aperçut la dernière personne qu'elle aurait voulu voir en cet instant. Lloyd. Mais comment faisait-il pour se retrouver présent dans tous les moments honteux de son existence ? Avait-il un détecteur à ennuis, ou était-il tout simplement né pour l'embêter ? Elle lui poserait la question à l'occasion, mais pour l'heure, il était hors de question qu'elle réintègre son corps. Peut-être qu'avec de la chance il passerait par là, et ne la verrait pas. Oui, l'espoir faisait vivre, paraît-il.

Mais ses espoirs tombèrent à néant, lorsque celui-ci se dirigea vers son corps, pour le mettre sur son épaule, tel un vulgaire sac de pommes de terre. Durant toute sa longue existence, la blonde ne se souvenait guère avoir autant eu envie de mourir. À tous les coups, il n'allait pas la rater, et pour cause, la situation était tout simplement insurmontable de ridicule.
Il la posa sur un canapé de fortune, visiblement bien décidé à attendre qu'elle se réveille. Sérieusement, n'avait-il pas d'autres chats à fouetter ? Elle soupira, prête à affronter son destin.

Ce fut un terrible mal de tête qui rythma son réveil, tandis qu'elle émergea doucement, face au sourire amusé de Lloyd. Qu'elle pouvait le détester, quand il affichait cet air de satisfaction ! Tout en sachant, que Lloyd ne demeurait nullement une personne que l'on pouvait détester bien longtemps. Puis il prit la parole, et soudainement, elle changea d'idée. La prenait-il sincèrement pour une voyeuse ? Sans qu'elle ne puisse le contrôler, ses joues devinrent écarlates, et elle joua avec ses mèches de cheveux par nervosité, essayant vainement de se redonner un semblant de crédibilité. « Non non, je ne suis pas une voyeuse. Je regardais juste Elvire ! » Et voilà qu'elle venait de s'enfoncer davantage. Zophia n'était décidément bonne à rien, quand elle était sous la pression. « Enfin non...pas de...la manière que tu crois...je..enfin...tu vois...il y avait un tournesol. Ce n'est pas de ma faute ! » Balbutia-t-elle, se mélangeant complètement dans ses propos. Elle se sentait comme une gamine prise en faute par l'un de ses parents. Sa gêne était palpable, et bien qu'elle essaye de surmonter cela, le feu qui lui était monté aux joues la trahissait. Ce fut à ce moment moment précis que deux petites têtes blondes passèrent devant la pièce, visiblement fières de ce qu'elles venaient d'accomplir ; les petits monstres. « Je te présente mes deux agresseurs. » Lâcha-t-elle, un fin sourire se dessinant sur ses lèvres, qui s'effaça à cause du marteau piqueur qui semblait avoir séjourné dans son crâne.  
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MessageSujet: Re: Instant hilare   Sam 19 Nov - 16:47

Petite coquine ?
Lloyd éclata de rire face à la réaction de la blonde. Ses réactions l'amusait énormément, même s'il se savait guère mieux s'il avait été dans sa situation, mais fort heureusement, ce n'est pas le cas aujourd'hui. Il profitait de chaque instant, de ses joues carmin comme le crépuscule, s'il avait eu un appareil photo, il aurait sans problème immortaliser cet instant. Il fallait bien s'occuper dans la boucle après tout, chaque journée étant identique, et les quelques chenapans qui vagabondaient offraient un divertissement parfait, même si un excès de confiance les poussèrent à venir admirer les conséquences de leur méfait. Sans doute un faux pas s'ils ne voulaient pas être privé de dessert ce soir. Mais après tout, il fallait faire respecter l'ordre et l'harmonie après s'être amusé. Mais a cet instant, les pensées du surveillant n'allèrent pas dans ce sens, du moins temps qu'il ne prend pas conscience de leur présence non loin d'eux, seule des touffes blondes et des yeux curieux se discernant à l'encablure de la porte entre ouverte.

En réalité, ce fut Zophia qui déclara leur présence ici-même, alors que l'attention de Lloyd était complètement diriger vers la demoiselle. Elle, elle cherchait désespérément à éviter de s'enfoncer, même si l'image d'Elvire et d'un tournesol n'était guère crédible, il faut l'admettre, quoique... A croire que l'esprit nous jouait parfois des tours dans cette boucle. Enfin bref, le regard de Lloyd se tourna vers les deux coupables qui n'eurent pas réellement le choix que de se dévoiler dans la pièce, prit à leur propre jeu. Ce qui fit doucement sourire le blond. Toujours ces même diablotins derrière leur visage d'ange, la malice s'alliait bien à l'innocence et inversement après tout. C'est vrai, seuls leur petit sourires pouvaient les trahir. Lloyd voulu alors faire durer son plaisir et se prit finalement au jeu des enfants avec le plus grand plaisir qui soit.

« Tu ne vas quand même pas me faire croire que ces bouilles d'anges sont de dangereux criminel ? Voyons, tu as vu leurs tête d'innocent, ils seraient incapable de commettre le moindre méfaits » Il exagéra quelque peu sur le mot innocent, surjouant quelque peu pour montrer qu'il n'était pas dupe malgré ses paroles. Il était simplement malicieux et ce jeu entre les deux Syndrigastis s'était mit en place il y a fort longtemps déjà.  « Ose dire qu'ils sont coupable en les regardant dans les yeux. C'est honteux d'émettre de tels théories. » Il était plutôt bon comédien malgré quelques imperfections, il avait eu le temps de travailler ses quelques talents d'acteur de seconde zone depuis les années.

Il garda son sérieux, non pas sans mal, tandis que la demoiselle face à lui tenta de se défendre quelque peu inutilement. Qu'est-ce qu'il pouvait adoré la provoquer... Tout comme elle le faisait avec lui et même s'il savait que cela lui coûterait sans doute une vengeance de la part de la demoiselle, le jeu en valait la chandelle tellement cela occupait ses journées, cela l'amusait. Il se sentait presque comme ces gosses, particulièrement fiers de leur coup de maître. Il se sentait plus jeune qu'il l'était, il en oubliait presque ses tourmentes du passé-futur juste quelques instants, assez de temps pour souffler un bon coup. Finalement, il ne put se retenir plus longtemps et au bout de quelques instants de défense de la demoiselle, un large sourire se redessina sur son visage très sérieux quelques secondes auparavant.

« C'est bon, rassure toi. On les connaît bien ces garnements, je sais bien que ce sont des petits diablotins, je te faisais marcher. » Il éclata de rire tandis que les deux petits farceurs profitaient de cet instant pour filer en douce, mais avant que les deux enfants puisse fuir la pièce, le surveillant reprit la parole. « Vous deux, pas de dessert ce soir et quelques légumes de plus ne vous ferais pas de mal. » Tandis qu'il perçu la complainte des trouble fête, il éclata de rire. Le divertissement était de qualité dans la boucle, certes pas de quantité, mais cela importait peu, la grande époque industriel ne faisait qu'approcher et il se contentait largement de cette simplicité qu'il n'échangerait pour rien au monde


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MessageSujet: Re: Instant hilare   Mar 29 Nov - 21:24

« Achevez-moi »

C'était humiliant. C'était dégradant. Elle se serait enfuie tout de suite, si elle ne demeurait guère aussi fière. Parfois, elle se demandait comment elle faisait pour se mettre dans les pires situations possibles, semblant avoir un goût prononcé pour les plans foireux. Le feu qui lui était monté aux joues la discréditait fortement, sans parler de ses paroles, rivalisant chacune d'incompréhension. Ce qui ne manqua pas à la vue de Lloyd, qui partit dans un fou rire incontrôlable, et elle ne put l'en blâmer. Elle-même ne se serait sûrement pas gênée à sa place, l'instant demeurant lunaire. Mais pourtant, malgré que la blonde aurait voulu le voir mourir empaillé quelques secondes plus tôt, elle ne put s'empêcher d'esquisser un sourire, le sien étant communicatif. Lloyd se fichait ouvertement d'elle, et bien qu'elle puisse parfois manquer cruellement d'humour, elle devait admettre que la situation était des plus cocasses. Mais cependant, elle se jura intérieurement que sa vengeance serait terrible.
Son océan se posa un instant sur ses deux agresseurs, bien trop adorables pour qu'elle puisse leur en vouloir plus longtemps. D'ailleurs ils le savaient, et en abusaient, surtout avec elle, sachant qu'elle n'arrivait jamais à leur en vouloir plus de dix secondes. Zophia possédait beaucoup de faiblesses, mais elle devait reconnaître qu'ils demeuraient sa plus grande faille. D'ailleurs, Lloyd l'avait parfaitement compris, et avait décidé de s'en amuser telle une vile créatures des Enfers. Il prit leur parti, et elle se demanda un instant s'il se moquait d'elle, ce qui devait être le cas, le connaissant. À croire qu'il ne vivait que pour se payer sa tête, ce qui devait être divertissant, étant donné que Zophia avait tendance à prendre tout au premier degré.

« Je sais que je ne te l'ai jamais dit mais... » Commença-t-elle, laissant planer le doute sur la suite de sa phrase « Je te déteste. » Finit-elle par lâcher, feignant l'exaspération. S'il la connaissait un minimum, il saurait qu'elle n'était tout bonnement pas capable de détester qui que ce soit ; mis à part les poules. Quoi-que, les poules elle en avait simplement peur, et l'on ne pouvait nullement dire qu'elle les détestait réellement. « Mais merci de m'avoir ramassée, même si cela a dû me coûter ma dignité. » Termina-t-elle, ne pouvant s'empêcher d'échapper un rire nerveux face au ridicule de la situation. Décidément, il n'y avait qu'elle, pour se mettre dans de telles panades.
La sentence des enfants tomba, et Zophia voulut répliquer, mais se ravisa bien assez vite. Il ne fallait en aucun cas qu'ils se discréditent entre eux, mais elle comptait lui faire entendre sa façon de penser. Ce fut pour cela qu'elle attendit qu'ils s'éloignent, pour rétorquer. « Tu ne trouves pas que t'y es allé un peu fort avec eux ? Non mais sincèrement, tu oses les priver de dessert, tu n'as décidément pas de cœur. Par contre pour les légumes je suis d'accord, c'est bon pour la santé. Tu devrais d'ailleurs y songer aussi. » Zophia savait pertinemment à quel point il pouvait détester qu'elle le materne, c'était pourtant plus fort qu'elle. Mais la jeune femme devait aussi s'avouer qu'elle en jouait souvent, et cela était un moindre mal après l'humiliation qu'il venait de lui faire subir. Et puis ici, tout le monde savait que Lloyd n'était guère le genre d'homme à qui l'on pouvait donner des ordres.

« Tu pensais sincèrement que je faisais ma voyeuse ? Non mais franchement, je me demande si des fois tu ne fais pas exprès de me contrarier. » Elle ne se le demandait pas, elle le savait. Mais elle savait aussi qu'il n'y avait aucune méchanceté dans ses agissements, bien qu'il règne probablement une part d'ombre en lui, comme en chacun. Une part d'ombre qui lui était inconnu chez lui, et qu'elle pensait inexistante. Dans le fond, qui pouvait réellement se vanter de le connaître réellement ? Seul Dieu le savait. Zophia soupira bruyamment, avant de s'allonger sur le canapé d'épuisement, contrariée. « Et puis je m'ennuie à mourir ! Tu ne peux pas m'en vouloir d'essayer de mettre un peu de piquant dans mes journées, et puis la vie des autres me semblent bien plus amusante. D'ailleurs, c'est quoi cette chose que tu as toujours dans les oreilles ? » Elle se mordit bien rapidement les lèvres, consciente de l'énormité qu'elle venait de sortir. Zophia venait ouvertement de se « griller » dans les règles de l'art, comme l'on pourrait le dire en 2016.
 
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MessageSujet: Re: Instant hilare   Mer 21 Déc - 0:05

Petite coquine ?
Il sourit, mais pas un mot ne sort de sa bouche. Il se contente d'écouter, toujours bercer par l'amusement de l'instant qui s'évapore peu à peu. S'il a été trop dur avec les deux garnements ? Sûrement pas. Après tout, il devait bien trouver des réprimandes efficaces selon les tranches d'âges, surtout dans un lieu où le temps est ainsi suspendu, de l'imagination il valait mieux en avoir pour tenir une éternité. Même si sur le coup, la punition n'était en rien très inspiré. Mais qu'importe, c'était un indémodable. Un classique, pas comme leur farce qui était plutôt original au vu des circonstances. Mais c'était leur spécialité, profiter des instants de faiblesses que provoque l'usage de certaines particularité pour leur farce. Il soupire longuement lorsque la demoiselle essai de jouer à la mère poule, chose qui n'était pas réellement son rôle, du moins pas avec lui. Il y avait déjà les Ymbrynes pour ça, chose qu'il tolérait à peine. Il n'aimait pas vraiment attirer l'attention, souvent il préférait agir dans l'ombre, observer silencieusement, des passes temps que son rôle de surveillant lui permettait très souvent. Après tout, ce n'était pas comme s'ils étaient en guerre, ce n'est pas comme s'il y avait un sinistre ennemi à leur porte. Les probabilités que cela arrive était plus qu'infime. Assez pour qu'il oublie le danger qui règne hors de ses murs protecteurs.

Face à l'avant dernière remarque de Zophia il sourit à nouveau. La question de cette petite blonde était quelque peu absurde, surtout au vu de l'attitude de celle-ci en général. Le fou rire se profilait à l'horizon, mais avant que celui arrive, il ouvrit la bouche pour lui répondre. « Car tu penses vraiment que si je pensais que tu étais une petite coquine, je te ferais autant tourner en bourrique ? Les filles ainsi, je les évite en général, il y a bien mieux à faire que de laisser balader ses yeux partout après tout. » Pourtant, il pourrait ne pas être un exemple... Du moins, s'il n'avait pas ses règles. Jamais il ne profanait l'intimité de quoi que ce soit, il se limitait à veiller à la sérénité de leur refuge, il réprimandait parfois quelques troubles-fête, mais ça s'arrêtait là. A côté des apparences, il ne laissait pas traîner son regard à travers chaque pièces comme certains semblait le croire, bien au contraire.

Et sa dernière question le surprit. Alors elle n'avait jamais connu cette merveille de technologie ? Sans doute dépasser dans certaines boucles, mais cela n'avait guère d'importance, avec un entretient minutieux, il fonctionnait encore très bien. Cette fois, il ne put retenir son éclat de rire, ce fut plus fort que lui... Alors réellement, elle pourrait être plus âgée que lui, cette pensée était étrange, certes, mais aussi très amusante. « Alors tu ne connais pas cette chose ? » demanda t'il en sortant son walkman de sa poche. « Alors, de quel époque viens tu ? XIXe siècles ? Ou les années 30 peut être » Ajouta t'il en s'approchant d'elle avant d'effleurer le bout de son nez avec une légère pichenette affectueuse. « Alors, c'est un baladeur cassette, aussi appeler ''walkman'' commercialisé par sony en 1979, le premier modèle et c'est accompagner de son casque audio. C'est fait pour diffuser la musique de ces petites cassettes à l'intérieur, tu veux écouter ? Là actuellement j'ai du Elvis qui tourne, un peu un dieu du rock, mais ce n'est que mon avis, je peux te laisser en juger si tu le souhaites. » Il ôte son casque avant de le tendre à la jeune femme tout en gardant le walkman dans ses mains. Il avait conservé cet appareil tant d'années, il le savait fragile et il n'en trouverait sûrement plus hors de la boucle, qui sait quelle nouvelle technologie pouvait se cacher en 2016. Même s'il connaissait bien le commerce où il allait chercher ses piles dans le Londres moderne, il avait encore peur de découvrir ce qu'est réellement devenu le monde sous l'influence du temps. Il ne sait pas réellement ce qu'il craignait, certains disaient qu'il n'y avait plus de menace pour les Syndrigasti, pourtant il craignait qu'une ombre se cache, comme à toute époque après tout. Chaque ère avait ses menaces, Lloyd grandit avec l'idée que les nazis avaient menacé le monde et que les russes étaient aussi des menaces sans savoir que le pays dans lequel il avait grandi avait aussi sa part d'ombre plus exposé que jamais au XXIe siècle. Il ne voulait pas la voir, il avait peur au fond, peur de nombreuses choses qu'il n'avouera jamais. Et aussi ridicule que ce soit, ce walkman était comme une ancre qui le raccrochait à son époque, celle qu'il a lâchement abandonner.


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MessageSujet: Re: Instant hilare   Ven 6 Jan - 21:12

« Achevez-moi »

Se moquait-il ouvertement d'elle, ou n'était-ce que le simple fruit de son imagination ? Tout laissait présager que oui, mais pour une fois, elle préféra faire taire son manque évident d'humour, et sa mauvaise foi à tout rompre. Cependant, ses paroles confirmèrent ses doutes et elle demeurait maintenant certaine qu'il la menait en bateau depuis le début ; le bougre. Mais elle ne pouvait l'en blâmer,  même elle sachant que l'occasion avait été trop belle, pour qu'il puisse réussir à s'en empêcher. Mais elle arbora tout de même une moue vexée, qui s'effaça bien assez vite, pas rancunière pour un sou. « Hum...tu penses ? J'ai passé plus d'une cinquantaine d'années ici, et je peux t'assurer, que je n'ai rien trouvé de mieux à faire. D'ailleurs, je tiens à dire que tu sembles avoir une vie bien plus passionnante que la mienne. » Elle devait admettre, que parfois, elle s'amusait à regarder ce qu'il faisait, sans pour autant se montrer trop intrusive.

Ses journées étaient tellement mornes, monotones, qu'elle s'amusait souvent à espionner les habitants de la boucle, connaissant presque sur le bout des doigts les habitudes de chacun.
Si cela venait aux oreilles de Ymbrynes, il est clair qu'elle passerait probablement un mauvais quart d'heure, mais elle doutait fortement que Lloyd puisse la trahir. Peut-être ne brillait-elle que par sa naïveté, mais Zophia avait envie de lui faire confiance. « Tu devrais aussi faire attention quand tu prends ta douche, il se peut qu'il y ait des regards baladeurs. » Lâcha-t-elle, un large sourire se dessinant sur ses lèvres. Ce n'était qu'une simple boutade, et elle savait qu'il était impossible qu'il puisse croire en cela, mais elle préféra tout de même clarifier la situation, sait-on jamais. « Je plaisante bien sûr. Enfin à moitié, parce-qu'il est vrai que César y fouine souvent. » César, petit chat blanc qu'elle avait recueilli il y avait de cela des années, et qu'elle avait condamné à vivre avec elle pour l'éternité ; le petit veinard.

Ce fut quelque peu hébétée, que Zophia le questionna sur ce mystérieux objet, qu'il trimballait toujours avec lui. Ce devait probablement être l'un de ces appareils du futur dont elle n'avait pas encore connaissance. L'étonnement de son comparse la laissa quelque peu perplexe, semblant être surpris qu'elle ne puisse nullement connaître le fonctionnement de cette boîte noire. « Je suis née en 1923. De ce fait, vous me devez le respect, jeune homme. » Répondit-elle en bombant le torse, l'air faussement autoritaire. Il est vrai qu'elle ne lui avait jamais réellement dit d'où elle venait, mais visiblement, il semblait avoir un fossé entre leurs deux générations. Mais pourtant, Zophia n'avait pas grandement changé, au contraire, les années ne l'avaient nullement assagi. « Aïe ! » Se plaint-elle, lorsqu'il lui fit une légère pichenette sur le nez. Bien sûr, il ne lui avait pas fait mal, mais elle s'amusa à lui faire croire le contraire, bien que son sourire en coin la trahissait largement.

Son regard passa de Lloyd à l'objet, tandis qu'elle écoutait ses paroles comme s'il était le plus grand de tous les savants. Zophia aussi avait toujours aimé la musique, surtout les grands classiques, mais il y a de cela une éternité qu'elle n'avait plus été à un concert. Lorsqu'il lui tendit ce qui ressemblait à un casque, la jeune femme le regarda comme s'il demeurait une créature des Enfers. « Mais attends, je ne le connais pas ce Elvis. » Lâcha-t-elle, quelque peu dubitative. La blonde finit par prendre son courage à deux mains et à s'emparer de l'objet avant de le mettre sur ses oreilles, à l'envers bien évidemment. La musique qui s'y dégagea était entraînante, excellente, et le chanteur talentueux. Elle fut tellement prise par la mélodie qu'elle bougea sa tête, faisant voler sa chevelure blonde dans tous les sens. Avec le temps, Lloyd avait dû probablement comprendre qu'elle était tout bonnement folle à lier. « Oh mais c'est tellement génial ce que vous faites ! Je vous félicite ! » Dit-elle plus fort que nécessaire, étant donné le volume important de la musique, et persuadée que le chanteur dans la boîte pouvait entendre ce qu'elle disait. Mais la musique s’éteignit soudainement, et la blonde fronça légèrement les sourcils, déçue de ne pouvoir en écouter davantage. « Pourquoi est-il si silencieux à présent ? Ai-je dit quelque-chose de mal ? Oh mon Dieu, j'espère qu'il n'est pas fâché. »  S'exclama-t-elle, posant deux mains sur ses lèvres, horrifiée.  
 
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MessageSujet: Re: Instant hilare   Ven 24 Fév - 14:14

Petite coquine ?
Il ne s'en lasserait sans doute jamais. De ce décalage qui régnait de ces boucles temporels, les arts de vivres qui se mélangent, les époques qui s'entremêlent dans une comédie hilarante. Il faut l'admettre, c'était devenu une source de divertissement, une des dernières, découvrir ce qui a marqué les périodes futurs ou alors ce qui a marquer l'histoire. Troubler l'esprit de ceux qui sont issus du passé, accumulé les trouvailles insaisissable dans un avenir proche. Et admirer jour après jour ce décor qui t'a échapper pendant tant d'années. Même si peu à peu, une lassitude s'installe, c'est toujours la même chose lorsque les jours se ressemble, et mille fois pire lorsqu'ils sont identique, qu'ils se répètent sans cesse. Les boucles étaient aussi belle qu'horrible, comme chaque chose sur cette terre après tout, deux visages pour la même chose, cette éternelle dualité. Même si à l'heure actuelle, il était dur d'y croire, même si l'innocence de certains semblaient inébranlable, il était parfois dur de croire qu'ici tous avaient souffert de leur différence. Et ça, qu'importe l'époque dont ils étaient chacun issu. Une autre chose ne changeait pas, même à travers le temps qui coule encore et encore, c'était la nature humaine. Il en était arrivé à cette conclusion il y a plusieurs années déjà, à force de voir les esprits meurtri des nouveaux arrivants, à force de voir les larmes, la douleur déformé leur visage. Un soupir, muet. Une instant hilare qui le ramène jusqu'à cette terrible vérité.

Pourtant, il sourit. Sourire factice. Les pensées noires qui l'envahisse, l'espace d'une chanson. La vérité qui rattrape son rêve, le jeu s'achève dans le plus grand des secrets, son cœur ne souhaite plus rire. Alors le masque du joyeux bouffon prend forme sur son visage. « C'est ce qu'on appelle un enregistrement. Tu ne connais pas ? Pour résumé, c'est la musique, la voix du chanteur qu'on a enregistré pour les mettre dans une cassette audio. Il ne peut pas t'entendre. Un peu comme une radio, sauf que c'est sur une K7 et que je peux rembobiner. Je ne crois pas que ça existe encore les cassettes à l'époque de la boucle, c'était déjà très récent quand j'étais gamin. Et cher aussi. » Cher, c'est certain même si les finances n'ont jamais été son truc, il ne s'est jamais poser de question sur la valeurs des choses. Après tout, il avait toujours eu ce qu'il voulait, il n'a jamais manquer de cette fameuse monnaie que son les billets vert, c'est à peine si ses doigts ont déjà effleurer le papier. Et ici aussi, il n'a toujours pas cette notion. Après tout, lorsqu'on a l'immortalité, l'argent est bien obsolète, lorsqu'on vit hors du temps, il n'a que eu d'intérêt.

Un nouveau soupir muet, l'espoir vint de bourrer son esprit de pensée futile, absurde. Histoire d'oublier une nouvelle fois cette horrible vérité, d'abandonner ses regrets et ses secrets, renoncer quelque instant à ce sérieux. Il espérait que quelque chose se passe, un événement aussi futile soit il, mais suffisamment bruyant pour le sortir de cette boucle noire de pensée. Un divertissement, un spectacle, car après tout, qu'importe ce qu'il se passe, qu'importe notre douleur, le show ne doit il pas continuer ? C'est ce que disait le morceau d'un groupe d'un avenir inconnu, une mélodie qu'il a une fois entendu dans un poste radio lors d'une sortie de la boucle il y a un peu plus d'une décennie. Un morceau qu'il regrette de ne jamais avoir put trouver en K7, uniquement en CD, mais il n'est toujours pas prêt à abandonner son vieux baladeur, une relique qui revirerait les collectionneurs chevronnés.


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