Sur un air de déjà-vu ft. Capucine
 ::  :: Le Manoir

Michelle A. Parsons
tache hyperactive

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Flatline - possibilité de se fondre en deux dimensions sur n'importe quelle surface plane capable de supporter sa taille
☾☾ Bizarrerie :
Hyperactivité - impossibilité de rester plus de trente minutes à la même place, pile électrique qui ne s'arrête jamais pour que le sol ne l’engloutisse pas // Pédiophobie - peur des poupées, principalement de porcelaine, avec pour fautif les films d'horreurs diabolisant les poupées
☾☾ Années :
23 ans, mais la vieillesse indique 24 ans, comme si ça allait changer quelque chose de faire un an de moins
☾☾ Occupation :
Illustratice - dépeint les ragots et les nouvelles du jour sur le papier
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Elle s'attache, se détache, toujours éphémère, rien ne reste.
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Letitia Wright ; avatar : myosothys


MessageSujet: Sur un air de déjà-vu ft. Capucine   Dim 26 Aoû - 15:46

Sur un air de déjà-vu

troublante sensation de confusion

Sensation de légèreté, elle contraste avec la lourdeur de l'attraction, la matière se colle, un aimant l'agrippe, pourtant elle se sent légère. Une malédiction autant qu'une bénédiction, les murs sont devenus plus confortables que la douceur d'un lit, et pourtant plus traites qu'un lendemain de soirée. Un jour, elle sera un art mural pour l'éternité. Mais à défaut d'y vivre en solitaire, elle laisse son art rayonner sur le papier, des rumeurs glanées au fil des pièces, des choses qu'elle n'était pas censé voir. Voyeurisme, curiosité maladive, on dit que c'est malsain, qu'observer le monde tapis dans l'ombre ne lui apportera rien d'autre que des ennuis. Elle les cherche les ennuis, si ce ne sont pas eux qui viennent à elle, c'est elle qui les crées sans mauvaises intentions de sa part, elle souhaite seulement faire vivre son art. Un inconnu dans les couloirs, une amie dans les jardins, tous se retrouvent retranscrit sur le papier, une mise en scène de leur activités. Parfois un seul œil sur le papier, une bouche détaillée.

Les couloirs sont l'habitat naturel de l'illustratrice, elle s'y engouffre, écoutant les ragots, elle ne sait plus si les gens qu'elle croisent font semblant de ne pas la voir ou croient sincèrement qu'elle n'est qu'une peinture au mur. Rares sont ceux qui lèveraient les yeux jusqu'au plafond, meilleur endroit pour glaner quelques informations. La vieille échelle à quelques mètres d'elle, un carnet serré contre son torse, elle avançait en rampant, inconfort d'une surface horizontale, plus ardus pour ne pas faire passer ses ustensiles vers la trois dimension. Elle ne suivait personne en particulier, enfin, elle attendait plutôt un retour, elle avait commencé à la dessiner, un œil vert qu'elle s'imaginait pétillant, une chevelure rousse qui l'empêchait de terminé le visage qu'elle avait débuté. Elle n'aimait pas ça, ne pas terminer une illustration. Elle finirait bien par repasser.

C'était évident, sa détermination porta ses fruits, elle avait dû attendre un long moment, certes, laissant ses doigts plats griffonner un décor sur la feuille blanche, mais elle l'avait finalement revu. Elle était là, passant juste au dessus de sa tête. Seigneur, elle s'était trompé dans la teinte capillaire de l'inconnue, trop orange sur le dessin, trop brouillon. Elle fouilla dans sa poche, cherchant la couleur idéale. Elle était remplie de crayon colorés, pouvant presque être comparée au sac de la fameuse Mary Poppins. Tâche ardue, le carnet tombe dans un bruit de feuille volante. Michelle jurait en silence. L'aimant lui plaquait le dos au plafond, elle forçait sur ses jambes, ses mains, pour s'en détacher, bientôt elle retrouva sa couleur d'origine, ses formes et sa mobilité. Tête vers le sol, pieds toujours encrés, on pourrait la confondre avec une chauve-souris – seulement si l'observateur était aveugle, la ressemblance se stoppait à la tête en bas. Elle n'avait donc toujours pas apprit la leçon, le plafond est toujours l'endroit le plus difficile à s'extraire. La voilà pendu, le sang montant à la tête, avec pour seul espoir, quémander de l'aide.

« Excuse-moi. Ne pars pas, attends. » Supplia Michelle, se triturant la lèvre avec ses dents, la honte montait en elle de la même manière que le sang, elle avait honte mais trouvait aussi la situation amusante. « Est-ce que je peux te demander de l'aide ? Je suis, comme qui dirait, coincée. »
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Capucine Phylloscopus

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Ymbrine sous forme de petit oiseau discret. Pouillot Fitis agile au chant mélancolique, elle veille sur les différents, les particuliers, jadis veillant sur sa boucle aujourd'hui disparue.
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Habitat personnel aux airs d'habitat naturel de son oiseau-coeur, dort dans un nid plus que dans un lit, collectionne les émotions des autres sur du papier photo.
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Cent trente-neuf années qui se sont écoulées depuis le jour de sa naissance, visage figé dans un âge qu'on ne semble pas réussir à lui donner, trente-trois années qui s'entrechoquent dans ses traits.
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Il cherche, ne trouve pas, désespère de rencontrer cette compagne qui saura peut-être lui rendre le droit à ses émotions.
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MessageSujet: Re: Sur un air de déjà-vu ft. Capucine   Mer 29 Aoû - 0:13

Sur un air de déjà-vu

troublante sensation de confusion

Presque timidement, l'élève se glisse aux côtés de Capucine. Syndrigastis d'une autre boucle que celle de l'Ymbryne, il paraît perdu face à la rousse qui lui sert aujourd'hui de professeur. Les cours lui ont été chaudement recommandés – pour ne pas dire imposés – face à sa prédisposition naturelle à la colère. Non pas qu'il soit une mauvaise personne, et en se retournant vers lui, ce n'est qu'un gamin que Capucine perçoit. Un gamin anxieux, qui ne sait pas quoi dire, ni comment le dire. Machinalement, elle lui offre un sourire. Ça a toujours bien fonctionné pour mettre les gens en confiance, bien que Capucine n'en comprenne guère la raison. Elle s'arrête également de ranger ses affaires, feintant une totale attention. « Miss, est-ce que la colère est mal ? » Capucine efface son sourire, tire une chaise et s'assoit. Elle lui fait signe de prendre place face à elle, avant de rabattre un côté de cheveux derrière son oreille. « Non. Tu as le droit d'être en colère. Les émotions ne sont jamais des ennemies. » Discours rassurant, qu'elle ne peut garantir réel. Mais elle a étudié les émotions, longuement. La psychologie humaine, également. Et le psychisme des enfants et des adolescents. « La colère n'est rien de plus qu'un mécanisme de défense, tout comme la peur. Elle intervient pour te protéger, lorsque tu te penses dans une situation de danger. C'est tout. »

Rôle qu'elle prend à cœur, elle se fait guide et oreille attentive, enveloppée de son calme surréaliste. Mère de substitution pour ces gamins qui se retrouvent aujourd'hui bien loin de leur propre maison. « Alors pourquoi est-ce qu'on me dit que ma colère est un problème ? » Capucine sourit, vient prendre la main du jeune garçon tout en plantant son regard dans le sien. « Parce que la colère est un mécanisme de défense explosif. Elle se déchaîne contre tout et tout le monde, comme un ouragan. Et paradoxalement, elle est peut-être plus dangereuse que le danger de laquelle elle te protège. » Capucine se relève, dépose un baiser sur le front du syndrigastis, sourit à nouveau. « Tu fais des progrès chaque jour. Tu es capable de transformer cette colère en force, tu sais ? De la transformer en quelque chose de bienveillant. Continue à travailler et ta colère ne sera jamais plus un problème, c'est une promesse. » Le garçon prend quelques secondes, puis acquiesce avec un léger sourire. Il la remercie du bout des lèvres, avant de quitter la salle. Capucine soupire, et termine de ranger ses affaires. Le problème de ce garçon quitte son esprit au bout de quelques secondes. Et voilà qu'elle quitte la salle qui lui sert de classe, s'engouffrant dans les couloirs, en regardant droit devant elle. Elle regrette de ne pas avoir pris la détresse du garçon en photo : c'était une belle émotion. Une émotion à étudier, peut-être.

Et Capucine se perd dans ses pensées, sans remarquer le dessin au plafond. Dessin, ou jeune femme... Elle aurait dû sentir la présence de cette dernière, mais elle était trop absorbée par l'idée de retrouver son nid. Elle regarde, interdite, les feuilles qui lui volent sous le nez, puis un sursaut mécanique s'empare d'elle face à la voix qui l'interpelle. L'Ymbryne s'arrête et lève les yeux vers le plafond. Le spectacle est incongru, et pourtant son visage reste d'une neutralité morbide. Une demande d'aide plus tard, et Capucine pose son sac sur le sol. « Je vois ça, oui. » répond-t-elle simplement. Aurait-elle dû être amusée ? Affolée ? Qu'importe. Elle regarde autour d'elle, remarque l'échelle, fait un léger signe à la syndrigastis afin qu'elle ne s'inquiète pas de son éloignement bref. Une petite minute plus tard, échelle ramenée au bon endroit pour pouvoir aider la chauve-souris humaine, la rousse se hisse sur les barreaux branlants. « Je ne sais pas comment fonctionne ta particularité. Tu peux te hisser si je te tire vers moi ? » Quelques laborieux efforts plus tard, la jeune femme est décrochée du plafond, qu'importent les détails de ce sauvetage. Équilibre douteux, l'échelle titube, mais Capucine pense avant tout à sécuriser l’œuvre murale. Enfin, le sol redevient leur soutien, et la rousse époussette ses vêtements avant de reprendre son sac.

« Il t'arrive souvent de t'accrocher au plafond ? » Accent français qui s'accroche à la brimade à peine voilée. Capucine esquisse un sourire. Celui-ci lui semble vrai, et elle le perd moins d'une seconde plus tard en le réalisant. « Tu ne devrais pas. C'est dangereux. Tu pourrais tomber, te faire mal ou blesser quelqu'un d'autre. » Un peu bousculée par cet amusement qui est venu la déranger dans sa tranquillité, Capucine construit un mur de fermeté Ymbrynique malgré elle, avant de froncer les sourcils, de sortir son polaroid, et de prendre son propre visage en photo. Aurait-elle ressenti... une émotion ? Non. Elle doit se tromper, certainement. Battant la photo instantanée sortie de l'appareil, dit-appareil qu'elle range comme si de rien n'était, elle reporte son attention sur la jeune femme. « Je m'appelle Capucine, mais on m'appelle Miss Phylloscopus, ici. Tu es libre de m'appeler comme tu l'entends. Comment t'appelles-tu ? » Prestance d'oiseau cachée sous des difficultés relationnelles relatives à ses difficultés émotionnelles. Capucine fait des efforts, néanmoins. Il ne serait pas très poli de s'esquiver après avoir décroché quelqu'un d'un plafond, après tout.
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Michelle A. Parsons
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MessageSujet: Re: Sur un air de déjà-vu ft. Capucine   Jeu 30 Aoû - 0:02

Sur un air de déjà-vu

troublante sensation de confusion

Quand elle y pense, elle aurait pu éviter ce sauvetage périlleux. Non pas en évitant de grimper au plafond, ce serait complètement idiot de faire une telle chose alors que jamais rien ne lui était arrivé jusque là, mais en se fondant à nouveau dans la matière, rampant jusqu'au mur et se laissant glisser à la verticale. Peut-être y avait-elle pensé, peut-être était-ce ce qu'elle comptait faire depuis le début, et peut-être avait-elle eu simplement envie de provoquer une rencontre avec cette femme familière, mais elle n'était pas censée le savoir. Elle se contenta de l'observer s'approcher avec une solution, acquiesçant à ses questions, elle était soulagée de voir que sa sauveuse n'avait ni paniquée, ni rit à en perdre haleine en la voyant la tête en bas, pendue par les pieds.

Ce fut un sauvetage laborieux, Michelle se tenait fermement à l'échelle, le pied droit avait lâché, heurté un barreau, le second n'avait pas tardé à rejoindre son frère. La vie en trois dimension était tellement plus dangereuse que celle qu'elle vivait dans les murs, elle bénissait le sol retrouvé sous ses pieds, la rousse à qui elle avait tenu le bras jusqu'à sa descente finale.

« Merci, merci beaucoup, je commençais à avoir mal au crâne la tête en bas. » Un sourire reconnaissant, Michelle détourna le regard, s'emparant des feuilles volantes qui avaient quitté les pages de son carnet, elle plaqua ce dernier contre sa poitrine, un crayon derrière l'oreille. « Oui, ça m'arrive, en fait le plafond est plus pratique que le sol, au moins personne ne peut me marcher dessus. » Un rire passa la barrière de ses lèvres, elle avait déjà expérimenté ça une fois, elle ne recommande à personne l'expérience, même encrée dans le sol dans un monde en deux dimension, un pied sur un soi-disant dessin sur le parquet laisse des marques, et sa peau s'en est souvenu pendant une semaine, la douleur qu'elle avait ressenti était alors aussi cuisante qu'une main posée sur une plaque chauffante. « Oh non, me faire mal ça ne me fait pas peur j'ai l'habitude, j'en ai vu des pires. » Elle évitait de répondre à la suite, sachant pertinemment que la femme avait raison, elle aurait pu blesser quelqu'un, elle s'en serait voulu, énormément. Michelle observait avec attention le polaroid de sa nouvelle connaissance, c'est étonnant de voir la différence avec son temps, l'évolution d'un objet, à son époque, ils ne ressemblaient plus à cela, ils étaient plus « tendances » avec leurs couleurs pastels.

« Capucine, c'est moins formel. Je suis heureuse d'être tombée sur toi. Je m'appelle Michelle, mais tu peux m'appeler autrement, ça ne me gêne pas. »

Elle ressent comme un air de déjà-vu, Capucine, ce nom sonne étrangement familier à ses oreilles et ses yeux vert, sa peau blanche. C'est étrange, elle tente de se rappeler, peut-être l'a-t-elle déjà vu, lui a-t-elle adressé la parole avant sans s'en souvenir. Non ça remonte à plus loin, avant, avant tout ça. Et puis pourquoi cela la perturbe ? Ce n'est pas la première blanche au yeux verts avec un prénom comme celui là qu'elle rencontre. Elle ne sait pas, et ne pas savoir l'ennuie fortement, peut-être était-elle de la même boucle que Michelle.

« Est-ce qu'on s'est déjà parlées ? Enfin, avant aujourd'hui, j'ai l'impression de t'avoir déjà vu. » Elle ne pouvait pas rester en place, son pied était déjà appelé par l'aimant du sol, elle tournait, avançait, reculait, elle ne restait pas en place, c'était habituel et ne se souciait plus de l'impact que cela pouvait avoir sur les autres. « Non, désolée, oublie, c'est rien. Je dois me faire des idées. Et tu dois être occupée, je t'ai sûrement dérangée. »

Peut-être avait-elle quelque chose à faire, ce n'était pas convenable de la part de Michelle de la garder si longtemps à ses côtés. Mais si sa sauveuse restait c'est qu'elle le voulait bien, ou sans doute était-ce par politesse. Pour s'occuper les mains et les jambes, la jeune femme s'enquit de ranger son échelle, un placard au fond du couloir, laissant un instant sa nouvelle connaissance. L'échelle avait du mal à rentrer, il fallait pousser, quand on voyait l'intérieur du placard à balais on comprenait tout de suite pourquoi l'objet avait du mal à rentrer. Elle força et referma directement la porte derrière elle, espérant que la prochaine personne y mettant les pieds ne se prendrait pas d'échelle sur la tête.

« Miss Capucine, tu es une Ymbryne alors. Est-ce que tu me laisserais te dessiner sous ta forme d'oiseau ? Pas aujourd'hui, plus tard. Enfin seulement si tu acceptes, je ne te forcerai pas. »
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