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 « Of course you're scared, you're dying. Shut up. » DEFI III ❧ Ft. Maxine

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MessageSujet: « Of course you're scared, you're dying. Shut up. » DEFI III ❧ Ft. Maxine   Mar 15 Nov - 20:16

Of course you're scared,
you're dying. Shut up.

- Troisième défi -

Bruit monstrueux et incessant, désagréable et qui vrille les tympans. Il n'y avait rien de comparable à ce tintamarre tout droit sortit de l'enfer, tel un monstre qui hurlait dans un brouhaha continuel, à deux doigts de dévorer tout ce qui se trouve sur son passage. Dans les faits ? C'était à peu près le cas, du moins à première vue, alors que quelque chose semble faire tourner le lieu tout entier, sol n'étant d'abord qu'une vague molle et ondulée. Il fallu une bonne minute avant que cet état vaporeux et pour le moins désagréable ne s’évapore, même si l'étrangeté de l'endroit imposa immédiatement une réflexion pour le moins pessimiste et étrange : est-ce que j'étais mort ? Tué par une énième chute provoquée par ma maladresse ? Attrapé par un prédateur en plein vol ? En tout cas cela n'avait rien d'une quelconque vision du paradis. Ni de l'enfer d'ailleurs, bien que ma conception de ce dernier n'avait rien à avoir avec la vision classique emplie de flammes et autres diablotins.

Premier réflexe, peut-être idiot, sortir la montre de ma poche, prendre connaissance de l'heure. Le temps, c'était important, même si une carte avec un X rouge indiqué à l'endroit précis où je me trouvais serait nettement plus utile. C'est étrange comme cet endroit avait des airs de la boucle de 2016, mais en plus frais. Plus frais. L'angoisse monte soudainement, regard hagard cherchant n'importe quel repère (ou même souvenir).

Maxine. Maxine était là, à quelques mètres seulement, comme si nous avions été jetés là au beau milieu d'une rue, regards curieux ou méprisants se posant sur nous. « Maxine ? Tout va bien ? Tu sais comment nous avons atterrit ici ? » Sait-on jamais après tout. « Je crois que nous sommes dans la boucle de 2016, du moins ça y ressemble vaguement. Je n'ai pas vraiment pris le temps de parcourir beaucoup de choses la dernière fois. » Sauf que la boucle de 2016 se trouvait dans un plein été et vu le nombre d'objets en tout genre abordant le mot "Londres", il y avait fort à parier que nous y étions. « Ou peut-être pas, il fait froid, elle est censée être en plein été. D'accord, respirons, ne paniquons pas. » Plus facile à dire qu'à faire.

Je me relève, maladroitement, aidant ma comparse à faire de même avant de tenter d'aborder quelques passants. Plus facile à dire qu'à faire, beaucoup semblent dans une autre dimension, à nous esquiver. Fort heureusement l'information fini par tomber au bout d'une minute. « Excusez-moi, quel jour sommes-nous ? » « Le seize novembre. » Regard d'horreur en direction de Max, comprenant que l'horloge venait de reprendre sa course. Nous n'étions plus dans une boucle, dans une temporalité trop lointaine où le temps risquait de nous rattraper à toute vitesse, beaucoup trop vieux et censé être morts depuis bien trop longtemps.

« Si je comprends bien, nous sommes à Londres, il faut qu'on retrouve la boucle de 1941, elle ne doit pas être bien loin. Il ne faut pas qu'on soit distrait d'accord ? Nous n'avons pas le temps. » Enfin étant donné que cet endroit ressemblait d'avantage à une jungle qu'une ville, la tâche risquait de prendre des heures et nous n'en avions certainement pas. Le seul Londres que je connaissait était en ruine, bombardé chaque nuit éternellement et à des kilomètres de ce que nous avions désormais sous les yeux ou le Londres de 1873, bien plus lointain encore. Nouveau réflexe d’enserrer la montre à gousset, image même du temps qui est à nos trousse. La dernière phrase visait particulièrement l'inventeuse, espérant qu'elle ne se laisse pas tenter par ce futur pour en connaître les technologies. Peut-être que j'y verrai plus clair si je m'envolais ? Mais la foule était beaucoup trop dense à cet endroit pour tenter une quelconque métamorphose, cloué au sol sans aucun moyen de repère. Espérons que mon sens inné de l'orientation nous aide.  


Dernière édition par H. Aloysius Mathghamain le Dim 4 Déc - 21:12, édité 1 fois
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Maxine Thackeray

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MessageSujet: Re: « Of course you're scared, you're dying. Shut up. » DEFI III ❧ Ft. Maxine   Mar 29 Nov - 16:04

L’impression de se relever d’un sommeil sans rêve. Comme un sommeil forcé, ou qui aurait duré trop longtemps. Le genre qui rend votre corps lourd et l’ouverture de vos yeux d’autant plus difficile. Voilà comment je me sens en cet instant. Aurais-je passé trop de temps à dormir par rapport à mon habitude et mon corps me ferait sentir son mécontentement ? Ou bien est-ce autre chose. Je vais pour amorcer un mouvement afin de me tourner et essayer de me réveiller, quand je me rends compte que mon matelas, eh bien il est drôlement dur. Mais vraiment. J’ai déjà dormi sur des lits inconfortables mais là…Un bruit, fort, soudain, strident me fait sursauter et j’ouvre de grands yeux, alors que ma respiration est haletante, mon cœur battant à toute vitesse. Exactement le même effet que lorsque vous vous réveillez d’un cauchemar et que l’angoisse de ce dernier vous poursuit alors que vous êtes à présent conscient et réveillé.

Ce que je vois me fige sur place. Ce n’est pas Edimbourg, et encore moins 1873. Je le sais, parce que je connais la technologie de mon époque comme ma poche. Or, à ma connaissance, il n’existe pas de véhicule motorisé par autre chose que des chevaux à mon époque et là pour trouver un cheval, il semble falloir se lever tôt ! Je ne sais plus où donner de la tête mes yeux embrassant cet endroit à la fois cauchemardesque à cause des sons, des odeurs et de la foule méprisante qui me regarde comme si j’étais un rebus de la société. Sont-ils au courant de ce que je suis ? Risqué-je une arrestation et une visite chez des « hommes de science » bien-pensant et espérant percer mes mystères ?

Mon cerveau, assaillit par ces question, reprend soudain une voie de cheminement normal quand j’entends une voie que je connais plus que bien, celle d’Aloysius, un autre Syndrigati habitant dans la même boucle que moi. Un autre grand bavard, un très grand ami pour moi. Voilà au moins un point de repère dans ce monde de fous. Il me parle et je lui réponds quand il a fini, alors qu’il me conseille déjà de ne pas paniquer. Trop tard mon ami, trop tard.

"Ca va. Enfin, autant que faire se peut dans la situation présente. Et non, pas le moindre début d’idée." Je regarde autour de nous, avant de laisser échapper un petit rire nerveux "Toi, ne pas prendre le temps ? Excuses-moi, ce sont les nerfs qui parlent."

Les nerfs qui obstruent ma capacité à la parole qui m’est pourtant légendaire. Je prends la main qu’il me tend et me relève, époussetant ma robe au passage. Quel tableau devons-nous faire ici…Deux personnes, habillées de l’époque victorienne, au milieu de personne avec des styles vestimentaires aussi variés qu’étranges…Je ne peux m’empêcher, alors qu’Aloy prend en charge un aspect plus pratique de notre situation (à savoir : récolter des informations pouvant nous aider à définir où et surtout quand nous étions), d’observer cette masse grouillante d’êtres humains, certains peut-être comme nous, d’autres pas. Mais avec une chose en commun : cette attitude pressée, comme si la vie était une course…Bien qu’ayant l’air ailleurs, j’écoute ce que répond le passant à Aloy et lui lance un regard terrorisé à l’idée de ce que cela veut dire. Nous n’avions plus beaucoup de temps. Combien au juste, d’ailleurs ? Regarder une horloge maintenant ne nous aiderait pas, car qui sait combien de temps nous sommes restés à terre ? Mais pas le temps de paniquer, il faut être pragmatique et trouver une solution rapidement. Aloy a déjà la notion de trouver la boucle de 1941, ce qui est le plus sensé et le plus sage. Maintenant, y arriver, là est le défi.

"Aloy, tu connais l’adresse de l’entrée de la boucle, n’est-ce pas ? Dans ce cas il faut commencer par trouver une carte. Définir où nous sommes géographiquement maintenant que nous nous sommes localisé temporellement. A partir de là nous pourront définir l’itinéraire le plus rapide et bingo ! De retour dans la boucle, pas de risque de finir en poussière tout ça." Je lui offre un grand sourire que je veux rassurant, mais ce n’est pas aussi simple qu’on le pense. Pourtant, j’espère y arriver "Allez, viens, on doit bien trouver des plans quelque part."

Je commence à avancer, le pas rapide et déterminé. Je ne vais pas mentir, la technologie nous entourant me rendait incroyablement curieuse, mais Aloy a raison, nous ne pouvons pas nous permettre. Pourtant…Pour une fois que je suis en 2016, je ne peux même pas poser quelques questions sur le fonctionnement de certains appareils, quelle malchance, vraiment ! J’avance, vite, bien que mes yeux observent tout autour de moi. Mais pas suffisamment bien visiblement, puisque qu’une main saisis mon bras et me stoppe net dans mon avancée, manquant de me faire perdre l’équilibre. Je me tourne et vois une femme, habillée dans une tenue d’une époque similaire à la mienne. Une autre personne perdue dans cette époque qui n’est pas la sienne ?

"Emily ! T’es encore à la bourre meuf ! Et puis c’est quoi ce vieux costume que t’as sorti ? Faut que t’ailles te changer sinon James il va encore gueuler et si tu veux garder ce taff faut que tu te magnes !"

Je la regarde, comme un être venu d’une autre planète. Je ne comprends pas la moitié de ce qu’elle raconte, mais je comprends très bien qu’il y a méprise.

"Non, je ne suis pas Emily, je vous assure…" comme elle ne semble pas me croire et surtout ne semble pas vouloir me laisser partir, je fais la seule chose qui me vient à l’esprit…"ALOY !"

J’appelle à l’aide.


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MessageSujet: Re: « Of course you're scared, you're dying. Shut up. » DEFI III ❧ Ft. Maxine   Dim 4 Déc - 21:06

Of course you're scared,
you're dying. Shut up.

- Troisième défi -

Le rire nerveux et le peu de mots de la brune ne disent rien qui vaillent, deux à ne pas devoir céder sous la panique et l'angoisse grandissante. Rester rationnel, lucide, garder les idées claires pour tenter de trouver un début de chemin dans cette jungle où tout semble filer à une vitesse folle. Les mots finissent par s'extirper, plus rassurant, allant même jusqu'à esquisser un demi-sourire pour l'inventeuse. Il ne valait mieux pas penser à l'horloge, qui sait combien de temps nous avions avant de tomber en poussière, dispersé par une brise fraîche.

« Il n'y a plus qu'à espérer que l'entrée soit facilement accessible. Je n'ose même pas imaginer si le bâtiment a été reconverti en prison ou quelque chose du même acabit. » Détails pratiques qui devaient probablement venir par la suite, tâchant de tracer les ruelles qui menaient à notre objectif dans mon esprit, images des quartiers survolés à de nombreuses reprises remontant, essayant de nous faciliter la tâche une fois que nous en sauront plus, regard à moitié dans le vide cherchant dans les quelques vitrines un endroit susceptible de contenir la précieuse carte attendue. Mes pieds suivent Maxine de façon presque automatique, scrutant les bâtiments dans l'espoir de trouver une piste, indice, un quelque chose de familier.

La distraction m'empêche de voir la scène qui commence à se tramer, compagne de galère emportée par une main parfaitement inconnue, ne réagissant qu'à son appel. Ma quête est stoppée en chemin, entamant une course à travers la foule, me faufilant comme je peux tout en tâchant de ne pas perdre le contact visuel avec Maxine, ne comprenant rien à la situation, femme aux vêtements aussi vieux que les nôtre, issus d'un autre temps. Serait-ce une Syndrigasti ? Piégée elle aussi dans ce temps ? Allait-elle nous mener à l'entrée de la boucle salvatrice ? Ou pire, au vu comment elle l'entraine, peut-être qu'il s'agissait là de la coupable de notre sortie de boucle. Nous aurions du nous changer, premier réflexe pour passer inaperçue et se fondre dans la masse, continuer notre quête discrètement. Dans tous les cas, je ne pouvais certainement pas laisser l'inventeuse se faire entrainer, prenant soin de ne pas me faire remarquer trop rapidement, accélérant le pas, sourcils froncés, bien que percutant de nombreux passants bougonnant et vociférant dans ma lancée et ma maladresse. Elles semblaient enfin s'être arrêté, cherchant le moyen de distraire la preneuse d'otage pour que Maxine puisse mettre les voile, faire diversion sans se faire entrainer à mon tour.

Les toilettes publiques. Lieu clos et discret à proximité, le Graal inespéré laissant s'installer une idée. Je me remerciait intérieurement d'avoir passé ces quelques semaines riches en émotions dans la boucle de 2016, à apprendre quelques fondamentaux de cette société futuriste et parfois complètement folle. Futuriste ou moderne d'ailleurs, tout dépendait du point de vue. S'en suivit d'un signe discret en direction de Max, visant à ne pas l'inquiéter de ma disparition, indiquer qu'un plan, certes très improvisé et hasardeux, commençait à se former, filant ensuite dans le lieu repéré, m'assurant avant tout de pouvoir en sortir sans encombre. Les vêtements sont vites abandonnés, serrant tout de même les dents en laissant ma montre, j'y tenais, mais qu'importe, Maxine était bien plus importante que de simples rouages, je n'aurai qu'à lui faire du chantage pour qu'elle m'en refasse une en dédommagement.

Le corps se change alors, manteau de plumes revêtu dans un frisson délicieux, filant dehors à vitesse de chasse, frôlant la centaine de kilomètre-heure, dans une totale improvisation, tournoyant l'espace d'un instant avant de me laisser tomber en piqué, alertant tout de même par un trissement, signe d'attaque envers les individus qui se tiennent un peu trop près de mon amie, provoquant des mouvements de recul et même quelques cris de surprise. En cet instant, j'aurai aimé être plus imposant, rapace provoquant d'avantage de crainte par ses serres tranchantes, bien que beaucoup moins discret. Cela dit, la diversion semblait fonctionner, enchainant la manœuvre à quelques reprises, tâchant d'attirer l'attention au maximum sur moi pour que Maxine puisse mettre les voiles.  
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Maxine Thackeray

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MessageSujet: Re: « Of course you're scared, you're dying. Shut up. » DEFI III ❧ Ft. Maxine   Lun 12 Déc - 11:35

La vitesse avec laquelle je me fais emmener loin d’Aloysius est suffisante pour raviver l’angoisse qui me nouait le ventre quelques instants plus tôt et que je pensais avoir sous contrôle. Oui, je l’avais sous contrôle…jusqu’à cette distraction incongrue et franchement non désirée qui nous ralentissait dans la course pour notre survie. J’essayais pourtant de me dépêtrer de cette situation comme je le pouvais, tentant de faire comprendre à ma geôlière du jour que non je n’étais pas celle qu’elle croyait. Y avait-il réellement quelqu’un qui me ressemblait au point de s’y méprendre avec moi ? Au travers de la peur et de la panique qui faisait son petit bout de chemin en moi, je sentais la curiosité, amie si fidèle et familière, s’insinuer en moi et m’envahir petit à petit. Aussi bien pour toute la technologie juste là, à portée de main (à la fois fascinante et effrayante tant elle était éloignée de celle de mon époque) que pour ce que pouvait être devenue ma famille, ces frères que j’ai perdu de vue avec tous les déménagements que j’ai pu vivre durant ma vie dans le monde réel. Mais dans les années 1865-1870, pas en 2016 !

Je me forçais pourtant à repousser ces interrogations dans le fond de mon esprit pour essayer de me concentrer sur ce qu’il se passait dans le présent. Je jetai un regard derrière mois et à mon horreur je ne vis plus Aloy. Mes yeux parcouraient frénétiquement la foule pour le trouver et finalement je soupirais de soulagement car je le vis bifurquer, ce qui en soit ne devrait pas me rassurer, mais jamais il ne se serait éloigné s’il n’avait pas une idée en tête. Je lui faisais confiance ; il avait une idée pour nous sortir de là. Continuant inlassablement à parlementer avec la jeune femme, espérant la fatiguer avec mes paroles et qu’elle me lâche ne serait-ce qu’une seconde, je pourrais fuir. Cependant, rien venant de ma part n’y faisait quoi que ce soit…Le salue vint sous la forme d’une hirondelle que je connaissais bien. Une hirondelle prompte à vouloir nous sortir de cette situation. Le stratagème fonctionna à merveille, en moins de temps qu’il n’en faut à la trotteuse d’une horloge pour faire le tour du cadran, la jeune femme desserra sa prise et je m’en défis, partant dans un sprint dans la direction opposée à cette femme qui m’avait méprise pour une autre.

Quand mes poumons hurlaient au meurtre à force de courir et que je sentais poindre un point de côté, je me stoppai, m’appuyant contre un mur. Bon sang, ce que je n’aurais donné pour avoir un pantalon en cet instant…Très peu adapté à une jeune femme de mon âge à mon époque, mais diablement plus pratique quand je devais courir et me dépêcher que les longues jupes que mon époque affectionnait. Je pris quelques secondes pour reprendre mon souffle, observant autour de moi si je voyais l’autre folle me poursuivre ou non, et surtout, si je voyais Aloysius approcher. Mais des oiseaux dans cette ville, il y en avait des centaines. Même si la plupart étaient des pigeons, quand ils volaient tous dans les airs, difficile de faire la différence parfois. Je me résolu à utiliser le code que nous avions mis en place, Aloy et moi, pour se rejoindre du temps où je veillais sur lui, bloqué sous sa forme d’hirondelle. Car parfois, s’il ne pouvait voler, il se baladait tout de même sur ses pattes et le Manoir est grand. Qui savait où il pouvait se trouver ? Alors quand je le cherchais, j’avais un sifflement bien particulier. A l’époque il me répondait et on jouait à cache-cache d’une certaine façon. Par la suite, il venait, tout simplement. Espérons qu’il m’entende…

Je sifflais, m’attirant quelques regards stupéfaits, intrigué et même certains affichant clairement le message « cette fille a une case en moins », mais je n’en n’avais rien à faire. L’important était de retrouver Aloysius. Je sifflais une seconde fois et un cri d’hirondelle me répondit, un immense sourire se peignit sur mon visage, et, très vite, l’oiseau vint se poser sur mon épaule. Je lui offris une gratouille sur le haut du crâne et repris ma marche dans les rues de Londres. Première priorité actuellement : trouver des vêtements à Aloy. Difficile de retrouver ceux qu’il portait avant, car cela voudrait dire repartir en arrière et je ne savais absolument pas quel chemin j’avais emprunté…Une autre solution devait être trouver…

D’ailleurs, une se présenta à moins quand je vis un vieux monsieur avec un sac à ses pieds, avec une marque qui, même si le logo ne ressemblait plus à celui que je connaissais, était une marque de vêtements. Il semblait attendre quelque chose, les yeux rivés sur un objet qui m’était totalement inconnu. Une idée jaillit et j’en aurais honte si nous n’étions pas dans une situation si désespérée, mais comme disait l’adage : la fin justifiait les moyens. Je murmurais à Aloy toujours sur mon épaule.

"Aloy, je vais faire quelque chose, et tu vas me promettre de ne jamais en piper un mot à Miss Cyanopsitta ou les autres de la boucles, d’accord ? Tu pourras me faire la morale plus tard."

Sur ces quelques mots je fis comme si tout était normal (malgré ma tenue hors de ce temps et une hirondelle sur l’épaule) et profita de la foule et de l’inattention de l’homme pour attraper les anses de son sac.

DESTIN :
Oui > Le sac en main, ils s’éloignent, ni vu, ni connu, le pauvre homme dépouillé de ses achats.
Non > Quelqu’un se rend compte de ce qu’elle tente de faire et lance l’alerte.


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Le Corbeau

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MessageSujet: Re: « Of course you're scared, you're dying. Shut up. » DEFI III ❧ Ft. Maxine   Lun 12 Déc - 11:35

Le membre 'Maxine Thackeray' a effectué l'action suivante : Roue du Destin


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MessageSujet: Re: « Of course you're scared, you're dying. Shut up. » DEFI III ❧ Ft. Maxine   Sam 17 Déc - 23:29

Of course you're scared,
you're dying. Shut up.

- Troisième défi -

La manœuvre est répétée durant quelques longues minutes, montées et piqués s'enchainant à toute vitesse, préférant abuser du stratagème afin de laisser le temps à Max de se mettre hors de portée et parfaitement à l’abri, peu importe qui était cette kidnappeuse. J'évite soigneusement des doigts qui tentent de se défendre, battements de toute façon trop furtifs pour des mains humaines. La jeune femme court dans le sens opposé de l'inventeuse, poursuivie par un maigre oiseau, ce qui fait sourire les passants, sortant ces choses à écran dont j'ai oublié le nom pour filmer le tableau qui doit en effet valoir de l'or et je donnerai cher pour le voir en spectateur. Je finis par mettre un terme à cette pseudo chasse, tournoyant encore quelques secondes au dessus de la rue, m'assurant qu'elle ne partirai pas à nouveau à la recherche de Maxine avant de partir à la recherche de cette dernière.

Trouver la jeune femme dans la foule revenait à trouver une aiguille dans une botte de foin, rasant de près les têtes afin de mieux visualiser, partant du principe que ses vêtements d'un autre temps devaient se démarquer, uniquement de la théorie bien entendu. Les cris s'élèvent, quelques visages qui n'étaient pas les bons se redressant, ne pas céder à l'angoisse, je finirai bien par la retrouver. J'en profite également pour observer attentivement les rues empruntées, remonter afin de trouver ma position, enregistrer les directions à prendre, apercevant l'horloge de Big Ben qui avançait, insistant sur le fait qu'il s'agissait d'une course. Le problème de carte est au moins résolu, à défaut d'avoir retrouvé ma comparse, instinct naturel d'orientation nettement plus efficace sous cette forme.

Vint enfin un élément connu et rassurant, petit sifflement si particulier qui me fait descendre en un clin d'oeil, bref gazouillis en réponse alors que l'épaule de son auteur est tout de suite prise en otage, prenant soin de ne pas enfoncer mes griffes trop profondément dans le tissus. Je trisse durant de longues secondes, enchainant des sons aussi rapidement que le débit de la brune lorsqu'elle était en grande forme, sifflements mélodieux qu'elle ne pouvait comprendre et pourtant qui visaient à lui donner les instructions à suivre après m'être brièvement inquiété de son état, oubliant totalement que nous n'avions désormais plus le même langage. J'occulte la foule, ne prenant pas vraiment conscience que Maxine avait soudainement des airs de pirate à jambe de bois et moi de perroquet, duo improbable qui devait encore une fois former un tableau digne de ce nom.  
Bref gazouillis alors qu'elle me fait promettre de ne rien dire, comprenant de suite ce qu'elle avait en tête alors que sa mains s'approche du sac, vieux monsieur bien trop distrait pour remarquer le vol. Je pourrai presque l'applaudir, ne la blâmant certainement pas alors que j'étais celui qui passait son temps à dérober des vêtements pour se couvrir en toute situation, la contrainte de passer un peu trop souvent d'une forme à l'autre et si les plumes se suffisaient à elles-même, la chaire nue en revanche, c'était autre chose. Je désigne un coin au calme repéré dans ma recherche précédente du bout du bec, de quoi changer de corps de manière discrète pour retrouver un langage compréhensible. J'opère derrière une benne à ordure, peau se dénudant alors que les plumes d'un bleu sombre et métallique se rétractent, dos à l'inventeuse. Les quelques vêtements sont enfilés comme je le peux, tissus relativement à ma taille. Je rejoins Max maladroitement, pieds nus qui devraient faire quelques pas pour retrouver une démarche normale, même si le sol resterai peu agréable sans chaussures.

« Tu me dois une montre. » Sourire en coin alors que mon poing frappent légèrement son bras dans un signe affectueux. « C'est plutôt toi qui aurait du te changer, j'espère que cette étrange femme ne va pas revenir. Qu'est-ce qu'elle te voulait exactement ? Elle ne t'a pas fait de mal au moins ? Enfin soit, tu vas bien c'est le principal. » Pas de temps à perdre, mes doigts avaient agrippés le poignet de la jeune femme, refusant de la relâcher pour ne pas la perdre à nouveau, zigzaguant entre les passants tout en parlant. « J'en ai profité pour faire du repérage, je vois où nous sommes et où nous devons nous rendre. L'avantage d'être une boussole à plumes. Ce n'est pas bien loin, en revanche j'espère que le sol est lisse et sans danger, mes plantes de pieds vont en prendre un coup, sait on jamais si je peux subtiliser des chaussures en chemin. Parlons pratique, j'ai l'impression que le bâtiment est utilisé, du moins il a été rénové et mis au goût du jour, même s'il existe encore bel et bien, il va falloir qu'on trouve un moyen de pénétrer dedans et monter jusqu'au grenier, c'est là que se situe l'entrée de la boucle. J'espère que tu as le cœur accroché, l'odeur de chair décomposition est épouvantable. »

Les pas s'enchainent, grimaçant lorsque mes pieds rencontrent un quelconque obstacle. Notre salut se dessine enfin face à nous. Cela dit la grimace qui s'en suit est digne de ce nom. Un Musée. Horreur. Ce qui signifiait inévitablement gardiens et surveillance. Vu comment cette époque avait le don de garder un œil sur les choses, nous étions relativement mal. Pire, ma main à couper que la réserve et autres archives importantes se trouvaient dans les combles... Coup d’œil à ma comparse, il va falloir qu'on élabore un plan en béton. « Des suggestions ? »
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MessageSujet: Re: « Of course you're scared, you're dying. Shut up. » DEFI III ❧ Ft. Maxine   Mar 20 Déc - 0:43

Ma main se referme sur les poignées du sac, et je continue mon chemin, priant pour que l’homme ne s’en rende compte qu’une fois que nous sommes hors de sa vue. Mes pas s’enchaînent à une vitesse qui me semblait bien trop lente pour s’éloigner de l’homme dont j’avais subtilisé le sac, mais je n’avais pas le choix. Si j’entamais ici une course, j’attirerai une attention qu’il valait mieux éviter le plus possible, comme si ma tenue et le fait qu’une hirondelle se trouve sur mon épaule n’attirait pas déjà suffisamment l’œil des passants. Certains me lançaient des regards dégoûtés, d’autres curieux, et d’autres encore, admiratifs et même un peu envieux, mais dans le bon sens du mot, comme s’ils voulaient se trouver à ma place sans même me connaître. Croyez-moi, vous ne voulez pas vous retrouver à ma place à l’heure actuelle.

Nous continuons notre avancée et je relâche un soupir quand je me rends compte que personne ne nous porte plus qu’un regard furtif de temps à autre pour peu qu’ils portent attention au monde les entourant. Rapidement, Aloysius me donne une direction, et je bifurque, manquant de rentrer dans une femme en rouge, atteignant une petite allée semblant déserte et suffisamment cachée pour qu’il puisse reprendre forme humaine en, presque, paix. Je lui fis dos, observant par la même occasion l’entrée de la ruelle, guettant si quelqu’un arrivait ou non. Bientôt, il réapparu à mes côtés, maladroit sur ses pieds, nus, et j’eu une grimace de compassion pour lui. Espérons que personne n’ait cassé de bouteille sur le sol récemment…Je lui offre un sourire amusé quand il me parle de sa montre et hausse les épaules.

"Le mécanisme se faisait vieux, je t’en ferais une plus performante encore !" Nous reprenons notre route, je guette régulièrement le sol pour de possibles obstacles ou choses déplaisantes afin de prévenir Aloy d’avance. Je pousse un soupir à ses interrogations, non pas d’agacement ou quoi que ce soit, mais parce que je repense à l’angoisse qui m’a prise quand je me suis sentie entraînée loin de mon ami "Elle m’a confondue avec une de ses collègues visiblement, qui doit beaucoup me ressembler pour qu’elle pense une telle chose, mais je vais bien. Plus de peur qu’autre chose."

Il attrape mon poignet et je le suis volontiers. Son changement en oiseau a été plus utile que simplement me sortir d’une drôle de situation. Je tourne vers lui des yeux emplis d’espoir et de détermination maintenant qu’il sait où nous devons aller. Je hoche la tête pour lui dire que je survivrais à une odeur de chaire pourrie. Enfin, je l’espérais. J’avais plus l’habitude de l’odeur de ferraille, d’huile, de cuir chaud, voire de quelque chose en train de brûler. La chaire en décomposition en revanche…Mais je n’allais pas m’arrêter là juste à cause d’une odeur tout de même ! Il ne fallait pas pousser.

Nous arrivions enfin au bâtiment qui nous intéressait et j’eu une exclamation qui, selon ma mère, n’avait rien à faire dans la bouche d’une jeune femme.

"Bloody hell !"

Un ton agacé, les yeux levés vers le ciel, comme pour demander à l’autre là-haut pourquoi il s’acharnait autant. Un musée ? Sérieusement ?! Une horloge non loin sonna l’heure pile et me secoua. Musée ou pas musée, il allait falloir trouver un moyen d’entrée. A sa question je pris quelques secondes, mais sans savoir à quoi ressemblait l’intérieur et la disposition des lieux c’était impossible de vraiment savoir quoi faire…A moins que…

"J’ai deux propositions. On va voir les conditions pour entrer dans ce musée. Une fois à l’intérieur, ils auront très certainement un plan qui nous permettra de voir un peu comment est disposé ce bâtiment et ensuite, trouver comme arriver au grenier. Deuxième proposition…Tu vas encore devoir donner de ta personne mon pauvre Aloysius, mais tu reprends sa forme d’Hirondelle et tu essaies de voir si une fenêtre dans les étages supérieurs ne serait pas ouverte et tu fais un repérage des lieux. De là, on avisera. Dans tous les cas, il faut trouver un moyen d’en apprendre plus sur comment est fait ce bâtiment et vite. Quelle solution préfères-tu ?"

Je me tournais pleinement vers lui, attendant sa réponse.


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MessageSujet: Re: « Of course you're scared, you're dying. Shut up. » DEFI III ❧ Ft. Maxine   Mar 20 Déc - 18:59

Of course you're scared,
you're dying. Shut up.

- Troisième défi -

« Max, quel langage de charretier ! » Je m'indigne l'espace d'un instant, éducation stricte reprenant le dessus, bien que le juron était on ne pouvait plus approprié, péripéties continuant encore et toujours. Si nous ne trouvions pas une solutions en vitesse, les choses risquaient vite de devenir dangereuses, et ironiquement, à quelques mètres de notre salut. Je médite, inventeuse me devançant avec deux idées distinctes.

Le premier réflexe est d'observer sa robe de bas en haut et de haut en bas avant de passer à mon absence de chaussures. Pas de doute, on risquerait fort de se faire recaler à l'entrée avant même d'avoir pu atteindre le guichet, embarqué dans le premier poste de police venu sans parler du fait que nous n'avions aucun document d'identité sur nous. Maxine serait prise instantanément pour une pièce de musée, tissus bien trop vieux pour être en accord avec ce siècle, il avait certainement une place de choix dans une vitrine. Il serait effectivement plus sage d'aller tâter le terrain, savoir à quoi ne devons nous attendre, voir si nous pouvions nous faufiler sans attirer l'attention, le tout sans nous perdre. Les caméras étaient aussi un véritable fléau dans ce temps, yeux partout et presque imperceptibles que la brune ne connaissait guère. « J'y vais, si je ne reviens pas d'ici cinq minutes, fonce. Nous essaierons de te trouver des vêtements qui attireront moins l'attention à mon retour si tu ne veux pas finir dans une vitrine. »

Coup d’œil en direction de l'horloge la plus proche, l'entrainant derrière le bâtiment tout en la laissant faire le guet. Le chrono démarre et la course commence, chemise et jeans fraîchement enfilés qui tombent déjà sur le sol alors qu'un bruissement d'aile retentit. Avant toute chose, essayer l'entrée, oiseau se posant tout naturellement sur une pancarte, imperceptible et confondu avec les nombre de pigeons, pourtant peu semblables, qui roucoulent au sol, l'entrée devrait être simple, libre et gratuite, ne restait plus qu'à trouver ce qu'il était advenu du grenier, cherchant une fenêtre entre-ouverte tout en faisant le tour du bâtiment. La victoire vint au bout d'une minute, vol aussi discret qu'il m'est permis de faire, collant le plafond de près, espérant que personne ne lève un peu trop les yeux, bien trop occupé à se plonger dans d'autres temps. L'idée finit par venir, plan commençant à se dessiner au fil des pièces arpentées, grenier privatisé et réservé au personnel, probablement les réserves qui ne faisaient que compliquer les choses. Pas de panique, ne pas céder à l'angoisse. Je finis par retrouver Maxine, quelques secondes avant le délai imparti. J'attends un instant, histoire d'être certain qu'aucun œil parasite ne soit dans les parages avant de changer de forme, ne me rhabillant pas pour autant, tissus dissimulant tout de même le stricte nécessaire.

« La bonne nouvelle, c'est que rentrer ne devrait pas être un problème, l'accès est libre, en revanche nous devons nous rendre dans une partie réservée aux employés. Là où ça se complique, c'est qu'il y a quelques caméras et gardiens, mais je pense pouvoir me procurer les clefs discrètement. Essaie d'enfiler ces vêtements et de lâcher tes cheveux, de toute manière la mode veut que tout soit trop étroit ou large à ce que j'ai compris du peu de temps passé à cette époque, ce qui est très étrange quand on y pense, je te l'accorde. A moins que tu ne veuilles commettre un vol pour quelque chose de plus féminin, même si nous n'avons pas vraiment le temps de faire les fines bouches. Il y a une salle principale à chaque étage, je te rejoindrai dès que possible, attends-moi dans l'une d'elles. Au pire des cas, on trouvera bien un moyen de crocheter la serrure, je suis certain que tu pourrais démonter la porte les yeux fermés, même si d'un point de vue discrétion... »

Profonde inspiration, priant pour que tout se passe sans trop de problèmes et sans nous faire prendre. J'attends un quelconque signe avant de filer à nouveau, me faufilant une nouvelle fois par la fenêtre entre-ouverte, rasant à nouveau le plafond pour rejoindre un bureau un peu en retrait réservé aux gardiens, je me pose, ne pas me faire remarquer, bondissant alors que les yeux sombres se lèvent, cherchant un quelconque trousseau qui pourrait correspondre.

Réussite : Les clefs au doux noms de "grenier" pendent sagement sur le mur et n'attendent qu'à être emportées.
Échec : Pas de clefs, il va falloir se débrouiller autrement, mais un uniforme semble avoir été abandonné là, il n'y avait plus qu'à l'enfiler avant de rejoindre Maxine.


Dernière édition par H. Aloysius Mathghamain le Mar 20 Déc - 19:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Of course you're scared, you're dying. Shut up. » DEFI III ❧ Ft. Maxine   Mar 20 Déc - 18:59

Le membre 'H. Aloysius Mathghamain' a effectué l'action suivante : Roue du Destin


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MessageSujet: Re: « Of course you're scared, you're dying. Shut up. » DEFI III ❧ Ft. Maxine   Dim 1 Jan - 16:22


Je lance un regard à Aloy alors qu’il me reprend. Je sais, je sais, ce n’est pas un langage qu’une lady doit avoir, mais enfin…Zut ! Nous nous trouvions devant un nouvel obstacle et je commençais à croire que nous n’arrivions pas à trouver la boucle avant de finir en petit tas sur le trottoir. Je ne voulais pas penser à cette alternative, la sachant des plus anxiogène et capable de laisser libre court à mon angoisse qui bouillait tout juste sous la surface du couvercle que je tentais de maintenir dans mon esprit, afin de rester le plus calme et surtout la plus efficace possible. Chose fort peu aisée quand on avait la menace de la mort au-dessus de sa tête alors qu’on y a jamais été confronté jusque-là. Les boucles nous offraient ce sanctuaire, cet endroit où les aiguilles de l’horloge n’avaient plus d’emprises sur nous. Mais c’était à double tranchant. Nous étions en sursis d’une mort qui était, pourtant, inévitable selon tous les scientifiques, mais aussi prisonniers de nos petits mondes. Pas que je m’en plaigne, au contraire, au moins j’étais en sécurité, capable de continuer mes expériences sans personne pour m’en empêcher…

Aloysius prit sa décision et je hochais la tête, lui faisant comprendre que je suivrais ses indications si les cinq minutes s’écoulaient sans nouvelles de sa part. Me détournant, je le laissais se changer, puis, entendant un battement d’ailes, repris mon observation du musée à quelques mètres de là. Je comptais dans ma tête les secondes s’écoulant, n’ayant pas de montres ni horloges à portée de vue qui pourraient m’indiquer l’heure et donc l’écoulement des cinq minutes. En soi, cinq minutes ce n’est pas très long, mais lorsque vous les compter vous-même, et qu’en plus c’est en attendant des nouvelles, je peux vous dire que la vitesse d’écoulement est facilement divisée par 3, au moins. Tout du moins, c’est l’impression que cela me donnait, alors que j’attendais sagement, les yeux rivés en face de moi dans l’espoir d’y voir apparaître les plumes si caractéristiques de mon ami.

Finalement, je le vis arriver, et me détournai prestement pour lui offrir un minimum d’intimité dans la situation actuelle. Je l’écoutais attentivement, heureuse d’apprendre que nous n’aurions pas à chercher de l’argent ou à nous faufiler en complète illégalité dans le bâtiment, ce qui aurait ralenti toute cette histoire drastiquement, ce dont nous n’avions pas le luxe. Je fronçais les sourcils à certains mots, comme une caméra, qu’est-ce que c’était que cette nouvelle invention ? Il faudra que je lui pose la question quand nous serons hors de danger, j’étais plus que curieuse de savoir. Mais ce n’était pas le moment. Les questions seraient pour plus tard.

"Ne t’en fais pas Aloy, j’ai été élevée avec trois frères, tu te souviens ? J’ai passé mon enfance à porter des vêtements pas fait pour moi, alors t’en fais pas, je m’en sortirais. Oh, et je t’attendrais dans la salle principale le plus en haut du bâtiment, histoire de ne pas avoir à monter trop d’escaliers au pas de course, tu sais que mes jambes n’aiment pas trop cela."

Plus précisément, une jambe précise, celle qui possédait une prothèse. J’attendis d’entendre le battement d’ailes caractéristique puis attrapai les vêtements trainant au sol, enfilant tout d’abord le pantalon par-dessous ma jupe longue, afin d’être certaine de me pas risquer d’être vue à moitié nue. Article de vêtement par article de vêtement, je troquais mes vieux habits contre des vêtements neufs, pour hommes, et bien trop grands pour moi, mais je m’en fichais. Je ne sais pas si la discrétion serait vraiment au rendez-vous, mais effectivement, je serais plus dans le thème avec ces vêtements que les anciens. Observant autour de moi, je remarquai un sac plastique en, presque, bon état et m’en saisi, y fourrant mes vêtements dedans, et défit rapidement mes cheveux, bien longs comme était la mode de mon époque, avant de sortir de la ruelle pour me diriger vers l’entrée du musée, offrant un rapide sourire au gardien qui m’observa rapidement, puis entrai.

Je ne fis pas de vieux os dans l’entrée, et montais les étages à une allure correcte pour avancer vite, sans pour autant paraître suspecte. Je gravis un étage, puis deux, puis encore deux autres avant de m’arrêter dans la salle principale du dernier étage accessible par les visiteurs. Je m’assis sur une des banquettes se trouvant là, attendant sagement un signe de mon oiseau préféré. Je le vis, à l’étage du dessus, un trousseau de clé dans le bec. Il avait réussi ! Attirant discrètement son attention, je lui fis comprendre de m’attendre là un instant. Je me levai et me dirigea juste en dessous du perchoir d’Aloysius, gardant mon sac plastique dans mon dos, je l’ouvris et l’agitait un peu pour lui indiquer qu’il pouvait lâcher les clés. Bon, manque de chance pour moi, je me suis placée un tout petit peu trop à gauche et les clés tombèrent sur le sol. Je me figeai, le cœur battant à cent à l’heure alors que mon regard parcourait la salle. Personne ne semblait s’intéresser au bruit métallique qui venait de se produire. Bien…bien. Parfait. Je me penchai au sol et attrapai rapidement le trousseau de clé, le rangeant dans une de mes poches, avant de suivre Aloysius du coin de l’œil. Il me mènerait vers le passage le plus direct vers le grenier, j’en étais sûre.

Remarquant l’escalier derrière une chaînette, j’observai à ma gauche, à ma droite, puis passai en dessous, plus ou moins ni vu ni connu. Je dis plus ou moins car je me retrouvai soudain face à un gardien. Oh oh…Affichant un sourire innocent et un air quelque peu perdu (ce qui n’était pas si difficile que cela, honnêtement), je continuai de monter l’escalier, jusqu’ à ce qu’il m’arrête d’une main sur l’épaule.

"Je peux savoir ce que vous faîtes ici mademoiselle ? C’est un espace privé." J’ouvris de grands yeux face à lui puis pris la parole.
"Vraiment ? Pourtant en bas rien ne l’indiquait…" je me tournais, laissant échapper une exclamation de surprise en voyant la chainette "Oh, pardon ! Je suis mille fois désolée, mais voyez-vous, cette chaînette était défaite quand je suis passée, un de vos agent a dû la remettre en place juste après que je sois passée. Je ne pensais vraiment pas faire quelque chose de mal, de toute façon, vu qu’il ne doit rien y avoir là-haut je serais vite descendue !" tout en parlant, je gesticulais, me déplaçant de quelques centimètres à peine, à chaque fois, jusqu’à me retrouver l’agent vers le bas de l’escalier et moi dos au reste de l’escalier. Jusque-là, le gardien ne remarquait rien "Voilà, encore désolé Monsieur. Tiens, pendant que je vous ai sous la main…" le soupir que j’entendais sortir de l’officier en face de moi me rassura sur le fait que ma tactique avait porté ses fruits. Je plongeais une maisn dans le sac, comme si je cherchais quelque chose dedans "Est-ce que vous pourriez m’indiquer le chemin pour aller d’ici à Hyde Park ? Attendez je sors mon plan…" en réalité, je faisais en sorte de bouger mes vêtements dans le sac de façon à attraper un pan de ma jupe.

L’homme m’observait et je finis par faire un grand geste, lui lançant ma jupe longue à la figure, lui bouchant la vue au passage. Pas une seconde à perdre, je montais les marches quatre à quatre, alors que je l’entendais vociférer dans mon dos de m’arrêtant d’une voix étouffée par le tissu de mon vêtement que je regrettais de devoir abandonner ici, mais la fin justifiait les moyens dans cette histoire. Aloysius me rejoignit, me guidant à l’étage jusqu’à arriver à la porte du grenier. Je sortis les clés de ma poche, et m’empressa de chercher la bonne clé dans celles présentes dans le trousseau. Je pouvais entendre des pas derrière moi, me rattrapant. Je cru notre échappée définitivement perdue en entendant la voix se rapprocher, mais finalement, la porte s’ouvrit et je l’ouvris à la volée, la refermant tout aussi violemment derrière moi, la verrouillant au passage. Nous n’étions pas encore totalement saufs pour autant. Il fallait encore trouver l’entrée de la boucle, et la porte ne tiendrait pas très longtemps, si tant est que le gardien n’ait pas un autre set de clés ! Je suivis Aloy dans ce grenier, plaçant un bras devant mon nez et ma bouche tant l’odeur était pestilentielle, et finalement, le saint graal, l’entrée de cette maudite boucle ! Nous la passâmes avec Aloy, oubliant derrière nous une peur de chaque instant et un gardien plus que furibond comme moi sans même savoir que je n’étais pas comme lui. Je ne sais pas ce qu’il penserait de ma disparition soudaine dans un endroit pourtant sans issue, mais peu importait maintenant. Il fallait que je me change, et que je retourne en 1873…Ah, et qu’on trouve des vêtements à Aloy aussi.


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