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 (Anastàzia) ▿ Mr Sandman, Bring me a Dream

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Thaddeus Gentilis

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- Autour amnésique -
❧ Boucle Temporelle : 19 décembre 1873
❧ Particularité : Métarmophose en Autour des Palombes (Accipiter Gentilis) - Le rapace qui devient le gardien. Le chasseur qui se fait protecteur.
❧ Occupations : Gardien du refuge, protecteur des ymbrynes et historien à ses heures perdues.
❧ Miroir :
❧ Missives : 289
❧ Yeux de verre : 72
❧ Crédits : CK


MessageSujet: (Anastàzia) ▿ Mr Sandman, Bring me a Dream   Mer 16 Nov - 18:45

Mr Sandman, Bring me a Dream
Ana & Thaddeus
I am looking at the stars. They are so far away, and their light takes so long to reach us. All we ever see of stars is their old photographs.



"Les oiseaux ne sont pas faits pour les cages." Deux mains me tirent de la boue. Une chaleur m'enveloppe. Le temps semble courir dans l'autre sens. La terre se soulève. Des gens hurlent. Un homme me regarde. Il a peur. Quelque chose s'infiltre sous ma peau, laisse des marques, brûle ma chair. Mon sang imbibe le sol, le nourrit. Tout forme une boucle. Le songe lui même est une machine à remonter dans le temps. Un tour de passe-passe que mon esprit s'inflige encore et toujours. Mais est-ce que je m'en souviens à mon réveil ? Non. Il me reste juste cette sensation étrange, celle d'être couvert de boue et de suie, comme ce jour où elle m'a trouvé à l'agonie. En ouvrant les yeux, j'ai toujours cette impression d'être à la place de quelqu'un d'autre ou tout du moins, d'avoir oublié quelque chose d'important. Et la clé, c'est l'oubli. J'ai oublié. Volontairement peut-être, par accident sûrement, mais j'ai perdu tout ça. Je me suis perdu. "Est-ce le jour où tu voles ?" Non, parce que les feuilles ne tombent pas ici. Il n'y a que le froid et le givre. La neige, suspendue dans sa chute, et les flocons avec lesquels il faut jouer prudemment. Deux battements d'ailes se font sentir. Le vent glisse dans mon plumage et j'étends mes pattes. La neige recouvre la boue. Je fonds sur ma proie et plante mes serres dans son épaule. À l'aide de mon bec, fouille sous la neige pour chercher sa chair. Tout se teinte de rouge et alors que je me nourris, je découvre que c'est mon regard qui est vide et couvert de givre. "Tu as été brave" dit-elle avant que je ne me réveille.

Je quitte mon matelas et mes draps en un sursaut qui s'accompagne d'un cri silencieux.  Quelques perles de sueur glissent le long de mon visage et tremblant comme le serait un enfant, je me recroqueville dans mon lit, tandis que les restes de cette vision d'horreur rejoignent les limbes de mon esprit. Tout s'étiole au fil de mes battements de mon coeur affolé. J'oublie pourquoi j'ai peur, mais la sensation elle, d'être un fois de plus passé à côté de quelque chose, reste. Je ferme les yeux et soupire, conscient qu'une fois de plus, tout glisse bien loin de mes doigts. Tout était plus simple quand je n'étais qu'un oiseau blessé. Tout était vivable avant que ce prénom ne revienne me hanter. Éreinté et passablement faible suite à cette terreur nocturne, je serre les dents et tente d'ignorer la douleur qui embrase mon épaule droite.

"Arrête. Cesse. Il n'y a rien ici. Rien."

Mes ongles s'enfoncent dans ma chair intacte. J'ai mal. Les mots deviennent une plainte silencieuse. Les secondes passent et je comprends que le sommeil ne reviendra pas et que pour ce soir, je n'aurais pour seul refuge qu'un peu de tabac et la solitude. Je pourrais fuir et revêtir les plumes du rapace mais m'épuiser dans le froid ne sert plus à rien. J'aimerais écrire, mais à quoi bon ? Rien ne me vient. Même mes cauchemars me fuient, à croire que tout ce que je touche ou pense avoir le droit de mériter devient du sable qui glisse inexorablement d'entre mes doigts. La douleur à mon épaule ne se calme pas et presque agacé, je tente de masser l'articulation, ayant l'espoir fou que mon calvaire prenne fin. Mais pourquoi la routine tenterait-elle de briser son propre cycle ? Je dois avoir mal pour apprendre à ignorer la douleur, pour faire d'elle une vieille amie et simplement accepter sa présence. Mon épaule ira mieux demain et alors là, ce sera une autre partie de mon corps qui sera douloureuse. C'est ma boucle personnelle, celle qui m'accompagne depuis mon réveil. Ma main se glisse sous le tissu épais de mon pyjama et comme je m'y attendais, je ne trouve sur mon épaule aucune blessure, pas même une très légère coupure. La peau est lisse, sans la moindre imperfection et pourtant, quelque chose ronge mon os et consume ma chair. Je prends une grande inspiration et m'étire avant de me lever, allant jusqu'à ma fenêtre pour y trouver mon petit étui à tabac. Je prépare mon écume que je glisse ensuite au bout de mes lèvres. C'est étrange que cette habitude soit l'une de celle qui m'est restée. Je ne sais d'où elle vient et pourtant, mon corps tout entier se souvient de ce besoin de tabac, lui sait et surtout garde cette habitude mécanique, qui est devenue au fil du temps un réflexe. Je n'ai pas forcément envie de fumer et pourtant, à l'aide d'une allumette qui chantonne about de mes doigts, j'enflamme tabac qui devient pour moi une braise timide. Je perçois mon reflet dans la vitre et j'expire une volute gracieuse. Deux planches craquent au loin et maintenant que mon attention se focalise sur le silence qui entoure le Manoir, j'entends enfin les pas discrets d'une personne dans le couloir. Je me tourne vers la porte et guette, comme je le ferais l'autour. C'est délicat, angoissé et pourtant déterminé comme démarche. Celle qui s'approche vient pour moi et peu s'approchent de ma chambre. Le tabac se consume sans moi, alors que les volutes dansent au bout de mes doigts.

"Est-ce une enfant qui s'est perdue ou ma petite Anastàzia a-t-elle fait un cauchemar ?"

Ma voix se fait douce et rassurante tandis que sur mes lèvres se glisse un sourire. Je pense que c'est toi, mais oseras-tu pousser ma porte ? Sûrement, parce que tu as besoin de ton Autour, de celui qui pose sur toi son regard si perçant. Celui qui veille et qui protège.

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Dernière édition par Thaddeus Gentilis le Jeu 17 Nov - 23:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (Anastàzia) ▿ Mr Sandman, Bring me a Dream   Jeu 17 Nov - 22:48

Mr Sandman, Bring me a Dream

- Thaddeus & Anastázia -

Elle se retourne dans son lit, faisant bruisser les draps. Ses yeux fixent la porte avec hésitation mais, courageuse, Anastázia se retourne une fois encore. Maintenant, elle fait face à la fenêtre aux volets fermés - elle aimerait qu'ils soient ouverts, ceci dit. La bougie qui lui sert de veilleuse lorsqu'elle s'endort s'est éteinte depuis longtemps et, plongée dans le noir, la fillette a peur. C'est parce que la flamme a disparu que les cauchemars l'ont trouvée - elle le sait bien, sa grand-mère le lui disait autrefois, en la mettant au lit. Est-ce qu'il peut m'arriver quoi que ce soit, quand vous n'êtes pas là ? demandait timidement l'enfant après son baiser du soir. Bien sûr que non, répondait affectueusement la vieille femme, les veilleuses sont les yeux qu'une maman laisse derrière elle pour garder ses enfants. Vous voyez ? Votre mère vous protège, Anastázia. Ainsi donc, sa mère la protégeait la nuit, même si elle était absente des journées entières. Si Mère-Grand le disait, ça devait être la vérité : Mère-Grand était une femme de valeurs, et elle avait le mensonge en horreur. Mais... et maintenant ? Est-ce que maintenant, Maman la protégeait toujours ? Même si elle était partie ? Est-ce qu'elle était triste, Maman ? Est-ce que c'était de sa faute ? Est-ce qu'elle la détestait ?

Au bord des larmes, Anastázia quitte des yeux la fenêtre terriblement obscure pour se tourner, une nouvelle fois, vers la porte close. Dans l'oppressant silence de l'ancienne bâtisse, les mouvements de l'enfant résonnent à ses oreilles comme un assourdissant vacarme - elle pince les lèvres, mais c'est trop tard : voici que Wilma, dans le lit d'à côté, bouge à son tour. Sans doute est-elle dérangée dans son sommeil et Ana, inquiète, retient sa respiration pour ne plus bouger d'un poil. Ses yeux sont fatigués, et elle les sent qui se referment déjà - mais non ! Il ne faut pas dormir ! Si elle s'endort, les cauchemars reviendront - c'est toujours comme ça. Une fois qu'on a eu un mauvais rêve, les autres suivent.

Alors, elle finit par se décider et, tout doucement, repousse les couvertures vers le fond du lit. Elle procède par étapes, surveillant du coin de l’œil le lit voisin. Wilma n'a pas l'air de se réveiller, et la fillette laisse échapper un soupir soulagé. Avec une lenteur presque exaspérante, elle pose ses pieds nus au sol et se lève enfin. Les planches grincent faiblement sous son poids-plume - nouvel arrêt, nouveau regard vers la poupée endormie. Rien à signaler. Anastázia fait le chemin jusqu'à la porte, aussi discrète que possible, et fait tourner la poignée avec angoisse. Son cœur bat la chamade, plus à cause de son opération silence et de la peur de réveiller ses camarades qu'à cause de sa nuit hantée de cauchemars.

Enfin, elle parvient au couloir, sans avoir réveillé quiconque. Elle laisse tout de même la porte entrouverte, posée contre le battant, afin de ne pas faire de bruit en revenant finir sa nuit. Et là, elle hésite encore. Elle coule un regard vers la chambre des garçons. Elle pourrait demander de l'aide à Simon, mais... non. Une fois qu'il dort, celui-là, c'est pour de bon, et elle aurait bien du mal à le réveiller - de plus, il devrait l'accompagner jusque dans son lit pour l'endormir, et ça réveillerait tout le monde. Alors, Anastázia regarde en direction des chambres des grands - Lizi pourrait l'aider, ou même Miss Cyan. Mais elle ne veut pas les déranger : elle ne veut déranger personne, angelot qu'elle est.

Il faut tout de même se décider : elle ne peut pas rester plantée là indéfiniment. Le couloir est glacial et, en robe de chambre, à pieds nus, elle va vite attraper froid. Il faudra bien qu'elle dérange quelqu'un... Mais, en premier lieu, c'est vers les escaliers qu'elle se dirige. Elle descend au rez-de-chaussée, espérant trouver une personne réveillée au salon - en vain. L'âtre est éteint, la pièce est glacée, l'obscurité est totale. Déçue, Anastázia remonte à l'étage, et se résout finalement à errer du côté des chambres des adultes.

Elle passe devant les portes, doucement, imaginant leurs occupants endormis et énervés d'avoir été dérangés par elle. Alors, elle se dirige vers les plus gentils, les plus doux - Aloïs ? Teddy ? La chambre de ce dernier est la plus proche alors, presque silencieusement, elle colle son oreille contre le bois de la porte. Qu'espère-t-elle entendre ? Des ronflements ?

« Est-ce une enfant qui s'est perdue ou ma petite Anastázia a-t-elle fait un cauchemar ? »

Un peu des deux, sans doute. Son cœur se gonfle de joie à l'entente de cette voix si chaleureuse et rassurante. Elle ne tarde pas à pousser doucement la porte, un sourire timide au coin des lèvres. Il est là, debout devant la fenêtre, comme s'il l'attendait depuis toujours. Alors, Anastázia n'hésite plus et entre dans la pièce, refermant doucement la porte derrière elle. Dans ses vadrouilles nocturnes, elle n'a emporté ni poupée ni peluche : les plumes de l'autour lui suffiront.

Elle ne parle pas, ayant trop peur de réveiller toute la maisonnée en faisant tomber des perles sur le plancher; mais ses yeux à moitié apeurés, à moitié soulagés d'avoir enfin trouvé un refuge, confirment les dires de l'adulte. Sans même demander la permission, elle va grimper dans le lit vide, comme par réflexe. Comme si c'était normal. Là seulement, elle ose ouvrir la bouche, et les perles glissent sans bruit au fond du matelas.

« Vous non plus, vous n'arrivez pas à dormir ? »

Beaucoup de respect dans le ton de sa voix, comme toujours - bien élevée, Anastázia sait comment il faut s'adresser aux grandes personnes. A toutes les grandes personnes, même à celles qu'on aime le plus. Elle lève alors les bras vers lui, comme pour demander un câlin. Elle n'a pas envie de retourner dans sa chambre et, au fond, elle aimerait bien finir la nuit ici, protégée des mauvais rêves par son Teddy.
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Thaddeus Gentilis

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- Autour amnésique -
❧ Boucle Temporelle : 19 décembre 1873
❧ Particularité : Métarmophose en Autour des Palombes (Accipiter Gentilis) - Le rapace qui devient le gardien. Le chasseur qui se fait protecteur.
❧ Occupations : Gardien du refuge, protecteur des ymbrynes et historien à ses heures perdues.
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❧ Yeux de verre : 72
❧ Crédits : CK


MessageSujet: Re: (Anastàzia) ▿ Mr Sandman, Bring me a Dream   Ven 18 Nov - 12:10

Mr Sandman, Bring me a Dream
Ana & Thaddeus
I am looking at the stars. They are so far away, and their light takes so long to reach us. All we ever see of stars is their old photographs.



Je sais que tu es là, j'entends presque ton souffle et ton hésitation derrière la lourde porte en bois. L'autour veille et tu le sais, sinon tu ne serais pas là en cet instant, tu ne viendrais pas douter devant ma porte pour tenter de percevoir un bruit qui te ferait comprendre que je dors. Mais maintenant, tu sais que le rapace est là, à poser sur toi son regard perçant mais bienveillant. Tu sais qu'entre ses ailes tu peux te réfugier alors pourquoi rester sur le pas de cette porte que tu n'oses pousser ? Je souffle sur le tabac et tue les braises qui expiraient quelques volutes gracieuses alors qu'enfin, la petite ose entrer dans ma chambre et abandonner le couloir froid pour le réconfort de ma compagnie. Un sourire se glisse sur mes lèvres tandis que ronronne en mon coeur cette envie de la prendre dans mes bras et de faire fuir ses cauchemars d'un regard. J'aimerais pouvoir en être capable et veiller sur ses songes, mais je ne suis qu'un autour, mes serres ne font fuir que les autres oiseaux. Sur la pointe des pieds, et à la manière d'une petite souris, elle trottine jusqu'à mon lit, sur lequel elle grimpe puis s'installe. D'autres s'offusqueraient de ce geste là où avec un pincement au coeur, je suis rassuré et en même temps touché qu'elle se sente si à l'aise en ma présence. Car l'autour reste un prédateur, une créature aux ailes certes magnifiques mais aux serres conçues pour blesser. Elle pourrait me craindre, me considérer comme celui dont on doit se méfier, mais elle est comme toutes les enfants, elle ne voit en ceux qui l'entourent que le meilleur et parfois, je me demande ce qu'elle trouve de si beau en l'oiseau amnésique que je suis. Ses petites lèvres s'entrouvrent et laissent échapper mots et perles qui m'arrache un sourire plus fatigué. "Vous non plus…." Ainsi nous sommes donc deux à craindre les monstres qui se tapissent sous notre lit. J'abandonne mon écume sur le bord de la fenêtre et en la voyant ainsi réclamer un câlin en geste silencieux qui réchauffe mon coeur, je viens la rejoindre, m'installant à ses côtés pour l'accueillir sur mes genoux et dans mes bras. Un léger soupire m'échappe et enfin, j'arrive à répondre à sa question, observant les perles qui accrochent délicatement les rayons de lune qui filtrent entre mes rideaux entrouverts.

"Je ne pouvais, il faut bien quelqu'un pour veiller sur les doux rêves des habitants de ce Manoir… Et qui mieux qu'un rapace peut s'occuper de chasser les cauchemars ?"

Au fil de mes mots, je souris un peu plus et me tourne vers elle, déposant le bout de mon index sur son petit nez, en une petite caresse tendre et affectueuse. Je mens et préfère lui raconter une histoire, comme je le fais si bien, ne voulant pas qu'elle comprenne ou apprenne que son cher "Teddy" comme elle aime m'appeler, est en proie à des souvenirs d'une autre vie. Je ne pourrais supporter de voir dans ses prunelles la moindre once de tristesse ou de désillusion. Je veux rester à ses yeux celui qui est fort et vers lequel elle peut se tourner si le besoin s'en fait ressentir. Je veux être celui qui apporte la douceur et le réconfort, je veux être le protecteur dont on vient attraper la main pour se rassurer, et non celui pour lequel on s'inquiète. Je souhaite rester le brave autour, celui contre lequel on vient se consoler et chercher un moment de paix. Je pose mon regard tendre sur elle tandis que d'une main, je caresse son dos, cherchant à lui apporter en ce geste le réconfort et le calme. Tu es avec l'autour, et tant que sous son aile tu restes, rien ne peux t'atteindre. La douleur à mon épaule revient mais je l'ignore, m'autorisant un battement de cils puis un léger soupir tandis que mes muscles se délassent. Elle a cet effet là sur moi, elle me calme et me donne l'impression que j'ai retrouvé ce quelqu'un que j'ai perdu depuis si longtemps. Elle est le rayon de soleil dont j'ai besoin, la tendre enfant qui fait ressortir un peu plus tout ce qu'il y a de noble en mon coeur. La petite perle pour qui j'ai toujours un sourire tendre et tout le temps du monde. Le temps suspend son envol, la douleur se fait diffuse et j'oublie à nouveau ce qui m'empêchait de dormir. S'envole au loin, les visions cauchemardesques de mes serres dans la chair glacée de mon corps enseveli sous la neige. De cette douce étreinte il ne se dégage que chaleur et douceur, tandis que d'un murmure, je tente de lui arracher un petit sourire.

"C'est pour ça qu'il faut me dire à quoi ils ressemblent, que je puisse les chasser ensuite."


D'une main je mime mes serres qui se refermeraient sur ses mauvais songes ou ses angoisses.

"Mais je suis sûr qu'une petite fille aussi intelligente et brillante que toi, connait déjà cette histoire, non… ?"

Mon sourire se fait taquin alors que je tente de teinter ses prunelles de curiosité et de malice. Je pourrais lui demander ce qui l'effraie mais je ne peux voir ses petits yeux fatigués être noyés sous des larmes. Je veux la voir sourire et rire avant de sombrer dans un doux sommeil. Je veux la tirer de ses craintes et de lui faire oublier que la nuit peut être effrayante, je veux lui faire oublier les ombres qui rôdent dans les couloir et être la seule qui puisse se découper sous les caresses tendres de la lune. Je veux être l'autour qui referme sur sa frêle silhouette ses ailes et la garde tout contre son coeur. Je souhaite être celui qui lui raconte une histoire et l'aide à trouver le repos au détour de quelques mots et de récits d'aventures. Je veux pouvoir la border et m'assurer qu'elle retrouve les bras de Morphée qu'elle n'aurait jamais dû quitter. Et qu'elle se rassure, je serais là pour veiller sur ses rêves d'enfant.

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MessageSujet: Re: (Anastàzia) ▿ Mr Sandman, Bring me a Dream   

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