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 Clarence - And we have escaped myopia

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Clarence F. Bannerman

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- Garde tout le monde à l'oeil -
❧ Boucle Temporelle : 22 mars 1941, retourné à une Guerre qu'il crut avoir un jour classé dans son passé.
❧ Particularité : Les paumes de ses mains se sont un jour courbées de deux yeux supplémentaires. Deux paupières qu'il condamne depuis à l'obscurité.
❧ Occupations : Curiosité ou intentions cachées, il remplit les pages de ses dossiers aux couvertures criblées des noms des syndrigastis qu'il rencontre.
❧ Miroir :
❧ Missives : 412
❧ Yeux de verre : 86
❧ Crédits : © Mad Hattress | Ananas de mes nuits et de mes jours


MessageSujet: Clarence - And we have escaped myopia   Dim 20 Nov - 18:57

Clarence Fergus Bannerman

“On ne perçoit du monde que ce qu'on est préparé à en percevoir.”

❧ Nom : Bannerman ❧ Prénoms : Clarence Fergus ❧ Surnom(s) : Il était le lapin de sa mère, le chéri, puis le salaud de sa femme. Certains l'ont eu appelé par son nom, mais on le lava de toutes ces disgrâces une fois entré dans la boucle. ❧ Age : 107 ans selon une science qui le dépasse. 36 ans en apparence. ❧ Lieu et date de naissance : Londres, le 19 septembre 1909 ❧ Boucle Temporelle  : 22 mars 1941 ❧ Localisation actuelle  : Le Quartier des Portes, boucle d'origine. ❧ Occupation : Il élabore depuis plusieurs années une banque de données des occupants des boucles, prenant un malsain plaisir à leur ôter toute intimité. ❧ Statut civil : Marié à une réalité qu'il a quittée. ❧ Je ressemble à : Matthew Goode
❧ Particularité  : Parce qu'une pair d'yeux n'était pas suffisante, on lui en accorda une deuxième aux creux de ses mains. Une particularité qui, en plus d'être disgracieuse, n'est selon lui d'aucune utilité. A croire qu'il avait un jour contrarié Dieu. Bien sûr ils lui permettent une meilleure vision, notamment dans l'obscurité. Mais croyez le, il s'en serait passé.
❧ Talon d’Achille  : Il ne peut utiliser ses quatre yeux en même temps. Lorsqu'il utilise sa particularité, ses yeux se retournent sur eux, raison pour laquelle il les ferme. Il lui ait également difficile de se déplacer avec la seule aide de ses mains, par manque d'équilibre.
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❧ Ce que je pense des autres Syndrigastis : Il n’a rien contre eux et les considère comme des êtres à part entière. Certains lui font peur, d’autres le fascinent. Il aime en apprendre plus sur eux, raison pour laquelle il collecte des informations sur les Syndrigastis l'entourant. Il ne cherche à leur causer aucun tort, et se sent prêt à les protéger comme des alliés. Pourtant, ancré dans son époque et sa vie « humaine », s’il lui avait fallu aider les humains à les comprendre, à les tuer par nécessité, certainement l’aurait-il fait. Mais ce ne sont résolument que des pensées.
❧ Ce que je pense des (autres) Ymbrynes : Les ayant connues qu’une fois adulte, il ne peut les mettre sur le piédestal que tous leur dédient, et les considère, au même titre que tout autre être, comme ses égales. Il leur offre la bienséance qu’elles demandent, mais se plie difficilement à certaines de leurs exigences. Il admire néanmoins leur travail et le dévouement qu’elles portent à leur cause.
❧ Ce que je pense des Humains : Il aurait pu souffrir de leur peur, de leur dégoût. Beaucoup lui auraient vomis au visage devant sa difformité. Mais il parvint à être l’un d’entre eux, dissimulant ce qui l’en séparait par des stratagèmes, s’en protégeant au travers d’actes nécessaires. Il ne leur a jamais reproché de n’être pas préparés à sa vérité, car lui-même ne l’était pas. De façon contradictoire, il peut comprendre la peur des syndrigastis, mais leur reproche au même titre leur manque de compréhension.
Mes petits Secrets
Clarence garde le plus souvent ses mains bandées, ou porte des gants. Une habitude qui lui évite de répondre aux mêmes questions indiscrètes. Avant d'entrer dans sa boucle, il travaillait pour les services secrets britanniques Il cherche des informations sur toutes les personnes qui l'entourent ou piquent son intérêt. Il se sent le besoin de dissimuler tous ses dossiers, et se créer de nombreuses cachettes où il le peut. C'est un amateur de thé, mais il peut faire semblant d'aimer le café. Ses yeux supplémentaires ont été renommés les paupières. Lorsqu'elles sont apparues, il n'a plus osé toucher certaines parties de son corps pendant près d'un an. Difficile de se faire plaisir, mais il sait au moins uriner sans les mains à la perfection. Ses chaussettes sont constamment dépareillées. Il n'a jamais osé aller dans des boucles futures. Mélancolie ou peur de l'avenir. Apprenant le caractère héréditaire des particularités, il tente de retrouver la trace de membres de sa famille. Il ne porte plus son alliance, mais son doigt en a gardé la marque. Il tient très mal l'alcool. Depuis toujours il prend plaisir à observer les fonds aquatiques en y plongeant ses mains. Son aide est facile à acheter, si vos secrets ou votre utilité en valent la peine. Il adore le Jazz. Ses imitations d'Hitler ont toujours été saluées. S'il est l'heure des confessions, c'est lui qui avait brisé la loupe de son père, et pas son frère.
Mentalité
« Seuls les gens ennuyeux s’ennuient. » C’est ce que sa mère lui répétait lorsqu’il s’en plaignait. Alors peut-être l’est-il vraiment. Car depuis des années déjà la vie n’a plus rien d’attrayant. Ce, bien avant qu’il ne se retrouve condamné à évoluer dans une journée unique. Son travail l’avait maintenu en éveil, ses premiers pas fébriles dans la boucle aussi, mais privé du premier et lassé du second, il redevint l’homme ennuyant qu’il avait toujours été. L’impression de tourner en rond le rend bizarre et parfois drôle. Lui qui s’était toujours montré irréprochable et discret, et qui avait surpris tous ses collègues en caricaturant Hitler, se permet au moins plus de spontanéité désormais.

Il connait toutes les règles de bienséance, et sait les appliquer à la lettre, mais son besoin d’être bousculé l’obligent le plus souvent à les oublier. Il sait se montrer indiscret et occasionner la gêne. Un moyen d’amener les autres derrière leurs retranchements. Il se sent pourtant le besoin d’être apprécié, et le manque d’enthousiasme à l’être avec certains n’a selon lui rien à voir avec de l’hypocrisie. Il a besoin d’apprendre d’eux. Une façon de les comprendre, sinon de comprendre. Il n’a après tout jamais vraiment été asocial, seule sa capacité l’empêchant de se lier plus étroitement aux gens.

Il se veut honnête, et ne refuse aucune question. Mais chaque réponse est l’occasion de vomir un mensonge. Parce que la vérité est difficile ou ennuyeuse, ou bien pour abonder dans le sens des autres. Agent double un peu paumé, il n’en reste pas moins à leurs côtés. Et c’est ironiquement avec beaucoup de difficultés, qu’il accepte de se sentir à son tour lésé. « Ne fait pas aux autres ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse. ». Il en vient à croire que ces règles de vie ne sont l’objet que d’un idéalisme. Si tout le monde les avait suivies, les cadavres mutilés s’en seraient sorti plus dignement. Inutile dès lors, de vouloir être le seul à les suivre.

- Qui se cache derrière ce merveilleux personnage -

Je m'appelle Paon, j'ai 22 ans, je suis entre deux eaux et je viens de Lyon. J'ai trouvé le forum via PRD et je le trouve superbe. haaa Pour finir, je dirai : On a frôlé la vie !

Spoiler:
 



TROUBLED PLAYER - “A desk is a dangerous place from which to view the world.” John Le Carré.


Dernière édition par Clarence F. Bannerman le Lun 21 Nov - 15:56, édité 6 fois
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Clarence F. Bannerman

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❧ Boucle Temporelle : 22 mars 1941, retourné à une Guerre qu'il crut avoir un jour classé dans son passé.
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❧ Occupations : Curiosité ou intentions cachées, il remplit les pages de ses dossiers aux couvertures criblées des noms des syndrigastis qu'il rencontre.
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MessageSujet: Re: Clarence - And we have escaped myopia   Dim 20 Nov - 18:57

Mon Histoire

« Everyone tkinks they have strict limits, until they cross them. »



Partie I : Violences



Manchester, été 1940

On ne pût reprocher à Clarence d’avoir tout donner à Annabeth. Il l’aimait, et sa fidélité pour elle ne fût jamais ébranlée. Nombreux étaient ceux s’étant laissés séduire par l’adultère, plus encore depuis que la guerre avait été déclarée. La sauvagerie du monde les excusait et, las de se loger au creux des mêmes cuisses depuis des années, elle était pour eux une occasion d’en changer. Quant à Clarence, s’il y’eut une chose qu’il finit par ne plus supporter chez Annabeth, ce ne fût jamais l’intérieur de ses cuisses. Il chérissait leur intimité autant qu’il chérissait la personne qu’était sa femme. Il s’était plié à ses volontés, lui donnant des pouvoirs décisionnels illégitimes, mettant un point d’honneur à lui rendre la vie aussi facile que possible. Ce, en compliquant parfois la sienne. Avec du recul, il aurait aimé lui offrir un enfant, mais les tentatives infructueuses qui avaient alimentées leurs déceptions, devinrent une bénédiction alors que le bruit des chars et des tirs traversaient terres et mers pour alimenter leurs craintes. Annabeth eut si peur de tomber enceinte, persuadée que l’ironie de sa vie lui offrirait un enfant à naître dans l'effroi de la guerre, qu’elle finit par se refuser à lui. Mais même son rejet ne parvint pas à le faire faiblir. Parce qu’aucun sacrifice ne fût suffisant pour lui faire oublier ce qu’il lui cachait. Un secret en sursis, qu’il ne pût jamais se résoudre à lui révéler. Un secret qui, lorsque mentionné, devenait à la fois sujet de honte et d’agacement.
Annabeth n’avait jamais cessé de penser qu’il était fou, que rien n’excusait de porter des gants ou des bandages. Elle l’avait rencontré ainsi, les paumes habillées d’interdits et le sourire rassurant. Il était difficile à croire qu’elle ait pu connaître chaque parcelle de son corps, aussi intimes puissent-elles être, sans que jamais elle n’ait pu connaître ses mains. Elle se sentait trahie, et tout à la fois honteuse. Mais qu’y pouvait-elle ? Avant lui, elle n’était jamais tombée que sur des hommes blessants ou indignes d’intérêt. Si elle avait été un peu plus que jolie, ou si sa vie sentimentale n’était pas aussi désastreuse, elle aurait certainement eu plus d’exigences quant à l’homme qu’elle épouserait. Mais les hommes bien ne se bousculaient pas, et Clarence lui avait apporté tout ce dont elle avait besoin. Elle s’en était éprise, laissant le temps adoucir son jugement et endurcir son affection. Mais lorsque sa curiosité ou sa soif de conflits entraient en jeu, la tentation de lui voler son secret devenait insoutenable.

Elle avait mis en place différents moyens pour y parvenir. Elle s’était montrée douce, engageant de longues discussions les amenant à créer cette bulle de confiance dans laquelle leurs confidences les plus intimes étaient mises sur la table. Elle avait également joué la carte des reproches, espérant l’avoir à l’usure. Mais toutes ses tentatives restaient vaines, et ne contribuaient qu’à animer la haine qu’ils se portaient l’un envers l’autre. Une haine viscérale, qui à chaque dispute, chaque mention de ce désaccord qu’Annabeth ne comprenait pas, dépassait un peu plus l’amour qu’ils pouvaient se porter. Fatiguée et en colère, Annabeth en était venue à lui arracher ce secret par la force. Cet été 1940, elle le séduit innocemment et l’entraina jusqu’à leur chambre. Elle s’accordait le risque d’un enfant, à la simple idée de pouvoir arriver à ses fins. Elle attendit le moment où elle pourrait atteindre ses mains, et où, enivré par leurs ébats, il ne pourrait comprendre ses intentions. Mais alors même qu’elle tirait sur ses bandages, elle sentit la main de Clarence lui échapper et lui infliger un revers dont sa joue se souviendrait longtemps.
« Merde Anna ! »
Il s’éloigna d’elle en replaçant son bandage. Annabeth quant à elle, ne pût que retenir ses larmes en se tenant la mâchoire.
« Tu es un putain de malade ! Un PUTAIN de malade ! C’est quoi ton problème ?! »
Elle demandait ses réponses, son regard, mais Clarence tremblait, ivre de la violence libératrice dont il s’était brièvement emparée. La partie de lui qui aimait Annabeth voulait s’en excuser. L’autre n’attendait que de pouvoir recommencer.
« Tu m’entends ?! Tu es MALADE. MALADE ! MALADE ! MALADE !... »
Ce fût cette autre partie qui prit le dessus. Il fondit sur elle en lui plaquant les mains sur la bouche.
« Annabeth, stop ! »
Il sentait son ventre émettre des hoquets sous l’effet de ses pleurs refoulés. Elle n’avait pas la force de contrôler ces spasmes, ni même les quelques larmes bousculées malgré elle de ses yeux. Il ne supportait pas de la voir ainsi. A l’apogée de sa victimisation, s’imaginant porter tout le poids du monde sur ses épaules. Elle ne pouvait comprendre que la souffrance qu’elle se créait, sans imaginer les concessions qu’il avait faites pour elle.
Une fois libérée, elle le repoussa et se rhabilla.
« Qu’est-ce que tu fais ?
- Tu m’as frappée. C’est plus qu’il ne m’en faut pour faire mes valises et partir d’ici. »
Annabeth s’était promis de ne jamais subir de violences physiques. Même par amour. Surtout par amour. Elle avait vu la peau de sa sœur se teinter de vert et de mauve, son corps se courber jusqu’à ne devenir que l’ombre de ce qu’elle avait été. Elle savait qu’une fois le premier coup porté, les autres étaient invités à suivre. Malgré toute sa force de caractère, elle n’était jamais qu’une chieuse facile à faire taire, et à l’image de sa grande sœur, il ne lui avait plus manqué que celui qui la battrait. Ses valises faites, elle se réfugierait chez ses parents. Mais, force de constater qu’elle avait selon eux pris la mauvaise décision, elle finirait par être renvoyée chez son mari. Elle l'aurait fait d'elle même, s'il avait daigné venir la chercher.



Partie II : Surnuméraire



Londres, hiver 1925

Clarence eut une verrue sur le pied à l’âge de 12 ans, et sa mère faillit en avoir une attaque. Il n’y eut rien eut pour elle, de plus déroutant et écœurant que les maladies et infections, plus encore lorsqu’elles étaient contagieuses. Lorsque Clarence lui demanda ce qui avait poussé sur son orteil et qu’il ne pouvait arracher sans avoir mal, elle le supplia de ne plus rien toucher et d’aller voir son père. L’enfant se mit à pleurer, blessé par ce rejet soudain et plus encore persuadé qu’il allait y perdre un membre. Son père le rassura sur ce point, ce qui ne l’empêcha pas de subir des jours entiers le dégoût de sa mère et les moqueries de son frère aîné. A juste titre, lorsque deux protubérances apparurent dans la paume de ses mains à 16 ans, il n’en parla qu’à son père. Il lui fit promettre de ne pas révéler son secret à sa mère ou à Jefferson, redoutant d’être l’objet d’un nouveau drame. Une demande que Clint Bannerman ne pût refuser. Clarence se souvient des froncements de sourcils du médecin que l’emmena voir son père. Il n’y avait selon lui rien d’inquiétant. S’il ne ressentait ni douleur, ni gêne, il était inutile d’entamer des procédures susceptibles d’aggraver son cas. Lorsqu’ils rentrèrent chez eux, son père le convainquit de dire la vérité à sa mère. Ce qu’il refusa catégoriquement. Cette décision aurait dû lui appartenir, mais l’autorité parentale prit le dessus sur sa volonté.

Clarence passa des heures entières à observer ces deux bosses aux creux de ses mains. Il appuyait longuement dessus, se rendant compte qu’après deux jours ses doigts s’y enfonçaient. Son père lui avait demandé de ne plus y toucher tandis que sa mère l’obligeait à les masquer. Mais un matin, loin de se douter de ce qui germait sous sa peau, Clarence s’empara d’une aiguille à coudre. Il logea la pointe dans la fente se dessinant désormais à la bordure de ses kystes. Il eut à peine accédé à l’intérieur qu’il se mit à crier de douleur. Il entendit sa mère monter les escaliers en courant. Lorsqu’elle arriva dans sa chambre, elle le vit assis sur le sol, son pied dans les mains.
« Qu’est-ce qu’il se passe ?! »
Elle s’agenouilla à ses côtés et observa son pied.
« J’ai marché sur une aiguille.
- C’est une raison pour crier comme ça ? Qu’est-ce qu’une aiguille fait ici d’abord ? »

La douleur persista plusieurs jours, mais n’ayant pas envie d’écouter le sermon que son père lui servirait, Clarence préféra ne pas lui en parler. De la même façon qu’il ne parla pas de ce qui apparut définitivement dans sa main. Une aberration qui, il le savait, changerait le regard que l’on porterait sur lui à jamais. Il en eut peur, et s’isola des journées entières dans sa chambre. Il y pleurait en silence, jusqu’à ce que ses larmes ne se lassent de couler. Il s’enfermait alors dans un mutisme proche de l’arrêt cérébral. Ses poings restaient fermés, et ne s’ouvraient que pour lui montrer les deux paupières dormant paisiblement dans ses mains. Son père s’en inquiéta plus qu’il ne l’aurait dû. Il insistait pour lui parler, lui caressant la nuque comme s’il avait encore cinq ans. Pour le rassurer, Clarence s’inventa un chagrin amoureux. Son père crut à ses confidences. Pour la première fois de sa vie, il se sentit réellement proche de son fils. Parce qu’il partageait avec lui un secret qu’il n’avait révélé à personne. Parce qu’il lui avait toujours semblé que ses enfants préféraient leur mère, et que la confiance qu’il lui accordait soudainement contribuait à le valoriser. Tout n’était qu’illusion, mais ce mensonge eut l’avantage de rendre son père heureux. Clarence en profita, certainement trop. Il savait désormais vers qui se tourner pour obtenir l’argent qu’il lui manquait, ou le soutien dont il avait besoin. En échange, il lui suffisait d’entretenir la fiction amoureuse qu’il s’était créée, de rire aux blagues de son paternel et de jouer aux échecs avec lui.
Néanmoins soucieux de ce qui avait changé en lui, et ne trouvant aucune réponse satisfaisante dans les encyclopédies de son père, il se risqua à lui demander les antécédents médicaux des membres de leur famille, plus exactement des malformations physiques dont ils pouvaient se parer. Comme si la question l’amusait, Clint se mit à lui raconter les pires horreurs sur sa grande tante Elisabeth, ou son arrière-grand-père Fergus. Des taches de vin sur les jambes de cette dernière, au troisième téton qu’avait toujours montré fièrement l’oncle de sa mère, Clarence eut de quoi écrire une encyclopédie sur les maladies cutanées. Entre dégoût et déception, il y’eut l’évidence même qu’il n’était pas normal.

Les paupières finirent par se développer. Elles restaient closes, boites de pandore qu’il n’osait ouvrir sans toutefois savoir comment faire. Il les bandait, laissant croire à l’existence de simples kystes. Mais quand il ferma les yeux cette nuit-là, il se mit à entrevoir des brides de lumières. Lorsqu’il prit conscience que les paupières s’étaient ouvertes, il se recroquevilla sur lui-même et enroula ses mains dans sa couette. Horrifié il voulut se couper les mains, mais ne sachant comment il aurait fait pour couper la deuxième, il se contenta de pleurer une nouvelle fois.



Partie III : L'Ouragan



Londres, hiver 1941

Annabeth lui manquait, mais vivre loin d’elle était un soulagement qu’il avait redouté. Il ne subissait plus son regard accusateur, lié à son secret tout autant qu’à la guerre. Il avait aimé Annabeth pour la dure réalité qu’elle représentait. Lorsqu’il la rencontra en 1937, ce fût comme la jeune femme de 22 ans qui courait chaque matin en injuriant les passants la bousculant. Elle tenait sa jupe d’une main pour ne pas découvrir ses cuisses, et laissait ses longs cheveux noirs s’entremêlés dans son dos. Il adorait la voir courir. Tout comme il adorait la voir s’agacer de la foule qui se profilait devant elle. Adorateur de cette inconnue aux grands yeux bruns et au corps frêle, il se languissait de pouvoir ne serait-ce qu’être bousculé, injurié par elle. Annabeth l’intriguait, mais plus encore elle l’attirait. Il la cherchait du regard le matin, détaillant les passants en espérant la croiser. Il finit par la retrouver alors qu’elle trébuchait, et lui fit promettre de ne plus s’enfuir avant qu’il n’ait put l’inviter à déjeuner. Il tomba littéralement amoureux d’elle, de sa volonté de ne pas lui accorder de baiser avant leur neuvième rendez-vous, de son aversion pour la bourgeoisie et donc pour lui, ainsi que de la vie qu’elle menait. Elle travaillait dans un café du centre-ville, espérant mettre assez d’argent de côté pour partir en Amérique. Elle n’avait jamais souhaité quitter son emploi, ou profiter de l’argent dont disposait Clarence. Elle avait foi en elle et en sa réussite, et si elle accepta de tout quitter pour se réfugier à Manchester une fois les menaces de l’Allemagne exécutées, elle persista à reprocher à Clarence la place privilégiée qu’il occupait. Plus encore quand son frère cadet parti à la guerre. Elle le supplia d’empêcher ça, crachant sur l’honneur et le devoir. Elle lui en voulut de l’avoir laissé partir au front, et lui en voulut d’être de ceux qui resteraient au chaud derrière leurs bureaux. Clint avait senti la guerre approcher depuis des années. Il avait conditionné ses fils à la comprendre et la diriger. Jefferson s’était lancé dans la politique, appuyé par le poste de son père. Clarence avait quant à lui intégré les services secrets britanniques. Il protégeait son pays, influençait les décisions prises par l’armée, et tout ce qu’Annabeth retint, fût qu’il eut contribué à la mort de son frère. Elle savait son jugement immoral, raison pour laquelle elle s’en excusait. Il lui était pourtant impossible d’oublier que son mari ne connaitrait jamais les horreurs du front, alors que ses proches, s’ils ne mourraient pas, ne fermeraient plus jamais les yeux sans y voir des tripes ouvertes et des moignons. Ses mains étaient sales du sang qu’elles faisaient couler, et elle se sentit parfois dégoûtée de devoir les laisser la toucher. S’il s’en était senti coupable, peut-être lui aurait-elle pardonné plus facilement.

Clarence s’imaginait qu’une fois la guerre terminée, tout redeviendrait à la normale. Il croyait en leur victoire, en leur futur, comme le bon soldat dont l’uniforme ne serait jamais tâché du sang de ses amis. Retrouver Londres lui permettait de souffler, si bien qu’il eut parfois oublié qu’il avait une femme à retrouver. La MI6 était sa deuxième femme. Elle monopolisait son temps, ses nuits, devenait parfois exaspérante et difficile. Mais ce fût auprès d’elle qu’il se sentit le mieux pendant la guerre. Ce, même s’il y’eut Daphné. Celle qui ferait ressurgir en lui ses pires vices.
Elle ne lui avoua jamais comment elle était parvenue à trouver une place au chaud à la MI6. Son travail s’apparentait à celui d’une secrétaire, et elle fût néanmoins bien mieux payée qu’elles. Il n’en restait pas moins qu’elle ne représentait qu’un grain de sable perdu au fond des mers. Son sens de l’intuition et sa force de persuasion auraient pourtant été de bons atouts pour d’autres missions. Patiente, elle avait su attendre le bon moment pour déployer ses serres sur Clarence, lui arracher un secret qui les lierait à jamais. Pour la première fois de sa vie, Clarence rencontrait une personne comme lui. A un détail près que cette personne aimait l’avoir sous son emprise. Son jeu lui permettait d’obtenir de lui l’attention qu’elle demandait, et derrière l’amitié qu’ils ne purent s’empêcher d’avoir l’un envers l’autre, il y’eut pour Clarence la tentation constante de ses jeux de séduction et la hantise que ses murmures ne se transforment en cris. Elle fût pour autant la seule personne qu’il put appeler ce décembre 1941. Il apparut chez elle tel un fantôme, la peau glacée et les cernes creusées. Tandis qu’il se douchait, l’horloge indiquant à peine 2h00 du matin, Daphné lava ses vêtements, insistant sur les tâches fraiches de sang. Lorsqu’il ressortit de la salle de bain, portant les vêtements de rechange qu’il avait trouvé dans sa voiture, Daphné l’attendait une cigarette aux lèvres.
« Daniel m’a vu.
- Et la seule solution qui t’aie venue en tête fût de le tuer ? »
Il haussa les épaules et s’assit à table en face d’elle. Il sentit le pied de Daphné remonter jusqu’à son genoux et redescendre.
« J’aurais fait pareil. Quoique plus proprement.
- Qu’est-ce que tu veux que je te réponde ? »



Partie IV : Fractures



Londres, Boucle du 22 mars 1941

Daphné connaissait toute la noirceur et la répugnance de son âme. Liés malgré eux à un pacte signé dans la confidence, ils devinrent plus importants l’un pour l’autre qu’ils n’auraient dû l’être. Clarence détestait l’image qu’elle lui renvoyait. Il détestait ne plus être l’homme mais seulement le monstre. Mais il s’était épris de la liberté dont il jouissait en sa présence. Elle ne le jugeait pas, ne s’horrifiait jamais de ses pensées les plus noires. Il se voilait la face en s’imaginant pouvoir se passer de ça. C’est pourquoi il l’avait suivie, laissant derrière lui une vie qu’il avait aimée. En 1945, la guerre touchait à sa fin. Le pays restait affaibli, les esprits marqués au fer rouge. Annabeth n’était plus aussi belle qu’elle l’avait été. Plus aussi douce et chaleureuse que lorsqu’ils s’étaient aimés. Alors, lorsque Daphné vint frapper chez lui à Manchester, lui avouant avoir trouvé une boucle, il ne lui fallut que peu de temps avant d’accepter son invitation. Il n’avait jamais cru en ses histoires, mais la curiosité et le besoin d’échapper à son foyer furent tels qu’il lui accorda le bénéfice du doute. Lorsqu’il lui demanda comment elle avait fait, elle lui répondit simplement qu’ils l’avaient enfin entendue. Elle avait eu la possibilité de partir sans lui, mais avait prolongé son attente pour l’y convier.

Ils se savaient tous les deux liés, et crurent illusoirement que ce lien les amènerait à partager chaque instant dans la boucle. Mais alors que les mois et les années permirent à Daphné de s’épanouir, ils ne furent pour Clarence qu’un poids vieillissant son âme. Il en voulut à Daphné de ne pas partager la douleur de ce fardeau. Il lui en voulut plus encore, de ne plus nécessiter sa présence autant qu’avant. Ils gardaient encore en eux les faiblesses de l’autre, les secrets qu’ils ne pourraient avouer. Mais ces histoires interdites appartenaient à un passé qu’ils avaient quittés. Quant au présent qu’ils partageaient inlassablement, il ne fît que les éloigner. Lorsque Daphné ressentit le besoin d’explorer d’autres boucles, il finit par la suivre. Ils restèrent plusieurs années en 1873, jusqu’à ce que Clarence ne se sente le besoin de rentrer.
« Tu es devenu vieux Clarence.
- Nuance, j’ai mûri.
- Crois-moi, il n’est question que de vieillesse. »
Pour la première fois depuis qu’ils s’étaient rencontrés, Daphné lui tourna le dos. En même temps qu’elle s’en allait, il sentit se déchirer ce qui les liait depuis tant d’années. Ce fût la dernière fois qu’il la revue. Sa folie lui manquerait. Elle lui manquerait. Il avait besoin de se nourrir de ses rires et de son extravagance, mais l’avait reconnu que trop tard. Il lui ait arrivé de retourner en 1873, espérant l’y retrouver. Mais il fût bête de croire qu’elle l’avait attendu.




Dernière édition par Clarence F. Bannerman le Jeu 12 Jan - 18:19, édité 4 fois
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Invité

Invité


MessageSujet: Re: Clarence - And we have escaped myopia   Dim 20 Nov - 19:36

Bienvenue sur le forum et bon courage pour la fiche ! meuh
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Thaddeus Gentilis

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- Autour amnésique -
❧ Boucle Temporelle : 19 décembre 1873
❧ Particularité : Métarmophose en Autour des Palombes (Accipiter Gentilis) - Le rapace qui devient le gardien. Le chasseur qui se fait protecteur.
❧ Occupations : Gardien du refuge, protecteur des ymbrynes et historien à ses heures perdues.
❧ Miroir :
❧ Missives : 284
❧ Yeux de verre : 71
❧ Crédits : CK


MessageSujet: Re: Clarence - And we have escaped myopia   Dim 20 Nov - 20:24

uuuh uuuh Bienvenue à toi ! Courage pour ta fiche et wow, ce choix d'avatar est juste génial ! Sérieux, j'en meurs <3 Sans compter que le personnage a l'air super cool... Rien que la particularité me fait beaucoup rire. yy Bref, au plaisir de te croiser très vite en rp <3
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Invité

Invité


MessageSujet: Re: Clarence - And we have escaped myopia   Dim 20 Nov - 20:26

Bienvenue!!

J'adore ton occupation, tu ne dois pas t'ennuyer à récolter autant d'informations d'autant que ça peut toujours être utile un jour.

Bonne continuation pour l'écriture de la suite ♥
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Maxine Thackeray

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- Inventeuse Bavarde -
❧ Boucle Temporelle : Edimbourgh, 1873
❧ Particularité : Clairsentance
❧ Occupations : Inventeure et infirmière par intérim
❧ Miroir :
❧ Missives : 80
❧ Yeux de verre : 31
❧ Crédits : Mad Hattress


MessageSujet: Re: Clarence - And we have escaped myopia   Dim 20 Nov - 20:37

Matthew Goooooode **

En tout cas, bienvenu parmi nous et bon courage pour la rédaction de la fiche =)


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Clarence F. Bannerman

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❧ Occupations : Curiosité ou intentions cachées, il remplit les pages de ses dossiers aux couvertures criblées des noms des syndrigastis qu'il rencontre.
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MessageSujet: Re: Clarence - And we have escaped myopia   Dim 20 Nov - 20:47

Merci à tous les quatre !

Thaddeus, merci pour tous ces compliments ! Dés qu'un de mes proches allait voir Civil War, je m'incrustais pour pouvoir lui rabacher tout le film combien Sebastian Stan était hot. lol

Merci à toi Lavinia ! Y a de quoi faire effectivement gniibis



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MessageSujet: Re: Clarence - And we have escaped myopia   Dim 20 Nov - 20:52

Ooooh ton perso il est trop cool, son pouvoir me fait penser au monstre dans le labyrinthe de Pan brill
Bienvenue en tout cas ! Je serais grave partante pour un lien en rapport à son passe temps si ça te dit What a Face
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❧ Occupations : Curiosité ou intentions cachées, il remplit les pages de ses dossiers aux couvertures criblées des noms des syndrigastis qu'il rencontre.
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MessageSujet: Re: Clarence - And we have escaped myopia   Dim 20 Nov - 21:02

Merci, ce sera avec plaisir !
Oui exact ! Del Toro m'a traumatisée à vie avec ça mmh
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MessageSujet: Re: Clarence - And we have escaped myopia   Dim 20 Nov - 22:47

OMG cette particularité super glauque, mais tellement cool huhu banana pq blbl
J'ai pas encore pris le temps de tout lire vu que la soirée a été mouvementée et la fatigue prend le dessus, mais j'ai hâte d'en savoir plus yy Puis un autre homme en 41, ENFIN Lloyd se sentira moins seul mdr
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MessageSujet: Re: Clarence - And we have escaped myopia   Dim 20 Nov - 22:53

Oula ne t'inquiètes pas !
Il valait mieux pas que tu lises tout tout de suite car j'ai pas encore atteint ma 50ème relecture.

C'est gentil en tous les cas ! pliz
Puis qui sait, peut être qu'il aimait être entouré que de femmes. What a Face
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MessageSujet: Re: Clarence - And we have escaped myopia   Dim 20 Nov - 22:54

OMG Matthew pliz On n'a pas beaucoup de mec en 41, mais on les choisit vachement bien keu

Bienvenue avec ce perso qui poutre déjà en tous cas, au plaisir de se retrouver en rp huhu
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Clarence F. Bannerman

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MessageSujet: Re: Clarence - And we have escaped myopia   Dim 20 Nov - 23:28

Merci beaucoup !
J'y compte bien keu



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MessageSujet: Re: Clarence - And we have escaped myopia   Lun 21 Nov - 12:57

Bienvenue, une particularité aussi glauque que génial donut Bref, bonne rédaction, et si tu as la moindre question, n'hésite pas à venir nous embêtez yy


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MessageSujet: Re: Clarence - And we have escaped myopia   Lun 21 Nov - 14:05

Merci ! J'hésiterai pas pliz



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