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 Embrace another fall - Miss Cya & Peggy

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Margaret Nebulosa

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- Jeune Chouette -
❧ Boucle Temporelle : Edimbourg, 1873
❧ Particularité : Apprentie Ymbryne
❧ Occupations : Lire et jouer du piano.
❧ Missives : 106
❧ Yeux de verre : 30
❧ Crédits : Bazzart


MessageSujet: Embrace another fall - Miss Cya & Peggy   Ven 25 Nov - 18:04


Embrace another fall
- Miss Cya & Peggy -
Oh, so blue must turn to grey
And out upon the shire
All through the frost and rain
I make my home
 Je ne sais pas si j'ai déjà eu aussi froid. Je ne suis pas du genre frileuse, et depuis toute gosse j'ai eu l'habitude d'être dehors par tous les temps mais là... Là... je ne sais pas exactement si j'ai plus de parties de mon corps que je ne sens plus ou qui me font mal, et je ne sais pas de quoi je dois le plus m'inquiéter. Où est-ce que je suis? Est-ce que je suis encore loin? Cela fait... je ne sais pas combien de temps j'ai traversé le portail et je suis entrée dans la boucle mais j'ai l'impression que c'est une éternité. Je marche, parce que je n'ai pas le choix, je ne peux que mettre un pied devant l'autre, malgré la neige, malgré le froid, malgré le fait que je n'ai qu'un jean, une tunique et des sandales sur le dos alors qu'il doit faire moins un million là dehors. Merci chère Ymbryne de ne pas m'avoir tout dit, et d'avoir gardé le mystère sur le fait que la boucle de 1873 était en hiver. Est-ce que tu avais d'autres secrets? Est-ce que c'est pour ça que tu m'as laissée? Je pince les lèvres et avance profondément, un sac sur l'épaule et l'autre à bout de bras, tout ce que j'ai. Je ne veux pas pleurer. Je ne veux pas être faible. Je suis une ymbryne. Une ymbryne doit être forte, elle doit être le roc sur lequel les autres peuvent se reposer. Elle est le phare qui continue de montrer le chemin même au milieu de la plus violente des tempêtes. Et puis... il fait tellement froid que si je me mets à pleurer, j'ai peur de ne plus arriver à m'arrêter et finir par perdre un oeil.

Mes pieds nus s'enfoncent encore et toujours dans la neige épaisse, et j'ai de plus en plus de mal à voir les traces qui mènent quelque part. Où? Vers ce qui deviendra mon refuge en attendant que je retrouve mon ymbryne, et mes petits particuliers... si je les retrouve un jour. Ma gorge se serre à nouveau alors que je ferme les yeux. Foutues larmes. Je vous interdis de sortir. Je vous interdis. Allez. Peg tu peux le faire. Tu as pas le choix. Ta vie va pas s'arrêter ici, à te geler les fesses au milieu de nulle part et à finir en esquimau. Il faut que je trouve le Refuge, et ses ymbrynes. Elles sauront quoi faire, elles sauront comment chercher miss Garrulus et mes petits. Elles sauront. Ils faut qu'elles sachent...

Je me rappelle encore du jour où je suis entrée dans ma première boucle. De l'angoisse de devoir me séparer de ma tribu avec qui j'avais grandi depuis toujours : parents, oncle, tante, cousins, cousines, frères et soeurs. Sans eux... j'y avais même pas réfléchi jusqu'à ma première transformation, et ensuite ça a été quelque chose d'incessant, de tout le temps là, comme une bête tapie dans mon ventre, qui grognait et me griffait. Je me réveillais au beau milieu de la nuit, le souffle court, et je me promenais dans toute la maison endormie, les regardant, si paisibles dans leur sommeil, en me disant que mon temps avec eux était compté. Que d'ici quelques jours, quelques mois, j'allais partir, et la vie ici allait continuer sans moi... qu'ils continuerait leur vie, grandiraient, vieilliraient, alors que moi je serais coincée dans la même journée, pour toujours. Toujours... jusqu'à ce moment, j'avais toujours pensé que l'éternité pouvait être un truc génial, mais maintenant que je l'effleurais du bout des doigts, ça me faisait peur. Et si je m'ennuyais? Et si je devenais dingue, à vivre dans la même journée? Et si... trop de questions se bousculaient dans ma tête, et je profitais d'eux au maximum avant le départ.

Une des rares fois où on avait quitté notre havre de paix perdu dans la campagne. Quelques heures de route. L'arrivée dans cette campagne qui ressemblait à la mienne, le passage sous un vieux dolmen. Le vieux cottage à toit de chaume, les plafonds bas, le parquet qui grince, l'ambiance chaleureuse qui y régnait, le vieux tourne disque et la montagne de vinyles, moi qui n'avait jamais eu droit d'en écouter... et elle. Garrulus, le geai des chênes. Ma vie là-bas pendant quelques mois. Mes particuliers. Apprendre. Les cigarettes qu'on partageait en écoutant les Doors alors qu'on parlait de tout et de rien... et l'abandon. Les questions sans réponses et la terreur de me retrouver toute seule.

Maintenant je dois trouver d'autres ymbrynes. Allez. Encore. Encore quelques pas. Quelques mètres... Et enfin je les vois... j'ai presque envie de pleurer de soulagement en apercevant des panaches de fumée blanche au loin. De la vie! Quelqu'un! Si j'étais pas tellement frigorifiée et épuisée j'aurais couru mais là... J'ai sorti tous les vêtements de mes sacs et les ai entassés sur moi, mais je claque encore des dents. Allez, encore. Encore un peu. Chaque pas est une torture et pourtant j'avance, encore et encore à mesure que la lumière décroit. Il neige toujours autant, par contre. Est-ce que ça s'arrête à un moment? J'en sais rien... j'espère. Je me tiens chaud avec mes souvenirs, avec les rires et les odeurs de tarte aux pommes, les livres lus dans le verger et la musique qui résonnait dans la maison. J'essaie de me rappeler de tout, dans les plus petits détails, comme un album photo. Les mois dans la boucle. Les années précédentes. Et enfin je les vois. Des lueurs entre les arbres. Des maisons éclairées. Ca y est!

Je presse le pas malgré mes pieds bleus dans mes chaussettes trempées glissées dans mes sandales, et je traverse le village désert en cette tombée de nuit. Juste à temps. J'aurais pas aimé croiser des loups ou autres dans ces bois... je balaie la place du regard. La plus grande maison, c'est celle des ymbrynes et de leurs particuliers à protégés. C'est là que je dois aller... Après quelques secondes, les cils pleins de neige je remarque celle qui est plus grande et plus vaste que les autres. Bingo.

Je traverse la place vide et grimpe en soufflant des volutes de fumées les quelques marches menant au perron. Mes sacs retombent sur les planches sèches alors que je lève la main pour frapper la lourde porte en bois, gémissant sous le douloureux contact de mes doigts gelés sur le bois. De l'agitation. Des silhouettes derrière les vitres pendant que je tremble comme une feuillle. Puis enfin la porte s'ouvre et je sens une bouffée de la chaleur de l'intérieur m'envelopper comme une paire de bras. Une jeune femme se trouve face à moi, aux longs cheveux bruns et vêtue d'une robe simple mais travaillée et élégante. L'ymbryne, sans doute. Entre deux claquements de dents je tente maladroitement de m'expliquer.

B...bonjour je...je m'appelle M...Margaret et je... ma...ma boucle a...disparu avec...mon ancienne y...ymbryne et mes p...particuliers. Je...j'avais nulle...nulle part où aller et elle m'...m'avait parlé de cette boucle alors je... je pouvais pas rester s...seule... j'ai...que vous...pour...m'aider...s'...s'il vous plait...

Je me retiens encore une fois de pleurer alors que je lui lance un regard suppliant. C'est vrai, c'est mon seul espoir... si elle refuse...je ferais quoi moi?
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MessageSujet: Re: Embrace another fall - Miss Cya & Peggy   Jeu 1 Déc - 10:56

Embrace another fall

- Everything will be Alright -

On toquait à la porte. Qui cela pouvait-il bien être ? Lavinia déposa le livre de contes et demanda aux enfants particuliers de rester sages. Pas sûr qu’ils obéissent, mais étant la seule Ymbryne au rez-de-chaussée, elle préférait aller voir d’elle-même de qui il s’agissait plutôt que de laisser un des enfants ouvrir la porte. En ouvrant cette dernière, qu’elle ne fut pas sa surprise de se retrouver face à une jeune fille complètement frigorifiée, perdue et visiblement angoissée ou même à bout de force.

B...bonjour je...je m'appelle M...Margaret et je... ma...ma boucle a...disparu avec...mon ancienne y...ymbryne et mes p...particuliers. Je...j'avais nulle...nulle part où aller et elle m'...m'avait parlé de cette boucle alors je... je pouvais pas rester s...seule... j'ai...que vous...pour...m'aider...s'...s'il vous plait...

Lavinia ne saisit pas tout, juste l’essentiel, pensant déjà à la faire entrée immédiatement au chaud, car il était clair pour elle que l’inconnue ne représentait aucun danger.

« Mon dieu, bien sûr ! Entrez, vite. Suivez-moi au salon. Il faut absolument vous réchauffer. Ne vous en faites pas pour vos affaires, ils ne risquent pas de tomber malade. »

Dès qu’elles entrèrent dans le hall, d’un discret coup de tête Lavinia fit signe à un syndrigastis adulte qui passait par là de faire entrer lesdits affaires dans le hall pendant qu’elle conduisait la jeune fille au salon.

« Les enfants, je vais avoir besoin de la pièce. Comme vous pouvez le voir nous avons une invitée. Allez chercher Miss Pica et Miss Umbretta, vous voulez bien ? » Les sourires et les petits pas empressés hors du salon suffirent comme affirmation et exécution. Après les avoir remercié, Lavinia poussa le grand fauteuil pour le caler au mieux près du feu, invita la nouvelle venue à s'y installer et lui proposa un plaid qu’elle récupéra d’une des armoires. « Asseyez-vous. Réchauffez-vous et reprenez votre souffle le temps que j’aille vous chercher des vêtements secs et de quoi vous ressourcez. Vous semblez avoir fait un long voyage... »

Sa voix était aussi douce et réconfortante que la caresse que Lavinia porta aux cheveux de la rousse. Elle la rassura encore quelques minutes, s’assurant qu’elle n’était pas blessée et qu’elle pouvait la laisser tranquillement dans le salon. Par précaution, Lavinia ferma la porte du salon, ce qui signifiait pour tous qu’il était interdit d’y entrer même si cette dernière n’était pas fermée à clé. L’Ymbryne fit au plus vite pour récupérer tout ce dont elle avait besoin. Elle ne croisa aucune des deux autres Ymbrynes, mais elle savait qu’elles ne tarderaient pas à la rejoindre lorsque les enfants les auront prévenus. Elle retourna donc au salon comme promis avec des vêtements chauds, propres et secs qu’elle donna tout de suite à Margaret. Bien sûr, elle lui laissa de l’intimité, le temps parfait pour aller chercher de quoi se restaurer : un plateau avec du thé et du chocolat bien chaud et des cookies. Lavinia déposa le tout sur la table basse près de la jeune fille.

« Après un effort, rien de tel que du chocolat ! Si vous préférez, il y a également du thé. Je vous en prie, mangez à volonté. »

Toujours un sourire bienveillant aux lèvres, Lavinia lui laissa le temps de reprendre des forces. Elle en profita pour s’installer à ses côtés, l’observant plus attentivement qu’on ne pourrait le croire. Hormis les séquelles du froid, elle ne semblait pas blessée. Il allait tout de même falloir la veiller, histoire d’être sûrs qu’elle ne tombe pas malade, car à ce que Lavinia avait compris, la jeune fille avait fait un long voyage après avoir perdu sa boucle. Rien de très rassurant. Liv avait bien fait d’alerter au plus vite les deux autres Ymbrynes, mais d’ici là, elle allait s’occuper, aider et rassurer au mieux Margaret.

« Margaret, c’est bien cela ? Je suis Miss Cyanopsitta, mais vous pouvez m’appeler Lavinia ou Miss Cyan. A votre convenance. Je suis enchantée de faire votre connaissance, malgré les circonstances. Avant tout, comment vous sentez-vous ? Ça va mieux ? Sachez que si vous avez besoin de quoique ce soit, n’hésitez surtout pas. Vous êtes en sécurité à présent et vous pouvez rester ici autant de temps que vous le souhaiterez. » Lavinia s’arrêta en entendant des bruits de pas dans le couloir. Fausse alerte. Toujours pas de signe de ses collègues Ymbrynes. Tant que les portes étaient fermées, personnes d’autres ne viendraient les déranger. Il ne fallait pas perturber encore plus Margaret et lui laisser le temps de respirer. « On va vous aider de notre mieux. Que s’est-il passé exactement ? Pouvez-vous me le raconter ? »
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Margaret Nebulosa

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MessageSujet: Re: Embrace another fall - Miss Cya & Peggy   Dim 4 Déc - 22:36


Embrace another fall
- Miss Cya & Peggy -
Oh, so blue must turn to grey
And out upon the shire
All through the frost and rain
I make my home
 La lumière. A la maison, au chaud et au calme, on ne réfléchit jamais à tout ce que peut représenter une simple lumière. A toute les promesses que peut contenir une simple, une toute petite lumière. J'y avais jamais pensé jusqu'à présent, jusqu'au moment de voir enfin des fenêtres éclairées, au loin, à travers les arbres chargés de neige et les flocons qui voltigent devant mes yeux. Parce que cette lumière ça veut dire une maison. Parce qu'une lumière ça veut dire un endroit où je pourrais m'arrêter, et où je serais à l'abri. Parce qu'une lumière, ici, veut dire d'autres ymbrynes qui pourront m'aider, et ne pas me laisser seule. Un endroit où on pourra veiller sur moi, au moins un peu...

Et étrangement voir cette lumière, découvrir que ça y est, c'est terminé, ça me remet du baume au coeur, et je me remets à marcher tant bien que mal, maintenant que j'ai un but. Maintenant que pas après pas je vois que les habitations se rapprochent, le froid me fait moins mal, mes épaules tremblent moins, mes lèvres ne me brûlent plus autant. Je sais où aller. Et bientôt me voilà devant la porte, à attendre après avoir toqué. Quelques secondes passent, aussi longues que si elles avaient duré un siècle, quand enfin des pas approchent. Quelqu'un. Enfin. Et brusquement j'ai peur. J'ai peur qu'on me dise non, qu'elles n'ont pas le temps de s'occuper de moi, que ce ne sont pas leurs affaires, que je dois me débrouiller. Mes tripes se nouent alors que la porte s'ouvre et que je me retrouve face à une jeune femme brune a l'air gentil. La première chose que je lis chez elle est la surprise, alors qu'elle me contemple de haut en bas, et ensuite, alors que je commence à m'expliquer, à bredouiller à cause du froid mais aussi de l'émotion, son regard change, et j'y lis de la peine, de la pitié même. Etrangement, alors que je déteste qu'on me prenne en pitié ou autre, là...ça me rassure. Ca me rassure parce qu'elle n'a pas l'air de vouloir me mettre dehors, ou s'énerver. Ce que j'y lis, c'est qu'elle a l'air de compatir, et qui dit compatir, dit plus de chances de m'aider...peut-être.

Et enfin la réponse, le sésame. Elle recule d'un pas, me dit d'entrer, vite, de la suivre. Enfin. J'ai un léger sourire alors que je sens mon coeur fondre de soulagement, à l'idée que ça y est, je suis acceptée. Que j'ai quelque part où rester, en attendant. Un pas, puis deux, et je franchis le seuil, pénétrant dans cette immense demeure avant que la porte ne se referme derrière moi. A l'abri. Je suis à l'abri. Au chaud. Je la suis mécaniquement, sentant déjà la chaleur gagner mes doigts et mes pieds douloureusement, me faisant légèrement grimacer alors qu'elle m'entraîne un peu plus à l'intérieur de la maison. Une silhouette apparaît mais il fait trop sombre pour que je la distingue. Elle demande à ce qu'on rentre mes affaires, avant de m'entraîner dans le salon. Un groupe d'enfants se fige dès que la jeune femme passe la tête, et s'éparpille comme une nuée de moineaux dès qu'elle leur dit de nous laisser seules. Bon sang, chez moi ils étaient moins sages et moins disciplinés...chez moi... A voir cette nichée, mon envie de pleurer revient, surtout maintenant que j'ai enfin un toit et un abri. Je n'ai plus besoin de rester aussi forte...je peux me laisser aller... même si je ne devrais pas. Je suis une ymbryne, c'est à moi d'être forte, c'est à moi d'être le guide et la lumière mais là... là... je repense à mes petits particuliers, ceux que je commençais tout juste à connaître et que je ne reverrais peut-être plus... Mon coeur se met à tambouriner plus vite dans ma poitrine alors que la pièce se vide. Bientôt nous sommes toutes les deux, et je me laisse retomber dans le grand fauteuil qu'elle pousse près du feu pour moi. Elle s'agite autour de moi en un tourbillon de tissu et avant de comprendre je me retrouve avec un plaid moelleux sur les épaules alors que je suis en train d'ôter mes sandales trempées et mes couches de chaussettes que j'abandonne près du feu. Je me pince les lèvres alors que feu mord mes pieds gelés et je retiens de plus en plus difficilement mes larmes. Je hoche doucement la tête quand elle me parle encore, si douce et si gentille, sa voix me réchauffant autant que les flammes. Maintenant ça va aller. Maintenant je ne suis plus seule.

Je...oui...merci...merci beaucoup...

Ma voix n'est qu'un timide murmure, et je la suis du regard alors qu'elle s'approche de moi. Malgré moi je sursaute en sentant sa main dans mes cheveux, et je me pince les lèvres avant de sentir une larme brûlante rouler sur ma joue pâle. Son geste est si doux, si maternel... et c'est tout ce dont j'avais besoin, après tout ça. Qu'on me rassure. Qu'on me dise que ça va aller... Elle file avant que je n'éclate en sanglots, alors que chaque seconde me réchauffe de plus en plus, me faisant retrouver des sensations dans les jambes et les bras, ainsi que fondre la neige dans mes cheveux. Je renifle un bon coup, m'essuyant rapidement les yeux quand la porte se rouvre, espérant qu'elle ne verra pas que j'ai pleuré... A mon âge, et en tant qu'apprentie ymbryne, je ne devrais pas, je devrais être forte, et pas craquer. Des vêtements apparaissent presque comme par magie et je n'ai pas le temps de la remercier qu'elle est à nouveau partie... Avec des gestes lents et maladroits à cause de mes doigts engourdis, je me lève, abandonnant le plaid si réconfortant, puis toutes mes épaisseurs légères et trempées. Mon ancienne boucle était en juin, et les journées étaient belles et chaudes... Je passe une longue chemise de nuit et m'enroule dans la robe de chambre à carreaux bien chaude avant de me rasseoir, les pieds tendus près du feu. Je me suis à peine rassise qu'elle revient, un plateau chargé de bonnes choses. La porcelaine des tasses à fleurs tinte doucement quand elle le dépose, et j'ai un rapide regard pour les biscuits, le thé et le chocolat qui s'y trouvent. Mon estomac gronde et je tends la main vers un biscuit, que je porte à mes lèvres. Il est encore tiède, et délicieux... pourtant j'en prends une seule bouchée avant de le reposer pour une tasse de thé. Je n'ose pas la regarder, parce que je sens que si je la regarde, si je lis encore une fois autant de douceur et de gentillesse dans ses yeux, je vais craquer. Et enfin les mots que je craignais. Elle veut que je parle. Elle est tellement enthousiaste et sincère quand elle me dit qu'elle est contente que je sois là, quand elle a l'air de s'inquiéter pour moi... Ses mots sont exactement ceux que j'ai terriblement besoin d'entendre, ceux que j'attendais depuis que j'avais refermé la porte du cottage de mon ancienne ymbryne, le coeur plein d'angoisse... Je vide la tasse, buvant le liquide brûlant à petites gorgées et soupirant en le irradier sa chaleur dans tout mon corps, avant de la reposer d'une main tremblant encore de froid. Il faut y aller Peggy. Elle doit savoir.

Eh bien je... je viens de...1973 et je suis entrée dans une boucle de cette époque. Je...j'y étais depuis trois mois quand... quand la boucle s'est juste...défaite. Elle...

Trop tard. J'ai essayé de les retenir mais elles reviennent et inondent mes joues, mes épaules se mettant doucement à se secouer.

Je suis désolée... je... pardon. Je...

J'inspire profondément et essaie de reprendre.

Elle...elle était allée...mon ymbryne je veux dire...elle avait emmené les petits en ville, et est sortie de la boucle. Au début, je m'en suis pas rendue compte, parce que je lisais, et quand j'ai relevé la...la tête je me suis rendue compte que la boucle avait pas été renouvelée. Elle était pas revenue à temps. Alors je... j'ai attendu mais...pendant deux jours, rien. Plus aucune nouvelle, aucun indice, rien. Ils ont juste...disparu. Je...je voulais pas rester seule là bas, et je voulais demander de l'aide... Il faut que je sache ce qui s'est passé. S'ils vont bien, tous... Miss Cya je... je suis désolée mais j'ai tellement peur... J'aime beaucoup mon ymbryne et mes particuliers et je...s'il leur est arrivé quelque chose je...

Ma voix meurt dans ma gorge alors que j'éclate en sanglots, posant une main sur ma bouche.

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HRP : Pardon si c'est indigeste, je me suis totalement laissée emporter...
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MessageSujet: Re: Embrace another fall - Miss Cya & Peggy   Jeu 8 Déc - 12:15

Embrace another fall

- Everything will be Alright -

Eh bien je... je viens de...1973 et je suis entrée dans une boucle de cette époque. Je...j'y étais depuis trois mois quand... quand la boucle s'est juste...défaite. Elle..

Lavinia enregistrait chaque détail que Margaret lui donnait. Ils étaient tous essentiels. Une boucle qui se défait, ne le fait pas seule, il y a toujours une raison. L’Ymbryne ou les ymbrynes qui en étaient en charge avaient-ils eu un empêchement pour renouveler la boucle ? Lavinia ne put y réfléchir d’avantage, la jeune femme craquant face à elle. Elle ne pouvait définitivement pas la laisser ainsi sans rien faire. Maternellement, Lavinia lui caressa la joue, susurrant un « Il n’y a pas de mal voyons. Ce que vous vivez n’est pas évident. Votre réaction est tout à fait normale et même si ça ne serait pas le cas, on ne vous jugera pas chez nous. Laissez sortir tout, ça vous ferra le plus grand bien. » termina-t-elle tout en lui tendant un mouchoir pour essuyer ses chaudes larmes.

Elle...elle était allée...mon ymbryne je veux dire...elle avait emmené les petits en ville, et est sortie de la boucle. Au début, je m'en suis pas rendue compte, parce que je lisais, et quand j'ai relevé la...la tête je me suis rendue compte que la boucle avait pas été renouvelée. Elle était pas revenue à temps. Alors je... j'ai attendu mais...pendant deux jours, rien. Plus aucune nouvelle, aucun indice, rien. Ils ont juste...disparu. Je...je voulais pas rester seule là bas, et je voulais demander de l'aide... Il faut que je sache ce qui s'est passé. S'ils vont bien, tous... Miss Cya je... je suis désolée mais j'ai tellement peur... J'aime beaucoup mon ymbryne et mes particuliers et je...s'il leur est arrivé quelque chose je...

Lavinia avait bien deviné. C’était une des premières causes les plus fréquentes et logiques d’une rupture de boucle. Nonobstant, cela n’expliquait pas ce qui était arrivé à l’ymbryne et aux enfants particuliers. Il leur était forcément arrivé quelque chose pour qu’ils ne soient pas revenus deux jours plus tard et Margaret avait raison d’avoir peur. Cette situation n’augurait rien de bon selon Liv, mais il était hors de question d’effrayer d’avantage la jeune fille. Elle avait suffisamment souffert. Naturellement, et même si c’était contre les convenances de leur époque, Lavinia s’approcha de Margaret pour la prendre dans ses bras et la bercer. Non pas pour calmer ces sanglots, car il fallait qu’elle pleure. Pleurer aider à évacuer ses sentiments, ce stress et cette peur accumulé depuis tant de jours. Egalement de la fatigue. Lavinia lui apportait de la douceur, une épaule sur laquelle pleurer et s’appuyer. Il fallait qu’elle sache que c’était finit. Elle n’était plus seule désormais.

« Vous n’avez plus à vous en faire seule. En arrivant jusqu’ici vous avez fait beaucoup déjà. On va prendre le relais. On va vous aider à retrouver votre Ymbryne et les enfants. Il y a déjà de fortes chances qu’ils soient restés ensemble et c’est de bon espoir. Ils ont peut-être également rejoint une nouvelle boucle comme vous. Mes collègues et moi allons contacter les autres ymbrynes. Plus on est au courant, plus on a de chance de les retrouver. Ça va aller maintenant. Le plus dur est passé. »

D’une voix et de gestes rassurants, Lavinia tentait de calmer et rassurer au mieux Margaret, lui laissant une fois de plus le temps dont elle avait besoin pour se calmer. D’ailleurs, elle ne lui posa pas d’autres questions. Comme connaître le nom de l’ymbryne, les enfants en questions, leurs particuliers et tout ce qui pourrait aider à mieux les identifier et retrouver ou même une question plus pour Margaret. Lavinia avait la sensation qu’elle n’était pas n’importe quel enfant particulier. Les particuliers entre eux ne s’appellent pas « mes particuliers ». Peut-être n’était-ce qu’une façon de parler, mais elle n’en était pas entièrement convaincue. Cependant, elle s’abstint. Il fallait y aller en douceur et la laisser respirer.
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Margaret Nebulosa

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MessageSujet: Re: Embrace another fall - Miss Cya & Peggy   Dim 18 Déc - 15:08


Embrace another fall
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 J'essaie d'être simple et précise alors que de grosses larmes roulent sur mes joues brûlantes, ma raison tentant de garder son calme alors que mon coeur, lui, se laisse aller enfin. Après trois jours d'angoisse, où je me suis imaginée le pire, où j'ai tourné en rond sans savoir ce qui leur était arrivé, et ce qui allait m'arriver à moi, j'ai enfin en face de moi quelqu'un à qui parler, quelqu'un qui peut me comprendre, et qui aura peut-être même des réponses à mes questions. Quelqu'un qui était comme moi, qui comprendrait mes craintes, qui partagerait mes pouvoirs... Mes parents n'auraient pas eu les réponses à mes questions, et n'auraient jamais pu me rassurer... ils n'auraient pas su. Alors qu'elle...peut-être. Elle et les autres vont pouvoir au moins me comprendre et m'épauler... Et pour ça il aura à peine fallu quelques minutes. Quelques minutes pour ouvrir une porte et me faire entrer dans cet univers qui m'est tellement étranger. Dans cette maison immense et vieillotte qui pourtant est chaleureuse. Quelques minutes pour m'écouter et m'envelopper de chaleur et de douceur, au sens propre comme au figuré.

Alors je suis là, à chialer comme une gamine, mes sanglots se redoublant alors que je sens sa main se poser sur ma joue dans une douce caresse, une caresse tendre et maternelle. Une caresse comme celle que je devrai donner aux particuliers dont j'aurais la charge, et aux miens, si je les retrouve un jour. Si... deux lettres et pourtant tellement de choses qui sont sous-entendues derrière... si... parce qu'il est possible que je ne les revoie jamais. Parce qu'il est possible que... non. Non stop Peggy. Stop. Maintenant tu es face à une ymbryne, dans une maison qui en abrite encore deux autres, et elles sont les mieux placées pour t'aider... Je croise son regard et j'ai un sourire timide quand je sens le mouchoir qu'elle pose entre mes mains. Un beau mouchoir en tissu, brodé, avec de la dentelle... J'ose même pas l'utiliser, de peur de le salir... Puis elle parle enfin. Ses paroles sont apaisantes, comme un baume sur une brûlure, comme une infusion alors qu'on est gelé. Je me sens rassurée en entendant que j'ai fait la bonne chose, que j'ai pris la bonne décision en voyant les voir. Et surtout, qu'il n'y a pas de honte à ce que je pleure, et que je me laisse aller ainsi. J'avais peur qu'on m'accuse d'être une enfant qui ne prend pas encore ses responsabilités, ou que leur disparition aurait pu être de ma faute...mais non. On m'accepte et on ne me juge pas. Tout ce qu'il me fallait. Tout ce que j'avais besoin d'entendre pour raviver la petite flamme qui était en train de s'éteindre à l'intérieur...

Je lui raconte mon histoire, aussi brièvement que possible, retenant mes sanglots tant bien que mal pour arriver au moins à me faire comprendre, puis je termine d'une voix étouffée, ma phrase flottant dans l'air sans avoir une vraie fin, un peu comme tous ces flocons entraînés par les bourrasques. Et avant que je réalise, la voilà qui s'approche de moi et ses bras qui me serre contre elle. Pendant une seconde, la première chose à laquelle je pense c'est qu'on m'avait toujours dit qu'à l'époque victorienne, les gens étaient froids et distants. Alors que j'ai la preuve que non. Et après, je ne pense même plus, je me contente de me blottir un peu plus contre elle. J'aurais jamais imaginé que ça puisse faire autant de bien et là... là j'ai l'impression que toute sa gentillesse irradie et me contamine, que je suis comme une gamine qui est rassurée par sa mère, malgré mes 22 ans... Mes doigts s'agrippent à tout ce tissu qui l'entoure, alors que je hoche lentement la tête, les yeux toujours clos.

Merci... merci... je...j'avais tellement peur, de ne plus les voir, et de me dire que j'étais toute seule. J'ai encore peur, pour eux et pour moi mais...mais maintenant j'ai retrouvé espoir, grâce à vous. S'ils...s'ils sont quelque part, je suis sûre que vous allez les retrouver... merci...merci infiniment... merci...

Je crois que jusqu'à ses paroles, j'ai jamais vraiment su ce que c'était de se sentir soulagée, mais maintenant c'est le cas. C'est comme un poids qu'on ôte de mes épaules.

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MessageSujet: Re: Embrace another fall - Miss Cya & Peggy   Mer 21 Déc - 16:45

Embrace another fall

- Everything will be Alright -

Merci... merci... je...j'avais tellement peur, de ne plus les voir, et de me dire que j'étais toute seule. J'ai encore peur, pour eux et pour moi mais...mais maintenant j'ai retrouvé espoir, grâce à vous. S'ils...s'ils sont quelque part, je suis sûre que vous allez les retrouver... merci...merci infiniment... merci...

« C’est normal et je vous en prie. Il ne faut jamais perdre espoir. »

Du moins, tant que l’on n’en sait pas davantage. Lavinia préférait ne pas préciser ce détail tant que Margaret serait dans cet état. Il fallait qu’elle se remette du choc, elle semblait trop fragile pour le moment. De la douceur était la bienvenue, puis il semblerait que ses collègues ne viendraient pas tout de suite. Un coup d’œil vers l’horloge du salon lui indiqua qu’elles ne devaient pas être loin pourtant, à moins qu’une nouvelle occupation imprévue leur soit tombée dessus. Elle allait devoir s’occuper et installer Margaret seule en espérant que cette insertion ne soit pas trop brusque ou froide, les autres Ymbrynes étaient loin d’être aussi maternelle qu’elle.

Lavinia berça Margaret autant qu’elle en eu besoin, réchauffant ces épaules avec ses mains, elle espérait que la jeune femme n’ait pas attrapé froid durant son pénible périple. Au bout de quelques minutes, elle relâcha son étreinte et essuya doucement les quelques larmes sur les joues rosies par le froid et la fatigue de pleurer.

« Allez, on se reprend doucement. Réchauffez-vous avec ce que vous préférez et quand vous vous sentirez prête, je vous mènerais à vos appartements. Vous avez sûrement besoin de repos avec ce que vous avez traversé. Est-ce que vous avez une préférence pour votre chambre ou une nécessité en rapport à votre particularité ? …. Une fenêtre peut-être ? »

Ce n’était peut-être pas très subtil, mais cela lui paraissait être la meilleure façon pour savoir, puis ici ils posaient souvent la question, enfin concernant la particularité, pas la fenêtre. Il était toujours bon de savoir à l’avance comme par exemple ne pas donner une chambre trop étroite et sans fenêtre à un particulier atteint de claustrophobie. Ils s’adaptaient, le manoir servait à ça aussi.
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Margaret Nebulosa

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MessageSujet: Re: Embrace another fall - Miss Cya & Peggy   Jeu 29 Déc - 22:21


Embrace another fall
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 C'est fou comme quelques petites choses peuvent tout changer, comme là. Un sourire, une tasse de thé et des cookies chauds, et surtout, ces mots magiques, ''Ca va aller''. C'est tout ce que j'attendais, tout ce que je voulais entendre depuis le moment où j'avais compris qu'il s'était passé quelque chose, et que je ne reverrais plus mes petits ni mon ymbryne. Tout ce qu'il me fallait après m'être rendue à l'évidence : j'étais seule. Terriblement seule même, car je ne pouvais pas retourner voir mes parents. Ils étaient des particuliers, comme moi, mais ne partageaient pas mon don et surtout, n'appartenaient à aucune boucle. Ils n'auraient jamais pu comprendre ce que j'étais en train de vivre, et surtout, ce que j'avais perdu... je n'avais pas le choix, j'avais donc dû me lancer dans l'inconnu, et trouver des personnes que je ne connaissais pas pour m'aider à résoudre un mystère dont je ne savais rien... Et j'ai bien fait. La douceur de Cya vaut autant que la robe chaude et propre qu'elle m'a ramenée, la nourriture et les boissons,et plus les minutes passent, plus je me détends. Et je hoche timidement la tête quand elle me dit avec un sourire, et me gardant toujours contre elle que je ne dois pas perdre espoir.

Merci... merci miss Cya... je ne sais pas ce que j'aurais fait sans vous... vraiment...

Ses mains frottent doucement mes épaules alors que je ferme les yeux, et que je sens son parfum, une odeur de savon, de rose et de lavande. Bizarrement, si j'avais dû associer une odeur à l'époque victorienne, ça aurait été ça. Lavande, rose, peut-être du citron aussi... Elle se recule enfin et ses mains si douces viennent essuyer les dernières larmes qui roulent sur mes joues rougies par le froid. Je hoche lentement la tête et garde sa main dans la mienne alors qu'elle me prodigue des conseils et une attention qui sont un mélange entre ceux d'une maman et d'une grande soeur.

Ca va aller, je vous remercie. Je vais prendre un gateau ou deux, finir mon thé et j'irai avec vous... C'est vrai que je ne serais pas contre l'idée de m'allonger... Le voyage en bus a été long et j'ai marché de longues heures pour arriver ici. Oh mais je...vous savez ce que c'est qu'un bus? Je... je ne veux pas paraître idiote ou insultante, c'est juste...c'est la première fois que je suis dans une autre boucle que la mienne, et celle d'où je viens était située à mon époque, dans les années 1970. Du coup je ne sais pas exactement ce que vous savez ou pas des...autres époques...

Cette constatation m'avait brusquement sauté aux yeux lorsque j'ai parlé du bus... qu'est-ce qu'ils savent de mon époque ici? Je sais qu'on peut voyager entre les boucles, j'en suis la preuve vivante, mais est-ce qu'ils sont tous allés voir ailleurs, au moins une fois? Est-ce qu'ils ont tous vu de quoi serait fait leur futur? Que les gens se déplacent en voiture? Qu'il y a l'électricité, la radio, le téléphone et la télé? Que la médecine soigne tellement plus de choses? Qu'il y a des films maintenant, des feuilletons à la radio? Je ne saurais pas par où commencer, vu le nombre de choses qui changent entre mon époque et la leur, le nombre d'inventions qui n'existent pas et qu'ils n'arriveraient même pas imaginer, même dans leurs rêves les plus fous ou dans les idées les plus farfelues de leurs romanciers...

Et pour la chambre ne vous en faites pas. Je... je n'ai pas besoin de quoi que ce soit de spécial à part un lit et des couvertures. Je... je suis une ymbryne, enfin une apprentie. Je n'ai découvert mes pouvoirs que récemment et j'ai encore beaucoup à apprendre...

Je ne suis pas sûre de lui avoir dit quel était mon don alors dans le doute... J'ai un léger sourire.

Je peux me changer en chouette lapone... D'après ma famille, ma grand mère était une ymbryne et le don a sauté une génération avant d'atterrir sur moi. Du coup...c'est pour ça que mes parents m'ont envoyé dans ma boucle, personne autour de moi ne pouvait m'apprendre à devenir une ymbryne... La métamorphose en oiseau ne me pose pas de souci, mais pour l'instant je n'arrive pas encore à jouer avec le temps. On commençait tout juste à voir ça dans...mon ancienne boucle quand elle a disparue...

Je baisse les yeux et termine ma tasse de thé, sentant le liquide brûlant se répandre dans tout mon corps, et croque rapidement dans un biscuit délicieux, l'avalant rapidement pour ne pas paraître goinfre ou impolie.

Est-ce que vous sauriez m'apprendre vous? Si...enfin si je reste ici?

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MessageSujet: Re: Embrace another fall - Miss Cya & Peggy   Ven 30 Déc - 17:02

Embrace another fall

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Lavinia relâche son étreinte sécurisante, contente de voir Margaret s’apaiser calmement et se réchauffer au pied du feu avec des cookies et du thé. Elle resta à ses côtés, écoutant son récit et ne peut s’empêcher de laisser échapper un furtif rire lorsqu’elle lui demande si elle sait ce qu’est un bus. Si elle se souvenait ce que lui avait dit Aloysius, il s’agissait d’un très long mode de transport métallique qui permettait d’emmener plusieurs personnes en même temps. Bien pratique, car si ça avait été avec des chevaux, ces derniers auraient été épuisé au bout de quelques mètres.

« J’en sais suffisamment pour savoir ce qu’est un bus, ne vous en faites pas. Nous avons plusieurs syndrigastis voyageurs qui vont de boucle en boucle et nous conte les évolutions et les diverses découvertes qu’ils ont fait. »

Et pour la chambre ne vous en faites pas. Je... je n'ai pas besoin de quoi que ce soit de spécial à part un lit et des couvertures. Je... je suis une ymbryne, enfin une apprentie. Je n'ai découvert mes pouvoirs que récemment et j'ai encore beaucoup à apprendre...

Voilà. Elle avait vu juste. Sa déduction et son intuition ne l’avaient pas trompé. Malgré ça, elle ne souhaitait pas une fenêtre ? Ce serait quand même préférable, elle ne voyait aucun oiseau tenir très longtemps dans une pièce fermée et sans fenêtre.

Je peux me changer en chouette lapone... D'après ma famille, ma grand mère était une ymbryne et le don a sauté une génération avant d'atterrir sur moi. Du coup...c'est pour ça que mes parents m'ont envoyé dans ma boucle, personne autour de moi ne pouvait m'apprendre à devenir une ymbryne... La métamorphose en oiseau ne me pose pas de souci, mais pour l'instant je n'arrive pas encore à jouer avec le temps. On commençait tout juste à voir ça dans...mon ancienne boucle quand elle a disparue...  Est-ce que vous sauriez m'apprendre vous? Si...enfin si je reste ici?

Lavinia ne fut pas le moins du monde surprise sur son don. Le sien avait lui-même sauté plusieurs générations au point que ça en était devenue une légende jusqu’à qu’elle arrive. A l’écoute de la question, l’ymbryne esquissa un large sourire.

« Bien sûr. On t’apprendra, mes collègues et moi. Il faudra bien occuper intelligemment l’attente. Puis ne t’en fais pas pour le contrôle du temps. Il y’a beaucoup de théorie et énormément de pratique avant de jouer avec le temps. D’ailleurs, un petit conseil… » Liv se pencha vers Margaret pour murmurer. « N’utilise pas le mot jouer et temps dans une même phrase lorsque tu seras en présence de Miss Umbretta. Elle est très à cheval sur les règles et a peu d’humour, elle pourrait te prendre au mot. Mais à part ça, tu n’as pas à t’en faire. » finit-elle par dire en se relevant, prête à bientôt quitter le salon pour installer Margaret dans sa nouvelle chambre. « J’espère que malgré tout, tu te plairas parmi nous. Tu veux aller voir ta chambre ? Je pense que celle du deuxième étage donnant sur le jardin arrière pourrait éventuellement te plaire. »

Sur ce et dès que Margaret fut prête, Lavinia l’aida à porter ses affaires et elles montèrent à l’étage. Tout en marchant, Lavinia lui présenta les pièces qu’elles dépassaient même si elle ajouta bien vite qu’après du repos, elle lui ferrait une visite guidée en compagnie des plus jeunes. La présence des enfants était toujours appréciée par les ymbrynes. Elle comptait sur eux pour qu’ils l’intègrent correctement avec leur amour innocent. Arrivés face à la bonne porte, Lavinia posa les bagages de Margaret par terre, ouvrit la porte et invita Margaret à découvrir sa chambre.
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MessageSujet: Re: Embrace another fall - Miss Cya & Peggy   Mar 3 Jan - 23:12


Embrace another fall
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 Petit à petit, seconde après seconde, les gros nuages noirs qui obscurcissaient mon ciel se dissipent, et bientôt quelques rayons de soleil viennent même le traverser timidement. De l'espoir... Il y a de l'espoir. Ce n'est pas certain, je ne sais pas si je retrouverais les pensionnaires de mon ancienne boucle mais...au moins on va m'aider. Et la gentillesse et la douceur de l'ymbryne en face de moi y est pour beaucoup. Il aura suffi de pas grand chose, au final, pour rassurer une âme perdue et paniquée, et pour lui faire comprendre qu'elle a aussi sa place ici, que cet endroit peut aussi être un chez elle...

Pourtant à peine arrivée et un premier problème se pose, alors que je tente maladroitement de lui expliquer comment je suis arrivée ici : le changement d'époque. Je suis déjà en train de paniquer à l'idée de devoir expliquer tellement de choses qui théoriquement n'ont pas cours ici, alors qu'ils font tellement partie de notre vie courante, à mon époque! Je cherche déjà comment lui apprendre la télé et les voitures, l'essence et le moteur à explosion quand son sourire malicieux me rassure et ôte le poids de tout ce fatras compliqué sur lequel mettre les mots de mes épaules qui tremblent encore un peu. Je hoche doucement la tête, souriant légèrement alors que mes joues s'assèchent petit à petit.

Tant mieux. Ce n'est pas que...comment dire, je n'aurais pas eu envie de vous expliquer, juste...je crains surtout de vraiment pas être en état ce soir... Demain ça aurait été avec plaisir mais là c'est...juste trop me demander. Je pense même que mon cerveau doit être encore un peu congelé...

Je bois une nouvelle gorgée de thé et soupire, reposant la tasse dans un tintement délicat sur la soucoupe décorée de roses. Le liquide chaud s'infiltre en moi et c'est comme s'il remplissait chaque parcelle de mon corps à moitié réchauffé. Ca en est presque désagréable, de retrouver ses sensations dans les doigts et surtout les orteils, la brûlure du sang chaud qui circule enfin et le fourmillement qui remonte jusqu'aux genoux et aux épaules. Je plie et déplie lentement les doigts, les frottant les uns contre les autres pendant que je l'écoute me rassurer, encore et toujours. Est-ce qu'elle a vu dans mes yeux à quel point j'en ai besoin? Et à quel point je suis perdue? Sans doute car ses mots sont autant de caresses à mon âme blessée et inquiète, et réchauffent mon coeur pendant que le feu s'occupe de mon corps... Je glisse une mèche de cheveux derrière mon oreille avant de lui rendre son sourire. Elle est le genre de personne qui quand elle sourit oblige la personne en face à sourire aussi. Sa douceur et sa bonne humeur ont l'air tellement contagieuses qu'on ne peut pas faire autrement.

C'est...c'est vraiment gentil. Merci encore... Et puis...après tout c'est pas comme si... comme si on n'avait pas le temps ici... que j'apprenne tout ça...

Puis un léger rire s'échappe de mes lèvres quand elle commence à me parler des autres ymbrynes, les autres gardiennes du chateau que je vais bientôt croiser. Mon premier rire depuis que je suis partie, même si c'est qu'une ébauche de rire, une ébauche, mais ça fait du bien.

Je note miss Cya. Ne pas dire ''Jouer avec le temps'' quand miss Umbretta est dans les parages, c'est enregistré!

Et je me dis que ça ne va être que la première chose à retenir d'une longue liste. Les prénoms des petits, leurs particularités, les ymbrynes et leur caractère, le fonctionnement de la maison...les règles et les usages de cette époque qui est si loin de moi... Tout ça... tout ça je vais devoir l'apprendre et le retenir pour me fondre parmi eux, me faire accepter, et trouver ma place. Et intérieurement je me dis que je devrais mettre la main sur un carnet, pour ne rien oublier... Je la suis du regard alors qu'elle se lève, sa jupe faisant un doux bruit de froufrou et je me lève aussi, grimaçant quand le sang se remet à circuler dans tout le bas de mon corps, alors que mes muscles sont encore agités de frissons. Je l'écoute me parler de la chambre et hoche la tête. Ca me rappelle la maison de mes parents, où ma chambre donnait sur l'immense jardin rempli de buissons, d'arbres et de fleurs, où toute la tribu allait jouer, se cacher, lire et un million d'autres choses pendant mon enfance.

Ca a l'air parfait, c'est vraiment gentil...

Mes pieds nus s'enfoncent dans le tapis épais du salon, et l'ymbryne attrapant une de mes valises sans me laisser le temps de protester, alors je prends l'autre et la suis docilement dans les couloirs aux murs couverts de tapisseries à fleurs où de lambris de bois, aux lampes et aux vieilles photos sur les murs. Tout ça est tellement irréel, tellement lointain par rapport à ce que j'ai connu...et pourtant c'est là que je vais vivre, au moins pour un temps. On gravit l'escalier qui grince légèrement, alors que mon regard se promène toujours tout autour de moi. Elle me parle ensuite de cette maison, qu'elle pourra me faire visiter demain, une fois que je serais reposée, et de ses protégés qu'elle va me présenter. Je suis curieuse à l'avance, me demandant déjà quels seront leurs pouvoirs, et qu'est ce qu'ils pourront faire. Si certains auront les mêmes capacités que ceux que j'ai perdus... Perdue dans mes pensées je manque de lui foncer dedans alors qu'elle s'est arrêtée pour ouvrir une porte. D'un geste gracieux de la main elle me fait signe d'entrer et j'hésite avant de franchir le seuil. Une seule lampe est allumée mais ça suffit pour que je me fasse une idée de ce qui sera mon royaume à présent. Une pièce assez grande aux murs lambrissés de blanc sur la partie inférieure, et au-dessus du papier peint bleu et vert représentant des iris. Il y a un grand lit double en fer et deux fenêtres cachées derrière des rideaux de dentelle. Une commode en bois blanc, et un chevet près du lit surmonté d'une lampe en verre coloré. Un bureau sous une des fenêtres, avec une chaise. Pendant quelques secondes je me revois chez ma tante Sissy, quand on partait tous en vacances là bas, dans sa vieille baraque dont la décoration n'avait pas bougé depuis le règle de la reine Victoria. Ma soeur et moi on dormait dans un lit comme ça... mais c'est fini à présent. Je pose ma valise sur le bureau vide et me tourne vers ma sauveuse qui est toujours sur le pas de la porte, me scrutant d'un air inquiet. Je lui souris, tentant de lui cacher que le coin de mes yeux redevient humide avant de lui lancer un grand sourire.

La chambre et parfaite, vraiment. Je vais être bien ici, je vous assure. Merci encore, vraiment...du fond du coeur. Vous n'avez pas idée à quel point j'étais paniquée et à quel point vous m'avez rassurée... Vous êtes mon héroïne!

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MessageSujet: Re: Embrace another fall - Miss Cya & Peggy   Mer 4 Jan - 16:37

Embrace another fall

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« C’est la moindre des choses. »

Et la seule chose que Lavinia pouvait lui apporter pour l’instant. Elle aurait bien voulu lui donner plus. Mieux la rassurer et la réconforter. Lui donner des informations sur son Ymbryne et ses particuliers, pouvoir lui donner des certitudes et non pas des peut-être. L’espoir faisait vivre, mais il était surtout douloureux, lorsqu’on fil du temps, les chances de survie ou de retrouvailles sont moindres. Bien entendu, ils n’en étaient pas encore là et ils ferraient tout ce qui était en leur pouvoir pour trouver le moindre indice concernant leur santé et un possible refuge. Alors qu’elle y songe, l’Ymbryne garde toujours un regard bienveillant sur Margaret qui découvre sa chambre. Elle espère qu’elle lui conviendra. Ce n’est pas grand-chose et assez modeste, mais généralement on s’y sentait bien et c’était plus chaleureux que le froid extérieur. De toute façon, Margaret pourrait très bien aménager cette pièce à son goût si cette dernière ne lui convenait pas.

La chambre et parfaite, vraiment. Je vais être bien ici, je vous assure. Merci encore, vraiment...du fond du coeur. Vous n'avez pas idée à quel point j'étais paniquée et à quel point vous m'avez rassurée... Vous êtes mon héroïne!

« N’importe lequel d’entre nous serait venu à ton secours, Margaret. » Un adorable sourire s’accompagne d’une légère roseur sur ses joues. « Merci. Et maintenant, repose-toi, mais tu es libre comme l’air ici. Si tu désires plutôt visiter le Refuge après, n’hésites pas. Fais comme chez toi, puisque c’est désormais le cas. Je serais dans le salon si tu as besoin de quoique ce soit. » Main sur la poignée de la porte, Liv ajoute quelques mots avant de laisser la jeune apprentie seule. « Sur ce, bienvenue à la maison Margaret. »

Avant que Lavinia retourne vaquer à ses occupations, elle doit retrouver ses collègues Ymbrynes pour lui faire peur de la nouvelle arrivante et de ce qui lui est arrivé. Depuis le temps, les enfants ont certainement dû les retrouver, mais sûrement que ces dernières accomplissent une tâche qui les ont empêché de venir au salon. Bien, elle allait donc jouer les messagères et informer de la situation tandis que le temps continue son cours.
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