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 « Another everyday face with no name » ❧ GALAHAD

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Galahad L. Ednyfed

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- Imitateur excentrique -
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❧ Boucle Temporelle : Grondements infernaux qui déchirent les cieux, l'apocalypse journalière de quarante-et-un.
❧ Particularité : Échine capricieuse qui prend le code soufflé, carcasse qui copie et imite l'être effleuré. Il s'implante jusque dans l'esprit qui s'efface, fardeau que de ne jamais être soi.
❧ Occupations : Projectionniste, pour le plaisir des regards avides de curiosités. Voyeur et récolteur d'informations qui se joue de ses habits de chair. La médecine et l'anatomie n'ont également plus aucun secret, avenir brillant dérobé.
❧ Miroir :
❧ Missives : 664
❧ Yeux de verre : 184
❧ Crédits : kidd (ava) / DΛNDELION (gifs)


MessageSujet: « Another everyday face with no name » ❧ GALAHAD   Sam 3 Déc - 0:54

Galahad Llew Ednyfed

- Le jeu des apparences -

❧ Nom : Ednyfed, un patronyme qui signifierait "oiseau hardi", redouté, désignant la terrible malédiction qui l'accompagne. ❧ Prénom : Galahad Llew. Le premier désignant le faucon en bataille, ironie que de sombrer dans les volatiles. ❧ Surnom(s) : Gal, raccourcit et rebondissant à l'oreille, beaucoup plus employé que le désignant d'origine. Il y en a d'autres des noms, s'infiltrant au même titre que les faciès. ❧ Age : Douce ironie, carcasse figée quelques jours à peine avant la trentaine ronde qui sonne délicieusement, jamais elle ne sera franchie, bien que nonante-cinq ans se soient écoulés amèrement. ❧ Lieu et date de naissance : Légendes et fantasmagories, Pays de Galles oublié et peu foulés, peu connu au profit d'une Angleterre chaotique, un beau matin de printemps, 28 Mars 1922. ❧ Boucle Temporelle  : Grondements infernaux qui déchirent les cieux chaque soir, l'apocalypse journalière de quarante-et-un, dix ans précisément avant les derniers pas dans le monde extérieur qui ne sera plus jamais effleuré. ❧ Localisation actuelle  : Précieux grenier dans les combles du quartier des portes, antre rassurante perdue au beau milieu de la capitale londonienne de quarante-et-un. ❧ Occupation : Projectionniste, pour le plaisir des regards avides de curiosités. Voyeur et récolteur d'informations qui se joue de ses habits de chair. La médecine et l'anatomie n'ont également plus aucun secret, pratiquée dans une moindre mesure. Le problème reste la versatilité, individu qui s'adapte en fonction de ses lubies du moment. ❧ Statut civil : Âme asexuelle répugnée par la chair. Palpitant empêtré dans les fils d'une valseuse, bien que la question demeure: qui voudrait d'un être qui devient soi-même ?  ❧ Je ressemble à : Brendon Urie
❧ Particularité  : Copie & imitation Échine capricieuse qui prend le code soufflé, carcasse qui copie et imite l'être effleuré, devient parfait double et jumeau jusque dans les moindre détails. Change-forme qui se joue des habits de peaux. Les particularités physiques sont empruntées de manière illusoire lorsqu'elles font partie d'un tout et d'une globalité, bien que défectueuses. Un œil en plus sera aveugle, une bouche supplémentaire ne pourra manger, une peau de roche ne sera qu'ongle fragile.
❧ Talon d’Achille  : Perdition, terrible prix à payer que de porter la malédiction. Être qui se noie dans la copie, le jeu des carnes, absorbe le mental, les manies et le caractère. Le "moi" devient inconnu, un être de base flou qui s'est perdu au fil du temps. Terrible effet secondaire qui reste gravé comme un résidu amer parfois durant des heures après l'imitation. Avoir une échine capricieuse est le second prix, ne jamais pouvoir effleurer sans devenir, affronter l'autre avec sa propre silhouette.
----------------------
❧ Ce que je pense des autres Syndrigastis : Fascination, particularités diverses qui sont souvent analysées, décortiquées, étudiées dans l'ombre, jalousant celles qui émerveillent les regards, n'ont pas de contraintes. Êtres fantastiques et pourvus d'une étrange magie, d'un gène bien mystérieux, mais aussi et surtout comparses souvent effrayés par la versatilité de mon être. Curiosités dont je fais incontestablement partie avec une place de choix.
❧ Ce que je pense des Ymbrynes : Mystère et élégance, matriarches prestigieuses avec un peu trop de secrets. Précieuses qui nous  couvrent de leurs ailes bienveillantes, centre de nos boucles, piliers indispensables et protecteurs, bien que parfois serres crochues de notre malédiction à tous. Copie évitée au possible, n'ayant été faite qu'une seule et unique fois, peinant à supporter le poids dont elle semble être affublées.
❧ Ce que je pense des Humains : Envie. Normalité d'une vie inaccessible, coupée au vol depuis longtemps. Pas plus dangereux que les êtres que nous sommes, réagissant parfois mal à l'inconnu, à ce qu'ils ne peuvent nommer ou comprendre avec des explications rationnelles. Rêve secret de les retrouver, être arraché à la malédiction, épouser une banalité oubliée.  
Mes petits Secrets
Précieuse caméra à l'objectif avisé, la 8mm est conservée jalousement et avec soin, parfois troquée pour quelques appareils photos. Procédé argentique connu et maîtrisé par cœur, capable de disparaître des heures dans l'obscurité d'une chambre noire et à l'odeur âcre des chimies. Tabac. Addiction délétère qui perdure, cigarette étant l'accessoire indispensable lorsqu'elle n'est pas remplacée par une pipe. Les doigts sont passés experts dans le vol de tabac. Carnets sous le plancher qui recueillent les traits empruntés, allant du simple nom, au croquis, à la photographie jusqu'à la mèche de cheveux. Albums de faciès dérobés Mèches d'ébènes souvent jalousées, apposées sur le visage d'origine, elles sont entretenues avec soin, bien que l'apparence ne soit que superflue, enveloppe et coquille, rien de plus. Voyages oubliés depuis longtemps, par crainte d'effleurer les échines et de déclencher des émeutes de par un changement, mais la curiosité demeure, insatiable. Fascination pour l'anatomie, avenir d'un presque médecin qui n'aura jamais son véritable diplôme bien que le tout est connu sur le bout des ongles, profession oubliée pour le front, bien qu'infirmier dans l'ombre de son patriarche. Pratiquer des soins est devenu complexe. Dégoût des carnes, carcasses répugnantes, un véritable paradoxe. Avoir enfilé trop de costumes de chair, en tressaillir, éviter le contact au possible. Doigts qui ne supportent guère l'enfermement, ils sont au possible laissés à l'air libre, bien qu'une paire de gants de cuir est toujours à portée dans une poche pour les urgences. Costumes qui s’amoncellent malgré la pénurie de vêtements, ils sont de tous âges, toutes tailles et de sexes différents, garde-robe fournie lorsque l'emprunt doit être le plus crédible possible. Étrangement, les chaussettes sont les seules à être capricieuses, incapables d'être portées en jumelles. Malédiction des Ednyfed dont je ne suis guère le seul, grand-père lui aussi piégé dans une boucle, tout comme une sœur, pourtant en partie épargnée. Fouineur et voyeurisme. Les bruits de couloirs sont répertoriés, particularité alliée lorsque la pêche aux informations est de mise. Curieux qui récolte, intrusif, dossiers qui sont dissimulés jalousement sous les lattes du plancher, accompagnés de films et photographies. Légère tendance à l'accumulation, chambre devenue antre répertoriant nombre de choses, devenue d'avantage grenier personnel perdu dans les combles. 
Mentalité
Versatilité. Mélanges hétérogènes qui défilent en fonction des faciès, caprices de la carne qui influence la marche à suivre, les goûts, les comportements, lubies d’un instant empruntée à l’original dérobé, reste comme un écho quelques instants et même heures après que l’échine soit redevenue elle-même. L’original s’efface, se perds dans les flots incessant qui défile, doux fardeau de l’existence, de n’être qu’un nœud impossible à démêler, imperceptible, où le vrai se perd dans les artifices. La chose est souvent confondue avec la folie, schizophrénie étant un mot gravé dans ma carne depuis déjà longtemps avec amertume, ne supportant pas que la faiblesse soit exposée, moquée, pointé du doigts. Pourtant souffrir en silence, plainte muette gardée derrière les excentricités, voir le tout comme une épée de Damoclès, malédiction qui paie le prix des erreurs passées.  

Pourtant un semblant de trame reste, en dehors de la torture constante et tue, refont surface lorsque l’épiderme reste à distance de tout autre code insufflé. Besoin constant de chercher le côté rationnel de toute chose, de démonter, de décortiquer, d'analyser, curiosité sans fond qui nargue chaque jour. Soif d’apprendre et d’épier pour connaître, ne pas savoir est une chose terriblement frustrante. Patience innée qui aide à assimiler, m’attarder sur un sujet, plonger dans les pages d’un ouvrages. Imagination sens frontière qui se laisse bien trop souvent emporter par ses caprices, créant mon propre monde, silhouette solitaire qui évite les contacts au possible, esquivé bien souvent par les congénères qui ne savent plus quel être ils ont en face, bien qu’adorer la compagnie et avoir ce besoin constant d’être en contact, d’esquisser un sourire avec un optimisme qui se contente d’apprécier les petites choses. Successibilité qui s’infiltre de temps à autre, moue boudeuse qui nargue parfois l’interlocuteur, capable de prendre la mouche au vol pour la renvoyer subtilement. Don inné pour endosser les rôles, jouer de tout mon être, le rendre illusoire, le réinventer. Devenir un individu permet de mieux comprendre autrui, leurs tourments, empathie qui se glisse, bien que les souvenirs restes inaccessibles, oreille qui sait accepter les confidences. Indéniablement drôle d’oiseau qui se laisse porter par ses excentricités tout en restant rongé par la crainte de perdre pied.

- Qui se cache derrière ce merveilleux personnage -

Je m'appelle Mad Hattress, j'ai 23 ans , je suis votre pire cauchemar et je viens de cet endroit. J'ai trouvé le forum via un neurone défectueux et je le trouve minable, nul, pourri. Pour finir, je dirai : Boustrophédon.


Dernière édition par Galahad L. Ednyfed le Lun 10 Juil - 23:05, édité 19 fois
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Galahad L. Ednyfed

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MessageSujet: Re: « Another everyday face with no name » ❧ GALAHAD   Sam 3 Déc - 0:54

Mon Histoire

- Être soi-même n'est pas une mince à faire dans tous ce bordel -

Faciès qui s’enchainent, apparences factices et falsifiées, vies empruntées, qui s’entrechoquent, se confondent durant plusieurs heures, cependant l’histoire d’origine reste la même, souvenirs encrés qui ne changeront pas, uniques, histoire linéaire et propre, heureusement limitant l’ambiguïté. Cas bien assez complexe que pour en rajouter une couche supplémentaire. Ednyfed. Patronyme provenant de la lignée paternelle, brefs histoires en partie éludées, particularité tue par une grand-mère terrifiée, un nom qui reste flou, dont on ne sait pas grand chose et peu importe. Ils ont probablement vécu la malédiction encrée dans les gènes, tous autant qu’ils sont.

Famille heureuse et aimante, unique fils perdu dans une fratrie de quatre sœurs, prince cadet de la demeure transpirant d’une certaine opulence, fortune d’un médecin bon et réputé. Voilà ce que j’étais, l’enfant qu’on attendait plus, l’héritier mâle qui devait prendre la suite avec fierté, surprotégé, sourire aux lèvre, cheveux ébouriffés par les grands doigts protecteurs et parfois jalousés par les ainées aimantes. Le nom de syndrigasti nous était inconnu, ignorance floue et naïve, deux d’entre nous l’étions pourtant, malédiction qui attendit bien longtemps avant de se manifester. Le pays de Galles fut rapidement oublié, délaissé au profit d’une Angleterre et d’une Londres fructueuse. Brillant avenir. Voilà le destin qui aurait dut être, chanceux de pouvoir suivre la route des études, marcher sur les traces d’un géniteur, fièrement, fasciné dès les premiers pas par ce cabinet de docteur, par la chambre noire et les pellicules qui en sortirent comme passe-temps, bien que favorisant les images en mouvement et magiques du cinéma. Garçon unique qui se rattachait au seul homme de la demeure avec fascination, petite terreur fouineuse qui acceptait pourtant son éducation stricte, grandissant, devenant jeune homme assidu et appliqué. Futur bercé d’idéaux, rêves de vie fructueuse, de réussite, d’une donzelle aimante, d’enfants joufflus déambulant dans les couloirs.

Pure théorie fantasque, projection idéale dans un monde parfait. Or, il ne l’était pas. Fléau de la destruction qui grandissait, ombre s'abattant sur Londres chaque nuit dans un vacarme sans fin, le monstre destructeur de la guerre, du blitz. Les horreurs et les tremblements qui éventraient les murs. J’étais déjà loin. Pieds gelés dans la boue, arme dans les doigts, affrontant l’ennemi et la menace. Pourtant d'abord infirmier sur le front, suivant le patriarche, l’assistant pour soigner les blessés dans les tranchées, gamin paniqué et au brassard blanc orné d’une croix rouge qui avait eu le privilège de pouvoir rester à distance raisonnable de l’horreur. Jusqu’au jour où les ordres arrivèrent avec effroi, m’arrachant pour d’autres tranchées, boyaux infernaux où je ne serait que chaire à canon. Le début de la fin, profitant d’une dernière étreinte d’un patriarche aimant craignant pour sa précieuse progéniture. Il ne revint jamais.

Le froid, la crasse, la maladie, la vermine, les morts, enjambant parfois les corps d'amis, de frères d'armes, le regard vitreux. Les détonations sont encore connues par cœur, écho de celles de la boucle temporelle, le sifflement des obus avant qu'ils ne percutent le sol, les cris de l’horreur, le sang qui se mêle à la boue. Mon cauchemar quotidien, le déversement de l'enfer terrestre, l'apocalypse que rien ne semblait pouvoir arrêter. La bravoure n’avait jamais fait véritablement partie de mon vocabulaire, tout comme l’héroïsme, juste un môme qui se contentait de survivre, qui suivait les ordres en courbant l’échine, fantôme qui enclenchait les détonations pour sa survie. Sort tragique évité de peu, j’aurai pu finir comme la plupart du régiment, blafards et étendus au sol, visage dans la boue, voir amputé d'un membre, mettre un terme à toute cette mascarade. Peut-être qu’il aurait valu mieux trouver le cran de le faire, user des connaissances en médecine, si ça aurait pu éviter le retour de karma, vengeance du destin qui commencerait bientôt à s’acharner sur mon échine, prix des âmes arrachées à leurs corps par mon canon.

La malédiction s’immisça, en douceur, tel un serpent venimeux guettant le moment idéal, longue agonie. Paradoxalement, elle marqua ma libération, la fin du tourment. Effets secondaires. Mental qui ne suivait plus, phrases de mes comparses répétées inconsciemment, prenant leurs intonations, imitant leurs manies et attitudes, allant même jusqu’à adopter leurs voix. Rapidement pris pour un soldat qui craquait sous la pression, incapable de tenir des propos corrects, incapable de rester lucide, considéré de plus en plus comme un individu capable de péter les plombs, de faire exploser une grenade au beau milieu d'une tranchée, un danger potentiel à évacuer, une bombe à retardement.

Fantôme qui fut donc rendu aux siens, ne cherchant pas tout de suite à comprendre les raisons, ne parvenant pas à percevoir les changements, les crises, mises sur le compte du nombre d'horreurs vues, retrouvant mes proches, accueillit comme le messie. Spectre qui ne reconnaissait plus rien du monde extérieur, avait perdu ses marques et ses habitudes, engloutissant la nourriture comme si quelqu'un allait la dérober, dormant avec ses chaussures pour qu'elles ne disparaissent pas durant le sommeil, continuait d'errer longtemps la nuit sans jamais trouver le repos. Notre maison de campagne, normalement doux foyer protecteur et loin du carnage, antre chaleureuse, devenait un endroit lourd et pesant, regards accusateur de mes sœurs délaissées par leur amants et maris, pourtant inquiètes, devenant mon quotidien. Le temps filait, coulant à travers les aiguilles, rien ne redevenait comme avant, étrangetés de mon attitude continuant, empruntant des comportements qui n'étaient pas les miens.

Schizophrénie. Il raisonnait amèrement, enserrait la gorge, sentence monstrueuse. Ce fut le mot dégueulé par les lèvres du médecin de campagne. Individu instable, psychotique, en proie à des hallucinations, perdant le fil de la réalité, forcé de vivre avec une compagnie constante, menace d’un asile et des horreurs qui en découlaient planant au dessus de la carcasse. Des foutaises idiotes, juste une particularité qui peinait à venir, à s’encrer une bonne fois pour toute. Gamin terrifié et suppliant, voyant ses rêves de vie anéanti.

La capitale fut regagnée en 1945, horreurs envolées malgré les souvenirs gravés encore dans les carnes. Mon antre devint la demeure de la plus jeune des ainées, fraîchement mariée à son amant revenu du front saint et sauf. Ils donnèrent naissance à une fille aux boucles brunes et aux yeux ronds, nièce aimée comme ma propre fille, devenu presque une figure paternelle malgré les folies, beaucoup plus présent que son géniteur qui travaillait trop. Existence au final pas si terrible, routine qui s’installa durant six années, pourtant entachée par le drame, la bombe qui devait s’enclencher.  

C'est durant un après-midi de printemps que cette particularité, la vraie, le gène redouté, se manifesta, corps imitant l'enfant alors que nous étions seuls, rétrécissant, se contractant, arborant le même visage juvénile que la gamine toute aussi effrayée que moi. Obscure magie. Fou. Le mot n’avait jamais été aussi vrai, maladie passée à un stade supérieur, hallucinations terribles. Les traits d’origines furent retrouvés rapidement, contrairement au comportement adulte et équilibré qui perdura. Sanglots de mioche qui se roulait au sol, incapable de fournir des explications rationnelles de sa voix grave, incapable de rassurer la gamine qui hurlait désormais contre sa mère apeurée, entrainée dans le délire d’un oncle instable qui risquait de l’aliéner à son tour. Ce fut trop.

Peur au ventre, remontant les entrailles de façon nauséeuse, valise chargées de souvenirs, m’y accrochant comme aux maigres espoirs de cette existence dérobée, oubliant au possible les abominations vers lesquelles cette voiture allait rouler. La crise de trop, voilà ce que ça avait été, poussé par ordre du médecin, soi disant devenu ingérable. Lobotomie et autres horreur me pendant au nez, étudié par cœur, terrorisé par ce qui planait au dessus de ma tête. Inhumanité. En réalité monstre de foire qui découvrait sa nouvelle échine capricieuse, son épidermes attiré par les formes étrangères et le jeu des costumes de chairs.

Le véhicule ne rejoint pourtant jamais la destination d’origine, itinéraire falsifié, individu au volant persuadé que je n'avais en réalité rien d'un aliéné, que je n'étais qu'un Syndrigasti encore peu à l'aise avec sa particularité. Les mots furent incompris, m’échappèrent. Jusqu’à être entrainé dans ce passé, ce 1941, frissonnant de devoir revivre l’horreur quotidienne, mais au milieu d’un havre salvateur. Les combles devinrent antre délicieuse, la malédiction continua son emprise, finit par devenir partie intégrante de mon être.


Dernière édition par Galahad L. Ednyfed le Ven 28 Juil - 13:48, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: « Another everyday face with no name » ❧ GALAHAD   Sam 3 Déc - 0:58

 fire  fangirl bed bed bed bed bed bed bed bed bed bed bed bed bed bed bed
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MessageSujet: Re: « Another everyday face with no name » ❧ GALAHAD   Sam 3 Déc - 8:54

Olalala, tu nous as perdu Romy là lol

Bienvenue Galahad!

On dirait que les rangs des hommes commencent à bien se remplir en 41 yy Super particularité soit dit en passant, toujours utile si on veut se faufiler chez l'ennemi (et non dans la chambre de quelqu'un en se faisant passer pour quelqu'un d'autre mdr )

Edit: *viens de lire la partie DC* .... ESPECE DE CACHOTIEEEEEEEEEEEER!!!! *secoue l'oiseau dissimulé sous ces traits*
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MessageSujet: Re: « Another everyday face with no name » ❧ GALAHAD   Sam 3 Déc - 9:42

Rebienvenue et bon courage pour la fiche ! :)
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MessageSujet: Re: « Another everyday face with no name » ❧ GALAHAD   Sam 3 Déc - 10:31

fangirl fangirl fangirl bed bed bed bed bed invit invit hugh2 hugh2
(même réaction que Romy)
OH MON DIEU
Mais je croyais que tu étais un être fort qui ne craquerait pas au DC mmh que tu es faible ! yy
Re-bienvenue donut et courage pour ta fiche smile
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Clarence F. Bannerman

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- Garde tout le monde à l'oeil -
❧ Boucle Temporelle : 22 mars 1941, retourné à une Guerre qu'il crut avoir un jour classé dans son passé.
❧ Particularité : Les paumes de ses mains se sont un jour courbées de deux yeux supplémentaires. Deux paupières qu'il condamne depuis à l'obscurité.
❧ Occupations : Curiosité ou intentions cachées, il remplit les pages de ses dossiers aux couvertures criblées des noms des syndrigastis qu'il rencontre.
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❧ Missives : 424
❧ Yeux de verre : 91
❧ Crédits : © Mad Hattress | Ananas de mes nuits et de mes jours


MessageSujet: Re: « Another everyday face with no name » ❧ GALAHAD   Sam 3 Déc - 11:37

Canonissime !
Vraiment, tu envoies du pâté. J'adore la particularité !
T'as bien faire de craquer. What a Face



TROUBLED PLAYER - “A desk is a dangerous place from which to view the world.” John Le Carré.
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Galahad L. Ednyfed

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MessageSujet: Re: « Another everyday face with no name » ❧ GALAHAD   Sam 3 Déc - 12:02

Romy pervv pervv pervv strip strip strip strip

Cya : je suis pas un cachotier ça va faire trois semaines que j'en parle mdr Même si à l'origine je devais pas céder dès que j'avais toutes les conditions Arrow Mais avoue que tu rêves qu'il prenne ta place pendant que tu vas fricoter avec Alo. pervv

Nounours : je suis faible que veux-tu, ce genre de bestiole, une fois que c'est en tête... mdr

& tks les autres, bavez pas trop par contre, j'ai encore les restes d'un grand maniaque et mon super grand-père qui va arriver n'appréciera pas. What a Face
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MessageSujet: Re: « Another everyday face with no name » ❧ GALAHAD   Sam 3 Déc - 12:56

Galahad L. Ednyfed a écrit:
Cya : je suis pas un cachotier ça va faire trois semaines que j'en parle mdr Même si à l'origine je devais pas céder dès que j'avais toutes les conditions Arrow Mais avoue que tu rêves qu'il prenne ta place pendant que tu vas fricoter avec Alo. pervv

Meuh non! J'en savais rien shock Tu n'oserais pas... uuuh
Mais t'as bien fait de craquer, c'est un personnage qui promet!
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Thaddeus Gentilis

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- Autour amnésique -
❧ Boucle Temporelle : 19 décembre 1873
❧ Particularité : Métarmophose en Autour des Palombes (Accipiter Gentilis) - Le rapace qui devient le gardien. Le chasseur qui se fait protecteur.
❧ Occupations : Gardien du refuge, protecteur des ymbrynes et historien à ses heures perdues.
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❧ Crédits : CK


MessageSujet: Re: « Another everyday face with no name » ❧ GALAHAD   Sam 3 Déc - 13:11

Ce que t'es beau. sourcil
Tu vas affoler les coeurs en 1941, re-bienvenue mon grand et hâte de voir ce que tu vas faire avec ce super personnage et cette particularité qui déchire tout What a Face
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MessageSujet: Re: « Another everyday face with no name » ❧ GALAHAD   

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