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 A la recherche de l'hirondelle (Flashback) - Aloysius

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MessageSujet: A la recherche de l'hirondelle (Flashback) - Aloysius   Dim 4 Déc - 13:53


Tu avances doucement.
Alors que pourtant, tu pourrais courir jusque lui. Tu te souviens encore quand tu es tombée dessus. Ça t'a surprise. Agréablement surprise. Parce que y avait les démons qui hantaient tes nuits, y avait les démons qui faisaient trembler tes mains. Alors, voir cette si petite chose. Ça t'avait fait glisser du tout chaud, là, dans ton cœur. Tu avais souri. Oui, tu avais souri alors que cela faisait tellement longtemps. Tellement longtemps que tes robes s'étaient déchirées durant ton errance, longtemps au point de ne plus vraiment savoir comment faire. Trop perdue dans les rues. Puis, trop perdue dans cet endroit nouveau. On t'avait expliqué. T'avais pas voulu comprendre. Non, pas tout de suite. Il t'avait fallu un peu de temps, quelques jours, quelques semaines. Tu ne sais plus. Alors, quand t'étais rentrée dans cette pièce par hasard et que t'avais vu la petite chose si douce, tu t'étais précipitée vers elle. Inquiète. Qu'elle soit blessée.

Mais, non. Non, elle se reposait juste là. Surement. Ou alors c’était peut-être un peu son nid. Car, tu étais revenue tellement de fois. Et, tu l’avais à chaque découvert ici, en petite boule. Alors, doucement, ça avait été un peu comme ton repère, oui. Tu lui avais d’abord glissé quelques mots doux. Comme « tu es si joli petit oiseau ». Puis, doucement, tu avais laissé parler tes doutes, n’osant pas la toucher. Pour ne pas lui faire peur. Pour ne pas qu’elle s’enfuit. Douce petite hirondelle. Tu lui avais dit que papa et maman t’avais abandonnée. Tu lui avais dit que tu avais tellement peur. Que tu ne savais plus à qui ou à quoi t’accrocher. Oui, tu lui avais tout dit. Parce que les animaux, écoutent, ne jugent pas.

Tu avances doucement.
Pour arriver jusqu’à cette chambre. Pousser la porte, comme tu l’avais tant de fois fait. Chercher du regard la petite hirondelle. Mais…ne pas la voir. Mais, tomber sur la silhouette d’un homme. Sursaut violant, Isobel, tes yeux parcourt l’endroit rapidement. La cherches. Non non. Pourquoi n’était-elle pas là ? Et qui était-il ? Tu avances, faisant fi des politesses, de l’homme. Tu voulais la voir. Tu voulais… Tes lèvres tremblent, tes mains agrippent le tissu sur ton ventre pour le tordre alors que l’inquiétude broie tes entrailles. « Elle…elle est où ? » Tu n’es pas polie jeune fille. Mais, tu t’en fiches. Tu continues de la chercher du regard. Peut-être qu’elle a juste changé l’endroit de son nid. Peut-être que… Isobel, tu imagines le pire. Tellement. Les lèvres tremblent, le sanglot éclate. Bruit assourdissant dans le silence de la chambre. « Elle est où l’hirondelle ? » Tu as si peur. Si peur que ton amie soit partie. Peut-être que l’homme sait. Peut-être que…. « Elle est…elle est morte ? » La larme coule. Là, sur ton visage glacé. Eau aussi froide que ta peau. Tu relèves les yeux vers le monsieur. « Elle est où ? »
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MessageSujet: Re: A la recherche de l'hirondelle (Flashback) - Aloysius   Lun 5 Déc - 0:20

Girl don't cry

- elle ne viendra pas -

Les aiguilles cliquètent, incessantes, son à peine entendu par une oreille distraite et qui se mêle aux crépitements de la cheminée, le regard plongé dans les lignes d'un ouvrage, roman d'aventure et d'exploration dont les pages sont tournées avec précaution. La fenêtre est close, je ne volerai pas aujourd'hui. La seconde forme, cocon de plumes rassurantes me manquait déjà pourtant, peinant encore à conserver des traits humanoïdes malgré le temps qui passe, oubliant parfois que j'étais aussi doué de parole avec des pouces amovibles. L'excuse est toujours là, prétextant qu'il était toujours trop tôt pour passer une journée sur deux pieds, que j'étais à des kilomètres de me fondre dans une masse d'êtres à peu près humains, impression constante de ne pas encore être à ma place, impressions que mes gestes peu adroits et gauches sonnent faux, forment une cacophonie peu attrayante. Le vol en revanche, c'est une autre histoire, adresse retrouvée depuis longtemps déjà, jouant constamment avec le froid de l'hiver qui ne m'est pas familier, ennemi frigorifiant que je tente de dompter par tous les moyens, hirondelle du printemps bravant la neige par simple et pur désir d'arpenter les cieux.

Le sursaut me fait perdre mon ouvrage des mains, sautant du lit d'un bond, regard tout aussi hagard que celui de la jeune fille qui venait d'entrer en trombe, ne parvenant pas à faire sortir le moindre mots alors qu'elle cherche. Non elle ne la trouverait pas, sachant pertinemment de quoi elle voulait parler, enfin pas comme elle s'y attendait, appartements devenus à nouveau habitat à échelle humaine et non nid gigantesque. Le livre est refermé, posé sur la table de chevet avec soin, plume d'un bleu sombre et métallique se glissant à la page voulue. Une main se glisse ensuite dans ses mèches immaculées, contact gelé provoquant un frisson qui remonta le long de mon échine, esquissant tout de même un sourire qui se voulait rassurant à Isobel.

« Elle ne viendra pas aujourd'hui. » Le ton es suave, récoltant la larme gelée du bout du pouce. « En voilà des manières jeune fille, c'est extrêmement impoli d'entrer chez quelqu'un sans frapper. Il me semble que vous avez été éduquée mieux que ça. » Elle ne l'avait jamais fait de toute manière, entrée à l'improviste, se contentant de pousser la porte, bien que les mots pouvaient désormais sortir, reproche bien souvent pensée enfin exposée à voix haute. Les conversations avaient été jusqu'alors à sens unique, n'ayant pour seule réponse que quelques trissement mélodieux, bien loin d'une diction compréhensible pour une oreille humaine.

Quelque chose me contrarie dans le fait qu'elle soit venue aujourd'hui, ne voulant surement pas la brusquer, briser cette confiance qu'elle avait accordé à mon autre corps, un moi différent, peut-être plus rassurant par la taille et la douceur des plumes. Une hirondelle n'avait rien de menaçant après tout, moins effrayant qu'un humanoïde parfois fourbe et manipulateur. En un sens, il ne s'agissait pas d'un mensonge, forme privilégiée, passant rarement à l'autre, constatant qu'elle s'était sentie notamment beaucoup plus à l'aise en compagnie de l'oiseau, oreille attentive qui avait écouté ses confidences avec soin, je m'étais également fait à nos discussions, appréciant sa douceur.

Je lui fait signe de prendre place sur le bord du lit, l'invitant tout de même à rester, explications s'imposant certainement, bien que je ne su pas vraiment comment tourner la chose. La théière sur le bureau est devenue tiède, peut-être même tempérée au vu de l'heure, ouvrage m'ayant distrait plus longtemps que je ne l'aurai cru vu l'heure qui s'arrêtait sur la montre. C'est drôle, tant de temps à l'écouter et ne pas connaître ce genre de détails, savoir si malgré sa peau de glace elle préférait un thé glacé ou plus chaud. Je sers tout de même une tasse par pure et simple convention, lui laissant tout à fait l'option de décliner, ne voulant pas non plus la faire fondre.
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