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 Piano Duet x Twice

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MessageSujet: Piano Duet x Twice   Mar 6 Déc - 0:18

The Piano Duet

- Calypso -

Tout me semblait si simple. Pourtant, ce n’était vraiment pas le cas. En fait, depuis mon arrivée dans la boucle, mis à part avec Clarence, avec qui j’échangeais des messages sous la porte condamnée, je ne faisais pas grand-chose. Pour tout dire, dans la boucle, chaque heure, chaque minute, chaque seconde est identique de jour en jour étant donné que le temps se répète, pas que cela me gêne, bien au contraire, je suis heureuse de vivre dans la boucle, je m’y sens en sécurité tout comme en était le souhait de grand-mère.

Pourtant, quand je suis arrivée, j’ai pensé que vivre avec son absence, évoluer sans elle serait quelque chose de compliqué. Cela fait plus de cinquante ans que je suis dans la boucle et pourtant, je ressens toujours autant son absence, le besoin de chanter diminue peu à peu, l’écriture ne vient pas. La musique demeure mon seul remède, étrangement, je ne me sens bien qu’avec mon piano. Grand-Maman me comprendrait. C’est elle qui m’avait donnée cette amour de la musique, je ne pouvais vivre sans musique, je sais que je ne pourrais survivre si la musique ne faisait pas partie de ma vie.

Je restais là, assise près de la fenêtre, à regarder l’extérieur. Depuis que j’étais arrivée dans la boucle, je n’en étais jamais sortie. Pour tout dire, je ne croisais pas grand monde. Je n’aimais aps voir du monde, je préférais rester près de mon piano pour pouvoir faire de la musique, mais cette fois-ci, je quittai mon chez-moi pour me rendre dans un endroit un peu plus tranquille où j’espérais trouver un instrument, un autre piano. Mais rien. Aussi, je retournai dans mon appartement, m’enfermant à nouveau dans ma « bulle ».

Grand-maman me manquait chaque jour, j’avais tellement besoin d’elle, j’avais tellement envie de lui dire à quel point je suis fière d’elle, elle a su me protéger comme personne d’autre ne l’aurait fait. Elle m’a fait grandir et c’est grâce à elle si j’en suis là aujourd’hui. Je m’assieds face au piano et ouvre le rabats. Mon regard cristallin se pose sur les touches blanches, mes doigts glissent dessus. J’aime ce piano, j’aime la musique, ça me permet d’oublier un peu…de m’oublier un peu.

Je ne remarqua pas que la porte était ouverte et que toute personne qui passait pouvait m’entendre. Mes cheveux bruns me tombant sur les épaules et ma frange cachant mes yeux bleus, je laissa mes doigts glissés une nouvelle fois sur les touches mais cette fois-ci, une musique en jaillie, remplissant la pièce d’une nouvelle onde musicale.


la dite musique jouée au piano.:
 


Dernière édition par Calypso A. Rousseau le Mer 28 Déc - 21:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Piano Duet x Twice   Mer 28 Déc - 19:45

Depuis qu'il a intégré la boucle, Twice ne s'est guère employé à se définir une tâche, à disposer d'une occupation spécifique. Il sait qu'à l'instar de ses camarades, il ferait mieux de convenir d'une activité ou, tout d'une moins, d'une utilité particulière, faute de quoi il finira – si ce n'est pas déjà le cas – à passer pour un fumiste ou un parasite. Oh, bien sûr, il n'est pas question de jeter la pierre sur ces créatures vulnérables dont il fait partie, et quand bien même ce serait vrai, personne ne lui en ferait la réflexion. Il est ici parce que le monde réel est prétendument hostile, ici à l'abri de cette médiocre humanité qui aurait tôt fait de l'épingler sur un tableau pour lire dans ses viscères le secret de son pouvoir ; sachant cela, nul n'essaierait de le renvoyer là-bas sous le simple prétexte qu'il n'en fout pas une. Mais enfin, ce n'est pas faux. Twice se laisse vivre et, sur ce point, ce nouveau jour fraîchement renouvelé ne diffère en aucun cas des précédents – c'est d'ailleurs la seule chose dont il ne saurait se lasser, sa propre indolence.
Comme souvent, il a tout de même fallu obliger Right à enfiler des vêtements, sans quoi il se serait contenté de traîner nu à la sortie de Left, pareil à l'ours grognon que l'aurore surprend durant son sommeil. Lève-tôt, son frère avait eu le temps de ranger leur chambre, de se servir le petit-déjeuner au calme, une tasse de café au lait et quelques pages de Chateaubriand, et d'assister au renouvellement quotidien avant de se décider à tirer – littéralement – son jumeau hors de lui-même pour le rendre au jour. Depuis longtemps, cette sensation d'arrachement lui était devenue désagréable, mais il s'y appliquait malgré tout afin d'éviter toute question de la part de l'entourage. En effet, quand bien même les autres habitants seraient au courant de leurs fusions intégrales, il y en avait toujours un pour demander où se trouvait Right ou pourquoi ne se montrait-il pas, et Left s'inquiétait de ressasser les mêmes mensonges pour le justifier. Surtout quand il n'y avait aucune raison pour que son jumeau, soudain à 17h19, ait décidé de s'octroyer une sieste longue de plusieurs heures. N'empêche que pendant ces instants où il était « seul », expression toujours douteuse au regard de son anatomie, Left prenait le temps, savourant le silence et la douceur de se sentir penser en solitaire – jusqu'à ce qu'il faille extirper Right de sa torpeur et redevenir double.

Peut-être le climat humide ne se prêtait-il pas à la promenade en ce jour d'éternité. Peut-être Right avait-il trop mal dormi, bataillant contre une couette irréelle, pour qu'il voulût bouger en réintégrant l'extérieur. Toujours est-il que son intention ne se portait guère à l'action, et qu'en l'absence de cette seconde volonté, Left se retrouvait coincé à ses côtés, incapable de le pousser à bouger ses grosses fesses – qu'ils n'avaient néanmoins pas dupliquées, cette fois-ci. Deux jambes, deux bustes à demi-confondus, deux bras, deux têtes : tel était Twice en ce moment, vautré sur son matelas. Jusqu'à ce que, surgi de nulle part, quelques notes se missent à pétiller à l'orée de ses tympans.
« T'entends ? » questionna Left, que le son intriguait plus que l'individu responsable.
Right releva la tête, s'appuyant sur son avant-bras. L'espace d'une pulsation, il se tint à l'affût pour guetter l'origine de la lointaine mélodie, puis sembla vouloir se mettre en mouvement avec un de ses sourires où la joie se mêlait au secret.
« Y a qu'une personne qui possède un piano, dans l'coin. Amenons-nous. »
Certes, les deux garçons cultivaient chacun leur raison de se rendre à la source de l'harmonie et ne s'en cachaient pas. Ils connaissaient l'un l'autre les rapports qu'ils entretenaient avec le pianiste – la pianiste – et quand le premier se montrait plus attentif à la musicienne, l'autre lui préférait son instrument. Qu'importe leur motivation personnelle, au fond : ils avaient enfin trouvé un centre d'intérêt commun.

Bien qu'un curieux enthousiasme l'emporta, Twice se déplaçait avec lenteur, prenant le temps d'arpenter les interminables couloirs des appartements. Sous l'œil amusé de Left, Right arrangea ses mèches débraillées et rentra leur chemise dans leur pantalon, souci qu'il n'aurait souligné pour personne d'autre, laissant d'habitude le tissu pendre n'importe comment au-dessous de leur pull. Il avait beau savoir que ce détail ne l'aiderait en rien dans ses tentatives d'approche, ce réflexe en disait long. Au fur et à mesure de leur progression, le son croissait, la mélodie s'intensifiait de plus en plus, de sorte que parvenu sur le seuil de la porte menant à la chambre de Calypso, Twice s'arrêta et refusa de s'y introduire pour ne pas déranger la demoiselle. Il aurait été un gâchis de l'interrompre, quand bien même Left se serait volontiers avancé afin de contempler la danse des doigts sur le clavier, rythme envoûtant qu'il peinait encore à reproduire. Les deux frères patientèrent donc jusqu'à ce que la musique se figea d'elle-même, et passèrent ensuite leurs têtes à l'intérieur de la bulle féminine.
« Salut Caly ! On a entendu... », commença Right, tout sourire.
« ...la musique. Qu'est-ce que tu joues ? » superposa à moitié Left, impatient de connaître le nom de l'œuvre.
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MessageSujet: Re: Piano Duet x Twice   Mer 28 Déc - 21:13

The Piano Duet

- Calypso -

Grand-mère m’avait toujours dit de faire glisser doucement mes doigts sur les touches couleur blanches. Il m’avait fallu autant d’année pour contrôler ma particularité que pour réussir à accorder deux notes de musiques. Les yeux mi-clos, je faisais doucement glisser le bout de mes doigts sur les touches du piano que j’avais acquéris à mon arrivée dans la boucle, je ne sais pas trop ce que je ferais sans ça. Néanmoins, lorsque la musique se termina, je posa mon regard océan sur Twice qui avait très certainement entendu ma musique. Un sourire naquis sur mes lèvres.

« Right, Left, venez. » dis-je en faisant signe à Twice d’entrer.

Twice était quelqu’un de particulier et ce n’était pas peu dire. L’un m’appréciait pour ma présence physique tandis que l’autre lui, s’attachait plus à l’instrument qu’à la musicienne mais il est certain que mon cœur ne pourrait pas facilement se rouvrir à l’amour, quand Antoine m’avait enfermée, il avait brisé quelque chose à l’intérieur de moi, une chose qui mettrait sans doute plusieurs années à se réparer et oui, je sais que ça fait plus de cinquante ans que je suis dans la boucle mais rien ne change, mon cœur n’a jamais réellement été guéri alors j’ai préféré le renfermer plutôt que de souffrir une seconde fois, néanmoins cela ne change pas le fait que j’aime passer du temps avec Twice.

« Ma grand-mère me la jouait quand j’étais petite, elle ne m’a jamais dit le nom mais elle raisonne encore dans mon esprit. Je te l’apprends ? » finis-je par dire à l’attention de Twice après avoir vu qu’il avait quelque peu arranger son apparence rien que pour moi, ce qui me fis sourire.
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MessageSujet: Re: Piano Duet x Twice   Jeu 5 Jan - 21:12

Pour qui aurait traversé le couloir à ce moment-là, il n'aurait sans doute vu qu'un arrière-train masculin en train de dépasser de l'ouverture menant à la chambre de Calypso et ne se serait donc guère douté qu'à l'autre extrémité, deux têtes lorgnaient à l'intérieur de la pièce ; l'une s'était focalisée sur les iris azur de la demoiselle quand l'autre ne détachait pas son regard des touches du piano, de cette ribambelle blanche et noire capable de créer si parfaite mélodie. Le plus grand mystère de la musique. Comment de bêtes marteaux frappant de bêtes cordes pouvaient produire ce son divin, pur et limpide ? Ce secret expliquait à lui seul la fascination de Left pour l'instrument, fascination qu'il ne partageait pourtant pas avec son frère, plus intéressé par les jolies pulsations qu'il se plaisait à deviner derrière le sternum de la jeune femme. Répondant à l'invitation de celle-ci, Twice se glissa près d'elle tandis qu'elle lui racontait l'origine du morceau qu'elle venait d'achever. Morceau inconnu, anonyme et cependant ancré en elle au point de le connaître par cœur. Un héritage, presque. Un hommage tout du moins, trop personnel pour que Left ne se sente gêné à l'idée de l'apprendre. Après tout, il n'était pas proche de Calypso, pas assez pour prétendre connaître son passé ou l'ensemble de ses liens familiaux, en tout cas.
« Tu es sûre ? Tu sais que je débute, je risque de le massacrer... »
Rien de pire qu'une harmonie disharmonieuse. Et Left ne savait que trop bien combien il peinait à coordonner ses phalanges – il avait beau prendre des cours auprès de deux camarades différents, il avait souvent l'impression de n'arriver qu'à produire du bruit, des accords médiocres, d'horribles arpèges. Comme si ses doigts ne lui obéissaient pas. Comme s'ils persistaient à n'en faire qu'à leur tête, à appartenir à quelqu'un d'autre. C'était peut-être l'image qui se rapprochait le plus de cette sensation : des mains étrangères. Ou peut-être une volonté parasite l'empêchant de manipuler son corps à sa guise ? C'était grotesque. Personne n'était capable de lui imposer cela – il s'en serait rendu compte. Alors quoi ? Il aimait le piano, pourtant. Il adorait cela. Mais il était nul, à son grand désarroi.

Right, lui, ne se fit pas prier davantage. Avec sa désinvolture ordinaire, il vint s'asseoir à côté de Calypso sur l'étroit tabouret, de manière à se retrouver entre elle et son jumeau, et se serait fait une joie de laisser la brune lui placer les mains sur le clavier. Après tout, leur actuel bras droit lui obéissait et, si Left avait l'intention de disposer de dix doigts pour jouer, il lui faudrait sortir les cinq restants de leur corps. Ce qu'il se décida d'ailleurs à faire, extrayant de leurs côtes communes un nouveau membre caché jusqu'à présent.
« T'aurais pu y penser avant, frangin, t'es crade ! Désolé Caly, il a aucune manière... » commenta Right en ravalant son rire.
Bien entendu, il n'en pensait pas un traître mot, d'autant qu'il se trouvait à l'évidence le plus incorrect des deux. Cette apparition inopinée n'avait cependant rien d'écœurant à ses yeux, pour l'avoir expérimentée des millions de fois, mais il s'amusait de feindre le dégoût face à Calypso en s'imaginant à sa place, regardant ce bras nu pousser de nulle part entre les deux siamois, se faufilant tant bien que mal à travers leur vêtement. Par quelque ingénieuse stratégie de couture, les empiècements de tissu pouvaient se détacher les uns des autres, se clipser, se zipper ou se boutonner les uns aux autres, ce qui évitait ensuite aux jumeaux de perdre certains bouts dans leurs propres fringues – plus la peine de se désaper entièrement pour les libérer. Puis, une fois que Left eut terminé de récupérer son bien, dont il désengourdit lentement les articulations, il annonça à Calypso :
« Ça y est, je t'écoute. Tu peux me montrer. »
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MessageSujet: Re: Piano Duet x Twice   Jeu 5 Jan - 22:20

The Piano Duet

- Calypso -

Twice. Tout être humain aurait pu être répugné voire même fuir en courant au contact de ce dernier ou plutôt de ces derniers mais moi, je m’étais habituée et puis je l’aimais bien Twice, autant Right que Left, ils étaient un tout mais à la fois deux différences et justement, je trouvais ça intéressant et c’était même un certain mystère que je me plairais à découvrir à un moment ou à un autre. Pour l’instant, Twice était là, il m’avait entendu jouer de la musique et il était venu me voir. Je lui fis signe d’entrer. Lui expliquant ce que représentait pour moi ce morceau, je lui proposa de lui apprendre. Un sourire rassurant naquis sur mes lèvres.

« Je te fais confiance et puis je suis là pour t’aider, je te promets que tu ne vas pas le massacrer. » lui dis-je avec un sourire.

J’ai toujours aimé jouer du piano mais j’aimais encore plus apprendre aux autres à en jouer, ça me faisait passer le temps et je dois avouer qu’après cinquante quatre ans dans la boucle, le temps, je ne le comptais plus réellement. Je me poussa quelque peu pour laisser de la place à Twice et me retins de rire lorsque je vis un troisième bras sortir de dieu seul sait où avant que Right ne dise de Left qu’il était crado. Posant ma main sur ma bouche, faisant mine d’être dérangée, je finis par rire.

« Non, tout va bien t’inquiètes pas mais il est certain que je serais toujours étonnée, même après tout ce temps. » dis-je avec un sourire.

Je le laissa se mettre en place, ne le quittant pas des yeux, les rythmes de mon cœur jouant une fine mélodie au sein de mon corps et posant mon regard sur les mains de Left qu’il venait enfin de poser sur le clavier, je finis par prendre une grande respiration et commença à prendre à cœur mon rôle de professeur de piano.

« Alors, regarde c’est très simple. Si.La.Do.La.Sol.Si. Vas-y essaie. »

Lorsque je fis glisser mes doigts, une douce mélodie se fit entendre et j’attendis donc que Left se lance à son tour.
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MessageSujet: Re: Piano Duet x Twice   Sam 14 Jan - 20:49

Il n'existait sûrement guère de monde capable de supporter les deux jumeaux lorsqu'ils étaient ensemble. Les comprendre passait encore, si l'on mettait de côté leur fâcheuse tendance à se couper la parole, à inverser leurs phrases ou à partir chacun dans un sujet contraire, mais arriver à suivre leurs humeurs, leurs gesticulations et leur manie de s'interpeller soudain comme si l'univers tout entier disparaissait autour d'eux, plus d'un n'y parvenait pas. Or, Calypso possédait cette patience, sans doute induite par quelque habitude passée, par quelque façon de faire héritée, mettons, d'une grand-mère attentionnée ? Twice ne cherchait pas à savoir d'où la jeune femme tirait cette bienveillance naturelle ; il se contentait de l'apprécier comme à cet instant, même si toute la confiance qu'on pourrait lui prodiguer ne suffirait pas à convaincre Left qu'il allait réellement et atrocement faire un carnage mélodique.
En attendant les premières instructions, le garçon se perdit l'espace d'une pulsation dans la contemplation des touches de l'instrument ; l'extrémité de ses phalanges en effleuraient à peine l'ivoire, d'une délicatesse toute pudique – on eut dit qu'il craignait de les froisser en y apposant ses doigts d'amateur, pareil au frémissement du naïf devant le drapé d'un jupon. Au regard de Calypso s'ajoutait de surcroît celui de son jumeau, ce qui n'était pas pour arranger son assurance ; se sentir épié de la sorte, alors qu'il savait pertinemment n'être qu'un médiocre apprenant, laissait planer sur son échine une désagréable sensation, un tiraillement lointain quoique pérenne, et s'il n'avait pas eu peur de passer pour une quelconque girouette, il aurait finalement déclaré remettre le cours à plus tard. Demain matin, quand Right dormirait encore à l'intérieur de lui. Ou la semaine prochaine, histoire de pouvoir se préparer dans de bonnes conditions. Enfin, tout ceci était risible – à vouloir repousser sans cesse, il ne s'améliorerait jamais. Et puis, il n'était pas sûr que son frère n'aimât pas, en vérité et pour une raison encore inconnue, l'écouter s'entraîner.

Simple, simple, il fallait l'y voir. Majeur, index, annulaire. Index, pouce, majeur. Lentement, un geste après l'autre, pim-pim-pim, un peu grinçant, d'un rythme douteux, poc-poc-poc sur les touches, si la do la sol si, domicile à sol facile à cirer, et on recommence. Muet, Left avait du mal à synchroniser les doigts de sa main nouvellement sortie ; elle aurait mérité une petite séance d'échauffement avant, car plusieurs heures passées dans son corps en avaient anesthésié les nerfs et les tendons, semblable à un élan de fourmis le long de la chair. À côté, Right chantonnait l'air avec insouciance, sans s'embarrasser des efforts de son voisin. Facile, quand il n'y a que les cordes vocales à faire trembler.
« Comme ça ? » osa enfin demander l'apprenti-pianiste une fois qu'il fut certain de ne plus se tromper dans l'ordre d'appui tout en respectant un tempo régulier. Heureusement, de ce qu'il avait entendu, le morceau n'était pas très long ni ne paraissait ardu à mémoriser. En l'absence de partition, il lui fallait en effet se fier exclusivement à sa mémoire auditive. Sa... quoi ?
« Dis Caly, commença aussitôt Right lorsqu'il sentit que son jumeau ne frapperait plus les marteaux avant de connaître le verdict du professeur. Ta mère-grand, c'est une Syndri aussi ? »
Il avait posé la question d'un ton presque badin, loin de songer qu'il s'aventurait peut-être sur un terrain savonneux. Mais si la demoiselle ne se montrait pas trop accaparée par ses obligations d'enseignante, il pouvait se permettre de lui faire la conversation – autant profiter de son avantageuse situation.
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