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 « Ten years passed tonight » ❧ Ft. Lavinia

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MessageSujet: Re: « Ten years passed tonight » ❧ Ft. Lavinia   Mar 3 Jan - 18:35

Ten years passed tonight

- One day, these chains will disappear thanks to you -

Le gratouillement à son cou lui fait du bien, malgré la peine de pousser un cri. Au bout de quelques secondes, l’ara bleu finit par lâcher un léger croassement pour signifier qu’il ne devait pas s’inquiéter, que ça allait. Du moins, c’était ce qu’elle ressentait après avoir doucement bouger chacun de ses membres pour s’assurer que tout fonctionnait correctement. Alors qu’Aloysius s’éclipsa un instant, Liv en profite pour se relever, lentement, ne souhaitant pas être d’avantage étourdie par l’atterrissage qu’elle venait de faire. Un petit battement d’ailes et quelques pas sur place pour définitivement s’assurer que tout allait bien et qu’il y avait eu plus de peur que de mal finalement. Revint alors l’hirondelle toute fière et contente de lui donner sa récompense bien méritée avant de se loger sous une de ses ailes. Flattée et tout aussi contente, elle lui donna un léger coup de tête qui aurait largement pu ressembler à un coup de boule si elle y était allée avec force. N’étant point son attention et ne pouvant s’emmitoufler contre son Aloysius, elle n’eut d’autre solution que de l’enfermer dans ses ailes par le biais d’un câlin tout plumeux. Bon, seulement quelques secondes, trop peur d’étouffer ou d’écrabouiller l’hirondelle. Puis elle avait faim ! C’est que ça ne cessait de dévorer des noix et à constamment en réclamer ces oiseaux-là.

Tout en dégustant chaque parcelle de fruit sacré, Liv regarda Aloysius s’envoler  vers le rocher tremplin. Il voulait qu’elle recommence, comprit-elle. Il n’allait lui accorder aucun répit. M’enfin, ne disait-on pas qu’on tombe pour mieux se relever ? Motivée par les encouragements d’Aloysius, Liv voleta non jusqu’au rocher, mais sur leurs habits juste à côté. D’accord. Encore une... ou quelques unes, mais pas plus. Croassa-t-elle en indiqua du bout de l’aile gauche les habits. Il ne fallait pas trop en faire pour un début et elle ne pouvait pas vraiment le cacher, même si elle n’aimait pas le reconnaître, elle n’avait plus aucune endurance en terme de vol. Les nombreux essais et défaites lui avaient demandé pas mal d’énergie aussi, mais quelques tours en plus devrait être possible et cette fois-ci elle ferrait attention à ne pas se laisser distraire. Sur ces criaillements, l’ara bleu s’élança à nouveau, bas au début, puis petit à petit elle monta sans voler non plus très haut, mais quelques mètres plus hauts que tout à l’heure. Elle profita une nouvelle fois du vol plané et finit même par s’amuser avec l’hirondelle. Un petit brin d’herbes arrachées par-là pour le lui lancer, un petit croquement de plumes inoffensif par-ci et une petite course qu’elle perdit lamentablement et en quelques secondes, ne pouvant carrément pas concurrencer l’hirondelle sur son terrain de jeu.

Cependant, avec tout ça la fatigue se fit vite sentir. Ses ailes commençant à se faire lourdes ainsi que ses plumes désagréables, l’ara bleu se posa –doucement cette fois- sur le rocher et arracha une de ses plumes. Signe qu’il était vraiment temps qu’elle se change avant qu’elle ne supporte plus cette forme et qu’elle se déplume. Un peu trop impatiente pour retrouver forme humaine, l’ara arracha deux nouvelles plumes avant de réussir enfin à reprendre sa forme préférée. Métamorphose pas très stable, elle perdit l’équilibre, tombant derrière le rocher, nue. Rouge de honte, rire léger alors qu’on voit une petite main cherchait du bout des doigts le drap qu’Aloysius avait emporté avec eux et le tira vers elle lorsqu’elle le saisit pour se couvrir. Le rouge aux joues, on vit bientôt une petite bouille souriante enveloppée de longs cheveux bruns en cascade apparaître derrière le rocher. Ce regard bleuté transperçant cherchait Aloysius, consciente qu’ils avaient partagé une sacrée intimité et que même si ce n’était pas du tout convenable, elle n’avait qu’une envie dictée par son cœur : que ça ne s’arrêta pas là.
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MessageSujet: Re: « Ten years passed tonight » ❧ Ft. Lavinia   Mar 3 Jan - 23:25

Ten years passed tonight

- Maybe in time you'll want to be mine -

Liv était beaucoup plus sage, plus rationnelle, pensant soudainement que je ne devrais probablement pas risquer d'avantage de me faire mal, de rester de nouveau enfermé loin de toute convention sociale, mais en un sens, je ne le regretterai pas, préférant de loin la voir jouir d'un semblant de liberté durant quelques minutes plutôt que de retrouver forme humaine. Cela dit, je ne préfère pas le laisser transparaître, léger étirement provoquant une maigre douleur sur ma patte recourbée, signe que l'atterrissage devrait de faire en douceur. J'attends qu'elle opère donc, surveillant le décollage d'en bas avant de la suivre lors de sa réussite, trissant alors que je la rattrape en quelques battements furtifs.

Je n'ose d'abord pas franchir une certaine distance, préférant ne pas interférer dans ses battements, avant que les jeux ne commence, titillant l'instinct, beaucoup plus fort que la raison. Mes ailes l'effleurent, jouant les appâts, entamant des figures tout autour d'elle, allant même jusqu'à me servir du bien maigre courant d'air provoqué par des battements. Je deviens ensuite chasseur, maigre corps taillé pour la traque en vol, brins d'herbes emportés furtivement comme le serait un papillon qui flânait un peu trop. Je me plais à partager la plaine, retrouver son plumage, resserrer notre complicité de cette manière. Le tableau devait paraître troublant vu de l'extérieur, ara tropical partageant l'air avec un oiseau migrateur en ces temps de guerre, bien loin du chaos censé régner à cette époque. Le reste n'existait plus de toute manière, oubliant le moindre fait et élément étranger, extérieur, et qui n'avait rien à voir avec nous.

Je ne peux m'empêcher de laisser m'échapper un maigre trissement alors qu'elle rompt notre bulle idyllique, l'observant atterrir dans un léger pincement au cœur. La raison commence à revenir, indiquant qu'il était probablement temps pour moi aussi de regagner l'herbe, bien qu'une part de moi aurait aimé que cela dure encore des heures durant. Chaque chose en son temps. Je me laisse porter un instant par la brise, profitant encore quelques secondes de ma légèreté après avoir grondé Liv de s'arracher les plumes dans un cri. Je ne peux m'empêcher de laisser échapper un grincement apparenté à un rire face à son déséquilibre, relevant bien vite les yeux de par sa tenue... particulièrement légère, un brin mal à l'aise d'avoir dérobé cette image d'elle et de l'encrer quelque part dans ma mémoire. Je ne devrai pas.

Je redescend en douceur, atterrissage millimétré sur son épaule, ailes étendues sur sa clavicule et son omoplate en un début d'étreinte. Les douces rémiges finissent par disparaître, ailes s'étirant pour l'enfermer un peu plus alors que les plumes d'un bleu sombre et métallique laissent place à la peau nue, prison de plumes devenant de chair. La tête est toujours posée dans son cou, pieds retrouvant le sol maladroitement, moindre geste brusque pouvant m'envoyer à terre, surtout que la répartition des poids sur ceux-ci n'était guère la même, talon n'osant toujours pas épouser le sol et l'herbe fraîche. Profonde inspiration, laissant le son du vent nous réconcilier avec nos corps. Je ne la relâche pas, la gardant dos à mois, épousant la forme de sa colonne vertébrale, malgré la fraîcheur de l'air qui irise mes poils et provoque un frisson, crainte que je ne me décompose si je le fais et la libère. Des lèvres se déposent dans l'angle de son épaule et son cou, profitant d'un morceau de peau dénudée. Je ne devrai pas. Frontière de principes soudainement beaucoup trop floue, changements de manière de pensée peut-être pas encore fait dans son intégralité. Je finis par bouger, doigts remontant le long de son épaule séparée par le maigre drap, effleurant sa joue du bout de l'index pour le redescendre dans son cou. Quelques trissements me font lever un instant les yeux au ciel, rire amusé et silencieux alors que je baisse la tête, posant mon front sur son épaule alors que la nuée d'oiseaux passe au dessus de nos têtes. « Des hirondelles. » Murmure à peine audible, partagé entre rire et soupire. Un brin ironique, loupées à quelques secondes près. Je préfères rester là pour aujourd'hui, les laissant voler tranquillement dans une destination qui sera la même éternellement, ne pas m'y fondre et tout faire pour les interférer, ne pas les appeler pour leur servir de perchoir durant une pause méritée. Elles avaient quelque chose de triste, à répéter encore et toujours le même voyage.

Je retourne Lavinia doucement pour lui faire face, cherchant son regard  tout en esquissant un sourire imperceptible, continuant d'effleurer sa joue du bout de mon pouce. « Merci. » Murmure encore une fois à peine audible, crainte de faire quelque chose de mal en brisant le calme, mot plus que sincère et lourd de sens, conscient de l'effort enduré, conscient de ce qu'elle venait de faire, de m'offrir alors que je ne le méritait probablement pas. J'en oublie totalement la situation, à vrai dire je m'en contre-fiche, à des années lumières de penser à ma tenue plus qu'inconvenable.
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MessageSujet: Re: « Ten years passed tonight » ❧ Ft. Lavinia   Jeu 5 Jan - 14:53

Ten years passed tonight

- One day, these chains will disappear thanks to you -

Sentir les plumes de l’hirondelle sur son épaule la chatouille, ce qui la fait légèrement rire alors que peu à peu, sent avoir besoin de le voir, Lavinia sans que l’hirondelle laisse place à l’homme. Les plumes deviennent caresses. Peau qui frissonne sous une étreinte chaleureuse. Coup de bec joueur devenu bien plus, des baisers sur sa peau d’albâtre qui affolent le cœur de la belle. Elle ne dit rien. Ne le repoussa pas et ne s’éloigna pas. Surtout pas. Elle ne le voulait pas. Elle avait très bien conscience qu’il le faudrait et que la transition entre manières humaines et manières oiseaux n’était peut-être pas encore claire pour Aloysius. Pourtant Liv ne fit rien, or l’inaction de le laisser faire, de profiter d’un moment qu’elle voulait ainsi et de discrètement se serrer un peu plus dans son étreinte. Car elle était tout simplement bien, ainsi, avec lui. Pour elle, il était bien plus que n’importe qui. Elle l’avait réalisé depuis déjà quelques longs mois, remarquant que son absence était de plus en plus pesante et ses craintes de non-retour et d’un passé qui les rattrape se faisaient de plus en plus forts. Mais l’ara bleu garde secrètement tout cela pour elle, ne réussissant à trouver ni les mots ni la volonté pour l’avouer. Pas maintenant. Comme a chaque fois, et aujourd’hui ne serait pas une exception. Des trissements la sortent de sa torpeur. Lavinia lève la tête en même temps qu’Aloysius murmure des mots qu’elle ne saisit pas, mais qu’elle devine en reconnaissant les oiseaux dans le ciel. Des hirondelles. Elle esquissa un sourire.

« Tu peux les rejoindre si tu veux. »

Il semblerait que non, puisqu’il la retourna, se retrouvant face à face, douce caresse ne quittant plus sa joue. Le rouge lui monte légèrement aux joues, sachant pertinemment dans quelles tenues ils étaient. Ou était-ce parce qu’il avait choisit de rester auprès d’elle ?

« Merci. »

« C’est moi qui doit te remercier… Il le fallait et… Cela faisait longtemps que tu le voulais et je ne te l’ai pas accordé… »

Liv se souvenait très bien de toutes les fois où elle avait changé de sujet ou que la conversation avait été coupée court dès qu’ils venaient à parler de sa seconde forme et de cette liberté qu’elle se refusait alors qu’elle en rêvait d’avantage chaque jour. Elle s’était un peu plus libérée de ces chaînes aujourd’hui et c’était grâce à lui. Réduisant le peu de distance qui restait entre eux, Lavinia déposa ses lèvres sur la joue d’Aloysius, trop près de ses lèvres. Elle n’osa pas plus et susurra un « Merci » avant d’ajouter quelques mots ayant un fort sens pour elle. Et pour lui ? « Tu es là et tu reviens toujours. »

Tout en douceur, Lavinia le recouvrit de l’autre moitié de drap. Il y en avait suffisamment pour deux et elle ne se pardonnerait pas de laisser Aloysius attrapait froid alors qu’il était toujours en convalescence. Puis, même si elle ne le disait pas, Liv n’avait aucune envie de reprendre raison et de laisser les convenances de son temps reprendre le dessus. Elle posa alors sa tête sur l’épaule d’Aloysius, ferma les yeux et resta silencieusement dans cette position, gardant jalousement un peu plus longtemps cette intime proximité qu’il y avait entre eux depuis un bon moment mais dont aucun d’eux ne parle, comme si de toute façon c’était une évidence et qu’il était inutile de mettre des mots dessus, de peur de tout briser. Un jour ils allaient devoir le faire pourtant. Un jour… Mais pas aujourd’hui.
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MessageSujet: Re: « Ten years passed tonight » ❧ Ft. Lavinia   Jeu 5 Jan - 17:19

Ten years passed tonight

- Maybe in time you'll want to be mine -

Pas de réponse à l'invitation simple fait de rester là y répondant. Pas aujourd'hui. Choix préférant se reporter sur Lavinia, malgré le cri de ma seconde nature qui en meurt d'envie. Elle était plus importante, plus précieuse, ce moment, savourant chaque seconde de cette étreinte qui vient peut être un peu trop naturellement. Je ne préfère pas répondre, ne pas la couper et la contredire, la forcer à cesser de penser aux autres plutôt qu'elle même juste pour un moment. Je n'en ai pas la force, pas envie de briser cette nouvelle bulle idyllique qui s'installe à son tour, pas envie d'y songer, moments beaucoup trop beau que pour le lui reprocher. Peut-être que les gestes y sont aussi pour quelque chose, baiser à peine déposé dans un espace que je qualifiais d'ambigu, apportant un frisson que je tente de dissimuler alors que la chaire de poule me trahit.

« Je retrouve toujours mon nid. » Évidence même, comportement primaire qui me fait toujours revenir auprès d'elle, peu importe le nombre de mois écoulés, boussole interne prenant sa chambre pour un point de repère, un pôle magnétique dont je connais les coordonnées par coeur et de façon instinctive.

L'étreinte prend soudainement un autre tournant, invité au creux de son intimité pour partager le maigre drap, peau glacée entrant en contact avec la sienne, déjà plus réchauffée. Un léger malaise s'installe, remise en doute soudain, main se déposant dans le creux de son dos dénudé, coupé du monde sous ce tissus blanc. Le sang afflue, fait rougir légèrement ma peau dans cette envie de tout lui hurler, de laisser tomber une bonne fois pour toute le voile, tenter de briser les dernières barrières invisibles qui nous séparent, quitte à en souffrir à jamais, maudissant ma seconde forme et ses principes en cet instant, ses ficelles qui me tiennent prisonniers pour ce genre de chose probablement inenvisageable. « Liv, je... » Rien ne sort, gorge se serrant au point de ne laisser que cette sensation de boule douloureuse. Je me sens comme un adolescent incapable d'affirmer ses ressentis. Je ne devrais pas, quand bien même les choses ne seraient pas si compliquées, je ne serais qu'une distraction, un poids dans ses tâches quotidiennes. D'un autre côté, la proximité devient ambiguë, comme une évidence que je refuse de voir, aveugle, certainement pas éduqué de manière à me retrouver sous un drap à étreindre une femme alors que nous étions dénudés.

Je cède, laissant tomber les restes de réflexions qui continuent de hanter mon esprit, les faisant taire une bonne fois pour toute. J'aviserai. Les gestes se font d'instinct, souffle coupé alors que les dernières parcelles microscopiques de distance sont piétinées, lèvres cherchant ses consœurs alors que je bouillonne. C'était égoïste, vouloir la garder pour moi seul, vouloir être son favori, vouloir m'imposer en tant qu'unique compagnon de vie, vouloir lui hurler d'être mienne. Mes doigts s’emmêlent dans ses mèches sombres alors que l'impact est délicieuse, exquise, bien trop focalisé sur le geste en lui-même que sur la réponse à se dernier, cherchant à en savourer toute la saveur dans la possibilité que ce soit la première et dernière fois. La libération est telle que j'ai l'impression de survolé une tempête, d'avoir savouré la moindre bourrasque dangereusement mortelle au dessus d'un océan déchaîné.

Vint ensuite l’appréhension, la rationalité qui revient au galop, les pieds se reposent sur terre, réalisant enfin la gravité. J'y mets un terme, séparant nos lèvres alors que le cœur loupe un battement, affolé. Je fuis son regard autant que je le peux, incapables de m'affirmer comme je le devrai. « Je... Ce n'est pas convenable, je te demande pardon. » Mon éducation me frappe au visage. J'ai soudainement cette envie de me réfugier sous mon autre corps, me faire minuscule et m'envoler aussi loin que me porte le vent. Les choses ne marchent pas comme ça, pas dans notre temps, pas chez les Ymbrynes.
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MessageSujet: Re: « Ten years passed tonight » ❧ Ft. Lavinia   Jeu 5 Jan - 19:12

Ten years passed tonight

- One day, these chains will disappear thanks to you -

Son nid… Lavinia ne peut qu’apprécier cette image et espérait que ça restera pour toujours le cas alors qu’au bout de quelques minutes de silence, elle rouvre les yeux en l’entendant prononcer son surnom d’une voix troublée. La situation le dérangeait ? Elle était certainement osée, très, peut-être bien trop. Se sentant soudainement mal et pensant être la seule à profiter de l’instant passant outre les convenances, Liv s’apprêta à s’écarter à regret lorsqu’elle est prise par surprise par ses lèvres. En un clin d’œil, tout est balayé alors que son cœur bat la chamade. Naturellement, ses lèvres ne tardent pas à lui répondre plus avides qu’elle n’aurait cru. Elle avait envie de rire, d’éclater de joie, tellement ce geste était inespéré, si désespérément et secrètement attendu tandis que toutes ces émotions sont agréablement chamboulées. Malheureusement, Aloysius y mit un terme, brutalement pour elle.

« Je... Ce n'est pas convenable, je te demande pardon. »

Lavinia bougea négativement la tête et eu besoin de quelques secondes pour reprendre ses esprits et comprendre ce qui se passait. Elle en oublia complètement leur non-tenue, qu'une seule chose important désormais: le retenir. Car ils se connaissaient que trop bien, Liv savait que l’échappatoire favorite et instinctive d’Aloysius était sa seconde forme. Alors, par reflexe, elle le retient par le bras.

« Je te l'interdis... Juste cette fois... »

Pas de métamorphose, par pitié. Son ton de voix sonna presque comme une supplication. S'il ne lui obéissait pas, il gâcherait tout. Ils n'arrivaient pas à parler clairement, mais leurs gestes évidents et naturels l'un pour l'autre s'exprimaient mieux qu'un millier de mots. Elle ne veut pas être responsable, ne veut pas être raisonnable, ne veut plus écouter ses principes et ces convenances! Sauf les leurs. A leur façon. Elle ne veut pas être une Ymbryne. Pas là. Pas maintenant. Pas si ça l'empêchait de voler de ses propres ailes à sa manière, d'être avec celui qui avait acquis son coeur depuis bien longtemps sans même s'en apercevoir et il semblait que c'était réciproque. Alors non. Elle ne perdrait pas cette préciosité. Si rare voir presque interdite ou inexistante pour les Ymbrynes.

« Aloys… Regarde-moi… »

Elle était Lavinia. Liv. Sa Liv... Elle ne le laisserait pas croire le contraire. Liv lâche son bras pour envelopper son visage en une caresse aussi suave que la douleur que ressent son cœur en le voyant éviter son regard, pensant qu’il avait fait la plus grosse et impardonnable des fautes.

« C'est tout à fait convenable si c'est ce que tu ressens... » Un rire léger et rassuré s’échappe quand elle recroise son regard. Elle l'aime, ça se voit et elle est heureuse d'apprendre que c'est réciproque, mais son regard a tout de même une pointe d'inquiétude pour la suite. Pour ce qu'il ferra après, si tout s'arrêtait ensuite.... « En tout cas, ça l'est pour moi. » Et avant même de lui laisser la chance de dire ou de faire quoique se soit, Lavinia attira son visage au sien, ses lèvres retrouvant cette douce et folle sensation alors que son cœur n’a jamais été aussi palpitant qu’en cet instant. S’il ne s’était pas rendu compte de ses sentiments envers lui en répondant à son baiser, là elle le lui fit clairement comprendre. Si tendre, si douce, un trop plein d’amour trop longtemps retenu et qui ne voulait pas prendre fin, mais il fallait bien reprendre son souffle à un moment donné. Ce fut la fin d’un passionné baisé. Respiration saccadée, caresse sur sa joue, regard bleuté retrouvant ce vert bleuté qu'elle aimait tant, Liv esquissa un adorable sourire timide alors que ses joues se colorent et qu’elle espère de tout cœur que son petit oiseau aura compris et ne se détournera pas d’elle, d’eux.
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MessageSujet: Re: « Ten years passed tonight » ❧ Ft. Lavinia   Jeu 5 Jan - 23:58

Ten years passed tonight

- Maybe in time you'll want to be mine -

En un sens je ne regrette pas, bien que mon estomac se noue. Je peux encore sentir la douceur de ses lèvres, leur goût, leur texture, corps entier me hurlant d'y goûter à nouveau, énième contact entre nos peaux qui n'avaient plus rien de la douceur de nos manteaux de plumes, s'effleurant même sans le vouloir, deux pôles s'attirant inévitablement. Le vertige est à la fois délicieux et insoutenable, m'appuyant peut-être un peu trop sur ce pied que j'oublie totalement, brève douleur me rappelant de ne pas me laisser aller, retenant une grimace, refusant de l'inquiéter, une fois de plus.

Ses doigts et ses mots me mettent au pied du mur. Qu'est-ce que j'espérai ? Éviter la conversation ? Cette conversation silencieuse depuis trop longtemps ? M'envoler ? Faire un énième tour du monde avant de revenir comme si de rien n'était ? J'étais fatigué, épuisé, comme un vieillard qui aurait attendu cent-cinquante ans avant de se dévoiler. Ça revenait presque à l'emporter dans sa tombe en un sens. Liv tenait à moi, c'était un fait certain, prenant conscience des quelques privilèges qui m'étaient accordés. Long soupir, je relève les yeux ne sachant pas trop à quoi m'attendre. Finissant probablement par sourire comme un abruti, plus nerveusement qu'autre chose. Elle me connaissait si bien, beaucoup trop même. On ne pouvait plus réellement parler de convenable, de conventions, d'éducation ou de quoi que ce soit d'autre, ambigu allant toujours de plus en plus loin, toujours flou depuis le premier jour, depuis que ses doigts avaient pris soin de moi, faisant bien souvent fuir les regards de par notre proximité.  

Ses mots, aveux non dissimulés, ne font qu’augmenter ma nervosité, ne faisant que m'enfoncer dans un terrain parfaitement inconnu, le genre de chose qu'on ne nous apprend pas à l'avance. Le geste est sans aucun doute plus agréable que le précédent, lèvres se faisant écho alors que les tensions s'allègent, mains l'attirant un peu plus à moi, osant, frontières disparaissant une bonne fois pour toute. Un frisson remonte le long de mon échine, je n’entends plus que mon rythme cardiaque entre deux souffles, savourant, mémorisant, enregistrant le moindre geste dans la peur de m'éveiller loin de la plaine. La fin est presque déchirante, m'enfuyant dans ses mèches sombres pour en capturer leur parfum, l'enfermant une fois de plus dans ma prison de chair, doigts se glissant dans son dos, l'effleurant tendrement. « Depuis combien de temps... » Simple constat, trop longues années probablement perdues à jamais dans les renouvellements de jours. Je médite un instant, blottit contre elle, notre tenue, n'a plus rien d'un obstacle gênant, n'y songeant même plus, faisant partie d'un tout. De toute manière, au fil des années et contrairement à moi, elle avait eu droit à tout, connaissant probablement la moindre marque indélébile laissées dans un autre temps, une autre dimension à des années lumière.

« Il n'y a jamais rien eu de convenable de toute manière. » Murmure suivit d'un léger rire silencieux, la relâchant légèrement pour lui faire à nouveau face, pouce caressant doucement ses lèvres. Advienne que pourra de toute manière, ce qui était fait était fait et reculer serait désormais inconcevables. Oh je ne peux pas m'empêcher d'imaginer l'Ombrette assister à la scène et s'arracher les plumes. Ma Liv. Impression étrange alors que la chose se concrétise, mots répétés encore et encore dans mon esprit, ne pouvant résister à l'appel d'un dernier baiser, plus furtif, pure gourmandise, garder une emprunte de ces contacts échangés. Le geste est encore étrange, alien, loin de me rendre compte pleinement de la situation, de la réaliser.

« Nous devrions rentrer nous mettre au chaud, tu risques d'attraper froid. Puis, je crois bien qu'un film nous attends. » Attention détournée alors que la douleur commence à se faire de plus en plus envahissante, pointe d'amertume dans notre moment parfait, alors que les choses se délient enfin, m'en voulant profondément de devoir rompre cet instant. Dernière caresse furtive avant de quitter le drap, le lui laissant alors que je tente de retrouver mes vêtements éparpillés d'une démarche bancale, terriblement boiteuse et difficile. J'avais probablement réalisé plus d'efforts que je n'aurai du, conscient que la moindre erreur de mouvement pourrait m'empêcher de changer de forme à nouveau. Être raisonnable, voilà deux mots avec lesquels j'avais du mal.
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MessageSujet: Re: « Ten years passed tonight » ❧ Ft. Lavinia   Ven 6 Jan - 14:44

Ten years passed tonight

- One day, these chains will disappear thanks to you -

Bien trop longtemps, songea Lavinia en fermant les yeux alors qu’ils se blottissent l’un contre l’autre, malgré que toutes ses craintes ne se soient pas envolées, une bonne partie venait de le faire et elle était plus sereine désormais. Elle esquissa un sourire amusé lorsqu’il mentionna les conventions. Non c’était certain, ils ne les avaient jamais vraiment bien respectés, mais était-ce important ? Pas pour elle, pas entre eux. Elle espérait d’ailleurs de tout cœur que ce ne soit pas qu’une bulle idyllique qui durerait qu’en 41. Elle ne le pensait pas, puisqu’ils avaient juste concrétisé ce qu’il y avait entre eux depuis longtemps. Tout devrait bien se passer malgré les embûches, ils resteraient ensemble, elle y veillerait. Le fugace baiser d’Aloys le lui fait ressentir même si elle rit, suivit bien vite par un grand sourire, un toujours un brin amusé en le regardant chercher ses affaires à tâtons. Liv ne sentait pas du tout leur bulle brisée, cette dernière étant toujours présente tant qu’Aloysius serait dans les parages.

« Lequel ? Tu ne m’as rien dit à ce sujet. On peut choisir celui qu’on veut ? » demanda-t-elle intriguée en même temps qu’elle nouait le drap en robe au-dessus de sa poitrine pour pouvoir se lever, attraper la chemise d’Aloysius et de la lui mettre sur le dos en remarquant sa démarche bancale. Ils avaient trop poussé. « Tiens. De nous deux, c’est toi qui risque d’attraper le plus froid. ça va aller? » ajouta-t-elle accompagnée d'une caresse sur sa joue avant de récupérer ses propres habits et de s’habiller à son tour, plus enjouée que tout à l’heure, il n’y avait pas photo. Liv cachait difficilement sa joie quand celle-ci était bel et bien là et qu’elle n’avait pas à se forcer. Actuellement, le sourire avait plutôt du mal à quitter son visage.

Une fois vêtue, Lavinia plia le drap alors qu’elle laissa la charge à Aloysius de s’occuper de cette énorme machine dont elle ne connaissait rien. Cependant, en le rejoignant, elle ne put s’empêcher de se demander si ça irait pour son pied. Peut-être devrait-elle essayer de conduire cet engin… Ils courraient au suicide si ça arrivait. Secouant légèrement sa tête de gauche à droite, Liv oublia cette idée en rangeant le drap dans la voiture. Mauvaise idée. Très mauvaise idée qu’elle finit tout de même par raconter à Aloysius lorsqu’ils furent en chemin. Bonjour le fou rire qui suivis, entre moqueries, boudage totalement faux de Lavinia et simulation d’accident avec le véhicule qui fit crier, rouspéter et rire Lavinia. Leur retour ne passa pas inaperçu à l’inverse de leur départ.
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MessageSujet: Re: « Ten years passed tonight » ❧ Ft. Lavinia   Ven 6 Jan - 16:09

Ten years passed tonight

- Maybe in time you'll want to be mine -

Concentration maximale alors que le pantalon se glisse, le plus délicat à enfiler, pied légèrement enflé réclamant du calme, de se déposer sur un oreiller, d'être choyé pour ne pas me retrouver à nouveau prisonnier de mon autre corps durant plusieurs jours. Pas maintenant. Pas alors que pour une fois, je voulais rester homme, pas alors que les choses changent. L'hirondelle viendrait plus tard, de manière à regagner des force dans l'optique de rentrer dans notre boucle, ne doutant pas que Liv mourrait d'envie de retrouver ses marques, bien que j'aurai aimé la garder égoïstement à moi seul un peu plus longtemps, sensation désormais plus présente que jamais. Il valait mieux y aller à petite dose, ne pas l'éloigner trop longtemps et trop vite, surtout pas avec la raison de notre venue ici. D'un autre côté, j'avais moi aussi envie de retrouver notre hiver éternel, chercher à comprendre cet évènement, garder un œil avisé sur la boucle.

« Étant donné la collection de bobines, il y a l’embarras du choix, bien que la collection de cartoons est nettement plus importante, les plus jeunes adorent. Dis-moi, tu me paraît bien enthousiaste tout d'un coup. » Sourire en coin alors que je referme les derniers boutons de ma chemise. « Ça devrait aller, je suis solide. » Puis du moment que ma maladresse légendaire ne se glisse pas dans l'équation, tout devrait se passer pour le mieux.

La voiture est regagnée rapidement, retour dans la bonne humeur et nettement plus détendu qu'à l'allée, sentant un changement radical chez l'Ymbryne. Dans la plaisanterie, je lui promis de lui apprendre un jour à conduire, de passer quelques longues heures à me prendre au jeu alors que ma propre conduite était loin d'être parfaite, plus basique qu'autre chose. Vint ensuite le dernier effort, marchant jusqu'à la salle de projection du refuge tout en serrant les dents, me cramponnant à la béquille comme à une bouée de sauvetage, à deux doigt d'opter pour l'envol qui demanderait nettement moins d'énergie. L'égo m'en empêche probablement, typique d'un oiseau voulant gonfler ses plumes et combattre jusqu'au bout pour impressionner sa belle.

J'aurai aimé lui montrer un véritable cinéma aux fauteuils recouvert de velours rouge, peut-être une prochaine fois, hors de Londres et de son chaos. De mémoire, il y en avait un à Édimbourg, peut-être avant de franchir l'entrée de notre boucle dans ce cas. Au lieu de ça, nous avions droit à une installation plus sommaire, drap blanc étiré contre un mur, quelque fauteuils et coussins confortables et des armoires débordantes de bobines. C'était peut-être mieux, ne sachant pas comment réagir pour sa première fois. Je lui indique donc de prendre place une fois un fauteuil installé à côté du projecteur, ne pouvant m'éloigner en cas de problème, risquant de me faire déplumer par la totalité des Syndrigastis de la boucle s'il venait à être endommagé. Je lui tend une couverture et un reste de pop corn datant d'une petite séance de la veille. Autant bien faire les choses après tout. Je prend ensuite le temps d'installer la bobine, ayant opté pour un film réalisé d'après un ouvrage que j'avais déjà croisé sur la table de nuit du Ara, avant de prendre place alors que la magie commence, guettant la moindre réaction. Un bras se glisse par dessus des épaules, la ramenant à moi alors que des doigts se glissent dans ses boucles brunes.  
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MessageSujet: Re: « Ten years passed tonight » ❧ Ft. Lavinia   Ven 6 Jan - 19:50

Ten years passed tonight

- One day, these chains will disappear thanks to you -

Une fois de retour à la maison du maître, Lavinia s’inquiéta lorsqu’il fallut marcher jusqu’à la salle de projection. Chaque pas semblait douloureux pour Aloysius et à cet instant elle s’en voulu d’avoir choisi la sortie extérieur. Juste un peu. Car au bout du compte ils étaient tous les deux heureux du court des événements et son pied irait mieux après plusieurs heures de repos. Elle s’en assurerait, quitte à le priver de sortie. Liv se pinça discrètement les lèvres, retenant un rire en imaginant la tête de l’hirondelle si elle le privait effectivement de sortie comme un petit enfant. Une douce caresse sur sa main pour le soutenir jusqu’à qu’ils arrivent.

Lavinia ignorait de quoi avait exactement l’air une salle de cinéma, mais elle aimait bien cette installation. Ils allaient être bien là, sous une couverture. Ce n’est pas elle qui allait dire non ! Installée, Liv goûta à ce qu’on appelait du pop-corn. Une première assez agréable, c’était sucrée mais pas trop. Par contre, elle grinça des dents lorsqu’elle tomba sur un pas cuit, beaucoup trop dur pour ses dents. Dire qu’elle l’aurait broyé sous son autre forme… Bref, elle aimait cette nouvelle petite saveur gustative. Vint celle de la projection. Là. Elle abandonna bien vite le pop-corn quelque part pour n’avoir plus que les yeux rivés sur la toile blanche désormais animée. Liv se laissa aller contre Aloysius, néanmoins ses yeux ne quittent pas la toile et son expression est bouche-bée. Quelques coups d’œil furtifs sur les côtés comme pour s’assurer qu’il n’y avait personne d’autre dans la pièce qu’eux. Elle le savait pourtant. Aloysius lui avait expliqué le fonctionnement, mais elle avait quand même encore du mal à comprendre, trouvant cela extraordinaire. Les images prenaient littéralement vie. C’était des personnes vivantes, mais sur image et elles bougeaient comme si elles étaient face à eux en vrai alors que ce n’était pas le cas. Elle était subjuguée et le flot de questions ne tarda pas à envahir Aloysius tout en écoutant le film. Un peu difficile à suivre d’ailleurs, mais au bout de quelques minutes se fut le film qui l’emporta et comment dire… Comme toute personne qui découvre pour la première fois le cinéma, il lui est impossible de se tenir tranquille ou de se taire tout de suite. Lavinia arriva à cette phase où on a beau parler aux personnages face à nous, leur crier dessus un attention ou un non pas par là, ils ne risquaient pas de nous entendre.

Finalement, Lavinia resta bien vive tout le long de la projection et lorsque le film se termina, elle lança tout de suite un regard de chat botté et plein d’étoiles en lui demandant s’ils pouvaient en voir un autre. Pour ne pas le faire se déplacer, c’est même elle qui alla chercher une nouvelle bobine. Dès qu’il fut choisit et installé, elle s’empressa de retourner aux côtés d’Aloysius aussi enthousiaste qu’une enfant découvrant ses cadeaux de Noël. A la différence que Liv n’était pas une enfant. Alors qu’elle se blottit contre lui, ses bras enlacés à sa taille, Lavinia leva la tête pour le remercier en le regardant. Elle ne résista pas à la tentation et l’embrassa.
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MessageSujet: Re: « Ten years passed tonight » ❧ Ft. Lavinia   Sam 7 Jan - 0:58

Ten years passed tonight

- Maybe in time you'll want to be mine -

Rireléger qui s'élève alors que son regard semble littéralement être aspiré par l'écran, réaction face à cette modernité pourtant déjà bien obsolète, rien à voir avec toutes ces fantaisies cinématographique du début du vingt-et-unième siècle. Je reste plus focalisé sur le visage de Liv qui passe d'une expression à l'autre que sur les images qui défilent, méditant peut-être un brin trop sur le reste de la journée. Les choses sont peut-être allées un peu trop rapidement alors que paradoxalement elle ont été beaucoup trop lente, ne sachant plus quoi faire ou dire, supposant que les gestes se suffisaient à eux-même, qu'il n'y avait rien d'autre à ajouter. Je m'embrouille l'esprit, m'enfonçant un peu plus dans le moelleux du fauteuil alors qu'un long soupire s'échappe, ne parvenant pas à suivre l'histoire qui défile sur la toile, répondant de façon amusée aux quelques questions qui s'échappent des lèvres du Ara. Peut-être que je devrais aller emprunter une caméra à ce syndrigasti féru de cinéma, histoire de lui montrer concrètement comment les choses fonctionnaient.

Le regard se lève au ciel alors qu'elle semble toujours aussi enthousiaste, lui indiquant comment placer la bobine délicatement avant de l'accueillir de nouveau à sa place avec cette impression d'avoir à faire à une enfant émerveillée face à quelque chose de nouveau, bien trop longtemps que je ne l'avais pas vue de la sorte, avec ce regard aussi pétillant d'excitation, effaçant quelque peu mes inquiétudes, impression qu'il s'était écoulé des jours et des jours entre notre réveil et maintenant. Ses lèvres me prennent une fois de plus par surprise, retrouvant leur douceur encore si étrangère. Mes doigts cherchent leurs confrères, s'entrelaçant alors que les yeux se ferme, oubliant déjà les dialogues qui avaient repris, me laissant bercer par les respiration de l'Ymbryne alors que l'épuisement prend le dessus, sombrant dans un sommeil des plus profonde et mérité.
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