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 You choke out the light like a cloud hanging over me Shadow maker - Enric Heartgrave

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Enric Heartgrave

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- Ombre à tout faire -
❧ Boucle Temporelle : 1941
❧ Particularité : Manipule les ombres à sa guise, pouvant les rendre tangibles
❧ Miroir :
❧ Missives : 33
❧ Yeux de verre : 17
❧ Crédits : Ava: Junkiie


MessageSujet: You choke out the light like a cloud hanging over me Shadow maker - Enric Heartgrave   Mar 20 Déc - 23:28

Enric Heartgrave

- I don't believe, my faith belongs to no one -


❧ Nom : Heartgrave, nom bien britannique s'il en faut, contrastant magnifiquement avec ma peau olivâtre. Hérité de mon père, évidemment. ❧ Prénom : Enric, prénom catalan donné par ma mère. Mais il a vite changé en Henry quand je suis revenu au Royaume-Uni. Seuls les Syndrigastis de la Boucle continuent de m'appeler Enric. ❧ Surnom(s) : Henry ❧ Age : J'avais 20 ans quand on me proposa de rejoindre la boucle de 1892, aujourd’hui devenue la boucle de 2016, pour la première fois, puis 37 ans à la seconde entrée, j'ai donc 106 ans aujourd’hui mais en ai l’air 37 ans ❧ Lieu et date de naissance : 31/10/1910 à Southampton ❧ Boucle Temporelle  : Originellement, je viens de la boucle de 1892, devenue celle de 2016 ❧ Localisation actuelle  : 1941, mais je fais régulièrement des voyages entre les deux boucles ❧ Occupation : Je suis un peu l'homme à tout faire de la boucle. Je répare ce qu'il peut y avoir à réparer, entre autres choses. Mais le plus souvent, je sers d'amuseur public. Vu la période dans laquelle ont vit, un peu d'animation ne fait pas de mal. ❧ Statut civil : Je fus fiancé, il y a longtemps. Célibataire à présent ❧ Je ressemble à : Oscar Isaac
❧ Particularité  : Manipulation des ombres. Par-là, il faut comprendre autre chose que de manipuler votre ombre pour vous manipuler, vous. Non, ça je ne sais pas faire. En revanche, s’il y a de l’ombre, je peux très bien l’utiliser à ma guise en la rendant tangible, pour créer des formes, des objets éphémères. Ou bien, si je le souhaite, me fondre dans les ombres et devenir quasi invisible…tant que je reste dans l’ombre. Si je sors une main des ombres, on la verra à coup sûr. Il ne me faut pas beaucoup d’ombre pour utiliser ma particularité, en revanche, selon la masse d’ombre qu’il y a à ma disposition, la taille de mes créations est très variable. Je ne peux pas créer d’ombre non plus, je dois utiliser des ombres déjà existantes.
❧ Talon d’Achille  : Premièrement, j’ai...les yeux hypersensibles à la lumière. Je sais ça peut paraître con, mais c'est pourtant vrai...Je déteste les jours où il y a trop de soleil ou les lumières trop vives. Donc le temps maussade de la boucle de 1941 me convient très bien. De plus, depuis mon petit tour en France allemanisée, j'ai une phobie médicale. Ce qui veut dire que si vous approchez un quelconque ustensile médical autre qu'un inoffensif stéthoscope, vous n'y arriverez pas en fait. Je serais déjà en train de courir dans la direction opposée pour y échapper et si jamais je ne peux pas fuir, préparez-vous à vous battre, car à moins de m'assommer, je n'arrêterai pas de me débattre contre vous, quitte à me faire plus mal dans le processus, je m'en ficherai bien à ce moment-là croyez-moi. De même, n'essayez pas de me faire prendre un quelconque médicament car si je ne sais pas exactement ce qu'il y a dedans, je ne les prendrais pas.
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❧ Ce que je pense des autres Syndrigastis : Ils sont comme moi, d'autres personnes rejetées par une société et un monde qui ne les comprend pas. Je ne les connais pas tous, nous sommes bien trop nombreux, mais sachant (par expérience personnelle) ce que certains d'entre eux ont pu subir à la sauvagerie ignorante des humains, je ne peux pas rester insensible et inactif envers eux.
❧ Ce que je pense des Ymbrynes : Je ne fais pas partie des enfants qu'elles ont pu élever. Je suis arrivé dans une boucle, à une époque qui n'était pas la mienne, parce que j'étais un jeune adulte qui avait passé le cap de l'amusement quant à la particularité et qui entrait dans la phase de peur envers cette capacité que je ne comprenais pas. Elles m'ont aidé, à ce moment-là et quand je suis revenu de France. Elles se doutent de ce qu'il s'est passé, bien que n'ayant jamais reçu de réponses claires de ma part, et rien que pour ce dévouement je leur suis loyal à vie.
❧ Ce que je pense des Humains :  Je les exècre. Sans partir en vendetta générale envers une race toute entière (ce genre de chose j'ai donné, merci bien), moins j'en croise, mieux je me porte. J'ai vu jusqu'où un humain pouvait aller dans la dégradation et la torture de personnes qui soient un tant soit peu différentes d'eux, et je ne parle pas seulement de Syndrigatis bien que ce soit ce que j'ai expérimenté le plus, mais même simplement une croyance, une nationalité qui leur plaît pas...Ils manquent cruellement d'ouverture d'esprit et surtout d'une capacité à ne pas se mêler de la vie des autres qui m'agacent au plus haut point. Au fond de moi je sais bien que je fais preuve du même défaut envers eux, alors que je sais très bien qu'il existe des humains qui seraient capables de nous accepter tels que nous sommes mais...J'ai trop vu de souffrance et souffert moi-même des mains des humains pour encore y croire vraiment.
Mes petits Secrets

Parle Espagnol (catalan pour être précis) et Anglais, mais possède aussi des bases de Français et d'Allemand, même si ça se limite au strict minimum pour se faire comprendre. Après c'est le langage des signes plus qu'autre chose Possède de nombreuses cicatrices sur le corps, à cause de ce qu’il a vécu aux mains des Allemands Fume, même si dans sa nouvelle boucle c’est difficile de trouver des cigarettes. De plus, il évite de fumer devant les plus jeunes Syndrigastis Joue du piano, préférant le Jazz et le Swing au classique, bien qu’il sache en jouer Il porte beaucoup de vêtements amples, de longs manteaux, des capuches, bref, de quoi faire des ombres pour avoir toujours une réserve pour sa particularité S'il est plutôt bon cuisinier, pouvant vous préparer quelque chose d'excellent avec pas grand chose, il a en revanche un gros soucis avec...les patates. Il aime ça, il en mange quand vous voulez, mais il ne sait absolument pas les faire cuire correctement...Heureusement qu'il n'est pas le seul en charge de la cuisine en tout cas S'il a l'air débonnaire et désinvolte comme ça, ne vous y fiez pas, il possède aussi la rigueur que les militaires développent. On ne le voit pas tout de suite, mais c'est vrai Il a choisi de s'installer dans une des maisons les plus éloignées du quartier des portes, pour être certain qu'il ne réveillera personne en cas de terreurs nocturnes... Il a un truc avec les gosses, allez comprendre. Ils l'aiment bien et semblent se sentir en confiance avec lui et il le leur rend bien. Leur innocence et leur apparente fragilité le rassure, et le premier qui touche à un seul cheveux d'un enfant devrait penser à courir très vite
Mentalité

Il existe trois facettes principales à Enric : Celle que le monde voit. Celle que très peu de gens ont pu ou peuvent voir. Et celle que vous ne voudriez pas voir, croyez-moi.

Commençons par ce qui est le plus flagrant. Il est quelqu’un de charismatique, à n’en pas douter. Il est un animal sociable qui n’aura pas de mal à venir vous voir pour engager une conversation si l’envie lui prend, honnêtement. Il n’est pas un moulin à parole, mais de temps en temps ça peut lui prendre. Amuseur public, il use et abuse de l’autodérision pour amuser la galerie, n’hésitant pas à faire le pitre si besoin est, même. Malgré tout cela, on sent avec certitude une désinvolture qu’il s’efforce de contrôler quand on lui fait comprendre que ce n’est pas le moment pour cela. Quelque peu imprudent avec sa propre vie, il est en revanche stricte mais juste avec ceux qui s’avèrent plus jeunes que lui (il n’y en a pas tant que cela au final, mais tout de même). Car si pour le moment ce que l’on voit de lui est un type qui ne semble pas prendre grand-chose au sérieux, ne vous laissez pas berner par cette attitude ou vous risqueriez de vous en mordre les doigts. Car derrière ses taquineries et ses grands sourires, on sent bien un cerveau en marche, et ses yeux sombres n’ont de cesse d’observer, d’enregistrer ; ne commentant que rarement mais bien présent et capable de retenir beaucoup. Malgré sa désinvolture, il fait preuve d’une rigueur qui lui vient de son passé de militaire, et d’une détermination tendant parfois un peu trop vers de l’obstination. Il est une excellente oreille pour vous écouter si vous en avez besoin et une véritable tombe si vous avez besoin qu’il le soit. Là où ceci deviendrait presque un défaut est quand il sait des choses qui pourraient vous mettre en danger ; il ne dira effectivement rien, se rendant coupable, peut-être, de non-assistance à personne en danger. Il a cette loyauté parfois mal placée qu’on ne devine pourtant pas tout de suite. Protecteur, il serait prêt à donner sa vie pour une cause qu’il croit juste et surtout, pourrait mourir pour quelqu’un si cette personne a réussi à s’insinuer près de son cœur.

Mais ça, c’est ce que le monde entier voit. Ca ne veut pas dire que tout est factice, oh non, mais c’est uniquement ce qu’il accepte de montrer. Car il y a bien plus à cet homme, mais il y a des choses qui lui sont trop personnelles et même trop douloureuses pour laisser n’importe qui y avoir accès. Il a vu beaucoup de choses que personne ne devrait voir. Des horreurs que même votre esprit ne pourrait conjurer sans aide extérieure. Ca a laissé une marque en et sur lui. Si les cicatrices zébrant son corps sont les pense-bêtes de ce qui lui est arrivé, les vraies et plus profondes marques se trouvent dans son esprit. Il n’est pas rare, quand il est (ou se croit) seul, qu’il reste là à contempler le vide pendant de longues minutes, des heures parfois. Notamment quand il se fait réveiller la nuit par ses propres cris de terreur. Ces terreurs nocturnes, dans la boucle de 2016, plusieurs en sont familiers (pour ceux ayant appartenus à la boucle de 1892 auparavant), bien que n’en connaissant pas les causes de manières certaines. Les Ymbrines se doutent fortement de ce qu’il lui est arrivé, mais jamais il n’a voulu en parler et là est un autre point flagrant : s’il n’est pas du genre taciturne, en revanche vous ne l’entendrez que très peu parler de son passé, hormis son enfance et son temps dans les boucles. Ce qu’il s’est passé dans le vrai monde est quelque chose qu’il garde farouchement pour lui. Par pudeur, par gêne, par honte, ou parce que c’est trop douloureux; personne ne sait vraiment, mais le fait est là. Ce qui est assez frustrant pour pas mal de gens, parce que lui accepte sans rechigner de vous écouter sans jugement aucun (à haute voix ceci dit), lui ne vous dira jamais ce qui ne va pas. On ne s’en rend pas compte tout de suite, mais c’est bel et bien là. Sous ses sourires, sous son charisme et son attitude détachée qu’il s’efforce de montrer au monde, on sent quelque chose d’autre, de plus sombre, de plus dangereux…

Et vous n’auriez pas tort.

Ca a laisser des traumatismes, certains handicapants, mais pas que. Ceux qui l’ont connu avant son départ à la guerre, ceux qui ont vécu en 1892 avec lui ne peuvent pas dire qu’ils le reconnaissent à présent. C’est vrai, il affiche peut-être les mêmes sourires, fait les mêmes blagues, mais ils ne peuvent pas nier que parfois, il a des attitudes qui font peur. On ne connaît pas vraiment tout ce qui peut le faire réagir de cette façon, mais dans les triggers que l’on connaît, il y a les bruits forts et soudains (paradoxalement, le tonnerre ou le bruit des avions et des bombes de la boucle de 1941 ne le dérangent pas, comme s'ils étaient plus quelque chose de rassurant pour lui qu'autre chose), le prendre par surprise, ou être un peu trop insistant pour en savoir plus sur lui. Dans ces cas-là, sa réaction va de simplement faire un bond de trois mètres de haut (ce qui est assez amusant, même s’il vous lancera par la suite un regard à vous glacer le sang) à vous agresser aussi bien verbalement que physiquement. Il n’explose pas de colère, non, il pourrait ; vous hurler dessus et être d’une méchanceté qu’on ne lui soupçonne pas, mais le pire, c’est que c’est tout l’inverse. La méchanceté est bien là, mais en revanche son ton et sa voix se font glaciale et si ça arrive, ne le provoquez pas, partez, ou attendez qu’il parte, mais surtout, surtout ne le provoquez pas. En général, quand il se rend compte de ce qu’il fait, il s’arrête et quitte la pièce pour aller se calmer, sans aucune explication. S’il risque de ne pas vous approcher pendant un temps, il vous fera toujours comprendre qu’il est désolé. Parce qu’il sait très bien qu’il a réagi de façon excessive à quelque chose qui n’en valait pas la peine. Il ne viendra pas forcément vous le dire en face, parce qu’il a sa fierté, mais il vous le fera comprendre d’une façon ou d’une autre. En somme, il est dangereux, bien plus qu’on ne l’imagine, alors il vaut mieux ne pas s’en faire un ennemi.

- Qui se cache derrière ce merveilleux personnage -

Je m'appelle Audacious Squirrel, j'ai 25 ans, je suis ???? et je viens de Lot. J'ai trouvé le forum via Magda poupette (wifeeeeey) et je le trouve petit mot. Pour finir, je dirai : un truc.

Spoiler:
 



All you have is your fire, and the place you need to reach. Don't you ever tame your demons but always keep 'em on a leash
(by anaëlle)


Dernière édition par Enric Heartgrave le Sam 31 Déc - 20:02, édité 4 fois
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Enric Heartgrave

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MessageSujet: Re: You choke out the light like a cloud hanging over me Shadow maker - Enric Heartgrave   Mar 20 Déc - 23:29

Mon Histoire

- Beat me, bash me, you can never trash me -


Je vous entends déjà vous demander : pourquoi un prénom aussi étrange associé à un nom si purement britannique ? Eh bien cela s’explique très simplement. Ma mère, Llucia, était originaire d’Espagne, de la Catalogne pour être précis. Si elle a vécu une grande partie de sa vie en Espagne, la vie là-bas n’était pas simple, et elle a émigré vers le Nord, tentant d’abord en France, mais finissant par arriver en Angleterre, où elle fut engagée par une famille comme aide-ménagère. Une famille avec des moyens mais bons envers elle, ils avaient même accepté de l’aider à apprendre l’anglais, afin qu’elle puisse, un jour, trouver un meilleur emploi. Puis elle a rencontré mon père. Robert Heartgrave. Lui, il était, dans son jeune âge, un livreur de journaux avant de travailler dans une imprimerie. Ca n’a pas été simple au départ, ma mère possédant depuis toujours un sacré caractère pas facile à maîtriser et lui tout aussi borné qu’elle. C’est peut-être ce qui a fini par les faire tiquer ensemble. Enfin, dans tous les cas, ils se marièrent, malgré l’absence de la famille catalane de ma mère, et en 1910, qui c’est que voilà ? Votre serviteur, Enric Heartgrave. Enric, un nom typiquement catalan que mon père a toujours eu du mal à prononcer, si bien que, lorsque j’étais un tout jeune gamin et que ma mère ne se trouvait pas dans les parages, il m’appelait Henry. Ce n’est pas loin après tout.

Puis la Grande Guerre éclata. Ma mère partit avec moi dans la campagne Anglaise, rejoignant la famille paternelle tandis que celui-ci allait se battre sur le champ de bataille. J’avais à peine quatre ans. A cet âge-là, tout ce que je comprenais d’une telle situation était que je laissais tout derrière et que mon papa partait je ne savais trop où. Je comprenais, par l’attitude inquiète et parfois paniquée de ma mère, qu’il fallait être particulièrement sage et suivre sans poser de questions. Ca n’empêchait pas la chose de paraître complètement étrangère. En l’absence de mon père, ma mère parlait beaucoup plus espagnol, et j’ai fini par apprendre moi aussi cette langue, cet héritage qui était le mien. Tandis que Grand-Mama Rose m’enseignait le piano après qu’elle m’a surpris à l’observer jouer, alors que je pensais être caché. Papa m’avait toujours dis que fixer les gens n’était pas poli, alors quand je voulais observer quelqu’un, je faisais en sorte de me cacher. S’ils ne pouvaient pas me voir, je ne pouvais pas être malpoli, pas vrai ? Ce fut d’ailleurs durant une observation de Grand-Papa en train de sculpter un bout de bois dans son atelier (où j’avais pris l’habitude de jouer même s’il n’aimait pas trop cela) que je découvris ma particularité. Je jouais et entendant des pas arriver, je me suis caché dans un coin dans l’ombre, mais avec une bonne vue de l’atelier et donc par conséquent de Grand-Papa. Pendant de longues minutes tout fut comme d’habitude, mais je dus faire un faux mouvement à un moment, et un objet tomba près de là où je trouvais, attirant l’attention de Grand-Papa. Je me recroquevillais dans mon coin d’ombre, priant pour qu’il ne me voie pas. J’étais figé par la peur. Il n’était pourtant pas méchant, mais je savais que je n’étais pas autorisé à être là sauf s’il m’invitait à y entrer. Alors j’attendis, le coeur martelant un rythme erratique dans ma cage thoracique. J’entendis les pas arriver dans ma direction, ramasser l’objet et s’approcher encore un peu…Il allait me voir c’était certain ! Pourtant, il passa à quoi…vingt centimètres de moi, mais ne me vit pas. Il haussa les épaules, grognant qu’il devrait peut-être penser à ranger cet atelier puis repartit, abandonnant son projet du moment. Je suis resté de longues minutes sans bouger, essayant de comprendre ce qu’il s’était passé. Puis je sortis de ma cachette, retournant dans ma chambre. J’avais sept ans à cette époque-là.

Puis un an et demi plus tard, mon père revint de la Grande Guerre. Je devais avouer qu’il n’était pas le même. Plus distant, le regard hanté par ce qu’il avait pu voir dans les tranchées. Il n’en n’était pas ressortit indemne physiquement non plus, il boitait, il avait du mal à se mouvoir de manière générale. Il restait mon père malgré tout et j’espérais qu’en lui montrant que ça ne changeait rien pour moi, il irait mieux (ah ! l’innocence de l’enfance). Pourtant, j’avais mes propre interrogations, notamment, qu’est-ce qu’il m’arrivait avec ces ombres ? Car vous pensiez vraiment que j’étais resté bien sagement, sans me poser de questions sur ce que j’avais pu faire dans l’atelier de Grand-Papa ? Noooon. Grand Dieu, non. J’ai fait des expériences, certaines ont lamentablement ratées (comme de penser que je devenais invisible n’importe quand…), d’autres furent plus concluantes. J’ai fini par comprendre, après des années de tests cachés (je ne voulais pas que mes parents soient au courant, ne sachant comment ils pourraient réagir à ce genre de phénomènes), que je pouvais manipuler les ombres. Après, je ne savais pas faire grand-chose à cette époque-là, à peine créer des petits êtres d’ombres qui se baladaient et obéissaient à mes commandes muettes. Me cacher dans les ombres…Bref, des trucs que j’avais appris tout seul, le cachant de mes parents. Quant à mon futur…J’ai suivi mon père à l’imprimerie. Ce n’était pas quelque chose qui me passionnait, pas dans le fond, mais un travail était un travail et vu l’état de l’économie à cette époque-là, mieux valait ne pas cracher dans la soupe.

Mon petit secret, ce fut finalement ma mère qui le découvrit en premier. Je passais, après mes leçons de piano avec Grand-Mama, de longues heures dans ma chambre, à m’amuser avec ce don qui me venait de ne je savais trop qui (du côté de ma mère ? De mon père ?), quand ma mère débarqua dans ma chambre sans frapper avant, et je n’eus pas de réflexes suffisamment rapides pour les faire disparaître avant qu’elle ne les voit. Sa réaction me refroidi en moins d’une seconde. D’abord un regard effrayé allant de là où se trouvaient les petites ombres puis à mon visage, inquiet, tendu, et finalement, un cri si perçant que je plissais les yeux sous l’assaut sonore. Je me levais, essayant de la rattraper pour la calmer. Je me retrouvais cependant vite devant mon père et le reste de la famille, demandant à savoir ce qu’il s’était passé. J’aurais pu mentir, j’aurais probablement pu inventer quelque chose, mais je ne voulais pas faire de tort à ma mère. Elle n’avait jamais rien fait pour mériter cela. Alors j’ai poussé un lourd soupir et je leur ai montré. Si je ne les contrôlais pas toujours, j’avais relativement vite compris comment les animer. Je fis apparaître un tout petit bonhomme, sans visage, sans traits spécifique, juste une petite chose qui saluait de grands gestes de bras. Je tentais un sourire timide, inquiet…

J’ai bien fait de m’inquiéter car si ma mère refusais de regarder, mes grands-parents poussèrent une exclamation de surprise et mon père ne dit rien, fronçant les sourcils, un air orageux sur le visage et il s’approcha. Je fis disparaître ma création d’ombre, attendant de savoir ce qu’il allait me faire. Ou dire, quelque chose. Je tentais de lancer un regard vers le reste de la famille, mais ils évitaient soigneusement de croiser mon regard. Soudain, je sentis la poigne de mon père se refermer sur mon bras et je fus embarquer à travers le maison jusqu’à ma chambre.

"Fais ta valise et hors de ma vue, Enric." Je ne comprenais pas…
"Papa… ?"
"Tais-toi ! Fais ce que je te dis et pars d’ici. Tu ne fais plus partie de cette famille. Je n’aurais pas un monstre comme fils !"

Ces mots me firent mal. Mais plus que cela, ils m’enragèrent. Je ne comprenais pas, oui, j’étais différent, mais je n’ai jamais fait de mal à personne, jamais voulu effrayer les gens de cette façon. Je tentais de me défendre, argumentant que je ne m’en servirais plus, promettant de faire tout ce qu’il voulait s’il acceptait que je reste avec eux…Sans succès. Finalement, la rage l’a emporté et dans la chambre sombre, mes ombres se sont déchainées, envoyant mon père dans un mur, l’assommant sur le coup. Ce fut quand je remarquai cet état de fait que je me calmais instantanément, mes ombres se dissipant alors que j’allais vérifier si mon père allait bien. Il était vivant, si inconscient. Sous la panique je ne me fis pas prier, j’ai pris la valise que mon père avait commencé à remplir de mes vêtements et je partis sans demander mon reste.

Là où j’eu de la chance, c’est qu’après plusieurs semaines à vagabonder sur les routes, j’ai croisé une Ymbrine. Je ne sais pas si c’est de la chance pure ou le destin, mais elle a vite compris ce que j’étais, peut-être avait-elle l’instinct, ou bien mes ombres faisaient un peu des leurs, je ne savais pas. Elle m’amena dans sa boucle, datant de 1892, alors que je passais à peine mon vingtième anniversaire. Si au départ l’acclimatation demanda un peu de travail de ma part (si je m’étais fait à l’idée d’être différent, je ne m’attendais pas à ce que l’on soit autant, honnêtement), je finis par y être bien…Pendant deux ans. Oui, ça fait très court, mais je ne pensais pas passer ma vie dans une boucle. Je voulais profiter de ma vie, mais un passage par la boucle m’avait semblé la meilleure option à cette époque. Ce fut définitivement bénéfique par ailleurs, puisque je pus m’exercer à contrôler et maîtriser cette particularité qui était encore un trop gros mystère pour moi avant d’entrer dans la boucle. Je fis savoir aux Ymbrines et aux autres que je comptais retourner dans le monde réel, profiter de ma jeunesse, de ma vie…Peut-être reviendrais-je, leur ai-je dit avant de partir. Peut-être que pour ma retraite, je viendrais la passer ici tranquillement. Mais je devais partir pour le moment.

Pendant sept ans, j’ai vécu ma petite vie tranquille. Pendant un temps, j’ai voyagé à travers l’Angleterre, me faisant héberger contre de menus travaux chez eux, ou alors je récoltais quelques pièces en allant jouer du swing au piano dans des bars et cabarets, ça dépendait. Ce n’était peut-être pas toujours simple d’en vivre, mais au moins je vivais comme je l’entendais…ou presque. Je gardais évidemment pour moi ce que je savais faire, ne m’en servant que pour me cacher si je voyageais de nuit (ça m’évitait de mauvaises surprises). Au bout de cinq ans, j’arrivai aux abords d’une ferme en pleine campagne anglaise. Faisant comme j’en avais l’habitude, je proposai mes services contre le logis une nuit (je ne demandais même pas à manger j’avais en général des provisions sur moi). Nuit qui se transforma en deux, puis trois, puis se firent semaines, mois…La raison ? Elle était très simple, je m’étais entiché de la fille du fermier. Elle était un peu plus âgée que moi de trois ans, belle comme un ange, et un amour pour ses bêtes que j’avais rarement vu chez un fermier, même les plus sympathiques que j’avais pu rencontrer. De manière générale, elle était d’ailleurs du genre à passer plus de temps à prendre soin des bovins, cheveux et poules que du reste de sa famille, difficile de lui en vouloir cependant. Honnêtement, vu la façon dont elle m’a accueilli au départ, malgré son père bien content d’avoir quelqu’un pour l’aider durant quelques heures (initialement), je ne savais pas comment j’avais fait pour qu’elle finisse par me tomber dans les bras, n’étant pourtant pas forcément des plus fins dans mes approches. Peut-être mon humour de merde, ou mon autodérision ? Mais le fait était là, été 1938, je lui fis ma demande et à ma grande surprise (si, je vous jure que j’avais 50% de chances de me faire envoyer sur les roses épineuses) elle a dit oui ! On avait commencé à tout prévoir pour notre mariage, tranquillement, à notre rythme…Puis la guerre a éclaté.

Etant en âge de m’engager, je n’avais que peu de choix, à moins de me faire juger inapte à aller combattre, ce qui, je l’avoue, m’aurait mis un sacré coup à l’égo. Je fus envoyé dans l’infanterie et participai à plusieurs batailles, en ressortant presque indemne. Presque. Je me suis quand même pris une belle balle dans le bras gauche et pendant un moment je ne pouvais plus lever le bar plus haut que mon coude. Je faisais preuve d’une chance incroyable, et il faut dire aussi que je savais utiliser les ombres pour m’aider, moi et mes camarades, sans en avoir l’air. Pendant quatre ans, je fus un simple soldat d’infanterie, un pas mauvais du tout, bien que parfois un peu trop audacieux au goût de ma hiérarchie, mais tant pis. Puis, vint 1943, ou l’année fatidique. Appelé dans la tente du chef, je pu voir ici plusieurs grands noms de l’Etat-Major, ainsi que des têtes que je ne reconnaissais absolument pas. On me posa de nombreuses questions, notamment sur mes origines, sur mes connaissances en espagnol (haha, la bonne blague), ma loyauté envers la couronne, d’autres choses auxquelles je répondais, sans pour autant comprendre où ils voulaient en venir. Finalement, ils s’échangèrent de longs regards lourds de sens (pour eux du moins) avant de m’annoncer purement et simplement que j’étais leur meilleur candidat pour une mission très importante, mais aussi des plus secrètes. Et quelle mission ! J’étais d’infiltrer les rangs des troupes d’Hitler dans une ville pas très loin de Paris, en FRANCE, afin d’aider sur le terrain les Résistants français. Seul hic : je ne connaissais pas un seul mot d’Allemand…Ce qui fut réglé par quelques courts en accélérer, histoire d’avoir une base, cependant ma couverture de Franciste venant tout droit d’Espagne m’aiderait à expliquer ce soucis de langage. Comme quoi. Le fait que je parle Catalan, un accent bien spécifique à la région de Barcelone, aidait d’autant plus à cacher ce qu’il pourrait rester de mon accent britannique. J’ai aussi reçu quelques bases de français, mais tout comme pour l’allemand, j’allais devoir apprendre sur le tas.

Une fois près, je me fis envoyer et me fondit, assez étonnamment, dans la masses des autres soldats travaillant pour le Führer, certains étaient même content de pouvoir m’apprendre un peu plus de leur langue. C’était étrange comme sensation, et si je ne haïssais pas autant le régime fasciste, je pense que j’aurais pu sympathiser avec au moins deux ou trois de ces soldats. Le plus difficile ? Ne pas pouvoir écrire une seule lettre à ma fiancée. Certains résistants m’assuraient qu’ils pourraient faire passer une lettre en douce, mais rien que l’idée qu’un autre soldat allemand ne me tombe dessus alors que j’écrivais (en anglais !) me refroidissait complètement. J’aimais cette fille, mais peut-être pas au point de risquer ma peau pour une lettre…Pendant presque un an j’ai tenu mon rôle à la perfection, n’éveillant les soupçons de personne et utilisant mes ombres pour m’aider dans ma tâche. Mais comme on dit, chaque chose a une fin.

Celle de cette mission ne se fit pas sans heurt. J’avais beau être particulièrement précautionneux, mais je ne pouvais pas penser qu’un autre soldat viendrait à me suivre un jour, allez savoir ce qu’il lui était passé par à la tête à ce moment-là. Mais le fait est que j’avais un souci : je venais de me faire démasquer. Alors j’ai bien tenté de fuir, de rejoindre une planque de la résistance que je savais vide à ce moment-là, mais j’étais en plein QG du troisième Reich, j’étais vraiment mal barré. J’ai essayé la solution la plus « humaine », tentant de fuir en fracassant quelques nez au passage, mais ils étaient beaucoup trop nombreux, alors j’ai succombé à la panique et utiliser mes ombres. Grossière erreur que voilà. Pendant un moment, j’ai cru avoir le dessus, je pensais pouvoir m’enfuir, mais je me retrouvai vite, trop vite, avec un pistolet sur la nuque. Je fermais les yeux, relâchant mes ombres, attendant ma mort…

"Baissez vos armes." Entendis-je en allemand. J’avais entendu cette phrase suffisamment de fois pour la reconnaître à force "Je vais emmener cet homme avec moi. Il serait un nouveau sujet pour mes expériences."

J’entendis le clic d’une arme que l’on désarme, et rouvris mes yeux, pour voir un des bouchers du Reich me regarder avec une lueur qui ne me plaisait absolument pas. Je fus menotté et emmener dans un camion, avec d’autres personnes, et finalement, le camion nous conduisit loin de là où j’étais envoyé initialement, après la frontière Allemande…Je ne savais pas ce que l’on me voulait, mais je n’aimais pas cette idée. Des tas de scénarios commencèrent à dérouler dans mon esprit, me paniquant un peu plus à chaque kilomètre qui nous rapprochait de notre destination.

Même mon imagination ne m’avait pas préparé à ce que j’ai vécu dans ce camp. Un camp secret, il n’est jamais apparu dans les livres d’Histoire. Pourquoi ? Eh bien peut-être parce que personne n’a cru à ce qu’on y faisait. Ils disaient qu’ils expérimentaient sur des gens inhumains et ils n’avaient pas totalement tort, mais moi, je savais ce que nous étions tous, nous, prisonniers de ces monstres : des Syndrigastis. Tous les autres que je pouvais croiser possédaient une particularité, tout comme moi. Dans ma cellule, une lumière intense qui me brûlait la rétine, si bien que j’enfouissais mes yeux dans mes genoux pour ne pas subir un mal de crâne carabiné. Pas de litre, juste un drap et un oreiller, afin que j’ai le moins d’endroit possible pour avoir de l’ombre. Ils comprenaient vite et ça m’agaçait. Voilà ce qu’ils voulaient : comprendre d’où provenaient nos particularités et les voler, ou les reproduire, je ne savais pas trop. La mienne les intéressait beaucoup, la capacité à se dissimuler dans l’ombre, voilà qui était pratique en mission d’infiltration. Si seulement ça s’arrêtait à des interrogatoires un peu trop violent pour en savoir plus…Mais non. Quand j’ai dit « boucher », je le pensais. Ce sont de vrais tarés, des tortionnaires, qui nous ont fait subir des choses dont je préfère ne pas me rappeler. En tout cas, depuis mon passage chez eux, n’essayez même pas de m’approcher avec autre chose qu’un stéthoscope, vous risqueriez de le regretter. Même une simple boule de coton je fuis. Parce qu’en général, s’il y avait du coton, ça voulait dire injection, ou bien prise de sang ou que sais-je encore ? Non, même le coton n’est pas innocent.

Finalement, on a réussi à s’échapper peu avant la fin de la guerre. Peut-être que nous aurions pu tenir jusqu’à l’arrivée des Alliés (si tant est qu’ils soient au courant), mais nous avions une occasion, on l’a saisie et on a fui. Plusieurs d’entre nous trouvèrent la mort ce soir-là, mais des fois, je me dis que la mort ne devais pas être bien pire que ce l’on nous avait fait subir dans cet endroit maudit. Personnellement, je me déplaçais majoritairement la nuit, usant de ma particularité pour me cacher et me reposais la journée, planqué là où je pouvais. Je naviguais la France ainsi, mais ne pus rentrer au Royaume-Uni qu’une fois la France libérée…Autant dire qu’après près d’un an à être torturé (il n’y a pas d’autres mots à utiliser), j’avais hâte de rentrer chez moi, de pouvoir revoir ma fiancée et ses parents, de retrouver une environnement qui ne tenterait pas de me tuer.

Je finis par réussir à rentrer à la maison et fus si heureux de tous les retrouver. Ma belle, qui s’inquiétait de ce que je devenais et qui craignait que chaque lettre reçue soit celle lui annonçant ma mort ou ma disparition du champ de bataille. Pendant un temps, j’ai cru que je pourrais reprendre une vie normale, comme papa. Ha ! La bonne blague. A l’époque, je n’étais encore qu’un enfant, je ne voyais pas les signes, mais maintenant…Combien de fois je me suis réveillé en sueur, pris d’un cauchemar qui refusait de me laisser en paix ? Ou bien en hurlant à m’en arracher les cordes vocales d’une terreur qui ne voulait pas s’afficher clairement devant moi ? Combien de fois j’ai vu les regards emplis de pitié de ma fiancée, alors que je tentais de faire comme si de rien n’étais ? Bien trop de fois pour que ça n’ait pas de conséquences. Sans compter mon comportement qui était différent, plus méfiant, toujours sur mes gardes, comme incapable de vraiment me détendre, même en présence de gens en qui j’avais toute confiance. Ce fut peut-être cela qui incita ma douce à me quitter, après quelques mois. Je ne pouvais pas la blâmer, bien qu’une partie de moi le fasse, cette partie qui espérait encore qu’elle pourrait m’aider à me reconstruire et qui se sentait trahie par ces paroles. Mais je ne me fis pas prier. Sans un mot de plus, je paquetais le strict minimum et parti sans un regard en arrière. Je savais où je devais aller de toute façon : mon retour dans la boucle se ferait plus rapidement que je ne l’avais espéré…

Prenant contact avec les Ymbrines de la boucle de 1892, je leur annonçais mon arrivée, et fis le chemin jusqu’à l’entrée de la boucle où elles et certains de Syndrigastis encore présents m’ont accueilli avec de grands sourires et une douceur dont je m’imprégnais après tout ce que j’avais traversé. Je n’en parlais pas, d’ailleurs. Je voyais bien dans les yeux des Ymbrines qu’elles se doutaient de quelque chose, mais voyant la façon dont j’évitais le sujet chaque fois qu’elles tentaient, subtilement, d’en savoir plus, elles finirent par me laisser tranquilles. Mais il n’était pas difficile de voir que je n’allais pas bien. Je sursautais au moindre bruit un peu trop soudain, si un robinet était mal fermé j’allais finir de le fermer comme s’il m’avait personnellement offensé, refusant tout traitement médical, les cris de terreur durant la nuit…Non, je n’en menais pas large, mais je n’en disais rien non plus et les autres me laissaient tranquille. Le sourire que j’affichais était une façade qui permettait aux autres de ne pas avoir à s’inquiéter de mon cas en toute bonne conscience. Franchement, à part les terreurs nocturnes qui gâchait la nuit de plus d’une personne, la vie était tranquille dans la boucle, j’aidais là où je pouvais, tentant de me rendre utile un maximum, détestant me retrouver seul avec mes pensées, même si cela était parfois inévitable.

Sauf que mon obstination à refuser tout traitement médical finit par me porter malheur. Si les Ymbrines avaient arrêté de batailler après le cinquième essai (j’avais bien faillit faire une sale entaille avec mes ombres dans le bras de l’une d’elle alors qu’elle s’approchait un peu trop près de moi avec une aiguille sans que j’ai la possibilité de fuir), et se contenter d’astuce de grand-mère pour me soigner la plupart du temps, il vint un jour où cela ne suffisait plus. J’étais tombé malade et pas qu’un peu. Quoi exactement, je n’en sais rien, mais le fait était là : j’avais une forte fièvre, je toussais et de manière générale, je n’en menais pas large. Mon contrôle sur les ombres me jouait des tours et j’avais peur de ce que je risquais de faire. Malgré tout, je refusais de les laisser me donner quoi que ce soit dont je ne connaisse pas la composition exacte (quand je vous dis que je suis chiant). Elles finirent par faire appel à une autre Ymbrine, une s’y connaissant en plantes médicinales et surtout, en Syndrigastis avec une psyché aussi endommagée que la mienne. Ce ne fut pas simple, même en la voyant faire devant moi, j’avais du mal à faire confiance aux personnes en face de moi. Mais je finis par ingurgiter les diverses mixtures et breuvages qu’elle me donnait, certaines étant particulièrement horribles au goût, cependant, au bout de quelques jours de soins je pouvais sentir une net amélioration de mon état. J’étais faible, la faute à ne pas avoir assez mangé durant mon temps alité, mais la fièvre était tombé et je ne délirais plus, ce qui était déjà quelque chose. L’Ymbrine était toujours là, veillant sur mon bon rétablissement encore quelques jours, juste pour être sûre que tout allait bien. Malgré mon état de fatigue et mes toux intempestives, on a pu discuter un peu. J’ai même réussi à lui tirer un rire une fois ou deux, mais je n’étais pas au meilleur de ma forme, c’est pour ça.

Elle repartit quelques jours plus tard pour sa boucle, celle de 1941, et je repris du poil de la bête en 1892. Pourtant, plus je restais, plus je me disais que je n’étais pas vraiment à ma place ici. Il était hors de question que je retourne dans le monde réel, j’avais déjà passé une bonne trentaine d’années dans cette boucle, je ne voulais pas me retrouver d’un coup dans le corps d’in quinquagénaire pour ensuite faire quoi ? Bien des choses pouvaient changer en trente ans, arriverais-je seulement à m’adapter de nouveau ? J’en doutais fortement. Non, je devais bouger, changer de boucle. Ca tombait bien, il y en existait une pile dans mon époque. Certes, en plein Blitz Londonien, ce qui n’était peut-être pas la meilleure des idées vu mon état psychique, mais je ressentais comme une attirance pour mon époque, comme un appel de la mélancolie d’un temps qui fut meilleur pour moi, malgré tout. Alors j’ai fait mes valises, ai dit au revoir à tous mes amis de la boucle et suis parti, direction la boucle de 1941.

Depuis que j’y ai posé mes valises, je n’en n’ai presque plus bougé, hormis pour aller voir mon ancienne boucle, deux fois avant son déménagement, auquel j’ai participé pour les aider à tout transporter, et franchement, malgré le bruit des avions et des bombes, je m’y sentais bien. Le fait que je puisse habiter dans une petite maison loin de tous et ainsi ne gâcher le sommeil de personne si mes terreurs nocturnes passaient me dire un petit bonjour, le fait qu’il y ait quelqu’un là-bas qui sache ce qu’il me fallait si je me retrouvais malade ou blessé me rassurait aussi. En tout cas, je ne l’ai plus quittée depuis et je ne compte pas le faire de sitôt.



All you have is your fire, and the place you need to reach. Don't you ever tame your demons but always keep 'em on a leash
(by anaëlle)


Dernière édition par Enric Heartgrave le Sam 31 Déc - 20:00, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: You choke out the light like a cloud hanging over me Shadow maker - Enric Heartgrave   Mar 20 Déc - 23:33

LE TRAUMATISME DES PATATES lol lol lol
Re-bienvenue du coup keu
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MessageSujet: Re: You choke out the light like a cloud hanging over me Shadow maker - Enric Heartgrave   Mer 21 Déc - 9:40

Je plussoie Alo, c'est énorme avec les patates ! keu Bienvenue sur le forum et bon courage pour la fiche ! ^^
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MessageSujet: Re: You choke out the light like a cloud hanging over me Shadow maker - Enric Heartgrave   Mer 21 Déc - 10:51

Re bienvenueeeeeee!

Mais va falloir arrêter... ça commence à être contagieux @_@ xD
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MessageSujet: Re: You choke out the light like a cloud hanging over me Shadow maker - Enric Heartgrave   Mer 21 Déc - 11:31

Re-bienvenue hughy

Si il ne sait pas faire de patate ça veut dire qu'il ne sait donc pas faire de tartiflette shock
Courage pour ta fiche ! yy
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MessageSujet: Re: You choke out the light like a cloud hanging over me Shadow maker - Enric Heartgrave   Lun 26 Déc - 13:18

RE-BIENVENUE ! eeeet... C'est tout ce que j'ai à dire donut Brefouille, tu connais la maison, alors amuse toi bien yy (A quand l'histoire ? On veut la suite blbl )
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MessageSujet: Re: You choke out the light like a cloud hanging over me Shadow maker - Enric Heartgrave   Lun 26 Déc - 20:18

Je suis littéralement in love de l'avatar que t'as choisi !

Re-bienvenue hihi
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Clarence F. Bannerman

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- Garde tout le monde à l'oeil -
❧ Boucle Temporelle : 22 mars 1941, retourné à une Guerre qu'il crut avoir un jour classé dans son passé.
❧ Particularité : Les paumes de ses mains se sont un jour courbées de deux yeux supplémentaires. Deux paupières qu'il condamne depuis à l'obscurité.
❧ Occupations : Curiosité ou intentions cachées, il remplit les pages de ses dossiers aux couvertures criblées des noms des syndrigastis qu'il rencontre.
❧ Miroir :
❧ Missives : 428
❧ Yeux de verre : 91
❧ Crédits : © Mad Hattress | Ananas de mes nuits et de mes jours


MessageSujet: Re: You choke out the light like a cloud hanging over me Shadow maker - Enric Heartgrave   Mer 28 Déc - 15:03

T'es hot. Oscar Isaac est hot. Ton perso est hot. meuh
Je tenais à mettre ma patte pour te le dire. Quand même.



TROUBLED PLAYER - “A desk is a dangerous place from which to view the world.” John Le Carré.
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Enric Heartgrave

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- Ombre à tout faire -
❧ Boucle Temporelle : 1941
❧ Particularité : Manipule les ombres à sa guise, pouvant les rendre tangibles
❧ Miroir :
❧ Missives : 33
❧ Yeux de verre : 17
❧ Crédits : Ava: Junkiie


MessageSujet: Re: You choke out the light like a cloud hanging over me Shadow maker - Enric Heartgrave   Sam 31 Déc - 12:16

Merci à touuuuuuus

Ulric > et non, pas de tartiflette, ou faut demander à quelqu'un d'autre XD



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MessageSujet: Re: You choke out the light like a cloud hanging over me Shadow maker - Enric Heartgrave   Sam 31 Déc - 21:25

Une nouvelle pièce !

- Il est de nôtres -

Un personnage sympathique et ambigu, j'ai hâte de voir ce qu'il va donner. yy N'abuse pas des petits enfants What a Face Bref, tu connais la maison ! strip

Félicitation ! Maintenant que vous êtes validé, vous pouvez passer à l'étape suivante et bien entendu aller rp ! Vous pouvez créer votre Fiche de liens & topics, référencer une Occupation si vous en possédez une utile à une boucle et n'oubliez pas de référencer votre boucle dès que vous voyagez. Il ne faut pas avoir peur de poster des Questions/Suggestions, le staff est à votre disposition. Vous pouvez également aider le forum à se faire connaître ici. Enfin, amusez-vous !
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You choke out the light like a cloud hanging over me Shadow maker - Enric Heartgrave
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