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 don't let me be gone (Galahad)

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Eustache W. Heddington

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- Husky Docile -
❧ Boucle Temporelle : Londres 1941
❧ Particularité : Se métamorphose en toutou bienveillant aux yeux verrons
❧ Occupations : Horizontale à la nuit tombée
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❧ Crédits : (c) mad hattress ♥♥


MessageSujet: don't let me be gone (Galahad)   Mar 27 Déc - 12:17

Don't let me be gone

- Eustache et Galahad-

Matin. Le silence absolu. Il n'y a aucun bruit si ce n'est le rythme calme de l'horloge. Elle est vieille et chaque jour elle sonne aux même heures. C'est le même bruit. Toujours exact et précis, toujours au même moment.

Tu as dormi à même le sol, sans prendre la peine de te couvrir. T'étais trop fatigué. T'as pas pris la peine de prendre une douche ou d'ôter tes vêtements. La fraîcheur du sol remonte jusqu'à ta peau et tu frissonnes. Matin. Tu bailles et t'étires. Aujourd'hui tu n'as envie de rien d'autre que d'aller courir un peu, de laisser le chien faire sa vie. Tu n'as pas tellement envie d'être toi-même. La nuit a été longue. Tu as regardé encore une fois s'écrouler les bombes sur le centre ville. Quel spectacle majestueux lorsqu'on en est loin. C'est comme un feu d'artifice mortuaire. Il y a l'odeur du souffre dans l'air et les cris étouffés par la distance et l'espace temps. C'est comme un souvenir. C'est vague et pourtant précis. On pourrait presque le toucher du bout des doigts et la seconde d'après ce n'est plus là. On se réveille, assourdit, mais vivant.

Être vivant. C'est bien la raison de cette boucle. Pouvoir survivre à n'importe qu'elle attaque. Disparaître dans l'espace temps pour vivre autant qu'on le souhaite, qu'on en a la possibilité. Qu'elle vie. Revivre chaque jour les même événements n'est pas foncièrement vivre.

Tu sors de ton humble demeure. Une vieille bicoque, adjacente à une ferme. Il n'y a plus d'animaux depuis longtemps. Il y a bien un chat de temps en temps. Il ne t'aime pas. Il feule dès qu'il te voit. Le pauvre a du se confronter avec le chien et n'a pas du apprécier la présence de ce dernier sur son territoire. Peu importe. Ca te fait sourire.  

Le chien finit par prendre la contrôle et te voilà à quatre pattes sur le sol. Tes pattes s'enfoncent doucement dans la terre fraiche. Un frisson de plaisir parcourt ton échine et tes poils se dressent. Ton regard balaye les environnements. La fraicheur de la journée est agréable. Elle vient butée contre ton épais manteau de poil et tu sens ici et là quelques pointes de fraicheur. Tu aboies. Un oiseau s'envole. Tu le courses. Parfait pour débuter la journée. Tu sautilles pour essayer de l'atteindre mais il est beaucoup trop haut. L'humain penserait que c'est stupide, le chien adore, s'amuse. Il aimerait qu'on lui lance des homes, pour leur courir après et les saisir. Il se sent seul, parfois. Il n'aime pas tant que ça vivre seul, face à face avec son humain. Ils ne sont pas compatibles, cela se ressent. L'humain se tait quand le chien est là. Tu te mets à courir le plus vite que tu peux et voilà que tu fends la foule. La périphérie londonienne est pleine d'être comme vous. Il y a quelques restes d'humains, là, comme des hologrammes qui revivent encore et toujours les même choses. L'un deux te siffle et te voilà trottinant jusqu'à lui. Il te flatte derrière les oreilles et tu remues de la queue. De l'affection. Tu en manques cruellement. Tu en voudrais plus, tu en voudrais tous les jours.

Tu continues ton chemin, tout content de ta récente rencontre. Tu n'aimes pas la vie autrement que comme ça.

Tu finis par sentir une odeur familière. Celle d'un passé et d'un présent réunit. Tu t'arrêtes et t'assoies pour chercher dans la foule d'où vient cette senteur si singulière. Tu l'as déjà sentie plusieurs fois. Tu sais qui c'est. L'humain sait qui c'est. Il le cherche avec toi. Tu aboies. C'est le prénom de la personne qui veut sortir. Vous l'avez sur le bout de la langue, il est là, entre les canines. Tu aboies à nouveau pour attirer son attention. Peut-être se souvient-il de votre allure canine. Peut-être l'a—t-il oublié. Tu aboies à nouveau et il semble réagir. Tu finis par te redresser pour aller dans un coin, pour muter à nouveau. L'humain s'extirpe de sa cage mentale et te revoilà, absolument nu, caché derrière une maison. Tu te caches du mieux que tu peux. Quel idiot, j'ai rien pris pour m'habiller. L'inconvénient principal de la métamorphose. Tu jettes un coup d'oeil et l'homme que tu avais reconnu simple avoir suivi. Léger sourire. « Dis moi aurais-tu une veste à me prêter Galahad? »  


Au clair de la lune,mon ami Pierrot,filons, en costume présider là-haut ! Ma cervelle est morte. Que le Christ l'emporte ! Béons à la lune, la bouche en zéro.

woufwouf

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Galahad L. Ednyfed

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❧ Boucle Temporelle : Grondements infernaux qui déchirent les cieux, l'apocalypse journalière de quarante-et-un.
❧ Particularité : Échine capricieuse qui prend le code soufflé, carcasse qui copie et imite l'être effleuré. Il s'implante jusque dans l'esprit qui s'efface, fardeau que de ne jamais être soi.
❧ Occupations : Projectionniste, pour le plaisir des regards avides de curiosités. Voyeur et récolteur d'informations qui se joue de ses habits de chair. La médecine et l'anatomie n'ont également plus aucun secret, avenir brillant dérobé.
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MessageSujet: Re: don't let me be gone (Galahad)   Mar 27 Déc - 16:42

Comme un dysfonctionnement

- Parce qu'en plus il a fallu que ça parle aussi d'anatomie -

Besoin d'air, de la fraîcheur du printemps éternel malgré la poussière qui englobe la ville, ou du moins ce qu'il en reste, l'enfermant dans un gris qui fini par paraître terriblement triste et morne. Je n'en peux plus à force de la voir dans cet état, envie de partir ailleurs revenant à grand pas, n'osant pourtant pas boucler une valise une bonne fois pour toute, ne voulant pas vraiment quitter ce qui se rapprochait le plus de mon temps, de ce que j'avais vu pour la dernière fois avant d'entrer dans cet éternel continu. L'obscurité de la chambre noir m'était devenue insupportable, odeur âcre et si semblable à l'urine des chimies brûlant les narines, me poussant vers l'extérieur après une matinée chargée. Ou peut-être plutôt un bout de nuit ? J'avais perdu le fil, insomnie m'ayant tenu éveillé, quelques cauchemars aux doigts crochus ayant pris le dessus, ravivant le son des détonations, l'odeur de mort et l'humidité de la boue des tranchées.

Il avait fallu un moment à mes yeux pour s'habituer à la lueur ambiante, lampes inactiniques bien plus faibles. J'étais épuisé, regard dans le gaz ne prêtant pas vraiment attention aux scène répétitives et habituelles, évitant tout contact avec soin, mains dans les poches par pure précaution. Je n'avais pas envie de courir, pas la force de justifier quoi que ce soit aujourd'hui et d'attendre que tout s'efface le lendemain dans la tête de ces figurants qui ne faisaient pas réellement partie de notre film. Passer la nuit à développer des bobines ne m'avait pas réussi visiblement.

Un aboiement me fait relever la tête alors que je suis en quête de remplir mon estomac, cherchant l'origine bientôt connue, esquissant un sourire au semi-chien que je me mets à suivre. Il est nettement plus agréable sous forme canine qu'humaine, plus affectueux et surtout moins dangereux à effleurer. Je détourne le regard alors qu'il change de peau, laissant tomber son lourd manteau de poils chauds pour une peau dénudée. j'ôte mon impair à sa demande, il devrait couvrir ce qu'il y a à dissimuler, regard se levant au ciel. En un sens, je préfère largement mes propres métamorphoses qui n'incluent pas de se retrouver nu comme un ver à chaque changement, hélas ma contre-partie n'était pas réellement mieux.

« Tu ferais mieux de dissimuler des vêtements un peu partout. » Léger rire qui s'échappe avant de passer à la grimace, effleurement à peine perceptible dans mon mouvement de bras, doigt frôlant à peine la chaire désormais dépourvue de poils du Syndrigasti. La fatigue fait le reste d'elle-même, reculant instantanément dans le coin d'Eustache pour dissimuler au mieux le changement qui s'opère sur mon organisme. « Et merde ! » Je lui en veut un instant de ne pas avoir conservé sa forme canine une minute de plus, regard accusateur, réplique parfaite, qui se plonge dans le sien. Enfin sien devenu mien, tout était une question de point de vue. « J'ai oublié mes gants, désolé. » Fort heureusement, ce genre d'incident ne durait jamais bien longtemps, je devrai retrouver mes traits d'ici quelques minutes tout au plus.

Pour ce qui était du reste en revanche, c'était une autre paire de manches. Cela dit, la fatigue semble disparaître au profit d'un bel élan énergique, corps se redressant dans une excitation soudaine alors que les yeux s'écarquillent, sourire large en direction du métamorphe dont j'étais désormais le jumeau parfait. « Tu tombes à piques ! J'ai grand besoin d'affection ! » Je ne lui laisse pas le temps de réagir, l'enlaçant tout en frottant ma tête sur son épaule, peut-être que je serre un peu fort, qu'importe, envie irrésistible de lui faire la fête de d'avoir toute son attention à ma disposition grandissante.
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Eustache W. Heddington

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MessageSujet: Re: don't let me be gone (Galahad)   Lun 2 Jan - 16:04

Don't let me be gone

- Eustache et Galahad-

La fraicheur de l'air saisie ta peau nue, frémissante. La fourrure permet pourtant si bien de former une barrière hermétique, pourquoi n'est ce pas la même chose avec la peau ? Tu n'aimes pas ces quelques secondes après que tu aies muté. Tu te sens perdu dans un entre-deux. C'est comme les limbes. Tu n'es plus animal et pourtant pas encore humain. T'aurais même tendance à vouloir aboyer pour parler et marcher sur deux pattes. C'est étouffant, angoissant. Pendant quelques secondes ton souffle se coupe et tu vacilles au coeur de cet entre deux. La présence de Galahad te maintient humain. La fraicheur glacée aussi. Tu couines. Tu le vois détourner le regard. Quelle pudeur. Tu n'en aurais aucune à sa place. Les passants aussi doivent détourner le regard. Tu souris. Qu'elle drôle d'idée d'être nu face aux passants. Ce siècle est si pudique. Toi l'avant-gardiste, tu te sens à l'aise avec ton corps, peu importe face à qui. Tu n'es plus de ce siècle.

« Tu ferais mieux de dissimuler des vêtements un peu partout. » Il rit et toi tu souris. T'y as pensé mais t'as toujours peur que tout disparaisse. Tu n'as déjà pas beaucoup de vêtements, tu n'aimerais pas que ceux-ci disparaissent. « Figures toi que j'y ai pensé, mais ma métamorphose d'aujourd'hui n'était absolument pas prévue. Il fallait faire sortir le chien, le pauvre avait grandement besoin de se dégourdir les pattes ». Tu ris à nouveau mais voyant l'expression sur son visage brutalement changer, un frisson parcourt ton dos. « Et merde ! » Etrange. Ca te fais sourire. Tu ne connaissais pas ce cher Galahad si vulgaire. Ce n'est pas pour te déplaire. « Surveilles donc ton langage ». Tu ris. Tu serres le manteau contre toi et tu sens la douceur du tissu réchauffer ta chair nue. C'est agréable. Tu frisonnes à nouveau. « J'ai oublié mes gants, désolé. » « Oui très cher, tu as d'ailleurs les mains terriblement froides ». Tu ris doucement. Quel con tu fais. Tu sais son don. Tu t'en souviens. Tu fronces les sourcils. C'est pas bon. Tu observes son visage. Tu le vois se transformer, se métamorphoser. Tu te crois devant un miroir « Bon dieu, j'avais presque oublié à quoi je ressemblais ». Pas mal. Pas mal du tout. Tu souris et tu te rapproches. Ta main glisse sur sa joue, enfin la tienne. Drôle d'image. « Je n'aurais pas aimé avoir un jumeau, je suis sur qu'il m'aurait volé la vedette ». L'homme que tu as en face de toi est jeune. Il a l'air innocent, encore. Touché par une beauté éphémère. Il est dans la fleur de l'âge. C'est toi. C'est toi avant la boucle. Maintenant tu te vois comme un vieillard. Tu sens les ridules se former sous la caresse des doigts sur ta peau. Elles n'existent pas mais tu les sens.

Etrangement tu te vois tout heureux, et te voilà te sautant au coup, couinant pour des caresses. « Tu tombes à piques ! J'ai grand besoin d'affection ! » Le voilà qui te serre contre lui, se frottant énergiquement à toi. C'est à la fois agréable et étrange. Agréable dans cette chaleur d'un contact humain et étrange parce que tu t'enlaces toi même, mon pauvre vieux. Voilà que tu perds la boule. Tu te contractes un peu. « C'est nouveau ça, je ne t'ai jamais vu si affectueux ». Sous les traits de Galahad cela ne t'aurait pas déplu, c'est un bel homme, c'est indéniable. Mais serrer contre soi une copie de soi c'est quelque chose de fondamentalement étrange. Pourtant tu lui caresses les cheveux, tu les ébouriffes. C'est drôle. T'oublies un instant que c'est censé être toi. Tu finis par froncer les sourcils. Jamais t'irais comme ça quémander de l'amour. « Serais-tu en manque ? » Tu lui poses la question mais au final c'est plutôt à toi que tu la poses. Ca fait un moment que tu n'as pas eu de contact humain de la sorte. « Je vais finir par croire que tu veux me faire des avances ». Etrange, encore. Voudrais-tu réellement te faire des avances à toi-même ? Mais comment fonctionne son foutu don ? « Tu es censé être pleinement moi, là ? » Tu soulèves un sourcil, curieux. Tu ne comprends pas beaucoup mais la situation t'amuse, un peu. Mais ce visage. Ce visage. C'est celui que t'as laissé en 1941 il y a de cela des années. Qu'elle étrange chose que de le recroiser de la sorte. Parait-il qu'on ne se voit réellement qu'à travers le regard d'autrui. La métaphore est bien plus qu'une simple image ici.  


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MessageSujet: Re: don't let me be gone (Galahad)   Mer 4 Jan - 17:43

Comme un dysfonctionnement

- Parce qu'en plus il a fallu que ça parle aussi d'anatomie -

Étrange fascination. J'avais finis par connaître cette expression par cœur, toujours la même en fonction des individus face à la réplique parfaite, double en tout point jusqu'au moindre grain de beauté ou la moindre tâche de rousseur. Elle a finis par me blaser à force, ne jouant plus que rarement de l'effet de surprise, imitations devenue partie intégrande de mon quotidien au point de ne presque plus y prêter attention. Long soupir, j'aimerai qu'il passe ce stade assez rapidement, énergie ne me permettant pas de rester en place plus longtemps.

Le contact est chaleureux, profitant du moindre geste tout en essayant de chercher le mélange hétérogène, tâchant de déterminer tant bien que mal ce qui est étranger, qui s'est fondu silencieusement. Je hausse les épaules à sa question, ne pouvant déterminer si mon véritable moi avait besoin de tels contacts. La chair, les peaux, les corps me répugnaient en général, évitant de préférence tout contact, quelque chose de parfaitement ironique et paradoxal au vu de ma particularité, alors que j'avais endossé bien trop de peaux différentes au sein de mon propre corps. Lui faire des avances serait encore plus malvenu, genre de chose courant inévitablement à la catastrophe, vers quelque chose d'excessivement dérangeant, gênant et de parfaitement incontrôlable. L'idée même m'en donne un frisson de dégoût dans une grimace qui suffit amplement à lui répondre. Pourtant j'ai ce geste étrange et plus fort que moi, langue se glissant sur sa joue pour y laisser une marque baveuse dans un nouveau mouvement affectueux.

Je n'étais qu'un miroir, certes bancal, mais reflétant en partie quelques traits du jeune homme. Eustache manquait-il d'affection à ce point ? Contenant sans cesse cette envie de se ruer sur le premier individu aperçut ? Il cacherait donc bien son jeu derrière ce masque. C'était triste en un sens.  « Pas entièrement non, mes cellules reproduisent uniquement physiquement le modèle à l'identique. je reste parfaitement conscient et moi-même à quelques détails près. Enfin si on en oublie les "résidus", quelques petites choses d'empruntées, un peu comme la trace indélébile d'un individu. » Lui expliquer la chose est assez complexe, ne comprenant parfois pas moi-même comment je fonctionnait. Un comble pour quelqu'un qui passait son temps à décortiquer le fonctionnement de certaines particularités.

« Bon sang ! Je meurs de faim ! » Le nez et relevé en l'air, étrange réflexe que je ne me connaissais pas, tâchant de capturer la moindre odeur de nourriture dans les rues poussiéreuses. Je ne sens pas grand chose, moue contrariée tristement se posant sur Eustache, étrange son s'apparentant aux couinements s'élevant, suppliant presque de me donner quelque chose à avaler. Je commençait à comprendre les mécanismes, les étranges ficelles qui ne collaient pourtant pas avec le syndrigasti, métamorphe en face de moi qui ne faisait pas un seul et même être en harmonie, mais deux. Visiblement c'était le chien qui laissait ses marques.

Je finis par retrouver mes propres traits, copie ne durant jamais longtemps sous le coup de l'incident. Je me sens mieux dans mes vêtements, nettement plus à ma taille, bien que j'avais cette étrange envie de les ôter. La raison m'y en empêcha et heureusement. Mes doigts s'agrippent à la manche de l'impair qu'avait revêtu Eustache, prenant cette fois soin de ne plus établir de contacte cutané alors que je l'entraine dans les rues, peu importe sa tenue, je me laisse guider par mon estomac, courant presque sans prêter attention aux divers regards qui se retournent vers nous. « Des saucisses, il me faut des saucisses. » Allez savoir pourquoi des saucisses, enfin un bon morceau de viande tout court me tentait malgré l'heure matinale.



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Eustache W. Heddington

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MessageSujet: Re: don't let me be gone (Galahad)   Ven 6 Jan - 23:05

Don't let me be gone

- Eustache et Galahad-

Qu'elle chose étrange que le temps qui passe. A croire que tu n'as pas ce luxe de le voir se saisir de chaque chose. Toi tu le vois à rebour, encore et toujours. Tu aimerais pouvoir modifier ne serait-ce qu'une micro-seconde. L'effet papillon. Le moindre petit geste qui a une influence sur absolument tout le reste. T'aimerais voir à nouveau fleurir les campagnes anglaises. Voir l'herbe verte faner peu à peu, à mesure que la pluie enrobe les champs. Tu voudrais revoir la brume matinale flotter au dessus des champs.
Au fond, vivre dans cette boucle c'est comme vivre dans une sorte de prison. C'est une prison sans fin, où derrière chaque mur s'en cache un autre, plus haut, plus épais, plus impressionnant. Tu es libre et captif à la fois. En dehors de ces boucles, tu n'es plus que poussière évanescente.
Qu'elle étrange chose que de se voir, après les années écoulées, comme aux premières heures de la boucle. Se voir encore comme le jeune homme que l'on est plus. Tu n'es plus ce jeune homme. Tout du moins, tu n'en es qu'une ombre vague. Tu as son physique. Tu as son ombre et son âme n'est qu'un lointain souvenir, dont certaines bribes parviennent encore à toi aujourd'hui. Où est-il ce gamin heureux?

Galahad est peu réceptif à ton introspection à voix haute. C'est plus fort que toi. C'est plus fort que toi de t'analyser à travers lui. C'est plus facile de se voir à travers autrui. D'autant plus quand autrui s'avère prendre ton apparence. En soi, c'est quelque chose qui t'inquiète. Tu n'aimes pas ça, c'est oppressant. Plus ton regard balaye le moindre trait de ce visage étrangement familier, tu sens ton coeur se serrer. Tu veux voir Galahad. Tu veux retrouver son visage à lui. C'est angoissant de ne plus se sentir soi-même. Il t'a spolié une partie de ce que tu es. Te voilà mis à nu. Littéralement. Tu resserres le manteau contre toi. Tu prends soudainement conscience de ta nudité véritable et pendant quelques secondes, tu te fais honte. Mais peu importe. Demain, ils auront tous oubliés. Ce n'est qu'un incident particulier, singulier, temporel.

Tu vois que ton interlocuteur est mal à l'aise. Tu te sentirais presque mal à l'aise de provoquer ce sentiment chez lui. Pourtant bientôt c'est toi qui est mal à l'aise. Le voilà qui te colle sa langue baveuse sur la joue. Il la lape sans gêne et tu te retrouves penaud, coi. Et un fou rire. Incontrôlable. Qui s'échappe de ta cage thoracique, qui la soulève, se déploie dans ta gorge et s'échappe à travers des lèvres transies de froid. Tu réprimes un certain frémissement de dégoût mais tu ris. Qu'elle idée. Il finit par t'expliquer son don mais tu t'en fous, tu rigoles. Tu n'entends que vaguement ses paroles et tu ne peux t'empêcher de rire. " Mon dieu Galahad, mais que fais-tu? Je ne suis pas encore une sucrerie géante ! Pas que cela me déplaise, mais tout de même, soyons civilisés ! Depuis quand sommes nous si intimes?" L'étonnement retombe progressivement et tu te remets à réfléchir à ses paroles. " Attends une minute, il me semble que tu te sois tromper de moi". Dédoublement de personnalité, visible aux yeux de tous. Là devant toi. Il n'est en réalité qu'une simple projection physique de toi. Et voilà que le chien s'invite à la fête. Le pauvre se croit si peu aimé. Tu comprends le comportement étrange. Et tu te comprends toi même, par la même. Qu'elle étrange image. Tu n'arrives même pas à l'envisager. Vous êtes pourtant, le chien et toi, une seule et même personne. Cependant, vous êtes si différents. Tu le sais, au fond de toi.

Il avait faim. Toi aussi, finalement. Tu n'y avais pas pensé jusqu'alors mais ton estomac criait famine. Et lui il agissait comme un véritable chien. Il se baladait la truffe en l'air, reniflant, couinant, piaffant d'impatience. " Et tu remues la queue aussi? " Tu ne peux t'empêcher de rire de ta bêtise. Toi tu la remuerais, t'en doutes pas. Tu tournerais en rond autour de la personne la plus proche et tu lui ferais la fête. T'es insupportable quand le chien a faim. Tu n'as pas le temps de réagir plus qu'il reprend son apparence ordinaire. Bien mieux. Il se saisit de ton bras et t’entraîne avec lui, visiblement à la recherche de ... Saucisses. " C'est nouveau, je savais pas que j'aimais ça en chien, j'en suis pas spécialement fan d'ordinaire". Silence. " Par contre Galahad, je suis actuellement nu sous ton manteau... Cela ne va pas tarder à devenir un problème si nous retournons au coeur de la civilisation, en as-tu conscience? Je ne veux pas passer pour un pédophile." Et encore. Quand bien même tu passerais, aujourd'hui, pour ce que tu n'es pas. Demain, rien ne serait identique. Tu seras immaculé.

Quand même. Tu n'aurais jamais cru te voir de la sorte. C'était toi, sans être toi. Tu bloques encore sur ça. "Tu me payes à manger, j'espère? " Bien sur, qu'elle logique imparable. C'est en partie à cause de toi qu'il a ces soudaines envies, pourquoi tu paierais-t-il? Qui voudrait être à ta place? " Ca t'arrives souvent d'avoir des envies de saucisse de la sorte? Non, parce que cela pourrait devenir pathologique tu sais? Ca ne se soigne que par la force ce genre de tare" Ton neutre, sévère. Finalement cette journée s'avère bien plus intéressante que prévue.
 


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MessageSujet: Re: don't let me be gone (Galahad)   Mar 10 Jan - 16:16

Comme un dysfonctionnement

- Parce qu'en plus il a fallu que ça parle aussi d'anatomie -

Un regard accusateur se pose sur le métamorphe, handicape mis à jour, dévoilé à voix haute dans son rire qui n'en fini pas et dans des boutades de mauvais goût. Je suis blessé, outré, en colère, boule soudaine enserrant la gorge alors que je n'en dit pas plus pour l'instant, ne dévoile pas cette amertume qui s'élevait dès que ma faiblesse était mise à nu, moquée. Impression d'entendre les mêmes discours incessant, me caser dans la catégorie des schizophrènes et autres névrosés. Je lui en voulait, profondément, capable de lui hurler dessus, de reprendre mon impair au beau milieu de la rue et le laisser se débrouiller tout en le poussant dans la poussière et la boue. Je ne supportait pas que l'on se joue de cette faiblesse involontaire, allant de paire avec ma particularité bien assez bancale comme ça. Mais l'imitation ne semble pas vouloir me laisser faire les choses pour l'instant, pas envie de me retrouver seul, de rentrer me rouler en boule dans mon lit. Les choses viendraient par la suite, une fois mes esprits pleinement retrouvés, une fois que je serais à même de partir à la pêche aux informations. Il ne paierait rien pour attendre.

Je me fiche de sa tenue, laissant mon estomac me guider malgré ses plaintes, ne pensant pas le moins du monde aux regards qui se posaient sur nous, aux quelques rares civils dehors qui semblaient outré. Quelle idée de vouloir trouver de la viande fraîche dans une boucle figée au beau milieu d'une guerre sans nom, habitué depuis longtemps à m'en passer au possible, aux maigres rations dont j'avais également droit quelque part à cette même époque, les pieds dans la boue à attendre que mon heure vienne sous les détonations et le sifflement des balles. « Chut, je me concentre. » Remarque sèche, le coupant alors qu'une énième boutade survient, me disant que sa tenue ne serait qu'un maigre début de vengeance tout compte fait.

Mon ventre gronde, grognements presque semblables à ceux de la forme canine d'Eustache, stoppant ma course face à la devanture d'un petit restaurant dont j'étais certain que quelques rares morceaux étaient encore servit au fil des renouvellements. Bref regard à la tenue du métamorphe, me remémorant soudainement le mot qu'il avait employé quelques secondes plus tôt. Payer. Là était tout le problème lorsqu'on vivait dans une journée sans fin et coupé du monde, glissant mes doigts dans les poches de mon pantalon, vides. L'argent n'avait aucune valeur, ne servait à rien et bien entendu, il nous était impossible d'en gagner autrement qu'en dérobant.

« Il va falloir voler de l'argent. » Beaucoup d'argent, la viande était rare, désormais réservée à l'élite. Il nous fallait un plan, tâchant de faire taire le cabot qui s'était incruster dans ma tête, de faire revenir l'homme patient et stratège. Mon regard se pose sur l'enseigne de la bijouterie un peu plus loin, entrainant une seconde fois le métamorphe devant sa vitrine aux nombreuses pierres et métaux précieux, mais surtout à la caisse enregistreuse qui devait être pleine de billets. C'était bien la première fois que j’envisageais sérieusement de faire un braquage, me servir de ma particularité à mauvais escient, de jouer de ma chaire, emprunter un visage pour le faire accuser à ma place sans aucun scrupule alors que tout serait oublié et pardonné le lendemain. Demain, qui serait aujourd'hui. « Tu penses pouvoir jouer les chiens féroces ? » Pas d'armes, nous devions improviser après tout, les crocs acérés d'Eustaches feraient probablement l'affaire. « A moins que tu ne préfères amadouer les passants pendant que je tente de leur subtiliser leurs porte-feuilles. » Une solution probablement plus sage, bien que peut-être plus risquée.



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Eustache W. Heddington

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MessageSujet: Re: don't let me be gone (Galahad)   Sam 14 Jan - 22:46

Don't let me be gone

- Eustache et Galahad-

Malgré le temps passé dans la boucle, être en présence des autres particuliers t'es si peu familier.  Tu restes majoritairement solitaire, ne comprenant que très mal les particularités de tes semblables. Ta solitude est un frein à toute compréhension du monde extérieur. Tu t'es renfermé et malgré tes nombreux efforts, tu sembles si peu enclin à t'intégrer à congénères. Il n'y a que quelques exceptions. Peut-être parce que ce sont les seuls êtres à tolérer ta présence taciturne et si peu prévisible. Galahad est l'un de tes camarades de longue haleine. Finalement tu connais si peu de choses à son propos. L'inverse étant d'ailleurs tout à fait valable. Sa présence est agréable et rassurante parce que familière. Son manteau embaume son odeur corporelle et tu en es encerclé. Cercle protecteur, cocon familier. Tu resserres un peu plus le tissu rêche du manteau contre ta peau nue. La fraicheur ne t'atteint quasiment pas, l'avantage d'être lié à un chien des neiges, mais ta nudité est gênante.

Ton ami s'en moque et trace son chemin. Il empeste la rancune et son ton de voix, sec, cinglant te saisit brutalement. Tu lui jettes un regard interrogatif. Il n'y répond pas. Il se concentre. Soit. Ton regard balaye les alentours. Personne ne semble prêter attention à votre présence pourtant si singulière. Tu évolues pieds nu contre le bitume, contre les pavés et entre les gravillons. Le sol est terriblement froid. La terre pulse sous son rythme étrange et répétitif. Tu aimerais retourner courir. Le vent caresse ta peau nue, par endroits, s'engouffre sous les tissus. Tu tentes de te rapprocher de Galahad pour profiter de sa chaleur corporelle.

« Il va nous falloir voler de l'argent. » « Attends, quoi ? ». Réponse spontanée, irréfléchie. Il est vrai que les conditions de vie de la boucle n'était pas propices à l'achat compulsif de viande. Les temps étaient durs. Durs depuis bien trop d'années, désormais. Tu t'en sors du mieux que tu peux sans viande mais tout de même. A l'image de Galahad, tu ne serais pas contre un bon morceau de viande. «  Je suis à nu, je ne peux même pas t'avancer de l'argent. » Phrase extrêmement sérieuse. Tu aurais fais en sorte d'avoir de l'argent sur toi, dans le cas échéant ou tu ne serais pas sorti sous ta forme canine. Quand bien même la viande était chère, tu aurais fais en sorte de trouver quelque chose pour compenser, dans l'étendue de tes pauvres moyens. « Tu penses pouvoir jouer les chiens féroces ? » Tu hoches spontanément la tête. Si tu parviens à avoir le dessus sur le chien, tu peux éventuellement faire face à la situation. « Il faudra surement que tu me surveilles, il fait toujours un peu ce qu'il souhaite. » C'était la triste vérité. Toi, métamorphe depuis ta plus tendre enfance, tu n'étais pas capable de maîtriser ton chien. Dieu merci tu n'as pas d'animal de compagnie.

« A moins que tu ne préfères amadouer les passants pendant que je tente de leur subtiliser leurs porte-feuilles. » C'était aussi une bonne idée. Dans les deux cas, vos particularités étaient mises à l'épreuve. « Je suis nul pour faire diversion. » Ce qui en réalité était absolument faux. Tu es un chien, et ta simple présence permet une diversion digne de ce nom tant les enfants se jettent à ta portée pour plonger leurs mains habiles dans ta fourrure épaisse et pour flatter joyeusement ton encolure. « Je serais dans tous les cas plus utile autrement. » Tu te glisses sur le côté, derrière la bijouterie et le changement ne dure qu'une poignée de secondes. Le manteau de ton ami prenant la forme d'une ombre étalée sur le sol. Tu aboies une fois. Tu le saisis dans ta gueule et le traîne jusqu'à lui. Oui, désolé, il est sale comme ça. Tu jettes un regard sur la bijouterie puis tu regardes à nouveau Galahad. Je ne sais pas si c'est une si bonne idée. Tu te dégonfles. Le chien si gentil reprend le dessus. Tu couines doucement. Finalement tu t'élances en direction de la bijouterie en aboyant bruyamment. Les passants se retournent, interrogatifs. Tu pousses la tête d'un coup de museau et tu pénètres dans la boutique chauffée. La vendeuse est dans l'arrière boutique. Elle a entendu la carillon de la porte d'entrée et vient sourire au nouveau client. Elle n'a pas peur des chiens, ça se sent dans son regard. Non elle est impressionnée, mais dans le bon sens. Elle admire ton pelage et tente de s'approcher doucement, une main tendue pour éviter que tu ne l'attaques. Qu'elle stratégie idiote. Tu aboies, plus fort. Un pas en arrière. Tu maîtrises. Tu jettes un coup d'oeil rapide à Galahad, resté jusqu'alors au niveau de la devanture. La vendeuse te murmure calmement. Sa voix est suave, douce, agréable. Tu t'adoucis, malgré toi, oubliant peu à peu ton objectif, braquer la caisse. L'humain perd pieds et c'est le chien qui prend place. Bientôt la vendeuse parvient à placer sa main sur le sommet de ton crâne et bien malgré toi, ta queue s'agite sous les caresses. Bientôt l'humain disparaît et le chien savoure l'instant. Et l'objectif initial s’évanouit peu à peu dans ton esprit.
 


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MessageSujet: Re: don't let me be gone (Galahad)   Dim 22 Jan - 12:38

Comme un dysfonctionnement

- Parce qu'en plus il a fallu que ça parle aussi d'anatomie -

Pas besoin d'être particulièrement doué en diversion ou quoi que ce soit d'autre, un chien aux grands yeux de cocker battu devrait suffire. Peut-être qu'on devrait directement amadouer le chef du restaurant, même si nous nous retrouverions sûrement avec un simple os à ronger. Un os à ronger. Os à ronger. Concentre-toi Gal. Je secoue la tête machinalement, faire taire ce qui se mélange et se confond, ravalant la salive qui me montais en bouche à l'idée. Je n'étais pas un chien rongeur d'os, loin d'avoir des crocs et de supporter la viande crue. Simple image qui suffit à me répugner.

J’acquiesce cependant à ses mots, promettant de garder un œil avisé sur son autre corps qui n'en faisait qu'à sa tête, espérant qu'il ne se mette pas à courir dans tous les sens, bien incapable de le rattraper, d'autant plus avec cette nuit d'errance dans le noir et sous l'odeur âcre des chimies. « Nous devrions nous en sortir. » Le rassurai-je avant qu'il ne disparaisse. Nos capacité de se glisser dans d'autres peaux devraient nous y aider, méconnaissables une fois nos propres traits retrouvés, pouvant nous fondre dans la masse.

Je récupère mon impair, le secouant pour en faire tomber la poussière, peu certain de vouloir le récupérer après avoir connu la peau dénudée d'un individu, ironie alors que j'avais revêtu cette même peau quelques instants plus tôt. Mes doigts se glissent dans les poils du canidé, cherchant à le rassurer alors que son regard n'est qu’inquiétude. Ma tête se penche d'instinct sur le côté, geste emprunté ne désirant que m'enfuir avec, courir comme un fou jusqu'à l'autre bout de la ville, aboyer (?) jusqu'à ne plus avoir d'air dans les poumons. Non ce n'était pas le moment de se perdre, doigts se portant à mes tempes alors que je tente de faire fuir cet égarement. Fort heureusement, la silhouette d'Eustache disparaît, marquant un début de mission immédiat.

Il ne faut pas que je traîne, cherchant furtivement un visage quelconque qui passerait inaperçue, un individu relativement à ma taille, ne pas paraître louche dans mes vêtements, après tout il serait désagréable d'avoir des gestes restreints s'ils deviennent trop étroits, peu importe le genre. La cible est repérée, une jeune femme à la silhouette élancée qui enchaine les pas rapidement, le désavantage d'être un homme de petite taille, ne parvenant pas toujours à trouver l'imitation parfaite dans l'urgence. Ses talons claquent sur le pavé, raisonnant dans la rue. J'hésite un instant à l'assommer, lui emprunter ses vêtement, mais je n'ai pas le temps, pas alors qu'Eustache passe à l'action et peut devenir incontrôlable. Je fais mine de rentrer dedans sans le faire exprès, instaurant un contact cutané immédiat, m'excuse brièvement alors que je file dans un coin peu fréquenter comme un voleur, espérant qu'aucun passant n'aie remarqué le changement qui s'opère dans un frisson plutôt désagréable. Les longues mèches blondes qui cascadent désormais dans mon dos sont attachées comme je le peux, l'avantage d'avoir toujours tout un tas de choses parfaitement inutiles dans ses poches en plus d'être habitué aux corps féminins et leurs problèmes capillaires beaucoup trop longs pour me permettre d'être libre de mes mouvements. Mes vêtements sont ajustés à la hâte, ne pas paraître trop étrange en pantalon serait compliqué, mais qu'importe.

Il n'y avait plus qu'à me glisser dans la bijouterie, espérant qu'Eustache me reconnaisse par l'odeur de mes vêtements puisque la peau avait entièrement changée de consistance dans une illusion parfaite. Je salue brièvement la vendeuse, comptant sur ses quelques secondes d’inattention pour tenter de prendre possession du contenu de la caisse en douce, priant que le chien continue d'accaparer son attention alors que mes doigts se glissent contre notre butin salvateur. Le souffle est retenu, cœur cognant à tout rompre. Si j'étais plutôt douté pour dérober les informations en tout genre, pour ce qui était du braquage, c'était tout bonnement une première. Peut-être que jouer les pickpocket m'aurait été plus simple.



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Eustache W. Heddington

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MessageSujet: Re: don't let me be gone (Galahad)   Jeu 26 Jan - 14:18

Don't let me be gone

- Eustache et Galahad-

Une odeur familière. Elle semble venir d'un instant passé, lointain. Cette sensation ne t'appartient pas, elle est à quelqu'un d'autre. L'humain. Il reconnaît quelqu'un. Tu regardes autour de toi. La vendeuse s'extasie sur la douceur de ton poil. Elle a les paumes moites mais la voix douce, réconfortante. Tu fermes les yeux et profites des caresses. Tu suis d'une oreille les pas de la personne qui est entrée dans la boutique. Le son lourd de ses pas sur le sol raisonne. Elle n'a pas l'air à l'aise. Émane d'elle des vagues d'angoisses. Elle semble angoissée. Bien vite c'est toute la pièce qui semble embaumer la crainte. La vendeuse ne se doute de rien. Toi tu restes sur tes gardes, tu étudies le moindre mouvement de la blonde qui a pénétré la boutique. Tu finis par rapidement te redresser, te mettre sur tes pattes et la vendeuse, soudainement de retour à la réalité, aperçoit son éventuelle cliente et l'interpelle. Tu ne fais pas attention à ce qu'elle lui dit mais tu te glisses aux côtés de l'inconnu. Son odeur est encore plus forte, prégnante.

Merde.

Galahad. L'humain s'en souvient. C'est juste là. Le souvenir revient. Tu te souviens des paroles de Galahad. Il voulait manger. Toi tu t'es juste dis que tu allais muter pour l'aider. Et voilà. Tu es là. A quatre pattes. Tu regardes ton comparse. Il n'est plus vraiment lui-même. Sans doute a-t-il prit l'apparence d'une femme au hasard. Elle avait du simplement passer à côté de lui et elle était désormais le visage qu'il arborait. C'était un beau visage, aux traits fins et aux yeux bleus. Ses cheveux blonds encadraient son visage sur lequel les expressions de Galahad. Il est là, derrière ce masque.

Tu te sens redevenir humain. Non, ce n'est pas le moment, ce n'est absolument pas le moment pour ça. Tu sens la fraîcheur parcourir de plus en plus ta peau. Tu cherches à aboyer mais il n'y a qu'un cri qui s'échappe de tes lèvres. Te voilà redevenu humain. Tu es près de Galahad, derrière le comptoir. La vendeuse s'approche de vous, le cri l'a interpellée. Ta peau humaine est étroite et tu aimerais pouvoir muter à nouveau mais tu n'y parviens pas. Eh merde. Tu jettes un regard sur Galahad sous son déguisement. Tu viens de tout foutre en l'air.

Il faut que tu agisses, et vite. En quelque secondes tu dois pouvoir saisir ce qui vous est nécessaire dans la caisse. Tu donnes un légère tape sur la cuisse à la jeune femme qu'est Galahad, pour l'encourager à s'éloigner le plus vite possible de là où tu es. La vendeuse n'est pas suspicieuse, pas encore. Elle est intriguée, peut-être aussi exaspérée. Sa boutique ne doit pas souvent être animée de la sorte. Vous vous êtes mit dans une situation délicate. Qu'elle idée. Ton don est instable et ne semble parfois n'obéir qu'à la simple contradiction. Les deux s'éloignent et tu peux en profiter pour achever l'oeuvre de Galahad. Tu approches de la caisse, ta main glisse sur celle-ci et elle s'ouvre beaucoup plus simplement que tu ne le pensais. Mais elle émet un léger tintement qui attire immédiatement le regard interloqué de la vendeuse. Après tout, elle doit avoir une vision étonnante. Un jeune homme, complètement nu, la main dans la caisse. Elle veut crier mais en quelques secondes te revoilà devenu chien. Tu saisis les billets dans ta gueule, aboies en direction de Galahad femelle et t'élances le plus rapidement possible hors de la boutique.

Tu ne te retournes pas, espérant qu'il te suive. Ton coeur entame une mélodie endiablée et tu n'entends rien d'autre que le crissement du sol sous tes pattes.

Qu'elle idée vous avez eu.
 


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MessageSujet: Re: don't let me be gone (Galahad)   Lun 30 Jan - 12:03

Comme un dysfonctionnement

- Parce qu'en plus il a fallu que ça parle aussi d'anatomie -

Je commençait à réaliser qu'avec un peu plus d’adresse et d'entrainement, il me serait bien trop simple de dérober, subtiliser des biens sans risquer d'être rattrapé par la suite, le visage du coupable ne m'appartenant pas, fondu dans la foule extérieur qui déambule dehors. Quand bien même nous nous ferions prendre, la boucle nous permettait d'être innocent une fois renouvelée, comme une remise à zéro sans fin pour le monde qui nous entoure et dont nous autres, Syndrigastis, étions les seuls à en connaître les secrets. Tout ça pour tenter de se procurer un repas digne de ce nom. Ridicule, d'autant plus que cette envie de viande semblait passer peu à peu, bien que la faim fut toujours présente. Probablement la jeune femme qui commençait à prendre ses marques dans mon esprit, guidant mes gestes d'elle même pour me fondre un peu plus dans le rôle endossé.

Les doigts se rétractent et se glissent sur le rebord du comptoir, effleurant délicatement le bois alors que je m'efforce de sourire à la vendeuse, l'air de rien, passer inaperçue, entrer dans le rôle jusqu'au bout et ne certainement pas avoir l'air suspect. Il était aisé d'être bon acteur lorsqu'on endossait les peaux et les visages d'autrui, qu'on se perdait dans des personnages à longueur de temps. Un jeu d'enfant pourtant difficile à accomplir alors qu'Eustache se retrouve à mes pieds et reprend forme humaine. Comme si c'était le moment de changer de peau, de se retrouver nu au beau milieu de notre magouille. Cela dit, je ne lui en veut pas pour ce manque de contrôle, moi même n'étant pas vraiment un as en la matière et bien le premier à me faire avoir par un quelconque changement. Le cri ne fait qu'augmenter la tension, suant intérieurement, espérant que la bijoutière ne se penche pas par dessus le comptoir.

Le contact d'Eustache sonne comme une alarme, je glisse une mains sous le comptoir pour lui faire un bref signe, indiquant que je pouvais gérer la situation, alors que je détache ma montre. Avec un tel accoutrement, hors de question de lui faire croire que j'avais assez d'argent pour m'offrir un quelconque bijoux. Vendre des objets était monnaie courante de toute manière en ces temps de guerre. J'éloigne la jeune femme comme je le peux, prétextant qu'il s'agissait de la montre d'un mari partit au front il y a de cela plusieurs mois, cherchant à en connaître le prix et à marchander tandis que je laisse Eustache vaquer à sa mission.

Pourtant en une seconde, tout bascule à nouveau, serrant les dents alors que le métamorphe se fait prendre en flagrant délit, totalement nu. Deux options, l'ignorer et jouer jusqu'au bout le rôle de la cliente outrée pour mieux pouvoir reprendre notre mission par la suite ou agir et rapidement alors que le chien s'éloigne déjà. Vu l'aboiement en ma direction, m'affichant comme complice, je ne semble pas vraiment avoir le choix, surtout que la vendeuse se met à crier à plein poumon. Je ne fais même pas attention si c'est un cri d'horreur, de surprise, d'incompréhension totale ou pour appeler de l'aide et par aide, cela incluait forcément les autorités. L'idée même de courir me fait tirer une grimace, transpirer, me salir. C'est la seule pensée qui me vint à l'esprit, dictée par l'apparence empruntée. J'avais définitivement l'art de les choisir aujourd'hui.

Je m'élance comme je le peux à la poursuite du chien, course freinée par mes chaussures qui ne sont plus à ma taille, un brin trop grande et donnant cette impression que j'allais m'emmêler les pieds à tout instant. Fort heureusement, l'adrénaline prend le dessus, traçant les ruelles le temps de retrouver mes propres traits innocents. « Eustache ?! » Je cherche, voix féminine s'élevant dans l'air alors que j'ai perdu ma cible de vue. Je ne courrais pas aussi vite qu'un chien qui détallait après tout, d'autant plus avec un corps si peu habitué à la course, n'en pouvant déjà plus. Je tente de me fondre dans la masse, pouvoir faire une pause. Je continue d’appeler, faire des bruits qui pourraient attirer un chien s'il a pris le dessus. Je sens mes traits revenir, me glissant derrière quelques ruines pour ne pas éveiller plus de soupçons pour aujourd'hui. Je reprend ensuite ma recherche comme si de rien n'était, accélérant le rythme alors que l'agitation se fait sentir dans mon dos, policiers cherchant déjà un quelconque coupable. Si je suis désormais hors d'atteinte et insoupçonnable, pour le métamorphe en revanche, c'était une autre histoire. Notre sortie devait se terminer plus rapidement que prévu, avant de nous enfoncer dans d'avantage dans les problèmes.



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MessageSujet: Re: don't let me be gone (Galahad)   Jeu 9 Fév - 22:37

Don't let me be gone

- Eustache et Galahad-

Ton coeur s'emballe et rien ne semble pouvoir calmer sa course effrainée. Tu n'as pas ressenti autant d'excitation depuis bien longtemps. Un pur acte spontané, sans aucune réflexion. A croire que malgré les années, il coule encore dans tes veines un esprit jeune et vigoureux, confiant et loin d'être craintif. A croire que ce jeune chien, courant au milieu d'une foule étonnée, n'est pas toi mais une version ancienne de l'individu que tu es aujourd'hui. C'est revigorant. Tu ne sens plus que le vent s'engouffrant dans ton pelage durant ta course folle. Tu ne songes à rien d'autre que ce sentiment étrange de liberté, liberté ayant le goût de l'interdit, d'un instant volé. Ce n'est plus ta vie humaine qui t'influence mais bel et bien le monde animal. Tout pulse si vite autour de toi. Tout semble s'accorder au rythme de tes pattes sur le bitume. Tous semblent respirer en harmonie avec toi. Les sons disparates égarent tes pensées humaines et tu te laisses guider par les sons aigus, les odeurs.

Bientôt, la bijouterie et ce petit braquage semblent appartenir à une vie antérieure, comme si cela faisait des heures que tu étais au coeur même de la ville, à déployer énergiquement tes pattes pour t'élancer toujours plus en avant.

C'est le problème majeur de ta particularité. Si tu perds le contact à ta vie humaine, tu te perds toi-même. Et te voilà lové dans ton animalité. Elle est confortable. Terriblement confortable. Il suffit uniquement de poursuivre la moindre pulsion. La première s'avère souvent la meilleure, la plus fiable. Être humain, c'est être indécis, constamment. L'humanité entière est indécise et lutte face aux possibilités qui s'ouvrent face à elle. Un chien n'a qu'à suivre la première piste qu'il rencontre pour prendre la bonne décision.
Pourtant, il y a ce nom. Oui, ce nom. Si grand, et si incertain. Il paraît familier. Tu tournes la tête et stoppes ta course. Tes pattes frémissent sous la nécessité de poursuivre un chemin inconnu. Tu regardes autour de toi et il n'y a que des visages foncièrement inconnus. Certains se ressemblent. Au fil du temps ils sont tous identiques. Néanmoins, l'un d'eux se détache. C'est un visage passablement familier. Des traits féminins dissipant des traits différents. La silhouette se détache du reste des individus. Elle se camoufle. La curiosité te pique. Alors que tu retrousses ton museau, tu t'élances à la recherche de cet individu. Le nom avait été émit en sa direction. Peut-être était-ce cette créature inconnue qui avait souhaité t'appeler, d'un nom que tu ne connais que trop peu sous cette forme. Tu t'approches timidement, l'encolure basse. Tu renifles les traces. Tu sens qu'il faut que tu ailles dans cette direction. Tu te confrontes à une silhouette connue, dont les traits semblent revenus à la normale. Il semble sortir tout juste d'une transition. Son regard paraît effrayé, ou tout du moins inquiet. Tu t'approches de lui en couinant, allant à sa rencontre, frottant doucement ta tête contre sa jambe alors que tu laisses tomber de ta gueule la liasse de billets.

Galahad.

Le nom est à nouveau lointain. Tu te sens soulagé. Soulagé de l'avoir retrouvé. Soulagé d'avoir à nouveau une attache à ton humanité, surtout. Tout semble resurgir. Tout paraît revenir par vagues, progressives, alors que peu à peu tu reprends forme humaine.

"Dieu merci, nous avons eu chaud aux fesses"

Les paroles sont encore hésitantes, les mots tremblent. Ton corps frêle frissonne au contact violent du vent contre ta peau.

" Je le confesse. Je ne me suis jamais retrouvé aussi souvent nu en un si court laps de temps. Dieu sait pourtant qu'il s'agit là de quelque chose de bien plus qu'habituel. "

Tes bras entourent ta poitrine frémissante. Rien pour cacher tes parties intimes mais toujours est-il que vous êtes caché dans la noirceur d'une petite rue. Qu'elle drôle de situation. Certains passants aguerrit se demandent même surement que font deux hommes au comportement si étrange. Tu t'étonnes d'ailleurs que personne n'est encore vraiment réagit. Il n'y a que quelques regards indiscrets, traînant ici et là. Tu sens d'ailleurs particulièrement un regard insistant sur ton postérieur nu. Mais soit, tu n'as pas le choix. Tant que personne ne vous agresse ou que vous ne vous faites pas arrêté. C'est l'essentiel.

" Crois-tu que nous sommes sorti d'affaire, my dear?"

Après tout la situation, aussi étrange soit-elle, reste avant tout dangereuse, dont la tension ambiante est clairement palpable.

" Pourrions nous passer à table ? Je commence à être réellement affamé "

Tu te rapproches un peu plus de lui, avant tout pour capter sa chaleur corporelle. Le temps londonien n'est pas particulièrement propice aux balades dans le plus simple appareil. Tu commences à sérieusement envier Galahad et la possibilité qu'il a de constamment conserver des vêtements sur sa peau, peu importe l'identité de celle-ci.
 


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MessageSujet: Re: don't let me be gone (Galahad)   Dim 12 Fév - 12:30

Comme un dysfonctionnement

- Parce qu'en plus il a fallu que ça parle aussi d'anatomie -

Soupir de soulagement alors que la truffe du métamorphe arrive dans mon champ de vision. Je ne peux retenir un rire alors que les billets tombent sur le sol, objet de notre délit, notre crime, de simples morceaux de papiers, ceux qui ont toujours contrôlé le monde. Mes doigts se glissent un instant dans ses poils, le récompensant d'une grattouille méritée. Un contact sans risque, chaire incapable de se déformer autrement que sous forme humanoïde, bien que parfois certaines particularités visibles faisant partie d'un tout, suivait de façon factice, recopier l'apparence de l'original. Peut-être que j'aurai aimé prendre les traits d'animaux, plus simples, plus à même de provoquer un sourire. Je n'ose cependant pas imaginer la suite, le contre-poids, les engrenages qui se mettraient en place dans mon esprit après des instants passés dans ce type de forme. Probablement encore plus infernal que de copier les hommes et leur complexité.

Je me redresse après avoir ramassé notre butin que je compte d'un œil distrait, gestes délicats et un brin trop efféminé, toujours sous l'influence de mon camouflage qui venait de disparaître dans la quantité astronomique de visages empruntés. Je préfère de loin rompre tout contact alors que l'humain revient, prend le dessus et laisse tomber son manteau de fourrure.

« Je ne préfères pas savoir ce que tu fais de ton corps. » L'image se suffit à elle même, retenant une grimace outrée, détournant le regard comme je le peux, affreusement gêné. Réaction peut-être un brin excessive en cet instant même. En un sens, j'étais plutôt chanceux, même si les tailles et les âges changeaient, je pouvais presque toujours conserver mes vêtements, bien que parfois peu pratique lorsqu'un enfant se glissant dans le lot, voir un individu nettement plus grand et large, le désavantage d'être un homme petit lorsque mes propres traits l'emportaient, tout dépendait donc de la forme empruntée. Je lui tend de nouveau mon impair, qu'il puisse un tant soi peu se couvrir. « Ce sont des vêtements que nous aurions plutôt dû dérober. » J'en ris légèrement, rire semblable à celui d'une jeune femme aux manières dictées par une certaine classe sociale, dissimulant mes lèvres de quelques doigts.

« Je suis hors d'atteinte, pour ce qui est de toi, en revanche, si la vendeuse a mentionné un jeune homme nu, je doute que tu passes inaperçue. A moins qu'ils ne cherchent le chien. Nous devrions nous faire discret. » Une cigarette s'allume, geste une nouvelle fois ambigus, influencé par la jeune blonde. La fumée s'envole, se mêlant aux dernières tensions de notre escapade. « J'ai bien cru que nous étions cuits, tu devrais apprendre à mieux maitriser tes changements de formes. » Venant d'un individu qui changeait au moindre contact, c'était plutôt malvenu comme réflexion, bien que je parvenais tout de même à influencer la durée si j'entretenais l'imitation. De toute manière, Siarl ne parvenait pas non plus à maitriser la chose, alors que nos capacités étaient semblables, provenant d'un même héritage familial.  

« Après mûres réflexions, je préfèrerai une soupe, voir un bon ragoût tout en simplicité. Il doit y en avoir au refuge à cette heure, à moins que les plus jeunes n'aient déjà tout dévoré. » J'étais tout à fait sérieux, envies changeant comme le temps extérieur, s'entre-coupant au fil des minutes. Il allait probablement vouloir m'égorger d'avoir fait tant d'efforts pour ne pas vouloir faire aboutir nos plans, mais c'était ainsi que les choses fonctionnaient. Je partage tout de même notre butin en parts égales, un assez joli pactole qui me fait sourire, lui glissant sa part dans la poche de mon impair, être certain qu'il n'y ait aucun nouveau contact. « Avec un peu plus d'expérience, nous devrions pouvoir monter un duo. » En effet, la première fois était hasardeuse, mais donnait tout de même un certain goût de l'aventure.


Spoiler:
 



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MessageSujet: Re: don't let me be gone (Galahad)   Mer 15 Fév - 11:41

Don't let me be gone

- Eustache et Galahad-

Tu observes ton ami. Étrangement, ses gestes sont ceux d'une jeune femme, sûre d'elle, confiante. Par pure curiosité, tu aimerais connaître cette femme, savoir d'où elle vient, quel a été son parcourt. Ressens-t-il parfois ce genre d'attrait pour les personnes qu'il copie ou sont-elles seulement des masques qu'il peut mettre et enlever à dessein ? S'est-il jamais posé la question ? Toi tu n'as qu'un jumeau canin, que tu finis par bien connaître, après les années. Il ne change jamais, n'est jamais surprenant. Quel bien triste destin que d'avoir un double qui est réellement à l'opposé de ce que l'on est. Toujours est-il qu'il s'agit de ce que tu es et tu ne peux y déroger. Mais peu importe, tu t'en satisfais, parfois. Comme là. Oui, là, ta particularité a été on ne peut plus utile.

« Je ne préfère pas savoir ce que tu fais de ton corps » Galahad femelle détourne le regard, outrée de ton impudeur. Tu ne peux t'empêcher de laisser échapper un rire bruyant, à la limite de l'aboiement.

« Es-tu sur ? Je pourrais te montrer, je suis sûr que tu apprécierais » Un nouveau rire alors que tu saisis son manteau. Tu l'enfiles et la chaleur de celui-ci contraste violemment avec la température ambiante. C'est agréable. Tu en profites pendant quelques secondes, tu fermes les yeux pour savourer un instant la douce chaleur du vêtement. « Ce sont des vêtements que nous aurions plutôt dû dérober. » C'est à son tour de rire, visiblement moqueuse. Tu ne peux t'empêcher de grimacer voir de même lui tirer la langue. Réaction purement enfantine, face à ses gestes ouvertement guindés. Qu'elle étrange image. « Je ne peux pas dérober les tiens ? Quel dommage, j'aime beaucoup ce petit tailleur, il te va à merveille, ma chère amie ! » Tu lui flattes vigoureusement l'épaule. Tu sens son petit corps frêle faillir entre tes doigts et tu retires rapidement ta main. Oui, encore une fois tu oublies un peu vite que ce n'est pas un grand et fort jeune homme que tu as en face de toi mais bien une jeune femme. « Toujours est-il que tu as raison, la prochaine fois notre butin sera uniquement composé de vêtements ! » Tu tends la main pour sceller cette étrange pacte.

« Je suis hors d'atteinte, pour ce qui est de toi, en revanche, si la vendeuse a mentionné un jeune homme nu, je doute que tu passes inaperçue. A moins qu'ils ne cherchent le chien. Nous devrions nous faire discret. »
Tu hoches la tête, visiblement sérieux. « Mais my dear, je suis toujours discret, ne le sais-tu pas? » Tu la vois se griller une blonde et tu ne peux t'empêcher de t'en saisir pour la coincer entre tes lèvres. Tu tires longuement dessus avant de la lui tendre à nouveau. « J'ai bien cru que nous étions cuits, tu devrais apprendre à mieux maîtriser tes changements de formes. » Tu grimaces et croises tes bras sur ta poitrine. Comme si c'était si facile. « Dis ça à mon pote Galahad, le pauvre est actuellement caché par une belle blonde, je crois qu'elle le retient prisonnier, j'aimerais bien le revoir. Pas qu'elle n'est pas agréable à regarder, bien sûr que si, mais je préfère son teint blafard et sa belle chevelure brune. » Tu sens que c'est quelque chose qu'il ne va pas aimer. Tu as bien vu sa réaction lorsque quelques temps auparavant tu avais ri de ses changements inopportuns. « Je préférerai largement pouvoir contrôler ma particularité, ne crois pas. Mais moi, même en mettant des gants, je ne peux pas maîtriser le chien quand il veut faire sa promenade. »

« Après mûres réflexions, je préférerai une soupe, voir un bon ragoût tout en simplicité. Il doit y en avoir au refuge à cette heure, à moins que les plus jeunes n'aient déjà tout dévoré. » Tu grimasses. Sûrement pas un pauvre ragoût ! Qu'elle horreur ! Certes, vous êtes en tant de guerre mais tout de même, n'y a-t-il pas un meilleur repas qu'une triste soupe ? Tu tires la gueule, réellement. Ce n'était pas tant à cause de tout ce qui venait de se passer, bien au contraire. C'était assez drôle à vrai dire. Tu avais apprécié prendre des risques. Tu le regardes partager le butin, ce qui te fait à nouveau grimacer. « C'est quand même moi qui ait prit tous les risques, je mérite au moins 70 % voir 80 %! » Elle, ou il, glisse pourtant l'argent dans la poche de ton impair. T'as tout à coup l'impression de t'être prostitué contre ton grès. « J'ai l'impression d'être ta putain, c'est formidable » Tu ris à nouveau avant de venir te coller tout contre lui. « Avec un peu plus d'expérience, nous devrions pouvoir monter un duo ». Tu esquisses un sourire. « Tu parles, si je n'étais pas là, tu n'aurais été capable de rien… C'est moi qui gère ». Tu glisses ta main le long de son torse pour te saisir de la dernière part du butin qu'il tient entre ses mains. « Je suis sur que tu te sens d'humeur généreuse ! » Tu souris tout en saisissant sa main. « Toujours est-il que je veux bien faire à nouveau équipe avec toi. Je rentrerais éventuellement en contact avec toi pour une nouvelle mission. Attends toi à tout ! »

Tu lui décoches un baiser sur la joue, lachant sa main et lui laissant tout de même une partie de l'argent et tu t'éloignes de lui, refermant l'impair autour de ta taille. Oui après tout, tu vas pas rentrer chez toi nu. Tu lui fais un clin d'oeil et lui envoie un baiser avant de t'éloigner joyeusement de lui. Tu commences déjà à songer à votre prochaine mission, prenant très au sérieux la sentence finale.
 


Au clair de la lune,mon ami Pierrot,filons, en costume présider là-haut ! Ma cervelle est morte. Que le Christ l'emporte ! Béons à la lune, la bouche en zéro.

woufwouf

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