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 (Lycia) ▿ Strangers When We Meet

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Camille Barthélemy

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- Langue fourchue et venimeuse -
❧ Boucle Temporelle : Londres, 1941
❧ Particularité : Être vénéneux. Son corps fabrique le poison qui coule dans ses veines, perle parfois sur sa peau et ses lèvres.
❧ Occupations : Empoisonneur d'existence quand il ne fait pas des tutos sur la vie.
❧ Miroir :
❧ Missives : 53
❧ Yeux de verre : 26
❧ Crédits : CK


MessageSujet: (Lycia) ▿ Strangers When We Meet   Mar 3 Jan - 10:52

Strangers When We Meet
Lycia & Camille
I think I'll miss you forever, like the stars miss the sun in the morning skies. Late is better than never


Je ferme les yeux, alors que dans le jardin, au milieu des draps qui sèchent au soleil, je laisse l'air doux de ce printemps clément, dans lequel nous verrons l'éternité faire son chemin sans nous, se glisser sous ma chemise et caresser ma peau avec la timidité d'une adolescente qui pourrait soulever les interdits pour la première fois, en cet après-midi qui ressemble au précédent et dont demain aura la saveur. Le visage tourné vers le ciel, j'écoute l'herbe grasse chanter pour les attentions du vent qui soulève les draps, et autres linges de maison que l'on a demandé à l'un des Syndrigastis de la boucle d'étendre tout ça. Un frisson dévale mon échine, et après de longues secondes, je rouvre les yeux, observant alors la danse silencieux et délicate des draps et de la brise durant quelques battements de coeur, avant de l'interrompre du bout des doigts, en venant saisir un pan de tissu pour l'attirer à moi. Celui glisse d'abord aisément de la corde à linge, acceptant peut-être au début sans rechigner de terminer entre mes bras pour être au final retenue par une pince en bois. Un soupir m'échappe, au même titre quel le drap qui désormais dérangé, flotte étrangement au vent, claquant presque avec virulence comme il s'offusquait d'avoir ainsi été touché par celui qui ne devrait même pas s'approcher. Je délaisse tout ça, fais un pas, et repense à cette époque où je pouvais encore saisir, apprécier et attraper quoi que ce soit sans que personne ne s'inquiète de savoir si il ne va pas être empoissonné ou blessé suite à ça. Je repense à ce temps où Gus et moi, nous étions là, à courir dans le jardin de la maison, une nappe volée entre nos mains, à chercher un endroit où nous pourrions l'étendre pour nous y allonger et ainsi regarder le ciel.

Une ombre de sourire se glisse sur mes lèvres, alors que je commence à ainsi à tirer sur tout les draps que je peux, en dérangeant certains, en détachant d'autres, que je laisse tomber au sol, me foutant de savoir si je peux laisser dessus l'empreinte d'une trace de poison ou non, ou pire, de tâcher ce qui était jusque-là immaculé. Tout glisse d'entre mes doigts et termine au sol, avant d'être piétiné par ma personne, qui entre les cordes à linge, évolue tout en fredonnant un air. Me pensant seul, je poursuis cet acte chaotique mais inoffensif. J'aurais pu briser de la vaisselle, mais ça aurait laissé plus de traces et de preuves à faire disparaitre… Là, je n'aurais qu'à dire qu'ils ont glissés et qu'ils n'ont pu être rattrapés. Mes doigts fins se referment sur l'une des pinces tandis qu'une odeur étrange me parvient. Une qui, en plus d'être sucrée au point de m'écoeurer, n'a rien à faire dans ce jardin. Je pince les lèvres, lève les yeux et enfin, je la vois face à moi. Elle, dont le prénom m'échappe mais pas le regard, celle qui de loin m'a déjà observé et semble fasciné un instant avant de s'éloigner. La nouvelle, venue d'une boucle lointaine. L'aventurière. L'étrangère. Celle qui voudrait être familière. Je suspends mon geste et plonge mes prunelles dans les siennes, espérant presque lui faire comprendre qu'elle me gêne. Disparais, ai-je envie de lui ordonner. Fuis. Laisse-moi. Mais je ne dis rien. Je bats des cils et reste immobile. Elle m'agace, à être ici, avec son odeur de sucrerie. Le vent se glisse dans mes cheveux, sur ma chemise et fait voleter élégamment le draps. J'aimerais qu'elle ne soit pas là, mais elle ne bouge pas, comme décidé à rester. Alors j'ai un sourire. Tu veux jouer ? Tu penses pouvoir me suivre et approcher ? Soit. Viens. Sois courageuse et prouve à tout le monde ton inconscience. Je n'attends que ça. Je relève quelque peu la tête, lui offre mon plus bel air de jeune aristocrate arrogant tandis que d'un geste élégant, je lui fais signe de garder tout ça pour elle. De mon index pressé sur mes lèvres, je lui demande de faire de cet instant notre secret, comme le ferait un enfant qui ne souhaite pas se faire attraper. Je n'ai même pas un murmure tandis que j'abandonne mon idée de décrocher le draps, décidant plutôt de me dissimuler derrière celui-ci, jouant au pudique et au timide. Je l'autorise à apprécier mon profil mais c'est bien tout.

"Tu es la nouvelle. Celle à l'odeur parfois agaçante."


Pourquoi mentir à ce sujet ? Son odeur est étrange, elle est à la fois séduisante et doucereuse. Elle éveille en moi des goûts et des souvenirs de l'enfance mais tout ça est teinté de l'amertume d'avoir perdu ma moitié. Et même si une voix me murmure qu'il serait amusant de tenter comprendre ce qui la rend si particulière, je reste distant, presque comme un gamin qui n'ose s'approcher. Même si dans mon cas, il serait plus juste de dire que je ne supporte pas que l'on puisse tenter de venir auprès de ma personne et de voler la place qui n'est réservé qu'à l'élu capable de me compléter, celui qu'on m'a retiré et qui m'a abandonné. Un sourire discret se glisse pourtant sur mes lèvres alors que je recommence à parler, lui faisant l'honneur de ne pas la fuir de suite.

"Il parait que tu viens d'une autre époque…" Mes doigts effleurent les draps. Bien sûr qu'elle vient de loin, ça se voit à ses vêtements et à son regard. En réalité, je l'envie. J'aimerais partir aussi et voyager… Mais il est impossible et impensable que le serpent fuit. "C'est dangereux. Tu pourrais blesser quelqu'un. Tu dois être raisonnable." Je pince les lèvres et me fait amer. "Pourquoi venir nous déranger ici ? Tu pensais être la bienvenue ? C'est te donner beaucoup d'importance je trouve…"

Voilà que je mords à nouveau, tandis que le vent fait se presser contre ma silhouette frêle le tissu qui l'épouse. Je blesse pour ne voir personne tenter d'approcher et me laisser en paix, moi qui sans cesse me plains d'être seul. Le paradoxe est palpable, mais je suis incapable de le briser, car je ne peux accepter l'absence de celui qui ne reviendra peut-être jamais et encore laisser d'autres tenter de prendre sa place.

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He used to call me DN, that stood for deadly nightshade. Cause I was filled with poison but blessed with beauty and rage — Ultraviolence.
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MessageSujet: Re: (Lycia) ▿ Strangers When We Meet   Mer 4 Jan - 11:22

Strangers When We Meet

- Il est des êtres dont c'est le destin de se croiser. Où qu'ils soient. Où qu'ils aillent. Un jour ils se rencontrent. -

Une robe blanche, bien trop moderne pour l’époque, ondule. Des cheveux blond-platine virevoltent au grès du vent tandis que des yeux azur translucides ne quittent pas de vue le spectacle qui s’offre face à eux. Face à Lycia. Un ballet de draps blancs dansant, volant, se salissant autour du particulier le plus énigmatique qu’elle avait rencontré depuis son arrivée dans cette boucle. Quoiqu’il lui semblait également avoir entraperçu et sentie une pointe de tristesse ou était-ce de la solitude ? Il était tout ça pour Lycia, tout simplement parce qu’à chacune de leur rencontre c’est comme si le temps était d’avantage suspendu. Moment inexplicable, si intriguant et attirant. Fugace. Puis elle s’éclipse. Ce fut ainsi à plusieurs reprises jusqu’à aujourd’hui où Lycia l’observe et où pour la première fois, elle a l’étrange sensation d’avoir le luxe et la chance de voir l’être sincèrement content comme l’enfant insouciant qui fait une bêtise et qui s’amuse.

Alors, elle ne bouge pas. Elle reste là, silencieuse jusqu’à qu’il remarque sa présence. Ce fut lui qui finalement bougea le premier. Un geste, celui de garder le silence. Un sourcil s’arque, à la fois intriguée et amusée. Il voulait s’assurer qu'elle garde l’auteur de la bêtise secret ? Il ignorait qu’elle n’était pas une balance et que si son nom tombait, il ne serra pas murmurer par ses lèvres sucrées. Puis elle ne connaissait pas son nom. Soudain, il se cacha derrière le drap alors qui lui semblait qu’il avait plutôt l’intention de le décrocher comme tous les autres. Elle, elle ne bougea toujours pas ; inutile lorsqu’on ne souhaite qu’observer, tentant de comprendre les intentions et le fonctionnement de la personne qui lui paraissait encore plus particulière que les autres Syndrigastis qu’elle avait rencontré jusqu’à présent.

"Tu es la nouvelle. Celle à l'odeur parfois agaçante."

« Entêtante serait plus exacte. »

Enivrante. Obsédante… Mademoiselle n'avait pas peur de le contredire. Elle n’était pas du genre à garder le silence quand on lui adressait la parole, néanmoins elle n’en dit pas d’avantage, trop curieuse de voir ou d’entendre la suite. Tout était encore bien trop mystérieux et brumeux pour que Lycia laisse tomber et passe à autre chose.

"Il parait que tu viens d'une autre époque… Pourquoi venir nous déranger ici ? Tu pensais être la bienvenue ? C'est te donner beaucoup d'importance je trouve…"

Lycia écarquilla les yeux, surprise, avant de rire. Un rire spontané. Ces paroles étaient totalement inattendues et ne la blessait pas le moins du monde. C’était même la première fois qu’on lui sortait ça, mais elle pouvait comprendre que certaines personnes puissent se sentir envahies. Le contexte actuel de 1941 ne devait pas aider non plus. Cependant, elle n’était pas convaincue que se soit le cas de cet énergumène.  

« Dit plutôt que le seul que je dérange ici… » Lycia fait alors genre qu’elle est encore loin. Etant dissimulé derrière son drap, il ne semblait pas la regarder. Parfait. Tout en parlant, elle s’était donc avancée silencieusement et ne révéla la vraie distance entre eux que lorsqu’elle fut suffisamment proche pour arracher le drap et voir s’il tombait ou du moins si elle arrivait à le déstabiliser. « C’est toi » ajouta-t-elle avec un sourire narquois, l’embêtant un peu plus avec son odeur sucré.

« Pour ta gouverne, je suis venue voir un membre de la famille. Alors… » Hum, pas exactement, mais ça il n’avait pas à le savoir et ne pouvait pas vraiment le savoir à moins que Tonton Gal lui ait balancé toute sa vie de A à Z. Puis en suggérant qu’ici elle avait de la famille, elle sous-entendait malicieusement qu’elle avait peut-être plus sa place et raison d’être ici que lui alors qu'elle ne connaissait absolument rien de lui non plus. « Qui de nous deux est plus chez lui ici maintenant ? » Bien entendu, ça lui était complètement égal, elle ne faisait que jouait à son propre jeu. Il semblait aimé morde et bien soit, tant mieux, elle appréciait le mordant. Ça pimenté les situations et elle adorait tout ce qui était épicé ! Puis son étrange instinct –qui ne devait définitivement pas être réglé sur la même longueur d’ondes que la plupart des personnes- lui indiquait de persévérer, de continuer à explorer, à le pousser. C’était peut-être ainsi qu’elle allait en apprendre, en connaître et en découvrir d’avantage sur cet attirant être.

Un sourire plus enjoué se dessina sur ses lèvres alors que Lycia lui jette enfin le drap dans les bras. Qu’il en fasse ce qu’il voulait. Elle s’en fichait éperdument tant que c’était amusant à regarder. « Lycia Voirrey. » Leurs regards se croisent et son sourire s’allonge un peu plus. « Et comment s’appelle Monsieur Piquant-et-qui-se-trompe-sur-toute-la-ligne ? » Bloody Hell ! Qu’elle aimait jouer avec le feu! Elle ignorait encore à quel point et à quel haut degré de dangerosité elle tenait tête avec espièglerie et amusement.
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Camille Barthélemy

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MessageSujet: Re: (Lycia) ▿ Strangers When We Meet   Jeu 16 Fév - 18:37

Strangers When We Meet
Lycia & Camille
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Poison dans les veines et les mots, je me défends face à l'intruse qui me dérange et qui vient tenter de soulever la pierre sous laquelle se sache la vipère que je suis, s'imposant autant dans mon champ de vision que dans cette conversation que je ne veux pas avoir avec elle, devenant de ce fait à mes yeux, un élément gênant de mon quotidien dont j'ai plus envie de me débarrasser que de tenter de faire un effort pour être agréable et éventuellement lui faire comprendre que je cherche cette solitude dont elle me prive pour l'instant. Les lèvres pincées comme celles d'un enfant qui ne supporte pas d'avoir été interrompu pendant l'un de ses jeux préférés, je deviens mauvais et piquant, lui faisant entendre sans le moindre détour que je n'ai point envie de perdre mon temps avec celle que j'estime être aussi stupide que futile. Elle qui en plus de tenter de me tenir en tête, en m'assurant que son parfum écoeurant est en réalité envoûtant, vient jusqu'à moi, m'arrachant le drap qui me servait de cachette, le tout en fanfaronnant que je serais le seul à ne pas apprécier sa "divine" compagnie. D'une mouvement de recul, je prends mes distances avec elle, n'ayant pour seule réponse qu'un vaguement grognement méprisant et une moue d'agacement qui me fait très légèrement retroussé les lèvres et ainsi dévoiler le début de ma fine dentition, à savoir une pointe ou deux d'incisives et de canines. Et tandis que je suis là, à faire luire un peu d'émail, voilà qu'elle reprend, continuant ses futilités en ma présence, enchaînant sur des questions qui me font presque lever les yeux au ciel.

"Merveilleux." est tout ce que je souffle quand elle avoue être là pour voir de la famille. Un silence est tout ce que j'ai quand elle me demande quelles peuvent être les raisons qui m'amènent à ainsi folâtrer en pareil endroit, et quand elle me donne son prénom, je n'ai qu'un haussement de sourcils qui démontre parfaitement mon total désintéressement en cet conversation que j'estime être parfaitement inutile. Nos regards se croisent et un soupir profond m'échappe tandis que je mets un peu plus de distance entre nous, la fuyant à moitié tandis que le bout de mes doigts retrouve la caresse familière d'un autre drap que je viens décrocher de la corde à linge.

"Je ne me trompe pas. Jamais, même." L'arrogance revient dans le ton de ma voix et sur le coin de mes lèvres, se muant en un léger sourire tandis que le linge blanc file entre mes doigts et est emporté par le vent. Je l'observe danser un instant avant de terminer au sol avec les autres. "J'habite ici." est tout ce que j'ajoute avant de lui sourire quelque peu, attrapant un draps que je fais mine de plier. "Tu me déranges et pourtant je ne vois pas grand monde… Alors imagine ceux qui doivent sans cesse voir du va-et-vient…" Je fais claquer ma langue contre mes dents. "Tu dois être encore une de celles qui viennent pour soit-disant voir ce que cela fait de vivre au milieu d'un conflit qui ne semble jamais prendre fin. Une affreuse petite curieuse qui vient demander des noms et qui ensuite vient expliquer aux résidents de cette boucle qu'elle est plus légitime qu'eux… Tu sais ce que tu es ? Tu es ce genre de personne qui s'impose aux autres et qui ensuite ose dire qu'ils sont charmants et qu'on ne peut que les adorer et se délecter de les avoir à ses côtés… Tu es comme cette odeur désagréable que tu oses qualifier d'entêtante… Tu es écoeurante. Deux minutes à tes côtés et voilà que j'ai envie de fuir tout en espérant ne plus jamais te croiser…" Je fais un geste vers elle, dérange le drap, l'étend et enfin le passe autour de ses épaules, esquissant un léger sourire tandis que par une fenêtre, je vois se dessiner la silhouette familière d'une Ymbryne. Je noue le linge de maison à son cou et lui fabrique alors une cape de fortune que du bout des doigts je viens lisser.

"Camille Barthélemy." dis-je avant de reculer. "Tu n'auras qu'à prononcer ce prénom et suivre le chaos que je sème derrière-moi. Peut-être me retrouveras-tu… Sinon… Je n'ai qu'à te souhaiter un bon séjour et espérer ne plus te croiser, petite chose sucrée."

Un courant d'air frais fait se soulever les draps qui claquent et joueur, je retourne me cacher derrière ceux-ci, fredonnant désormais un air léger de chez moi, une comptine que Gus chantait pour moi à l'époque, quand entre les draps nous batifolions encore.
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MessageSujet: Re: (Lycia) ▿ Strangers When We Meet   Ven 24 Fév - 18:31

Strangers When We Meet

- Il est des êtres dont c'est le destin de se croiser. Où qu'ils soient. Où qu'ils aillent. Un jour ils se rencontrent. -

L’arrogance est la première réponse que Lycia obtient à la place d’un prénom. Eh bien ! Ne lui avait-on jamais appris de ne jamais dire jamais ? On ne savait pas ce qui pouvait se passer et une personne ne pouvait clairement pas avoir raison tout le temps. Une nouvelle fois, elle prit son arrogance avec amusement. Petit sourire tout en le suivant du regard, alors qu’il rejoue à cache-cache avec un des derniers draps accrochés. Si une des Ymbrynes passés par là, ils allaient devoir faire toute la lessive et ici il n’y avait pas de machine à laver ou si ?

Lycia l’écoute. Plus attentive que lui à ses dires. Fascination inexplicable. Elle reste malgré un flagrant caractère exécrable. Curiosité, attirance et persévérance trop fortes. Lycia n’était pas le jour de personne à lâcher prise et à abandonner au premier obstacle. A vrai dire, plus on la repoussait, plus on voulait l’éloigner, plus elle revenait à la charge et était collante. Un vrai caramel. Bon, sucré, succulent, enivrant et tout autant agaçant, collant et écœurant. En tout cas, il avait tord. Elle ne vient pas pour le contexte, du moins ce n’était pas le but de son voyage. Elle avait d’ailleurs fait en sorte de ne pas trop regarder autour d’elle avant de pénétrer dans la boucle, mais à quoi bon se justifier ? Il n’en avait cure. Il souhaitait visiblement juste l’embêter, la vexer, la faire partir, mais elle n’en avait vraiment aucune envie. Plus il parlait, plus Lycia se demandait pourquoi il lui disait tout ça ? Si elle était réellement si écœurante que ça pour lui, que faisait-il encore à ses côtés et à dépenser sa salive inutilement avec une personne qu’il disait ne pas vouloir discuter? Rien ne l’empêchait de fuir. Provoquer. Il ne faisait que ça. Etait-ce ça façon de jouer ? Intriguant. Lycia n’avait jamais affaire à cela jusqu’à présent. Si c’était une tactique pour l’éloigner, c’était mal barrer, car il ne faisait qu’attiser d’avantage sa curiosité et son envie de comprendre pourquoi il agissait, parlait et se comportait ainsi.

Pour quelqu’un qui souhaite tant s’enfuir et s’éloigner de moi, il reste et parle beaucoup.

Ce fut pour ces raisons, que Lycia ne bougea toujours pas et le laissa lui attacher le drap sur ses épaules comme une cape de super-héros. Qu’est-ce que c’était que ça ? Elle eut du mal à ne pas rire ayant l’impression de se retrouver à l’âge de six ans quand beaucoup d’enfants essayer de se déguiser eux-mêmes lorsque le carnaval ou halloween approchait. Et c’est à ce moment qu’il choisit de lui révéler qui il était. Il s’appelait donc Camille. Cam serait le surnom et le diminutif qu’elle pourrait lui attribuer, mais pas tout de suite, car autre chose la titilla. Son nom de famille. Barthélemy. Ce n’était pas un nom de famille très courant et pourtant c’était la deuxième fois qu’elle rencontrait une personne portant ce nom là. Est-ce qu’il y avait un lien entre eux ? Non… Ils n’avaient clairement pas le même comportement et le physique… Suffit de tergiverser.

« Camille. »

Ne venait-il pas de l’autoriser à l’appeler par son prénom et de le suivre ? Lycia ne perdit pas de temps ! Elle le suivit, ôtant le drap-cape sur ses épaules qu’elle accrocha en vitesse sur le fil à linge, risquant de s’envoler à cause du vent, alors qu’elle passe derrière les autres draps pour rejoindre le jeune homme.

« Est-ce que tu as de la famille ? Va pas t’imaginer que je me mêle de ce qui ne me regarde pas, c’est juste que je connais ton nom de famille de là où je viens et du coup je me pose la question, car c’est la première fois qu’on se rencontre, donc je me demandais si c’était juste une coïncidence ou pas. »

Lycia se perdit un peu dans son blabla en disant que ce n’était pas un nom courant, que c’était peut-être aussi une descendance, etc. Trop de mots et d’explications sans intérêt jusqu’à qu’elle arrive enfin à l’essentiel pour lui sans qu’elle le sache.

« Enfin, tout ça pour dire que c’est plus rapide de te le demander que de me poser trente-six mille questions donc, est-ce que tu connais un Gustave Barthélémy ? »
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Camille Barthélemy

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MessageSujet: Re: (Lycia) ▿ Strangers When We Meet   Mer 1 Mar - 17:27

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Elle insiste, s'accroche et me suit, devenant l'ombre que je ne désirais pas regarder et encore moins remarquer. Un soupir pourrait m'échapper, mais rien ne trouble l'air entêtant que je fredonne tandis qu'elle, ose prononcer ce prénom que j'ai longuement appris à détester au fil des années. En prenant mon temps, je me retourne et lui fais de nouveau face, cette fois-ci sans lui offrir le moindre sourire mais juste une moue d'agacement qui pourrait passer pour le dédain froid d'un être dépourvu de la moindre empathie. J'hausse un sourcil, lui faisant ainsi comprendre qu'elle n'a de mon temps qu'une fraction infime. Un instant éphémère qu'elle gâche en me demandant si j'ai de la famille. Ostensiblement, je lève les yeux au ciel, prêt à me faire vulgaire avec elle jusqu'à l'instant où enfin elle pique ma curiosité et s'offre ainsi une part de mon attention. "Je connais ton nom de famille" dit-elle, et me voilà à entrouvrir les lèvres, prêt à murmurer le prénom de mon jumeau tandis qu'en mon être se rouvre une vieille blessure. Une plaie, qui déverse à nouveau son flot de regrets et d'amour, distillant dans mes veines et dans mes prunelles une détresse qui lentement vient balayer l'arrogance qui jusque-là faisait battre mon coeur. Des éclats de verres semblent s'enfoncer dans mon myocarde et quand elle reprend, je presque cette envie de la gifler ou de tomber à ses genoux pour la supplier d'arrêter. Je cesse de respirer, plonge mes prunelles dans les siennes et hésite un instant avant de faire entendre ma voix, n'ayant au début que des frissons qui pourraient être dû au vent qui lentement vient déranger les mèches sombres de mes cheveux.

"Gustave Barthélemy."

Je corrige inconsciemment sa prononciation, faisant taire l'accent qu'elle a pu laisser traîner entre deux syllabe de mon nom de famille, là où je serre les poings, encore sensible à cette idée qui doucement, se fait se rouvrir des plaies que je n'ai jamais réellement su faire cicatriser. La tête me tourne presque et alors que les draps dansent et chantent pour les caresses de la brise d'après-midi qui annonce la pluie à venir, je peine à retrouver l'assurance insolente qui jusqu'ici me permettait de mener la danse de cette conversation. Mais voilà, désormais je suis moins qu'un interlocuteur n'étant plus que celui qui subit des questions auxquelles il n'a pas envie de répondre.

"Tu… Tu ne peux le connaître." Je papillonne faiblement des cils, cherchant à reprendre contenance en vain. "Qui… Qui t'a parlé de lui ? Quelqu'un de la boucle ? Mabel peut-être… ? Non…" Je fronce les sourcils, retroussant les lèvres en une moue désagréable à l'idée même que l'on ait pu lui souffler le prénom de mon regretté frère au creux de l'oreille en lui disant qu'il serait amusant de me torturer avec. Ma langue claque contre mes dents en un geste d'agacement manifeste alors que commence à couler dans mes viennes non plus la surprise, mais une colère nouvelle, une furie qui lentement dévore mon être et me fait ressentir ce besoin de briser entre mes doigts quelque chose. Si des assiettes il y avait à la place des draps et que dans la cuisine nous étions, la porcelaine volerait en éclats à ses pieds tandis que je ordonnerais de se taire.

"Tu ne peux connaître Gustave, il est loin… Et même si c'était le cas, qu'est-ce qui te fait penser que tu possèdes le droit de poser des questions à propos de choses qui ne te regardent pas ?" Je pince les lèvres et serre les poings. "Ne prononce plus jamais le prénom de mon frère en ma présence, est-ce clair ? J'espère. Maintenant disparais, tu m'as suffisamment agacé pour le prochain siècle à venir."
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