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 Everything breaks down in silence [Llew]

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Vincent Dwight

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- L'Homme invisible -
❧ Boucle Temporelle : 1941
❧ Particularité : Invisibilité
❧ Occupations : Se prendre pour un reporter
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❧ Missives : 54
❧ Yeux de verre : 33
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MessageSujet: Everything breaks down in silence [Llew]   Ven 27 Jan - 20:42

Vincent releva la tête vers le petit miroir suspendu à son mur et laissa échapper un profond soupir. Non, il n'était toujours pas réapparu, et cela faisait déjà une dizaine de minutes qu'il tournait en rond dans son petit salon. Lui qui s'était préparé convenablement pour aller affronter les dangers et prendre des photos, il se retrouvait à n'être plus que l'illusion d'un homme dans ses vêtements. Le reflet ne lui renvoyait qu'un col un peu trop mal ajusté, et du vide, sur des épaules qui semblaient pourtant pleines. Il détestait cette particularité dont il avait écopé. Il n'avait rien demandé à personne, et certainement pas l'invisibilité, au contraire, il s'était farouchement battu contre cette dernière des années durant, et maintenant, il en était rendu là. Il était coincé dans un boucle qui lui semblait être parfois l'Enfer, les bruits des bombes sifflantes, les coups de feu parfois. Il les avait analysés, notés, tous, à la seconde près, afin de se tenir un journal relatif au niveau de danger auquel il s'exposait, mais aussi pour avoir l'occasion de vivre un semblant de vie normale. Une fois par jour, la même bombe était lâchée au loin, et le sifflement de cette dernière revenait à ses oreilles, qu'il avait prit l'habitude de boucher pour ne plus l'entendre. Est-ce qu'il devenait fou ? Parfois il en avait l'impression. La protection ? Elle lui faisait peur, mais s'il devait être honnête, il avait plus peur encore de changer d'époque. Il s'était habitué à celle là, et les deux autres boucles dont il avait connaissance ne lui inspiraient rien de bon. Le tumulte de 2016 ne lui plaisait pas, et 1873 lui semblait bien trop éloigné... et froid. En somme, il se plaignait mais n'aurait pas été mieux ailleurs, cela aurait même pu être pire...

Il mit un coup de pied colérique dans une chaise qui glissa un peu sur le sol avant de basculer en arrière. Vincent se pinça l'arête du nez en signe d'exaspération et alla la ramasser lentement avant de s'accouder sur le dossier. Bien, sa particularité ne semblait pas décidée à le laisser tranquille, alors avait-il réellement le choix ? Il savait que ces phénomènes pouvaient durer des heures, et cela arrivait pile sur la tranche horaire qu'il avait bloquée pour aller prendre des photos. Il retira donc ses vêtements, se disant qu'il serait plus simple de cacher un appareil photo volant que tout un habit se déplaçant sans corps à l'intérieur. Cela lui permettrait peut-être même des choses qu'il n'avait jamais faites, de peur d'être vu... Il haussa les épaules et prit finalement le chemin de la sortie. Arrivé en bas, il passa la tête par la porte pour regarder si personne n'était dans la rue. L'avantage du temps de guerre était qu'il n'y avait jamais foule dans les rues... Il jeta un petit coup d’œil à sa main et s'engagea dans la ruelle. Il avait pour habitude de le sentir lorsque sa particularité faisait des siennes et il se serait sans doute rendu compte qu'il n'était plus invisible, mais vérifier était un réflexe. Pour lui, les choses restaient néanmoins différentes. Il ne se percevait pas comme invisible, il continuait à se voir, lui, mais c'était comme si sa peau était beaucoup plus claire, et légèrement translucide. Cela était étrange mais lui permettait de garder une certaine notion des distances entre les objets et ses mains par exemple.

Vincent était donc en train de prendre des photos depuis un moment lorsqu'un mouvement non loin attira son attention. Une jeune femme venait de passer près de lui, et évidement, elle n'avait pas pu le remarquer, d'autant que c'était à un moment où il avait laissé son appareil au sol le temps de chercher du regard un endroit plus propice à une bonne prise. Mais elle... Elle était beaucoup trop belle. Vincent pesa rapidement le pour et le contre, est-ce qu'il devait la suivre ? S'il la prenait en photo assez discrètement, il ne se ferait même pas repérer, ce serait presque trop simple. Il récupéra donc son appareil et lui emboîta le pas, faisant attention à ne pas donner un coup de pied dans quelque chose qui aurait fait du bruit, et qui l'aurait blessé au passage, puisqu'il était aussi pieds nus... Il profita d'un petit moment d'hésitation de la jeune femme avant qu'elle ne tourne dans une rue pour la prendre en photo de trois quart, c'était quand même mieux s'il pouvait saisir son visage... Il analysa rapidement la situation et fit quelques pas de course pour faire le tour et essayer de la devancer, avec un peu de chance, il réussirait à l'avoir de face, s'il parvenait à se mettre dans un angle où l'appareil photo ne serait pas trop visible. Parvenant à faire le tour, il profita d'une gouttière bien placée. Il colla l'appareil entre le mur et cette dernière, et déclencha ce dernier. La photo serait sans doute un peu gâchée par la présence de la gouttière, mais avec l'angle qu'il avait prit, il aurait la jeune femme de face. Content de lui, il s'accroupit doucement pour poser l'appareil sur un rebord et ainsi attendre un peu, juste pour avoir le loisir de la regarder passer. Il devrait peut-être continuer un peu à la suivre ? Il saurait où elle vivait, et pourrait aller lui rendre une petite visite lorsque sa particularité aurait décidé de le laisser tranquille.

En parlant de cela, il sentit bientôt comme une vague chaleur parcourir son corps et il se tendit d'un coup. Non, pas maintenant ! Il attrapa rapidement une planche de bois traînant non loin pour cacher son intimité et eut un sourire gêné. Sa particularité n'aurait pas pu attendre quelques secondes des plus ?! Non, il avait fallu que cela se produise juste au moment où elle passait à côté de lui, et l'apparition soudaine de quelqu'un allait forcément attirer son attention. Il eut un air quelque peu blasé et  finit par lui faire un sourire à la fois gêné et résigné. Cela dit... Elle avait l'air surprise, mais plus de l’événement en lui-même, pas du fait que quelqu'un soit capable de faire ça.. Oh, elle aussi alors ? Et puis, s'il faisait un bourde, il n'aurait qu'à prétendre être fou et attendre le lendemain, elle aurait complètement oublié.

- Les particularités, hein ? Dit-il en haussant les épaules.

Il essayait de paraître plutôt détendu, et assez nonchalant. En excluant le fait qu'il devait avoir l'air complètement cinglé à se promener nu, il aurait fallu qu'elle soit totalement stupide pour ne pas remarquer qu'elle se tenait face à un véritable Apollon, nu et offert face à elle, juste avec un petit morceau de bois cachant ses parties. Il s'appuya contre le mur derrière lui et rejeta un peu la tête en arrière pour la coller à la pierre, la regardant ainsi, la tête un peu relevée. Un petit sourire en coin séducteur naquit sur ses lèvres.

- C'est l'histoire de ma vie. Dit-il avec un léger rire. Devrais-je vous offrir quelque chose à boire pour me faire pardonner de ma tenue ? Bien entendu, je ne resterai pas nu.

Il la regarda calmement, il était bien trop sûr de lui pour paniquer à l'idée d'être dénudé devant une femme, ni devant qui que ce soit, et s'il avait déjà probablement grillé la totalité de ses chances en apparaissant nu devant elle comme un pervers, il ne risquait rien à s'enfoncer. Il espérait seulement réussir à récupérer son appareil photo sans qu'elle ne devine ce qu'il s'était passé, il ne partirait pas sans.


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MessageSujet: Re: Everything breaks down in silence [Llew]   Sam 28 Jan - 16:36

Everything breaks down in silence

- Vincent & Llew -

Elle resserra les pans de son manteau autour d'elle, grelottant un peu de froid. Une explosion au loin la fit sursauter et accélérer le pas. Elle n'aimait pas cette ambiance, ça lui rappelait trop de mauvais souvenirs. Elle luttait de moins en moins pour prendre le dessus. Dans un sens elle commençait à s'y habituer. Leur vie était plus facile quand il était là, surtout à l'époque où ils vivaient. La vie n'était pas simple pour les femmes de 1941. Dans un sens elle était plus libre quand ils étaient en 2016. Mais ils étaient revenus...

Elle soupira et accéléra un peu le pas. Elle voulait rentrer au plus vite et profiter un peu de ces moments où elle se sentait complètement elle même. Elle avait profité d'un moment où il était distrait, s'endormant à moitié sur l'article qu'ils finissaient d'écrire pour prendre le dessus. Elle avait du finir d'écrire rapidement avant de partir. Heureusement le bureau était vide. C'était facile, il se vidait tous les jours à la même heure. Elle avait emporté article, sachant que demain matin, dès que la boucle serait renouvelée elle devrait reprendre le même manège que tous les jours, avoir la même conversation pour se faire embaucher à l'essai et que son article soit publié dans l'édition du soir.  

Elle tourna au coin d'une ruelle puis se figea. Il y avait quelque chose de suspect, elle le sentait. Elle ne voyait rien mais elle sentait qu'il y avait quelque chose, ou plutôt quelqu'un. Elle hésita un instant puis changea de rue, espérant semer la personne qui la suivait. Elle ne voyait personne mais ça ne voulait pas dire qu'il n'y avait personne. On la suivait elle en était certaine.

Elle accéléra le pas, pressée de rentrer chez elle. Tout d'un coup elle regrettait d'avoir pris sa place. Si ça avait été lui, elle était certaine qu'on ne l'aurait pas agressé. Encore un des désagréments d'être une femme...

Elle se figea finalement en voyant un homme apparaitre tout d'un coup devant elle, comme surgit de nul part. Encore ce n'était pas ça le plus étrange, avec se propre particularité elle pouvait difficilement jugé les gens bizarres. Mais voir un mec à poil en pleine rue ça par contre...

- Les particularités, hein ?

Elle le regarda, fronçant les sourcils. Elle avait vu juste, il avait bien une particularité. A voir comme ça on aurait dit une sorte de caméléon ou d'homme invisible. Ca expliquait l'apparition mais pas le fait qu'il soit à poil dans le froid.

- C'est l'histoire de ma vie. Devrais-je vous offrir quelque chose à boire pour me faire pardonner de ma tenue ? Bien entendu, je ne resterai pas nu.

Non mais... elle hallucinait, il n'y avait pas d'autre explication possible. Ou alors elle était en face d'un gras malade. Mais elle était surtout en face d'un mec transi de froid à trainer nu comme ça et elle ne pouvait pas le laisser ainsi.

Elle soupira tandis qu'intérieurement elle cédait. Une partie d'elle voulait le laisser là se démerder. Il avait tout à fait l'air d'un malade mental mais bon... elle pouvait lui accorder le bénéfice du doute. Il y avait des moments où elle se demandait si elle n'était pas folle elle même.

Elle retira son manteau et s'approcha de l'homme pour le lui tendre.

- Tenez mettez ça...

Elle lui sourit malicieusement tout en jetant un léger coup d'oeil à la planche et à ce qu'elle cachait.

- Il ne faudrait pas qu'il rétrécisse davantage...

Elle détourna le regard, lui laissant le temps de s'habiller et surtout de se cacher. Une fois fait elle posa à nouveau son regard sur lui, s'autorisant à le détailler davantage que quand il était nu.

Il était bel homme, ça elle était obligé de le reconnaitre. Plutôt bien fait de lui même, un regard charmeur... tout à fait le genre d'homme sur lequel elle serait capable de craquer. Mais il ne fallait pas. Sa vie était déjà bien assez compliquée comme ça sans qu'elle se laisse aller à éprouver des sentiments pour qui que ce soit.

- Je pense que le plus simple ça serait de venir chez moi, que je vous donne de quoi vous changer et boire ensuite si vous voulez. A moins que vous n'ayez caché vos vêtements quelque part dans le but de surprendre la première femme qui passerait...

Elle lui sourit, se mordant la langue de n'avoir pu retenir cette remarque. Mais c'était plus fort qu'elle, elle ne pouvait s'empêcher de se demander pourquoi diable s'était-il retrouver nu en pleine rue à cette heure ci.


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MessageSujet: Re: Everything breaks down in silence [Llew]   Sam 28 Jan - 19:50

Vincent n'avait pas laissé tomber son sourire en coin, en réalité, oui, il était congelé, et ce depuis un moment déjà, mais il avait l'impression d'avoir encore plus froid depuis qu'il était redevenu visible. Il avait d'ailleurs les lèvres qui commençaient légèrement à tourner au bleuté/violacé à cause du froid, et ses doigts étaient un peu crispé. Il avait sur les bras une chair de poule persistante, mais il n'allait quand même pas se mettre en boule ici pour essayer de se réchauffer. Cela dit, il n'allait pas mentir, il fut surpris par le fait qu'elle enlève son manteau pour le lui donner. Cette femme avait l'air intéressante, bien plus que toutes les autres qu'il avait pu rencontrer ces derniers temps. C'était sans doute un second effet de la particularité de cette dernière. Les gens comme eux étaient plus vieux, ils avaient plus d'expérience, et il avait constaté à plusieurs reprises que les femmes avaient tendance à développer plus de caractère. Il ne savait pas si c'était un bien ou un mal, mais il savait qu'il était la plus part du temps, plus intéressé encore par ces dernières, juste parce que cela devenait plus difficile de les ramener où que ce soit. Celle là, devant lui, était quand même exceptionnelle. Elle avait l'air presque blasée par sa présence, comme si elle... Non, attendez... Mais pour qui se prenait-elle ? Ce n'était plus du caractère, c'était du manque de politesse. Elle prenait un peu trop ses aises. Mais enfin, si elle avait quoi que ce soit à dire à propos de ça, il savait comment la faire taire. Notamment en mettant ladite chose dans sa bouche. Il eut néanmoins un sourire en coin qu'on aurait pu qualifier de mielleux et il prit le manteau.



- Je vous remercie. Soyez heureuse qu'il reste poli devant vous, déjà. Souligna-t-il, décidant que c'était elle qui avait commencé, et qu'au final, c'était plutôt amusant. Il aime laisser la surprise pour plus tard, un grand timide.

Il se tourna donc pour lâcher la planche et s'enrouler dans le manteau de la femme, il était évident qu'il ne pourrait pas le mettre, ses épaules étaient au moins deux fois plus larges que les siennes. Il eut un long frisson irrépressible au contact du tissus chaud sur son corps et eu un léger soupir qui indiquait que cela lui faisait quand même du bien de se réchauffer un minimum. Au passage, il avait récupéré son appareil photo et le tenait fermement dans un des plus du manteau, il avait réussi à être plutôt discret et avait compté sur une potentielle pudeur de la part de la femme devant lui lorsqu'il s'était tourné. Il était persuadé de l'avoir vue détourner un peu le regard, au moins juste un instant, et en avait profité.

Vincent se retourna finalement, et leva un sourcil un peu intrigué. Aller chez elle ? Cette femme n'avait pas peur de grand chose, mais plus intriguant encore, elle comptait lui prêter des vêtements ? Eh bien, il espérait que ce serait ceux d'un frère quelconque ou d'un ancien amant. Il n'avait pas très envie de se retrouver à moitié nu devant un mari en colère, d'autant plus qu'il aurait eu beaucoup moins de chances d'entretenir une relation quelconque avec elle si lors de leur première rencontre, il en venait aux mains avec un éventuel époux. Il jeta un coup d’œil à la main de la femme, il ne voyait pas d'alliance mais qu'en savait-il réellement au fond ? Quoi qu'il en était, elle avait un fond d'humour, et cela lui plaisait. Il eut donc un léger rire à sa dernière remarque et secoua un peu la tête.



- Malheureusement, je crains ne pas encore être assez dégénéré pour inventer de tels stratagèmes, même si cela pourrait bien arriver un jour à force de vivre ici. Répondit-il donc avant de se taire, laissant une bombe explosant au loin mettre fin à toute tentative d'humour. Cela dit, j'accepte l'invitation, ça va devenir invivable ici dans quelques temps, et je n'ai pas envie de me retrouver à moitié nu au milieu des soldats qui courent. Il haussa les épaules. Vous auriez des vêtements qui m'iraient ? Même si je le voulais, je doute de pouvoir entrer dans vos vêtements, aussi jolis soient-ils. Il eut un sourire malicieux. Je vous suis.

Il eut un autre sourire, il essayait d'avoir l'air le plus détendu possible, il ne voulait pas passer pour un psychopathe, même si la chose semblait quand même bien avancée. Est-ce qu'elle avait pitié de lui ? Oh, il s'en fichait bien, si cela lui permettait de finir dans ses draps, elle pouvait bien penser ce qu'elle voulait, il n'en avait rien à faire. Il allait simplement la suivre, et voir où cela aller les mener.  


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MessageSujet: Re: Everything breaks down in silence [Llew]   Dim 29 Jan - 17:27

Everything breaks down in silence

- Vincent & Llew -


- Je vous remercie. Soyez heureuse qu'il reste poli devant vous, déjà. Il aime laisser la surprise pour plus tard, un grand timide.

Elle roula des yeux mais ne releva pas la remarque. Elle l'avait cherché après tout, c'était elle qui avait commencé à le taquiner sur ce sujet là. Elle attendit qu'il soit prêt, resserrant les pans de sa veste autour d'elle pour s'isoler un peu plus du froid, enfin de la veste de Llew. Elle n'avait pas vraiment l'habitude d'amener avec elle des vêtements de rechange au cas où elle redeviendrait elle même. Résultat elle était habillée en homme et avec des vêtements beaucoup trop grand. Elle n'avait pas eu l'occasion de comparer et elle ne l'aurait jamais, mais elle était sur qu'il devait facilement faire une tête de plus qu'elle, probablement à peu près la même taille que l'homme en face d'elle, ou peut être un peu moins. En tout cas, elle devait lui paraitre bien étrange vêtue de la sorte.

- Malheureusement, je crains ne pas encore être assez dégénéré pour inventer de tels stratagèmes, même si cela pourrait bien arriver un jour à force de vivre ici. Cela dit, j'accepte l'invitation, ça va devenir invivable ici dans quelques temps, et je n'ai pas envie de me retrouver à moitié nu au milieu des soldats qui courent. Vous auriez des vêtements qui m'iraient ? Même si je le voulais, je doute de pouvoir entrer dans vos vêtements, aussi jolis soient-ils. Il eut un sourire malicieux. Je vous suis.

Nouveau soupir désespéré de sa part, s'il savait quels vêtements elle comptait lui passer. Dans un sens c'était bien ses vêtements qu'elle allait lui donner et elle pensait qu'il rentrerait dedans. Peut être qu'ils seraient légèrement trop petit mais pas tant que ça, pas au point qu'il s'imaginait. Elle le voyait à son regard. Il était entrain de s'imaginer des choses, avec des petites robes affriolantes, des bas et un corsage. Il était à des années de la vérité.

- Suivez moi... je n'habite pas très loin.

Elle lui fit un signe de tête et s'engagea dans une ruelle, ne vérifiant pas s'il la suivait. C'était peut être inconscient de ramener un inconnu chez elle, encore plus un inconnu qui avait surgi devant elle complètement nu mais elle se disait qu'elle ne risquait pas grand chose. Il lui suffisait de laisser Llew reprendre le dessus. Il serait beaucoup plus capable de se défendre qu'elle, même si elle n'avait jamais été du genre à se laisser faire. Et puis il lui faisait pitié à trembler de froid nu comme ça en pleine rue.

Elle accéléra le pas quand elle fut certaine qu'il la suivait. Après quelques minutes elle arriva finalement dans le quartier des portes puis devant celle de son petit appartement. Elle sortit ses clés et ouvrit rapidement la porte avant de la refermer et de la verrouiller une fois l'homme entré derrière elle.

Elle traversa le petit salon avec son coin cuisine et alla directement dans sa chambre. Elle ouvrit la penderie, choisi quelques vêtements qu'elle ne mettait plus et revint les tendre à l'homme.

- Tenez je... mon frère les a laissé ici mais ils ne vont plus lui manquer. Vous pouvez aller dans la chambre vous changer. Je vais vous préparer un café pendant ce temps, histoire de vous réchauffer.

Elle garda pour elle sa remarque comme quoi ça lui ferait vraiment du bien d'aller se réchauffer et elle partir vers sa cuisine. Elle sortit deux tasses et commença à préparer le café en l'attendant. Quelle idée elle avait eu de ramener un homme chez elle. Et si jamais elle n'arrivait pas à se contrôler, si il revenait alors qu'elle était entrain de discuter avec lui, comment est ce qu'elle arriverait à expliquer ça? Ou plutôt qu'est ce qu'il lui dirait? Elle soupira et alla installer les deux tasses sur la table en attendant l'homme.
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Vincent Dwight

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MessageSujet: Re: Everything breaks down in silence [Llew]   Mar 31 Jan - 7:51

Vincent fronça légèrement les sourcils en l’entendant soupirer de la sorte mais il préféra ne pas relever. Cette femme avait vraiment l’air blasée de tout ce qui se passait, comme si elle avait croisé des centaines d’hommes apparaissant comme par magie nus devant elle. Certes, il n’aimait pas sa particularité, mais cela ne l’empêchait pas d’être objectif sur le fait que c’était quand même quelque chose d’assez impressionnant, de pouvoir devenir invisible, impressionnant, et aussi recherché par pas mal de personnes. Il trouvait seulement dommage que ce soit tombé sur quelqu’un comme lui. Il voulait être vu, remarqué et admiré, il voulait que les gens se tournent sur son passage et attirer les murmures fascinés, et non pas être un fantôme. Une fois de plus, il se demanda ce qu’il avait bien pu faire à l’univers pour que ce dernier le déteste de la sorte. Il n’avait pourtant pas l’impression d’avoir fait quoi que ce soit de mal, pourtant le monde entier s’était accordé dans un bel ensemble pour lui montrer qu’il avait sans doute été quelqu’un d’abjecte dans une vie précédente. Et si le même univers voulait la guerre, alors il allait la lui donner. Il n’était pas du genre à se laisser marcher dessus, même pas par les éléments, ce qui était pourtant un fait difficilement contournable. En somme, il allait se battre jusqu’au bout, même s’il devait passer pour un désespéré quelques temps, on finirait par simplement l’admirer comme il se devait.

Quoi qu’il en soit, Vincent n’avait même pas relevé le fait que la femme ait porté des vêtements masculins. Avec la pénurie, il n’était pas surpris que parfois, certains et certaines soient obligés de faire avec ce qu’ils trouvaient, et il aurait été le premier à mentir s’il avait dit que cela ne lui était jamais arrivé. Il était advenu qu’un jour il ait froid et qu’il se mette naturellement un châle autour des épaules. Bien sûr, il avait été caché dans son logement à ce moment là, mais il avait cédé. En extérieur, il préférait se geler plutôt que de porter un châle, ça non.

Bref, il hocha simplement la tête lorsqu’elle lui dit de la suivre et lui emboîta lentement le pas, avant d’accélérer un peu lorsqu’elle en fit de même. Il regardait autour de lui, retenant chaque élément notable pour pouvoir revenir, mais il se rendit rapidement compte qu’il n’aurait pas à beaucoup y réfléchir. Le quartier des portes ? Il connaissait par cœur depuis le temps, puisque son propre appartement s’y trouvait, simplement dans le sens opposé. Cela restait quand même un mystère pour lui de ne jamais avoir remarqué cette femme avant. Peut-être venait-elle simplement d’une autre boucle et passait pour la première fois ? Cela était la seule explication logique qu’il trouvait, il s’estimait quelque peu détenteur d’un radar à belles femmes, et que celle là lui ait échappé ne lui paraissait pas logique ni plausible.

Une fois dans l’appartement, il regarda un peu autour de lui avant de prendre les vêtements qu’on lui tendait. Il eut un long frisson de réconfort car il faisait plus chaud ici, et que l’idée de s’habiller était en fin de compte, presque aussi agréable que le café qu’elle venait de lui proposer. Son frère, d’ailleurs, hm ? Il ne releva pas le fait qu’il n’aurait plus besoin de ces derniers, il ne voulait pas prendre le risque de faire une bourde plus monumentale que son propre égo.

- Merci, j’apprécie le geste. Dit-il avec un sourire sincère. Je reviens rapidement.

Il alla ensuite jusqu’à la chambre pour rapidement s’habiller, mettant son appareil photo dans une des poches du pantalon. Il bougea un peu les épaules et soupira. Il aurait dû se douter qu’il serait un peu à l’étroit, mais il s’accommoderait facilement de ça, c’était toujours mieux que nu. Il étendit le manteau sur le lit, pour éviter de lui donner un mauvais pli et revint vers le petit salon. Il la rejoignit donc autour de la table, se passant prestement une main dans les cheveux pour remettre ces derniers en arrière, il n’aimait pas ne pas être présentable, peu importait les circonstances, et peu importait si elle l’avait vu nu peu de temps avant. Il avait l’occasion de se rattraper un peu, et peut-être remarquerait-elle que si son corps était bien fait, son visage n’était pas en reste. Il avait conscience de lui-même et de ce qu’il pouvait renvoyer, et en jouait sans problème.

- J’ai posé le manteau sur votre lit. Dit-il en prenant place, mettant une main autour d’une des tasses, puis l’autre. Ça fait du bien. Lâcha-t-il en un soupir. C’est joli chez vous, je veux dire… C’est entretenu. Ajouta-t-il en parcourant l’espace du regard. C’était… Très gentil de votre part de m’accueillir, en plus vous ne me connaissez pas, j’aurais pu vous faire n’importe quoi. Il haussa les épaules. Pourrais-je connaitre votre nom ?



Il eut un sourire avenant, il n’essayait pas de l’effrayer, mais c’était le mieux qu’il pouvait faire, il n’était pas très habitué à remercier qui que ce soit, et il trouvait qu’il avait déjà dépassé ses limites avec elle. Il la trouvait bien gentille, mais il détestait être redevable de quoi que ce soit, et là, il estimait que c’était le cas, pour les vêtements et le café chaud. Il en but d’ailleurs une gorgée et eut un minuscule sourire de réconfort.  Il se sentait plutôt bien…


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MessageSujet: Re: Everything breaks down in silence [Llew]   Mar 31 Jan - 17:03

Everything breaks down in silence

- Vincent & Llew -

- Merci, j’apprécie le geste. Je reviens rapidement.

Elle se contenta de hocher la tête et le laissa aller s'isoler dans sa chambre. Intérieurement elle soupira de soulagement en le voyant partir. Elle n'aurait pas du le ramener chez elle. Elle n'était plus à l'aise avec les gens. Elle avait trop peur de faire un faux pas. Llew n'avait pas les même réticences. Il lui arrivait de ramener des filles. Et même si ça la perturbait elle laissait faire. Ils pouvaient bien profiter un peu de temps en temps.

Elle s'installa à table et attendit qu'il la rejoigne. Elle sourit légèrement en le voyant habiller. Les vêtements de Llew lui allaient un peu petit mais dans l'ensemble ça allait. Elle le trouvait même terriblement séduisant ainsi vêtu. Il en avait conscience, cela se voyait. Il avait pris la peine d'arranger sa tenue, de se recoiffer se mettant ainsi davantage. Elle poussa un soupir intérieur. C'était à cause de type dans ce genre qu'elle avait tout perdu, le genre de mec à qui on arrivait pas à résister mais qui n'hésitait pas à vous jeter une fois qu'il avait eu ce qu'il voulait.

- J’ai posé le manteau sur votre lit.

Nouveau léger hochement de tête de sa part. Elle n'avait que ce manteau qui puisse aller à Llew. Vu l'état actuel des choses, il était difficile de se composer une garde robe et encore plus quand on devait avoir deux gardes robes comme elle.

- Ça fait du bien. C’est joli chez vous, je veux dire… C’est entretenu. C’était… Très gentil de votre part de m’accueillir, en plus vous ne me connaissez pas, j’aurais pu vous faire n’importe quoi. Pourrais-je connaitre votre nom ?


Elle releva les yeux de sa tasse. Elle ne pouvait décemment lui dire qu'elle ne risquait rien de sa part, pas alors qu'elle était tout à fait capable de se défendre sous son autre forme. Non, impossible d'expliquer cela à quelqu'un. Elle oublia volontairement sa remarque pour se concentrer sur sa question.

- Elizabeth... et vous?

Plutôt bateau et banal comme conversation, elle ne savait pas vraiment quoi faire de plus pour meubler la discussion. Au dehors les explosions des bombes continuaient à retentir. Il y en aurait pour un moment avant que ça ne se calme. Ils seraient épargnés ici, comme tous les soirs mais il devrait rester un moment à l'abri avec elle.

Elle reprit une gorgée de son café avant de tenter de relancer la conversation.

- Alors... racontez moi comment vous vous êtes trouvé ainsi nu en pleine rue si ce n'était pas une tentative désespérée de votre part de me draguer.

Elle lui sourit malicieusement avant de replonger dans sa tasse. Des syndrigastis avec des particularités bizarre elle en avait vu, il n'y avait qu'à voir la sienne d'ailleurs. Mais elle était curieuse de savoir quelle était la sienne pour qu'il se retrouve ainsi. Et puis ça ferait matière à un bon article. Prenez garde mesdames un individu peu recommandable, bien que charmant, se balade nu la nuit dans les rues de Londres. Elle n'était pas certaine que formuler ainsi son rédacteur accepte l'article. Dommage, mauvaise époque, en 2016 elle était certaine qu'un article de ce genre aurait eu un succès fou. Ou alors dans un autre genre. Plutôt du style "dix comportements à éviter pour les hommes qui veulent séduire", et un des conseils, après quelques conseils bateaux, serait d'éviter de surgir nu en pleine rue devant la femme de leurs rêves.
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MessageSujet: Re: Everything breaks down in silence [Llew]   Mer 1 Fév - 7:34

Vincent était intrigué, il fallait l’avouer. Il avait connu des personnes timides, et des personnes réservées, mais comme cette femme ? Non, jamais, elle ne semblait être ni l’un ni l’autre, il y avait quelque chose chez elle qui lui donnait l’impression qu’elle cachait un lourd secret, et s’il était rarement intrusif, cela piquait sa curiosité. Mais chaque chose en son temps, il ne la connaissait pas assez pour lui poser des questions, et il savait que la patience était parfois la meilleure manière d’obtenir ce qu’il voulait.
Ce qui restait certain était que cette femme était bien trop belle pour ne pas éveiller le désir et l’attention, mais son attitude portait Vincent à croire qu’elle était bien plus seule que ce qu’elle aurait dû être. Il lui suffirait sans aucun doute d’être calme et doux avec elle, il finirait sans doute par réussir à s’en approcher sans trop de difficultés. Il eut un très léger mouvement de sourcil et se redressa un peu dans sa chaise. Il les connaissait, les femmes de ce genre, qui s’attachaient facilement, surtout à quelqu’un comme lui. Il ne doutait pas de sa capacité à être considéré comme le dernier des enfoirés avec les femmes, aussi bien qu’avec les hommes. C’était ce après quoi beaucoup courraient n’est-ce pas ? Le séducteur insaisissable, qui séduisait par son mystère. Il endossait le rôle dès qu’il le fallait, il n’était pas avare de démonstrations, et si au fond il n’était pas du tout comme cela, il n’avait aucun mal à se faire passer pour.
 
-  Elizabeth… Répéta-t-il après qu’elle lui ait répondu. Un joli prénom, royal qui plus est. Il sourit en coin en prenant une gorgée de café. Mes parents avaient moins le sens des grandeurs, je m’appelle Vincent.
 
Il croisa les jambes, s’appuyant contre le dossier de la chaise. Lui non plus ne savait pas comment il aurait pu meubler la conversation et il en était surpris. Il n’était pas du genre à ne plus savoir quoi dire, surtout lorsque rien n’avait été dit. Il releva néanmoins les yeux vers elle lorsqu’elle reprit la parole. Bien. Que dire maintenant ? Il ne pouvait sans doute pas dire la vérité, mais en la déformant légèrement, il devrait pouvoir s’en tirer à bon compte. Même si elle semblait décidée à lui pourrir la vie, sa particularité n’était pas quelque chose dont il avait du mal à parler. Il se gratta pensivement la nuque, comme s’il était gêné, une impression qu’il voulait donner.
 
- Vous me promettez de ne pas rire ? Demanda-t-il avec un léger sourire en coin. Ma particularité me permet de me rendre invisible. Ajouta-t-il lorsqu’il eut la confirmation de la part de la femme. Le problème est que si mon corps devient invisible, mes habits, eux, restent tels qu’ils sont, et comble de l’horreur, je ne contrôle pas le moins du monde cette capacité. Il soupira. Je devais faire du repérage aujourd’hui, je suis reporter, et je voulais trouver de nouvelles prises de vues. Or, c’est au moment de sortir que mon corps a disparu. Il roula des yeux. Je ne voulais pas me faire remarquer en donnant l’impression que des vêtements se déplaçaient seuls, et puisque ma particularité ne semblait pas décidée à me laisser tranquille, j’ai décidé de sortir quand même, vous vous doutez de comment. Finalement, je me suis prit au jeu, et je me suis dit qu'être invisible me permettait d’aller à plus d’endroits. J’étais simplement en train de revenir vers ici lorsque je vous aie croisée. Il secoua la tête comme par dépit. J’ai pensé à ne pas faire de bruit, pour ne pas que vous me repériez, et je me suis mit dans un angle, évidement, c’est là que ma particularité à trouvé intéressant de me rendre de nouveau visible. La suite vous la connaissez.
 
Vincent prit une nouvelle gorgée de café, il en prenait des petites, pour faire durer le plaisir. Il avait presque tout dit au final, il avait seulement omit le fait qu’il l’avait suivie pendant un petit moment, avant de réapparaître. Il se demandait si elle se doutait de quelque chose, mais quand bien même cela aurait été le cas, elle n’aurait eu aucune preuve de ce qu’elle avançait.
- Dommage, cela dit, que cela soit incontrôlable, et que ce soit apparu si tard chez moi. Dit-il en la regardant. Cela m’aurait été utile, lorsque je faisais mes reportages en Afrique.

Voilà, il l’avait dit. Cela avait toujours son petit effet, le mystère d’un monde méconnu de la plus part, qui n’avait presque plus de secrets pour lui. Il attirait toujours l’attention lorsqu’il parlait de l’Afrique, et du temps qu’il y avait passé, des choses qu’il avait vues. Il pouvait en parler pendant des heures, et avait un discours bien rodé. Il était bon orateur, et savait garder son public attentif. Si cela intéressait Elizabeth, il se la mettait dans la poche.


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MessageSujet: Re: Everything breaks down in silence [Llew]   Jeu 2 Fév - 9:44

Everything breaks down in silence

- Vincent & Llew -

- Elizabeth… Un joli prénom, royal qui plus est. Mes parents avaient moins le sens des grandeurs, je m’appelle Vincent.

Moins royal peut être mais elle aimait beaucoup son prénom. Cela lui faisait bizarre de redonner le sien, de se faire à nouveau appeler Elizabeth, de l'entendre à nouveau. Cela faisait tellement longtemps qu'elle était plus souvent Llew qu'Elizabeth, qu'elle se présentait le plus souvent sous cette identité, qu'elle en avait oublié à quel point cela pouvait être d'entendre prononcer son prénom, surtout de la façon dont il l'avait dit...

- Vous me promettez de ne pas rire ?

Elle haussa un sourcil, se demandant ce qu'il allait bien pouvoir lui avouer pour qu'elle puisse avoir envie de rire. Elle but une gorgée de son café avant de lui promettre que non elle ne rirait pas. Elle ne savait pas si elle y arriverait mais elle ne saura rien tant qu'elle ne lui aura pas promis. Et la curiosité était bien trop forte pour qu'elle passe à côté de la chance de connaitre son histoire.

- Ma particularité me permet de me rendre invisible.

Elle hocha à nouveau la tête, ne comprenant pas où il voulait en venir. Elle s'était douté que pour apparaitre soudainement devant elle, il devait être invisible ou quelque chose dans ce genre.

Le problème est que si mon corps devient invisible, mes habits, eux, restent tels qu’ils sont, et comble de l’horreur, je ne contrôle pas le moins du monde cette capacité. Je devais faire du repérage aujourd’hui, je suis reporter, et je voulais trouver de nouvelles prises de vues. Or, c’est au moment de sortir que mon corps a disparu. Je ne voulais pas me faire remarquer en donnant l’impression que des vêtements se déplaçaient seuls, et puisque ma particularité ne semblait pas décidée à me laisser tranquille, j’ai décidé de sortir quand même, vous vous doutez de comment. Finalement, je me suis prit au jeu, et je me suis dit qu'être invisible me permettait d’aller à plus d’endroits. J’étais simplement en train de revenir vers ici lorsque je vous aie croisée. J’ai pensé à ne pas faire de bruit, pour ne pas que vous me repériez, et je me suis mit dans un angle, évidement, c’est là que ma particularité à trouvé intéressant de me rendre de nouveau visible. La suite vous la connaissez.

Elle esquissa un sourire, se retenant à grande peine de rire. Ca pouvait être une capacité tellement pratique comparée à la sienne, mais à condition de pouvoir la contrôler bien sur. Elle se demandait si c'était la première fois qu'une telle chose lui arrivait ou s'il avait l'habitude de se retrouver nu comme ça en pleine rue. Peut être avait-il eu plus de chance auparavant et n'était-il tombé sur personne avant elle?

Elle comprenait mieux désormais cette impression qu'elle avait de se faire suivre par quelque chose sans arriver à le voir. Ce devait déjà être lui qui galérait avec sa particularité et n'arrivait pas à redevenir visible ou plutôt à rester invisible pour qu'elle ne tombe pas sur lui en tenue d'Adam.

- Dommage, cela dit, que cela soit incontrôlable, et que ce soit apparu si tard chez moi. Cela m’aurait été utile, lorsque je faisais mes reportages en Afrique.

Elle secoua la tête en souriant légèrement devant la tentative de drague. Elle connaissait ce genre d'astuce, il lui arrivait souvent d'utiliser le même type de baratin avec Llew pour arriver à attirer une femme dans son lit. Et elle l'avait déjà assez souvent subi elle aussi pour ne pas tomber dans le piège. Mais c'était difficile, elle était tellement curieuse de l'entendre parler de l'Afrique. Toute sa vie, elle n'avait connu que l'Angleterre et elle ne connaitrait jamais rien de plus. Et pourtant... elle avait tellement rêvé de voyager. Mais la guerre, son mariage et maintenant sa particularité, avaient mis un terme à tous ses rêves.

- C'est quand même une particularité très utile, à condition qu'elle ne vous joue pas de tels tours... Ca ne fait pas longtemps que vous l'avez pour la contrôler si mal?

Non parce que vu ce qu'il en disait, son contrôle était plutôt catastrophique. Ca lui rappelait les premiers temps où elle avait découvert elle même sa particularité. Où ils étaient rester des mois bloqués dans le corps de Llew sans pouvoir redevenir elle même. Et quand elle était revenue, elle n'était plus à l'aise. Elle avait passé trop de temps en homme, elle avait trop souffert pour réussir à être complètement elle même. Ils avaient longtemps galéré, passant de l'un à l'autre sans contrôle, sans se sentir bien, sans pouvoir faire le chemin inverse volontairement. Il n'y avait que maintenant qu'ils avaient réussi à trouver un certain équilibre.

Elle craqua finalement et lui sourit à nouveau en reposant sa tasse. Elle ne comptait pas coucher avec lui alors elle pouvait bien discuter un peu avant qu'il ne parte. De toute façon ils étaient coincés ensemble pour un moment alors autant en profiter pour avoir une conversation agréable.

- C'était comment l'Afrique, racontez moi... J'ai toujours rêvé de voyager mais à mon époque, pour une femme, ce n'était pas permis.

Elle aurait du naitre directement en Llew, tout aurait été tellement plus simple pour elle. Elle aurait pu fuir, voyager, vivre ses rêves. Pour un homme c'était permis. Elle s'était trompée de corps à la naissance et quand enfin elle avait eu la vie dont elle rêvait, elle s'était retrouvée bloquée dans une boucle, ses rêves à tout jamais hors de portée.
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MessageSujet: Re: Everything breaks down in silence [Llew]   Jeu 2 Fév - 14:42

Vincent roula des yeux en voyant qu'elle se retenait de rire, mais il avait aussi un petit sourire. Il aurait ri à la place de Elizabeth, et il ne pouvait pas vraiment lui en vouloir. Même s'il était embêté par sa particularité, il pouvait quand même admettre que c'était amusant, d'un point de vue extérieur. Lui, le vivait plutôt mal, même s'il n'allait pas de nouveau épiloguer là dessus. Il était quand même d'accord sur le fait que c'était plutôt pratique, si c'était contrôlé, même si ce n'était pas son cas. Il se demandait même s'il allait le contrôler un jour, il désespérait, et plus le temps passait, plus il s'obstinait. Il n'avait pas conscience que le simple fait de penser que l'univers lui en voulait pour lui avoir donné cette particularité, donc, de la rejeter, ne l'aidait pas. Il en faisait un certain blocage, qui rendait les choses encore plus compliquées. Il haussa alors les épaules à la question que venait de poser Elizabeth et regarda distraitement sa main, comme s'il s'attendait à la voir telle qu'elle lui paraissait lorsqu'il était invisible.
 
- En effet, ça s'est révélé très tard chez moi. Et j'étais en plein reportage à la télévision, autant vous dire que s'il n'y avait pas eu les Ymbrynes, le scandale aurait été majeur. Il eut un léger sourire en coin. Mais oui, cela pourrait être pratique, si je le contrôlais, mais ce n'est pas le cas, et je ne suis pas persuadé que contrôler cette chose soit réellement réalisable.



Il avait sans doute était un peu sec, mais il ne s'en rendait pas tout à fait compte. Il restait toujours un peu abrupte lorsqu'il parlait de sa particularité, et cela l'agaçait même. Il voulait pourtant partager, il n'avait aucun problème avec cela, mais c'était juste plus fort que lui. 
Vincent eut néanmoins un sourire presque vainqueur lorsqu'elle lui demanda de parler de l'Afrique. Il avait pensé pendant quelques instants qu'elle n'était pas intéressée, et cela l'avait un peu mit dans une mauvaise situation. Pas si délicate, il en convenait, mais il préférait les choses simples, la faire rêver avec des histoires de voyages, plutôt que de devoir se montrer séducteur du début à la fin, dans ses gestes et ses propos. Il en aurait eu pour plus longtemps, et la perspective ne lui plaisait qu'à moitié. Que pouvait-il raconter en premier ? Est-ce qu'une chose aurait pu l'intéresser plus que d'autres ? Il regarda un peu autour de lui, faisant rouler sa tasse entre ses doigts lentement. Même pas un indice, rien. Elle aurait pu avoir une photographie d'animal quelque part, ou il ne savait quel élément qui lui aurait indiqué un centre d'intérêt quelconque, et il aurait foncé. 

- Hm... Je devrais peut-être vous parler des tribus Himba.. Il sourit, l'air pensif, c'était de bons souvenirs. C'est des nomades, qui vivent en bordure de la Namibie actuelle. J'ai passé presque trois ans avec eux, c'est chez eux que je suis resté le plus longtemps. Les femmes là bas ont une coutume étrange, et magnifique en même temps. Elles recouvrent leurs corps d'un genre d'onguent à base d'ocre et de graisse, ce qui les teint en rouge, elles sont magnifiques... Il semblait rêveur. Ce sont les plus belles femmes que j'ai jamais vues, fortes, et courageuses, qui sourient. Je dois quand même avouer que la première rencontre n'a pas été de tout repos, j'étais l'homme blanc au milieu d'eux, je leur paraissais étrange, avec mes vêtements et mes appareils photo... J'ai compris ce que cela faisait d'être comme un animal de foire, et je n'ai pas pu m'empêcher de penser que nous faisions la même chose dans notre bel univers blanc. Il parlait en bougeant les mains, expliquait au gestes et aux mots. Mais c'était une dure époque, une réserve avait été créée pour les Himba, parce que leurs terres avaient été détruites, et j'arrivais à un moment où la haine de l'homme blanc était assez imprégnée encore. Les allemands avaient attaqué leurs terres, dans les années mille neuf cent vingt, et les souvenirs avaient la vie dure, j'ai eu du mal à m'y faire une place. La plus part m'ignoraient simplement, les autres me jetaient des regards noirs et j'avais l'impression d'être constamment observé, surveillé, ce que je peux comprendre sans peine. Il finit son café. Les femmes de là bas vous auraient plu, je pense. Elles ont beaucoup à partager, et elles sont d'une force inouïe, leur regards ont quelques similitudes avec le votre. Il sourit. De quelle époque venez vous ? Cela me semble stupide d'empêcher les femmes de voyager, c'est tellement beau...



Vincent sourit de nouveau. Il faisait bien, n'est-ce pas, de la flatter et de lui dire qu'une société patriarcale lui paraissait absurde. Ce n'était pas tout à fait vrai, ni tout à fait faux. Cela aurait été mentir de dire qu'il n'avait pas une certaine vision de la femme. Il ne les pensait pas inférieures, mais il appréciait de les voir dans une cuisine ou s'occuper des enfants. Il avait rencontré très peu de femmes de caractère dans sa vie, et avec son éducation, cela n'aidait pas le moins du monde. Les Himba avaient été différentes, il avait mit la faute sur la différence de culture, mais Elizabeth avait quelque chose, et cela le perturbait un peu. Il n'en avait pas encore totalement conscience, même s'il commençait à réaliser, mais les choses seraient beaucoup plus compliquées qu'un simple récit avec quelques sourire en ce qui concernait cette femme...


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MessageSujet: Re: Everything breaks down in silence [Llew]   Sam 4 Fév - 9:07

Everything breaks down in silence

- Vincent & Llew -

- En effet, ça s'est révélé très tard chez moi. Et j'étais en plein reportage à la télévision, autant vous dire que s'il n'y avait pas eu les Ymbrynes, le scandale aurait été majeur. Mais oui, cela pourrait être pratique, si je le contrôlais, mais ce n'est pas le cas, et je ne suis pas persuadé que contrôler cette chose soit réellement réalisable.

Elle sourit légèrement, se retenant de rire à nouveau. Elle imaginait aisément la scène. Le beau journaliste à l'antenne un instant, et l'instant suivant il n'y avait plus personne. Le scandale que cela aurait pu causer si la situation n'avait pas été géré. Mais en même temps cela avait du sonner la fin de sa carrière. Il ne lui avait plus été possible de passer à l'antenne de peur qu'il ne disparaisse à nouveau. Elle avait un peu de peine pour lui aussi. Obligé d'abandonner son travail qu'il devait certainement aimer à cause de son dos. Ils se ressemblaient un peu sur ce point. Leur particularité leur avait gâché la vie.

Elle l'écouta parler avec attention, émerveillée par ce qu'il disait mais en même temps un peu jalouse. Il avait vu tellement de choses. Il avait fait ce qu'elle avait rêvé de faire dans sa vie. Voyager, aller à le rencontre d'autres cultures... elle aurait tellement aimé être à sa place et rencontrer ces femmes.

Elle retint un soupir désabusé en l'entendant se lancer dans une tentative de drague minable. Son faux compliment ne marchait pas. Elle le voyait venir de loin, déjà avec sa remarque l'air de rien sur ses voyages, pour qu'il s'y intéresse. Et puis maintenant, avec cette petite anecdote sur ces femmes qu'il avait tant admiré et qui comme par hasard lui ressemblaient. C'était tellement cliché comme technique de drague.

- De quelle époque venez vous ? Cela me semble stupide d'empêcher les femmes de voyager, c'est tellement beau...

Elle sourit tristement tandis qu'elle reposait sa tasse de café après en avoir pris une gorgée.

Elle se contenta d'abord de répondre à sa dernière question, mettant volontairement de côté sa tentative de drague pitoyable. Qu'il croit pendant un instant que son petit numéro avait marché, sa chute n'en serait que plus agréable à regarder plus tard.

- De celle ci... Je suis née en 1913. Mon mari et mon frère sont partis à la guerre et en sont heureusement revenus tous les deux. Ma particularité s'est manifestée tard elle aussi. J'étais en 1953 quand je suis entrée dans ma première boucle, celle de 1892 qui est devenue celle de 2016 ensuite. Je suis restée un peu là bas avant de venir dans celle ci.

Elle lui fit un petit sourire timide avant de poursuivre. S'il voulait jouer au jeu du séducteur rusé, ils pouvaient être deux. Un petit sourire, un léger rougissement de ses joues puis un petit regard, à moitié baissé tandis qu'elle le regardait entre ses cils.

- C'était trop frustrant, de pouvoir être dans cette époque si libre pour les femmes mais piégée dans cette journée sans fin. Alors je suis revenue à mon époque, ça fait quelques mois que je suis ici maintenant.

Elle sourit à nouveau, cette fois moins timide, un peu plus séductrice, un peu plus d'assurance dans le sourire qu'elle lui lançait.

- Et maintenant... je me dis que j'ai bien fait de venir ici...

Elle se redressa et porta à nouveau sa tasse à ses lèvres, profitant de la chaleur de la boisson. Quand elle reposa sa tasse son sourire séducteur s'était effacé, remplacé par un léger sourire un peu plus sarcastique.

- Dommage que vous soyez si mauvais en drague, vous commenciez presque à me plaire...

Elle sourit plus largement, lui montrant qu'elle était plus amusée par la situation que réellement agacée par son comportement. Il était lourd mais dans le fond elle sentait que ce n'était pas une mauvaise personne et elle commençait à bien aimer discuter avec lui.

- Et vous? Depuis combien de temps êtes vous ici? De quelle époque venez vous?
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MessageSujet: Re: Everything breaks down in silence [Llew]   Dim 5 Fév - 19:14

Vincent hocha la tête en l’entendant parler de son époque d’origine. Il comprenait mieux, puisque lui-même avait vécu l’époque pendant laquelle les femmes avaient réellement commencé à prendre leur envol. Il avait bien senti, tout de même, qu’elle avait été intéressée par son récit, même si ce dernier avait été court. Il ne pouvait pas faire bien mieux sans perdre totalement son attention, il fallait qu’il lui laisse le temps de réagir, d’enregistrer les informations qu’elle venait de recevoir, avant de pouvoir continuer à parler. Elle semblait plutôt jeune, elle avait été enfermée dans une boucle trop tôt, sinon elle aurait pu voyager. A sa manière de parler, on aurait eu l’impression qu’elle était née bien plus tôt, d’où la question qu’il lui avait posée.

- Vous êtes entrée dans une boucle deux ans avant ma naissance dans ce cas. Souligna-t-il tout de même, car il refusait de ne pas avoir son mot à dire. J’imagine la frustration que vous avez pu ressentir, en 2016. Je n’y ais jamais mit les pieds, et je ne suis pas certain de le faire un jour. Peut-être pour les avancées technologiques ?

Il fallait bien l’avouer, Vincent était plutôt persuadé d’avoir fait son effet, quand elle lui assena le coup de grâce. Pardon ? Lui, mauvais ? Non, on lui avait reproché beaucoup de choses, mais jamais on ne lui avait dit qu’il était mauvais. Cela dit, il n’avait jamais non plus été dans une situation dans laquelle il était actuellement. Il se redressa un peu sur sa chaise et croisa les bras, l’air un peu perturbé. En fait, elle venait clairement de le faire taire, et il ne savait plus trop quoi dire. Il n’avait rien à ajouter, et il n’avait même plus envie de raconter ses voyages en Afrique, il allait jusqu’à se demander si là aussi, elle avait fait semblant de s’intéresser à ce qu’il disait. Quoi qu’il en soit, cela confirmait clairement ce qu’il avait dit un peu plus tôt : Elle avait un fort caractère. Il ne savait même pas s’il devait en être séduit ou pas, c’était plutôt perturbant.

Vincent finit néanmoins par décroiser les bras et par avoir un petit rire. Il ne fallait pas qu’il commence à bouder, il n’avait pas à réagir comme un enfant de cinq ans juste parce qu’elle avait vu clair dans son jeu et qu’elle le lui avait fait remarquer. Il restait quand même un compliment glissé au milieu de ce qu’elle venait de lui dire, et s’il commençait à lui plaire, alors il allait essayer de continuer un peu.

- Ouch, pris sur le fait. Dit-il avec un léger sourire en coin. Je ne mentais pas cela dit, quand je disais que vous me faisiez penser à ces femmes. Vous êtes forte, ça se voit. Et vous avez sans doute un aussi mauvais caractère.

Il lui fit un clin d’œil amusé, il ne voulait pas l’insulter et entendait à ce qu’elle le comprenne. Il la trouvait de plus en plus intéressante en fait, et c’était peut-être mauvais pour lui. Il n’avait jamais eu ne serait-ce qu’un minimum d’intérêt pour autre chose que le corps de sa ou son partenaire, là il… la trouvait intéressante. Oh, il était très loin du coup de foudre au premier regard, mais il était possible que quelque chose se développe avec le temps, s’ils continuaient à se voir. Vincent entendait donc limiter leurs prochaines rencontres éventuelles, il n’était pas question qu’il s’enchaine à qui que ce soit, en plus de quoi il aurait eu honte d’admettre qu’il craquait sur une femme avec du caractère. Il n’y voyait pas d’inconvénient, attention ! Seulement, ce genre de femmes étaient mieux chez les autres… non ? Il ne s’en rendait pas compte mais en fait, il avait clairement besoin de quelqu’un comme ça. Quoi qu’il en soit, il ne servait donc à rien qu’il continue son petit manège, il soupira donc en reprenant sa tasse, la reposant tout de suite, il avait oublié qu’elle était vide.

- Je suis de cette époque plus pu moins… Je suis né en 1955, donc bon. Il haussa les épaules. Je me suis retrouvé dans une boucle en 1997, j’ai échappé aux années 2000 en fin de compte. Je ne pense pas que ce soit une mauvaise chose. La seule chose à être un avantage est que la condition des femmes a continué à évoluer, et je ne dis pas ça pour vous draguer ! Il sourit en coin. Je pense juste que vous êtes autant des êtres humains que nous… Même si chacun a son rôle, dans le sens où les femmes ont tendance à être plus douées que les hommes pour certaines choses et inversement. Même s’il y a des exceptions. Mais tout cela, c’est une question d’éducation. Dans nos pays, on nous dit par exemple que la femme n’est bonne qu’à la couture et à la cuisine. Chez les Himba dont je vous parlais, ce sont les femmes qui réparent les maisons et font ce qu’un homme ferait ici, et tout semble normal.

Il n’allait plus essayer non, cela ne servait à rien, et s’il réussissait à la mettre dans son lit en étant juste lui-même, ce serait une grande première. Il ne doutait tout de même pas de sa capacité à y arriver, il n’était pas assez faible d’esprit pour se laisser abattre par un simple coup comme celui qu’elle venait de lui mettre.


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MessageSujet: Re: Everything breaks down in silence [Llew]   Mar 7 Fév - 17:20

Everything breaks down in silence

- Vincent & Llew -


- Vous êtes entrée dans une boucle deux ans avant ma naissance dans ce cas. J’imagine la frustration que vous avez pu ressentir, en 2016. Je n’y ais jamais mit les pieds, et je ne suis pas certain de le faire un jour. Peut-être pour les avancées technologiques ?

De la frustration oui et de la surprise en même temps. Il lui avait fallu du temps pour s'habituer à cette époque. Elle était passée soudainement du dix-neuvième siècle aux années deux milles, avec toutes les avancées technologiques qui allaient avec comme il le disait. Elle avait mis du temps à comprendre quelque chose à toutes ces machines électroniques, aux ordinateurs, à internet et compagnie. Elle était passée pour une folle aux yeux de certains. Elle avait finie par plus ou moins s'y faire mais son époque d'origine lui manquait. C'était en parti pour ça qu'elle était revenue.

- Ouch, pris sur le fait. Je ne mentais pas cela dit, quand je disais que vous me faisiez penser à ces femmes. Vous êtes forte, ça se voit. Et vous avez sans doute un aussi mauvais caractère.

Elle roula des yeux, souriant légèrement. C'était de bonne guerre. Elle l'avait taquiné sur ses techniques de drague, il était normal qu'il fasse de même. Elle remarqua ensuite le geste qu'il avait eu pour prendre sa tasse, vide désormais. Elle se leva et alla chercher sa cafetière. Sans un mot elle le resservit, fit de même pour elle et revint s'asseoir à table. Ca ne la dérangeait plus qu'il soit là. Au contraire, elle commençait à apprécier sa compagnie, son sens de la répartie.

- Je suis de cette époque plus pu moins… Je suis né en 1955, donc bon. Je me suis retrouvé dans une boucle en 1997, j’ai échappé aux années 2000 en fin de compte. Je ne pense pas que ce soit une mauvaise chose. La seule chose à être un avantage est que la condition des femmes a continué à évoluer, et je ne dis pas ça pour vous draguer ! Je pense juste que vous êtes autant des êtres humains que nous… Même si chacun a son rôle, dans le sens où les femmes ont tendance à être plus douées que les hommes pour certaines choses et inversement. Même s’il y a des exceptions. Mais tout cela, c’est une question d’éducation. Dans nos pays, on nous dit par exemple que la femme n’est bonne qu’à la couture et à la cuisine. Chez les Himba dont je vous parlais, ce sont les femmes qui réparent les maisons et font ce qu’un homme ferait ici, et tout semble normal.

Elle sourit malicieusement tandis qu'elle buvait une nouvelle gorgée de son café.

- Et pourtant les plus grands chefs cuisinier sont des hommes, les meilleurs stylistes sont des femmes, et il est très mal vu pour une femme de briller dans une cuisine professionnelle alors qu'on attend d'elle qu'elle soit une cuisinière parfaite à la maison...

C'était une des raisons qui faisait qu'elle laissait Llew prendre le dessus le plus souvent. La vie, dans ce monde, était tellement plus simple pour les hommes. C'était injuste. Quand elle voyait comment était les choses elle se disait qu'elle était née dans le mauvais corps, ou le mauvais pays. Elle aurait du être une de ces femmes dont il parlait, une de ces Himbas. Elle aurait du naitre en Angleterre mais dans le corps de Llew. Elle aurait été libre de vivre sa vie, d'être libre et indépendante. Elle aurait eu elle aussi des histoires de voyages à raconter. Elle aurait pu également séduire une femme dans un bar en lui racontant ses anecdotes de voyage. On ne l'aurait pas juger pour être volage, quand un homme le faisait c'était normal, quand une femme le faisait c'était une trainée.

Elle soupira intérieurement, chassant de son esprit ses vieilles rancoeurs.

- Vous n'avez voyagé qu'en Afrique? Ou est ce que vous êtes parti ailleurs?

Elle reposa sa tasse et posa son coude sur la table, laissant sa tête reposer sur sa main.

- J'aurais adorer aller au Japon. J'ai entendu de telles histoires sur ce pays. J'aurais aimé rencontrer une de leurs geishas, ces splendides femmes aux kimonos multicolores, le visage fardé de blanc avec seulement leurs lèvres rouge sang pour venir troubler la pureté de ce masque.

Elle lui sourit doucement, restant dans cette position, comme suspendue à ses lèvres.

- En dehors du côté drague, vos récits m'intéressent vraiment.
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MessageSujet: Re: Everything breaks down in silence [Llew]   Ven 10 Fév - 20:01

Vincent ne pouvait qu'être d'accord avec elle dans les faits. Il savait très bien qu'il ne pouvait ni aller contre la société ni la changer, mais il y avait quand même des incohérences qui crevaient les yeux. Il avait conscience d'être plutôt chanceux d'être né homme, même s'il aurait fallu le lui arracher pour le lui faire dire. Il se disait que chacun devait faire ses preuves, et n'aurait jamais imaginé qu'une femme puisse être totalement inférieure à un homme, mais il pouvait quand même reconnaître qu'ils avaient des facilités dans la vie, données par la société. Il ne fallait pas se voiler totalement la face, et ses voyages lui avaient quelque peu fait ouvrir les yeux, alors qu'il avait toujours été plutôt obtus sur le sujet, de par son éducation. Ses expériences l'avaient fait changer d'avis, mais il restait quand même relativement fermé. Il avait alors simplement hoché la tête pour signifier qu'il était d'accord avec elle et l'avait remercié d'un adorable sourire pour le café, qu'il porta à ses lèvres avec un air presque soulagé. La chaleur lui faisait du bien, il avait l'impression que son corps refusait de se réchauffer même s'il ne laissait rien paraître. 

Il fut néanmoins sorti de ses pensées par sa question et sembla réfléchir quelques secondes. Il n'était pas parti qu'en Afrique, mais il n'était pas non plus allé si loin. Il avait brièvement visité la France, et avait fait un petit détour par la Norvège et la Suède, où il s'était promis de ne plus jamais retourner, il avait cru y mourir de froid. Il l'écouta avec attention, et finit par rouler des yeux. Une nouvelle pique, vraiment ? Elle aussi cherchait à avoir le dernier mot et en un sens, il trouvait cela plutôt amusant. D'accord, il avait comprit, plus de drague... Et les femmes avaient toujours raison, il aurait dû s'en douter. Il n'allait pas encore une fois revenir sur le sujet, même s'il glisserait sans doute certains mots charmeurs çà et là, il ne pouvait tout simplement pas s'en empêcher.

- Malheureusement, je ne suis jamais allé jusqu'au Japon. Dit-il finalement. Je suis allé en France, et j'ai passé un peu de temps en Suède et en Norvège, mais je ne suis pas allé ailleurs. J'ai passé plusieurs années en Afrique à vrai dire, sans même rentrer à la maison. Il haussa les épaules. Mais j'ai beaucoup entendu parler du Japon, je pourrais vous raconter des histoires, mais ce ne serait que des paroles rapportées, et je ne peux jurer de leur véracité.



Il s'appuya de nouveau contre le dossier de sa chaise et croisa les jambes avec un petit soupir. Il savait qu'il n'y avait pas plus d'intérêt que cela porté à l'Afrique, ce qu'il trouvait bien dommage. Il ne savait pas pourquoi, il y avait tellement de cultures magnifiques et d'histoires à raconter. Il ne comprenait ni l’engouement pour les USA, ni celui, plus récent, pour le Japon. Il ne comprenait d'ailleurs pas non plus en quel honneur la France était considérée comme un pays romantique. Il avait, à vrai dire, rarement croisé des personnes moins accueillantes, et aussi mal éduquées que lors de son séjour, certes court, donc peu représentatif, mais cela lui avait passé l'envie de retourner y mettre les pieds un jour. 

- Je peux vous raconter des choses sur beaucoup d'endroits parce que je m'intéresse à tout, mais je ne peux parler d'expérience qu'en ce qui concerne les pays que je vous ai évoqués. Dit-il en prenant une gorgée de café.

Il reposa sa tasse et lui sourit en croisant les bras.



- Mais parlez moi aussi un peu de vous. Je suppose que vous n'êtes pas le genre de femme à rester gentiment dans une cuisine lorsqu'on le lui ordonne ? Il sourit en coin et inclina un peu la tête sur le côté. Vous avez beaucoup trop de caractère pour ça.

Il plongea son regard dans le sien. Il refusait totalement de croire qu'elle n'avait pas au moins quelques histoires à raconter. Ils étaient peu nombreux comme lui à pouvoir raconter des histoires extraordinaires de voyages, mais chacun avait sa part, et la vie lui semblait toujours intéressante, même dans toute la normalité qu'elle pouvait avoir. Ce qui paraissait ennuyeux ou habituel à Elizabeth pouvait très bien devenir très intéressant pour lui, et il voulait entendre des histoires de toutes les vies. Il ne jugerait pas, même si elle lui disait qu'elle avait passé ses journées dans une cuisine. Cela pouvait devenir intriguant, pour peu qu'elle ait quelques petites anecdotes à raconter...


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MessageSujet: Re: Everything breaks down in silence [Llew]   Ven 10 Mar - 18:34

Everything breaks down in silence

- Vincent & Llew -


- Malheureusement, je ne suis jamais allé jusqu'au Japon. Je suis allé en France, et j'ai passé un peu de temps en Suède et en Norvège, mais je ne suis pas allé ailleurs. J'ai passé plusieurs années en Afrique à vrai dire, sans même rentrer à la maison. Mais j'ai beaucoup entendu parler du Japon, je pourrais vous raconter des histoires, mais ce ne serait que des paroles rapportées, et je ne peux jurer de leur véracité.

Elle n'ajouta rien, se contentant de porter sa tasse à ses lèvres. Il n'était peut être pas allé au Japon mais les pays dont il parlait, il avait le don de la faire rêver. Elle savait qu'elle ne pourrait jamais vivre les expériences dont il parlait. Elle était prisonnière de cette vie. Elle avait même eu l'impression de l'être toujours. Prisonnière quand elle était jeune de cette éducation que ses parents voulaient lui donner, celle de la petite fille parfaite qu'elle ne voulait pas être. Prisonnière de ce mariage dans lequel elle avait foncé sur un coup de tête mais qui avait fait d'elle l'otage de son mari. Puis alors qu'elle aurait pu être libre, vivre la vie dont elle rêvait en tant qu'homme, elle avait été enfermée dans une boucle, prisonnière à cause de la seule chose qui lui aurait permis d'être enfin libre. Alors elle rêvait en l'écoutant, c'était la seule chose qu'elle pouvait faire.

- Je peux vous raconter des choses sur beaucoup d'endroits parce que je m'intéresse à tout, mais je ne peux parler d'expérience qu'en ce qui concerne les pays que je vous ai évoqués.

C'était largement suffisant, rien que ça suffisait à la faire s'évader. Ce n'étaient peut être pas les endroits qu'elle avait rêvé de visiter mais c'était quand même ailleurs, loin de Londres, de sa pluie et de ses bombardements.

- Mais parlez moi aussi un peu de vous. Je suppose que vous n'êtes pas le genre de femme à rester gentiment dans une cuisine lorsqu'on le lui ordonne ? Vous avez beaucoup trop de caractère pour ça.

Elle se figea en entendant sa question. Ses mains se serrèrent sur sa tasse et elle esquissa un sourire mal à l'aise. S'il savait... elle avait été ce genre de femme. Elle avait presque réussi à se convaincre que c'était ce qu'elle voulait. Elle avait voulu vivre le cliché parfait de la mère de famille qui s'occupe de ses enfants et qui attend que son mari rentre le soir. Elle aurait passé sa journée à faire le ménage, la cuisine et les autres corvées pour l'accueillir finalement avec un bon repas. C'était ce qu'elle avait été, les enfants en moins, c'était ce qu'elle avait voulu se convaincre de vouloir. Mais il avait raison, elle était loin d'avoir le caractère adéquat pour désirer ce genre de choses.

Elle soupira, plongeant son regard dans sa tasse, essayant d'y dissimuler sa gêne.

- Il n'y a pas grand chose à dire... J'ai été infirmière pendant quelques années avant de rencontrer mon mari. Il était médecin. Je l'ai épousé sur un coup de tête, j'étais follement amoureuse de lui...

Elle laissa trainer sa phrase, poussant un nouveau soupir. Elle l'aimait, assez pour croire qu'elle pouvait renoncer à tout pour lui. Elle s'était trompée. Et la chute avait été tellement dur ce jour là...

- Mais on s'est séparé un peu avant que je n'entre dans une boucle. J'ai vécu quelques temps dans la boucle de mil huit cent quatre vingt douze avant d'aller dans celle de deux mille seize. Puis il y a quelques mois j'ai voulu changer et... me voilà ici. Rien de passionnant vous savez. Je ressemble un peu trop à la femme qui aime rester dans sa cuisine, désolée de détruire l'idée que vous vous étiez fait de moi.

Elle ne pouvait rien rajouter de plus. Elle ne pouvait pas lui dire la vérité. Qu'elle avait trompé son mari, qu'il l'avait découvert et que ce jour là il l'avait mise à la porte, qu'elle s'était changé en homme pour la première fois ce jour là. Il serait trop choqué. Il y avait trop de zones d'ombres dans son passé, de choses qu'elle regrettait.

- Je suis moins intéressante que vous alors s'il vous plait parlez moi de vos voyages. Quel pays avez vous préféré?

Elle préférait changer de sujet et oublier les questions la concernant elle et son passé. Elle ne pouvait ni ne voulait en parler.
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MessageSujet: Re: Everything breaks down in silence [Llew]   Dim 12 Mar - 13:16

Vincent leva un sourcil légèrement intrigué à ce que venait de dire Elizabeth. Non, il ne pouvait pas y croire. Il ne lui paraissait pas possible qu'une femme comme elle se soit docilement rendue à la cuisine pour se comporter en parfaite femme au foyer. Il n'excluait pas le fait que ce soit possible, que ce soit arrivé, mais il ne pouvait pas concevoir que cela ait été de son plein gré. Le seul mouvement de ses doigts sur sa tasse prouvaient une rancœur qui n'avait d'explication que dans la déception. Oh, il ne pensait pas qu'elle ait pu être forcée à quoi que ce soit, mais plutôt qu'elle avait cru trouver sa place, en tant que femme au foyer, avant de se rendre compte qu'il n'en était rien. Sa séparation avec son époux en était bien la preuve, et il se demandait ce qui avait pu être à l'origine de cette séparation. Vincent était curieux, mais il n'était pas intrusif, et n'allait pas insister à ce sujet. Il se doutait que si elle avait eu envie de parler de leur séparation, elle l'aurait fait, il n'avait donc pas à poser de question à ce sujet.

- Je vois... Dit-il néanmoins tout en pianotant de ses doigts sur la table. Je pense que mon idée n'est pourtant pas tellement fausse n'est-ce pas ? Je ne veux pas vous forcer à parler de ce dont vous n'avez pas envie de parler, mais vous avez des regrets... Il eut un sourire plutôt gentil. Si l'envie vous en prend, je serai là pour les écouter.

Vincent secoua doucement la tête lorsqu'elle prit de nouveau la parole. Non, il n'était pas plus intéressant, elle n'avait simplement pas envie de parler d'elle, ce qu'il pouvait comprendre. Il lui était semblable sur ce point. Il n'avait aucun mal à parler de ses expériences, et des pays qu'il avait visités, cependant, dès que cela touchait le domaine du personnel, il se terrait dans un mutisme profond. Il ne parlait que superflu lorsqu'on lui posait des questions sur sa vie privée, il devait paraître bien ennuyeux en somme. Il avait vécu de grandes aventures, mais du côté émotions, il paraissait plat, et toujours égal à lui-même. Il avait un ego démesuré et en avait conscience, il essayait parfois de le maîtriser, comme présentement. Il connaissait une femme qui n'en serait pas séduite, il en aurait mit sa main au feu... En ce qui concernait le pays qu'il avait préféré, il n'était pas certain d'avoir la réponse, mais il allait essayer d'en donner un semblant.


- Vous savez, chaque pays a sa particularité, et c'est difficile d'avoir une préférence. Dit-il alors. Je me suis plus retrouvé avec la France, qui a des coutumes plus proches des nôtres, la Scandinavie est magnifique, mais je supporte très mal le froid... Cela dit, c'est là-bas que j'ai rencontré les personnes les plus aimables, et là bas que je me suis mit des misères à rouler sur le sol. Ajouta-t-il avec un léger rire. Cela dit, chaque pays Africain que j'ai visité avait ses propres particularités, et c'est aussi plus compliqué, puisque je suis souvent resté avec des tribus et non pas dans un pays en tant que tel. Il lui fit un gentil sourire. Cela dit, contrairement à vous, je n'ai jamais voyagé dans les boucles, j'aimerais bien en entendre parler aussi... Ne me laissez pas avoir le monopole de la conversation vous risqueriez de vous ennuyer.

Vincent sourit en coin, il n'était pas certain que sa manœuvre marcherait, parce qu'il était évident qu'il aimait parler de lui, mais il voulait entendre sa voix. Il voulait savoir ce qu'elle avait vu, ce qu'elle avait à raconter, et ce qui avait fait la femme qu'il avait devant lui aujourd'hui. Il la trouvait intrigante, il avait plus pour habitude de côtoyer des femmes qui aimaient parler d'elles, et cherchaient à se rendre intéressantes à ses yeux. Il n'avait pas pour habitude d'obtenir de la résistance, et tout ce petit manège autour d'un café l'ennuyait autant que cela l'amusait. Il n'aimait pas les ronds de jambes et les belles paroles... A vrai dire, si, il appréciait cela, lorsqu'il avait la garantie que cela allait le mener dans le lit de la personne qu'il convoitait, là, il n'avait aucune assurance, et le pire dans tout cela, était qu'elle l'intéressait quand même. Le fond de mystère qu'elle représentait lui était fascinant. Il ne se souvenait pas avoir déjà éprouvé un intérêt pareil pour qui que ce soit, là où il aurait trouvé quiconque agissant comme elle inintéressant, Elizabeth avait le don de lui donner envie de la connaître plus. Il voulait tout. Il voulait tout savoir, tout entendre sur elle, dans un élan presque malsain et empreint de voyeurisme. Il se demandait, par ailleurs, quelle pouvait être la particularité de cette femme, elle avait connaissance de la sienne, et lui, restait dans le brouillard. Il aurait pu poser la question, certes, mais il espérait qu'elle finirait par se révéler, la surprise ne serait que meilleure. Est-ce que cela avait quelque chose de honteux, qu'elle n'ose pas en parler ? Ou peut-être ne jugeait-elle pas cela important ? Quoi qu'il en soit, il préférait la patience, aussi étrange que cela puisse paraître, ce n'était pourtant pas dans ses habitudes...


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