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 Laurel et Hardy, mais en plus beaux ft. Galahad

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MessageSujet: Laurel et Hardy, mais en plus beaux ft. Galahad   Mer 15 Fév - 17:51

Laurel et Hardy, mais en plus beaux

- Galipette et Kenneth -


Son départ venait d'une pensée égoïste, celle d'un enfant de huit ans et non pas d'un homme mature dans la trentaine. Mais il était comme ça, toujours à céder à ses pulsions, un grand gamin roux non pas en quête d'aventure mais d'amusement. Quitter le havre de paix de l'année 2016 pour une incessante seconde guerre mondiale où les bombardement se faisaient entendre dans Londres n'avait aucun but historique, Kenneth n'était pas particulièrement désireux de vivre une période aussi importante de l'histoire. Il n'était pas non plus parti pour retrouver ses origines, il y avait une raison moins philosophique à son départ, une raison totalement enfantine et bête lorsque l'on y repense mais qui le faisait sourire. C'est peut-être aussi pour cela qu'il n'avait prévenu personne de son départ du vingt-et-unième siècle, parce que sa raison de quitter sa boucle d'origine était trop enfantine. C'est un vingt-deux mars qu'il était né, un vingt-deux mars qui certes n'était pas de l'année 41 mais ce jour restait celui de son anniversaire et rien que pour cela, il avait migré d'une époque à l'autre pour fêter éternellement son propre anniversaire alors qu'il n'était pas encore né.

On l'avait renseigné, on avait essayé de l'accompagner mais Kenneth avait refusé, il n'allait pas se perdre et il ne s'était pas perdu. Il s'était rendu à Londres, avait suivit les indications pour rejoindre son nouveau chez lui et était passé d'une époque à l'autre en un rien de temps. L'endroit sentait le moisi et le rat crevé, c'était une entrée de boucle encore plus glauque que celle de 2016, se disait Kenneth. Là-bas, on lui avait aussi indiqué le chemin pour rejoindre la civilisation particulière, dieu merci il avait tout de même un bon sens de l'orientation.

Il traversait le vingtième siècle dans une tenue peu appropriée pour l'époque, quasi neuve et trop moderne. Il faisait tâche dans le paysage. Alors, même si les chats n'étaient pas de sortis, Kenneth se faisait le plus petit possible jusqu'au quartier de vie des syndrigastis de l'époque. Maintenant, que devait-il faire? Se présenter aux ymbrynes devait être une bonne idée cela lui permettrait de voir si elles étaient aussi coincées qu'au vingt-et-unième siècle, il suffisait d'en trouver une.

"Hé !" Le rouquin interpella une personne qu'il avait vu au loin, ça ne pouvait être qu'une personne comme lui, ou alors l'homme des temps moderne avait une très mauvaise intuition. "Hé ! Oui, vous !" Il lui fit de grands signes et parla fort. "Vous savez où je peux trouver une ymbryne ? Je suis un peu paumé."
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Galahad L. Ednyfed

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❧ Boucle Temporelle : Grondements infernaux qui déchirent les cieux, l'apocalypse journalière de quarante-et-un.
❧ Particularité : Échine capricieuse qui prend le code soufflé, carcasse qui copie et imite l'être effleuré. Il s'implante jusque dans l'esprit qui s'efface, fardeau que de ne jamais être soi.
❧ Occupations : Projectionniste, pour le plaisir des regards avides de curiosités. Voyeur et récolteur d'informations qui se joue de ses habits de chair. La médecine et l'anatomie n'ont également plus aucun secret, avenir brillant dérobé.
❧ Miroir :
❧ Missives : 668
❧ Yeux de verre : 184
❧ Crédits : kidd (ava) / DΛNDELION (gifs)


MessageSujet: Re: Laurel et Hardy, mais en plus beaux ft. Galahad   Jeu 23 Fév - 19:42

Bombes à retardement

- Probablement la pire équation du monde -

Longue bouffée, aspirant avec précaution, tâchant de profiter un maximum de cette pauvre et ultime cigarette. Ah si je dénichais celui qui venait de me subtiliser mes dernières réserves, je serai capable de l'égorger sur le champ, de piéger sa chambre au point de le traumatiser pour ce crime, sans oublier de filmer le tout, marquant à jamais la chose sur mes précieuses bobines. A moins que je ne me soie pas rendu compte de la quantité consommé ces derniers jours, effleurant un brin trop de fumeurs, mais je restais persuadé qu'il s'agissait d'adolescents en quête de nouvelles sensations pour combler le vide et la monotonie du renouveau.

Toujours est-il que l'air frais me ferait probablement du bien, errant ça et là entre les décombres alors que la pluie quotidienne venait de s'arrêter, laissant cette odeur si particulière de l'eau se mêlant à la poussière et la boue. Un paysage apocalyptique, moins que celui des tranchées qui n'étaient que des trous à rats, des fosses pleines de cadavres et de futurs morts en attente de recevoir le coup de grâce, un lointain souvenir amer qui perdure encore au fond de la gorge, désagréable malgré le temps qui s'écoulait. La guerre éternelle n'aidait pas à occulter ce genre d'images de toute manière, incapable d'en sortir, condamné à la revivre, à craindre les voyages pour les risques encourus de par mon handicape tactile.

J'aimais cet instant, quand les quelques goutes venaient de faire fuir tout le monde, que j'étais libre de déambuler sans trop de risque d'incidents. Les sourcils se froncent d'instinct alors que le silence est rompu, faisant face à un élément perturbateur qui provoque un réflexe que je déteste tant ; sortir les gants de cuir qui sont enfilés tout en retenant une grimace. Je n'avais pas envie de me perdre un peu plus, pas aujourd’hui, ma particularité serait fardeau peut-être jusqu'à demain, peut-être plus, jusqu'au moment où j'aurai besoin d'elle.

La curiosité, éternelle alliée qui restait toujours malgré les apparences et les changements, pris le pas sur l'appréhension, faisant face à cet énergumène en parfait décalage avec l'époque. Un sourire s'esquisse alors que le mot "paumé" s'élève, un langage plus que familier qui ne fait qu'ajouter un ton étrange à la scène. Un voyageur. Probablement du futur, enfin du présent, les choses sont parfois si complexe lorsque le temps se joue de nous avec ces boucles. L'excitation prend le pas, m'approchant tout en jetant le cadavre de cigarette dans une flaque d'eau. « Vous venez d'arriver ? » Quelle question idiote, vu sa demande et sa tête c'était certain. A force d'avoir enfilé les visages, ma mémoire était plutôt excellente à ce sujet, connaissant presque par cœur les traits présents dans la boucle et dans cette ville.

« Navré, la question est idiote, disons que je n'ai pas rencontré quelqu'un provenant de notre "futur" depuis longtemps. D'où venez-vous ? C'est votre première boucle ? Quelle est votre particularité ? Je suis probablement trop curieux, j'ai un brin trop tendance à vouloir analyser les choses de long en large. Enfin oubliez ça, je vais vous conduire jusqu'à la maison de maître, je suis certain que les Ymbrynes seront ravies d'avoir un nouveau pensionnaire. Par contre évitez juste le langage familier avec Miss Guira, elle est du genre vieille chouette un peu trop sur les manières. Rassurez-vous, le plus dur est passé, l'odeur de l'entrée est probablement la pire chose de cette boucle, efficace pour dissuader rapidement. » Mon engouement me fait parler un peu trop, à moins que ce ne soit l'effleurement de ce matin, de cette femme un brin trop bavarde, mais avec une conversation très intéressante. Je ne sais plus, tout se mêle, se perd. « Galahad » Poignée de main gantée pour la forme, n'oubliant tout de même pas les manières sous peine de déjà le faire fuir. Je lui fait signe d'emboiter le pas, m'auto-proclamant guide.



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