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 « Tempête Nocturne » FLASHBACK ❧ Maxine & Thaddeus

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MessageSujet: « Tempête Nocturne » FLASHBACK ❧ Maxine & Thaddeus   Jeu 16 Fév - 21:50

Tempête Nocturne

- Peut-être le verre de trop -

Le traumatisme semble toujours là, impression de sentir le liquide visqueux contre ma peau malgré la bonne demi-heure passé à récurer le moindre centimètre carré, n'hésitant pas à abuser de la savonnette qui devait être désormais vexée d'avoir tant de fois heurter ma chaire et mes plumes. Comme un sentiment amère qui reste malgré les verres, malgré les mots, les langues fourchues qui vociféraient contre l'ursidé retourné dans ses appartements alors que nous nous étions réfugiés dans un tout autre repère, oiseaux encore marqués par l'épreuve qui n'avait aboutie à rien si ce n'est une image peu ragoutante, nos plumages rangés et élégants avaient été souillés en quelques heures à peine. J'ignorais quand les choses avaient commencé à dérapé, ne me rappelant déjà plus comment la discussion avait été instaurée entre deux rires.

Nouvelle gorgée, maintenant le verre maladroitement avant de me lever fièrement, idée lancée définitivement dans mon esprit, suppliant Thaddeus, devenu meilleur ami au fil des gorgées, embrouillant le fil des pensées en me laissant bercer par notre joyeuseté, d'aller rendre une visite improvisée à Maxine, la seule capable de comprendre notre requête, aux doigts assez fins et habiles pour confectionner la chose. Nous devions être les plus beaux, surpasser l'ours, imposer notre plumage avec fierté, faire les beaux dans les airs, provoquer l'admiration par notre envol.

Les rires continuent alors que je me cramponne à son poignet que je tire. J'ai chaud. Mes jouent paraissant brûlantes, capables de faire fondre n'importe quel objet entrant en contact avec. Chaud au point de ne pas prendre la peine d'enfiler une veste. Chaud au point d'hésiter à m'envoler pour me rouler dans la neige. Peut être que je sifflote, talent caché qui s'éveille et s'élève dans les couloirs sans que je ne m'en rende vraiment compte. La démarche est bancale, encore plus maladroite qu'à l'habitude, me rattrapant aux moindres objets rencontrés sur mon passage, m'excusant comme s'il s'agissant d'enfants heurtés. Ils dorment à cette heure et heureusement. « Shhhhhhhhhut....! » Ne pas faire de bruit, ne pas se faire repérer, ne pas alerter les Ymbrynes de notre sortie nocturne et encore moins de notre état. L'index se pose sur les lèvres en direction de Thaddeus alors que je venais de me retrouver au sol dans un fracas assourdissant, jambes ne parvenant plus à marcher droit. Je ne me souvenais pas qu'aligner un pied devant l'autre était si compliqué. Peut-être que je ferai mieux de m'envoler, me rappelant soudainement que le vol m'était plus simple.

Doux frisson délicieux donc, revêtant mes plumes avant de prendre dix bonnes secondes à me débarrasser de ma chemise qui me retenait prisonnier, me lançant ensuite dans un vol catastrophique et frôlant les murs d'un brin trop près, m'écrasant sur le sol de longs mètres plus loin. Je mettais ça sur le compte du manque de courant d'air, bondissait derrière le rideau à quelques mètres de là pour reprendre forme humaine, arrachant le tissus de sa tringle d'un coup sec, jouant de mon poids pour le faire tomber. Je m'y enroule comme si la chose était la plus naturelle au monde, cape de velours trop long et aussi rouge que le reste. Un nouveau rire s'échappe alors que je fais signe à l'Autour d'emboiter à nouveau le pas, alors que je sors du manoir, trouvant au bout d'un moment que la neige était fraîche sous mes plantes de pieds.

Le chemin qui nous sépare de l'atelier de l'inventeuse bavarde me paraît long, pourtant presque certain que je ne pouvais pas me perdre, répétant maladroitement que c'était un instinct inné tout en manquant de glisser à nouveau quelques fois sur le sol. Pourtant la bâtisse se dessine, enfin je crois, commençant à frapper à la porte de façon frénétique, me rendant compte que la chaleur devenait en fait frigorifiante, grelottant. « Maaaaaaaaax ! » Je tente un appel malgré le manque de lumière à l'intérieur, allant même jusqu'à utiliser notre système de communication par sifflements que nous avions mis au point il y a bien longtemps, c'était une question de vie ou de mort après tout. « Tu devrais peut-être t'envoler pour toquer à sa chambre avec ton bec. » Murmurais-je à l'Autour, peut-être qu'il volerait un peu mieux que moi après tout. « Ou on peut tenter de se glisser dans la cheminée. »
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Thaddeus Gentilis

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- Autour amnésique -
❧ Boucle Temporelle : 19 décembre 1873
❧ Particularité : Métarmophose en Autour des Palombes (Accipiter Gentilis) - Le rapace qui devient le gardien. Le chasseur qui se fait protecteur.
❧ Occupations : Gardien du refuge, protecteur des ymbrynes et historien à ses heures perdues.
❧ Miroir :
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❧ Yeux de verre : 72
❧ Crédits : CK


MessageSujet: Re: « Tempête Nocturne » FLASHBACK ❧ Maxine & Thaddeus   Sam 25 Fév - 20:53

Tempête Nocturne
Aloysius, Maxine & Thaddeus
1, 2, 3, 1, 2, 3 drink Throw 'em back till I lose count



Je perds le compte des secondes et des battements de mon coeur qui semblent ralentir au fil des gorgées d'alcool, qui en plus de venir doucement humidifier et faire luire mes lèvres, m'autorisent à esquisser un sourire face à la douce chaleur qui lentement, presque vicieusement vient s'insinuer dans mes veines et se mêler à mon sang qui coule paresseusement dans l’entièreté de mon être désormais libéré de l'angoisse et des traumatises des dernières journées qui se sont écoulées. Je laisse mes doigts se faire gourds tandis que mon esprit vagabonde difficilement, bien trop distrait par les charmes voluptueux du whisky que je laisse librement faire de moi sa marionnette. D'un battement de cils, j'accepte le destin qui est désormais le mien, et après un léger rire qui perce dans le non-silence que je partageais avec Aloysius, je pose enfin mes prunelles rendues vitreuses par l'abus d'alcool dans celles de mon camarade, m'étonnant alors un instant de l'éclat de malice que je vois en elles. J'hausse peut-être un sourcil, ou esquisse un sourire, je ne saurais dire, avant d'entrouvrir maladroitement les lèvres, cherchant à bredouiller quelques mots qui je suis sûr, ressemblent plus à des syllabes mises dans le désordre qu'à une phrase qu'il pourrait comprendre. Je crois tenter de le remercier pour tout ça, avant de me faire taire d'un autre verre que je vide. Un rire m'échappe en réponse aux mots qui parviennent à mes oreilles et bien vite, tout cesse d'exister autour de moi hormis le verre frais entre mes doigts et Aloysius, qui enjoué vient attraper mon poignet et m'entraîne loin des fauteuils dans lesquels nous nous étions écroulés, préférant nous faire déambuler dans les couloirs de la demeure que je ne reconnais plus. Hilare et chancelant, je deviens l'égaré à qui il fait traverser bien des lieux, ainsi que le témoin de ses déboires et celui qui, adossé à un mur s'amuse à le voir se changer, puis chuter dans les rideaux desquels il finit par se draper. Amusé, je me laisse à nouveau entraîné, m'autorisant tout de même à rapidement effleurer des doigts le tissu qui autrefois était pendu à une tringle, marmonnant un semblant de phrase qui se perd à moitié dans un rire que je partage avec mon compagnon.

"Elles vont devenir folles en voyant ça demain... "


Pour les Ymbrines je n'ai qu'une fugace pensée, étant bien rapidement plus absorbé par la porte d'entrée que nous laissons entrouverte pour nous jeter dans l'étreinte impitoyable de cette nuit d'hiver. Il court sur ma peau un frisson face à la morsure du froid, et si le temps d'un instant j'ai un éclat de lucidité, durant lequel je réalise que mes tremblements ne sont plus dû à l'alcool, je retombe bien rapidement dans les bras de cette amante perfide qu'est l'ivresse, préférant répondre à son appel et redevenir l'homme insouciant qui, aux côtés de l'hirondelle dénudée, chancèle difficilement vers l'atelier de la pauvre Maxine. Contre la porte de la bâtisse je m'écroule à moitié, posant ma joue sur le bois glacé de celle-ci avant d'avoir un rire presque gras entendant mon comparse hurler à moitié. A mon tour, je fais entendre ma voix, plissant simplement le nez quand celle-ci s'enroue à moitié.

"Ouuuuuuvre....!"

J'hoquete et tousse à moitié, crachant et expulsant quelques volutes de buées qui doivent, tout comme mon haleine, dégager une forte odeur de whisky qui ferait se dessiner sur tout les minois des demoiselles de cette boucle une moue de dégoût que je pourrais mieux comprendre une fois sobre. Du plat de la main je tape faiblement sur la porte, esquissant un semblant de grognement là où je bats des cils presque bêtement, étrangement incapable de déterminer si le monde tourne vraiment ou si c'est simplement la porte qui bouge toute seule. Je fronce les sourcils, hésite, trouve que c'est idiot puis me recule légèrement, haussant vaguement les épaules pour seule réponse aux murmures du pseudo empereur romain qui grelotte à moitié à mes côtés. Je lève le nez vers le toit et manque de tomber, basculant à moitié en arrière. De justesse je parviens à maintenir mon équilibre tandis que du bout des doigts, je tente de défaire ma chemise.

"'Vais essayer..." Les boutons me résistent et agacé, je fais claquer ma langue contre mes dents, grommelant alors à la manière d'un enfant. "Stupide... Chemise..." Je tire une fois de plus sur le col, essaye de la retirer avant d'abandonner, préférant simplement me changer ainsi. Sans attendre, je laisse ma peau se couvrir de plumes et une fois dans le corps du rapace normalement habile et sûr de lui, voilà que je me retrouve prisonnier de mes propres vêtements, à me rouler dans la neige en piaillant énergiquement, plantant au passage mes serres dans le tissu qui n'avait pas demandé tel sort. De longues minutes durant, je me tortille ainsi, battant furieusement des ailes sans craindre d'en froisser mes plumes, avant d'être capable de m'extraire de ma chemise froissée et trempée, me retrouvant alors dans la neige. Je me redresse et me secoue, faisant voleter autour de moi un peu de poudreuse tandis que je tente de m'envoler et de rejoindre cette cheminée qui me semble presque inatteignable. Et pourtant j'essaye. D'un battement d'ailes maladroit, je m'arrache du sol et difficilement, je m'élève à peine dans les airs, retombant bien rapidement et lourdement dans la neige. Je tente une fois de plus de me redresser, mais sentant que pour ce soir, il serait idiot d'insister, je reprends ma forme humaine. Chose que je regrette au moment-même où je réalise que je suis complètement nu et allongé dans la neige. Un juron siffle d'entre mes dents alors que je me relève et que difficilement, je titube jusqu'à Aloysuis en claquant des dents, me glissant sous son rideau en sa compagnie.

"'Fais froid bon sang…"


Je grogne à moitié tandis que nos peau s'effleurent et que contre la sienne, je me réchauffe comme je peux, marmonnant quelques insultes dans une langue qui m'est inconnue à la porte qui reste désespérément close. Du plat de la main je cogne contre celle-ci et continue de grelotter en claquant des dents. "Pourquoi il fait aussi froid… ? Max ! Pourquoi il fait froid ?!" Je frissonne à nouveau et me colle un peu plus à Aloysius. "'Fais tellement froid, mein Gott…" Je jette un coup d'oeil à mes vêtements dans la neige. "Il nous faut vraiment des tenues contre ça et pour éviter… Ça." dis-je en désignant mon tas de vêtements qui gît dans la poudreuse. "Enfin bon… Faut être aussi pas malin pour se déshabiller dans la neige... Et en plein hiver." Je tique à ma propre réflexion, fais mine d'y réfléchir un instant puis secoue légèrement la tête, me disant qu'après tout ce n'était pas idiot de ma part, vu que j'ai des plumes et de l'alcool dans le sang pour réchauffer mes veines et mon être.
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Maxine Thackeray

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- Inventeuse Bavarde -
❧ Boucle Temporelle : Edimbourgh, 1873
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❧ Occupations : Inventeure et infirmière par intérim
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MessageSujet: Re: « Tempête Nocturne » FLASHBACK ❧ Maxine & Thaddeus   Jeu 16 Mar - 12:16

Tempête Nocturne
La nuit est…plus un concept qu’une période de sommeil pour moi. Je suis loin d’être une insomniaque, oh, non quand je dors, je dors il n’y a pas de doute là-dessus. Cependant, si je travaille sur un projet, il arrive que j’ignore les signales que mon corps pourrait m’envoyer afin que je le repose. Qu’est-ce que j’y peux ? J’ai toujours été ainsi ; capable de distraire mon esprit de manière si complète et entière que le reste du monde m’est momentanément invisible. Quelque peu problématique, agaçant pour les autres qui voudraient partager ma compagnie dans ces instants de travail intensifs, et déconseillé par les Ymbrynes. Non pas parce qu’elles pensent à mal de ce que je fais, mais parce qu’elles s’inquiètent pour ma santé si je ne tente pas de me réguler un peu mieux. Cela fait partie de ce qu’elles sont après tout, de s’inquiéter pour nous, c’est donc toujours avec les joues rosies d’embarras que je leur dis que je tenterais. Je ne promets pas sur ce genre de choses, car je ne contrôle, au final, que très peu cet aspect de ma vie, mes inventions sont à la foi mes bébés et mes maîtres…

Mais je m’égare. Tout ça pour dire que, ce soir encore, je m’étais endormie sur la table de mon atelier, alors que je me penchais sur une nouvelle invention ou une autre. Oui, je crois que je travaillais sur deux projets en quasi simultanée. Il faut dire qu’ils sont proches l’un et l’autre. J’aurais probablement dormi jusqu’à demain matin sans même broncher (malgré ma nuque qui m’aurait fait payer cet affront le lendemain), cependant un bruit fit irruption dans mon esprit et si au départ il s’intègre sans peine au rêve en cours, le suivant en revanche il me tire de mon sommeil dans un sursaut et je manque de m’étaler sur le sol de mon atelier et je cligne lourdement des yeux, la fatigue encore bien présente et embrumant mon cerveau sans merci. Il me fallut plusieurs longues minutes pour comprendre que le bruit venait de ma porte d’entrée, mais une fois que mon cerveau a enregistré cette information, je me lève en trombe et cours jusqu’à la porte, manquant de me cogner à un coin de mur dans ma précipitation désordonnée. Bon sang, quelle heure est-il ? Ai-je trop dormi ? Oh mon dieu, faites que non. Arrivant à la porte, je l’ouvre enfin et…Me fige en voyant le tableau qui se présente à moi.

"Aloysius…Thaddeus ?"

Mon cerveau encore un peu ralenti met un certain temps à se rendre compte de leur tenue, mais quand il se rattrape, je rougis fortement et me détourne d’eux.

"Bon dieu, qu’est-ce qu’il vous a pris de vous promener dans cette tenue ? Dans ce froid en plus ?! Entrez, je vais vous chercher quelque chose à mettre."

Attendant qu’ils soient tous les deux entrés, je referme la porte et file tel un feu follet dans une autre pièce de la bâtisse om je garde des vêtements en trop. Notamment pour eux deux, qui viennent parfois me voir en volant sans pour autant prévoir de vêtements. Alors j’ai pris le pli de garder une tenue pour chacun d’eux en cas d’urgence. Il s’avère que j’ai bien fait. Les vêtements dans les bras, je finis par prendre une couverture en plus, au cas où. Qui sait depuis combien de temps il attendait dehors ?

Retournant les voir, je leur tends les vêtements, sans pour autant les regarder. Que cette situation peut être gênante. Pendant une seconde, je me demande pourquoi deux personnes qui habituellement font attention à ménager les sensibilités comme eux peuvent se présenter ainsi à ma porte. Mais vu l’odeur qui se dégage d’eux maintenant que l’air frais de l’extérieur n’est plus dans l’équation, je ne me pose plus la question…Je pousse un léger soupir, surtout en remarquant l’heure sur l’horloge dans l’entrée.

"Bien, est-ce que je pourrais savoir ce que vous faites chez moi à cette heure indécente de la nuit, nus comme le jour de votre naissance, et empestant l’alcool ?"

Je les adore, vraiment, mais là, il y avait suffisamment de circonstances aggravantes pour que même moi je suis quelque peu agacée par leur visite.
avengedinchains


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