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 Comme on se retrouve - DEFIS I (Aloysius)

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Marie Balmain

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- Arrache coeur -
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❧ Boucle Temporelle : 22.03.1941
❧ Particularité : Arrache-coeur
❧ Occupations : Le plus souvent, Marie s'assoit contre un mur et lit pendant des heures. Cela lui permet d'oublier pendant quelques temps ces jours, tous les mêmes, qui se répètent à l'infini
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❧ Crédits : Mad Hattress


MessageSujet: Comme on se retrouve - DEFIS I (Aloysius)   Mar 21 Fév - 0:13

Un visage familier

- Aloysius et Marie -

Jeune voyageuse, à la recherche de renouveau. J’avais choisis de me rendre dans cette boucle, bien décidée à changer totalement d’air. On m’avait tant vanté les mérites de cette ville enneigée, doux tableau qu’aucun son n’osait déranger. Ils avaient tant raison. Le sol était recouvert d’un blanc maculé, piétiné par les passants certes, mais la beauté reprenait le dessus lorsque la neige se mettait à tomber dans les environs de dix-sept heure. Une beauté, un plaisir instantané pour les yeux. J’en avais aussi oublié la fraicheur, car cela faisait tant d’années que je ne n’avais pas touché le moindre flocon. La pâleur des habitants d’Edimbourg se mêlait à ce paysage froid, marchants dans les rues et entrants dans de petites échoppes. Le bonheur de préparer les fêtes de Noël était bien lointain pour moi, souvenirs diffus mais dans lesquelles je me souvenais de la dinde onéreuse qui était fièrement posée sur la table. Bien sûr, je n’en mangeais pas et me contentais des accompagnements et du fromage, mais c’était un rituel annuel chaleureux, familiale, et dont j’aurais souhaiter garder bien plus de souvenirs.

J’avais marché jusqu’à une grande fête foraine, intriguée par les milles bruits qui animaient ce lieu. J’avais croisé des machines intrigantes, apparement dignes de cette période en pleine industrialisation. Je repensais alors à cet effrayant endroit par lequel j’étais arrivé dans cette boucle, derrière un lourd rideau d’un rouge sombre. La psychose que cet endroit avait créé en moi m’avait même poussé à avoir des semblants d’illusions macabres, comme la forme d’un monstre aux allures de loup et d’humain au travers du tissu de la grande tente. J’étais bien heureuse d’avoir trouvé le chemin de la sortie rapidement.

J’étais postée à l’entrée d’une allée de sapins, semblant éclairée par de petites lanternes. Sur l’écriteau était écrit d’une main maladroite que ce lieu, grand labyrinthe aux sapins peu accueillants, était l’objet d’un jeu d’orientation. J’hésitais longuement à y pénétrer. Je tentais un pas, le courage ne faisant pas partit de mes qualités. J’avais perdu cette curiosité, celle qui nous fait vivre des choses nouvelles. J’ajoutais un deuxième pas. Peut-être n’était-ce pas une bonne idée de m’aventurer dans ce type d’endroit si tôt, et surtout seule.

Je levais la tête, tentant de voir la cime des sapins, Mais il était presque impossible de les voir, les nuages remplis de neige cachants le ciel et ses lumières. Je fis un tour sur moi-même, regardant les autres joyeux individus qui profitaient naïvement de leur fin de journée. Pour eux aussi, ce jour était infini, mais c’était un merveilleux endroit, que les périodes de fêtes invitaient à la bonne humeur. Je souriais à la vue de ces visages ouverts, bien différents des regards baissés et apeurés de 1941. J’inspirais profondément, tentant d’apprécier autant que ces gens la douceur de l’air glacé, de ces belles énergies qui circulaient. Ils ne le savaient pas, mais tant d’autres humains pleuraient chaque jours dans une boucle voisine à la leur, craignants les bombes des avions ennemis. Cette triste boucle, qui avait prit beaucoup de mon coeur…

Je soupirais, tentant d’échapper aux pensées que j’avais voulus fuir, en voyageant ici. J’avais besoin de souffler, de respirer un air nouveau, remettre mon corps et mon esprit à zéro, vivre un nouveau départ en oubliant ces évènements qui m’avaient poussé à prendre cette décision. Je ne regrettais pas, et je ne devais pas me raviser aujourd’hui. Il est dur de laisser derrière soi les douleurs du passé, mais je l’avais réalisé une fois en faisant le deuil de mes chers parents, et une seconde fois en oubliant Marcus. J’avais assez de force pour le répéter à l’infini, même si mon interminable existence devenait bien fatigante.

J’inspectais les tenues vestimentaires de 1873. Leurs vêtements étaient bien plus chatoyants que les miens, et j’avais sûrement l’air d’un gueuse vêtue de la sorte. Je me tentais à tourner le regard, honteuse de mon accoutrement bien loin d’être à la hauteur des belles femmes souriantes qui arpentaient ces lieux. Je tirais sur mes gants pour les réajuster, quand tout à coup une silhouette se démarqua des autres. Elle m’était familière, comme un jeune souvenir qui ne datait pas tant. Je n’osait pas l’interpeler en criant son nom, craignant de me tromper. Mieux valait ne pas attirer l’attention. Je tentais de mettre ma main en l’air et de l’agiter en silence, j’attirerais bien moins les regards sur ma petite personne.



evanescence

Viens, tu verras la route est longue. Parfois le ciel devient sombre, mais les nuages sont encore loin. Et même si de fatigue tu tombes dans ta course vagabonde, ai le courage de continuer ton chemin. Dis-toi que rien est écrit, l'avenir se construit.

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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve - DEFIS I (Aloysius)   Mar 21 Fév - 11:24

Entre deux âges

- labyrinthe de jouvence -

Fantôme qui erre, perdu entre les arbres, qui enchaine les pas encore et encore, ne prêtant plus réellement attention au décor, à cette mise en scène au goût morbide et peu attrayante. Elle ne devenait qu'un détail superflu, bien qu'elle continuait de me faire serrer les dents. Surmonter la chose, garder un œil ouvert avec méfiance, sur elle, sur ces étrangers, sur nos syndrigastis les moins prudents, fonçant avec un rire vers les diverses attractions. J'ignore si leur enthousiasme me répugne parce qu'inconvenable ou me met terriblement mal à l'aise, peu certain de vouloir retourner la question. L'insouciance, loin du terrible temps où ce genre de tente inspirait la crainte et résonnait comme le plus abominable des cauchemars. Le tout reste un brin trop familier à mon goût malgré le nombre de renouvellements et d'années qui nous séparent, doux souvenirs tout aussi monstrueux raisonnant au moindre son. Monstrueux. Un mot étrange lorsqu'on y pensait, n'étant plus tout à fait certain de sa définition exacte.

Les arbres se ressemblent, m'égarant dans les allées au fil des pensées. Je ne me perdrait pas, même si nous étions désormais en désaccord, l'oiseau et moi, nous restions maitre de l'orientation, parfaitement capables de nous laisser guider par nos pieds qui tentaient de ne pas glisser dans la neige, de nous ramener au manoir sans aucune difficulté tout en m'alliant à ma seconde forme. Se perdre pour mieux retrouver le chemin, orienter les égarés, oublier l'épuisement, la fatigue qui a gagné mes traits depuis plusieurs longs jours. Il était probablement temps de partir, mettre les voile, éviter l'étouffement incessant de cette boucle, les grondements cauchemardesques que ce lieu intrus avait réveillé. Ils avaient besoin de moi ici, tant que cette foire qui ne rimait à rien n'avait pas disparue.

Un jeune visage aux allures de poupée finit par effacer l'enchevêtrement de pensées, sourire s'esquissant alors en reconnaissant la voyageuse et ses mèches flamboyantes qui semblaient avoir une texture de feu. Les choses étaient bien différentes cette fois, rôles presque inversés, me surprenant dans mes songeries, alors qu'elle semblait redécouvrir des sensations oubliées, retrouver la neige et le froid. La pensée de mes vêtement me fit sourire faiblement, contraste absolu des épaisses couches qui me protégeaient du froid, du tissus qui n'avait rien à voir avec notre première rencontre pour le moins rocambolesque, tout semblait rangé et ajusté au millimètre près.

Je tente une approche alors que les regards se croisent, s'étudient, se reconnaissent. Les pas s'enchainent avec prudence afin d'éviter la chute. J'ai soudainement cette sensation d'être un vieillard, le genre qui en a vu trop d'un coup, qui semble avoir connu bien assez de jours, qui se fait rattraper par la monotonie et son âge. Quand on y pense, je ne devrais être qu'un tas de poussière, un être oublié depuis longtemps et dont le nom devrait être encré sur une tombe. A quoi devait-on ressembler lorsqu'on frôlait les deux-cent-ans ? Encore un peu et je pourrais presque croire que le temps commence à me rattraper, à retrouver une emprise sur mon corps, que quelques rides se dessinent doucement sur la commissure des lèvres et le coin des yeux tout en teintant quelques mèches. A moins que ce ne fusse le cas. La lenteur due à la prudence se change en difficulté d'avancer, impression soudaine que mon corps tout entier se rouille, craque au moindre geste. A quel âge étais-je entré dans la boucle déjà ? Je ne sais plus. Les choses se brouillent se perdent.

« Marie, quel plaisir de vous voir parmi-nous. Une soudaine envie de voyager ? Une bonne chose à votre âge. Comment trouvez-vous la neige ? » Au fond, j'étais plutôt satisfait qu'elle ait tenté le voyage, qu'elle soit venue assouvir la curiosité pour changer d'air. Je ne prête pas attention au ton, à la voix usée. Peut-être que la vieillesse paraît naturelle au bout d'un temps, qu'on se voit de cette manière, parfois attendue et espérée. Mes doigts maigres et tremblant cherchent ma montre à gousset, la sortent avant de la ranger une fois consultée, le geste prenant à lui tout seul de longues secondes. « Vous ne devriez pas vous approcher de ce genre d'endroit, c'est dangereux et imprudent. » Une main se pose sur le tissus de son épaule, peut-être un peu par crainte de m'écrouler sur le sol, que mes jambes s’emmêlent comme toujours.
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Marie Balmain

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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve - DEFIS I (Aloysius)   Ven 24 Fév - 15:14

Un visage familier

- Aloysius et Marie -

Il semblait m’avoir reconnu. Le visage d’Aloysius se faisait plus clair au fur et à mesure qu’il se rapprochait de moi. Il avait prit de l'âge, semblait bien plus vieux qu'à l'ordinaire. Sûrement l'effet secondaire de ce mystérieux endroit. Un sourire franc s’affichait sur mon visage, rassurée de n’être plus seule dans ce paysage inconnu. J'essayais de ne pas aborder le sujet de l'âge qu'il arborait, voulant rester polie. « Un plaisir partagé. Je ne m’attendais pas à croiser une tête familière parmi ces nombreux visages. Je me sens un peu plus rassurée. La solitude à ses bienfaits mais dans un pays si… lointain de mes habitudes, c’est un peu plus délicat. » J’inspectais l’allée, les sapins étaient fraichement coupés, de façon à ce que l’on puisse marcher sur le sentier enneigé. Me retrouver accompagnée en ces lieux me semblait tout à coup bien plus agréable, comme un jeu qui serait plus facile à gagner. « C’est un réel plaisir de revoir cette si belle période. Les gens ont l’air très heureux ici, sûrement grâce aux fêtes qui approchent. Chaque jour cette perpétuelle atmosphère d’entrain. » Il faisait un froid glacial, je peinais de plus en plus à garder les pieds dans la neige. Ce n’était pas faute d’avoir enfilé avant mon départ une bonne paire de bottines, me souvenant que la neige avait un grand plaisir à mouiller nos chaussettes.

« J’ai un peu froid, je dois l’admettre. Mais je me sens surtout bien peu à l’aise vêtue de la sorte. On dirait… » J’inspectais ses propres vêtements, bien accommodés au temps et aux températures. Je le jalousais un peu. « Une misérable. » Je rougis, honteuse, bien que j’aie déjà les pommettes et le nez pris par le froid. Il fallait que je songe à me procurer de nouveaux vêtements, je ne savais pas encore combien de temps je passerais ici. le voyage a été si long que je ne souhaitais pas repartir à la hâte. De plus, j’avais tant à faire ici avant de rejoindre à nouveau ma tumultueuse boucle.

Les sapins prenaient des couleurs bleutées sous cette nouvelle lune. Il faisait sombre et je remerciais les petites lanternes d’être présentes, bien que la lumière ne forme qu’un halo de quelques pas autour d’elle. Les souches des arbres étaient si basses que nous étions cachés du vent frais, ce qui était une aubaine étant donné que le parka que j’avais embarqué était finalement peu adapté à l’hiver. Aloysius semblait vouloir me mettre en garde, que l’endroit était assez dangereux. « Oui, c’est en effet l’impression que ce lieu me donne. J’ai tout de même bien envie de tenter l’expérience. » Je fis quelques pas en avant, curieuse de voir où cette aventure me mènerait. « Qu’en pensez-vous, vous pourriez m’accompagner? »

La pâleur du sol faisait contraste avec la noirceur du ciel. Je me sentais même oppressée par les conifères, rangés de de façon si serrés qui pourrait les confondre à un mur de brique. Il me semblait impossible d’en échapper, comme si nous étions coincés dans un piège qui se renfermait sur nous à mesure que nous nous enfoncions dans ce sombre labyrinthe. J’avais en tête l’illusion que les sapins étaient devenus de dangereux prédateurs, et moi toute petite était descendue au rang de la proie. Bien sûr, ils ne risquaient pas de bouger, de m’attraper, mais j’étais confrontée à moi-même et seule ma réflexion pourrait me sortir d’ici. Je regardais Aloysius et fis une moue pleine de supplication. « Dites oui, vous pourrez nous aider à trouver notre chemin si nous nous perdons. Après tout, c’est dans vos cordes, non? » Rhétorique qu’il n’oserait pas contrarier. Après tout, il était dans sa nature de jolie hirondelle d’avoir un sens de l’orientation inné.  

Quelques bruits - à peine perceptibles - venaient de la fête qui battait toujours de son plein. Ils faisaient écho dans ma tête, me rappelant que je devais moi aussi m’amuser. Pris d’un courage motivé, je marchais fièrement quand soudain, mon corps se mis à me gêner. Je m’arrêtais quelques instants pour regarder pour ami s’allonger, devenir plus large. Les sapins devenaient de plus en plus haut, de moins en moins visibles. Je regardais mes mains qui semblaient rapetisser lentement. Je jetais un regard perdu autour de moi, tout en réalisant que même mes chaussures devenaient bien trop grandes pour mes pieds. Il m’était devenu impossible de toucher une des lanternes, qui étaient quelques minutes auparavant à hauteur de ma tête. J’avais oublié le sens de mes mots et partis dans un éclat sincère. J’étais devenue aussi jeune qu’une enfant de sept ans.  



evanescence

Viens, tu verras la route est longue. Parfois le ciel devient sombre, mais les nuages sont encore loin. Et même si de fatigue tu tombes dans ta course vagabonde, ai le courage de continuer ton chemin. Dis-toi que rien est écrit, l'avenir se construit.

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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve - DEFIS I (Aloysius)   Sam 4 Mar - 16:40

Entre deux âges

- labyrinthe de jouvence -

Les paupières sont lourdes, semblent peser plusieurs tonnes, vouloir se fermer sous la fatigue. Les traits continuent de se creuser, s'arrêtent enfin alors que la peau se fait aussi granuleuse qu'un parchemin et les cheveux aussi immaculés que la neige. Je ne cherche plus, ne voit pas plus loin, ai parfois l'impression que j'ai toujours été cet ancêtre brinquebalant qui se traine maladroitement dans les boucles, ne comptant plus réellement les jours et le chiffre astronomique qui me séparent de mon jour de naissance, perdu dans un temps si lointain, me condamnant à rester coincé dans une boucle, à regarder le calendrier extérieur filer avec mécontentement, feintant la chose, tentant de la contourner par des envolées dans les airs et à travers les paysages. Cela me paraît naturel, un vieillard sous des traits beaucoup trop jeunes.

J'entends de vagues mots marmonnés faiblement, qui parviennent à peine à mes oreilles, fronçant les sourcils sans vraiment parvenir à les décortiquer. Seules quelques brides et mots sont enregistrés, semblant avoir ni queue, ni tête. « Vous accompagner jusqu'à un misérable ? Pourquoi donc ? Ne chuchotez pas de la sorte, je ne comprends rien. Allons donc, ne soyez pas si timide. » Je hausse le ton, ne me rendant guère compte que je parlais peut-être un peu fort. La jeune femme est détaillée un instant, enregistrant l'amas de tissus qu'elle arborait et peu adapté pour notre hiver sans fin. « Vous n'avez pas froid ? Vous auriez du prendre un manteau plus chaud. Venez avec moi, on va vous trouver des vêtements plus en accord avec ce temps. »

Retrouver le chemin. Au moins cette requête était comprise et enregistrée. Retrouver... le chemin. Le chemin. Le chemin vers où d'ailleurs ? Me concentrer, chercher à user de mes sens, retrouver l'orientation qui semble être devenue rouillée. Mon autre forme semble dormir, tel un vieil oiseau qui aurait besoin d’hiberner. Tout de même un comble. « Vous n'avez pas froid ? Vous auriez du prendre un manteau plus chaud. Venez avec moi, on va vous trouver des vêtements plus en accord avec ce temps. » Lançais-je d'un regard inquiet à la rousse, phrase répétée et qui m'échappe naturellement tel un vieux disque rayé. Elle serait probablement mieux au refuge et non dans cette fête foraine morbide, devant un bon feu de cheminée et une tasse de thé brûlant entre les doigts.

« Où allons-nous ? » Les pas s'enchainent, sont difficiles, prudents. Cette sensation d'avancer tel un escargot m'irrite, me rend fou, mais les membres ne semblent pas vouloir suivre la tête qui a besoin d'agitation, d'aller vite, de filer aussi vite que le vent. J'ai oublié notre route, peut-être aussi où nous sommes. Bref regard sur Marie qui me rend soudainement sceptique. Elle me paraissait si jeune, beaucoup trop. Petite poupée aux grands yeux perdue dans ses vêtements. J'étais persuadé qu'elle était en réalité adulte, non une enfant au corps beaucoup trop frêle pour voyager seule. « Est-ce moi qui me fait vieux ou est-ce que vous avez toujours été aussi jeune ? » Quitte à rompre les bases de la politesse, aborder l'âge, poser une question qui fâche pour être certain que tout allait bien.  Cet endroit ne tournait pas rond, attrapant sa petite main recouverte de sa manche trop grande tout en tremblotant, avançant comme je le peux pour sortir d'ici, il faut qu'on file, loin de ces arbres qui semblent presque rire de nous voir piégés parmi eux.

Mes pieds s'emmêlent, glissent, me font chuter sur le sol, face la première dans la neige. Rien de bien inhabituel venant d'eux, toujours à conspirer contre moi. Les larmes coulent alors que je me redresse, chouinant. Marie semble avoir retrouvé sa taille, ou peut-être pas, peut-être que je suis devenu tout aussi minuscule, ne cherchant même plus à comprendre. Les arbres sont désormais si grands, tout comme mon manteau avec lequel j'essuie les quelques larmes. L'instinct joueur prend rapidement le pas, roulant une belle boule de neige avant de la lancer sur la rousse devenue cible et compagne de jeu forcée. Je perds mes chaussures, beaucoup trop grandes, alors que je file en chaussette dans la neige en riant aux éclats. Elle est froide, mais qu'importe.
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Marie Balmain

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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve - DEFIS I (Aloysius)   Mer 8 Mar - 16:48

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- Aloysius et Marie -

Je tentais de ne pas me rire des répétitions d’Aloysius. Le visage ridé, le dos semblant se courber tant il paraissait peiner à tenir debout, la forme de son visage s’étant tordue et usée par les signes de l’âge. Je m’essayais à ne pas relever, malgré mon irrésistible envie de le secouer par sa lenteur , son manque total d’élancement et de sa capacité à saisir une information plusieurs minutes après lui en avoir fait part. Je me laissais aller à un soupir discret, cherchant à y trouver du courage et de la patience dans ces circonstances. Je ne préférais finalement tenter de sortir de ce labyrinthe à la hâte, ne voulant pas avoir un grand-père aux allures de semi poussière comme boulet.

Puis, ces pensées qui dévient, me donnant plus envie de jouer, courir dans tous les sens, rire aux éclats pendant des heures durant. J’hausse les épaules lorsqu’il me demande si j’ai toujours eu une apparence si juvénile. « C’est vous, le vieux! » Pouffais-je. De chaque main, j’attrapais un bout de la robe - qui était trois fois plus grande pour ma petite taille -, et me balançais d’un côté à l’autre, dissimulant la fierté que j’éprouvais face à cette provocation dans une innocence des plus soignées. J’eu la brève idée que j’allais me faire réprimander, mais me moraliser n’aurait aucun effet sur mon âme, bien trop jeune pour recevoir ne serait-ce qu’une once de culpabilité. Aloysius m’attrape par la manche de mon vêtement, me tire et entame une marche décidée, quoique que lui paraissant toujours difficile. « Non, attend, on s’amuse tellement ici! ». Les sapins ne me donnent plus cette sensation de peur et d’insécurité, je ne vois que la neige, qui m’appelle au divertissement. Je met tout mon poids sur le bas de mon corps et me laisse trainer, dans l’espoir qu’il finisse par me lâcher. Mais rien de tout cela ne se produisait, il avait l’air bien déterminé à quitter cet endroit, lieu de jeu pourtant si attrayant. Je me retenais de verser quelques larmes capricieuses, quelle bravoure dans l’apparence pourtant si faible de ce grand-père!

Subitement, son visage se reverdit, sa taille rejoignait la mienne. Je me dégageais de son emprise et mon ami s’étala au sol. Je ne pu réfréner un rire moqueur. Ses jambes l’avaient lâchées si brusquement, de façon si inattendue, qu’il se retrouvait ridiculement à manger la neige. Je le regardais se relever avec difficulté, et me faire face, le regard perdu et les yeux noyés dans des larmes de chagrin. Un sentiment de peine parcouru mon corps, une brève envie de câliner un petit frère blessé. Etant incapable de réconforter ce petit garçon, je me contentais de regarder mes vêtements couverts de neige, mes chaussures complètement inondées d’eau glacée. Je me fis à l’idée qu’il fallait sortir d’ici, je ne pouvais rien faire d’amusant avec lui. A moins que… Un bonhomme de neige soit réconfortant. Prenant garde de ne pas perdre mes gants, je m’asseyais dans la neige et commençais à entreprendre la belle oeuvre d’art que j’avais en tête.

Un claque froide sur mon profile droit. Des picotement effroyablement douloureux et à la fois anesthésiants firent le tour de mon visage. Je pensais à un « aie » pendant que j’effleurais ma joue de ma main. De la neige fondait sur ma peau. Béat, je fis un quart de tour mon admirer Aloysius, qui affichait une mine bien satisfaite. Il semblait bien plus petit que moi à la réflexion. Je ne mis pas plus d’une seconde à faire le lien entre la boule de neige que j’avais violemment reçut et la tête fière du garçon. Je me relevais rapidement en attrapant un bonne poignet de neige. Je la façonnais en une forme de boule grossière et me mis à ses trousses. « À l’attaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaque! » Lançais-je d’une voix mordante. J’avais la boule de neige au dessus de ma tête, prête à la catapulter. Une fois en ligne de mire, je lui sautais dessus, le flanquant à terre, et lui tartinais le visage de flocons agglomérés, en prenant bien soin de lui en enfoncer dans le nez. « Tu ne t’y attendais pas, hein! » Dans un rire sincère, j’admirais son visage complètement mouillé. Dans tous les cas, je l’aurais attrapé bien vite, vu ses toute petites jambes qui lui font ressembler à un pingouin dès qu’il met un pied devant l’autre.

Mais la partie ne fut que très courte durée, car je remarquais que me vêtements revenaient à ma taille, je me sentais plus lourde et de violentes douleurs parcouraient mes articulations au moindre mouvement. J’avais très froid tout d’un coup, certainement à cause de mes vêtements trempés. Je me relevais avec beaucoup de difficulté. « Non d’un petit bonhomme! » Maugréais-je. J’avais instantanément perdu le sens de l’amusement. Je sortais alors de la poche de mon manteau un paquet de cigarettes, en sortis une et tentais de l’allumer. Elles étaient humides, et cela me mit bien en rogne. « Fichtre! Tout est fait pour m’énerver ce soir. Et puis, quel endroit étrange. » Au bout de quelques reprises, je réussis enfin à allumer cette fichue cigarette, et regardais, désespérée, le petit homme plein de neige. « Relève toi donc, ce ne sont pas des manières. » Dans un grognement tout à fait légitime. De nos jours, la jeunesse est exaspérante et manque totalement de civisme.



evanescence

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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve - DEFIS I (Aloysius)   Mar 14 Mar - 22:08

Entre deux âges

- labyrinthe de jouvence -

L'humidité envahit les chaussettes trop grandes, se glisse, enrobe mes orteils dans le froid. Ils doivent probablement être bleus. Alors je commence à me demander, à me souvenir de ce qu'on dit quand il fait froid et qu'on ne se couvre pas assez, qu'il va peut-être falloir les couper s'ils deviennent des glaçon. C'est ce que mère disait toujours, répétant inlassablement que nous autres, les hirondelles, étions fragiles et ne supportions pas bien le froid. La crainte monte donc, hésitant à regagner les chaussures qui ressemblent plus à des péniches pour mes pieds qu'autre chose.

Mais pas le temps de revenir en arrière, de réagir, de penser une seconde de plus à mes petits orteils en dangers et probablement bientôt perdus, voilà que Marie la folle furieuse me plaque au sol avec violence, me retrouvant une nouvelle fois à terre. La neige n'est pas agréable, fronçant les traits tout en fermant les yeux. La sensation de la poudreuse dans le nez est plus que désagréable, parfaitement horrible, expirant comme je le peux. Je sens tout mon visage se geler alors qu'un frisson remonte mon échine juste avant d'éternuer. « C'est pas du jeu ! » Je m'exclame haut et fort, considérant l'acte comme une tentative de rébellion et de tricherie dans une bataille de boules réglementé.

J'allais lui faire manger la poudreuse lorsque je me rendis compte que Marie semblait soudainement différente, beaucoup plus vieille, tel une ancêtre à la peau de parchemin. N'était-elle pas censée être plus jeune ? Je n'y comprenais plus rien. Une moue boudeuse se dessine à sa remarque, si j'étais à terre de la sorte, c'était entièrement de sa faute après tout. Décidément cet endroit était étrange, à la fois amusant, curieux et effrayant, quelque chose me dictant de mettre les voiles et courir aussi loin que possible, d'attraper sa main et de fuir. Impression muette que je tais et réfute, l'enterrant profondément.

Je lui tire la langue tout en me redressant, prenant alors conscience que je n'étais pas obligé de marcher dans le froid, que mes orteils avaient une chance se s'en sortir. Peut-être aussi parce que j'ai envie de la provoquer, qu'elle arrête de jouer les vieilles femmes pour cacher ses bêtises et m'empêcher de me venger. Alors, je disparais un peu plus dans mes vêtements trop grands, rétrécissant pour me faire minuscule alors que ma chaire se couvre d'un duvet de plumes chaudes, manteau plus agréable pour affronter le froid grâce à cette forme. Je m'extirpe de la chemise en quelques secondes, secouant les plumes tout en les faisant gonfler de manière à faire disparaître les goûtes d'eau de mon plumages aux couleurs ternes.

« Essaie donc de m'attraper. » Bref trissement qui s'échappe, pure provocation d'une hirondelle à l'apparence juvénile. L'envol est rapide, bien que les battements maladroits, comme un oiseau fraîchement sortit du nid qui se cherche encore. Je tournoie juste au dessus de sa tête, trissant pour narguer un peu plus, enchainant les piqués toujours plus près. Je ris, joue, m'amuse, filant dans les courants d'airs frais tout en oubliant presque le lieu. Je file entre les sapins, arpentes les sentiers, me perd un instant, revient près de la syndrigasti avant de filer à nouveau, enchainant les aller et retours furtifs. L'oiseau prend le pas, me perdant un peu plus dans son instinct joueur qui refait surface, lui qui avait tant été boudé ces derniers temps, nous voilà à nouveau complices, en phase.
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Marie Balmain

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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve - DEFIS I (Aloysius)   Dim 19 Mar - 13:40

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- Aloysius et Marie -


Le bambin semblait être bien plus amusé par la situation que moi. Aussi, je ne pu m’empêcher de m’indigner lorsqu’à la suite de sa moue innocente, il me tira la langue. Je fronçais les sourcils. « Quelle garçon ingrat! » Le dénonçais-je à qui voudrait bien l’entendre. J’eu une pensée passagère, celle que cet enfant n’était vraisemblablement pas dans son état normal. Je me souvenais bien m’être réjouis de sa présence quelques tours d’horloge plus tôt. Mais comment la compagnie d’un enfant aussi désagréable aurait pu m’être plaisante! Force est de constater que quelque chose ne tiens réellement pas la route, et que le mal venait sans nul doute de cet endroit si peu accueillant. Je chassais ces réflexions futiles de mon esprit, me recentrant à nouveau sur le petit Aloysius qui se mêlait tout à coup à ses vêtements, rapetissant toujours plus, laissant apparaitre un duvet sur sa peau, avant de complètement disparaitre sous son habit trois pièces. Je restais béat face à ce que mes yeux venaient d’observer. J’étais à la fois surprise et horrifiée d’assister à de tels évènements, comprenant que c’était ainsi que mon partenaire changeait de forme pour se transformer en un oiseau délicat. Je fis deux pas en avant, dans l’idée de le dégager des tissus. Peut-être que la transformation le faisait souffrir, ou pire que cela le faisait s’évanouir quelques minutes. Il était de mon devoir de le sauver du froid. Une petite boule de plumes était là, atrocement adorable, et dans un battement d’ailes s’envola caresser le ciel.

Je le suivais du regard, bien que la tête en arrière me faisait souffrir, me lançais à la base du cou. De ma main libre, je massais cette zone, bien que le cuir mouillé sur ma peau nue était du plus déplaisant. J’admirais ses quelques pirouettes dans les airs, jusqu’à ce qu’un piaillement strident vienne faire vibrer mes tympans. Je serrais les dents, fermant les yeux en priant que mes oreilles ne saignent pas, et je me rendais compte que j’étais étonnement fragile ce soir. Le bel oiseau, qui quelques secondes avant était à croquer, commençait à me rendre furieuse, tournant en deçà de ma tête dans un circuit illogique; un coup à gauche, un coup à droite, plus haut et parfois plus bas. Au revoir les bruissements d’ailes complaisants, bonjour l’agacement. Je jetais ma cigarette et d’un coup de pied envoyait de la neige pour couvrir celle-ci, mettant bêtement mes bras en l’air pour tenter d’attraper l’oiseau farceur. Mes articulations endolories me lancent, donnants à ces circonstances un aspect bien plus affreux. « Sale gamin, attend que je t’attrape! ». Le hasard fit remonter un souvenir brumeux de ma mémoire. Bien que très flou, je m’apercevais petite, ma main dans celle de ma mère, qui me conduisait dans un parc de Paris. C’était un rituel entre elle est moi, chaque samedi nous nous asseyions sur un banc et donnions du pain rassis aux canards de l’étend. Mais ce qui m’amusais le plus, c’était de courir après les pigeons, essayant eux aussi de les amadouer avec ce met peu raffiné, qui pourtant leur convenait. Mais dans l’instant, tenter d’attraper le petit Aloysius était beaucoup mon attractif. Ses cris aigüe me faisaient instantanément sortir de mes souvenirs nébuleux de jeune fille.

Reprenant totalement conscience de l’endroit où j'étais, je me prenais un temps pour analyser à nouveau l’endroit où nous nous trouvions. Ces allées aux murs de sapins. L’atmosphère pesante qui m’étouffait. Seules les petites lanternes offraient une lumière rassurante dans ce labyrinthe, car même la lune semblait avoir disparue dans l’opacité des nuages. Dans un soupir vaincu, je me décidais à abandonner la chasse à l'oiseau. Mieux vaut agir comme tel avec les enfants, ils ne savent pas s’arrêter tant qu'il n’ont pas gagné à leur prétendu jeu. « Tu as gagné, j’ai maintenant besoin de repos. » Laissant mes bras redescendre, je pris une courte pause pour que mon maigre corps se remette de ses émotions. Je n’avais apparement plus l’habitude d’être tant en activité, pourtant, ça avait l’air d’aller lors de mon arrivée à la fête foraine. Je chassais ces idées d’un revers de main, la fatigue du voyage devait simplement se condenser aujourd’hui. N’étant pas une grande voyageuse dans l’âme, il fallait s’y attendre, à ce manque d’énergie. Mieux valait que je me repose un bon coup, le froid étant sûrement en faute lui aussi. Puis, cet endroit ne m’inspirait plus la curiosité que je ressentais plus tôt, j’avais peur de ne plus jamais pouvoir sortir et voulais définitivement fuir ces lieux. Je ramasse les vêtements mouillés d’Aloysius, pensant qu’il en aurait certainement besoin à un moment donné, et je commence à marcher, engageant un petit « sortons d’ici, il se fait bien tard » à l’intention de l’adorable volatile. Je lève les yeux au ciel, exaspérée par son comportement enfantin, qui semblait faire le beau dans son habit d’oiseau. Bien que ses actes semblaient en total désaccord avec la sensation de détresse que je ressentais, je ne pouvais m’empêcher de le trouver joli, et  d’être touchée par sa candeur. Je me décidais à ignorer poliment les centaines d’invitations au jeu que me proposait Aloysius, afin de ne pas blesser son petit coeur sensible. Je revenais à ces pensées qui m’avaient effleurées, celle de sa surprenante jeunesse. Quelque chose clochait, sans nul doute, il ne pouvait pas être si jeune, je l’avais connu auparavant et il avait une allure plus mature, un vocabulaire plus étendu. Mes méninges surchauffaient, mon esprit se brouillait. Il était inutile de penser à cela, mieux valait ne plus se pencher sur la question et attendre plus tard.

Je tournais ça et là dans le labyrinthe, à la vitesse d’un escargot estropié, pensant qu’il fallait réellement que je me procure un accessoire digne de m’aider dans mes longues marches, les douleurs étaient à la limite du supportable. Voyant le verre à moitié vite, je me questionnais, me demandais si le froid ne me rendait pas folle, si je n’étais pas sur le point de perdre la vie. Je claquais des dents, à la fraicheur des petits courants d’air sur mes vêtements noyés dans la neige fondue. Marcher est un calvaire, la panique montait rapidement à la vue des chemins de neige et de pins, toutes identiques. Je réalisais que j’avais totalement perdu le sens de l’orientation, plus rien ne me semblait logique; ni l’allée de gauche, ni l’allée de droite. Je regardais d’un coup d’oeil rapide derrière moi, remarquant que je ne savais même plus d’où je venais. Je pensais à cet enfant qui devait encore me suivre, et qui pourrait nous être bien utile. Je ravalais une phrase impolie, tenter d’empêcher un « rends-toi utile » inconvenant. « Dis, petit, tu ne pourrais pas essayer de nous guider? Il me semble que nous sommes bien égarés, et je suis très fatiguée… » Et réalisant qu’il devait s’en jeter de mon état, je m’essayais à l’amadouer. « Il y aura sûrement des friandises à l’extérieur. Tu en voudras? »



evanescence

Viens, tu verras la route est longue. Parfois le ciel devient sombre, mais les nuages sont encore loin. Et même si de fatigue tu tombes dans ta course vagabonde, ai le courage de continuer ton chemin. Dis-toi que rien est écrit, l'avenir se construit.

Coucou :/ :
 
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