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 all signs point to the fairground {Aloysius

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MessageSujet: all signs point to the fairground {Aloysius   Mer 22 Fév - 19:08

remember when I tried

-I'd never stray to far from you, forever by your side, no matter what I was going through -

Cela ne lui plaisait guère d’agir dans l’ombre, mais il le fallait. Depuis quelque temps, Catriona n’était pas tranquille. Et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, cela faisait un moment qu’elle n’avait pas croisé Aloysius. Connaissant son côté imprévisible et volage, elle s’attendait à tout. Autant dire qu’elle s’inquiétait. Ce n’était pas comme si lui laisser un petit mot était la chose la plus compliqué à faire au monde. Il fallait croire que c’était trop en demander pour l’hirondelle. Par ailleurs, il y avait cette fête foraine qui s’était installé aux abords d’Edimbourg. Peuplé de syndrigastis disait-on, inoffensif également, avait-elle cru comprendre. C’était ce dernier point qui la dérangeait. La titillait au point d’enfiler ses gants, ses chaussures, sa cape à large bord et à capuchon afin de se prémunir contre le froid, dans le but d’en avoir le cœur net. Des souvenirs remontaient malgré elle. Cela lui faisait rappeler le freakshow, ses deux ans de captivités, la souffrance d’être privé de liberté, d’être utilisée comme un outil. Elle devait combler le doute qui s’était installée en elle. C’était sans doute dangereux, mais il le fallait.

La neige ne la dérangeait nullement. Sa pureté l’aidait à se détendre, à la faire rêver et à contribuer à enrichir davantage son âme et son esprit de quiétude et d’apaisement. Neige chaleureuse qui la faisait se sentir chez elle, Cate s’y était tellement habituée qu’elle n’imaginait même plus la météo changer un jour.
Le soleil n’était pas encore couché. La plupart des jeunes syndrigastis étaient au refuge, les derniers rentraient justement. Le moment idéal pour filer, si on la prenait en train de vagabonder, ses aînés ou les ymbrynes songeraient qu’elle était en train de faire une ronde afin de récupérer les quelques jeunes gens éparpillés autour du refuge. Au moment de franchir la porte, il n’y avait personne aux alentours. Tant mieux. Sans attendre son reste, Catriona dévala les quelques marches qui s’épara le perron au sol. Ses pas faisaient l’effet d’un bruit de coton grave et moelleux. Souvent, elle regarda autour d’elle d’un air un peu inquiet. Elle levait la tête également. Quelques flocons lui atterrissaient sur le visage, ce qui eut le don de la faire plisser des yeux. Catriona scrutait les volatiles. Rapaces, moineaux, hiboux, perroquet, n’importe quoi. Elle aperçut ce qu’elle avait cru être une chouette, quelque chose de cette famille. Mais pas l’ombre d’une hirondelle. Elle continua sa marche. Cette quête lui fera changer les idées. Il fallait qu’elle se change les idées., pour son bien-être.

Toujours sur la route, Catriona releva la tête brusquement. Elle ne s’était pas trop éloignée du refuge pour le moment, sa silhouette était encore visible malgré l’épais brouillard de neige. Elle avait cru entendre un chant qu’il ne lui était pas inconnu. Un chant d’oiseau. Aloysius ? Non. C’était une hallucination. Une hallucination auditive. Son absence devait avoir beaucoup plus d’impact sur elle qu’elle ne le présageait. Elle devait continuer sa route, ne pas se laisser distraire. La fête foraine n’était pas si loin. Et elle pourra peut-être profiter de quelques douceurs qui se trouvaient en vente. Mais si l’endroit était réellement peuplé de syndrigastis, elle devrait faire également attention aux faits et gestes de ses pairs. Si ces individus étaient malintentionnés, elle n’avait rien à craindre. Normalement. Leur capacité seront annulés. Si elle ne les déclenche pas par inadvertance. Elle se contentera d’abord d’observer de loin. Et ensuite elle avisera.

Deuxième chant d’oiseau. Cette fois-ci, Catriona s’arrêta, la tête en l’air et les yeux tournoyant de droite à gauche comme si elle était affolée. « Aloysius ? » Aucune réponse. Mais elle ne pouvait plus être dupée désormais. Ses oreilles ne la trompaient pas. « Je sais que c’est toi Aloysius ! Montre-toi ! Aloysius ! » Son ton était grave et sévère, comme si elle grondait affreusement un enfant. Mais c’était l’inquiétude qui guidait son intonation. Elle en était certaine maintenant, la première fois qu’elle l’avait entendu, c’était également lui. Mais que pouvait-il bien avoir en tête ce maudit oiseau ? Pourquoi n’apparait-il pas ? Pourquoi avait-il disparu ? Cate avait beau regarder autour d’elle, elle ne l’apercevait toujours pas. Même pas sous sa forme d’hirondelle. Et pourtant, elle le connaissait par cœur. Elle connaissait son plumage, sa taille, son chant, tout. S’était-il déjà transformé en humain ? Les arbres autour d’elle était massif et nombreux, de nombreuses cachettes astucieuses, voir dangereuses, se trouvaient un peu partout. Etait-il tombé d'une branche ? Non, elle l'aurait entendu. La neige était épaisse, son corps aurait provoqué un bruit sourd et moelleux. Elle voulait juste le voir. S’assurer que tout allait bien. Peu importait si c’était de loin, même sous sa forme d’oiseau, elle s’assurera qu’il va bien, c’était tout ce qui importait.
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MessageSujet: Re: all signs point to the fairground {Aloysius   Ven 24 Fév - 19:43

Errance mutuelle

- Her words are swimming through his ears again -

L'épuisement avait pris le pas, enroulé dans de chaudes couvertures tout en scrutant l'horizon par la fenêtre, surveillant de loin cette mascarade douteuse et ridicule qui continuait de faire remonter ce goût âcre et terriblement désagréable. Les rondes successives à tourner autour de la chose, à surveiller le moindre faits et gestes de ces étrangers, incapable de me les sortir de l'esprit, avaient fini par prendre le pas sur mes pieds fatigués, moins endurant et forts que mes ailes boudées depuis ce jour où les choses ont dé-rappées, que ces tentes sombres et qui me paraissaient cauchemardesques sont apparues pour me prendre dans ses filets avec leurs attractions étranges. Il fallait que je dorme, que je laisse tomber les insomnies, que je fermes les yeux pour me laisser porter. Rien n'y fit.

Je cru rêver lorsque je vis soudainement cette silhouette s'éloigner dans mon champ de vision, se glissant dans la neige tout droit dans la direction redoutée. Je la connaissais par cœur, sa démarche, ses ondulation, son manteau, sa détermination. Quelle idiote ! Je dus vérifier à plusieurs reprises, être certain qu'Iona se dirigeait vers ce genre d'antre aux doigts crochus malgré cet air d'innocence. Je ne devais pas la laisser faire, la ramener ici, la tirer de force s'il le fallait en la maintenant fermement sur mes épaules pour ensuite l'attacher à une chaise. Moi vivant, elle n'irait pas dans cet endroit et peu importe les excuses de sa curiosité.

Profonde inspiration, me rendant bien compte que jamais je ne parviendrais à la rattraper avec mes pieds, bien capable de me retrouver tête la première dans la neige à peine dehors. La mâchoire se crispe, les doigts se referment sèchement autour de la poignée de la fenêtre, bien forcé d'admettre que je n'avais pas vraiment le choix que de revêtir mon manteau de plumes qui serait bien plus agile et rapide pour lui barrer la route. Je lui en voulait pour ça, me forcer à venir la chercher sous cette forme alors que je n'en avait pas envie, alors que l'hirondelle et moi étions en véritable conflit interne, incapable de dire à ce jour que je préférais de loin arpenter les airs que de vivre comme un homme, comme s'il y avait eu une fracture sèche entre nous. J'escalade le rebord alors que la chaire pâle se recouvre de plumes, que le tissus glisse pour tomber au sol. L'envol est furtif, glissant aussi vite que je le peux dans le vent glacial, je refusais d'admettre que la sensation était des plus agréable, procurait le plus grand bien, que j'avais soudainement envie de passer outre Catriona, filer aussi loin que possible, rejoindre n'importe quelle autre boucle du moment que je mettais le plus de distance possible entre notre manoir et moi. La raison est heureusement plus forte.

Trissements mécontents alors que je passe non loin d'elle, lui hurlant de s'éloigner dans un langage qui lui est parfaitement inconnu, bien qu'elle devait en reconnaitre chaque intonation à force de les avoir entendues. Le nom employé me blesse, trop peu habitué à l'entendre de ses lèvres, indiquant clairement qu'elle m'en voulait. Depuis combien de temps nous ne nous étions pas croisé au détour d'un couloir ? Ne nous étions pas glissé sous une couverture à conter milles histoires durant des nuits entières pour vaincre l'insomnie ? Elle me manquait à moi aussi.

Il me fallait des vêtements, bien que nous étions habitués à ce genre de situation cocasses de par sa particularité qui aimait se jouer de moi, ne sachant jamais à quel corps elle ferait face. Peu importait au final, les deux semblaient lui convenir. De mémoire je devais avoir dissimulé une vieille couverture dans les environs, accoutumer à toujours prévoir ce genre de choses. Je cherche le tronc creux, dénichant le carré de tissus devenu immense et bien trop lourd pour un frêle oiseau, tirant un coin comme je le peux du bout de mon bec pour pouvoir l'atteindre de mes mains une fois que je sera sur le sol, une opération délicate qui fut réussie au bout d'une longue minute. Mes griffes se posent et s'enfoncent légèrement dans la poudreuse, disparaissant au profit d'orteils et d'ongles. Le frisson de la métamorphose est désagréable, m'enroulant comme je le peux dans le drap alors que je grelotte, désormais dépourvut de mon duvet de plumes chaudes.

« P..Ppp..Peux-tu me dire exactement ce qui te passe par la tête en cet instant ? Penses-tu que c'est vraiment une bonne idée d'aller y faire un tour. Demi-tour soldat et immédiatement, pas de discussion, c'est irrévocable, on rentre. » Le ton est sec, buttant sur quelques syllabes à cause du froid et de la température. L'épuisement, la fatigue, sont lisible sur mes traits, refusant de devoir marchander une seconde de plus contre elle. Je tente une approche, franchissant les quelques mètres fatidiques tout en grimaçant à cause du contact désagréable de la neige glaciale et mes plantes de pieds nus. Rien ne se passe, juste faire taire l'oiseau, le faire disparaître, ne laissant que l'homme, désormais parfait humain comme le sont les figurants mécaniques de cette boucle. « Viens, on va se mettre au chaud tout les deux, ça fait longtemps que nous n'avons pas discuté. » Je tente un sourire encourageant, le genre à qui, enfin j'espère, on ne peut rien refuser.
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