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 Défi 3: Madness Normality - feat Camille Barthélemy

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MessageSujet: Défi 3: Madness Normality - feat Camille Barthélemy   Ven 24 Fév - 17:43

Madness Normality

- Nothing Happens By Mistake -

« Et voilà, tout est prêt. Retour au bercail. »

Lycia tapota la grosse valise qu’elle avait ramenée avec elle de 2016 et qu’elle avait encore une fois eu du mal à fermer, d’autant plus qu’elle ramenait quelques babioles et vêtements de 1941. D’ailleurs, elle portait sur elle une tenue de cette époque. Elle n’avait aucune envie que son physique moderne et anachronique alertent les londoniens lorsqu’elle allait sortir de la boucle pour rejoindre le chemin temporel menant à celle de 2016. Ses cheveux blonds-platines attiraient déjà suffisamment le regard. Elle ne ferrait pas la même erreur qu’à son arrivée. Ils se changeraient d’habits quand ils seront en 2016. Oui, ils ! Lycia était venue seule, mais elle partait accompagné par l’exécrable, arrogant, empoissonnant, fascinant et attirant Camille Barthélemy. Celui-ci voulait retrouver son frère et il s’avérait que celui-ci se trouve dans son nouveau chez soi, donc Lycia avait accepté de l’y conduire. Après tout, c’était sa destination et puis elle se faisait un plaisir de pouvoir passer du temps avec ce syndrigastis qui l’intriguait toujours autant. Néanmoins, elle n’avait aucune envie qu’il soit de mauvais poil de si bon matin parce qu’elle serait arrivée en retard !

Sucrette fit un dernier tour dans la chambre pour vérifier qu’elle n’avait rien oublié, avant de traîner sa valise derrière elle et de rejoindre Camille à leur point de rendez-vous : en bas des marches du perron de la Maison du Maître. Comme à son habitude, la discrétion ne fut pas son fort, surtout lorsqu’elle descendit les escaliers et qu’elle ne porta pas la valise. Bonjour le boucan… Mais elle arriva à l’heure et salua Camille avec un grand sourire.

« Prêt pour le grand voyage ?! »

Enthousiaste, mais comprenant assez vite qu’il n’était toujours pas très enclin à taper la causette avec elle, Lycia laissa tomber et prit tout de suite le chemin de retour. Sauf qu’il ne fallait pas trop compter ni sur la mémoire de Lycia ni sur son sens de l’orientation, surtout qu’il s’agissait de son premier voyage et donc de son premier retour. L’allée n’avait pas été compliquée puisque son amie Mabel l’avait accompagné durant presque tout le chemin et pour la suite elle n’avait eu qu’à suivre à la lettre ses conseils. Le hic, c’était que plusieurs jours s’étaient écoulés depuis. Lycia avait passé plus de temps que ce qu’elle avait prévu dans la boucle de 1941 et elle ne se souvenait plus aussi clairement des derniers conseils pour pouvoir les appliquer en sens inverse. Néanmoins, elle ne montra rien de ses petits doutes à Camille. Elle était sûre d’elle. C’était ce qu’elle laissa paraître, sinon elle allait se faire enguirlander à coup sûr. Et elle se voyait mal demander conseil ou le chemin de retour aux autres syndrigastis, surtout qu’il n’y avait personne d’autres qu’eux dans les parages. C’est vrai ça, c’est étrange. Où étaient-ils passés ? Il étai tôt, certes, mais il y avait toujours un minimum de vie, surtout dans la maison et qu’elle se souvienne, elle n’avait croisé personne jusqu’à Camille.

Lycia aurait pu d’avantage s’attarder sur la question si une des portes, du quartier portant le même nom, n’avait pas attiré son attention. Inconsciemment, elle crut que c’était parce que cette dernière lui était familière et que c’était parce qu’elle avait du l’ouvrir à son arrivée. S’en persuadant, elle l’ouvrit et ils entrèrent, mais lorsque cette dernière se referma derrière eux, ils furent loin de se retrouver dans le Londres bombardé de 1941. Le choc fut brutal et bruyant. Ils étaient bel et bien dehors et dans une ville, mais ce n’était clairement pas Londres. La rue, dans laquelle ils se trouvaient, était blindée de monde, de voiture d’époque et de panneaux lumineux partout ! Ils n’étaient pas non plus en 2016. Ils faisaient nuit alors qu’ils étaient sortie tôt ce matin, de jour. Lycia se serait plutôt cru dans un vieux film américain. Où est-ce qu’ils étaient tombés ? Lycia restait planter là, complètement bouche-bée, à côté de sa valise et de Camille, ne comprenant pas ce qui venait de se passer. La sensation de malaise ne tarda pas à s’installer. Elle s’était royalement plantée... Lycia se tourna enfin vers Camille, sourire aux lèvres, léger petit rire gêné, espérant qu’il serait clément, mais sa propre expression laisser bien entendre qu’elle savait que ça ne serait pas le cas. Il n’allait pas la ménager, pas même un petit peu de rien du tout ?

« Je… Je me suis peut-être bien trompée de chemin, ahahah. »
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Camille Barthélemy

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- Langue fourchue et venimeuse -
❧ Boucle Temporelle : Londres, 1941
❧ Particularité : Être vénéneux. Son corps fabrique le poison qui coule dans ses veines, perle parfois sur sa peau et ses lèvres.
❧ Occupations : Empoisonneur d'existence quand il ne fait pas des tutos sur la vie.
❧ Miroir :
❧ Missives : 53
❧ Yeux de verre : 26
❧ Crédits : CK


MessageSujet: Re: Défi 3: Madness Normality - feat Camille Barthélemy   Jeu 2 Mar - 12:13

Madness Normality
Lycia & Camille
We'll meet again. Don't know where, don't know when but I know we'll meet again some sunny day

J'angoisse. Seul pour l'instant, sur le perron de la maison de Maître, valise à mes pieds, je contemple le ciel gris de ce début de printemps qui ne veut pourtant jamais avoir lieu, sans être capable d'arrêter le fil de mes pensées qui sans cesse me mènent jusqu'à la silhouette brumeuse et vaporeuse de mon jumeau.  Au sein de mon esprit, je tente de dessiner à la perfection le physique de Gustave, de recréer ce visage qui n'est pas si différent du mien et si dans les grandes lignes j'arrive à l'imaginer, je m'agace de voir qu'après toutes ses années, je me trouve désormais à ne plus connaître le tracé de sa mâchoire ou la façon dont ses lèvres esquissent les sourires qui autrefois savaient raviver en ma personne encore innocente l'envie d'un rire sincère. Frustré, et les sourcils froncés, je chasse au loin son être, l'empêchant de devenir une silhouette menaçante que l'angoisse pourrait s'approprier comme pantin et à qui elle pourrait lui faire murmurer à mon oreille toutes les choses que je crains d'entendre traverser ses lèvres en l'instant de grâce de nos retrouvailles. "J'étais mieux sans toi." pourrait-il avoir envie de me susurrer. "Pourquoi venir ? Tu ne vois pas que je n'ai jamais eu besoin de toi ?" avais-je entendu une fois dans un de mes cauchemars. "Tu es un poids pour moi, Camille. Je suis plus heureux quand tu n'es pas là." avait-il dit un jour au milieu des restes de mes souvenirs et des draps dans lesquels nous étions censés nous enrouler. Il glisse sur mon échine un frisson tandis que je tente de repousser d'un battement de cils apeuré les angoisses qui m'ont déjà empêchés de trouver le sommeil, rendant au passage cette journée difficile à entamer et mon humeur plus que mauvaise. Les bras croisés sur la poitrine, je pousse un soupir, m'apprêtant à céder une fois de plus aux sirènes de mes terreurs pour être au final sauvé par l'arrivée fracassante de celle qui se doit d'être ma guide jusqu'à la boucle temporelle où Gustave réside à  ses dires. Pour elle, je n'ai qu'un léger soupir et un regard du coin de l'oeil, qui en plus de lui faire comprendre qu'elle est à mon goût trop bruyante pour cette matinée que je peine à trouver agréable, elle s'autorise une question qui me fait ostensiblement lever les yeux au ciel.

"Si je dis oui, cesseras-tu de poser la question ?"

Espérons. Heureusement, elle comprend que si j'ai besoin d'elle pour entamer ce voyage, je préfère que celui-ci se fasse en silence et sans que je n'ai à subir ses questions ou réflexions qui pourraient me donner envie de l'empoisonner d'un baiser ou tout autre crachat plus ou moins gracieux. J'attrape ma valise et en ravalant l'angoisse qui pourtant me tord les tripes, je la suis jusqu'à la sortie de la boucle, espérant simplement que le voyage ne soit ni long, ni éreintant et que sa destination, à défaut d'être celle de mes rêves, ne soit pas le repaire d'une déception que je ne pourrais supporter. Et c'est donc ainsi, craintif et plus anxieux que je ne veux l'admettre que je la suis loin de la maison de Maître pour nous perdre dans le quartier des portes jusqu'à celle qu'elle vient pousser et dans laquelle je m'engouffre. Une sensation étrange s'empare de moi au moment-même où le seuil franchit, je quitte la fraîche matinée d'une Londres martyrisé par la guerre pour une soirée d'été à la chaleur qui me fait regretter le foulard pourpre qu'autour du cou je porte. Immédiatement, un fine perle de sueur vient perler sur le début de mon échine, au niveau de la première vertèbre saillante de ma colonne vertébrale, tandis que les doigts rendus faibles par la surprise, j'en viens à lâcher ma valise, plus dérouté par la vision de cette ville que je ne pouvais m'y attendre. Autour de moi, c'est un tout autre monde qui semble tourner et vivre, un univers presque cosmopolite qui en plus de faire battre mon coeur au rythme d'une aventure nouvelle, me laisse avec l'étrange impression que si je suis grisé par cette ville et boucle inconnue, elle semble bien moins sûr de son coup, me glissant même un regard qui tue en moi toute la bonne humeur qui jusque-là faisait naître en moi un doux espoir. Je fronce les sourcils au moment-même où nos regards se croisent mais j'attends qu'elle m'avoue son erreur pour grincer des dents.

"Dit-elle en souriant comme une potiche…." Mon ton se fait plus dur alors que je pousse un soupir agacé, tentant de garder le peu de calme qu'il me reste. "J'aurais dû m'en douter… Je… Je savais que je n'aurais pas dû te faire confiance mais voilà… Tu me fais miroiter des retrouvailles avec Gustave et voilà que je suis suffisamment sot pour te suivre et…" Je prends une grande inspiration pour ne pas devenir vulgaire en plein milieu de la rue, n'étant pas encore complètement sûr de vouloir devenir désagréable dans une ville que je ne connais pas et surtout dans une boucle qui n'est pas la mienne. Je m'éloigne de quelques pas le pas histoire de reprendre contenance et après de longues inspirations, je finis par retrouver un semblant de maîtrise de moi-même, revenant alors vers Lycia après avoir dénoué le foulard autour de mon cou, dévoilant au-dessus de mon col de chemise légèrement entrouvert ma gorge. "Bon… Nous allons dire que… Ce n'est rien. Oh ne crois-pas que je ne suis pas furieux, loin de là, mais on va dire que tenter de t'empoisonner ne m'apporterait rien pour l'instant à part d'être coincé ici, donc autant repousser ça à plus tard et s'occuper déjà de savoir comment rentrer. Parce que je devine aisément que tu ne sais pas comment, pas vrai ?" Je me pince l'arrête du nez avant de grogner. "Rappelle-moi de cracher dans la prochaine tasse de thé que tu vas boire."
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He used to call me DN, that stood for deadly nightshade. Cause I was filled with poison but blessed with beauty and rage — Ultraviolence.
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