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 Provoquer l'enfer | Défi [Clarence]

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MessageSujet: Provoquer l'enfer | Défi [Clarence]   Dim 26 Fév - 17:59

Provoquer l'enfer

- Hellfire, Hellfire... -

Après les réjouissances de l'autre jour, j'avais décidé de m'attarder quelques jours dans la boucle. Même si 2016 me manquait, je trouvais fascinant cette époque. Aussi, j'avais décidé de rester un peu dans le coin pour faire d'autres connaissances. Tout était nouveau, autant profiter avant que la routine me rattrape.

Ainsi, j'avais décidé de faire un tour dans les jardins. J'avais eu quelques échos disant que cela était un endroit particulièrement charmant. Il en avait pas fallu davantage pour que ma curiosité soit titillée. Et puis, qui dit jardin, dit surement carottes. Je n'en fais pas une obsession culinaire mais c'est vrai que le légume compte parmi mes préférés. Ce serait dommage de m'en priver si j'en trouvais une. Et puis, un renouvellement de boucle et hop ! La carotte sera de retour. Ni vu, ni connu.

-Je me demande si les Ymbrynes en 2016 ont pensé à faire un jardin comme ici !

Ma remarque est dite alors que je penche pour détailler du regard une fleur que je ne connais.

Cependant, j'aurais du me souvenir de ce que ma mère m'a rabâché dans mon enfance : si quelque chose nous intéresse, on regarde avec les yeux de loin et on ne touche pas.

Cela a pas loupé, la fleur que je voyais se trouve proche d'un petit étang. J'ai voulu me rapprocher un peu trop quand j'ai glissé lamentablement dans l'eau. Un malheur n'arrivant jamais seul, je me suis transformée. Mes vêtements ont suivi durant la transformation, autant dire que je vais reprendre forme humaine en étant trempée.

Génial.

Cependant avant de retrouver forme humaine, il faut déjà que je parvienne à sortir de là où je suis. Ce n'est pas gagné : même si je ne suis pas sur le point de me noyer le rebord est trop haut pour que je parvienne à sauter dessus.

Poussant un soupir, je me mets à pousser des petits cris de lapine pour essayer d'attirer l'attention d'un éventuel passant. Ce n'est pas toute seule que je pourrais sortir de cette situation impossible De l'aide est nécessaire avant que cela devienne totalement incontrôlable pour moi. Etre lapine n'est pas simple tous les jours, c'est moi qui vous le dit !


Dernière édition par Élodie Garayne le Sam 1 Avr - 15:59, édité 1 fois
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Clarence F. Bannerman

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- Garde tout le monde à l'oeil -
❧ Boucle Temporelle : 22 mars 1941, retourné à une Guerre qu'il crut avoir un jour classé dans son passé.
❧ Particularité : Les paumes de ses mains se sont un jour courbées de deux yeux supplémentaires. Deux paupières qu'il condamne depuis à l'obscurité.
❧ Occupations : Curiosité ou intentions cachées, il remplit les pages de ses dossiers aux couvertures criblées des noms des syndrigastis qu'il rencontre.
❧ Miroir :
❧ Missives : 412
❧ Yeux de verre : 86
❧ Crédits : © Mad Hattress | Ananas de mes nuits et de mes jours


MessageSujet: Re: Provoquer l'enfer | Défi [Clarence]   Sam 11 Mar - 20:11


Provoquer l'Enfer
DÉFI III

     Les jours passaient, fanant le souvenir de la fête à laquelle il fût convié. Comme s’il ne put aussi facilement en réchapper, les basses se heurtaient encore en rythme dans sa tête, migraine mélodique impossible à faire taire. Ses lèvres gardaient en mémoire la caresse du champagne, reniant depuis tout autre alcool. Et tout ce qu’il se mit à regretter, fût de ne pas avoir su l’y retrouver. Elle, qui eut disparu depuis tant d’années, lui laissant croire dans son absence, qu’elle put avoir disparu à jamais. Il avait cru pouvoir la retrouver à la croisée de ces époques, par-delà les océans. Les jours passaient sans trace de ce fantôme qu’il traquait, et ses pas n’eurent après coup plus aucun sens. Il s’était perdu dans les jardins, oubliant le chemin qu’il eut à prendre ; perdu, entre l’envie de rentrer et le regret de devoir abandonner. Il n’avait jamais cessé de penser à elle, et les années lui eurent pourtant un temps fait oublier ce qu’il put encore récupérer. L’espoir était devenu un deuil, la souffrance moins grande depuis qu’il avait appris à vivre sans. Mais ces visages nouveaux étaient une chance renouvelée de rattraper le passé. Un rappel à l’ordre des erreurs qu’il put ne pas avoir encore réglé.
     Il resta quelques minutes immobile, cherchant dans ce silence, à noyer les dernières brides de musique résonnant encore en lui. Un mal bien plus grand lorsqu’il se mettait parfois à fredonner des airs sur lesquels il n’eut dansé, retrouvant la mémoire des silhouettes ondulant les unes contre les autres. Et il n’y eut personne pour oublier ces images et ces sons. Les jardins furent aussi vastes que désertés, bien trop grand pour espérer s’y croiser. Clarence crut pouvoir y avancer indéfiniment seul, jusqu’à ce que des cris à peine audibles ne l’arrêtent. Il s’approcha de l’étang, suivant les bruits pour découvrir cet animal nageant dans l’eau. Il hésita, longuement avant de s’accroupir et de récupérer l’animal entre ses mains bandées. Il le tint à peine hors de l’eau que son image se fondit dans l’obscurité.
« Merde ! »
     Il lâcha l’animal, trop abruptement sur le sol avant de se laisser tomber en arrière pour s’asseoir. Les mains venues panser ses yeux, il se mit à paniquer. Il sentait les paupières dans ses mains chercher à s’ouvrir sous ses bandages humides, refusant de laisser leur place aux yeux de son visage.
« Arrêtez. »
     Elles étaient seules à vouloir s’ouvrir, défiant toute logique. Clarence quitta précipitamment ses bandages pour accéder à leur demande et laisser ses paumes faire face à son visage. Dans ce miroir persistaient à rester ces deux orbites blancs qu’il eut appris à détester. Il se concentrait, ne sachant réellement comment convaincre son corps de fonctionner. Il observait son visage comme l’étranger qu’il put être sous ce nouveau regard, acceptant doucement ce fardeau. Il ferma sa main gauche appuyant à peine ses doigts sur les contours de sa paume meurtrie. Ses bandages récupérés dans sa main droite, il les rangea dans la poche de son pantalon et explora ce qui put encore l’entourer. L’animal qu’il avait sauvé se tenait encore là, effrayant dans le regard qu’il put lui porter. Effrayant, comme tout le devenait sous l’emprise de ce regard incommodant.
« Que veux-tu ? »
     Il n’eut jamais à faire face à ce dysfonctionnement. Parfois s’étaient-elles ouvertes sans consentement de sa part, ou plus exactement sur les réflexes de son corps. Elles se crurent la solution à certaines de ses envies, lorsqu’une fois dénudées, elles purent s’ouvrir pour lui faire entrevoir plus facilement ce qu’il ne put voir autrement. Les bandages les faisaient taire, leur ôtait toute capacité à s’ouvrir sans qu’il ne l’ait autorisé. Pour la toute première fois elle prenait le pouvoir sur sa volonté, incontrôlables alors qu'il put toujours les fermer; et l’idée de devoir vivre sous leur emprise constante le terrorisa. Il lui fallait retrouver le chemin des jardins ; s’en remettre à Maxine si elle put être la première à lui apporter son aide. Il voulut se lever, observant l'animal à ses côtés pour ne pas risquer de l'écraser. Et que faisait-il là celui-là ?
« C'est toi qui a fait ça ? »




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MessageSujet: Re: Provoquer l'enfer | Défi [Clarence]   Sam 1 Avr - 16:39

Provoquer l'enfer

- Hellfire, Hellfire... -

Hourra ! Je n'ai pas eu à attendre longtemps avant que l'aide envoyée par je ne sais quelle divinité bienheureuse arrive. Alors qu'on me sort avec délicatesse de ma prison aquatique, je prends soin de ne pas bouger. Je sais que c'est pour mon bien, pas besoin de se débattre de manière inutile et incontrôlable pour échapper à cette personne charitable.

Par contre, je ne peux m'empêcher de couiner de manière misérable lorsque la personne me lâche bien plus haut. Par miracle, je parviens à ne pas me blesser dans ma chute. Si j'étais une lapine plus costaud, je lui aurais mis un coup de patte bien placé pour son geste tiens !

Si j'étais humaine, je l'aurais regardé de manière stupide. Je dois d'ailleurs être en train de le regarder de manière stupide et, étant sous ma forme lapine, mon attitude doit paraître assez étrange. Mais passons. Il a bien vu la situation dans laquelle j'étais il y a quelques minutes, il n'y a pas besoin d'être un génie pour comprendre ce que je voulais : qu'on me sorte de ce bassin puisque c'était impossible de le faire pour moi tout seule. Fin de l'histoire.

C'est dans ces moments-là que je regrette de ne pas me faire comprendre sous ma forme lapine. J'aurais pu répondre à ses questions ou au moins me défendre face à ses accusations. Je ne sais pas de quoi il parle d'ailleurs mais je sais que, quoiqu'on puisse me reprocher, je n'y suis pour rien cette fois-ci. Promis, je n'ai fait aucun tour dans cette boucle. Donc non, ce n'est pas moi.

Je tâche de pousser des petits cris outrés pour faire comprendre que ce n'est pas moi. Maintenant, restez plus qu'à lui faire comprendre que je souhaite savoir ce que lui souhaite désormais. Moi, j'ai eu ce que je voulais, à savoir sortir du bassin.

Avec un brin d'imagination, je me rapproche de lui. D'une patte, je le désigne lui avant de me désigner moi. Puis, je saute en plusieurs bons sur la tête de l'homme avant de retomber en plusieurs bonds sur terre avant de désigner l'étang. Je ne sais pas si le message est clair. En quelques gestes, j'ai voulu lui faire comprendre que je suis moi aussi une Syndrigastis et que je suis tombée malencontreusement dans l'étang sous ma forme animale. Enfin, me rappelant que je dois tout de même le remercier pour son geste, je fais à nouveau quelques bonds pour lui coller mon petit visage de lapine à proximité de sa joue.

Mes gestes faits, je me repositionne devant lui. Immobile, j'attends de voir s'il a compris ce que je viens de mimer. Mais aussi, peut-être que je vais reprendre forme humaine, qui sait ?
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Clarence F. Bannerman

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MessageSujet: Re: Provoquer l'enfer | Défi [Clarence]   Lun 10 Avr - 12:50


Provoquer l'Enfer
DÉFI III

     Un soupire. Telle fût sa réponse.
     La terre se mettait à tourner différemment une fois capturée dans le creux de ses mains. Elle ancrait encore ses pieds au sol, gravité intangible, et laissait ses autres repères tanguer dans l’air. Il cherchait à les capturer dans cette dimension qu’il connaissait mal. L’horizon était plus grande, infinie, lorsqu’il ouvrait les bras. Il aurait pu être libre en les levants vers le ciel. Plus haut et plus grand dans son seul esprit alors que son regard se portait au-delà des obstacles. Il avait décidé de ne pas l’être, le corps menacé par ce qu’il ne savait comment aborder. Ce qu’il avait dû cacher. Il joignait ses coudes, couvrait son visage du dos de ses mains tel un masque. Il le retirait parfois, et ses jambes se refusèrent alors le droit d’avancer. Il crut les paupières heureuses à présent qu’elles eurent le monde pour elles. La lumière était d’abord aveuglante, et se révélait miracle au désespoir qu’elles eurent connu. Il sentait le soulagement de se savoir enfin voir ce qui fût jusqu’alors interdit. Cette joie lui appartenait, et il se refusa à l’accepter comme telle. Les paupières ne durent jamais être une partie de lui, seulement l’hémisphère d’un monde accroché douloureusement à ses paumes. Et il ne put être heureux alors que son corps s’était égaré; incontrôlable désormais.
     Les images tournèrent encore, cette fois guidées par le mouvement de l’animal à ses côtés. Il pencha la tête là où lapin dû apparaître, et seule sa main put l’apercevoir. Déployée et fière, elle roula une pupille sur la petite silhouette rousse. Sa patte était tendue vers lui, embarrassée de mouvements humains. Dans son œil noir et rond s’était imprimée l’inquisition de son regard. Une humanité qu’il voulut d’abord à peine voir. Sa main balaya l’air lorsqu’il sentit les pattes de l’animal frapper contre sa tête. Il ne l’atteint pas, l’horizon brouillé sous la rapidité de cette gifle infligée au ciel.
« Reste tranquille. »
     Clarence sentait l’agacement monter en lui, alors qu’une caresse gentiment offerte contre sa joue ne contribua qu’à l’agacer.

     Il n’était plus seul, et cela aurait dû suffire. Si ce ne fût pas le message délivré par l’animal qui l’obligea à s’en remettre à cette évidence, ce fût ses gestes, couverts d’intentions humaines. L’humanité en cage derrière des yeux parfaitement circulaires. Tout ce qu’il aurait dû voir chez Eustache au cours de ces longues années à l’appeler « son chien » ; et il n’eut jamais été qu’un canin.
« Ne panique pas, nous allons rejoindre le Manoir pour y trouver quelqu’un. »
     S’il exista une personne à même de leur venir en aide. Et s’il ne fût pas assez bête pour croire parler, non à un animal, mais à un particulier.
     Il se releva difficilement, fermant les poings contre la pelouse pour se relever, éteignant au passage ce qui lui permettait de voir. Le Manoir était grand, et s’effaçait pourtant derrière la densité de ce jardin aménagé. Le chemin en devint long, et il se demanda ce qui lui avait pris de venir se perdre dans les jardins. Qu’il se souvienne de ce séjour de l’autre côté de l’Atlantique, car il eut enchaîné en quelques jours à peine les situations les plus rocambolesques.
« Je vais te porter. Cela ira plus vite. »
     Il pansa à nouveau sa main gauche, de peur d’avoir à se blesser en se saisissant de l’animal. Et le chemin aurait été bien plus long en le laissant courir après ses pas. Impossible voir, à rebrousser avant le soir. Aussi lents et maladroits pouvaient devenir ses pas une fois guidés par son deuxième regard. Il attrapa l’animal d’une main, utilisant la droite pour encore être capable de voir.
     Un enfant s’imaginait-il alors qu’il se mit à avancer. Seule solution au désordre dont il dû s’encombrer. Et ses manières lui permettaient à peine de penser pouvoir tenir un homme entier tendrement dans sa main.




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