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 « Meanwhile in NY » ❧ DEFI DU 100e RP

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Galahad L. Ednyfed

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- Imitateur excentrique -
administrateur
❧ Boucle Temporelle : Grondements infernaux qui déchirent les cieux, l'apocalypse journalière de quarante-et-un.
❧ Particularité : Échine capricieuse qui prend le code soufflé, carcasse qui copie et imite l'être effleuré. Il s'implante jusque dans l'esprit qui s'efface, fardeau que de ne jamais être soi.
❧ Occupations : Projectionniste, pour le plaisir des regards avides de curiosités. Voyeur et récolteur d'informations qui se joue de ses habits de chair. La médecine et l'anatomie n'ont également plus aucun secret, avenir brillant dérobé.
❧ Miroir :
❧ Missives : 666
❧ Yeux de verre : 184
❧ Crédits : kidd (ava) / DΛNDELION (gifs)


MessageSujet: « Meanwhile in NY » ❧ DEFI DU 100e RP   Dim 26 Fév - 20:34

Cette histoire va partir en couille

- Il y a des jours comme ça, où on ferait mieux de rester au lit -

Un grand flou vaporeux. Une vague impression d'être mort, n'appartenant plus une seule seconde à la réalité. L'esprit surplombe le corps, s'est envolé à des années lumière, atteignant un doux paradis irréel, le touchant presque du doigts, peut-être trop beau, trop doux pour être vrai. La sensation de bien être est hélas rapidement rattrapée par ce qu'on nommait dans le jargon "la pâteuse et le cuite du lendemain", retrouvant la gravité en une seconde à peine pour faire sortir mes tripes sur le sol dans une grimace digne des plus grand acteur hollywoodiens. La fierté s'en prend un coup, plaquée au sol par la bile et les litres d'alcool ingurgités. Le grand flou reste, mais devient nettement plus douloureux, apportant ce qui semble être un sifflement qui résonne désormais dans mon esprit. La lumière du matin (ou peut-être de l'après-midi ?) est douloureuse, donnant cette impression de m'être changé en vampire cette nuit, enfonçant le clou, comme si le mélange n'était pas assez suffisant.

Bien entendu, ce n'était pas tout, c'était loin d'être terminé même, ça aurait été trop simple, trop merveilleux, trop facile, magnifique. Comme si le sort m'empêchait de rejoindre les bienfaits d'un lit pour décuver correctement. Une jurisprudence défectueuse qui voulait me voir ramper sur le sol pour avoir malmené mon corps la nuit dernière. D'ailleurs les souvenirs sont vagues, se dissimulant derrière cette sorte de brouillard opaque qui ne laisse entrevoir que trop peu de choses, tel une bobine surexposée qui donnait mal aux yeux. Quelle idée, moi qui m'étais dis que plus jamais je ne me laisserait emporté de la sorte dans des déboires de soirées arrosées.

Je me reconnecte au monde, doucement, mais surement. Me demandant d'abord ce que je faisais dans cette tenue à des années lumières de celles abordées d'habitude. Avais-je emprunté un corps ? Un masque ? Joué les acteurs dans les traits d'un autre ? Joué les voyeurs sans être repéré ? Au vu des escarpins vertigineux qui m'enserraient beaucoup trop les orteils et la robe en parfait accord avec les années vingts aux trop nombreux strass, probablement. Elle aussi me serre, menace de craquer au moindre mouvement, pouvant entendre les coutures hurler au moindre geste. Il fallait que je trouve des vêtements avant de me faire remarquer. Ou un corps féminin, peu importe, du moment que ça m'évitait de me retrouver nu et rester aussi ridicule.

C'est alors que le lieu s'imposa à mon esprit, écarquillant le regard, hagard, lèvres s'ouvrant d'elles-même, ne pouvant retenir un juron qui ferait pâlir la moindre Ymbryne se trouverait à moins de dix mètres. Ce qui ne risquait vraiment pas d'arriver dans la cage d'un fauve. Cage d'un fauve. Cage d'un fauve. Il fallut faire résonner le mots plusieurs fois pour qu'il percute enfin dans mon esprit, créant un élan de panique instantané à la vue du tigre endormi à l'autre bout de l'enclos. Mon rythme cardiaque remplace désormais l'odieux sifflement acouphène, ôtant les escarpins en une fraction de seconde alors que je rejoins la sortie aussi furtivement que possible. Peu importe l'état de mon organisme, la crainte de me retrouver entre les crocs de la bestiole si elle se réveillait me donnait des ailes. Un tigre ! Un fauve ! Énorme ! Capable de faire grincer mes os sous ses dents ! Pourquoi pas plutôt un doux et innocent ornithorynque ? La cage est refermée à la hâte, entendant alors ce qui semble être un craquement de tissus. Cette robe allait finir par me lâcher d'une seconde à l'autre. Qu'importe, je préfère me concentrer sur le fait d'avoir évité une mort certaine. Qu'avais-je fait cette nuit ?

Central Park. Enfin je suppose, reconnaissant les quelques décors du zoo aperçus dans les films. Ou plutôt ce qui l'en reste, ne laissant là qu'une sorte de désert triste et dépourvu de toute vie animale. Un souvenir douloureux remonte, me frappe tel un coup de poing et la crainte à peine délaissée refait surface. Je revois mes mains, ou peut-être d'autres qui semblaient m'appartenir le temps d'un soir, se poser sur les grillages et les portes, libérant l'animalerie tout en leur hurlant de jouir de leur nouvelle liberté. Aïe. Le comble de l'horreur, avoir semé la zizanie et la panique dans une boucle qui ne m'appartenait pas, une boucle tellement attrayante et dont je ne voulais pas me faire expédier comme un malpropre aussi rapidement. Trouver une solution. Réfléchis Galahad. Personne ne doit remarquer ton coup de folie monumental. Que ferait cet homme, Shia Laboeuf qui parvient à motiver les troupe et soulever des troupeaux ? Plus Jamais je ne toucherai à un verre d'alcool avec un corps emprunté.

Je n'étais pas un fervent amateur d'eschatologie, mais la fin du monde semblait proche, un air d'apocalypse qui planait dans la grosse pomme. L'agitation semble à son paroxysme, devinant aisément d'où venait le capharnaüm. Il allait me falloir quelque cigarettes pour me tirer d'affaires et un plan en béton avant que cela ne s'ébruite un peu trop. Hors de question d'attendre le renouvellement de boucle, ça reviendrait à détruire la ville à moi tout seul en un sens, à laisser toutes ces bêtes courir dans tous les sens.

La nausée revient, haut le cœur qui me hurle de me rouler en boule dans un coin sombre et moelleux, pourquoi pas m'allonger dans une chilienne, pour ne plus en sortir, à gémir toute la journée tel un vieillard qui ne supporte plus le moindre son. Il fallait la combattre, rester fort, affronter le défi en essayant de survivre. La tête est plongée dans la première fontaine trouvée, laissant l'eau fraîche faire son travail réparateur sur mon esprit. Je n'avais même pas remarqué les plumes sur ma tête, les regardant flotter dans l'eau avec appréhension. Visiblement j'avais voulu pousser le costume à l'excès.

Je sens quelques regards se poser, sortant de leurs engrenages et figuration, perturbé par l'image même que je devais renvoyer. « Oui bon, journée compliquée ! » Je respire la contrariété, sifflant aux visages des passants tel un serpent venimeux prêt à mordre. Ce n'était pas le moment, me sentant obligé de sortir la justification. Le second problème, le plus contraignant, en dehors de la tenue, résidait justement dans le fait qu'elle ne couvrait pas grand chose, laissant la peau en bonne partie dénudée et accessible, ouverte à toute jolie mimine qui désirait s'y poser bien à plat. Le cauchemar, serrant les dents avant de commencer le calvaire d'une démarche décidée, forcé d'esquiver le moindre individu humanoïde sous peine d'ajouter un autre élan de panique à la fête. Magnifique journée. Vraiment.

Instant d'errance et de méditation, regrettant ne pas avoir la particularité de communiquer avec les animaux, voir de leur imposer ma volonté. Je n'étais qu'un change-forme parfaitement inutile pour ce genre de cas, incapable de servir d’appât sans risquer ma peau. Puis vint le signe, l'idée du siècle, presque accompagné d'un faisceau lumineux et de chœurs. La voiture semblait seule, loin de son propriétaire et ouverte. Le parfait engin qui pourrait attirer les pensionnaires égarés. Un emprunt, juste un petit emprunt de quelques heures, jusqu'au lendemain. Ne manquait plus que chercher de quoi être certain qu'ils suivent, qu'ils me courent après sans se perdre. La nourriture restait la meilleure des carottes, courant jusqu'aux réserves du Zoo où je tente de me faufiler, profitant de l'incompréhension des soigneurs pour dérober l'objet de ma rédemption. Retrouver l'automobile, attacher les appâts bien en vue et tenter de la démarrer.

Des décennies plongé dans des livres d'anatomie, être capable de faire une opération à cœur ouvert, mais rien sur la mécanique des années vingt et comment la trafiquer correctement. Bravo Galahad, voilà que tu as l'air fin. Cela ne devait pas être si complexe, finissant par ricaner tel un génie démoniaque alors que le moteur vrombit enfin. Je craque, déterminé et me cramponnant au volant avant de démarrer la bête. Je devais avoir des airs de fou du volant, un évadé d'asile en robe et aux cheveux dégoulinant qui sème la panique dans les rues. Je hurle sur le moindre animal croisé, m'arrêtant pour agiter de quoi les faire venir tout en les provoquant d'un regard rond. Après tout, ils n'avaient pas eu droit à leur repas matinal.

Le stratagème semble opérer, accélérant tout de même la cadence en évitant dangereusement quelques obstacles, pour ne pas dire personnes, sur mon chemin, hurlant comme un forcené pour qu'on me laisse passer avec ma cargaison digne d'une véritable jungle. Mon estomac n'en supporterai pas d'avantage, préférant régler le problème rapidement. Fort heureusement, il n'y aurait jamais de New York Times du lendemain, ne pouvant m'imaginer les gros titres que cela pourrait donner. Le zoo est regagné en trombe coupant court par le parc, provoquant quelques hurlements au passage. Qu'importe, ça ne pourrait pas être pire. Je freine sec devant le premier soigneur venu, juste derrière les grilles d'un enclos, me retenant de vomir une nouvelle fois tout en ravalant la bile alors que je m'extirpe rapidement de l'engin, évitant de justesse de me faire massacrer par toute cette faune affamée. « Voilà vos bestioles, maintenant débrouillez-vous. Je vais dormir. » Démarche rapide dans une tentative de fuite pour qu'on ne me rattrape pas, éviter également tout contact et, si possible, la police qui avait bien entendu remarquer mes péripéties dans les rues.

Il n'y avait plus qu'à retrouver ce fichu manoir, ce qui dut me prendre à peu près deux heures dans cette tenue en plus de ne pas connaître cette ville immense qui ressemblait plus à un labyrinthe qu'autre chose. Moi qui rêvait de visiter New York, c'était réussi. Enfin, le but fut atteint, dénichant le premier fauteuil venu pour m'y effondrer, désormais loque humaine pouvant décuver comme il le pouvait à l'abri de toute histoire farfelue. Le premier qui oserait me sortir de là risquait fort d'y laisser quelques dents. J'en rirai presque tellement la chose avait été surréaliste, parfaitement ridicule, me laissant tout de même un brin de fierté d'avoir su à peu près gérer la problématique, même si je l'avais provoqué comme un parfait abruti. Ça irait probablement mieux demain, une fois que le jour serait effacé au profit d'un nouveau capable de rattraper la chose, qu'elle soit oubliée et perdue dans les méandre du temps. En attendant, j'allais dormir.  

CE FURENT LES DÉSASTREUSES AVENTURES DE GALAHAD QUI NE VOUS REMERCIE CERTAINEMENT PAS, MERCI ET BONSOIR.




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