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 « Half of me is gone » DEFI I ❧ Ft. Moïra-Mari

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Galahad L. Ednyfed

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- Imitateur excentrique -
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❧ Boucle Temporelle : Grondements infernaux qui déchirent les cieux, l'apocalypse journalière de quarante-et-un.
❧ Particularité : Échine capricieuse qui prend le code soufflé, carcasse qui copie et imite l'être effleuré. Il s'implante jusque dans l'esprit qui s'efface, fardeau que de ne jamais être soi.
❧ Occupations : Projectionniste, pour le plaisir des regards avides de curiosités. Voyeur et récolteur d'informations qui se joue de ses habits de chair. La médecine et l'anatomie n'ont également plus aucun secret, avenir brillant dérobé.
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MessageSujet: « Half of me is gone » DEFI I ❧ Ft. Moïra-Mari   Lun 27 Fév - 12:42

Half of me is gone

- Before I got so brokenhearted, before you took the best of me -

Étrange jardin qui n'en fini pas, qui change de décors à l'infini, murmure une légère impression de voyage entre les allées. Il n'avait rien du chaos londonien, rien des grondements sinistres, remplacés par le chant de quelques oiseaux. L'été. Profonde inspiration, déambulant comme un mioche qui sortait pour la première fois depuis trop longtemps, enfermé dans un printemps boueux et humide qui aura duré plus de soixante ans. J'en avais oublié jusqu'à la sensation du soleil qui se glissait sur ma peau. Sa caresse était délicate, chaleureuse, douce impression qu'il ne pourrait rien avoir de plus agréable au monde en cet instant. Peut-être étais-ce le dernier emprunt, mais j'en avait presque les larmes aux yeux tellement c'était grandiose, me laissant emporter par la simplicité d'une journée radieuse au beau milieu de la verdure.

Cette boucle ma paraissait parfaite et pas uniquement par l'étendue des trop nombreuses curiosités qu'elle abritait, pas seulement pour la ville et sa démesure, abritant théâtres et cinémas capables de me faire rêver  à tous les coin de rue, pouvant désormais me vanter d'avoir voyagé, bien que tout me donnait envie d'y rester, de remonter un brin le temps pour m'installer avant cette guerre sans fin. Peut-être que j'y trouverai ma chambre, peut-être que je devrais en parler à Betty, vivre autre chose que les mêmes souvenirs de bataille en boucle.

La chemise immaculée est remontée jusqu'aux coudes, qu'importe ce qui pourrait arriver, je ne voulais pas me couvrir par ce temps, je ne perdrait certainement pas ma bonne humeur. Les passants croisés sont évités avec soin, dansant presque pour contourner leurs corps. Les portes du labyrinthe s'offrirent à moi, décidant de m'y perdre pour quelques heures, oubliant le chemin à peine entré. Et puis il y eut cette impression étrange, sorte de vide complet et quelque peu déroutant, comme si quelque chose venait d'être arraché sans état d'âme et cela n'avait rien à voir avec mon orientation. Je ne parvenais pas à trouver d'où venait cette gène imperceptible, sensation de me retrouver alors que paradoxalement perdu,  d'être en quelque sorte moi-même tout en oubliant le chaos infini qu'avaient provoqué des décennies d'emprunt. C'était toujours déroutant, effrayant ce genre d'instant, où toutes les parcelles et résidus d'autrui disparaissaient comme ça, d'une traite, pour enfin retrouver une structure mère et parfaitement stable.

Un tournant pris un brin trop rapidement et ma distraction me fait foncer dans une silhouette sans crier gare, levant instinctivement les bras découverts pour limiter la casse. Trop tard, je parviens encore à sentir le bref contact cutané sur mon avant-bras. Long soupir alors que j'attends la chose redoutée, alors que je venais juste de me retrouver pleinement. Le malaise augmente en visualisant les traits de Moïra, écarquillant le regard, pris de malaise. Sur toutes les âmes perdus dans ces jardins, il fallait que je tombe sur elle, la plus effrayée à l'idée que son physique l'affronte et lui soit dérobé. « Je suis désolé, j'aurai du faire attention, j'étais distrait et... » Et quoi ? Le frisson ne venait pas, la voix ne dérapait pas tout en restant dans les tonalités graves, pas l'ombre du moindre changement organique, le silence absolu. C'est drôle, j'étais pourtant certain de l'avoir effleuré, j'ai probablement du halluciner, prendre peur un peu trop facilement, retrouvant mon sourire tout en instaurant une distance de sécurité. Définitivement, c'était une belle journée.

« J'ai du rêver. » Ou peut-être pas, cherchant le moindre autochtone de cette boucle du regard dans les allées, prêt à lui poser une belle main plate sur le visage pour vérifier, prêt à aller jusqu'à provoquer la chose juste pour vaincre la curiosité. Peut-être un brin trop optimiste à cause de ce temps radieux et de ma bonne humeur, allant même jusqu'à imaginer que la journée soit accordée à la perfection et dans les moindres détails. Ne pas être trop optimiste, elle avait comme une consonance de rêve irréel, me donnant cette impression que j'allais me réveiller d'une seconde à l'autre dans l'obscurité de ma chambre baignée par le gris matinal et incessant du printemps de quarante-et-un.



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Moïra-Mari Calum

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- Ymbryne défectueuse -
❧ Boucle Temporelle : sous la terreur des bombardements (1941)
❧ Particularité : troublionne des temps anciens, unique danseuse sur un tableau figé
❧ Occupations : valseuse, elle éclaire la journée des âmes innocente. Objet de fascination, émerveille les yeux innocent
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MessageSujet: Re: « Half of me is gone » DEFI I ❧ Ft. Moïra-Mari   Mer 1 Mar - 21:25

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« Impossible... » Entre rêve et mensonge, hors des murmures de temps, cet instant étrange s'allonge encore et encore. Avait elle rêvé ? Non, elle l'avait senti, ce contact, cette chaleur, elle en est certaine, ils venaient de se toucher. Maladroitement et pourtant, aucune métamorphose ne s'opère... Rien. Son regard s'agite, tourne encore et encore, croyant rêver, ou alors est-ce que le temps s'est suspendu ? Non, les oiseaux chantent, quelques voix au loin s'élèvent. Alors elle ne peut que rêver, doux rêves, délicate illusion. Pourtant, tout semble si réel, tout est réelle, il n'y a aucun doute, intimement, elle en est convaincu, elle ne veut plus croire en ce fantasme qui la berce nuit après nuit. Elle ne veut pas croire en un mensonge, elle veut espérer que tout est réel, que cette bousculade est une heureux accident, que pour une fois dans sa longue vie, que l'univers est de son côté. Qu'elle peut osé... Simplement oser.

Et sans un mot, sans mise en garde, elle lui saute au cou. Une pulsion incontrôlable, ce baiser dont elle rêvait tant. Avec passion, ses lèvres ne forment plus qu'une avec celle de son compagnon d'éternité, comme un besoin physique qu'elle se devait d'assouvir. Sensation enivrante, plaisir incalculable, inexplicable. Elle était incapable de mettre des mots sur les nombreuses sensations qui parcouraient son corps, son cœur à cet instant. Elle n'était que joie et amour, la mélancolie absente.

Et puis, c'est le retour à la réalité. Un baiser qui se brise, elle prend conscience de sa folie et même si le corps de son camarade est toujours celui de l'homme qu'elle connaît. Même si enfin elle avait put avoir ce contact qu'elle désirait tant, mais étais-ce que lui désirait ? Au fond, elle l'ignorait, elle venait de violer cet intimité qu'il protégeait avec tant d'ardeur, profitant ce qui semblait être un éclat de normalité dans leur vie hors norme. Un instant de faiblesse dans ce cycle perpétuel. Un murmure qui l'a poussa à un tel acte, une rêverie, ce sentiment dont elle ignore bien des choses, est-il seulement partager par l'être convoité ? Est-il seulement réel ? Un pas en arrière, la tête baissé et les joues rougeoyant de honte, elle tente d'articuler quelques mots ridicule. « Dé... Désolé... Je... Je n'aurais... Pas dut. » Un pas de plus en arrière. « Je sais pourtant que tu n'aimes pas ça... Le contact... A cause... A cause de ta particularité » Pourtant, elle était aux abonnés absente aujourd'hui, tout comme la sienne. Elle qui désirait tant arrêté le temps pour fuir, elle qui souhaitait désormais jouer avec cette chose qui l'effrayait plus que tout. « C'est... Ce fut juste... Juste des rêveries de gamine stupide... Un ridicule... Fantasme. » Ce mot qu'elle tait depuis tant d'années, ce qu'elle n'a jamais avoué, même à lui, le désir de le serrer contre elle, de l'embrasser, simplement. Juste ça, avec simplicité et innocence.

« Je suis désolé... »

Ces mots résonnent à travers le jardin, comme un désir de rédemption. Le besoin d'avoir son pardon, la peur de le perdre, la peur de la distance. Cette distance qui fut toujours maintenu, la peur de tout perdre avec lui. Terrible cauchemar qui ne fut jamais aussi réel à ses yeux. Elle attendait sa réponse, sa réaction, comme un accusé qui attend la sentence sur le banc des coupables.


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The solitude creeping around in strands until I’m weighted down, remembering in innocence my laughter in the distance. I can’t get free; no, can’t get free; no, can’t get free, no can’t get free; no, can’t get free, no, can’t get free; it’s unravelling the world
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Galahad L. Ednyfed

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MessageSujet: Re: « Half of me is gone » DEFI I ❧ Ft. Moïra-Mari   Dim 5 Mar - 23:41

Half of me is gone

- Before I got so brokenhearted, before you took the best of me -

Doux sourire qui s'esquisse, attend une quelconque réaction, le moindre soupir de soulagement, la moindre expression autre que ce qui semble être un blocage pour le moins étrange. Probablement la crainte, un coup de tension alors que la catastrophe a failli s'opérer, alors qu'elle a failli s'affronter l'espace d'un instant, faire face à sa jumelle parfaite, à son cauchemar, probablement notre cauchemar. J'ignore lequel des deux serait le plus mal à l'aise, si le fait de lui dérober ses traits et son intimité ne serait pas tout aussi terrible que de s'observer, se faire juger par soi-même. La danseuse n'avait pas vraiment l'air dans son assiette, pointe de déception qui monte dans cette journée si bien rodée, fronçant les sourcils alors que les mots inquiets sont sur le point de sortir.

Le tout va probablement beaucoup trop vite. Le surplus d'informations me frappe en plein visage et ne fait que provoquer un manque d'oxygène, mon organisme totalement pris au dépourvu. Les contacts s'enchainent soudainement, les limites se brisent, se tordent, se frôlent, se percutent, sans que je n'aie le temps de la repousser, de l'esquiver, de l'empêcher de commettre ce genre de folie parfaitement ridicule, caprice que je ne peux comprendre et qui me déroute. Si elle voulait se voir, que je copie, imite, me change, adopte ses traits, un simple doigt aurait suffit et non une étreinte qui me mettait terriblement mal à l'aise en rendant la chose terriblement perturbante. Trop de peau...contre trop de peau, contact physique bien trop peu habituel, surtout de façon si généreuse. Si déjà les premiers gestes furent déstabilisants, ce qui vint ensuite ne fit qu'augmenter la sensation de vertige, de perdre pied, de m'étouffer tellement je ne parvenais plus à me souvenir de la démarche pour respirer correctement. Qu'est-ce que j'étais censé faire en cet instant ? Perdu dans le néant et le vide total, mon cerveau incapable de trouver une réponse ou un geste censé à faire. Mon corps bouillonne, émulsion pourtant délicieuse alors que la chose ne vient pas, que chaque cellule reste a sa place, conserve sa propre consistance, sa structure, tout en donnant l'impression de partir en vrille. Incompréhension totale, me perdant dans l'amas, le nombre incalculables de choses qui se déroulaient en cet instant.

Tout s'arrête, calme plat qui revient alors que je tente de reprendre mon souffle qui me manque, regard écarquillé rivé sur ma propre peau qui reste bel et bien là, laissant la douce malédiction silencieuse. Un songe. Il ne pouvait s'agir que d'un rêve lointain et perdu de normalité. Dicté par des pensées dangereuses et interdites. Le blocage se fait, percutant à peine que des mots s'échappent des lèvres de Moïra, qu'elle gesticule en attendant probablement une quelconque réaction, incapable de lui fournir quoi que ce soit. Mes propres doigts me giflent, douleur nécessaire qui ne me réveille pas pour autant, mais qui a au moins le mérite d'arrêter cet état de crise qui venait de durer de trop longues minutes. La réalité s'impose, le soleil baigne toujours le jardin new-yorkais, la brune était toujours là et venait de franchir peut-être un brin trop la proximité.

« Je.. heum... wow, comment dire ... » Respire Gal, respire, chercher à faire une phrase construite, dans un ordre convenable, française, alignée. La panique reste, parvenant à entendre les palpitations. Ma peau est parcourue, cherchant les mèches courtes, le menton râpeux, la pomme d'Adam, m'assurant de façon tactile que tout était bel et bien resté en place de façon presque irréelle, impossible. Les sourcils se froncent, mes doigts hésitants finissent par saisir le poignet dénudé de la jeune femme, refermant ma paume à plusieurs reprises alors que la magie continue d'opérer. Depuis combien d'années n'avais-je pas effleurer une peau délibérément sans provoquer la chose, sans que mon organisme n'adapte et n'imite ? Cette soudaine normalité, ce silence de la part de ma particularité en devenait déroutant, presque malaisant, brisant les habitudes instaurées et les règles inculquées.

La suite revint ensuite en tête, le geste, la violence du contact dérobé, arraché. Mes doigts la relâchent, se portent à mes lèvres, pouvant presque encore sentir la chose. Déroutant. Dérangeant. Honteux. Gluant. Déstabilisant. Dégoutant. Délicieux. Incontestablement délicieux. Le genre de geste inconnu, certainement pas anodin. J'avais une fois compté et énuméré les muscles en action dans ce genre d'échange, imaginant leur tension, leur relâchement, le tout en harmonie. En réalité, c'était le capharnaüm, plus complexe, probablement parce que j'étais resté planté là comme un véritable abruti pris au dépourvu. « Moïra.. » Regard de supplication qui se lève vers elle, muse interdite, observée dans l'ombre de ses gestes, tenue soigneusement et douloureusement à la distance qu'il faut depuis toujours. On ne devrait pas. La phrase ne sort pas, reste coincée dans la gorge, muette. A quoi bon les prononcer, elle les connaissait déjà, lisible sur les traits. Ils blessent, même pensés, écorchent à vif, enfoncent le clou douloureux. Le geste n'avait été que lame, lente et insupportable, révélant les choses, faisant tomber le voile, montrant ce qui devrait être naturel, ce qui devrait fonctionner et aller dans une direction des plus ordinaire. Son attrait est d'autant plus blessant, sentiment dérangeant de savoir, d'imaginer cette même souffrance silencieuse qui doit l'habiter. L'étrange magie et disparition ne durerait peut-être pas, disparaîtrait pour laisser revenir les mélanges, les excentricités, les folies d'un pantin victime de sa malédiction.

Long soupir, profonde inspiration, saisissant une de ses mains, entrelaçant nos doigts dans un toucher délicieux, la ramener de l'autre dans le creux de ses reins, entamer une valse endiablée et silencieuse, bercée par les quelques oiseaux qui répètent leur mélodie. Probablement un doux fantasme inavoué, rêvant d'oublier les risques, d'épouser sa peau de porcelaine pour la rejoindre dans ses gestes si particuliers, fantomatiques, fascinants, de partir dans un tango des plus sulfureux, dérober ses instants de liberté, m'y fondre, partager la scène. Profiter tout simplement.



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Moïra-Mari Calum

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MessageSujet: Re: « Half of me is gone » DEFI I ❧ Ft. Moïra-Mari   Mer 8 Mar - 1:06

simple and clean
Infini folie, vulgaire fantasme. L'esprit enchaîné à ce rêve, cette peur déchirante. Comment en arrivé là ? Combien d'années a t'il fallu pour qu'ils soient autant écorchés ? Amant interdit, hors des lois de l'univers. Amour secret, depuis toujours étouffé. Désir brûlant, embrasant jusqu'à son âme, consumant tout son être. Monde de fou, destin cruel. Même en allégeant leur fardeau, le reste persiste, les interdits, cette distance monstrueuse. Cette chose qu'elle ne supporte plus, cette chose qu'elle a brisé dans un espoir de fou, dans un acte impulsif. Désormais, les regrets, la peur la ronge, dans les tréfonds de son être, elle avait commit l'impardonnable, elle qui souffrait comme n'importe quel femme, elle qui rêvait comme toute les gamines. Elle qui voulu réaliser son plus grand rêve, dans un geste désespéré, elle qui brisait toute les lois, elle qui je jouait même du temps. Enfant terrible sous un masque d'ange, vicieuse caché par des ailes blanches. La poupée de porcelaine qui n'est que femme de chair, l'idéal inaccessible, fausse perfection, hanté par ses plus bas instinct. En cette radieuse journée, elle se dévoilait à lui, alors que le soleil est à son zénith, le monstre sort de sa tanière, apercevant un instant de faiblesse, un instant de normalité dans ce monde étrange

Avant que le retour à la réalité, avant que les remords surgissent des ombres. Avant que tout change, elle dégusta ses lèvres, elle viola son intimité. Geste fou, la peur désormais cet installé face aux désarroi de son compagnon d'éternité. Elle attend le jugement en se dévorant de l'intérieur, elle craint la plus obscur des sentences, elle refuse de le perdre. Mais alors qu'elle croit tout perdu, alors qu'elle pense le perdre, un nouveau contact... Comme si à son tour cherchait à distinguer le rêve de la vérité, comme si lui aussi doutait du sens de cet instant, semblant croire que la folie s'était peut être installé dans son esprit à lui aussi. Une sensation qui persiste encore en elle, déchiré entre illusion et réalité, entre cet éternel mensonge et sa franche déclaration muette. Comment douter encore ? Alors que rien ne se brise, que ce scénario s'allonge, que le décor ne change pas, comme dans chacun de ses fantasmes, la nuit ne s'installe pas, la douceur des draps de satin ne l'invite pas à se laisser aller à d'autres plaisirs, ceux qui dorment au plus profond de son être, ceux qu'elle s'interdit avec encore plus de violence.

Et pourtant, une nouvelle fois il attrape sa main, un second pas vers elle, un second contact physique recherché. Elle se laisse emporté dans cette danse, celle qu'elle maîtrise avec tant d'aisance, celle qui accompagne chacun de ses désirs, cette valse, mêlant passion et douceur, presque onirique. Cette danse qu'elle s'interdit avec lui, elle se laisse bercer. Quelques instants de plus dans la folie, quelques pas vers lui, un moment de liberté, loin de toute leur chaîne. Ce rêve qui lui ferait presque oublier la réalité, qui lui ferait presque oublier ce qu'ils sont, ce qu'ils se sont toujours interdit, tout ces non-dits et ce jugement, cette terrible sentence, la peur qui vibre dans son esprit et son cœur. Brusquement, elle cesse cette danse, terrifiez, elle rompt ce contact. « Non !... Non... On... On se fait mal ainsi... » Une larme roule le long de sa joue, une peur, une tristesse qu'elle ne peut plus cacher. Ce qu'elle ressent lui fait si mal, ses rêves lui brise le cœur. « Gal, je... Je voudrais plus. Mais... Est-ce réellement possible ?... Ou alors est-ce qu'on nous joue un mauvais tour ? Est-ce seulement la réalité ce qui se passe maintenant ? As-tu conscience de tout l'amour que je te porte ?... » Tant de question qu'elle ne peut plus taire, tant de frustration. Une douleur si grande... Si seulement elle pouvait à jamais suspendre le temps, si seulement ils pouvaient être seuls. Si seulement elle n'avait pas si peur de s'affronter...


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Galahad L. Ednyfed

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MessageSujet: Re: « Half of me is gone » DEFI I ❧ Ft. Moïra-Mari   Dim 12 Mar - 22:06

Half of me is gone

- Before I got so brokenhearted, before you took the best of me -

Glissement, inspiration, pas millimétré, soupir, effleurement, souffle, échange, poupée de porcelaine qui se glisse entre les doigts, balais harmonieux et exécuté dans les moindres détail, le reste s'envole, s'évapore dans l'air, disparait et se perd. Le silence monte, mélodie muette qui nous porte, nous élève. Bulle parfaite qui se solidifie, ne cherchant même pas à savoir si c'est elle qui se jouait du temps, se moquait des boucles, des Ymbrynes, se jouait de ses talents pour nous enfermer entre deux fractions de secondes qui ne s'écoulerait réellement jamais. Harmonie idyllique, peau contre peau le temps d'une valse sulfureuse, envie dévorante enfin assouvie dans ses quelques secondes de répits, de distance avec toute forme de rationalité. Sensation délicieuse, enregistrant, m'imprégnant de chaque seconde précieuse qui file, capturant les gestes, les ressentis, ce vertige déstabilisant.

Solitude déchirante à nouveau, brusque séparation sonnant comme une douce épine tranchante. Mon corps se rassemble, se console dans son éternelle isolation, une habitude qui n'avait certainement pas été oubliée malgré l'égarement. Cela dit le rejet et les mots résonnent comme une gifle, écho terriblement douloureux. La raison prend le pas, accepte, cautionne, imagine que c'est une bonne chose, la meilleure à faire. Soupir, le regard se baisse un instant, pouvant presque encore sentir ses doigts dans  mes paumes. La voir meurtrie, triste, n'améliore pas la chose, restant planté là par habitude, n'assimilant pas encore entièrement le fait étrange, n'osant pas récolter la perle salée qui roule.

Les mots sont une bombe. La mâchoire se crispe, les muscles se tendent, les sourcils se froncent, profonde inspiration. J'ignore si j'aurai souhaité les entendre, à la fois si doux, à la fois si monstrueux, si déchirants, si... tristes. Ils me mettent en colère, me rendent fou, contre ce que je comprends probablement de travers, conte le monde entier, contre moi-même. Je la trouvais égoïste. Égoïste de penser ne serait-ce qu'une seconde de vouloir profiter de la situation, d'oser imaginer un instant ce genre de chose, de me voir pantin de ses désirs, égoïste de dire tout haut ce qui était pensé tout bas, égoïste de parler tel un reproche, de m'accuser de choses que je ne peux maîtriser.

« S'il te plait, ne t'aventure pas sur ce genre de pente glissante. » Soupir, décrisper les muscles, de détendre, respirer profondément retrouver son calme. « Tu ne devrais pas désirer ce genre de choses, ça va revenir, inévitablement, et que feras-tu ? Rester à un mètre de distance, te contenter de regarder en silence, ne jamais oser te faire face, fermer les yeux et fuir aussi vite que possible en cas d'accident ? Ce n'est pas viable, ce n'est pas une vie et dieu sait qu'elle est déjà bien assez longue comme ça. » Syllabes appuyées de gestes, elles brûlent les lèvres, provoquant la sensation d'un million d'épines, frustration palpable et parfaitement visible. La question se pose aussi dans l'autre sens, et que feras-tu Galahad ? Capturer sans cesse son image fantomatique et impénétrable ? L'effleurer à peine durant son sommeil ? Il y a bien longtemps que la chose avait été étudiée, en long, en large, en diagonale, à l'envers, dans tous les sens du terme. Rejet pour mieux supporter la distance, probablement la meilleure solution, celle qui fonctionnait à tous les coups. Contradictoire avec le reste, la vouloir égoïstement, la conserver dans une bulle à verre, ne jamais la laisser filer et s'échapper.

Je n'aime pas la blesser, lui mettre en face l'évidence, enfoncer un peu plus la douce lame. Je me maudit intérieurement, parfait idiot qui ne sait quoi faire ou dire. J'ai peur de ne pas avoir soufflé les bons mots, les bonnes choses, la rejetant peut-être un brin trop de par la distance à laquelle j'étais accoutumée, ne lui montrant pas assez que je tenais à elle. Comment diable ce genre de chose fonctionnait ? Je regrette de ne pas avoir confronté Elisabeth, ne pas lui avoir demander de me souffler à l'oreille, ne pas avoir eu le temps d'apprendre à gérer une femme, arraché aux miens avant même de passer une bague au doigts. Je laisse tomber un instant, allant chercher ses frêles épaules pour l'enserrer dans une étreinte, la ramener, embrasser son front, récolter ses larmes, caresser sa nuque du bout d'un pouce, contact physique apaisant. Tant de choses si peu naturelles, sonnant presque faux, gestes à l'ordinaire interdits, oubliés depuis bien longtemps, perdu dans les fils du temps. Drôle d'idée que de penser que dans cette même boucle, en cet instant, à l'autre bout du monde, un tout autre Galahad arpentait le sol de ses maigres pieds, hauts comme trois pommes et probablement en train de toucher, effleurer, saisir, perdu au milieu de ses trop nombreuses sœurs ainées et bienveillantes.



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Moïra-Mari Calum

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MessageSujet: Re: « Half of me is gone » DEFI I ❧ Ft. Moïra-Mari   Dim 19 Mar - 18:08

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Les mots étaient blessant. Comme des lames qui te transpercent le cœur et l'âme, c'était si douloureux qu'une larme roula le long de ses joues. Sensation cruelle que celle qu'on ressent lorsque tout nous échappe. Frustration, mêlée à la colère ou encore une pointe de rage. Incompréhension mortelle, lugubre quiproquo qui les éloignait un de l'autre. Elle souffre terriblement, elle rêve d'en finir, de fuir. Mais elle n'est pas lâche, elle refuse de l'être, animé par ce sursaut d'orgueil, elle refuse de se laisser abattre, elle ne veut pas de la mort. Les poings serré, sans un mot de plus elle fixe cet amant interdit, cet homme qu'elle a blessé, elle ne reconnaît pas son compagnon d'interdit, derrière ce visage de vierge effarouché, il n'est pas l'homme dont elle a tant rêver. Qu'un vague écho issu d'ailleurs, hors de son temps, étouffer par cet éternité suspendu. Elle découvrait ce visage qui ne lui plaisait pas, ce simili confort qu'il semblait trouver dans cette distance qui les séparait. Cette distance qui elle, l'a tuait.

Un pas en arrière, toujours le poing serré, toujours cette colère au ventre et cette larme qui roule le long de sa joue. Malgré cet élan de tendresse qui accompagna ses paroles, malgré cet acte silencieux, elle fini par à nouveau reculer d'un pas. Brisant ce contact physique pour le défier du regard. Confrontation silencieuse, élan de colère, caprice enfantin d'une vieille femme au visage de porcelaine, ce visage qui n'a plus changé depuis un siècle, ce poupée éternellement figé. Elle reste muette un long moment, retournant la situation dans tout les sens, désireuse de comprendre, ne rêvant que d'une chose, pouvoir à nouveau l'embrasser... Si seulement cette braise qu'était l'orgueil n'était pas si ardente. Si seulement elle était resté ce désir inaccessible, si seulement elle ne s'était pas laissé embraser par ses désirs. Elle soupire longuement, ne rêvant que de cette nicotine qui sait si bien l'apaiser dans ce genre de tourmente. « Donc... A tes yeux, l'amour repose sur le charnel, c'est bien cela ? C'est ainsi que je l'interprète. Gal', tu me blesses avec ton allure de vierge effarouché. » Franchise sans détour, honnêteté brute. « … Tu n'en as peut être pas conscience, mais je t'aime, moi. Depuis fort longtemps. Et ce que je ressens pour toi ne repose pas sur un baiser ou autre. Ce qui nous arrive aujourd'hui est un heureux hasard. Un très heureux, du moins c'est ce que je croyais, mais... » Elle prend une profonde inspiration, le silence se réinstalle dans le jardin, les oiseaux chantent, mais cela ne suffit pas a apaiser son cœur blessé. « Certes, ça m'a offert le courage de te déclarer ma flamme... Un peu brutalement, mais je suis ainsi Galahad. Mais toi, tu n'es pas prêt... C'est encore trop tôt pour toi et je m'en excuse... Mais sache que je pourrais apprendre à m'aimer pour toi... » Une phrase bien étrange. Mais aussi lourde de sens.

Que pouvait elle dire ? Que pouvait elle faire de plus ? Elle ne voyait rien. C'était comme un froid qui s'était installé entre les deux amants maudits, sans doute étais-ce elle qui venait de le jeter, avec cette éternelle maladresse. Elle regrette, de nouveaux regrets à ajouter à sa terrible liste. Un long soupir, elle n'avait souhaité qu'une chose, que lui aussi soit honnête au lieu de s'offusquer, qu'il passe outre les peurs et les blocages, ne serais-ce qu'un instant. Qu'une journée, ou une soirée, qu'ils vivent hors de cette réalité cruelle. Une opportunité que seule cette boucle semble offrir pour un peu près vingt quatre heures, vingt quatre heures de bonheur qui semblent désormais inaccessible.


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Galahad L. Ednyfed

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❧ Occupations : Projectionniste, pour le plaisir des regards avides de curiosités. Voyeur et récolteur d'informations qui se joue de ses habits de chair. La médecine et l'anatomie n'ont également plus aucun secret, avenir brillant dérobé.
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MessageSujet: Re: « Half of me is gone » DEFI I ❧ Ft. Moïra-Mari   Dim 19 Mar - 22:54

Half of me is gone

- Before I got so brokenhearted, before you took the best of me -

Rejet déchirant, douloureux, pouvant encore sentir la trace se ses doigts qui venaient de rompre tout contact  physique. La gorge s'enserre, le coup est critique, baissant le regard dans un long soupir. Définitivement je ne comprendrai jamais les femmes et ce n'était pas faute d'avoir emprunté maintes fois leurs enveloppes et leurs caractères ambigus aux émotions pointant un peu trop le bout de leur nez. J'avais fini par m'y accoutumer, banalisant la chose, alors que faire face à l'une d'entre elles restait délicat. Les bras se croisent sur le torse comme pour essayer de garder une consistance, rester stable, ne pas défaillir. Mes mots maladroits n'avaient fait qu'empirer la chose, serrant la mâchoire alors que les perles roulent le long de ses joues. Il m'est aisé de décrypter les émotions passant dans son être, ayant bien assez vu de visage que pour en connaître les moindres détails. Décidément tu auras tout gagné Galahad.  

La réplique est tel un séisme, m'indignant face aux mots utilisés, durs. Vierge effarouchée ? Sérieusement ? Tout s'embrouille, se perd, est mal interprété, les signaux ne sont définitivement plus les bons. Les sourcils se froncent, me figeant, définitivement blessé dans mon orgueil alors que l'irritation monte, lui faisant clairement resentir. Qu'elle soit privée de tout contact durant septante ans, loin de sa zone de confort et de pouvoir effleurer la moindre peau par plaisir de le faire, sans qu'il ne se passe rien si ce n'est qu'une agréable sensation de douceur. On en reparlera donc.

Pas le temps de répliquer sèchement que les mots dérapent à nouveau, baissant le regard. Peut-être encore plus horribles que les précédents. Pourquoi tout devait toujours être si compliqué. Les nouveaux aveux sont insoutenables, rendent fou. Les bras se délient et tombent lâchement. « S'il te plait, ce n'est pas ce que j'ai voulu dire. » Pourquoi fallait-il qu'elle soit piégée dans mes filets, moi qui me tue à l'en éloigner, à maintenir les distances, éviter les blessures, la casse, les sensations de solitude insoutenable, rester dans le raisonnable et la logique, suivre la tête plutôt que le reste. Regard de supplication, en entendant beaucoup trop. Supporterait-elle longtemps la chose, ne pas avoir des doigts qui récoltent ses larmes, ne pas avoir des bras rassurants alors que l'enfer gronde dehors.

La dernière phrase tombe, tourne, s'impose, raisonne quelques minutes dans mon esprit, doutant d'elle un instant, de ce genre de promesse, de ce sacrifice, fait l'effet d'une bombe. Une main s'élève, hésitante, cherchant sa joue, priant que la malédiction ne soit pas revenue entre temps. Le contact est toujours aussi étrange, savourant la douceur de sa peau, la fraîcheur de ses larmes, mêlant deux textures hétérogènes qui ne deviennent pas identiques.

Profonde inspiration, probablement le moment de réagir, de faire gonfler les poumons, de passer à l'action. Ça ne devait pas être si compliqué après tout, à voir les milliers de bobines visionnées, ça devait s'emboiter tout seul, laisser les muscles se détendre et y aller. La saisir, la ramener, ces gestes là sont les plus simples. Faire cesser ses enfantillages une bonne fois pour toute et qu'elle se mette la chose en tête, la repousser pour son bien et non par volonté, pas alors que je meurs d'envie de lui répondre avec un sourire hébété, de l'enlacer jusqu'au matin, de la conserver jalousement. Chercher ses lèvres, entrer en collision, bien que le geste n'était pas des plus appétissant aux premiers abords, à l'image d'un enfant qui grimacerait en observant ses parents s'embrasser. Caresser leurs consœurs, s'y mêler tendrement, se laisser porter dans une étreinte, laisser les doigts courir le long de sa peau, finir par trouver ça délicieux au point de ne plus vouloir que cela cesse. La séparation est déchirante, mais l'air semble manquer, peine à trouver le chemin. Sourire béat et idiot qui se dessine, à deux doigts d'éclater de rire tout seul de par la stupidité et spontanéité de la chose.   



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Moïra-Mari Calum

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MessageSujet: Re: « Half of me is gone » DEFI I ❧ Ft. Moïra-Mari   Lun 20 Mar - 19:54

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Incompréhension absolue, lorsqu'ils s'agissaient de sentiment, les deux compagnons ne se comprenait pas. Lorsqu'il était dévoilé, les deux amants n'étaient plus que des enfants maladroit, sans expérience, qu'importe l'éternité qui coule derrière eux. Expérience étrange que celle de cette adolescente qui découvre l'amour, un rêve qui ne lui fut jamais accordé lors de son existence humaine, un idéal bien plus complexe qu'elle l'aurait cru. Mais malgré la douleur, malgré les lames qui la transperce de part en part, la chaleur de ce corps qui accompagne tout ses rêves est d'une telle délicatesse, que l'acte la transcende. Juste le fait d'être dans ses bras l'espace d'un instant, de sentir ce parfum qui est le sien lui fait effleurer du bout des doigts le valhalla. Elle est désormais loin de ce monde, loin de toute ces folies, c'est comme si l'univers se suspendait, au delà de l'espace, au delà du temps, comme si un nouveau monde s'ouvrait à elle. Comme si on lui promettait l'impossible, cet impossible qui lui semble pourtant si accessible désormais. Comme si on lui offrait cette journée, une seule et unique journée d'un bonheur parfait.

Elle cherche a prolongé cet instant, sans un mot, un simple sourire suffit à éclairer son visage de porcelaine. Elle retourne chercher ce contact physique, ces lèvres, si douce, si délicate. Avec beaucoup moins d'avidité que dans son premier baiser. Cette fois, c'est la tendresse qui domine aussi bien son être que son cœur. Ce désir simple et pur de profiter de ce cadeau, sans abus, sans excès. Elle ne veut plus de cet excès, elle ne désire plus qu'une chose, laisser faire le temps, qu'il les emporte là où il se souhaite, qui leur face encore connaître cette même journée, cette même liberté, que ce soit demain ou dans mille ans, elle savait être patience. Elle l'était déjà bien assez.

L'oxygène vient à manquer, alors elle rompt délicatement le baiser, douce sensation, toujours ce même sourire qui illumine ce visage innocent. Mais aussi ces milliers de question, cette incompréhension soudaine. Les réactions de son compagnon d'éternité lui échappaient, surtout lorsque le cœur et l’orgueil parlaient à l'unisson, lorsque l'incompréhension était maîtresse de la situation. Et ensuite, toujours avec douceur, avec tendresse sans oublier cette pointe de franchise quelque peu dérangeante. Sans rompre se rapprochement. « Tu ne sais vraiment pas te décider, je me trompe ? » Une de ses mains file, dans le bas du dos de son amant interdit, douce caresse qui a pour objectif de récupérer le paquet de cigarette qui se cache dans la poche arrière de son pantalon, elle profite de cet instant pour réaliser un autre de ses fantasmes inavoué. Elle attrapa le paquet et tire un des bâtonnets entre ses lèvres tout en ajoutant. « Mais on a toute l'éternité devant nous, et fort heureusement. Aujourd'hui... J'aimerais que tu me fasse un cadeau, j'aimerais que tu m'invites dans un de ces fameux cinémas, j'ai entendu dire qu'il y en avait des centaines dans cette ville. » Vivre simplement, comme n'importe quelle femme. Vivre l'espace d'une journée cette romance qui lui fut toujours refusé, dépasser l'interdit, défier l'univers, juste le temps d'une journée, jusqu'à ce que le soleil s'éteigne. C'est tout ce qu'elle souhaitait, c'est tout ce qu'elle demandait, il ne pouvait lui refuser ceci, lui qui était un amoureux du cinéma après tout. Et elle qui était ce modèle qu'il filmait avec tant d'ardeur, elle était cette image qu'il avait enregistré tant de fois sous tout les angles. Au fond, elle voulait savoir si elle avait la grâce des grandes femmes du cinéma, si un jour elle pouvait espérer de marcher sur ces planches, si elle pouvait rêver conquérir le monde. Comme n'importe qui, aujourd'hui elle voulait simplement rêver.


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MessageSujet: Re: « Half of me is gone » DEFI I ❧ Ft. Moïra-Mari   Sam 25 Mar - 11:02

Half of me is gone

- Before I got so brokenhearted, before you took the best of me -

Oublier. Oublier un instant comment inspirer, me demander comment faire glisser l'air, énumérant chaque endroit par où il file avant qu'il ne ressorte. C'était toujours plus simple dans la théorie, loin d'imaginer que le passage à la pratique serait si déstabilisant. Ma bulle invisible avait été anéantie, piétinée sauvagement, détruisant cette distance loin du moindre contact physique, passant outre les règles établies depuis ce qui semble être des siècles. Ne pas avoir le temps d'émettre un seul souffle que la jeune femme en redemande, s'approche à nouveau dangereusement, renoue le tout dans une danse parfaitement étrange, une valse jusque là inconnue, symphonie qui fait perdre tout moyen, donne le vertige, interdite, même en tant que pensée.  

Tout s'arrête, la soupçonnait un instant d'avoir arrêter le temps, de le voir à nouveau filer et reprendre son court, prenant à nouveau conscience des sensations extérieures, du soleil qui baigne et commence à descendre, des quelques murmures de promeneurs au loin, des quelques complaintes d'oiseaux, du soupir d'une fontaine qui pleure sans cesse. Profonde inspiration, long soupir, constatant avec satisfaction que j'étais toujours moi. Ce même Moi tellement difficile à encadrer, à contenir, à cerner, perdu dans les abysses d'un million d'individus ingurgités. Ils ont laissés une marque indélébile, au fil du temps, absorbé par une enveloppe perméable. « Tu devrais pourtant y être habituée. » Phrase soupirée, individu aussi versatile que la température en dehors des boucle, tantôt noir, tantôt gris, à ne jamais garder un même fil conducteur. Tenter de se retrouver alors que tout se tais, que la moindre parcelles d'étranger semble s'être envolée.

Au fond, est-ce que c'était une si bonne chose, de voir cette malédiction s'envoler, alors que je la savais utile, parfois à mon avantage et meilleure alliée. Est-ce que ça allait durer longtemps ? De façon éternelle ? Était-ce la boucle qui changeait les règles ? Peut-être que l'indomptable pouvait enfin se contenir. Ce n'était probablement pas le moment d'y songer, de s'enfoncer dans un maigre espoir ou quelques regrets. Autre question fatidique, cherchant à capturer le regard de la valseuse, combien de temps le supportera-t-elle ? Avant d'oublier cet instant qui se perdra probablement dans une longue éternité redondante, avant qu'elle n'oublie la température de nos peaux, le goût des lèvres qui se dissimulent derrière un tout autre masque.  

Je reprends ma propriété dérobée, précieuses cigarettes qui se comptent sur les doigts d'une main, terriblement rares dans notre jour de guerre, en extirpant une au passage avant de ranger soigneusement la boite métallique dans sa poche. Profonde bouffée délicieuse. Le changement de sujet est le bienvenue, préférant de loin éviter ce qui fâche, pour aujourd'hui. Le reste viendrait après. « Tu me sembles bien exigeante. » Maigre rire, bâtonnet de tabac entre les lèvres. Étais-ce réellement une bonne idée d'affronter New York, visualisant déjà le cauchemar si je devais me mettre à slalomer entre la foule. D'un autre côté, la ville était terriblement alléchante, rêvant de cette Amérique aux excentricités cinématographiques depuis bien longtemps.

Les pas s'enchainent, les mains se glissent dans les poches après avoir remis les manches de ma chemise en place, pur et simple réflexe habituel, chercher à faire disparaître un maximum de peau tout en évitant un surplus de couches et les gants au possible. Longue balade en profitant de l'air chaleureux et du ciel couchant aux centaines de teintes, demi-sourire sur les lèvres. Sortir de ce labyrinthe, chercher un sentier, rejoindre la ville qui bouillonne alors que le soir tombe.  



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Moïra-Mari Calum

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MessageSujet: Re: « Half of me is gone » DEFI I ❧ Ft. Moïra-Mari   Ven 31 Mar - 1:44

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Dénouement aussi attendu qu'inattendu. Ce fin sourire qui ne se décroche pas de ses lèvres tandis que les larmes semblent lointaine. Le rêve devenu cauchemar pour ensuite reprendre son parcours sur l'instabilité onirique, cauchemar qui s'achève pour devenir ce fantasme inaccessible. Enfin a portée de main, elle peut enfin l'effleurer, cet homme qu'elle a tant désirer, cet immortel très curieux, cet être si particulier. Une particularité qui fait son mystère, ce mystère bien étrange qui semble bercer leur monde, cette éternité loin de cet univers qu'on appelle humanité. Elle pourrait être heureuse, oh oui, mais cette sensation ne la lâche pas, cette impression si unique, qui lui prend au trip, cette peur que tout se brise en un claquement de doigt. Elle sait que ça ne durera pas, mais elle craint surtout que tout cela se dissipe bien trop tôt, qu'une fois l'obscurité tombé, l'enchantement s'évapore soudainement. Elle a peur au fond d'elle, très peur de livré ce combat, de tenir cette promesse qu'elle lui a faite, de ne pas être capable de la tenir. D'être incapable de s'aimer... Même pour ce contact physique, même pour le cœur de cet homme, elle ne sait pas si elle est capable de l'impossible. Et au fond, elle craint que non.

Alors, elle se contente vulgairement de sourire, sans laisser transparaître son mal. Un art où elle était devenu reine, un art que le temps lui avait apprit, à force de regarder de loin l'être qui incarne chacun de ses désirs, à force de contempler la romance sans jamais avoir franchi le pas. A force d'être resté immobile, comme suspendu a cet éternel instant, celui où ont découvre de loin l'être aimé. Au final, tout ceci fut une longue et douloureuse leçon. De sa voix cristalline, elle se contente d'ajouter. « Je suis sur qu'ils doivent avoir un millier d'histoire d'amour ici, tu ne crois pas ? » Évidemment, elle parlait de film, en se faisant un plaisir d’exagérer le nombre, même si elle se plaisait à croire que chacun pouvait avoir son histoire sur grand écran, que chacun pouvait vivre sa romance en grand format. Elle aimait imaginer cette ville comme le berceau de la grandeur, une cité clinquante comme il y en a peu ailleurs dans le monde. En réalité, en elle sommeillait ce rêve américain, aussi ridicule soit il, bercer par des histoires de conquêtes de l'ouest durant son enfance. Une période que certains de ses oncles ou cousins auraient vécu paraît il, tous animé de rêves de fortunes et de gloire. Mais peut être que tout cela n'étaient que fables.

Mais quel importance cela pouvait bien avoir ? Ça lui plaisait de se laisser porter par ses fantaisies. De rêver encore et encore, et bien plus aujourd'hui. Et tandis qu'ils s'éloignent peu à peu des jardins de la grande demeure, elle se tourne vers son compagnon d'éternité, une dernière demande, un désir aussi absurde soit il, les paroles d'une enfant rêveuse. « Galahad, est-ce que je peux te tenir la main ? Ça me ferait plaisir d'encore sentir ta chaleur... Ta peau toute douce. » Presque aussi douce que la peau d'un enfant, drôle de paradoxe pour des êtres aussi ancien qu'eux, autant et si peu marqué par le temps. Elle sourit, tel un ange tombé du ciel, du moins, c'est ce qu'elle espère. Le faire fondre avec ce sourire serait sa plus belle victoire.


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MessageSujet: Re: « Half of me is gone » DEFI I ❧ Ft. Moïra-Mari   Dim 2 Avr - 18:23

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Effervescence d'une ville dont la vie nocturne bat son plein, grouillant telle une fourmilière, laissant une douce euphorie planer. Nous voilà perdu, deux âmes anachroniques égarées au beau milieu de la foule neworkaise qui se pare de mille feux, arborant des atours élégamment millimétrés. Deux taches dans le décors, deux étrangers à l'accent marqué, provenant d'un autre lieu à des kilomètres d'ici, de l'autre côté d'un océan tumultueux et à bien des années de là, alors que la douce ivresse de ses années folles s'est consumée, ne laissant que cendres et chaos, remplaçant les rires par la crainte de ne pas survivre une nuit de plus. Le nombre de visage grouillant ne font qu'amplifier le malaise, évitant de nous y mêler autant que possible, crainte qu'une catastrophe se produise d'une seconde à l'autre malgré le silence interne rassurant.

Cela n'empêche pas l'émerveillement, de sentir mes pieds vouloir courir vers la moindre enseigne un peu trop attirante comme le serait un moustique avide de curiosité, enregistrant tout ce qui passe sous mes globes oculaires tout en tirant Moïra avec probablement un peu trop d'engouement, gosse qui n'était pas sortit de sa boucle depuis trop longtemps, qui se mettait à rêver éveillé lorsque la jour était différent et loin de la monotonie répétitive. Les doigts sont maintenus enlacés, contact physique toujours aussi déroutant, sensation alien que je peine encore à ingurgiter, ne préférant pas trop m'y faire, n'oubliant pas qu'un chronomètre planait probablement au dessus de ma tête. Le geste n'est pas naturel, tout comme ne pas avoir à esquiver la moindre silhouette qui frôlerait d'un peu trop près la distance de sécurité.

L'entrainer jusqu'au premier théâtre venu, jugeant la chose plus instructive et curieuse qu'un cinéma désuet dont les projections sont déjà connues sur le bout des doigts. Se faufiler dans la foule, se fondre dans la masse, manquer d'étouffer par la proximité des corps, dérober un porte-feuille au passage pour récupérer les quelques dollars nécessaires. S'installer, attendre, apprécier, enregistrer les sons, les costumes, les personnages rocambolesques. La comédie passe, défile pour laisser le brouhaha reprendre, s’étaler, repartir, se fondre.

L'idée germe, refusant de laisser l'endroit, regard qui en dit long alors que les doigts de la valseuse sont attrapés, l'entrainant en douce dans une cachette loin des regards, lui faisant signe de se faire discrète et ne pas bouger. Attendre que les derniers techniciens ne filent, laissant le théâtre désert. Tout se vide, lieu si animé quelques minutes encore au par avant devenu presque sinistre alors que les dernières lumières s'éteignent. La grande salle bordée de fauteuils au velours rouge devient étrange, théâtre nocturne pour des entités invisibles, n'attendant qu'un peu d'animation.  

« Viens. » Murmure alors que je m'extirpe, riant déjà après m'être assuré que nous étions seuls, partagé entre amusement et la crainte de se faire surprendre par un quelconque gardien. Foncer dans les coulisses, chercher les quelques fusibles pour allumer la scène, plonger les doigts dans les allées de tissus en tout genre, attraper une casquette, allumer une cigarette, avant de gagner le parquet ciré à la perfection, persuadé que je pourrais traverser les lattes en glissant sur mes chaussettes. Se laisser prendre au jeu, prenant place derrière le piano, animant d'abord une touche pour en tester la résonance, éviter d'attirer l'attention serait le mieux à faire. Au moins nous avions la chance d'avoir une vingtaine de secondes d'avance pour fuir si Moïra figeait le temps un instant, à moins qu'elle ne soit elle aussi temporairement privée de ses capacités. « Numéro quarante-trois, c'est à vous. » Se retenir de rire tout en faisant craquer mes doigts face à l'absurdité de la situation regrettant de ne pas avoir ma bonne vieille 8mm entre les doigts. Expirer une dernière bouffée avant de coincer la cigarette entre les dents, laissant les doigts pianoter tel un recruteur de talent en train d'accompagner ses potentiels futurs poulains, talent cachée et peu souvent dévoilé, me souvenant des trop longues heures à me faire taper sur les doigts, mioches, alors que je devais dompter le clavier et en connaître les moindres secrets.  



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MessageSujet: Re: « Half of me is gone » DEFI I ❧ Ft. Moïra-Mari   Jeu 6 Avr - 20:29

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Magique. C'était le seul mot qui pouvait décrire cette soirée fabuleuse, et cela malgré l'étrange phénomène qui les avait frappés quelques heures auparavant. Justement, cet événement était sans doute le déclencheur de cette si belle aventure. Vagabondage dans les rues de la grosses pomme, se mêlant avec perfection à cette foule, pour une fois, sans peur de leur différence. L'espace d'une journée, oublier ce qu'ils étaient, se délivrer de ces chaînes qui les éloigne d'un monde qu'ils ont délaissé depuis déjà trop longtemps. Ne plus succomber au poids de l'éternité, et même si cette journée n'avait de cesse de se répéter, même s'ils savaient qu'au final, tout ces êtres qui croise leur chemin les oublieraient, jusqu'à leur existence même, dans quelques heures. Une même journée qui se répète encore et encore... Si seulement ce phénomène qui les frappait pouvait une nouvelle fois se répéter, si seulement la distance n'était pas une frontière à la mélancolie.

Tellement de regret qu'elle étouffe derrière ce doux masque, tant de désir qu'elle garde au plus profond d'elle, comme le feu de la révolution qui bouillonne. Une révolution contre ce régime de terreur, contre cette éternité, contre la peur qui les enchaînent à ses gracieux oiseaux, maîtresses absurde du temps. Elle se laisse porter à travers les folies de Broadway, découvre l'art du spectacle, fascination dévorante, admiration immense envers ces actrices et acteurs, qui chaque jours doivent porter un autre rôle. Du moins, si le temps ne les scellait pas à cet instant précis. Si la nature n'était pas violé par leur propre existence. Un regret qu'elle étouffe, un brasier qui éclaire ses yeux foncés l'espace de quelques instants avant se faire souffler par la fraîcheur de la nuit, la fraîcheur de la ville.

Une nouvelle fois, elle laisse la fantaisie de son compagnon d'éternité guider ses pas, elle se laisse porter par l'interdit. Profitant de l'inattention de l'espèce humaine pour se faufiler dans les coulisses d'un théâtre à l'abandon, du moins pour une nuit. Lui s'installant au piano et elle, cet éternel sourire coller aux lèvres. Excitation et crainte se mêlant dans un cocktail de sensation délicate. Aux premières notes, la danseuse prend son envol. Chacun de ses pas calculer au millimètre et de chacun de ses gestes émane la grâce des grandes danseuses du passé et du futur. Un temps sensuel, l'autre passionnel. Mêlant douceur et violence, mélange moderne, bien trop pour cet époque révolu, elle le sait bien. Un fragment du passé sauvegarder dans un coin de l'univers par un étrange pouvoir. L'interdiction absolu, c'est vrai. Au fond, leur existence défie toute les lois de l'univers, pourquoi de tels talents ? Pourquoi perdurer hors du temps ? Ne devraient ils pas se battre au lieu de fuir ? Comme chaque soir, dès que le soleil abandonne les cieux de cet hémisphère, les mêmes questions lui déchire les entrailles. Des doutes qu'elle noie dans la danse. Les minutes passent, elle s'approche du piano, elle vient chercher le contact visuel avant de venir saisir le contact physique. Au diable la mélodie, au diable la musique, ils pouvaient bien danser dans le plus complet des silences. Elle n'avait jamais eu besoin de tout ça pour se laisser porter par la danse, elle n'avait jamais eu besoin de tout ce superflue pour s'envoler, elle n'avait besoin que de rêve. « Allez, allez, viens danser avec moi, on a pas besoin de piano. Il suffit d'écouter son cœur. » Les mystères d'une poupée de porcelaine, elle qui en apparence est si distante, elle qui dans son corps de porcelaine cache un cœur de velours. Si doux, mais toujours si fragile.


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Galahad L. Ednyfed

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❧ Boucle Temporelle : Grondements infernaux qui déchirent les cieux, l'apocalypse journalière de quarante-et-un.
❧ Particularité : Échine capricieuse qui prend le code soufflé, carcasse qui copie et imite l'être effleuré. Il s'implante jusque dans l'esprit qui s'efface, fardeau que de ne jamais être soi.
❧ Occupations : Projectionniste, pour le plaisir des regards avides de curiosités. Voyeur et récolteur d'informations qui se joue de ses habits de chair. La médecine et l'anatomie n'ont également plus aucun secret, avenir brillant dérobé.
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MessageSujet: Re: « Half of me is gone » DEFI I ❧ Ft. Moïra-Mari   Sam 8 Avr - 22:36

Half of me is gone

- Before I got so brokenhearted, before you took the best of me -

Distraction, un œil se porte un peu trop sur la scène voisine, découpant une énième fois de plus le moindre geste, le moindre battement dans l'air, le moindre pas qui se glisse sur les lattes cirées à la perfection. Elle se fond dans le décors, inévitablement, l'imaginant un instant perdue dans un lot de valseuses un soir comme celui-ci, dans une existence qui serait toute autre, loin des boucles et de la monotonie, où la normalité rythme un quotidien différent et dicte une toute autre routine. La frustration d'un énième dossier qui reste définitivement trop peu rempli se glisse, sensation désagréable de ne pas en connaître assez, n'avoir que quelques brides d'informations banales qui n'en disent pas assez, un point d'interrogation qui n'a de cesse d'alimenter la curiosité, ce besoin de comprendre, qui rend fou certaines nuits d'insomnie. D'un autre côté est-ce que vouloir tout savoir était une bonne chose, laisser tomber les quelques voiles de mystère qui l'enrobent encore dans un flou vaporeux, connaitre le moindre secret. Leurs présence n'apportaient-ils pas un côté attrayant en dehors de sa silhouettes fantomatique ?  

Presque louper une note, faire cesser les songeries pour en revenir à l'instant présent, tâchant de m'encrer comme je le peux dans le parquet, à notre réalité toute aussi floue, alors que tout se mêle, s'évapore, s'envole, disparaît, ne ressemble plus à tout ce qui est connu et emmagasiné depuis ce qui semble être des siècles. Sentir à nouveau ses doigts alors que la requête s'élève, éteindre le bâtonnet de tabac d'un geste bref alors qu'une dernière note raisonne encore dans l'immense salle, écho lugubre et étrange qui finit par disparaître au bout d'un instant. Le maigre sourire s'évapore, malaise prenant le pas, impression de ne pas être à ma place en cet instant, acteur inné qui n'est plus aujourd'hui, comme si ce genre de talent s'était envolé avec le reste, avec la malédiction. Des doigts s’enlacent, s'entrechoquent entre eux pour s'enchainer l'espace d'un instant, effacer tant bien que mal l'air soucieux, ne pas le laisser transparaître, le rendre invisible. Le reste vient naturellement, à force d'observation, habitude d'imiter et de prendre un modèle donné, caractéristique inné et toujours là en un sens, marque indélébile laissée par les longues années. Une légère crainte enserre la gorge, ne pas parvenir à suivre, ne pas avoir le temps d'une danse au physique identique.

Les pieds glissent doucement, gestes doux et méticuleux qui ne font que s'imbriquer dans la danse, chercher une harmonie, une symétrie. Les peaux s'effleurent timidement, cherchant à trouver un rythme commun et qui n'existe pas, issu de deux imaginations qui doivent s'emboiter. Finir par trouver l'aisance, l'assurance, tournoyer en inventant la mélodie qui s'affirme au fil des pas, remonter les doigts le long d'un bras, la faire tourner, en effleurer la clavicule et le cou. Nous voir tel des enfants une seconde, hauts comme trois pommes, se fichant éperdument de la bêtise, du monde extérieur, de tout, juste se laisser emporter dans un jeu, rire, imaginant un public factice qui nous acclame, en redemande alors que les rangées de sièges bordeaux restent désertes. Esquisser un sourire qui s'élargit, finir par la ramener, l'emprisonner dans une valse qui s'arrête presque, qui tourne à peine, s'enfuir dans ses mèches brunes, en capturer leur toucher, leur odeur fruité, graver le tout profondément, commencer à craindre le regret de cet instant, de le voir devenir un souvenir insaisissable qui a été et ne sera probablement plus jamais. La pensée devient couteau, douloureuse. Soupirer en dissimulant la chose, faisant passer le tout pour une profonde expiration avant d'effleurer sa clavicule d'un baiser presque imperceptible.  



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Moïra-Mari Calum

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MessageSujet: Re: « Half of me is gone » DEFI I ❧ Ft. Moïra-Mari   Sam 15 Avr - 0:47

simple and clean
Un délicat éclat de rire cristallin qui illumine la pièce. Un délicat frémissement qui parcours son échine. L'instant n'est que magie, la joie envahit son cœur, anime cette danse douce et précise, chaque pas, absolument parfait est le fruit d'une unique mélodie, l'amour. Cette chose qui transforme la douleur en perfection, ce sentiment qui anime le cœur des braves. C'était étrange de se dire qu'elle le vivait enfin, après tant d'années de vies, tant d'errance, une infinité de mort dans le cycle du temps, tandis qu'eux, eux seuls persistent. Ces êtres encore plein d'énigme. Elle voudrait que cette valse soit éternelle, tout comme leur existence, que cet instant ne s'achève jamais. Pour une fois, elle voudrait être à la place du monde qui les entoure, êtres condamnés à revivre encore et toujours cette même journée, revivre exactement les mêmes instants encore et encore. Sans avoir conscience que ce jour recommencera et de connaître encore et toujours cette douce sensation, prendre conscience de ce qui les touches à cet instant. Être condamné à être comme tout ces humains, normaux, fade. Si c'était le prix à payer pour vivre son idylle, si elle pouvait abandonner ce monde hors du temps pour vivre comme n'importe quelle femme, aux côtés de l'homme qu'elle aime, elle l'accepterait.

Son visage s'illumine tandis qu'il étouffe ses regrets grandissant. Tout deux savaient que leur enfer reprendrait bientôt, tout deux avait leur croix, mais peut être que maintenant, le poids serait lourd, car ils seront deux. Ils partageront leur calvaire. « Tu vois, tu y es arrivé finalement... Tu te laisses porter par ton cœur, tu danses avec le cœur. » Paroles innocentes, paroles douloureuses, car le cœur aussi souffrait bien souvent, il souffrait des maux que le temps est sensé effacer. Mais même si l'esprit oubli, le cœur lui jamais, tout comme eux, il ne subit pas l'influence du temps. Il est hors du temps, que ce cœur soit humain ou syndrigastis. Après tout, son langage était le seul qui était universel, il s'exprime dans toute les langues, de toute les manières possible, on peut aussi bien le chanter que le danser. Et même si tout le monde est sourd à son appel, il y aura toujours quelqu'un sera là pour comprendre le message, il y aura toujours quelqu'un qui comprendra le langage du cœur.

Mais rapidement, le charme se rompt. Une porte qui claque au loin, des voix qui s'élève dans la bâtisse silencieuse. L'adrénaline qui monte grimpe soudainement. Une sensation enivrante, un mélange de peur et d'amusement qui se déferle en elle comme un flot turbulent. Elle n'a plus l'habitude de ce genre de ressenti. Elle se coupe brutalement dans sa danse, elle tend l'oreille pour s'assurer que son imagination ne lui joue pas des tours. Le silence retombe, son cœur persiste a battre à la chamade, comme une mise en garde face à une menace imminente. Et même si rapidement ils seront oublier, il y avait une chose qu'aimait la poupée de porcelaine, c'était de se faire remarquer. Dans un pays aussi dingue que celui-ci, il était si facile de mettre sa vie en danger, du moins, c'est ce qu'elle avait entendu quelques années auparavant. Un voyageur, issu de ce fameux « nouveau continent », aussi issu d'une autre époque qui disait que là-bas, les humains étaient fous... Il est vrai, elle a trouvé un peu de folie ici, mais pas celle dont ce vagabond lui avait fait part. Donc elle craignait toujours un peu se retrouver face à des hommes aussi dangereux que dans de nombreux récits. Sans lâcher la main de son compagnon d'éternité, sans briser ce contact physique si précieux à ses yeux, elle lui fit signe de garder le silence encore quelques instants. Juste assez de temps pour entendre une nouvelle porte claquer, ainsi que des bruits de pas et quelques jurons étouffer. Il était tout proche, juste à côté. Elle tire son ami de toujours, nouvel amant impossible, en direction des coulisses. Après tout, c'était par là qu'ils étaient entré, son instinct de survie la poussa donc dans cette direction.


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MessageSujet: Re: « Half of me is gone » DEFI I ❧ Ft. Moïra-Mari   Sam 15 Avr - 12:59

Half of me is gone

- Before I got so brokenhearted, before you took the best of me -

Les mèches sombres sont effleurées, leur texture enregistrée, décortiquer, glissent doucement sur la peau. Les doigts cherchent une épaule, une joue, analysent, capturent, enregistrent, sourire probablement mielleux, peut-être un brin trop triste dans le fond, dissimulant une peine et des tortures invisibles, moment vide de sens qui ne finirait que par s'effacer, devenir douce et tendre douleur grinçante dans le fin fond d'une mémoire déjà bien remplie, gestes délicats condamnées à se perdre dans l'immensité d'un recommencement sans fin et incessant. Vouloir tout cesser alors que paradoxalement désirer une soirée d'égoïsme pur, dérober sa chair qui ondule de façon hypnotique entre mes doigts, la garder trop jalousement dans ma prison, devenant soudainement possessif envers son être. Le rictus s'élargit aux mots, ne préférant pas briser le silence, laisser le sens du toucher l'emporter sur le reste, effleurer ses lèvres d'un pouce alors que les dernières notes imperceptibles et dans nos esprits sont sur le point de raisonner dans un même écho.

Retour à la réalité dans une violence inouïe, la physique nous rattrape soudainement dans ces bruits  étranges qui s'élèvent, marquant une visite imprévue qui engendre probablement la fin de notre bêtise enfantine et notre escapade, à contre cœur, maudissant celui qui avait osé nous dérober quelques minutes si précieuses, où chaque seconde devait être savourée avec gourmandise. Je me laisse porter par la fuite entamée par la valseuse, pas discrets qui s'enchainent alors que l'adrénaline monte, tambourine à les oreilles sous la menace d'être pris en flagrant délits. Ridicule en un sens, ils oublierait notre présence dans quelques heures, lorsque le compteur serait réinitialisé, lorsque les minutes passées se perdraient dans un temps imperceptible que seul nous connaissions.

Être confronté à la porte de derrière, seul itinéraire de sortie discret et envisageable en cet instant, cherchant à l'ouvrir, un échec. Probablement fermée pour éviter que des aventuriers dans notre genre ne viennent profiter de quelques sensations nocturnes. Glisser les mains dans les poches, n'en trouver que mon zippo et la boite métallique de mes cigarettes, rien de bien utile pour forcer une quelconque serrure, le genre d'objet pourtant toujours indispensable pour les fouineurs qui ont tendance à se perdre dans leur curiosité, chapardeur pris et piégé à son propre jeu. « Merde ! » Juron à peine audible, murmuré plus par besoin d'extériorisation qu'autre chose.

Le réflexe est d'observer les quelques brosses à cheveux, oublier une seconde que le geste est devenu inutile et idiot, pourtant inné et encré, inutilité soudaine remémoré par les doigts de Moïra qui enlacent toujours les miens, que disparaître sous une couverture, rediriger les individus sous les traits d'un quelconque artiste resté tard pour répéter serait ce soir impossible, que la chose s'en était allée, purement et simplement, alliée temporaire ou non. Réfléchis Galahad. Le temps de chercher une aiguille à cheveux assez solide parmi les costumes et de tenter d'ouvrir la porte alors que les sons se rapprochent serait trop long, décidant de tirer la brune dans une quelconque cachette le temps que les voix ne s’effacent, ne disparaissent. Nous trouveront bien une solution une fois l'adrénaline envolée. Prendre un chemin exigu, enjamber quelques boites, mécanismes et poutres en tout genre, nous emmener sous la scène, se fondre dans l'immense matelas qui semble nous engloutir, là pour réceptionner les acteurs disparaissant sous une trappe dans une illusion de disparition parfaite. Plaquer une main contre les lèvres de la danseuse maintenue contre moi, tendre l'oreille, se figer, attendre, être certain que l'agitation s'envole et disparaisse.  



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