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 « Half of me is gone » DEFI I ❧ Ft. Moïra-Mari

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Moïra-Mari Calum

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- Ymbryne défectueuse -
❧ Boucle Temporelle : sous la terreur des bombardements (1941)
❧ Particularité : troublionne des temps anciens, unique danseuse sur un tableau figé
❧ Occupations : valseuse, elle éclaire la journée des âmes innocente. Objet de fascination, émerveille les yeux innocent
❧ Miroir :
❧ Missives : 40
❧ Yeux de verre : 19
❧ Crédits : avatar by ghost.writer & signature by alas


MessageSujet: Re: « Half of me is gone » DEFI I ❧ Ft. Moïra-Mari   Jeu 27 Avr - 22:47

simple and clean
Tout se déroule très vite, trop vite pour qu'elle analyse quoique ce soit. A cet instant, elle ne peut que maudire ce pouvoir disparu, regretter l'espace d'un instant de ne plus être maîtresse de ce temps défaillant. Elle ne peut que suivre chacun de ses pas, espérer qu'il trouve une solution, espérer fuir ce vieux théâtre qui commence à prendre des allures lugubre, tout en craignant le pire. L'espoir seul comme maigre lumière dans cet instant de folie tandis que le bruit des pas, les voix s'élèvent, de plus en plus fort. Et puis disparaître dans un mystérieux accessoire, matelas bien trop grand, bien trop mou pour servir de lit. Outil qu'elle ne connaît guère, dont l'utilité lui échappe. Mais celui-ci leur offre une cachette de fortune, entre les larges de plis de celui-ci ils disparaissent comme deux amants. L'adrénaline toujours à son paroxysme, les oreilles tendu vers l'origine des bruits. Des pas, des mots qui s'échangent, puis un court silence. Quelques portes qui grince, une caisse de carton lourde qui frotte le sol et un juron qui explose, maladresse d'un homme visiblement. Elle sourit de l'ironie de la situation, tentant en vain de calmer ce cœur qui bat trop fort, trop vite. Il résonne comme une cacophonie horrible, le son de la peur qu'elle tente d'étouffer, de crainte que celui-ci es trahissent. Son à peine audible qui hurle au creux de ses oreilles. Puis les pas s'éloigne. Une autre porte qui claque et ensuite le silence. Elle reste encore immobile quelques instants, toujours à l’affût, comme un animal blessé avant de lentement se relever.

Elle serre les dents entre chaque frottement avec l'étrange matelas, craignant que le bruit résonne comme un orchestre, attirant les potentiels poursuivant vers leur position. Mais ceux-ci semble avoir quitté les lieux, cherchant sans doute le moindre intrus ailleurs dans le théâtre. Tout en établissant un contact visuel avec son compagnon d'infortune, elle murmure, toujours prudente. « On ferait mieux de partir... Avant qu'ils reviennent. » Cette décision lui déchira le cœur, car c'était mettre fin à cette magnifique soirée, mettre fin à ce qu'ils avaient vécu aujourd'hui, car au fond, elle craignait que l'enchantement qui semble les avoirs touché approchait de sa fin. Que cet unique instant de bonheur allait bientôt s'achever, disparaître dans le néant, comme s'il n'avait jamais eu lieu.

Elle prend les devants, étouffant cet éclat de tristesse qui perle sa joue. D'un revers de la main, elle le fait disparaître avant qu'il s'en aperçoive. Elle s'aventure un peu plus dans les coulisses, elle tente de retrouver sa route, ses repères dans cet endroit inconnu. Elle cherche la sortie, toujours sous l'effet de l'adrénaline. Une étrange sensation la traverse à cet instant, l'agacement monte en elle, mêlé à la peur, la panique et la mélancolie. Désagréable, c'est exactement ce que cela était, elle n'aimait pas ce sentir ainsi, avec ce poids sur les épaules, cette peur qui lui arrache les tripes et cet arrière goût amer au fond de la bouche, comme si elle avait loupé quelques chose, comme si quelque chose lui manquait... Un dernier instant de folie. Après quelques pas, elle se retourne, elle vient une dernière fois chercher les lèvres de cet homme qu'elle aime. Mêlant délicatement douceur et passion, un dernier contact physique pour les mille ans à venir, elle méritait au moins ça, elle voulait au moins ça. Avant que tout se brise, elle pouvait au moins demander cela, non ? « Désolé... Je voulais une dernière fois goûté tes lèvres, car elles vont me manqué après ce soir... » Puisque tout à une fin. Elle retient cette dernière partie, ne voulant pas définitivement briser le charme, conservant un léger espoir, aussi infime soit il, que son calvaire s'était achevé, qu'elle n'aurait plus à souffrir. Car après tout, l'espoir était l'essence même de son existence, le murmure au fond de l'obscur éternité. L'espoir était le dernier éclat qui la maintenait dans ce monde.


timeline end
The solitude creeping around in strands until I’m weighted down, remembering in innocence my laughter in the distance. I can’t get free; no, can’t get free; no, can’t get free, no can’t get free; no, can’t get free, no, can’t get free; it’s unravelling the world
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Galahad L. Ednyfed

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- Imitateur excentrique -
administrateur
❧ Boucle Temporelle : Grondements infernaux qui déchirent les cieux, l'apocalypse journalière de quarante-et-un.
❧ Particularité : Échine capricieuse qui prend le code soufflé, carcasse qui copie et imite l'être effleuré. Il s'implante jusque dans l'esprit qui s'efface, fardeau que de ne jamais être soi.
❧ Occupations : Projectionniste, pour le plaisir des regards avides de curiosités. Voyeur et récolteur d'informations qui se joue de ses habits de chair. La médecine et l'anatomie n'ont également plus aucun secret, avenir brillant dérobé.
❧ Miroir :
❧ Missives : 612
❧ Yeux de verre : 179
❧ Crédits : Mad Hattress


MessageSujet: Re: « Half of me is gone » DEFI I ❧ Ft. Moïra-Mari   Ven 28 Avr - 19:28

Half of me is gone

- Before I got so brokenhearted, before you took the best of me -

Retenir le souffle, regard arrondit en alerte, l'oreille se tend, cherche à déceler le moindre son, faussée par l'adrénaline qui provoque un tambourinement incessant qui envahit les oreilles. Le corps est figé, comme une pause dans le temps, pouvant presque soupçonner la valseuse d'avoir commit un tel acte surréaliste. Quelques sons raisonnent au loin, s'envolent, claquement de porte. Retour au silence accablant et fantomatique, lieu redevenu étranges dans cette obscurité. Acquiescer à la remarqué évoquée, se glisser hors de la planque il ne valait mieux pas trainer, pas tant que nous ne connaissions pas les rouages de cette boucle, la soirée exacte qui se déroulait tous les soirs dans ces lieux.

S'extirper, regagner les coulisses alors que le regard cherche, décortique, saisissent quelques épingles de diverses tailles dans la volée pour se confronter une nouvelle fois à cette porte clause, désormais armé. Être coupé en chemin par mon acolyte de crime qui semble désormais à des kilomètres de là, perdue, pointe acidulée et douloureuse qui s'enfonce, sensations désagréable qui prend le pas malgré son approche, malgré la douceur et la délicatesse du geste, y prenant goût. Son visage est capturé, cherchant son regard, sourcils se fronçant d'eux même, inquiétude dévorante qui prend le pas. « Tu parles comme si j'allais partir en guerre et ne jamais revenir. » S'efforcer d'esquisser un sourire rassurant, l'entourant une seconde dans ma prison de chair, profonde inspiration, capturant une nouvelle fois sont parfum. « Je ne vais pas m'envoler, d'accord ? Je reste moi-même, quoi qu'il advienne. » Enfin dans la mesure du possible. La relâcher en douceur, l'encourager, devenir pilier, en apparence uniquement, défaillir de l'intérieur, craindre autant qu'elle, animal effrayé qui ne sait ce que l'avenir au doigts crochus donnera, redoutant la chose, la malédiction et son retour, comme une ombre démoniaque. Finir par voir au delà des traits portés, au delà du jeu des apparences et des emprunts, fermer les yeux, se détacher de la physique et ses règles, imaginer, chose qui ne serait certainement pas simple pour la valseuse.

Bref baiser sur son front de poupée avant de chercher à nouveau ses doigts, retrouvant la porte menant vers la sortie. L'ouvrir en quelques minutes, cherchant probablement un brin à l'impressionner. Il ne restait plus qu'à filer en douce comme des voleurs, regagner le manoir dans l'obscurité, être un instant confronté à la porte menant vers notre boucle, notre chez nous, craindre que la douce magie ne s'annule en la franchissant, préférant la contourner pour l'instant, dénichant une chambre dans ce siècle absurde, s'y enfermer pour la nuit.

Effleurer sa peau de poupée, tendres caresses, la maintenir entre les doigts qui glissent le long de son dos dénudé, embrasser une épaule, l'enfermer contre un torse qui se fait cage, long frisson qui remonte l'échine, délicieux, savourer, simplement, juste le temps d'un soir de liberté, d'insouciance, assimiler, retrouver les réflexes perdus depuis trop de temps. Finir par se perdre dans les draps pour laisser le sommeil prendre le dessus, malgré l'amertume et la crainte que tout ne finissent par devenir lointain souvenir douloureux.



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